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Le Message Islam
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29 novembre 2014

Degrés dans l’accomplissement de la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Al-Imam Ibn Al-Qayim رحمه الله 

 

 

Ibn Al-Qayim رحمه الله a dit :


« Et les gens, en ce qui concerne l’accomplissement de leur prière, sont divisés en cinq niveaux :

 

Le premier :


Le niveau de celui qui est négligent et fait du tort à son âme : Il est celui qui échoue dans l’accomplissement correct des ablutions, de la prière en son temps, ses limites indiquées et dans l’accomplissement de ses piliers essentiels.

 

Le deuxième :


Celui qui préserve ses prières dans leurs temps appropriés et dans leurs limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et accomplit ses ablutions avec soin. Cependant, son effort (dans la réalisation de ceci) est perdu par des chuchotements dans sa prière, donc il est emporté par des pensées et des idées.

 

Le troisième :


Celui qui préserve ses prières dans les limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et s’efforce de repousser les chuchotements, les pensées et les idées. Il est occupé à la lutte contre son ennemi (Shaytan) pour qu’il ne vole pas de sa prière. À cause de cela il est engagé (à la fois) dans la prière et le jihad.

 

Le quatrième :


Celui qui est debout pour la prière, achève et perfectionne ses droits, ses piliers essentiels, exécute cela dans ses limites indiquées et son cœur est absorbé par la préservation de ses droits et limites indiquées, pour que rien n’en soit gaspillé. Son souci entier est dirigé vers son établissement, son achèvement et sa perfection, comme il doit être. Son cœur est immergé dans la prière et dans la soumission à son Seigneur le Glorifié.

 

Le cinquième :


Celui qui est debout pour la prière comme celui mentionné ci-dessus. Cependant, en plus de cela, il a pris et placé son cœur devant son Seigneur عز و جل
, regardant vers Lui avec son cœur avec attente, (son cœur) rempli de Son amour et de Sa force, comme s’il voyait Allah. Les chuchotements, les pensées et les idées ont disparu et les voiles entre lui et son Seigneur sont levés. Ce qu’il y a entre cette personne et d’autres en ce qui concerne la prière, est supérieur et plus grand que ce qu’il y a entre le ciel et la terre. Cette personne est occupée par son Seigneur عز و جل, enchanté par Lui.

 

Le Premier type sera puni, on demandera des comptes au deuxième type, le troisième aura ses péchés et défauts expiés, le quatrième sera récompensé et le cinquième sera près de son Seigneur, parce qu’il recevra la part de celui qui fait sa prière le délice et le plaisir de son œil. Quiconque fait de sa prière, le délice et le plaisir de son œil, aura la proximité de son Seigneur عز و جل comme délice et plaisir de son œil dans l’au-delà. Il sera aussi un plaisir pour l’œil dans ce monde, car quiconque fait d’Allah le plaisir de son œil dans ce monde, chaque œil sera enchanté et satisfait de lui. »

 

Source : Al-Wabil As-Sayib

 

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29 novembre 2014

La concentration dans la prière

 

ibn Qayyim Al-Jawziyyah رحمه الله

 

 بسم الله الرحمن الرحيم


 

La concentration dans la prière présente trois étapes :

gifs fleches pour webmaster L’attention que le serviteur porte à son cœur en le protégeant et le soignant des maladies des passions, des insufflations sataniques et autres pensées qui peuvent annuler la récompense de la prière ou la diminuer.

gifs fleches pour webmaster L’attention qu’il porte à Allah dont il sait qu’Il le surveille. Il L’adorera ainsi comme s’il Le voyait.

gifs fleches pour webmaster L’attention qu’il porte aux sens des paroles d’Allah, aux détails de leur signification et à la soumission à Allah par la prière, de façon à leur donner leur dû en termes de recueillement, de quiétude et autres.

En complétant ces trois étapes, le fidèle aura alors parfaitement accompli sa prière, et l’attention qu’Allah lui portera sera proportionnelle à sa concentration. 

Lorsque le fidèle se met debout pour prier, toute son attention sera portée sur la souveraineté absolue d’Allah et Son immensité. Le fidèle ne s’orientera donc ni à droite, ni à gauche.

 

Lorsqu’il prononce le Takbîr, toute son attention sera portée sur la grandeur d’Allah, Sa Majesté et Son immensité.

 

Lorsqu’il prononce la formule d’ouverture de la prière, il accordera toute son attention à la glorification d’Allah, Son éloge et celle des lumières éclatantes de Son visage, à exempter Allah de tout ce qui ne Lui sied pas, et à Le louer pour Ses attributs et Sa perfection.

 

Lorsqu’il cherche la protection d’Allah contre Satan le maudit, son attention sera portée sur le fait qu’il vient chercher refuge auprès du soutien inébranlable d’Allah, de Son pouvoir, du secours qu’Il porte à Son serviteur, de la protection qu’Il lui accorde, et de sa défense contre son ennemi.

 

Lorsqu’il récite les paroles d’Allah, son attention portera sur la connaissance d’Allah au travers de Ses paroles, comme s’il Le voyait et L’observait par le biais de Ses paroles, comme l’a affirmé un pieux prédécesseur : « Allah S’est manifesté à Ses serviteurs par le biais de Ses paroles. » A ce sujet, les gens se divisent en plusieurs catégories, chacun percevant et ressentant les versets d’Allah d’une manière différente. Ainsi, lors de la lecture du Coran en prière, certains sont parfaitement lucides, d’autres borgnes, d’autres aveugles, d’autres sourds, d’autres myopes, etc. En récitant le Coran, le fidèle doit donc être attentif à méditer sur Allah, Ses attributs, Ses actes, Ses ordres, Ses interdits, Ses lois et Ses noms.

 

Lorsqu’il s’incline, son attention portera sur l’immensité d’Allah, Sa Majesté, Sa puissance et Sa grandeur. C’est pour cela qu’il est institué de dire lorsqu’on est incliné : « Gloire à mon Seigneur l’immense. »

 

Lorsqu’il se relève de l’inclinaison, son attention sera portée sur la louange d’Allah, Son éloge, Sa glorification, Son adoration, et sur le fait qu’Il est Le seul à faire don ou à priver autrui.

 

Lorsqu’il se prosterne, il portera son attention sur la proximité d’Allah, Son rapprochement, la soumission et l’humilité envers Lui, la nécessité que l’on éprouve à Son égard, la faiblesse du serviteur, son humilité face à Allah et Sa supplication.

 

Quand il relève la tête après la prosternation, il s’agenouille ainsi, et son attention portera sur la richesse d’Allah, Sa générosité et Sa largesse pour lesquelles le serviteur éprouve un profond besoin. Il suppliera alors Allah en faisant preuve d’humilité, pour qu’Il lui pardonne, lui fasse miséricorde, le protège, le guide et lui accorde sa subsistance.

 

Lorsqu’il s’assoit pour accomplir le Tachahhud, il se retrouve dans une situation différente, et son attention sera sollicitée de façon autre, qui ressemble à la situation du pèlerin lors du Tawâf d’Adieu. En effet, son cœur sent qu’il va bientôt quitter l’entretien qu’il a avec son Seigneur pour se consacrer aux choses de ce bas monde, aux soucis et aux occupations dont il s’est détaché pour adorer son Seigneur. Or, avant la prière, son cœur était en proie aux tortures et aux douleurs causées par tous ces soucis. En entrant en prière, le cœur a ressenti l’esprit de la proximité divine, et goûté aux délices procurés par l’entretien qu’il a avec Allah. Lorsque la prière touche à sa fin, le cœur sent qu’il va retourner aux soucis d’ici-bas, il est donc affligé à l’idée de conclure la prière et de la quitter, en disant : « Si seulement cette prière pouvait se prolonger jusqu’au jour où je rencontrerai Allah. » En effet, le cœur sait qu’il va quitter le dialogue initié avec Celui dont l’entretien n’engendre que bonheur, pour s’entretenir de choses qui ne procurent que douleur, souci, accablement et amertume. Cependant, n’éprouvera ces deux sentiments qu’un cœur vivant, rempli du rappel d’Allah, de Son amour et de Sa compagnie. [Un cœur] qui sait que dialoguer avec des créatures, les voir et les fréquenter n’engendre le plus souvent que douleur, amertume, oppression de la poitrine, obscurité du cœur, bonnes actions manquées, accumulation de péchés et déconcentration de l’esprit qui ne pourra plus s’entretenir avec Allah comme il se doit.

29 novembre 2014

La prière, un trésor recherché

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Écrit par le grand savant Ibn Qayim El Jawzi رحمه الله

 

Veille, chère sœur, cher frère, à ce que ta seule préoccupation soit Allah l’Unique, car c’est le plus grand bonheur que tu puisses obtenir.

Celui qui atteint cet état se trouve déjà dans un paradis et un bienfait anticipé avant celui de l’au-delà.

Comme il a été dit par ceux qui ont acquis cette connaissance : « Il passe sur mon cœur des moments où je me dis : si les gens du paradis étaient dans mon état, ils seraient certes dans une vie agréable. »
Un autre a dit : « Il passe sur mon cœur des moments qui le transportent de plaisir. »
Un autre, quant à lui a dit : « Pauvres sont les gens de ce bas-monde, ils l’ont quitté sans goûter ce qu’il avait de plus savoureux… On lui demanda : Mais qu’est ce qu’il a de plus savoureux ? Il répondit : La connaissance d’Allah, l’amour porté à Son égard, la réjouissance de se rapprocher de Lui et le désir de Le rencontrer. »

Il n’y a pas dans ce bas-monde de bienfait comparable au bienfait des gens du paradis en dehors de cela.
Pour cette raison le prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit «On m’a fait aimer dans votre bas-monde les femmes et le parfum et on a mis dans la prière ma plus grande réjouissance. »
Il nous informe par ce hadith qu’Allah lui a fait aimer de ce bas-monde deux choses : Les femmes et le parfum. Ensuite il a dit « Et on a mis dans la prière ma plus grande réjouissance.» La plus grande réjouissance est au-dessus de l’amour et ce n’est pas à travers toutes les choses que l’on aime que nous l’atteignons. Celle-ci est obtenue seulement par ce qui est le plus aimé, Le seul que l’on aime pour son entité et Celui-ci ne peut être qu’Allah ! [......]

Ceci à cause de ce qui s’y trouve comme confidentialité avec Le Seul auprès duquel se tranquillisent les cœurs et s’apaisent les âmes. Le bien-être se trouve dans l’invocation, l’humilité, le rabaissement et particulièrement au moment de la prosternation. En effet, c’est dans cette position que l’adorateur est le plus proche de son Seigneur.[ N.d.t : Le cheikh fait référence ici au hadith suivant : D'après 'Abû Hurayra رضي الله عنه, l'Envoyé d'Allah صلى الله عليه و سلم a dit: "Le Serviteur est plus proche de son Seigneur en prosternation, multipliez-y donc vos invocations". (Rapporté par Mouslim.) Et Allah est le plus Savant.]

Comme le disait le prophète صلى الله عليه و سلم au muezzin «Ô Bilal ! Repose-nous avec la prière !» 
Ceci indique que le repos du prophète صلى الله عليه و سلم
 se trouvait dans la prière de même que sa plus grande réjouissance. Comme tout cela est bien loin de la parole de celui qui dit : « Venez ! Prions pour être débarrassés de la prière ! »

La personne aimant vraiment Allah trouve son repos et sa réjouissance dans la prière. Alors que l’inconscient et celui qui s’est détourné n’ont rien de tout cela. Bien au contraire la prière est un poids énorme et très difficile pour eux. Dés qu’ils commencent à prier, c’est comme s’ils étaient debout sur de la braise ardente jusqu’à ce qu’ils la terminent. Et la prière qu’ils préfèrent, est la plus courte et la plus rapide, ceux-là n’ont aucune réjouissance dans la prière et leurs cœurs ne se reposent pas par elle.

Et si le serviteur atteint la plus grande réjouissance par une chose et que son cœur se repose à sa rencontre, alors rien ne lui sera plus difficile que de s’en séparer.

En revanche, celui qui doit faire la prière mais dont le cœur est vide du rappel d’Allah et de l’au-delà, qui a été éprouvé par l’amour de ce bas monde, la prière sera la chose la plus difficile pour lui. Et le plus détestable pour lui sera de la faire durer bien qu’il ait du temps libre, qu’il soit en bonne santé et qu’il ne soit pas occupé !

Il faut savoir que la prière avec laquelle on atteint la plus grande réjouissance et avec laquelle le cœur se repose est celle qui regroupe les six points suivants :

 

 

1er point : La sincérité

 

 

 

Ce point consiste à ce que le seul motif qui incite et pousse le serviteur à faire la prière soit :

gifs puces bullets L’espoir en Allah


gifs puces bullets L’amour porté à Son égard


gifs puces bullets La sollicitation de Sa satisfaction


gifs puces bullets L’affection envers Lui


gifs puces bullets Le fait de vouloir se rapprocher de Lui


gifs puces bullets L’application de Ses ordres.

De telle sorte que le motif ne soit nullement un bien de ce bas-monde, bien au contraire, le serviteur prie en recherchant le visage de Son Seigneur (Le Plus-Haut) et Son amour, en craignant Son châtiment et en espérant Son pardon et Sa récompense.

 

 

2ème point : La véracité et la loyauté

 

 

 

Ce point consiste à consacrer son cœur à Allah dans la prière, en mettant toutes ses capacités pour rencontrer Allah en accomplissant celle-ci. En dédiant tout son cœur à la prière, en l’accomplissant de la meilleure manière et le plus parfaitement aussi bien en apparence que dans le caché.

En effet, la prière a une partie apparente et une partie cachée. Sa partie apparente sont les gestes que l’on voit et les paroles que l’on entend. Alors que sa partie cachée est le fait de se recueillir, de surveiller ses actes, de consacrer son cœur à Allah, et de s’adonner totalement à Lui ; De sorte que le cœur ne se détourne pas de Lui dans la prière. Donc, la partie cachée de la prière est son âme, et sa partie apparente est son corps. Et si l’âme manque à la prière, elle sera semblable à un cadavre. Le serviteur n’a t’il pas honte de présenter une telle chose à son Maître !

Pour cela, elle sera enroulée comme on enroule un habit et on frappera avec, le visage de son propriétaire. Puis elle dira : « qu’Allah te perde comme tu m’as perdu ! »

Par contre la prière dont l’apparent et le caché sont parfaits, s’élèvera en étant une preuve et une lumière comme celle du soleil jusqu’à ce qu’elle soit présentée à Allah عز و جل, qui en sera satisfait et l’acceptera. Et elle dira alors : « Qu’Allah te préserve comme tu m’as préservée!»

 

 

3ème point : Le suivi du prophète صلى الله عليه و سلم

 

 

 

Ce point consiste, à ce que le prieur fasse tout son possible pour suivre le prophète صلى الله عليه و سلم et qu’il prie comme le prophète صلى الله عليه و سلم. Qu’il se détourne de tout ce que les gens ont innové dans la prière, comme ajout ou diminution, ainsi que de toute chose qui n’a pas été rapportée comme venant du prophète صلى الله عليه و سلم ou de l’un de ses compagnons. [......]

Cela, sans se pencher sur les propos de ceux qui délaissent la parole du prophète صلى الله عليه و سلم et sa sunna en disant : « Nous, nous suivons l’école d’un tel. »

Ceci ne le délivrera pas auprès d’Allah et ne sera pas considéré comme étant une excuse valable pour celui qui s’est détourné de ce qu’il a appris de la sunna.

Ceci, car Allah عز و جل a ordonné d’obéir à Son messager صلى الله عليه و سلم et de ne suivre que son prophète. Il ne leur a pas ordonné de suivre autre que lui.

Toutefois il est permis d’obéir à un autre que lui, si celui-ci ordonne ce que le prophète صلى الله عليه و سلم a ordonné. En effet, toute parole, exceptée celle d’Allah et du prophète صلى الله عليه و سلم est susceptible d’être prise ou d’être rejetée.

Allah عز و جل a juré par Lui-Même que nous ne croirons pas jusqu’à ce que nous prenions le prophète صلى الله عليه و سلم comme juge dans nos disputes et que nous nous soumettions complètement à sa sentence. N.d.t : Le cheikh fait référence ici au verset suivant :

فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّىَ يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لاَ

 

يَجِدُواْ فِي أَنفُسِهِمْ حَرَجًا مِّمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُواْ تَسْلِيمًا

 

« Non !… Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement (à ta sentence). »
(Sourate ‘Les femmes’ verset 65)


Et Allah est le plus Savant.]

Le fait de prendre comme juge autre que lui et de s’y attacher ne nous sera pas profitable et ne nous sauvera pas du châtiment d’Allah.

Et il n’acceptera pas de nous cette réponse lorsque nous entendrons Son appel (qu’Il soit glorifié) le jour du jugement dernier.


« Qu’avez-vous répondu aux Messagers ? » (sourate ‘le recit’ verset 65)


Il nous demandera certes ceci et Il attendra une réponse. En effet, Le Très-Haut a dit:


« Nous interrogerons ceux vers qui furent envoyés des messagers et Nous interrogerons aussi les envoyés. » (sourate ‘El araf’ verset 6)


Le prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit « Il m’a été révélé que vous serez éprouvés et interrogés à mon sujet. » C’est-à-dire l’interrogatoire de la tombe, celui à qui est parvenu une sunna du prophète صلى الله عليه و سلم et l’a délaissée pour le dire d’un autre, viendra le jour du jugement dernier et saura qu’il était dans une énorme erreur.

[N.d.t : Le cheikh fait référence ici au hadith suivant : D'après Asmà bint Abi Bakr]

 

 

4ème point : La perfection (El ihsen)

 

 

 

Ce point consiste au fait d’être vigilant dans ces actes, que le serviteur adore Allah comme s’il Le voyait. Ce point ne se réalise qu’après avoir complété sa foi en Allah, en Ses Noms et en Ses Attributs.

Qu’il atteste qu’Allah عز و جل est au dessus des cieux, établi sur Son trône, en train de parler pour ordonner et interdire, en train de diriger les affaires de Ses créatures. Comme s’il attestait l’ordre d’Allah descendant et remontant vers Lui. Comme s’il voyait les œuvres des serviteurs présentées à Allah ainsi que leurs âmes lors de leurs décès.

Le serviteur témoigne de tout cela avec son cœur ainsi qu’il témoigne des Noms et Attributs d’Allah. Et il témoigne qu’Allah est Celui qui subsiste par Lui-même et n’a besoin de personne et tout le monde a besoin de Lui. Il témoigne qu’Allah est le Vivant, l’Entendant, Le Clairvoyant, Le Puissant, Le Sage, L’Ordonnant, L’Interdisant, Il aime et déteste et Il agrée et se met en colère. Et il témoigne également qu’Allah fait ce qu’Il veut et juge ce qu’Il veut, qu’Il est au-dessus de son trône, rien ne lui est caché parmi les œuvres de Ses serviteurs, leurs paroles ainsi que ce qu’ils dissimulent. Bien au contraire, Il connaît la perfidie des regards et ce que renferment les poitrines.

« El ihsen » est la base de toutes les œuvres du cœur. En effet, l’ihsen oblige la pudeur, la vénération, l’admiration, la crainte, l’amour, le repentir, la confiance, l’humilité, le rabaissement à Son égard (qu’Il soit glorifié) en coupant court aux doutes et aux insufflations de l’âme en consacrant le cœur et les préoccupations à Allah.

Le rapprochement du serviteur auprès d’Allah se fera qu’en fonction de son « ihsen ».

Et par ceci les prières se différencient à tel point, qu’il arrive, que la distinction entre la prière de deux hommes, soit aussi grande que celle qu’il y a entre les cieux et la terre. Alors qu’ils se tiennent debout, s’inclinent et se prosternent exactement de la même manière.

 

 

5ème point : La faveur

 

 

 

Il consiste à témoigner que toute la faveur vient d’Allah عز و جل, Celui qui a mis le serviteur debout à tel endroit, qui l’a préparé et qui lui a permis de se mettre debout avec son cœur et son corps pour Sa dévotion.

Et sans Allah عز و جل il n’y aurait rien eu de tout cela.

Comme le souligne ces vers que les compagnons récitaient devant le prophète صلى الله عليه و سلم :

Par Allah, sans Allah nous n’aurions pas été guidés 
Et nous n’aurions ni donné l’aumône ni prié

Et Allah عز و جل a dit :

 

« Ils te rappellent leur conversion à l’Islam comme si c’était une faveur de leur part. Dis : « Ne me rappelez pas votre conversion à l’Islam comme une faveur. C’est tout au contraire une faveur dont Allah vous a comblé en vous dirigeant vers la foi, si toutefois vous êtes véridiques ».» (Sourate ‘Les appartements’ verset 17)


C’est Allah عز و جل
 qui a rendu le musulman musulman et le prieur prieur comme Allah mentionne que son ami intime (Ibrahim عليه سلام) a dit :

 

« Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis, et de notre descendance une communauté soumise à Toi. » (Sourate ‘La vache’ verset 128)


Et il a aussi dit :

 

« O ! Mon Seigneur! Fais que j’accomplisse assidûment la prière ainsi qu’une partie de ma descendance. » (Sourate ‘Ibrahim’ verset 40)


Donc, la faveur est à Allah seul pour avoir rendu Son serviteur obéissant.

Et ceci est l’un de Ses plus immenses bienfaits sur Son serviteur.

Allah عز و جل a dit :

 

« Et tout ce que vous avez comme bienfait provient d’Allah. » (Sourate ‘Les abeilles’ verset 53)


Et Il a aussi dit :

 

« Mais Allah vous a fait aimer la foi et l’a embellie dans vos cœurs et vous a fait détester la mécréance, la perversité et la désobéissance. Ceux-là sont les biens dirigés. » (Sourate ‘Les appartements’ verset 7)


Ce point est l’un des plus importants et des plus utiles pour le serviteur. Plus il revivifie son unicité envers Son Seigneur, plus ce point chez lui sera complet.

Parmi les choses profitables de la reconnaissance de la faveur d’Allah, c’est qu’elle s’interpose entre le cœur, et entre la vanité et la fierté provoquée par l’adoration.

Ainsi, quand le serviteur témoigne qu’Allah عز و جل est Celui a qui revient la faveur, Celui qui a permis et guidé à la réalisation de l’acte, ce témoignage le détournera de l’ostentation, de la fierté et de l’orgueil. Tout cela sera ôté de son cœur, il ne pourra pas s’enorgueillir de son acte. Cela sera aussi ôté de sa langue, il ne rappellera pas aux gens ses actions, et avec, il ne se gonflera pas d’orgueil. Ce sont là, les caractéristiques de l’action acceptée par Allah. [......]

 

 

6ème point : Le manquement

 

 

 

Certes, même si le serviteur a fait tous ses efforts et tout son possible il aura quand même un manquement. Le droit d’Allah sur lui est supérieur à ce qu’il a fait. Ce qu’il doit présenter comme obéissance, adoration et servitude doit être largement supérieur à cela. Son immensité et Son excellence (qu’Il soit glorifié) exigent une adoration qui Lui convienne.

Et si les serviteurs des rois ainsi que leurs esclaves les servent en les vénérant, les honorant, les respectant, leur donnant de la considération, ayant de la pudeur à leur égard, en ayant peur d’eux et en les craignant, en étant loyaux, de telle sorte qu’ils consacrent à leurs rois leurs cœurs et leurs membres. Alors, qu’en est-il si c’est le Roi des rois et le Seigneur des cieux et de la terre ? Il en va qu’Il est plus en droit à être servi de la sorte, même d’avantage.

Si le serviteur témoigne par lui-même qu’il n’a pas donné l’adoration qu’Allah est en droit de recevoir et même pas ce qui s’en rapproche, il sera certain de Son manquement. Il ne pourra alors faire autre chose que d’implorer le pardon et de s’excuser pour son manquement, son délaissement ainsi que son non-accomplissement de ce qui convient à Allah comme droit.

Le serviteur a plus besoin qu’Allah lui excuse son adoration et Lui pardonne pour son manquement dans celle-ci que de demander une récompense pour son adoration.

Et même s’il adore Allah comme il se doit, il n’aura fait que son devoir de serviteur. En effet l’action du serviteur et son dévouement envers son maître sont son devoir puisqu’il est serviteur et esclave de celui-ci, et s’il venait à demander un salaire pour son action et son travail, les gens le considéreraient comme stupide et insensé.

Bien qu’en vérité il n’est pas son esclave et ne lui appartient pas, mais est bel et bien l’esclave d’Allah et Sa propriété, et ceci en tout point de vue.

L’action du serviteur et son dévouement sont ses devoirs en tant que serviteur d’Allah et s’Il le récompensait, ceci ne serait que par pure bienfaisance, faveur et charité et ne fait en aucun cas parti des droits du serviteur.

Par ceci, nous comprenons la parole du prophète صلى الله عليه و سلم : « Personne d’entre vous n’entrera au paradis par ses œuvres. » Ils (les compagnons) dirent alors : « Pas même toi ? Ô messager d’Allah ! » Il répondit : « Pas même moi, sauf si Allah me comble de Sa miséricorde et de Sa bienfaisance. »


Anas Ibn Malik رضي الله عنه
 a dit : « on sortira au serviteur, le jour du jugement dernier, trois registres : un registre pour ses bonnes œuvres, un autre pour ses péchés et un autre pour les bienfaits qu’Allah lui a donné. Le Seigneur (qu’Il soit exalté) dira alors à Ses bienfaits : « prenez vos droits dans les bonnes œuvres de mon serviteur » Alors le plus petit des bienfaits se lèvera et prendra toutes les bonnes œuvres du serviteur et il dira « Par Ta puissance, je n’ai toujours pas pris mon droit » Si Allah veut faire miséricorde à son serviteur Il lui fait don de ses bienfaits, lui pardonne ses péchés, et lui multiplie ses bonnes actions »

Cette parole est authentique selon Anas. [......]

Il y a dans cette parole de compagnon comme science et connaissance que ne peuvent percevoir que les doués de clairvoyance et ceux qui connaissent parfaitement Allah, Ses Noms, Ses Attributs ainsi que Ses droits. A partir de là on comprend la parole du prophète صلى الله عليه و سلم dans le hadith rapporté par Abou Daoud et l’imam Ahmed d’après Zaid ibn Thabit, Houdaifa et d’autres : « Si Allah châtie les gens des cieux et de la terre, Il Le ferait sans être injuste envers eux. Et s’Il est Miséricordieux envers eux, Sa Miséricorde est meilleure que leurs actes. »

Gloire et pureté à Toi, ô Seigneur, que Ta louange soit proclamée.

  

 

29 novembre 2014

La sagesse dans la récitation à voix haute ou à voix basse dans les prières

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaikh ul-Islâm Ibn ul-Qayyim رحمه الله

 

La différence entre la prière de nuit et la prière du jour dans la récitation à voix haute et à voix basse est en fonction du temps et de la sagesse car la nuit est un moment d’apaisement des voix, du calme des mouvements, du vide des cœurs et de la réunion des préoccupations de la journée.

 

La journée est le temps des longues occupations par le cœur et le corps, et la nuit est le moment de l’harmonie du cœur avec la langue et de la langue avec l’ouïe. C’est pour cela que dans la Sunnah, la lecture du Coran pendant Al-Fajr est plus longue que dans les autres prières. Le Prophète صلى الله عليه و سلم y récitait 60 à 100 versets, le Véridique [as-Siddiq] رضي الله عنه y récitait al-Baqarah, Omar رضي الله عنه y récitait an-Nahl, Hûd, Banî Isra’îl, Yûnus et d’autres sourates semblables car le cœur est déchargé de toutes occupations à l’instant où il se réveille, et si la première chose que son ouïe entend sont les Paroles d’Allah عز و جل, qui contiennent du bien intégralement éloigné et exempté des occupations, s’y consolide alors un allié inégalable.

 

Quant au jour c’est l’inverse de cela. La récitation du Coran pendant la prière est à voix basse sauf s’il y a des exceptions qui s’y opposent comme les assemblés importantes dans la prière des Deux Fêtes, la prière du Vendredi, la prière de la pluie et celle de l’éclipse. La récitation à voix haute est meilleure et plus touchante dans l’atteinte du but, et est plus utile pour l’assemblée. Il s’y trouve également la récitation des paroles d’Allah عز و جل et sa transmission dans les grandes assemblées est un des plus grands objectifs du Message. [Fin de citation]

 

Source : « I’lâm ul-Mawqi’in » 2e volume, page 91

 

29 novembre 2014

La description de la prière du Prophète صلى الله عليه و سلم

 

Par son éminence le cheikh Abdul-Azîz Ibn Abdullâh Ibn Bâz رحمه الله

Traduction révisée par Yaqub Abou Younes

 Publié par Le bureau de prêche de Rabwah (Riyad)

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Louange à Allah et que la prière et le salut soient sur le serviteur et le Messager d’Allah, Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

 

J’adresse ces quelques paroles à tout musulman et musulmane pour expli­quer comment le Prophète صلى الله عليه و سلم accomplissait la prière, afin qu’ils fournissent des efforts pour se conformer aux actes du Prophète صلى الله عليه و سلم, [mettant ainsi en pratique] sa parole, après en avoir pris connais­sance :

 

)صَلُّوا كَمَا رَأَيتُمُوني أُصَلِّي(

« Priez comme vous m’avez vu le faire. » (rapporté par Al Boukhary)

 

1-   Il faut d’abord faire les ablutions avec le plus grand soin, c’est-à-dire comme Allah عز و جل l’a prescrit dans Sa parole :

 

)يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ(

« Ô vous qui avez cru ! Quand vous vous levez pour la prière, lavez-vous le visage et les mains jusqu’aux coudes, passez-vous les mains sur la tête et [lavez-vous] les pieds jusqu’aux chevilles. »  La Table Servie, verset 6.

 

 … Et selon la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

 

) لا تُقْبَلُ صَلاةٌ بِغَيرِ طَهُور وَلا صَدَقَةٌ مِن غَلُول (

« La prière sans ablutions et l’aumône provenant d’un escroc ne sont pas acceptées. » Rapporté par Muslim dans son recueil authentique.

 

2-   La personne qui veut prier se dirige, où qu’elle se trouve, en direction de la Qiblah (c’est-à-dire la Mecque ou Al-Kaabah) et lui fait face de tout son corps, en ayant l’intention dans son cœur de faire la prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire. Elle ne doit pas prononcer l’intention, ceci n’est pas permis ; c’est une innovation (Bidah) car le Prophète  صلى الله عليه و سلم ne l’a jamais fait, ni ses Compagnons رضي الله عنه.

Il est recommandé de mettre un objet devant soi, en direction duquel on prie, (pour empêcher les gens de passer), que l’on préside la prière ou que l’on prie seul, en application de l’ordre du Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

3- On prononce la première formule de grandeur de son Seigneur (Takbîr) qui est le Takbîratu-l-Ihrâm :

(اللهُ أَكْبَر)

(Allâhu ‘Akbar)

 

« Allah est le Plus Grand », en fixant le regard vers l’endroit de la prosternation.

 

4- On lève les deux mains, au moment du Takbîr, parfois au niveau des épaules, parfois au niveau des oreilles.

 

5- On place les mains sur la poitrine, en posant la main droite sur la main gauche, le poignet et l’avant-bras, tel que c’est mentionné dans un hadith rapporté par Wâ’il Ibn Hujr, et Qubaysah Ibn Hulub At-Tâ’îy selon son père رضي الله عنه.

 

6- Prononcer l’invocation d’ouverture fait partie de la tradition du Prophète صلى الله عليه و سلم (Sunnah) :

 

( اللَّهُمَّ بَاعِدْ بَيْني وَ بَيْنَ خَطَايَاي كَمَا بَاعَدْتَ بَيْنَ المَشْرِقِ وَ المَغْرِبِ , اللَّهُمَّ نَقِّني مِنْ خَطَايَاي كَمَا يُنَقَّى الثَّوْبُ الاَبْيَضُ مِنَ الدَّنَسِ , اللَّهُمَّ اغْسِلْني مِنْ خَطَايَاي بِالمَاءِ وَ الثَّلْجِ وَ البَرَد)

 

 « Ô Allah ! Eloigne de moi mes péchés comme tu as éloigné l’orient de l’occident. Ô Allah ! Purifie-moi de mes péchés comme on nettoie le vêtement blanc de sa saleté. Ô Allah ! Purifie-moi de mes péchés avec l’eau, la neige et la grêle. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, selon Abû Hurayra رضي الله عنه.

 

 Si on veut, on peut dire à la place :

( سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَ بِحَمْدِكَ وَتَبَارَكَ اسْمُكَ وَتَعالَى جَدُّكَ وَلا إِلَـهَ غَيْرُكَ )

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, et à Toi la louange. Que ton Nom soit béni et Ta Majesté soit élevée, et il n’y a pas d’autre divinité [digne d'adoration] en dehors de Toi. »

(Subhânak Allâhumma wa Bihamdika wa Tabâraka-Smuka, wa Tacâla Jadduka wa lâ Ilâha Ghayruk)

 

Il est confirmé que le Prophète صلى الله عليه و سلم a pronon­cées ces deux formules. Si on souhaite prononcer d’autres invo­cations rapportées de manière sûre du Prophète صلى الله عليه و سلم, il n’y pas de mal. Et si on prononce de temps en temps celle-ci et de temps en temps, celle-là, c’est préférable, car c’est se conformer encore plus aux actes du Prophète صلى الله عليه و سلم.

Puis, on dit :

 

(أَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيْمِ بِسْمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم)

« Je me mets sous la protection d’Allah contre Satan le lapidé. Au Nom d’Allah le Tout Misé­ricordieux, le Très Miséricordieux. »

 

(Aûdhu billâhi minash-Shaytân ir-Rajîm, Bismillah ir-Rahmân ir-Rahîm.)

 

Ensuite, on récite la sourate Al-Fâtihah (Le Prologue) selon la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

 

(لاَ صَلاةَ لِمَنْ لمَ يَقرَأُ بِفَاتِحَةِ الكِتَاب)

« Pas de prière pour celui qui ne récite pas le premier chapitre du Coran [c.-à-d. Al-Fâtihah]. »

 

Puis, on dit, après cette récitation : (آمِين) (Âmîn)  à  voix haute dans les prières à voix haute, et à voix basse, dans les prières à voix basse.

On récite ensuite (une sourate ou un passage) du Coran. Il est préférable que l’on récite, dans les prières du Dhouhr, de l’Asr, et de l’Ishâ’, les sourates moyennes, dans le Fajr, les sourates les plus longues, et dans le Maghrib, les plus courtes. Mais, parfois au cours de cette dernière prière, on peut réciter des sourates longues ou moyennes, comme l’a fait le Prophète صلى الله عليه و سلم. Il est religieusement correct que la prière de l’Asr soit plus courte que celle du Dhouhr.

 

7- On s’incline ensuite en prononçant le Takbîr (Allâhu ‘Akbar), tout en levant les mains au niveau des épaules ou des oreilles. [Une fois incliné,] Il faut que la tête soit dans le prolongement du dos, les mains sur les genoux, les doigts écartés ; on marque un temps d’arrêt en disant :

 

( سُبْحَانَ رَبيَ العَظِيم )

« Gloire et pureté à mon Seigneur le Très Grand. »

(Subhâna Rabbiy-al-cAzhîm)

 

Il est préférable de répéter cette formule trois fois ou plus.

Il est recommandé d’ajouter ceci :

 

(سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي )

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et à Toi la louange. Ô Allah, pardonne-moi. »

 

(Subhânak Allâhumma Rabbanâ wa Bihamdika AIlâhumma Ghfirlî)

 

 

8- Puis, on se redresse de l’inclinaison, et on lève les mains au niveau des épaules ou des oreilles, en disant :

 

( سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَه )

« Qu’Allah exauce celui qui L’a loué. » (Samic-Allâhu liman Hamidah) que la personne mène la prière (en groupe), ou bien qu’elle prie derrière un imam.

 

Après s’être redressé, on dit :

(رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْدُ حَمْداً كَثيراً طَيِّباً مُبَارَكاً فِيهِ,  مِلءُ السَّمَاوَاتِ وَمِلءُ الأَرْضِ وَمِلءُ مَا بَينَهُمَا وَمِلءُ مَا شِئْتَ مِن شَيءٍ بَعْد.. )

« Notre Seigneur, à Toi la louange, une louange abondante, pure et bénie, qui remplit les cieux et la terre et ce qu’il y a entre les deux, et qui remplit tout ce que Tu voudras au-delà de cela… »

 

(Rabbanâ wa lakal-Hamd Hamdan Kathîran Tayyiban Mubârakan fîh, Mil’us-Samâwât wa Mil’ul-‘Ardh wa Mil’u mâ baynahumâ wa Mil’u mâ Shi’ta min Shay’in bacd…)

 

C’est bien si l’on rajoute après cela :

 

)أَهْلُ الثَّنَاءِ والمجَدِ أَحَقُّ مَا قَالَ العَبْدُ وَكُلُّنَا لَكَ عَبْدٌ اللَّهُمَّ لاَ مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ وَلاَ مُعْطِيَ لمَِا مَنَعْتَ وَلاَ يَنْفَعُ ذَا الجَدِّ مِنْكَ الجَدّ (

« Tu es Digne d’éloges et de grandeur, c’est la parole la plus véridique que le serviteur puisse dire et nous sommes tous Tes serviteurs. Nul ne peut retenir ce que Tu as donné et nul ne peut donner ce que Tu as retenu. Le fortuné ne trouve dans sa fortune aucune protection contre Toi », car il est prouvé dans certains hadiths authentiques que le Prophète صلى الله عليه و سلم l’a dit.

 

Par contre, si l’on prie derrière l’imam, on dit en se relevant [de l'inclinaison] :

)رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْد (

(Rabbanâ wa lakal-Hamd)

 

… puis, tout ce qui a été mentionné ci-dessus.

 

Il est recommandé que l’imam et la per­sonne qui prie derrière lui placent [à nouveau] les mains sur la poitrine, comme ils l’ont fait en position debout, avant l’inclinaison, selon la pratique du Prophète صلى الله عليه و سلم confirmée dans le hadith de Wâ’il ibn Hujr et Sahl ibn Sad رضي الله عنه

 

9- Puis, on se prosterne en prononçant le Takbîr, en posant les genoux au sol avant les mains, si on y arrive ; mais si cela pose problème, on peut poser les mains avant les genoux. Les doigts des mains et des pieds sont dirigés vers la Qiblah ; les doigts des mains sont joints entre eux. On repose sur les sept membres suivants : le front et le nez, les (deux) mains, les (deux) genoux, la plante des (deux) pieds -les orteils repliés. On dit alors :

 

( سُبْحَانَ رَبيَ الأَعلَى )

(Subhâna Rabbiy-al-Ac)

 

« Gloire et pureté à mon Seigneur le Très Haut » … trois fois ou plus.

Il est recom­mandé de dire après cela également :

 

)سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبحَمْدِكَ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي(

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et à Toi la louange. Ô Allah, pardonne-moi. »

 

(Subhânak Allâhumma Rabbanâ wa Bihamdika AIlâhumma Ghfirlî)

 

On s’efforce de faire le plus d’invo­cations possible, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 

أَمَّا الرُّكُوعُ فَعَظِّمُوا فِيهِ الرَّبَ وَأَمَّا السُّجُودُ فَاجْتَهِدُوا في الدُّعَاءِ فَقَمِنٌ أَنْ يُسْتَجَابُ لَكُم (

« Dans l’inclinaison, proclamez la grandeur du Seigneur ; quant à la prosternation, faites dans cette posture beaucoup d’invocations, car elles sont plus à même d’être acceptées par Allah. »Rapporté par Muslim. … Et il a dit aussi :

 

)أَقْرَبُ مَا يَكُون العَبْدُ مِن رَبِّهِ وَهوَ سَاجِدٌ فَأَكْثِرُوا الدُّعَاء(

« La position dans laquelle le serviteur se trouve le plus proche de son Seigneur est lorsqu’il est prosterné. Faites donc le plus d’invo­cations possible [dans cette posture]. » Rapporté par Muslim

 

On demande à Allah, le bien de ce bas-monde et de l’au-delà, pour soi-même et les autres musulmans, que la prière que l’on accomplit soit une prière obligatoire ou suré­rogatoire. On écarte les coudes de ses côtes, le ventre de ses cuisses, et les cuisses de ses mollets. On lève les avant-bras au-dessus du sol, selon la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

 

)وَاعْتَدِلُوا في السُّجُودِ وَلاَ يَبْسُطُ أَحَدُكُم ذِرَاعَيهِ انْبِسَاط الكَلْب(

« Et restez en prosternation sans bouger, et n’allongez pas vos avant-bras comme le fait le chien. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

 

10- On relève ensuite la tête en pro­nonçant le Takbîr, on étend son pied gauche sur le sol (sous soi) de manière à s’asseoir dessus, [la jambe droite repliée], le pied droit relevé, et on pose les mains sur les cuisses et les genoux. On dit alors :

 

)رَبِّ اغْفِرْ لي رَبِّ اغْفِرْ لي رَبِّ اغْفِرْ لي اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي وَارْحَمْني وَارْزُقْني وَعَافِني وَاهْدِني واجْبُرْني(

« Seigneur, pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi. Ô Seigneur, pardonne-moi, accorde-moi Ta misé­ricorde ; accorde-moi ma subsistance et le salut, guide-moi et panse mes blessures. »

 

(Rabbi Ghfirlî, Rabbi Ghfirlî, Rabbi Ghfirlî, Allâhumma Ghfirlî wa-Rhamnî, wa-Rzuqnî wa cÂfinî wa-Hdinî wa-Jburnî.)

 

On marque une pause de manière à ce que toutes les vertèbres reprennent leur place, comme on l’a fait en se relevant de l’incli­naison, car le Prophète صلى الله عليه و سلم marquait une longue pause, après l’inclination et entre les deux proster­nations.

 

11- On se prosterne ensuite pour la deuxième fois en prononçant le Takbîr, et on fait la même chose que ce que l’on a fait la première fois.

 

12- On relève la tête en prononçant le Takbîr, et on s’assied comme on l’a fait entre les deux proster­nations, mais un moment très court. Cette courte pause s’appelle la position du repos (Jalsatu-l-‘Istirâhah) et il est recommandé de la faire, selon l’avis le plus correct des savants. Si on ne la fait pas, il n’y pas de mal. On ne prononce dans cette posture aucune formule de rappel, ni d’invocation.

 

On se lève ensuite pour la deuxième unité de prière (Rakcah), en s’appuyant sur ses genoux, et si cela cause une difficulté, on peut s’appuyer avec ses mains sur le sol. On lit la sourate Al-Fâtihah et (une sourate ou un passage) du Coran, après cela, comme on l’a fait dans la première Rakcah ; ensuite, on procède de la même manière que dans la première Rakcah.

 

 

[Remarque]

 

Il n’est pas autorisé à celui qui prie derrière l’imam de le précéder, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a mis en garde sa commu­nauté contre cela. De même, il est détestable de faire les mouvementsen même temps que lui ; la tradition du Prophète صلى الله عليه و سلم (As-Sunnah) veut que celui qui prie derrière l’imam fasse les mouvements après lui, sans tarder, juste après qu’il ait terminé de prononcer [le Takbîr], selon la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

)إِنَّمَا جُعِلَ الإِمَامُ لِيُؤْتَمَّ بِهِ فَلاَ تَخْتَلِفُوا عَلَيْهِ فَإِذا كَبَّرَ فَكَبِّرُوا وَإِذَا رَكَعَ فَارْكَعُوا. إِذَا قَالَ سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ فَقُولُوا رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْدُ وَإِذَا سَجَدَ فَاسجُدُوا(

 

« L’imam a été désigné pour être suivi ; donc ne le précédez pas, et ne tardez pas à suivre ses mouvements. S’il dit « Allâhu ‘Akbar », dites « Allâhu ‘Akbar » (après lui) ; s’il s’incline, inclinez-vous (après lui) ; s’il dit « Allah a entendu celui qui L’a louangé », dites « Ô Seigneur, à Toi la louange » ; et lorsqu’il se prosterne, prosternez-vous (après lui). » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

 

13- Si la prière comporte deux unités de prière, comme le Fajr, la prière du Vendredi ou de l’Aïd, on s’assied après avoir relevé la tête de la deuxième prosternation, le pied droit relevé, en étendant le pied gauche sur le sol (sous soi). On pose la main droite sur la cuisse droite, en serrant le poing sauf l’index que l’on pointe vers l’avant, lorsque l’on mentionne le nom d’Allah, dans la formule du Tawhîd et les invocations. On peut aussi garder l’annu­laire et l’auriculaire de la main droite pliés, former une boucle avec le pouce et le majeur et pointer son index vers l’avant. Ces deux manières ont été rapportées, et le mieux est de faire parfois ceci, parfois cela. La main gauche est posée sur la cuisse et le genou gauches.

 

On lit alors la formule de l’attestation (at-Tachahhud) :

 

)التَّحِيَّاتُ للهِ وَالصَّلَواتُ الطَّيبَاتُ السَّلامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ السَّلامُ عَلَينَا وَعَلَى عبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُه(

 

« Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les bonnes œuvres. Que le salut soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que le salut soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y pas de divinité [digne d'adoration] en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. »

 

(At-Tahiyyâtu Lilâhi was-Salâwâtu wat-Tayyibâtu, as-Salâmu calayka Ayyuhan-Nabiyyu wa Rahmatu-Llâhi wa Barakâtuhu, as-Salâmu cAlayna wa calâ-cIbâdillâh is-Sâlihîna, Ash-hadu an lâ Ilâha Illallâhu wa ash-Hadu anna Muhammadan cAbduhu wa Rassûluh.)

 

Puis, on dit :

)اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آَلِ مُحَمَّدٍ كَمَا صَلَيْتَ عَلى إبْرَاهيمَ وَعَلَى آَل إبْرَاهيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آَلِ مُحَمَّدٍ كَمَا بَارَكْتَ عَلَى إبْرَاهيمَ وَآَلِ إبْرَاهيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيد(

« Ô Seigneur, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrâhîm et sur la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes Digne de louange et de glorification. Ô Seigneur, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrâhîm et à la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes Digne de louange et de glorifi­cation. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

(Allâhumma Salli cala Muhammadin wa cala Âli Muhammadin, kama Sallayta cala Ibrâhîma wa cala Âli Ibrâhîma, Innaka Hamîdun Majîd. wa Bârik cala Muhammadin wa cala Âli Muhammadin, kama Bârakta cala Ibrâhîma wa cala Âli Ibrâhîma, Innaka Hamîdun Majîd.)

 

Ensuite, on invoque Allah contre quatre choses :

 

)اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ عَذَابِ جَهَنَّم وَمِنْ عَذَابِ القَبْرِ وَمِنْ فِتْنَةِ المحَيْا وَالمَمَات وَمِنْ فِتْنَةِ المَسِيحِ الدَّجَّال(

« Ô Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’enfer, le châtiment de la tombe, l’épreuve de la vie et de la mort et l’épreuve du Faux Messie. »

(Allâhumma innî Acûdhu Bika min cAdhâbi Jahannami wa min cAdhâb il-Qabri wa min Fitnat il-Mahyâ wal-Mamât, wa min Fitnat il-Massîh id-Dajjâl.)

 

On demande ensuite à Allah ce que l’on veut comme bienfait ici-bas ou dans l’au-delà ; c’est bien de faire des invocations en faveur de ses parents, ou d’autres musul­mans. Ceci se fait, aussi bien dans une prière obligatoire que surérogatoire, car la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم, dans le hadith rapporté par Ibn Mascûd décrivant ce que faisait le Prophète صلى الله عليه و سلم dans leTachahhud, est générale :

 

)ثُمَّ لَيَتَخَيِّرُ مِن الدُّعَاءِ أَعْجَبُهُ إلَيْهِ فَيَدْعو(

« Ensuite, qu’il choisisse parmi les invocations ce qui lui plaît, et qu’il invoque. »

 

Dans une autre version :

 

)ثُمَّ لَيَخْتَر مِنَ المَسْأَلَةِ مَا شَاء(

« Ensuite, qu’il demande ce qu’il veut… » et cela englobe tout ce qui peut être bénéfique au serviteur ici-bas et dans l’au-delà.

 

Puis, on salue [en tournant la tête] vers la droite et vers la gauche, en disant :

 

( السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله.. السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله)

 

« Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous… Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous. »

 

(As-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh, as-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh)

 

 

 

14- Si la prière comporte trois unités de prière, comme le Maghrib, ou quatre, comme le Dhouhr, l’Asr, ou l’Ishâ’, on récite le Tachahhud mentionné précédemment, la prière sur le Prophète, puis on se lève en s’appuyant sur ses genoux ; [une fois debout,] on lève les mains à hauteur des épaules en disant :

 

)اللهُ أَكْبَر (

« Allah est le Plus Grand. »

(Allâhu Akbar)

 

On met les mains sur la poitrine, comme décrit précédemment, et on lit la sourate Al-Fâtihah seulement. Il n’y a pas de mal, au cours de la prière du Dhouhr, à réciter de temps en temps, en plus de laFâtihah, dans la troisième et la quatrième Rakcah, un passage du Coran, selon le hadith authentique rapporté par Abû Sacîd رضي الله عنه.

 

Puis, on récite le Tachahhud après la troisième Rakcah du Maghrib, ou après la quatrième, pour le Dhouhr, l’Asr, ou l’Ishâ’ ; on récite aussi la prière sur le Prophète صلى الله عليه و سلم, on cherche refuge auprès d’Allah contre le châtiment de l’enfer, le châtiment de la tombe, l’épreuve de la vie et de la mort, et l’épreuve du Faux Messie ; et enfin, on fait beau­­coup d’invocations.

 

Parmi les invocations permises à ce moment-là, on peut citer :

 

)رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ (

« Seigneur ! Accorde-nous belle part ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu !«  La Vache, v. 201.

 

(Rabbanâ Âtina fid-Duniya Hassanatan wa fil-Âkhirati Hassanatan wa Qinâ ‘Adhaban-Nâr)

 

… comme l’a rapporté Anas  رضي الله عنه qui a dit :

 

)كَانَ أَكْثَرُ دُعَاءِ النَّبيِ صَلَّى الله عَلَيْهِ وَسَلَّم رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ(

« L’invocation que le Prophète صلى الله عليه و سلم récitait le plus est : « Ô Seigneur, accorde-nous un bienfait ici-bas, et un bienfait dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment de l’enfer. »

 

Puis, on s’assied comme on l’a décrit pour la prière de deux Rakcah, sauf que l’on passe sa jambe gauche sous la jambe droite, on s’assied sur le sol, le pied droit relevé, comme le confirme le hadith d’AbûHumayd.

 

Puis, on salue [en tournant la tête] vers la droite et vers la gauche, en disant :

 

( السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله.. السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله)

« Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous… Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous. »

 

(As-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh, as-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh)

 

 

 

 

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29 novembre 2014

Bouger l’index pendant le Tachahhoud

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Quel est la règle concernant le fait de bouger l’index pendant le Tachahhoud ?

 

Réponse :

 

Bouger l’index ne se fait que durant l’invocation d’Allah et non durant tout le Tachahhoud. Quand le fidèle invoque Allah, il bouge son index selon des hadiths de la Sunna selon lesquels, le Prophète صلى الله عليه و سلم bouge l’index pour invoquer Allah avec. (Al-Fathour-Rabbâni : 3/147. Il le qualifia d’authentique).

Cela s’explique par le fait que le fidèle invoque Allah le Tout-Puissant qui est au ciel, car Allah عز و جل dit :

 

{Etes-vous à l’abri que Celui qui est au ciel vous enfouisse en la terre? Et voici qu’elle tremble! * Ou êtes-vous à l’abri que Celui qui est au ciel envoie contre vous un ouragan de pierres? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement.}   S 67 v 16-17

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« N’aviez vous pas confiance en moi alors que je suis le Confiant de Celui qui est au ciel »

(Cité par Al-Boukhary dans le livre des conquêtes, chapitre de l’expédition de Ali ibn Abi Talib et Khalid ibn Al-Walid au Yémen (4351) et par Mouslim dans le livre de la Zakât, chapitre 47, les Kharijites et leurs qualités (1064))

 

Allah le Tout-Puissant est donc au ciel au dessus de toutes choses, alors quand tu l’Invoques, il faut te diriger vers le haut. Selon un hadith authentique, quand le Prophète صلى الله عليه و سلم donna son sermon durant le pèlerinage d’Adieu, il dit :

« Ais-je transmis le message ? »

Et les gens répondirent « Oui », il leva donc son doigt vers le ciel avant de montrer les gens en disant :

« Ô Allah sois témoin ! Ô Allah sois témoin ! Ô Allah sois témoin » trois fois

(Cité par Mouslim dans le livre du Hajj, chapitre du pèlerinage du Prophète صلى الله عليه و سلم 2/890 (1218))

 

Ceci démontre donc qu’Allah est au-dessus de toute chose et c’est d’ailleurs une vérité que l’on découvre par l’instinct, la raison, l’entendement et c’est une vérité sur laquelle tous les oulémas sont unanimes. Ainsi, chaque fois que tu supplie Allah le Tout-Puissant, tu peux bouger l’index en le pointant vers le haut. Quand tu ne le fais pas, il faut que l’index soit immobile. Voyons à présent les invocations faites dans le Tachahhoud :

As-Salamou ‘alayka Ayyuhan-Nabiyyu wa Rahmatoullah wa barakatouhou, as-salamou’alayna wa’ala-’Ibadillah is-Sâlihina.
Allahumma Sâlli ‘ala Muhammadin wa’ala Ali Muhammadin, Allahumma Barik’ala Muhammadin wa’ala Ali Muhammadin
A’oudhou Bila min ‘Adhabi Jahannam wa min ‘Adhab il-Qabri wa min Fitna il-Mahya wal-Mama, wa min Fitnat- il Massih id-Dajjal  

« Que la paix, la clémence et la bénédiction d’Allah soit sur toi Ô Prophète ! Que la paix soit sur nous ainsi que sur les serviteurs vertueux d’Allah !
Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad. Ô Allah, bénis Muhammad et à la famille de Muhammad.
Je cherche refuge auprès d’Allah contre le châtiment de l’enfer, contre celui de la tombe, contre l’épreuve de la vie et de la mort et contre l’épreuve de l’Antéchrist. »

 

Ainsi, nous avons huit invocations durant lesquelles le fidèle peut bouger son index en le dirigeant vers le haut. Si le fidèle invoque Allah par autre invocation, il peut aussi le faire car la règle veut que le doigt soit levé lors des invocations.

 

Extrait du livre Fatâwas sur les Piliers de l’Islam de Mohammed Ibn Sâleh AL-UTHAYMÎN رحمه الله. Aux éditions Daroussalam. Question n°254

 

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