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Le Message Islam
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29 novembre 2014

Degrés dans l’accomplissement de la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Al-Imam Ibn Al-Qayim رحمه الله 

 

 

Ibn Al-Qayim رحمه الله a dit :


« Et les gens, en ce qui concerne l’accomplissement de leur prière, sont divisés en cinq niveaux :

 

Le premier :


Le niveau de celui qui est négligent et fait du tort à son âme : Il est celui qui échoue dans l’accomplissement correct des ablutions, de la prière en son temps, ses limites indiquées et dans l’accomplissement de ses piliers essentiels.

 

Le deuxième :


Celui qui préserve ses prières dans leurs temps appropriés et dans leurs limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et accomplit ses ablutions avec soin. Cependant, son effort (dans la réalisation de ceci) est perdu par des chuchotements dans sa prière, donc il est emporté par des pensées et des idées.

 

Le troisième :


Celui qui préserve ses prières dans les limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et s’efforce de repousser les chuchotements, les pensées et les idées. Il est occupé à la lutte contre son ennemi (Shaytan) pour qu’il ne vole pas de sa prière. À cause de cela il est engagé (à la fois) dans la prière et le jihad.

 

Le quatrième :


Celui qui est debout pour la prière, achève et perfectionne ses droits, ses piliers essentiels, exécute cela dans ses limites indiquées et son cœur est absorbé par la préservation de ses droits et limites indiquées, pour que rien n’en soit gaspillé. Son souci entier est dirigé vers son établissement, son achèvement et sa perfection, comme il doit être. Son cœur est immergé dans la prière et dans la soumission à son Seigneur le Glorifié.

 

Le cinquième :


Celui qui est debout pour la prière comme celui mentionné ci-dessus. Cependant, en plus de cela, il a pris et placé son cœur devant son Seigneur عز و جل
, regardant vers Lui avec son cœur avec attente, (son cœur) rempli de Son amour et de Sa force, comme s’il voyait Allah. Les chuchotements, les pensées et les idées ont disparu et les voiles entre lui et son Seigneur sont levés. Ce qu’il y a entre cette personne et d’autres en ce qui concerne la prière, est supérieur et plus grand que ce qu’il y a entre le ciel et la terre. Cette personne est occupée par son Seigneur عز و جل, enchanté par Lui.

 

Le Premier type sera puni, on demandera des comptes au deuxième type, le troisième aura ses péchés et défauts expiés, le quatrième sera récompensé et le cinquième sera près de son Seigneur, parce qu’il recevra la part de celui qui fait sa prière le délice et le plaisir de son œil. Quiconque fait de sa prière, le délice et le plaisir de son œil, aura la proximité de son Seigneur عز و جل comme délice et plaisir de son œil dans l’au-delà. Il sera aussi un plaisir pour l’œil dans ce monde, car quiconque fait d’Allah le plaisir de son œil dans ce monde, chaque œil sera enchanté et satisfait de lui. »

 

Source : Al-Wabil As-Sayib

 

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29 novembre 2014

Parmi les mérites de Ramadan

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaykh ‘Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan حفظه الله

  


Abû Huraira رضي الله عنه
 a rapporté que le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

 

 » Toute action du fils d’Adam sera multipliée de dix à sept cents fois. Allah, Puissant et Sublime, a dit :  » Sauf le jeûne, car il est pour Moi et Je le récompenserai. Il abandonne ses désirs et sa nourriture pour Moi. Il y a deux joies pour le jeûneur. Lorsqu’il rompt son jeûne et lorsqu’il rencontre Son Seigneur. Et l’haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que l’odeur du musc. «   [Al-Bukhari (4/103) et Muslim (1151)]

Ce hadith est la preuve de la vertu du jeûne et du rang qu’il possède auprès d’Allah.

Quatre de ses nombreuses vertus apparaissent dans ce hadith et elles sont :

 

gifs fleches pour webmaster  Les jeûneurs recevront leur récompense complète sans compter, chaque bonne action sera récompensé de dix à sept cents fois, sauf le jeûne. En effet, sa récompense n’est pas limitée à ce nombre, mais Allah le récompensera comme Il veut. Ceci parce que le jeûne est (parmi les formes de) patience et Allah a exposé :


 » La terre d’Allah est vaste et les endurants auront leur pleine récompense sans compter «  [Sourate Az-Zumar : 15]


Al-Awza’i dit de ce verset :  » Il ni sera pesé pour eux, ni mesuré, mais plutôt il leur sera simplement servi comme la nourriture est servie.  » [Tafsir Ibn Kathir (7/80)]

 

 

gifs fleches pour webmaster En effet Allah a lié le jeûne à Lui, à la forme conjonctive, par dessus tout autre type d’actes. Et ce lien est suffisant pour montrer son statut noble. Ceci, et Allah est plus savant, est dû au fait qu’il englobe toute la journée. Ainsi, on peut constater que le jeûneur a négligé ses désirs, tandis que son âme languit constamment après eux. Ceci, dans la durée, n’est pas trouvé ailleurs que dans le jeûne, particulièrement les jours d’été en raison de leur longueur et de la chaleur. Le refus de l’individu des choses qu’il désire est un acte d’adoration, qui sera récompensé. Ceci parce que le jeûne est un secret entre le serviteur et son Seigneur. Personne ne le connaît sauf Allah, le Très-Haut. C’est une action (cachée) intérieure, qui ne peut être vu de la création, ainsi riya’ (l’ostentation) ne peut pas y entrer.

 

 

gifs fleches pour webmaster Quand celui qui jeûne rencontrera son Seigneur, il sera enchanté par son jeûne en raison de ce qu’il verra comme abondance, bonne position et récompense dus à l’acceptation de son jeûne, qu’Allah lui a accordé en premier lieu.

Quant à sa joie lorsqu’il rompt le jeûne, elle est due à l’achèvement de l’acte d’adoration et qu’il (le jeûne) est libre du mal et des choses interdites. Ceci est parmi les types de joies louées puisque c’est une joie qui émane de l’obéissance à Allah et de l’achèvement du jeûne, en raison de la grande récompense promise. Comme Allah dit :

 » Dis : Par la grâce et la miséricorde d’Allah et par cela, réjouis-toi «  [Sourate Yunus : 85]


gifs fleches pour webmaster
 L’haleine du jeûneur est plus agréable à Allah que le parfum du musc. Cette belle odeur sera pour le Jour du Jugement qui est le jour où la récompense pour les actions sera manifeste. Ceci est basé sur une narration du hadith :

 » …plus agréable à Allah le Jour du Jugement … «  [Cette formulation est trouvée dans le hadith de Muslim (le Livre du jeûne: 163)]

De même dans la vie de ce monde, car c’est le temps de la manifestation des signes d’adoration, en raison de la narration :

 » Et l’haleine du jeûneur quand il expire la nourriture (qu’il a mangé précédemment) est plus agréable à Allah que l’odeur du musc «  [Rapporté par Ibn Hibban et Ahmad]

Ce parfum, détesté par les gens qui le sentent dans ce monde, sera cependant plus agréable à Allah que l’odeur du musc. Ceci parce c’est quelque chose qui provient de l’obéissance à Allah.

Ibn Hibban a dit :  » Le signe qui marquera les croyants le Jour du Jugement est la brillance (de leurs visages) en raison de leurs ablutions (wudhu) dans ce monde, qui les distinguera du reste des nations. Et leur marque le Jour du Jugement en raison de leur jeûne sera une haleine agréable, plus agréable à Allah que l’odeur du musc. Ceci afin que l’on puisse les reconnaître pour cet acte. Nous demandons à Allah de nous accorder la bénédiction ce jour.  » [Voir Sahih Ibn Hibban (8/211)]

Et parmi les mérites de Ramadan est qu’Allah a distingué ceux qui jeûnent par une porte spécifique parmi les portes du Paradis. Personne d’autre qu’eux n’entrera par cette porte. Sahl Ibn Sa’ad رضي الله عنه a rapporté que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : 

  » En vérité, il y a une porte dans le Paradis, qui est Ar-Rayan. Le Jour du Jugement, ceux qui jeûnaient entreront par là, personne d’autre qu’eux n’entrera par celle-ci. Et quand ils seront entrés, elle se fermera, et personne n’entrera par elle (après eux). «  [Al-Bukhari (4/111) et Muslim (1152)]

Et dans une narration  » Et quiconque y entre aura à boire. Et quiconque boira ne se sentira plus jamais la soif. «  [Cet ajout au hadith est trouvé dans le Sahih d'Ibn Khuzaima (n°1903)]

Cependant, ces mérites ne sont atteints que par celui qui jeûne avec sincérité en s’abstenant de nourriture, de boisson, de relations sexuelles, d’écouter ce qui est illicite, de regarder vers l’interdit et de gagner ce qui est illégal. Ainsi, ils doivent jeûner et s’abstenir des actes coupables. La langue doit jeûner et s’abstenir de la médisance et du faux serment. Ceci est le jeûne légiféré, dont le résultat sera la grande récompense. Et s’il n’est pas ainsi, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 » Quiconque n’abandonne pas le mensonge et le fait d’agir sur cela, alors Allah n’a aucun besoin qu’il abandonne sa nourriture et boisson. «  [Al-Bukhari (10/473)]

Et Abû Huraira رضي الله عنه a rapporté que le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

 » Il se peut que le jeûneur n’est de son jeûne que la faim et la soif. Et il se peut que celui qui prie la nuit n’ai que la fatigue et le sommeil. «  [Rapporté par Ahmad, Ibn Hibban et d'autres avec une chaîne de transmission authentique.]

Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 27-29)

29 novembre 2014

La biographie du compagnon Sa’îd Ibn Amar رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Parmi la foule de mecquois qui assistait au supplice du martyr Al-Khabbâb Ibn’Adiy dans les environs de la Mecque, il y avait un jeune homme, imposant par sa haute taille et sa force physique, qui jouait des coudes pour voir le glorieux Al- Khabbâb subir les tortures et la crucifixion avec courage et dignité. Bien qu’étant encore polythéiste,  Sa’îd Ibn Amar n’en était pas moins sensible aux manifestations de la Vérité. Et ce jour-là, son âme et son cœur virent dans l’attitude héroïque d’ Al- Khabbâb une manifestations de cette Vérité. Comment pouvait-il en être autrement lorsqu’il voit que cet homme que l’on mène à la mort, songe à faire sa prière dans la sérénité et la quiétude sans se soucier de ce qui va lui arriver ? Comment accepter qu’il se résigne à son sort en refusant catégoriquement que Mohammed صلى الله عليه و سلم soit à sa place comme le lui suggéraient ses tortionnaires ?

La scène que vécut  Sa’îd Ibn Amar, ce jour-là, le hanta longtemps après. Il ne pouvait chasser de son esprit l’image d’Al-khabbâb crucifié et le corps lacéré. Mais, plus que cela, le sacrifice d’Al-khabbâb lui appris plusieurs choses. Il lui a appris que la foi en un idéal vrai et sacré mérite qu’on se sacrifie pour elle. Il lui a appris également que la vrai foi vécue intensément suscite des miracles et des prodiges. Il lui a appris enfin que cet homme -Mohammed صلى الله عليه و سلم – aimé autant par ses compagnons ne pouvait être un imposteur. Toutes ces choses-là vont le préoccuper pendant plusieurs jours. Il ne cessait de penser à cela, et l’image d’Al- Khabbâb succombant sous les tortures sans renier sa foi, défilait sans cesse devant ses yeux.  Après plusieurs jours de réflexion, le cœur de Sa’îd Ibn Amar commença à s’ouvrir à la lumière divine. Et c’est solennellement qu’il proclama sa conversion à l’Islam au milieu d’une foule de gens.

Quelque temps après, il émigra à Médine où il fréquentera assidûment le cercle du Messager de dieu. Il participera à la bataille de Khaybar et à d’autres expéditions. D’un tempérament calme et pondéré, il était discret et effacé, ce qui explique qu’il ne soit pas aussi connu que les autres compagnons. Mais ceci n’enlève rien au mérite de cet illustre homme.

Un jour, entrant chez Umar رضي الله عنه, il l’interpella en ces termes : «  Ô Umar, crains dieu pour les hommes et ne crains pas les hommes pour dieu ! Que tes actes ne contredisent pas tes paroles ! Ô Umar, sois toujours attentif à ceux qui t’ont chargé de cette responsabilité, qu’ils soient ici ou ailleurs ! Aime pour eux ce que tu aime pour toi et pour tes proches, et déteste pour eux ce que tu déteste pout toi et pour tes proches. Fonce lorsque le droit et la justice l’exigent et ne crains pas dans la voie de Dieu les reproches des gens. »

Umar lui rétorqua : « Et qui peut faire toutes ces choses-là, ô Sa’îd ? »

Il lui répondit : « Un homme comme toi que Dieu a investi de la responsabilité de la communauté de Mohammed صلى الله عليه و سلم et qui ne met rien d’autre entre lui et Dieu. »

Umar qui aimait qu’on lui donne des conseils (et qui disait souvent : « Dieu fasse miséricorde à celui qui me montre mes faiblesses. » fut très content d’entendre de tels conseils venant de la part d’un illustre compagnon. C’est alors qu’il lui proposa de gouverner Hims qui était vacant et qui aurait besoin d’un homme de sa stature.

Mais, contre toute attente, Sa’îd lui répondit : « Je te conjure, ô Umar, ne me mets pas à l’épreuve ! »

Umar, visiblement vexé, lui rétorqua : « Malheur à vous ! M’avez-vous chargé de la responsabilité du califat en me laissant seul ? » Il ajouta : «  Par Dieu, je ne te laisserai pas te dérober à cette responsabilité ! » Et il insista tant et si bien qu’il finit par le convaincre. Il lui dit : « Veux-tu qu’on te fixe une source de revenus ? »

Sa’îd répondit : « Pourquoi faire, mon salaire du bayt al-mâl (trésor public) me suffit amplement. »  Et il partit pour Hims en compagnie de son épouse. Quelque temps après, des nobles de Hims vinrent en visite à Médine. Umar, qui les avait reçus, leur demanda de lui établir la liste de tous les nécessiteux de Hims afin de leur venir en aide. Lorsqu’il reçut la liste il fut surpris de voir le nom de Sa’îd Ibn Amar mentionné. Il demanda des explications et on lui répondit : « Nous avons remarqué qu’il se passait plusieurs jours sans qu’un feu ne soit allumé chez lui. » Umar pleura jusqu’à ce que les larmes mouillent sa barbe. Un gouverneur nécessiteux, cela ne pouvait arriver qu’à un compagnon du Messager de dieu صلى الله عليه و سلم qui  avait vendu la vie d’ici-bas pour celle de l’Eternité. Le califat prit une somme de mille dinars et la donna à la délégation en leur disant : «Transmettez mon salut à Sa’îd et dites lui :’ voici une somme d’argent qui te permettra de subvenir à tes besoins.’ »

En recevant cet argent, notre pieux compagnon eut une réaction de rejet qui fit accourir son épouse.

Celle-ci lui demanda : « Qu’y a-t-il ? L’Emir des croyants est-il décédé ? »

Il lui répondit : « C’est plus grave que cela ! »

Elle ajouta : « Les musulmans ont-ils perdu une bataille ? »

Il lui rétorqua : « Non, c’est plus grave que cela ! »

Elle dit : «Mais qu’est ce qui est plus grave que cela ? »

Il lui répondit alors : «Ce bas monde vient d’entrer chez moi pour me faire perdre l’au-delà et la tentation s’est installée dans ma demeure ! »

Ne sachant pas de quoi il parlait, elle lui dit : « débarrasse-toi d’eux ! »

Il lui dit : « M’aideras-tu dans ma tâche ? »

Elle répondit : « Oui, bien sûr ! »

Alors, il sortit l’argent et lui dit : « Je vais le distribuer aux pauvres parmi les gens de Hims. »

Ainsi était cet homme admirable que les attraits de ce bas monde n’ont jamais pu éblouir. Un jour le califat Umar, venu en visite à Hims, reçut les doléances de ses habitants. Certains d’entre eux lui présentèrent une plainte des plus saugrenues contre leur gouverneur Sa’îd Ibn Amar . Cette plainte se résumait en quatre points :

gifs fleches pour webmaster Le gouverneur ne se montre à eux que lorsque le jour montre toute sa clarté.

gifs fleches pour webmaster Il ne répond à personne la nuit.

gifs fleches pour webmaster Une fois par mois, il disparaît complètement et personne ne le voit.

gifs fleches pour webmaster De temps à autre, il est sujet à des pertes de connaissance.

Devant cet état de fait, Umar convoqua Sa’îd en se disant : « Ô Dieu, ne me déçois pas à son sujet car j’ai une grande confiance en lui…. » Lorsqu’il fut en face de lui, Umar lui dit : « voilà ce que disent les habitants de Hims à ton sujet. Qu’as- tu à dire, ô Sa’îd ? »

Gêné, mais obligé de dire la vérité, notre pieux compagnon répondit :  «Par Dieu, je ne voulais pas parler de cela, mais puisqu’il le faut, qu’on en parle. Ils disent qu’ils ne Me voient que lorsque le jour atteint sa pleine clarté. Bien sûr, puisque ma femme n’ayant pas de domestique, c’est moi-même qui pétris ma farine, la laisse fermenter puis cuis mon pain. Ensuite, je fais mes ablutions pour la prière d’ad-duha -prière surérogatoire du matin- avant de sortir à leur rencontre. »

Umar loua Dieu et lui dit : « Et pour le deuxième reproche ? »

Sa’îd dit «  Bien que je répugne à le dévoiler, je consacre jour à recevoir les gens et la nuit pour adorer Mon Seigneur. » Il continua : « Quand au fait que je disparais un jour par mois, j’ai déjà dit que je n’avais pas de domestique. Aussi, c’est moi-même qui lave mon seul vêtement. C’est pourquoi j’attends toute la journée jusqu’à ce qu’il sèche pour sortir. Enfin, pour ce qui concerne mes pertes de connaissance, je vais vous en donner la raison. J’étais présent le jour où les qurayshites torturèrent à mort Al-Khabbâb Ibn’Adiy. J’ai vu comment ils lacéraient son corps en lui disant :  «aimes-tu que Mohammed صلى الله عليه و سلم soit à ta place. » Et lui de répondre : « Non par Dieu, je ne voudrais jamais être en sécurité avec ma famille alors que le Messager de Dieu souffre de la piqûre d’une épine. » A chaque fois que je me souviens de cette scène, et que je prends conscience que je ne suis pas venu en aide à Al-Khabbâb, j’ai peur du châtiment de Dieu et je perds connaissance. »

A la fin de ces belles et émouvantes paroles, Umar s’écria : « Je rends grâce à Dieu de ne pas m’avoir déçu ! » Et il entoura Sa’îd de ses bras en l’embrassant sur le front.

Un gouverneur qui se comporte ainsi, ne peut être, comme nous l’avons dit, qu’un homme sorti tout droit de l’école du Prophète صلى الله عليه و سلم, une école où l’on apprend que ce bas monde n’est pas une fin en soi, un but, mais une passerelle vers le vrai monde, la vraie vie, la vie éternelle. Sa’îd était un pur produit de cette école.

Un jour, on lui dit : «  Dépense pour toi et pour ta famille et profite des délices de la vie. » Et lui de répondre : « Non, je ne serai pas en reste des premiers croyants après avoir entendu l’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم dire :‘Dieu qu’Il soit glorifié, rassemblera les gens le jour du jugement dernier. C’est alors que les pauvres parmi les croyants viendront d’un pas léger et s’envoleront comme s’envolent les colombes. On leur dira : ‘Attendez d’être jugé.’ Mais eux répondront : ‘Nous n’avons aucun compte à rendre.’ Alors Dieu dira : ‘Mes serviteurs ont raison.’ Et ils franchiront les portes du paradis…. »

C’est en l’an vingt de l’hégire que cet illustre compagnon rendit son âme à Dieu. Il avait attendu longtemps pour pouvoir rejoindre le bien-aimé Prophète صلى الله عليه و سلم et les compagnons qui l’avaient précédé. Qu’il se réjouisse maintenant de leur compagnie pour l’éternité !

 

Tiré du livre : les compagnons du Prophète صلى الله عليه و سلم (Tome1) Les premiers hommes de l’Islam par Messaoud Abou Oussama.                    

 

29 novembre 2014

Explication du verset 108 de la sourate 6 « Les Bestiaux »

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah عز و جل a dit :

 

« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance. De même, nous avons enjolivé (aux yeux) de chaque communauté sa propre action. Ensuite, c’est vers leur Seigneur que sera leur retour; et Il les informera de ce qu’ils œuvraient. »

 

Ibn Kathir رحمه الله dit dans son tafsir de ce verset: « Dieu interdit à Son Messager et aux croyants d’insulter les divinités des polythéistes même s’il y en a là un certain intérêt de le faire, car il pourrait y arriver une certaine cause de corruption et porter les polythéistes à insulter le Seigneur des croyants.

A cet égard Ibn ‘Abbas رضي الله عنه raconte que les idolâtres auraient dit au Prophète صلى الله عليه و سلم : « O Mohammed, cesse d’insulter nos dieux sinon nous satiriserons ton Seigneur » Dieu, dans ce verset, interdit d’insulter leurs idoles.

 

Ibn Jarir رضي الله عنه rapporte que As Souddy رضي الله عنه a dit: « Lorsque la mort se présenta à Abou Talib, les qoraichites dirent les uns aux autres: « allons rendre visite à cet homme et lui demander d’ordonner à son neveu de ne plus nous attaquer, car nous aurons honte de le tuer après sa mort et alors les arabes diront: « de son vivant il le défendait mais une fois mort ils l’ont tué. »

Abou Sofyan, Abou Jahl, An nadar ibn al Harith, Oumaya et Oubay les deux fils de Khaaf, ‘Ouqba ibn abi Mou’it, Amr ibn al ‘As et Aswad ibn al Boukhtouri envoyèrent un homme appelé Al Mouttaleb pour leur demander l’autorisation d’entrer chez Abou Taleb.

L’homme se rendit chez Abou Talib et lui dit: « les notables de Qoraich demandent l’autorisation de te rendre visite ». L’autorisation accordée, ils entrèrent chez lui et dirent:

« O Abou Taleb, tu es notre cher et maître, Mohammed nous a nui et blasphémé nos divinités. Nous désirons que tu envoie le chercher et de lui interdire de dire du mal de nos divinités ».

Le Prophète صلى الله عليه و سلم arriva chez son oncle qui lui dit : « ces hommes là ne sont que tes concitoyens et cousins »

« que voulez vous » demanda le Prophète.

Ils lui répondirent : « nous désirons que tu nous laisse avec nos divinités pour qu’on te laisse avec ton Dieu ».

Il leur répliqua : « que pensez vous si je réponds à votre demande, me donnerez vous la parole d’accepter une chose, que si vous l’agréez vous dominerez tous les non arabes et ils vous payeront la capitation? »

Abou Jahl lui demanda: « je jure par ton père nous te donneront la parole et dix fois autant. De quoi s’agit-il?  »

Il rétorqua: « dites : il n’y a d’autres divinités digne d’adoration en dehors de Dieu » mais ils refusèrent et manifestèrent leur répugnance.

Abou Talib dit alors : « O mon neveu, demandes leur autre chose car ils redoutent cette attestation »

Et le Prophète صلى الله عليه و سلم de riposter: « O oncle! Je ne leur demande que cette chose là, même s’ils mettent le soleil dans ma main je ne leur demanderai pas autre chose que cette attestation ». Il voulut certes les désespérer.

Ils refusèrent et lui dirent:  » cesse alors d’insulter nos divinités sinon nous t’insulteront ainsi que Celui qui t’ordonne. »

C’est pourquoi Dieu fit descendre ce verset : « (…) car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance (…) »

 

Il est cité dans le sahih que l’envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit :  » maudit est celui qui insulte ses parents » on lui demanda:
« O Envoyé de Dieu, comment un homme peut insulter ses parents? »

Il répondit:
« l’homme insulte le père d’un autre, et celui ci insulte (à son tour) son père et sa mère »

« De même, nous avons enjolivé (aux yeux) de chaque communauté sa propre action », c’est à dire nous avons embelli aux yeux de chaque peuple ses propres actions en le laissant dans son égarement

« Ensuite, c’est vers leur Seigneur que sera leur retour; et Il les informera de ce qu’ils œuvraient. » pour qu’Il leur rétribue ce qu’ils méritent pour prix de leurs œuvres

 

SOURCE: L’interprétation du Coran ; Ibn Kathir رحمه الله ; Vol.2

  

29 novembre 2014

L’histoire de Ibrahim, Isaac, Ismael et Jacob عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici en vidéo, un extrait des “histoires des prophètes” avec l’histoire de Ibrahim عليه سلام, Isaac, Ismael et Jacob عليه سلام raconté par le sheykh Nabi el-Awadi حفظه الله

 Vous avez 3 épisodes divisés chacun en 3 parties :

 

ÉPISODE 1

Les Histoires des Prophètes E07 [Abraham] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E07 [Abraham] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E07 [Abraham] - part 3/3 vost fr

 

ÉPISODE 2

 

Les Histoires des Prophètes E08 [Abraham] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E08 [Abraham] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E08 [Abraham] - part 3/3 vost fr

 

ÉPISODE 3

 

Les Histoires des Prophètes e09 [Abraham, Ismaïl, Isaac, Jacob] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes e09 [Abraham, Ismaïl, Isaac, Jacob] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes e09 [Abraham, Ismaïl, Isaac, Jacob] - part 3/3 vost fr

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29 novembre 2014

Qu’est-ce que le bon comportement en Islam ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Sheikh Muhammad Ibn Sâlih Al-’Uthaymîne رحمه الله

 

 

Le bon comportement [al-Khoulouq] :

C’est la disposition naturelle et le caractère. Et cela est comme l’ont dit les gens de science : l’aspect intérieur de l’homme, car il y a certes deux aspects :

 

Qu’est-ce que le bon comportement en Islam ? dans N- LE COMPORTEMENT MUSULMAN bout%20%283%29 L’aspect extérieur [adh-Dhâhirah] :

C’est la forme de son caractère naturel pour qui Allah a accordé un corps. Cette forme extérieure peut-être soit belle et bonne, ou bien méchante et vile, ou encore ce qu’il y a entre les deux.

 

bout%20%283%29 dans N- LE COMPORTEMENT MUSULMAN L’aspect intérieur [al-Bâtinah] :

C’est la situation de la personne enracinée en elle et dont apparaissent les actes en bien ou en mal sans qu’elle ait besoin de « pensée » et « d’avis ». Et cet aspect aussi peut-être bon, si de lui ressort un bon comportement, et il peut-être vil quand il ressort de lui un mauvais comportement. Et cela se manifeste à travers le comportement. Et certes le comportement est la forme intérieure sur laquelle l’homme est préparé.

 

L’obligation pour le musulman est qu’il adopte dans son comportement les nobles caractères, c’est-à-dire, ce qu’il y a de meilleur. La noblesse de chaque chose est ce qui est bon en chaque chose et ce qui en émane. Sur cela, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit à Mu’âdh رضي الله عنه« Prend garde à leurs meilleurs biens. » [Rapporté par al-Bukhârî et Muslim], et cela, lorsqu’il lui avait été ordonné de prélever la Zakat des gens du Yémen.

 

L’homme se doit donc d’être intérieurement noble, et qu’il aime la noblesse, le courage, la mansuétude et la patience. Qu’il rencontre les gens avec un visage gai, une poitrine ouverte et une âme sereine. Et toutes ces qualités font parties des nobles caractères. Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Le croyant qui a la foi la plus complète est celui qui a le meilleur caractère. » Rapporté par Abû Dâwoud et at-Tirmidhî – authentifié par SHeikh al-Albânî dans « Sahîh al-Djâmi’ – n°1230-1232 »]

 

Il est donc demandé que ce hadîth soit toujours sous l’œil du croyant. Certes l’homme, à partir du moment où il sait qu’il ne sera jamais complet dans sa foi jusqu’à ce qu’il ait un bon comportement, alors ceci l’incitera à adopter le comportement lié aux nobles caractères et aux hauts attributs, tout en délaissant ce qui est abject et léger.

 

Kitâb « Makârim al-Akhlâq » du SHeikh Ibn ‘Uthaymîne رحمه الله, p.9-10 – Edition Dar ul-Wattan Linachir

29 novembre 2014

Les Sunnas négligées pendant Ramadan

 

Par l’imam Muhammad Nasir-Din Al-Albani رحمه الله

 

 بسم الله الرحمن الرحيم


Shaikh Al-Albani رحمه الله
 a dit : « Allah, le Glorifié et le Très-Haut, dit dans le Noble Quran:

« ô vous qui croyez ! On vous a prescrit as-Syam comme on l’a presctit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété.. » [Sourate Al-Baqara : 183]

Ainsi dans ce verset, comme il n’est pas inconnu à ceux qui sont présents, Allah, le Puissant et Majestueux, informe la Umma de Muhammad صلى الله عليه و سلم, par ce verset, qu’Il a fait du jeûne une obligation pour eux, de même qu’Il l’avait rendu obligatoire aux communauté avant nous. C’est une question qui est bien connue de tous les musulmans qui lisent ce verset et comprennent clairement sa signification. Mais ce dont je veux parler est autre chose, une question que très peu de gens remarquent- et c’est la parole d’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin de ce verset:

« …ainsi atteindrez-vous la piété. » 

Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, lorsqu’Il commande Ses serviteurs croyants, ou les obligent à une législation, d’habitude, mentionne seulement l’ordre, sans expliquer la sagesse derrière cela. Ceci parce que la sagesse générale derrière le fait qu’Allah, le Puissant et Majestueux, impose des devoirs à Ses serviteurs est qu’Il doit les évaluer par cela, pour que devienne apparent, ceux qui Lui obéissent et ceux qui Lui désobéissent, le Glorifié et le Très-Haut.

Cependant dans ce verset, Il a mentionné quelque chose qui n’est pas trouvé fréquemment dans le Noble Quran, Il a mentionné la raison de l’ordre du jeûne, par Sa parole :

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

Donc la sagesse derrière la participation au jeûne n’est pas juste qu’ils doivent s’abstenir de bonnes choses agréables et permises, bien que ce soit une obligation sur la personne prenante part au jeûne – mais ce n’est pas la seule chose qui est exigée et visée par le jeûne. Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu Son commandement du jeûne en disant :

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

C’est à dire : la sagesse derrière la prescription du jeûne est que le musulman doit augmenter dans l’obéissance à Allah, le Glorifié et le Très-Haut, le mois de jeûne et devenir plus obéissant qu’il ne l’était avant cela.

 

Aussi le prophète صلى الله عليه و سلم a clairement exposé et clarifié ce point de sagesse divine, par sa parole, comme il est rapporté dans le Sahih d’Al-Bukhari (n°1903), qu’il صلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui n’abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson. »

C’est à dire : Allah, le Puissant et Majestueux, n’a pas destiné et voulu, par l’obligation du jeûne- qui est de se retenir pendant un temps donné, bien connu tous – qu’ils s’abstiennent seulement de manger et de boire. Plutôt ils doivent aussi s’abstenir de ce qu’Allah, le Puissant et Majestueux, leur a interdits en ce qui concerne les péchés et les actes de désobéissance; et parmi cela, le mensonge et sa pratique.

 

Donc le Messager صلى الله عليه و سلم souligne le verset:

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

 

C’est-à-dire que vous devez, comme acte d’adoration pour vous rapprocher d’Allah, le Puissant et Majestueux, en plus de l’abstention de la nourriture et de la boisson, également vous abstenir des actes interdits comme la médisance, rapporter des histoires pour causer du mal aux gens, le faux témoignage, le mensonge, et d’autres parmi ces manières interdites dont nous sommes tous conscients.

 


Donc, il est obligatoire que tous les musulmans soient conscients que les actions qui rompent le jeûne, ne sont pas seulement les actes physiques, qui sont de notoriété publique, comme manger, boire et avoir des relations sexuelles. Le jeûne ne consiste pas seulement à ce que vous vous absteniez de cela. Donc certains savants distinguent et divisent ces choses qui rompent le jeûne en deux catégories et c’est ce que je vise par mon allocution, en ce temps béni, si Allah le veut.

Il est particulièrement important que ceux qui font des sermons avertissent les gens pendant Ramadan, quand ils parlent de ces choses qui rompent le jeûne, alors ils parlent seulement des choses matérielles, que nous venons de mentionner – la nourriture, la boisson et les relations sexuelles. Mais ce qu’ils devraient faire, en tant que conseillers sincères et personnes qui délivrent le rappel aux musulmans, c’est de se concentrer sur la deuxième catégorie de choses qui rompent le jeûne. Ceci, parce que les gens se sont habitués à penser que le jeûne consiste juste à s’abstenir de la première catégorie, s’abstenir des choses matérielles. Mais il y a une autre catégorie de choses, qui rompent le jeûne, que nous pouvons appeler les choses immatérielles qui rompent le jeûne.

Donc vous venez d’entendre sa parole صلى الله عليه و سلم:

« Quiconque n’abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson. »



Donc toute personne qui jeûne doit s’examiner et voir : s’abstient-il seulement des choses matérielles, ou s’abstient-il aussi de ces choses immatérielles ? C’est à dire : a-t-il de bonnes manières et un bon comportement quand vient le mois béni de Ramadan ? Si c’est le cas, il a accompli la parole d’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin du verset:

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

Mais quant à celui qui se limite dans son jeûne au seul refus de nourriture et de boisson, mais qui continue et persiste dans les mauvaises manières sur lesquelles il était précédemment, avant Ramadan, alors ce n’est pas le jeûne désiré et exigé par la sagesse derrière la législation de ce noble mois, que notre Seigneur, le Puissant et Majestueux indique dans Sa parole :

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

C’est pourquoi nous conseillons et rappelons à nos frères musulmans qu’ils doivent se rappeler cette autre catégorie de choses, celles qui sont immatérielles, qui rompent le jeûne. Et c’est quelque chose dont les prêcheurs, et ceux qui cherchent à diriger les gens vers la voie correcte, parlent rarement, sans parler des gens de la masse, qui ne sont pas conscients de cette catégorie de choses qui rompent le jeûne, c’est-à-dire les choses immatérielles.

C’est ce que j’ai voulu rappeler à nos frères qui sont présents dans cette assise bénie, incheAllah, pour que cela puisse être une cause de leur augmentation dans les actes d’adoration, en cherchant à se rapprocher d’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, en ce mois béni, le mois du jeûne, qui est tel que nous espérons qu’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, nous guidera et nous accordera le succès d’accomplir le droit dû à ce mois béni. (Et ce droit) est que nous nous abstenions des choses matérielles et immatérielles qui rompent le jeûne.

En outre, j’espère que vous prêterez attention à quelques questions, qui ont été négligées par une majorité des musulmans de la masse, sans parler de ceux qui ont cette connaissance.

 

Il y a un hadith qui est très souvent négligé en raison d’un autre hadith, parce que la majorité des gens est incapable de concilier leur pratique et application. Ce hadith est sa parole صلى الله عليه و سلم :

« Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu’ils s’empresseront de se rompre le jeûne et retarderont le repas de l’aube. »

Donc, ici deux choses ont été mentionnées et sont négligées par la plupart des gens et elles sont : l’empressement de la rupture du jeûne et le retardement du repas de l’aube (Sahur).

Quant à la négligence de la première question, qui est de se presser pour rompre le jeûne, d’après certaines personnes il contredit autre hadith, qui est sa parole  :

« Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu’ils s’empresseront de prier la prière du Maghrib. » 


Ainsi, ici nous avons deux commandements, nous presser dans les deux cas. Donc il apparaît à certaines personnes que nous ne pouvons pas nous empresser d’exécuter les deux ensemble.

Mais concilier le commandement de se presser pour rompre le jeûne et le commandement de se presser pour prier la prière du Maghrib, est une chose très facile. Et c’est quelque chose que notre prophète صلى الله عليه و سلم nous a fait comprendre par son action et sa pratique. Il صلى الله عليه و سلم avait l’habitude de rompre le jeûne avec trois dattes. Il mangeait trois dattes. Puis il priait la prière du Maghrib, puis il mangeait de nouveau s’il trouvait qu’il avait besoin de manger le repas du soir.

 

Mais aujourd’hui nous tombons dans deux infractions :

Premièrement nous retardons l’Adhan de son temps légiféré. Alors, après ce retard vient un autre retard, qui est que nous nous asseyons pour un repas – à part quelques personnes qui sont ardents et prient la prière du Maghrib à la mosquée. Mais la majorité des gens attendent d’entendre l’Adhan, et ensuite s’assoient pour manger comme s’ils dînaient, ou prenaient leur repas du soir, et pas seulement rompre leur jeûne.

Ainsi l’Adhan de nos jours – dans la plupart des pays d’Islam, est malheureusement je dois le dire, et pas seulement en Jordanie, et je l’ai su après une enquête, dans la plupart des pays d’Islam – l’Adan du Maghrib est fait après le temps qui est le sien. Et la raison est que nous avons abandonné l’attachement et l’application des lois islamiques, et au lieu de cela nous en sommes venus à dépendre des calculs astronomiques. Nous dépendons du calendrier.

Mais ces calendriers sont basés sur les calculs astronomiques qui considèrent la terre comme étant une simple étendue plate. Donc ils donnent un temps pour cette étendue plate, tandis qu’en réalité la terre, en particulier la nôtre, varie, elle varie entre les dépressions des vallées et l’élévation des montagnes. Donc, il n’est pas correct qu’un temps simple soit donné, couvrant le rivage, les plaines et les montagnes. Non, chaque partie de la terre a son propre temps. Donc quiconque est capable dans son domicile, sa ville ou village, de voir le coucher du soleil de ses propre yeux, quelle que soit l’heure indiquée, alors (ce qu’il faut) c’est l’empressement que l’on nous a commandés dans sa parole, que nous avons mentionnée :

« Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu’ils s’empresseront de rompre le jeûne. »
Donc le prophète صلى الله عليه و سلم
 s’attachait à appliquer cette Sunna en l’apprenant et en la mettant en pratique.

Quant à son enseignement, il صلى الله عليه و سلم a dit, dans le hadith rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih (n°1954) :

« Si la nuit tombe de ce côté, et il a indiqué vers l’est, et le jour disparaît d’ici, et il a indiqué vers l’ouest, et que le soleil se couche, alors le jeûneur rompt son jeûne. » 

Que veut dire « le jeûneur rompt son jeûne » ? Cela signifie qu’il est entré sous l’ordre, qu’il doit rompre son jeûne. Vient alors l’ordre précédent où le messager صلى الله عليه و سلم
 a encouragé l’empressement de la rupture du jeûne et le messager صلى الله عليه و سلم s’employait à appliquer cela, même quand il était en voyage.

 

Donc il est rapporté dans le Sahih d’Al-Bukhari (n°1955) que le prophète صلى الله عليه و سلم a ordonné à un de ses compagnons de préparer l’Iftar. Il a alors répondu : « ô messager d’Allah, c’est toujours jour devant nous. » C’est à dire : la lumière du soleil, bien qu’il soit couché, sa lumière était toujours claire à l’ouest. Le messager صلى الله عليه و سلم n’a pas répondu à ce qu’il a dit, plutôt il lui a souligné, de nouveau, l’ordre de préparer l’Iftar. Puis le narrateur du hadith a dit : « On pouvait voir la lumière du jour devant nous » C’est à dire : la lumière du jour, la lumière du soleil, Quand nous avons rompu notre jeûne. Il dit : « si l’un d’entre nous était monté sur son chameau il aurait vu le soleil. » Vu d’ici, le soleil était couché et le messager صلى الله عليه و سلم a ordonné à un des compagnons de préparer l’Iftar – Pourquoi ? Pour s’empresser vers le bien. « Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu’ils s’empresseront de rompre le jeûne. »

Ainsi l’important est que nous remarquons que l’Iftar, qui est légiféré pour être fait rapidement, doit être fait avec quelques dattes. Puis nous devons nous empresser d’exécuter la prière. Seulement après cela, les gens peuvent s’asseoir et manger comme ils ont besoin.

 

C’est la première question, que j’ai voulu vous rappeler, qui est comment concilier les deux choses que le prophète صلى الله عليه و سلم nous a commandé de nous empresser d’exécuter. Le premier étant l’ordre de se presser pour rompre le jeûne et le second étant l’ordre de se presser pour exécuter la prière du Maghrib. Donc l’Iftar doit être fait avec quelques dattes, comme rapporté dans la Sunna et si les dattes ne sont pas disponibles, alors avec quelques gorgées d’eau. Puis on doit prier la prière en commun dans la mosquée. (le sheikh s adresse a des hommes)

L’autre question que je veux vous rappeler est ce qui apparaît dans hadith précédent : « Et retarderont le repas de l’aube ». C’est à dire : ce qui est exigé ici, est l’opposé du cas de l’Iftar. Donc il صلى الله عليه و سلم nous a commandé de nous empresser de faire l’Iftar. Quant au Sahur, il doit être retardé. Mais ce qui arrive aujourd’hui est totalement contraire à cela, puisque beaucoup de personnes mangent leur Sahur peut-être une heure avant l’apparition du Fajr. Cela ne convient pas. C’est contraire à la Sunna indiquée par la parole du prophète صلى الله عليه و سلم et par sa pratique. Ainsi, les compagnons du prophète صلى الله عليه و سلم s’employaient à laisser le Sahur si tard, que l’un d’entre eux entendait presque l’Adhan et il mangeait toujours parce qu’il avait retardé le Sahur.

 

En effet il y a hadith authentique rapporté du prophète صلى الله عليه و سلم qui montre la facilité permise par l’islam, et qui doit être compté comme un des principes de l’islam, dont les musulmans sont fiers, particulièrement en ce qui concerne la question du jeûne. Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu le verset concernant le jeûne avec Sa parole:

« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas la difficulté pour vous. »

Ainsi la facilité est dans sa parole  :

« Si l’un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. » 

« Si un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main », le récipient contenant la nourriture, que ce soit du lait, de la boisson, de l’eau, tout ce qu’une personne peut prendre comme Sahur et il entend l’Adhan, alors il ne doit pas dire : « Maintenant la nourriture est interdite car on entend l’Adhan », pour la personne qui en a eu assez, il ne lui est pas permis d’en avoir encore, que ce soit une boisson, ou un fruit, quand il s’est repu de ce qu’il mangeait.

Mais quant à celui qui entend l’Adhan et qui n’a pas encore pris ce de dont il a besoin comme nourriture et boisson, alors le messager صلى الله عليه و سلم l’a rendu licite pour lui. Donc il a clairement dit, en langue arabe claire et éloquente

« Si l’un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. » 

Et ce qui est signifié ici par l’appel est le deuxième appel, le second Adhan. Ce n’est pas le premier Adhan, qu’ils appellent à tort l’Adhan de l’abstention (Imsak). Nous devons savoir qu’il n’y a aucune base pour appeler le premier Adhan l’Adhan de l’abstention (imsak).

Le second Adhan est le moment où nous devons nous abstenir et ceci est clairement exposé dans le Quran, lorsqu’Allah, le Puissant et Majestueux, dit :

« mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour vous, le fil blanc de l’aube, du fil noir de la nuit. » [sourate Al-Baqara :187]

Donc le repas devient interdit au début du temps de la prière du Fajr. Il n’y a aucune séparation entre ces deux choses. Il y a aucune abstention de nourriture et de boisson un quart d’heure, ou moins que cela, ou plus que cela, avant le début du temps de la prière du Fajr. Pas du tout.

Parce que la prière est due quand la vraie aube apparaît, et la nourriture devient interdite pour la personne qui jeûne quand la vraie aube apparaît. Ainsi il n’y a aucune séparation entre ces deux questions.

C’est pourquoi il apparaît dans le hadith authentifié par Al-Bukhari et Muslim, le hadith de ‘Abdullah Ibn ‘Umar Ibn Al-Khattab رضي الله عنه, que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Que ne vous trompe point l’Adhan de Bilal… » c’est à dire, le premier Adhan« … parce qu’il fait l’Adhan pour éveiller la personne qui dort et pour que la personne qui veut manger le repas de l’aube puisse le faire. Mangez donc et buvez jusqu’à ce qu’Ibn Oumm Maktoum fasse l’Adhan. » 

Ibn Oumm Maktoum, dont le prénom était ‘Amr, était un aveugle et il était celui pour qui la Parole d’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, est descendu :

« Il s’est renfrogné et il s’est détourné, parce que l’aveugle est venu à lui »

Donc il avait l’habitude de faire le second Adhan, l’Adhan qui signifie que le repas devient interdit et qu’il est maintenant temps pour la prière du Fajr.

Comment faisait-il l’Adhan alors qu’il était aveugle ? C’est une question, qui arrive naturellement à l’esprit de certaines personnes. ‘Amr Ibn Oumm Maktoum avait l’habitude de monter sur le toit de la mosquée, mais il ne pouvait pas voir l’aube, donc il attendait jusqu’à ce que quelqu’un passant par là ne voit l’aube. Ainsi quand quelqu’un voyait que l’aube apparaissait et s’étendait à travers l’horizon, il lui disait : « C’est le matin. C’est le matin. » Alors il faisait l’Adhan.

Donc vous remarquerez ici que l’Adhan de ‘Amr ibn Oumm Maktoum était après que le Fajr n’apparaisse et soit vu par les gens alors qu’ils marchaient dans les rues. Ainsi quand on lui disait « C’est le matin. C’est le matin » il faisait l’Adhan.

Donc, il y a une certaine latitude dans la question, puisque le muadhdhin retarde l’Adhan jusqu’à ce qu’il entende les gens dire « C’est le matin, c’est le matin. » Et le messager Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

« Si l’un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. »

Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, a vraiment parlé quand Il a dit à la fin des versets liés au jeûne:

« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas pour vous la difficulté. » 

« … afin que vous complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants. » 

C’est pourquoi le Fiqh qui doit être critiqué et qui court contrairement à la Sunna, est qu’une personne dise : « si quelqu’un entend l’Adhan et a de la nourriture dans sa bouche, alors il doit la cracher. » Ceci est au-delà de la sévérité et dépasse (ghuluww) les limites de la religion et le Seigneur de toute la création nous a avertis et nous a rappelé, dans Son Livre et dans la Sunna de Son prophète صلى الله عليه و سلم
 que nous ne devons pas dépasser les limites fixées dans notre religion. Donc Il a dit, dans le Noble Quran:

« ô Gens du Livre ! N’exagérez pas les limites dans votre religion et ne dites sur Allah que la vérité. » [sourate An nisa :171]

Et notre messager صلى الله عليه و سلم nous a dit :

« Prenez garde (du ghuluww) à l’excès des limites dans la Religion. Parce que ceux qui sont venus avant vous ont été détruits par leur excès dans les limites de leur religion. »

Ainsi le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم nous a précisé qu’il y a une latitude et une marge de facilité dans le fait qu’une personne prenne le sahur, dans la mesure de ce qu’il a dit :

« Si l’un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. »

Donc c’est une opposition à Allah et au messager, qu’une personne dise que celui qui entend l’Adhan alors qu’il a de la nourriture dans sa bouche doit la cracher par terre. Ce n’est pas la Sunna. Plutôt c’est contraire à la Sunna et c’est contraire à l’ordre clair du messager صلى الله عليه و سلم.

Et j’ai été questionné plusieurs fois, donc je ne laisserai pas le besoin d’une telle question, mais plutôt je vous précéderai dans (la réponse) en cela, en déclarant que ce hadith se trouve dans certains des livres les plus célèbres de la Sunna. Comme les Sunan d’Abû Dawud et c’est le troisième livre des six livres bien connus. Le premier étant Sahih Al-Bukhari, le second étant Sahih Muslim et le troisième étant les Sunan d’Abû Dawud.

Ce hadith se trouve dedans, et il est aussi rapporté par Abû ‘Abdillah Al-Hakim dans son Mustadrak, et il est aussi rapporté par l’imam de la Sunna, l’imam Ahmad Ibn Hanbal, رحمه الله, dans son livre excellent connu comme le Musnad de l’imam Ahmad.

Donc le hadith n’est pas un hadith étrange, plutôt c’est hadith bien connu et il a été rapporté par les imams de la Sunna dans les premiers temps et avec une chaîne de narration authentique.

Ainsi je dis, pour conclure cette allocution, car peut-être certains d’entre vous ont des questions, auxquelles nous répondrons, insha Allah, donc je le conclurai avec sa parole صلى الله عليه و سلم

« Allah aime qu’on prenne Ses faveurs, de même qu’Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et dans une narration, « de même qu’Il déteste qu’on Lui désobéisse. » 

Ainsi il y a deux narrations,

« Allah aime qu’on prenne Ses faveurs de même qu’Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et la deuxième narration est, « comme Il déteste qu’on Lui désobéisse. »

Donc le musulman ne doit pas pratiquer la fausse piété et s’abstenir (en conséquence) d’obéir au prophète صلى الله عليه و سلم sur ce qu’il nous a encouragés et ce qu’il a clarifié pour nous.

Et ce qui a été dit est suffisant et la louange est à Allah, le Seigneur de toute la création. »

 

Source : Silsilah Al-Huda wa-Nur, Cassette n°590

29 novembre 2014

Les bienfaits du verset du Trône

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah عز و جل dit :

 

« Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même « Al-Qayyoûm ». Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône « Kursî », déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. » [S 2 v 255]

 

 

Le verset du trône revêt une grande importance. En effet, d’après un hadîth authentique, le Messager صلى الله عليه و سلم dit qu’il est le meilleur verset du Livre d’Allah. [...]

 

D’après ‘Oubay Ibn Ka’ab رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم l’interrogea à propos du verset le plus important du livre d’Allah et il répondit : « Allah et Son Messager le savent mieux ».

Et puis le Prophète صلى الله عليه و سلم lui répéta la même question et ‘Oubay finit par dire : « C’est le verset du trône ».

Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui dit alors : « Que l’acquisition de la science te soit facile ô Aba Moudhir. Au nom de Celui qui tient mon âme en Sa main, il (le verset) possède une langue et deux lèvres qui glorifient le Roi au pied du Trône » [Rapporté par Muslim] [Kitâb « Tafsîr al-Qor'ân al-'Adhîm » de Ibn Kathîr, 2/399] 

 

Abû Hurayra رضي الله عنه a dit :

« Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a confié la garde de la Zakat du ramadhân. Et puis quelqu’un vint prélever des denrées et je l’ai saisi et lui ai dit : je t’emmènerai au messager d’Allah صلى الله عليه و سلم.

Il me dit : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ».

Je l’ai relaxé.

Au matin, je me suis rendu auprès du Prophète صلى الله عليه و سلم et lui ai dit : « Il a évoqué une grande nécessité et une famille [nombreuse]. C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » 

« La vérité est, dit le Prophète, qu’il vous a menti et il reviendra. » 

C’est alors que j’ai su qu’il retournerait puisque le Prophète صلى الله عليه و سلم l’a prédit. Je l’ai guetté et il revint prélever de la nourriture. Je l’ai saisi et lui ai dit : je te présenterai au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم.

Il dit alors : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ».

Je l’ai relaxé.

Au matin je me suis rendu auprès du Prophète صلى الله عليه و سلم et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ? 

– Je lui dis, ô Messager d’Allah ! Il a évoqué le besoin et une famille [nombreuse]. C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » 

La vérité est qu’il vous a menti et il reviendra, dit le Prophète صلى الله عليه و سلم.

Je l’ai guetté pour la troisième fois et il revint prélever de la nourriture. Je l’ai saisi et lui ai dit, je t’emmènerai au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم car c’est la troisième fois que tu prétends que tu ne reviens pas mais tu l’as fait.

Il dit : « Laisse-moi t’apprendre des mots qui te seront utiles. »

– « Lesquels, lui ai-je dit ? »

- « quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône :« Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » Jusqu’à la fin du verset. Si tu le fais Allah t’affectera un gardien, et Satan ne s’approchera pas de toi jusqu’au matin. « Je l’ai relaxé. Et puis, au matin, je me suis rendu auprès du messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ? 

– Je lui ai dit : « Il a prétendu m’avoir appris des mots dont Allah me fera profiter… »

– « Quels sont ces mots ? » 

– « Il m’a dit : quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône depuis le début jusqu’à ce que tu le termines : « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le vivant, le Substituant »

Et il m’a dit qu’Allah m’affecterait un gardien et que Satan ne s’approcherait pas de moi jusqu’au matin ».

– Les gens (de l’époque) étaient les plus soucieux d’apprendre tout ce qui était un bien.

Le Prophèteصلى الله عليه و سلم a dit : « En réalité, il vous a dit la vérité, même s’il est un menteur. Tu sais à qui tu as affaire depuis trois nuits ? » 

– « Non »

– « C’est Satan »  [Rapporté par al-Bukhârî dans son Sahîh]

 

Abû Hurayra a rapporté que l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

« Dans la sourate « La Vache », il y a un verset qui est le Chef des Versets du Coran, il n’est pas récité dans une maison sans que le démon ne la quitte. » [Rapporté par Al-Hâkim]

29 novembre 2014

La concentration dans la prière

 

ibn Qayyim Al-Jawziyyah رحمه الله

 

 بسم الله الرحمن الرحيم


 

La concentration dans la prière présente trois étapes :

gifs fleches pour webmaster L’attention que le serviteur porte à son cœur en le protégeant et le soignant des maladies des passions, des insufflations sataniques et autres pensées qui peuvent annuler la récompense de la prière ou la diminuer.

gifs fleches pour webmaster L’attention qu’il porte à Allah dont il sait qu’Il le surveille. Il L’adorera ainsi comme s’il Le voyait.

gifs fleches pour webmaster L’attention qu’il porte aux sens des paroles d’Allah, aux détails de leur signification et à la soumission à Allah par la prière, de façon à leur donner leur dû en termes de recueillement, de quiétude et autres.

En complétant ces trois étapes, le fidèle aura alors parfaitement accompli sa prière, et l’attention qu’Allah lui portera sera proportionnelle à sa concentration. 

Lorsque le fidèle se met debout pour prier, toute son attention sera portée sur la souveraineté absolue d’Allah et Son immensité. Le fidèle ne s’orientera donc ni à droite, ni à gauche.

 

Lorsqu’il prononce le Takbîr, toute son attention sera portée sur la grandeur d’Allah, Sa Majesté et Son immensité.

 

Lorsqu’il prononce la formule d’ouverture de la prière, il accordera toute son attention à la glorification d’Allah, Son éloge et celle des lumières éclatantes de Son visage, à exempter Allah de tout ce qui ne Lui sied pas, et à Le louer pour Ses attributs et Sa perfection.

 

Lorsqu’il cherche la protection d’Allah contre Satan le maudit, son attention sera portée sur le fait qu’il vient chercher refuge auprès du soutien inébranlable d’Allah, de Son pouvoir, du secours qu’Il porte à Son serviteur, de la protection qu’Il lui accorde, et de sa défense contre son ennemi.

 

Lorsqu’il récite les paroles d’Allah, son attention portera sur la connaissance d’Allah au travers de Ses paroles, comme s’il Le voyait et L’observait par le biais de Ses paroles, comme l’a affirmé un pieux prédécesseur : « Allah S’est manifesté à Ses serviteurs par le biais de Ses paroles. » A ce sujet, les gens se divisent en plusieurs catégories, chacun percevant et ressentant les versets d’Allah d’une manière différente. Ainsi, lors de la lecture du Coran en prière, certains sont parfaitement lucides, d’autres borgnes, d’autres aveugles, d’autres sourds, d’autres myopes, etc. En récitant le Coran, le fidèle doit donc être attentif à méditer sur Allah, Ses attributs, Ses actes, Ses ordres, Ses interdits, Ses lois et Ses noms.

 

Lorsqu’il s’incline, son attention portera sur l’immensité d’Allah, Sa Majesté, Sa puissance et Sa grandeur. C’est pour cela qu’il est institué de dire lorsqu’on est incliné : « Gloire à mon Seigneur l’immense. »

 

Lorsqu’il se relève de l’inclinaison, son attention sera portée sur la louange d’Allah, Son éloge, Sa glorification, Son adoration, et sur le fait qu’Il est Le seul à faire don ou à priver autrui.

 

Lorsqu’il se prosterne, il portera son attention sur la proximité d’Allah, Son rapprochement, la soumission et l’humilité envers Lui, la nécessité que l’on éprouve à Son égard, la faiblesse du serviteur, son humilité face à Allah et Sa supplication.

 

Quand il relève la tête après la prosternation, il s’agenouille ainsi, et son attention portera sur la richesse d’Allah, Sa générosité et Sa largesse pour lesquelles le serviteur éprouve un profond besoin. Il suppliera alors Allah en faisant preuve d’humilité, pour qu’Il lui pardonne, lui fasse miséricorde, le protège, le guide et lui accorde sa subsistance.

 

Lorsqu’il s’assoit pour accomplir le Tachahhud, il se retrouve dans une situation différente, et son attention sera sollicitée de façon autre, qui ressemble à la situation du pèlerin lors du Tawâf d’Adieu. En effet, son cœur sent qu’il va bientôt quitter l’entretien qu’il a avec son Seigneur pour se consacrer aux choses de ce bas monde, aux soucis et aux occupations dont il s’est détaché pour adorer son Seigneur. Or, avant la prière, son cœur était en proie aux tortures et aux douleurs causées par tous ces soucis. En entrant en prière, le cœur a ressenti l’esprit de la proximité divine, et goûté aux délices procurés par l’entretien qu’il a avec Allah. Lorsque la prière touche à sa fin, le cœur sent qu’il va retourner aux soucis d’ici-bas, il est donc affligé à l’idée de conclure la prière et de la quitter, en disant : « Si seulement cette prière pouvait se prolonger jusqu’au jour où je rencontrerai Allah. » En effet, le cœur sait qu’il va quitter le dialogue initié avec Celui dont l’entretien n’engendre que bonheur, pour s’entretenir de choses qui ne procurent que douleur, souci, accablement et amertume. Cependant, n’éprouvera ces deux sentiments qu’un cœur vivant, rempli du rappel d’Allah, de Son amour et de Sa compagnie. [Un cœur] qui sait que dialoguer avec des créatures, les voir et les fréquenter n’engendre le plus souvent que douleur, amertume, oppression de la poitrine, obscurité du cœur, bonnes actions manquées, accumulation de péchés et déconcentration de l’esprit qui ne pourra plus s’entretenir avec Allah comme il se doit.

29 novembre 2014

La première obligation pour la création

 

بسم الله الرحمن الرحيم


Sheykh Ibn Otheymine رحمه الله

 


La première obligation pour la création est la première chose pour laquelle elle est appelée. Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a expliqué à Mu’aadh ibn Jabal رضي الله عنه, lorsqu’il l’a envoyé au Yémen, et lui a dit:
« En effet tu va aller chez les Gens du Livre, donc la première chose à laquelle tu dois les appeler est l’attestation qu’il n’y a pas de dieu (digne d’être adoré) excepté Allah, et que Muhammad est le messager d’Allah… » [Transmis par l'Imam al-Bukhari - Le Livre de la Zakaah, Numéros 1458, 1496; et l'Imam Muslim - Le Livre de l'Imaan, Numéro 29, 30, 31]

 

Donc ceci est la première obligation pour le serviteur (d’Allah), qu’il distingue Allah (seul dans l’adoration), et qu’il atteste que Son Messager صلى الله عليه و سلم est venu avec le message (de l’Islam).

 

Et en distinguant Allah عز و جل (seul dans l’adoration), et en attestant que son Messager est venu avec le message (de l’Islam), (la personne) réalise la pureté de l’intention et l’adhérence (aux enseignements du messager), qui sont toutes les deux des conditions de l’acceptation de toutes les formes d’adoration.

Donc ceci est la première obligation pour le serviteur (d’Allah), qu’il distingue Allah (seul dans l’adoration), et qu’il témoigne que (tous) Ses messagers ليه سلام sont venus avec le (même) message.

Ainsi l’attestation qu’il n’y a pas de dieu excepté Allah (seul) contient le tawhid (distinction d’Allah seul dans l’adoration) entièrement.

Sheykh Ibn Otheymine رحمه الله 
Fiqh al-’Ibaadaat – Question 4, Page 18

 

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