Compensation des jours de jeûne du mois de Ramadhân
بسم الله الرحمن الرحيم
Question :
Est-il permis de jeûner les six jours du mois de Chawwâl avant de compenser les jours de jeûne du mois de Ramadhân non jeûnés ? Est-il également permis de jeûner les lundi du mois de Chawwâl, avec l’intention de compenser les jours de jeûne du mois de Ramadhân non jeûnés, et en même temps d’obtenir la récompense liée au jeûne du lundi ?
Réponse :
Le jeûne des six jours du mois de Chawwâl n’est récompensé que si la personne a achevé le jeûne du mois de Ramadhân.
Celui qui doit compenser des jours de jeûne du mois de Ramadhân non jeûnés, ne jeûne les six jours du mois de Chawwâl, que lorsque la compensation est achevée, parce que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :
« Celui qui jeûna le mois de Ramadhân, et qu’ensuite l’a fait suivre par six jours du mois de Chawwâl … » Abû Dawoud 2433.
En fonction de cela nous disons à celui qui a des compensations à accomplir, jeûne d’abord tes compensations, et ensuite jeûne les six jours du mois de Chawwâl.
Et si l’on fait correspondre les six jours du mois de Chawwâl avec le lundi ou le jeudi, on obtient la récompenses des deux :
- la première avec l’intention de jeûner les six jours du mois de Chawwâl,
- et la deuxième avec l’intention de jeûner le lundi ou le jeudi, conformément à ce qu’a dit le Prophète صلى الله عليه و سلم :
« Les oeuvres ne valent que par les intentions ; il ne sera donc tenu compte à chaque homme que de ses intentions… » Al-Boukhari 1
Cheikh Ibn Otheymine رحمه الله
Extrait du livre : Fatawas sur le jeune
![]()
Question :
Quel est le jugement de l’islam concernant celui qui rompt un jour de jeûne du mois de Ramadhân, et qui à l’arrivé du mois de Ramadhân de l’année suivante, ne l’a toujours pas compensé ?
Réponse :
S’il a retardé la compensation du jour pendant lequel il a rompu le jeûne, pour une raison valable, comme la maladie ou autre, rien ne lui est imposé excepté de compenser [ce jour] lorsqu’il en aura la possibilité.
Par contre, s’il retarde la compensation du jour pendant lequel il a rompu le jeûne, sans raison valable, il a mal agi et il doit en plus de la compensation, nourrir un pauvre.
Le comité permanent [des savants] de l’Ifta


