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Le Message Islam
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1 décembre 2014

Biographie de Ibnu l-Qayyim رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Il est l’Imam, le gardien des hadiths , le Savant du tafsir (exégèse coranique), de l’ousoul (fondements de la jurisprudence et de la loi) et du Fiqh (jurisprudence), Abu ‘Abdullah Shamsud-Din Muhammad Ibn Abi Bakr – plus connu sous le nom de Ibn Qayyim al-Jawziyyah (ou Ibnul-Qayyim).

 

 

Sa naissance et son éducation

 

 

Il est né au sein d’une famille noble et savante, le septième jour de Safar en 691H (1291) dans le village de Zar’, près de Damas en Syrie. Dès son plus jeune âge il s’est mis à acquérir le savoir des sciences islamiques des savants de son époque. Décrivant sa soif de connaissance, al-Hafidh Ibn Rajab a dit dans Dhayl Tabaqatul-Hanabilah (4/449) :  » Il avait un amour intense pour le savoir et les livres, les publications et les écrits. » De même, Ibn Kathir a dit dans al-Bidayah wan-Nihayah (14/235) : « Il acquit de ces livres ce que d’autres n’ont pu acquérir, et il développa une grande compréhension des livres des Salafs (Pieux Prédecesseurs) et des khalafs (venus après les Salafs). »

 

 

Ses professeurs et shaikhs

 

 

On trouve parmi eux Shihab an-Nablusi et Qadi Taqiyud-Din Ibn Sulayman, chez lesquels il a étudié la science du hadith ; Shaikh Safiyyud-Din al-Hindi et Shaikh Isma’il Ibn Muhammad al-Harani, chez qui il a étudié le fiqh et l’usul ; et aussi son père, chez lequel il appris les fara’id (lois de l’héritage). Cependant, le plus notable de ses Shaikhs était Shaikhul-Islam Ibn Taymiyyah, il l’a accompagné et a étudié avec lui pendant 16 ans. Al-Hafidh Ibn Kathir a dit dans al-Bidayah wan-Nihayah (14/234) : « Il a atteint un haut niveau dans plusieurs domaines du savoir, particulièrement dans le savoir du tafsir, du hadith et de l’usul. Lorsque Shaikh Taqiyyud-Din Ibn Taymiyyah est retourné d’Egypte en 712H, il est resté avec le shaikh jusqu’à sa mort ; ayant appris une grande part de savoir de lui en plus de la science qu’il s’était occupé d’acquérir. Il est donc devenu un Savant unique dans plusieurs domaines du savoir. »

 

 

Son comportement et son adoration

 

 

Plusieurs de ses étudiants et contemporains ont témoigné de son excellent caractère et de son comportement dans l’adoration. Al-Hafidh Ibn Rajab a dit à son sujet dans Dhayl Tabaqatul-Hanabilah (4/450) : « Il رحمه الله était constant dans l’adoration et dans le tahajjud (prière de nuit), atteignant les limites en allongeant sa Prière et sa dévotion. Il était constamment en état de dhikr (rappel d’Allah) et éprouvait un amour intense envers Allah. Il aimait profondément se tourner vers Allah dans le repentir, en s’humiliant devant Lui avec un grand sens de la modestie et d’impuissance. Il se jetait aux portes de l’obéissance divine et de la servitude. En fait, je n’ai pas vu pareil que lui en ce qui concerne cela. »
Ibn Kathir رحمه الله
 a dit dans al-Bidayah (14/234) : »Il était constant dans l’imploration et l’appel de son Seigneur. Il récitait bien et avait de bonnes manières. Il avait beaucoup d’amour et n’entretenait aucune envie ou méchanceté envers personne, ni il ne cherchait à nuire ou à trouver des défauts aux gens. J’étais un de ceux qui était le plus souvent en sa compagnie et un de ceux qu’il aimait le plus. Je ne connais personne en ce monde aujourd’hui, qui soit meilleur adorateur que lui. Sa prière était souvent très longue, prolongée de rukou’ et soujoud (prosternations). Ses collègues le critiquaient pour cela, mais il n’a jamais répondu (à leurs critiques) et n’a jamais abandonné cette pratique. Qu’Allah le couvre de Sa Miséricorde. »

 

 

Ses étudiants et ses travaux 

 

 

On trouve parmi ses étudiants les plus éminents : Ibn Kathir (mort en 774H-1372), adh-Dhahabi (mort en 748H-1347), Ibn Rajab (mort en 751H-1350) et Ibn ‘Abdul-Hadi (mort en 744H-1343), ainsi que deux de ses fils, Ibrahim et Sharafud-Din ‘Abdullah. L’Imam Ibnul-Qayyim رحمه الله fut l’auteur de plus de soixante travaux. Ses livres et écrits sont caractérisés par ses discours touchants destinés au cœur et à l’âme, ainsi que par leur exactitude, leur précision, la force des arguments et la profondeur de la recherche. Ses écrits incluent : l’Iamul-Muwaqi’in, Turuqul-Hukmiyyah, Ighathatul-Lahfan, Tuhfatul-Mawlud, Ahkam Ahlul-Dhimmah et al-Farousiyyah, tous dans le domaine du fiqh et de l’ousoul. En matière de hadith et de sirah (biographie) on peut trouver : Tahdhib Sunan Abi Dawoud, al-Manarul-MunifZadul-Ma’ad. Dans le domaine de la ‘aquidah (croyances) : Ijtima’ al-Juyyoushul-lslamiyyah, as-Sawa’iqul-Mursalah, Shifa‘ul-’Aleel, Hadyal-Arwah, al-Kafiyatush-Shafiyah et Kitabur-Rooh. Dans le domaine de l’akhlaq (morale) et tazkiyah (purification)  : Madarijus-Salikin (un commentaire de Manazilus-Sa’irin), ad-Da’ wad-Dawa’ : al-Jawabul-Kafi, al-Wabilus-Sayyib, al-Fawa‘id, Risalatut-Taboukiyyah, et ‘Uddatus-Sabirin. D’autres livres comprennent : at-Tibyan fi Aqsamil-Qur‘an, Bada‘i’ul-Fawa‘id, Jala‘ul-Afham et Miftah Darus-Sa’adah. et

 

 

Paroles des savants a son sujet

 

 

Des hommages sur sa compréhension du savoir et sa ferme adhérence à la voie des Salafs ont été donnés par un nombre de Savants  ; avec parmi eux :

gifs puces bullets  Al-Hafidh Ibn Rajab, qui a dit dans Dhayl Tabaqatul-Hanabilah (4/448) : « Il avait une grande connaissance du tafsir et de ousoulud-din (fondements de la Religion), ayant atteint le plus haut degré dans ces deux domaines. De même dans le domaine du hadith, en ce qui concerne la compréhension de leurs sens, leurs subtilités et en déduire des règles. Egalement, en matière de fiqh et ses ousoul (principes), ainsi que la langue arabe. Il a rendu un grand service à ses sciences. Il était aussi bien instruit au sujet du kalam (discours et rhétorique des innovateurs), qu’au sujet des subtilités et des détails que l’on trouve dans les paroles des gens du tasawwuf (soufisme).  »

gifs puces bullets  Al-Haafidh Ibn Hajar, qui a dit à son sujet dans ad-Durarul-Kaaminah (4/21) : « Il possédait aussi bien un esprit courageux qu’un savoir complet et extrêmement étendu. Il avait une profonde connaissance concernant les divergences d’opinions des Savants et concernant les voies des Salafs. » 
Ibn Hajar رحمه الله
  a aussi dit, dans son éloge de ar-Raddul-Waafir (p.68) :  » Et si chaykh ibn taymiyya n’avait aucune vertu sauf son célèbre étudiant, Shaykh Shamsud-Deen Ibnul-Qayyim al-Jawziyyah -l’auteur de plusieurs travaux, dont autant ses opposants que ses partisans ont profité – alors cela serait une indication suffisante de sa (de Ibn Taymiyyah) grande position. »

gifs puces bullets  Ibn Naasir ad-Dimishqee a dit à son sujet dans ar-Raddul-Waafir (p. 68) : « Il a la science des sciences (islamiques), particulièrement la science du tafsir et de l’ousoul. Il a aussi dit : Aboo Bakr Muhammad Ibnul-Muhib a dit, tel qu’il est écrit dans sa lettre : J’ai dis devant notre Shaykh al-Mizzee : Ibnul-Qayyim est-il au même niveau que Ibn Khuzaymah ? Il répondit : Il est à cette époque, ce que Ibn Khuzaymah était à son époque. »

gifs puces bullets  As-Suyootee a dit dans Baghiyyatul-Wi’aat (1/62) : « Ses livres n’avaient pas d’égal et il a fait des efforts et a traversé la voie des grands Imams dans le [domaine du] tafsir, hadith, ousoul (fondements), furou’ (branches) et la langue Arabe. »

gifs puces bullets  Mullaa ‘Alee al-Qaaree, qui a dit dans al-Mirqat (8/251) : « Ce sera clair pour quiconque désire lire l’explication de Manaazilus-Saa‘ireen, qu’ils [i.e. Ibn Taymiyyah et Ibnul-Qayyim] font partie des kibar (les plus grands) de Ahlus-Sunnah wal-Jama’ah, et de al awliya’ de cette Ummah. »

 

 

Sa mort 

 

 

Imaam Ibnul-Qayyim est décédé à l’âge de soixante ans, la 13ème nuit de Rajab, 751H (1350). Qu’Allah le couvre de Sa miséricorde.

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1 décembre 2014

Les enfants touchent au saint coran

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Questions :

 

Est-ce que les enfants doivent faire les ablutions (Wudu’) avant de toucher au Saint Coran?

 

Réponse :

 

Leurs parents doivent les ordonner de le faire, ainsi que leur instituteur, s’ils sont âgés de sept ans ou plus. Car, conformément aux preuves fournies par la Charia, on doit se purifier avant de toucher au Saint Coran. Quant aux enfants qui ont moins de sept ans, ils ne doivent pas toucher au Saint Coran, même s’ils font les ablutions, car ils n’ont pas encore atteint l’âge de la distinction (entre le vrai et le faux).

 

Source de Fatwa : Fatawa l’éminent Cheikh Abdul Aziz Ibn Abdul Allah Ibn Baz رحمه الله

1 décembre 2014

Qui verra Allah le Jour Dernier ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Les gens, le Jour de la Résurrection [seront] de trois catégories (aqsâm) :

 

1) Les purs mécréants (al-kuffâru-lkhulâs), qui ne verront jamais Allah d’après la Parole d’Allah le Très-haut :

 

{… En vérité ce jour-là un voile les empêchera de voir leur Seigneur} (Coran : 83/15)

 

2) Les croyants sincères (al-mu- minûn al-khulâs) verront Allah عز و جل le Jour de la Résurrection ainsi qu’au Paradis d’après la Parole d’Allah le Très-haut :

 

{Ce jour-là, il y aura des visages resplendissants * qui regarderont leur Seigneur} (Coran : 75/22-23)

 

3) et les hypocrites (al-munâfiqûn) qui verront Allah dans les cours (‘arasât) de la Résurrection mais ils ne Le verront pas par la suite et ceci [constituera] un dur regret (hasrah) pour eux : [ils] écouteront Allah, Le verront et puis Il se cachera à leur yeux.

 

C’est là, les catégories des gens le Jour de la Résurrection par rapport à la Vision du Seigneur عز و جل

Je sollicite Allah عز و جل qu’Il fasse que nous et vous soyons de ceux qui verront leur Seigneur dans les cours de la Résurrection ainsi qu’après l’entrée au Paradis.

Chaykh Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymîn رحمه الله

1 décembre 2014

Amar ibn Yasir (radhiAllahou anhou)

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Un jour, Yasir Abou Amar  sortit de son Yémen natal pour aller à la recherche d’un frère disparu.

 

Dans son voyage, il passa par la Mecque. Trouvant la cité accueillante, il s’installa puis il devint le client d’Abou Houdhayfa ibn al-Moughira. Par la suite, il épousa Soumaya bint Khayat une esclave appartenant à son protecteur mecquois. Et de ce mariage, les deux modestes époux eurent Ammar.

Dés que le message divin fut proclamé, le père la mère et le fils se convertirent. Etant donné qu’ils avaient été des musulmans de la première heure, ils durent tous les trois subir les pires sévices de la part des Qouraychites en particulier les Banou Makhzoum. On les faisait sortir chaque jour au soleil brûlant pour les tortures sur le sable également brûlant.  Le Messager صلى الله عليه و سلم qui était impuissant à l’époque, allait chaque jour leur rendre visite et les encourager à résister.

Une fois, Ammar رضي الله عنه l’appela : « O Messager de Dieu les tortures nous sont insupportables ». Le Messager صلى الله عليه و سلم lui dit alors : « Patience Abou al-Yaqdhan ! Patience ô  famille de Yasir ! Vous avez rendez-vous avec le Jardin. »

 

En outre, les compagnons de Qasir ont laissé des témoignages accablants sur ces tortures.  Amrou ben al-Hakam dit : « On torturait Ammar à tel point qu’il n’avait pas conscience de ce qu’il disait ». Amrou ben Maymoun : « Les polythéistes torturaient Ammar avec le feu. Quand le Messager صلى الله عليه و سلم passait près de lui, il disait : « O feu. Sois fraîcheur et salut sur Ammar comme tu l’as été sur Ibrahim. »

Ses tortionnaires s’ingéniaient à lui faire goûter à tous les sévices. Ils le brûlaient avec le feu, le ligotaient solidement à un poteau tout exposé au soleil d’Arabie, retendaient sur les pierres chauffées, lui maintenaient la tête sous l’eau jusqu’à la limite de l’asphyxie ou l’évanouissement. Une fois, ils s’occupèrent de lui de la manière la plus odieuse, à tel point qu’il répéta malgré lui ce qu’ils lui ordonnèrent. Ils l’avaient obligé de dire du bien de leurs divinités.

Ammar en fut très affecté, après le départ de ses bourreaux. Que lui serait-il arrivé s’il n’avait pas vu le Prophète صلى الله عليه و سلم arriver ? Celui-ci se rapprocha de lui, lui essuya ses larmes et lui dit : « Les polythéistes t’ont tellement mis la tête sous l’eau que tu as dit telle chose et telle chose? » Ammar répondit, en pleurant: « Oui, ô Messager de Dieu. »

Le Messager صلى الله عليه و سلم lui dit alors : « S’ils récidivent, dis-leur la même chose. » Puis il lui récita :

 

{Quiconque a renié Allah après avoir cru – sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi – mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible.}   Sourate 16, verset 106

 

Alors Ammar رضي الله عنه se calma et gagna son âme ainsi que sa foi. Sa résistance se renforça ensuite, si bien que ses bourreaux s’avouèrent enfin vaincus.

Par la suite, les musulmans s’exilèrent à Médine.

 

Là, Ammar occupa un haut rang dans la communauté musulmane. Le Messager  صلى الله عليه و سلم qui l’aimait beaucoup, le vantait pour sa foi et ses sacrifices : « Ammar est plein de foi jusqu’à la moelle! » Quand il y eut un malentendu entre Khalid Ibn al-Walid, le Messager صلى الله عليه و سلم dit : « Celui qui est hostile à Ammar, eh bien ! Dieu lui est hostile; et celui qui haït Ammar, eh bien! Dieu le haït. » En une autre occasion, le Messager  صلى الله عليه و سلم  avait aussi dit : « Ammar est la peau qui se situe entre mes yeux et mon nez ! « .  

Ammar Ibn Yasir participa en outre à toutes les expéditions menées par le Messager صلى الله عليه و سلم  [ Badr, Ouhoud, le Siège, Tabouk... ]  Ainsi qu’à toutes les autres. Après la disparition du Messager صلى الله عليه و سلم, il fut toujours au premier rang de l’armée musulmane, contre les renégats, les Perses, les Byzantins. C’était un soldat courageux et fidèle, ainsi qu’un croyant craignant toujours Dieu عز و جل.

 

Quand le khalife Omar رضي الله عنه voulut désigner un gouverneur pour al-Koufa, il choisit Ammar Ibn Yasir. Dans une lettre envoyée aux habitants d’al-Koufa, Omar رضي الله عنه dit: « Je vous envoie Ammar Ibn Yasir en tant qu’émir et Ibn Masaoud en tant qu’enseignant et vizir. Ce  sont parmi les excellents, ce sont des compagnons de Mohammad, des Badrites. » A son poste de gouverneur, Ammar  رضي الله عنه ne changea pas. Il ne fut pas attiré par les biens matériels ou par le poste qu’il occupait. Il était resté toujours le même. Ibn Abou al-Houdhayl رضي الله عنه dit de lui: « J’ai vu Ammar Ibn Yasir pendant qu’il était émir d’al-Koufa. Il achetait la citrouille, la prenait sur son épaule et rentrait chez lui. »

En outre, un habitant d’al-Koufa l’appela avec moquerie, en lui disant : « Toi qui as l’oreille coupée! » Ammar lui répondit en tant que citoyen, et non en tant que gouverneur : « Tu viens d’insulter la meilleure de mes oreilles. Elle a été touchée sur le chemin de Dieu ». Oui, Ammar رضي الله عنه avait eu l’oreille mutilée lors de la bataille d’al-Yamama qui avait opposé les musulmans à l’armée de l’imposteur Mousaylima.

 

Sur son lit de mort, Houdhayfa Ibn al-Yaman رضي الله عنه eut cette question de la part de ses compagnons : « Qui nous recommandes-tu, si les gens se divisent ? » Il leur dit: « Je vous recommande Ibn Soumaya. Il ne se séparera jamais du Vrai. » Ibn Soumaya est évidemment  Ammar رضي الله عنه.

Mais, bien avant ce témoignage de Houdhayfa, le Messager صلى الله عليه و سلم avait dit cette prophétie: « Ammar sera tué par le groupement oppresseur. » Quel était donc ce parti d’oppresseurs ? Et quand fit-il son apparition sur la scène publique musulmane ? Eh bien ! Ce parti inique était celui de Mouâwiya. Ce dernier contesta le khalifat au khalife Ali ibn  Abou Talib رضي الله عنه, après l’assassinat de Othman رضي الله عنه, inaugurant par là, la voie à des troubles interminables,

Ammar Ibn Yasir رضي الله عنه, qui ne se séparait jamais du Vrai, se rangea aux côtés de  Ali.  Ali رضي الله عنه en fut sûrement content, et raffermi davantage qu’il était dans le Vrai, puisqu’il reçut le soutien de Ammar, le compagnon inséparable du Vrai. Puis, le jour redouté de la bataille de Siffin arriva.  Ali رضي الله عنه devait faire face à la scission dangereuse menée par Mouâwiya Ibn Abou Soufyan.  Ammar, alors âgé de 93 ans, sortit dans l’armée de  Ali .

Avant la bataille, il s’adressa aux combattants : «Marchons contre ces gens-là qui prétendent venger Othman. Je jure par Dieu que leur but n’est pas de le venger. Au contraire, ils ont goûté à l’ici- bas qu’ils voient désormais inégalable et ils ont bien su que le Vrai est une barrière entre eux et les passions où ils se vautrent…

Ces gens-là n’ont pas quelque antécédence en Islam pour qu’ils méritent l’obéissance de la part des musulmans ou la direction de leurs affaires communes. Encore que leurs cœurs n’ont pas connu la crainte de Dieu pour qu’ils suivent le Vrai. Ils trompent les gens en prétendant qu’ils veulent venger le sang de Othman رضي الله عنه, alors qu’il veulent devenir des tyrans et des monarques. »  Puis il prit l’étendard si haut au-dessus des tètes et dit à l’adresse des gens: « Par celui qui détient mon âme! J’ai combattu avec le Messager de Dieu sous cet étendard et sous ce même étendard je combattrai aujourd’hui. Par celui qui détient mon âme ! Même s’ils nous battent je sais toujours que nous sommes dans le Vrai et eux dans le faux. »

Puis, il s’engagea dans le champ de bataille, allant à son destin. Peut-être qu’à ce moment il se rappela la prophétie du Messager صلى الله عليه و سلم : « Ammar sera tué par le groupement oppresseur. »  C’est pourquoi il disait à voix haute, sur le champ de bataille: «Aujourd’hui je rencontrerai les bien-aimés Mohammad et ses compagnons ! »  En allant à l’assaut de l’endroit occupé par Mouâwiya et sa garde, il disait à voix haute, en parlant du message divin : « Hier pour sa descente Nous vous avons combattu aujourd’hui pour son interprétation nous vous combattons aussi. » Les partisans de Mouâwiya essayèrent d’éviter Ammar pour ne pas le tuer afin de ne pas confirmer la prophétie du Messager صلى الله عليه و سلم . Mais Ammar ne leur laissa pas le choix… Ainsi Ammar ibnou  Yasir mourut sut le chemin de Dieu.

Après son enterrement par ‘Ali رضي الله عنه, les compagnons de la première heure se rappelèrent cette parole du Messager صلى الله عليه و سلم« Le Jardin a tant envie d’accueillir Ammar. » Ce jour-là, le Messager صلى الله عليه و سلم avait  cité d’autres compagnons, entre autres Ali, Salman, Bilal… qu’Allah  عز و جل accorde à chacun sa Miséricorde – amine.

1 décembre 2014

La Médisance

 

Cheikh al Albany رحمه الله 

 

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Louange à Allah à qui nous demandons de nous aider, de nous pardonner. Nous implorons Allah de bien vouloir nous défendre contre le mal que nous pouvons faire contre nous et les mauvaises actions que nous pourrions commettre. Celui qu’Allah dirige dans la bonne voie, nul ne peut l’égarer, et celui qu’Il égare, nul ne peut le diriger. Et je témoigne qu’il n’y a d’autres divinités qu’Allah, et que Mouhammad est Son serviteur messager et messager, et que la bénédiction et la paix soient sur lui.
Après cela, je dis que la bonne parole est la parole d’Allah, et le meilleur chemin est le chemin de Mouhammad . صلى الله عليه و سلم
  Toute nouveauté est une innovation. Et toute innovation est un égarement. Et tout égarement mène en enfer.

Le Prophète صلى الله عليه و سلم reçut un jour une délégation de la tribu de Bani Salama, il leur demanda :

«  Qui est votre chef?».

 

Ils lui répondirent «Djedou bnou Qaïs et nous le trouvons fort avare».

 

Alors le Prophète صلى الله عليه و سلم  leur rétorqua : «  Il n y a point de remède à l’avarice. Dorénavant, votre chef est Amer ben el Djamouh ».

 

Voici deux conclusions dont la plus importante de ce hadith, sert de jurisprudence et permet la critique.

 

El ghaïba, c’est de dire de ton frère ce qu’il n’aimerait pas entendre.

 

La critique n’est permise que dans ces six cas :

- Subir une injustice.

- Se renseigner sur une personne.

- Avertir.

- Vis à vis d’une personne dévoilant son dévergondage.

- Demander une fatwa.

- Demander de l’aide pour mettre fin à un mal. 

 

Les savants disent que la critique n’est pas de la médisance dans ces six cas :

 

1er cas : subir une injustice

 

Celui qui a subi une injustice a le droit de la dénoncer et user de tous les moyens en son pouvoir pour défendre son droit.
C’est pour cela que le Prophète صلى الله عليه و سلم
  a dit que le retard de paiement de salaire par un employeur, est une injustice. Celle-ci autorise l’employé à entacher la réputation de cet employeur et à le punir, sans mentir ni exagérer.
Par contre la punition est appliquée par un juge musulman. Ce juge a le droit de convoquer le transgresseur et de le punir pour ne pas avoir payé son employé. Soit il le mettra en prison soit il le flagellera selon la correction permise par la Chari’a vis à vis d’une telle infraction sans récidive.

Le Hadith est clair. Il autorise à comprendre qu’il est permis de s’attaquer à son intégrité.

L’opprimé peut se plaindre publiquement. Ce droit n’est pas seulement autorisé par le hadith mais aussi par le verset du Coran qui dit :  

{Allah n’aime pas qu’on profère de mauvaises paroles sauf quand on a été injustement provoqué. Et Allah est Audient et Omniscient.} S 4 V 148 

 

2ème cas : Le droit de se renseigner

 

Il y a de nombreux exemples dans les Hadiths tel que le premier cité. Quand le Prophète صلى الله عليه و سلم se renseigna auprès des Banou Salami ou lorsqu’une femme venue le voir lui dit : « Untel et untel ont demandé ma main, Abou Jahr et Mou’awiya ». 
La manière dont elle a posé la question, le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a compris qu’elle voulait demander conseil sur le choix de son futur époux .Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui a décrit les deux prétendants pour qu’elle puisse choisir. Car les femmes ont des buts et des points de vue très différents.
Il dit : «Abou Jahr est un homme dont le bâton ne quitte pas l’épaule et Mou’awiya est pauvre».

Nous pouvons déduire de cet exemple, que le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a rappelé les défauts des deux prétendants pour bien informer cette femme. Les exégètes ont interprété «le bâton ne quitte pas l’épaule» par : il est prompt à battre ses femmes à la moindre erreur.

Il est évident que ces deux hommes n’auraient pas aimé qu’on dise pour l’un qu’il bat ses femmes et pour l’autre qu’il est pauvre.
Dans l’intérêt général, si le musulman demande conseil c’est son droit d’être conseillé. Par exemple un musulman peut se renseigner sur un éventuel associé. Si celui-ci est un escroc, il ne faut pas le couvrir en pensant que vous faites de la délation. Car la religion est conseil comme le dit le Prophète صلى الله عليه و سلم

 

3ème cas : Le fait d’avertir

 

Je connais, par exemple, une personne qui fréquente un dévoyé, je lui dirais pourquoi fréquentes-tu cette personne ? Là ce n’est pas de la médisance, c’est avertir un musulman, de bon comportement, de ne pas fréquenter un tel individu. Le but est de prévenir le jeune (Salih) de l’autre (façid), tels des fruits sains mélangés à des fruits véreux.
C’est pourquoi le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a conseillé à une personne de bien de ne pas fréquenter une personne dévoyée:

« La fréquentation d’une personne de bien est semblable a celle d’un vendeur de musc (parfum,):
Soit tu humes le parfum, soit tu le reçois en cadeau soit tu l’achètes.
Le dévoyé est comme celui qui fréquente un forgeron :
ou celui-ci te brûle tes vêtements, ou tu respires chez lui de mauvaises odeurs. »

Le premier exemple se rapporte à la bonne fréquentation et le second à la mauvaise. Par ce hadith nous comprenons que nous devons avertir toute personne de bien vue en compagnie d’un dévoyé. Et ne pas tourner le dos de crainte de critiquer ce dévoyé. Ceci ne constitue pas une médisance blâmable mais un acte encore plus que permis : c’est  obligatoire. 

 

4ème cas : Le dévergondé

 

Par exemple une personne qui boit de l’alcool devant tout le monde sans craindre Allah et sans respecter ses serviteurs (‘Ibad): Il est permis de dévoiler son dévergondage. Selon la règle générale il ne faut pas médire de son frère mais ce cas entre dans les six exceptions.

 

5ème cas : Demander une Fatwa (avis juridique)

 

Il y a beaucoup d’exemple. Une personne vient chez un savant et lui dit : « Ma femme fait ceci et cela, quelle mesure dois-je prendre ? ». La femme peut faire de même. Donc chacun d’eux peut décrire l’autre en son absence. Cela est permis.
L’histoire de Hind conforte ceci. Elle est allée demander conseil au Prophète صلى الله عليه و سلم
 en qualifiant son mari d’avare. C’est à dire ne prenant pas sa famille en charge comme il se doit :
«Est-ce qu’il m’est permis de prendre de son argent pour ma satisfaction et celle de mes enfants ?».
Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 lui a répondit : « Prends de son argent le nécessaire, raisonnablement pour toi et tes enfants ».

Dans ce hadith nous allons prendre ce qui conforte notre argumentation. Cette femme a qualifié son mari d’avare devant le Prophète صلى الله عليه و سلم
 qui n’a pas répliqué. Pourquoi le Prophète صلى الله عليه و سلم n’a pas désapprouvé cette critique si ce n’est qu’elle est permise. Cette femme lui a bien demandé s’il lui est permis de prendre de l’argent de son mari et le Prophète صلى الله عليه و سلم a répondu « oui » mais sous certaines conditions:
La première c’est que ce que tu avances soit vrai,
La seconde c’est que tu ne prennes de ses biens que le nécessaire raisonnablement. C’est à dire que tu ne profites pas exagérément du droit que la religion t’a donné ».

 

6ème cas : Demander de l’aide pour mettre fin à un mal

 

Exemple: Quelqu’un organise chez lui une beuverie. Un frère va voir son voisin (‘zayed). (le musulman est fort avec l’aide de son frère). Il lui demande son soutien pour arrêter le dévergondage de leur voisin commun : «Viens ! On va essayer de le raisonner jusqu’à l’arrêt de son comportement». lui dira-t-il.
Dans ce dernier cas, l’intéressé n’exhibe pas au grand jour son dévergondage (fisq).
Ceci est le 6ème cas

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1 décembre 2014

Jouer au papa et à la maman

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Question :

 

Quand les enfants jouent entre eux, le garçon joue le rôle du père et la fille le rôle de la mère, doit on les laisser ou les empêcher de faire cela ? Et pourquoi ?

 

Réponse :

 

je vois qu’il faut les en empêcher car cela pousse le garçon de dormir avec [la fille], et fermer cette porte est prioritaire.

Cheykh ibn ‘outheymine رحمه الله

Source : Majmou’atou as’ilatin tahoum alousrah almouslima page 138
Edition : minhaj

 

1 décembre 2014

Marcher dans la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaykh Muhammad Umar Bazmul حفظه الله

 

 

Question :

 

Est-il permis à une femme de marcher quelques pas en avant dans sa prière pour prendre un bébé qui pleure ?

 

Réponse :

 

Oui, il est permis à une femme, ou un homme, d’avancer de quelques pas en priant tant qu’il existe raison pour ce mouvement.

Cela est établi dans la Sunna.

 

Il a été rapporté que le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم priait dans sa maison tout seul.
Puis, Aisha رضي الله عنها
 est arrivée à la porte, donc il صلى الله عليه و سلم a marché en avant quelques pas et lui a ouvert la porte et ensuite elle est entrée. [Sunan At-Tirmidhi *601, Al-Albani l'authentifié dans Sahih Sunan At-Tirmidhi (1/330)]

Il est aussi établi que le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a prié sur le minbar pour apprendre aux compagnons la façon correcte de prier.
Ainsi quand il a voulu se prosterner, il a reculé et a descendu les trois marches du minbar. Puis, il s’est prosterné en bas du minbar et est ensuite retourné à sa position (sur le minbar) pour que les musulmans puissent voir sa prière. [Voir Sifat Salat An-Nabi de shaikh Al-Albani رحمه الله
]

Il est aussi authentiquement rapporté qu’il صلى الله عليه و سلم priait en tenant Umamah. Il l’a posée lorsqu’il se prosternait et la reprenait lorsqu’il se relevait. [Sahih Al-Bukhari *516 (1/735 de Fathul-Bari)]

Tout cela montre qu’il n’y a aucun problème à faire des mouvements légers dans sa prière, même s’ils sont répétitifs dans chaque rak’a. Il n’y a aucun problème en cela, incheAllah.

Source : cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh حفظه الله, fichier n°AAMB026, daté 1423/7/25

1 décembre 2014

Le tarliil et le fait d’embellir sa voix en récitant le Coran

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم récitait le Coran – tel que Allah عز و جل le lui a ordonné- lentement, avec un ton rythmique mesuré, sans se précipiter ni se dépêcher, sa lecture était plutôt « claire, distinguant chacune des lettres » [1], à tel point que « lorsqu’il récitait une suurah de cette manière ; que l’on aurait dit qu’elle est plus longue que ce qu’il paraît » [2]

 

[1] Ibn Al-Mubaarak dans az-zudh (162/1 de « al-Kawaakib » 575) et Abu Dawud et Ahmad avec un sanad sahih

[2] Muslim et Malik

 

Il صلى الله عليه و سلم disait également :

 

« Il sera dit au lecteur du Coran (le Jour du Jugement) : « récite et monte, récite doucement et avec rythme comme tu le faisais dans le bas-monde. Ta place sera au dernier verset que tu réciteras » Abu Dawud et At-Tirmidhi qui l’a authentifié (sahih)

 

(…) Il صلى الله عليه و سلم recommandait d’embellir la voix en récitant le Coran et disait :

 

« Embellissez le Coran avec vos voix [car une jolie voix augmente la beauté du Coran] » Boukhary sous forme ta’liiq, Abu Dawud, Daarimi, Haakim, et Tamaan Al-Raazi avec deux sanad sahih

 

Il صلى الله عليه و سلم disait aussi :

 

« Vraiment, celui qui a l’une des plus belles voix parmi les hommes quand il récite le Coran, est celui qui lorsque vous l’écoutez, vous pensez qu’il craint Allah » Hadith sahih (authentique) rapporté par ibn Al-mubaarak dans « Az-Zuhd » (162/1 de « al-Kawaakib » 575)

 

Il صلى الله عليه و سلم recommandait également de réciter le Coran sur un ton plaisant ; il صلى الله عليه و سلم dit :

 

« Etudiez le livre d’Allah, récitez le continuellement, retenez le (mémorisez) et récitez le avec un ton mélodieux, car par Celui qui détient mon âme entre ses Mains, il s’échappe plus vite que les chameaux de leurs entraves » Daarimi et Ahmad avec un sans sahih.

 

Il صلى الله عليه و سلم disait aussi :

 

« N’est pas des nôtres celui qui ne récite pas le Coran sur un ton plaisant » Abu Dawud et Hakim l’ont authentifié (sahih) et Dhahabi l’a accepté

 

Source : La description de la prière du Prophète صلى الله عليه و سلم de l’Imam Mohammed Nasir Ad-Din el-Albani رحمه الله. Editions Dar al-Athar

1 décembre 2014

Le vêtement noir durant la période de viduité

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Est-il permis de mettre un vêtement noir pour le deuil d’un défunt, surtout s’il s’agit de son mari ?  

 

Réponse :

 

Se vêtir de noir en cas de malheur est une habitude fausse et sans fondement, et il convient devant un malheur de faire ce qui est conforme à la Loi islamique. Il convient de dire : « Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons ; ô Allah, récompense-moi dans mon malheur et fais-le suivre par ce qui est meilleur pour moi. » Si la personne dit cela avec foi et en comptant sur Allah, qu’Il soit Glorifié, Allah la récompense et lui accorde mieux que ce qu’elle a perdu dans son malheur. Par contre, mettre un vêtement particulier comme le noir ou autre est un acte sans fondement, faux et blâmable.

 

 

Fatwa de cheikh Otheimine رحمه الله
Fatâwâ al-Mar’a, page 75.

1 décembre 2014

La Qouniya même sans enfant

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Aicha رضي الله عنها rapporte qu’elle a dit au messager d’Allah صلى الله عليه و سلم :

 » O Messager d’Allah ! Toutes tes femmes possèdent une Qouniya excepté moi »

Le messager d’Allah répondit  » Tu es Oum ‘Abdillah « .

[Jugé Authentique par Cheikh Al Albani رحمه الله [Retourner à Noudhoum l-farayd mima fi silsilatiy Al Albani min fawaîd Tome 2 p 398] :

« Ce Hadith constitue une preuve démontrant qu’il est légiféré à celui qui n’a pas d’enfant de posséder une Qouniya..

En effet, ceci fait partie de l’éducation (Adab) Islamique qui n’a pas de semblable dans les autres communautés.

Il convient donc aux musulmans Hommes et femmes de s’accrocher à ceci… »

Il dit plus loin :  » Les Musulmans, surtout les non arabe parmi eux, ont délaissé cette coutume (arabe) islamique.

Il est rare de trouver chez ces gens là une personne possédant une Qouniya, même lorsqu’elle possède plusieurs enfants… »

Cheikh Abdel Mouhssine Al ‘Abbad [dans son Charh 40 Nawawi K7 n°1] en commentant le première Hadith rapporté par Abu Hafs ‘Omar Ibn Khattab, explique lui aussi :

Qu’il est tout à fait permis à celui qui ne possède pas d’enfant de prendre une Qouniya.

Comme cela fut le cas de Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya رحمه الله qui avait comme Qouniya « Abou l-Abbas » or il n’avait pas d’enfant.

De même que l’Imam An-nawawi رحمه الله avait comme Qouniya « Abou Zakariya », or il n’avait pas d’enfant.

Omar Ibn Khattab رضي الله عنه  avait comme Qouniya Abu Hafs, or celui-ci n’avait pas d’enfant appelé « Hafs », Abou Bakr radhiallahuanhu ne possédait pas d’enfant appelé « Bakr »

Je rajoute aussi, que Cheikh Al Albani رحمه الله dans As-sahiha Hadith n°33, a authentifié un récit dans lequel un homme été venue voir un Sahabi, et lui a demandé la raison pour laquelle il avait une Qouniya, alors qu’il n’avait pas d’enfant. Le compagnon lui a donc répondu que c’était le messager d’Allah qui l’avait nommé « Abu Yahya » (malgré qu’il n’avait pas d’enfant).

Dans un autre récit authentifié par Cheikh Al Albani رحمه الله le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم avait même donné une Qouniya à une tout petite fille

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