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Le Message Islam
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12 décembre 2014

Lire le Coran ou écouter une cassette ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Question : 

Qu’est-ce qui est préférable : la lecture du Quran ou écouter un récitateur sur une cassette ?

 

Réponse :  

Le mieux est qu’il fasse ce qui engendrera le plus de bienfaits et d’effets sur son cœur, que ce soit par la lecture ou l’écoute [de cassettes]. En effet, l’objectif recherché par la lecture est la méditation, la compréhension des sens et la mise en pratique de ce qui indiqué par le Livre d’Allah, comme Sa parole عز و جل:


« (Voici) un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent! » 
(S.38-V.29)


Et :


{Certes, ce Coran guide vers ce qu’il y a de plus droit
} (S.17-V.9)

 


{Dis: « Pour ceux qui croient, il est une guidée et une guérison »}
 (S.41-V.44)

 

 

Source : Majmu’ Fatâwa Ibn Bâz رحمه الله 4/327

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12 décembre 2014

L’obligation de la prière du vendredi

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

La prière du vendredi est une obligation pour tout musulman libre, saint d’esprit, pubère, résident, capable de se rendre (à la mosquée), exempt de toutes les excuses valables. Ceux pour qui elle n’est pas imposée sont :

=> La femme et le petit enfant et ceci fait l’unanimité des savants.

=> Le malade qui n’est pas capable d’aller à la mosquée ou qui craint que sa maladie s’intensifie ou que sa guérison se ralentie ou s’attarde. Il en est de même pour celui qui prend soin du malade, si le malade ne peut se passer de lui

=> Le voyageur, s’il est à l’arrêt au moment de la prière. La plupart des savants pensent qu’il n’est pas obligé de s’y rendre car le Prophète صلى الله عليه و سلم n’accomplissait pas la prière du vendredi durant ses voyages.

Extrait du livre : Les règles du vendredi De Sheykh El-Albani رحمه الله

 

12 décembre 2014

La sagesse d’Allah dans l’existence des péchés et de la mécréance

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

On demanda à Shaykh al-Uthaymîn رحمه الله :

 

Où se trouve la sagesse dans l’existence de la désobéissance et de la mécréance?

 

Il a répondu :

Il y a dans cela beaucoup de sagesses [hikam] parmi lesquelles :

 

1- L’accomplissement de la parole d’Allah عز و جلpuisqu’il a promis de remplir l’Enfer :

« Ils ne cessent d’être en désaccord (entre eux,) sauf ceux à qui ton Seigneur a accordé miséricorde. C’est pour cela qu’Il les a créés. Et la parole de ton Seigneur s’accomplit: « Très certainement, Je remplirai l’Enfer de djinns et d’hommes, tous ensemble ». » {Hûd : 118-119}

 

2- La division des hommes en deux catégories : obéissants et désobéissants. Cette répartition montre la sagesse d’Allah. Ainsi, l’obéissance a son propre groupe et la désobéissance le sien. Allah عز و جلa dit :

« Allah sait mieux où placer Son message.» {Al-An’âm : 124}

Et Il a dit :

«Quant à ceux qui se mirent sur la bonne voie, Il les guida encore plus et leur inspira leur piété. » {Muhammad : 17}

Et ceux-là constituent le groupe de l’obéissance [Ahl ut-Tâ'ah]

 

Et Il a dit :

«Mais quant à ceux dont les cœurs sont malades, elle ajoute une souillure à leur souillure, et ils meurent dans la mécréance. » {At-Tawbah : 125}

Et :

«Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs cœurs, car Allah ne guide pas les gens pervers.» {As-Saff : 5}

Ceux-là constituent le groupe de la désobéissance.

 

Il a également dit :

Cette division nous montre la puissance d’Allah qui détient a Lui Seul la capacité de faire cela, comme Il a dit :

«Ce n’est pas à toi de les guider (vers la bonne voie), mais c’est Allah qui guide qui Il veut. » {Al-Baqarah : 272}

Et :

« Tu (Muhammad) ne diriges pas celui que tu aimes: mais c’est Allah qui guide qui Il veut. Il connaît mieux cependant les bien-guidés.» {Al-Qasas : 56}

 

3- En observant la transgression des désobéissants, l’obéissant voit clairement la grâce d’Allah qui l’a soumis à son obéissance.

«Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils fussent auparavant dans un égarement évident. » {Âl-‘Imrân : 164}

 

4- Le recours du serviteur envers Allah est de l’invoquer afin qu’il le préserve de l’égarement. L’invocation est une adoration d’Allah.

 

5- Il y a aussi le fait que si le serviteur commet un péché et qu’il se repent, il se rapproche d’Allah et son coeur se radoucit. Et il se peut qu’après le repentir il soit dans un état meilleur qu’avant la désobéissance puisque la vanité et la prétention se dissipent, il se verra alors sentir en lui le besoin de se rapprocher encore plus d’Allah

 

6- [...] (combattre l’ennemi), l’incitation à la bienfaisance et l’interdiction des actes répréhensibles sont aussi des raisons de la sagesse d’Allah puisque ces derniers n’existeraient pas s’il n’y avaient pas de désobéissance ni de mécréance.

 

… Ainsi que d’autres sagesses et bienfaits nombreux…

 

Source : Majmu’ Fatâwa wa Rasâ-il al-Shaykh Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîn رحمه الله (Vol.2 – Partie ‘Aqîdah – Chapitre du Destin et de la Prédestination)

12 décembre 2014

Quelle est la première chose créée par Allah ?

 

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم
 

 

Il a été demandé à notre éminent SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn رحمه الله comment concilier les hadîth suivant : « Allah était et rien n’avait existé avant Lui. Son Trône flottait sur de l’eau – et Il avait tout écrit avant de créer les cieux et la terre » et le hadîth : « La plume est la première chose créée par Allah ». Il y a une apparente contraction entre ces hadîth au sujet de ce qui a été créé le premier. Il en est de même de l’information selon laquelle Muhammad صلى الله عليه و سلم est la première créature d’Allah ?

 

SHeikh a répondu que ces hadîth sont concordants et cohérents et ne se contredisent pas.

La première chose créée par Allah à notre connaissance c’est le « Trône », et Il s’y installa après avoir créé les cieux. Allah عز و جل dit :

« Et c’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, – alors que son Trône était sur l’eau, – afin d’éprouver lequel de vous agirait le mieux.. » Coran, 11/7

 

S’agissant de la plume, le hadîth susmentionné n’est pas une preuve sur le fait qu’elle est la première chose créée par Allah. Le sens voulut plutôt, est que dès qu’Allah l’a créé, Il lui a donné l’ordre d’écrire et elle a écrit toute chose. Quant à Muhammad صلى الله عليه و سلم, il est comme les autres êtres humains donc créé à partir de la semence de son père, ‘Abdullâh Ibn ‘Abdel-Moutalib. Il ne se distingue en rien des autres sur le plan physique d’après sa propre déclaration : « Je ne suis qu’un être humain, j’oublie comme vous oubliez ». Le Prophète صلى الله عليه و سلم s’effrayait, éprouvait de la soif, souffrait du froid et de la chaleur, comme il lui est arrivé de tomber malade et de mourir. Tout ce qui pouvait naturellement arriver à l’homme lui arrivait. Toutefois il se distinguait des autres par le fait qu’il recevait la révélation divine, car il faisait partie des Envoyés. Allah عز و جل dit :

« Allah sait mieux où placer Son message. » Coran, 6/124

 

Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn رحمه الله  1/62-63

 

12 décembre 2014

Lire le Coran (en touchant le livre) pendant ses Menstrues

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

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Sheykh Ibn Baz رحمه الله



Shaykh Ibn Bâz رحمه الله a dit :

« Ce qui est authentique est qu’il n’y a aucun mal à ce que la femme en état de menstrues ou de lochies récite le Qur’ân par cœur. Et si elle récite ainsi, rien ne l’empêche de réviser le Qur’ân en le lisant si elle porte des gants, d’après ce qui est authentique parmi les différents avis des savants. C’est ce qui est authentique car la durée de sa période d’impureté s’étend. Quant à l’homme en état de grande impureté il ne peut ni réciter par cœur ni toucher le Qur’ân jusqu’à ce qu’il accomplisse ses grandes ablutions… ceci car sa période d’impureté est courte, et il peut se purifier rapidement et réciter. Quant à la femme en état de menstrues, sa période d’impureté s’étend et peut durer sept ou huit jours, ainsi ce qui est authentique est qu’elle peut réciter par cœur le Qur’ân et le toucher à travers des gants. » (Fatâwâ Al-Mar’a Al-Muslimah, p.74)

**********************

Q : La femme peut-elle lire pendant la période des règles, des recueils d’invocations le jour de ‘Arafat, en sachant qu’ils peuvent contenir des Versets du Coran ?

 

R : Il n’y a aucun inconvénient pour la femme pendant les menstrues ou après l’accouchement de réciter les invocations au cours des rites du Pèlerinage.

Il n’y a pas de mal aussi à ce qu’elle lise le Coran, selon l’opinion la plus pertinente étant donné que rien n’apprête à dire le contraire au regard des textes. Les seules indications que nous ayons sur la question concernent la personne en état d’impureté. En effet, celle-ci ne doit pas lire le Coran comme le stipule le hadith rapporté par ‘Ali (Qu’Allah soit satisfait de lui).

Quant au premier cas, il lui correspond le hadith d’Ibn ‘Omar :

« La femme pendant ses menstrues ou la personne en état d’impureté ne doivent pas lire le Coran. »

cependant celui-ci est faible. En effet, cette version remonte à Ismâ’ïl ibn ‘Iyache, qu’il rapporte d’après les gens du Hidjaz. Il faut savoir que les propos qu’il fait remonter aux gens du Hidjaz sont considérés faibles et donc non acceptable. Cependant, elle doit lire le Coran sans le toucher, en le récitant par cœur.

Quant à la personne impure (à qui il requiert la grande ablution), elle ne peut ni le lire directement, ni en réciter des Versets par cœur avant de refaire la grande ablution. A la différence de l’autre, son état est éphémère et elle peut se doucher sur-le-champ (tout de suite après avoir eut des rapports sexuels). La période d’impureté qui s’avère très courte, est entre les mains de la personne car elle peut se doucher quant elle le désire. Dans le cas où il n’y aurait pas d’eau, ou à défaut de ne pouvoir en utiliser, il lui est toujours possible d’avoir recours au Tayammoum. Après quoi, elle peut prier aisément et réciter le Coran en toute liberté.

À l’inverse, les menstrues peuvent durer plusieurs jours, et ne dépendent pas de la femme, cet état est entre les mains de Dieu Tout Puissant. Dans ce cas, il lui est autorisé de lire le Coran pendant cette période d’indisposition afin de ne pas l’oublier, mais aussi afin qu’elle ne soit pas privée des faveurs de la récitation du Coran et de s’enquérir des lois divines à partir du livre de Dieu. Il lui est d’autant plus concevable de lire des recueils où se trouve des formules d’invocation bien qu’ils contiennent des versets du Coran, ou des propos prophétiques, etc.

Cette opinion est la plus pertinente, et la plus probable parmi celles des savants –que Dieu leur fasse Miséricorde –…


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Sheykh el Albani رحمه الله

 

Question :

Pour ce qui est de la récitation du Qur’ân, le femme en état de menstrues, de lochies ou l’homme en état de grande impureté récitent parfois le Qur’ân en le touchant. Il n’y a rien de mal en cela insha Allah ?

Réponse :

Pour ce qui est de la femme en état de lochies pu de menstrues, il n’y a aucun mal, car dans la Législation leur cas n’est cas comme celui (ou celle) qui est en état de grande impureté, car ce dernier, s’il veut réciter ou toucher le Qur’ân, premièrement il peut se purifier et deuxièmement cela est meilleur pour lui et plus méritoire. Quant à la femme en état de menstrues ou de lochies, elle ne peut se purifier, et celui qui veut la conseiller n’a d’autre choix que de lui dire « Cesse de réciter le Qur’ân » que ce soit par cœur ou en touchant le Qur’ân, surtout la femme en état de lochies et plus encore celle dont la période s’étend sur quarante jours (après l’accouchement). Mais cela sera la cause de la rupture de son lien entre elle et son Seigneur par la lecture du Livre d’Allah. Soit il l’empêche de maintenir ce lien, soit il lui dit : puisque tu ne peux te purifier, récite (et touche) le Qur’ân, et c’est ce que nous disons. Pourquoi ? 


Premièrement car il n’y a pas de preuve qui vienne interdire à celui qui est en état de grande impureté, homme ou femme, de toucher ou réciter le Qur’ân. La base est que les choses sont permises et c’est une règle connue dans les fondements du Fiqh.

Deuxièmement, on trouve des hadiths qui viennent confirmer cette règle. Comme on dit : « lumière sur lumière », mais même s’il n’y avait pas ces hadiths, la règle serait suffisante, car toute règle religieuse, si c’est vraiment une règle religieuse, repose sur des preuves religieuses, et pas seulement sur la raison ou les passions. Ainsi, si on ne trouve pas dans la Législation une preuve qui vienne interdire une chose, nous revenons pour cette chose à la règle de base. Parmi ces règles par exemple : La base pour les choses (de ce monde) est qu’elles sont permises et pures. Par exemple ces enregistreurs, il y en a des blancs, des noirs, en plastique… cela est-il pur ? Oui nous disons que c’est pur comme l’a dit notre frère, et si quelqu’un nous demande notre preuve pour ces milliers de choses que les gens utilisent sur terre, nous ne pouvons donner une preuve pour chaque chose, mais notre preuve est la règle : la base pour les choses est qu’elles sont pures. Autre exemple : la mangue est-elle licite ou illicite ?

le demandeur : Licite.

R : Donne nous une preuve textuelle qui dise le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit que la mangue était licite… Il y a des règles : la base pour les choses est qu’elle sont permises. Revenons à notre sujet de conversation : la base est que l’homme en état de grande impureté, la femme en état de menstrues ou de lochies peuvent lire le Livre d’Allah, plus encore cela est meilleur pour eux ! Si quelqu’un vient et dit : Non cela n’est pas permis, nous lui disons « apportez vos preuves si vous êtes véridiques. » tant qu’il n’y a pas de preuve, nous restons sur la règle de base. Parmi ces règles : la base est de libérer sa conscience (barâ’ah ad-dhimmah) qu’est-ce que cela signifie ? Je dis que j’ai prêté à untel 100 dinars, la Législation me dit : apporte une preuve, sinon la base est qu’il a sa conscience pour lui (et ne doit rien), et c’est une règle très importante. 

De là vient aussi la règle : la base pour les choses est qu’elle sont permises, et sur notre question nous avons des preuves qui viennent confirmer cette règle de base sur cette question précise. Par exemple, lorsque le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a accompli son pèlerinage d’adieu et qu’ils sont arrivés en un lieu appelé Sarif aux environs de la Mecque, car il venaient à dos de bêtes, ils ont installé un camp et le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) rentra dans la tente de ‘Aishah et la trouva en train de pleurer. Il lui dit : « Qu’as-tu, ô ‘Aishah ? Tu as tes règles ? » Elle dit : « Oui, Messager d’Allah. » Il dit : « C’est une chose qu’Allah a écrit aux filles d’Adam. Fais tout ce que fait (normalement) le pèlerin, sauf tourner (autour de la Ka’ba) et prier. » Le pèlerin rentre-t-il dans la Mosquée sacrée ? Oui, il y entre. Et lui a-t-il interdit de rentrer dans la Mosquée Sacrée ? Non, mais seulement de tourner autour de la Ka’ba, c’est pour cela qu’il lui a dit : « Fais tout ce que fait (normalement) le pèlerin, sauf tourner (autour de la Ka’ba). » Ainsi, la femme en état de menstrues peut entrer dans la Mosquée Sacrée, et a fortiori dans les autres mosquées, c’est une analogie par ordre de priorité. Le pèlerin ne lit-il pas le Qur’ân ? Si, il lit le Qur’ân donc il est permis (à la femme en état de menstrues) de lire le Qur’ân. Tout ceci a comme preuve ce hadith, et la règle de base est la permission, donc il est permis à la femme en état de menstrues ou de lochies de lire le Qur’ân, et lorsqu’elle se purifie, si elle se lave et fait ses ablutions pour lire cela est meilleur pour elle. »

 

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Sheykh ibn Otheymine رحمه الله

Shaikh Ibn ‘Uthaymîn رحمه الله a dit :

«  Les savants ont divergé sur le fait que l’homme en état d’impureté puisse toucher le Qur’ân. Certains disent que cela est permis car on ne trouve aucune preuve authentique et claire qui vienne l’interdire, et la base est qu’il faut se préserver et ne pas rendre obligatoire (ce qui ne l’est pas). D’autres disent qu’il n’est permis de toucher leQur’ân qu’en état de pureté d’après le hadith de cAmrû ibn Hazm auquel le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a (fait envoyer) une lettre dans laquelle il lui a dit : « Seul un homme pur (Tâhir) peut toucher le Qur’ân. » Et ici « pur » désigne celui qui n’est pas atteint par une impureté.

Ce deuxième avis est l’avis le plus authentique des savants, car même si le mot « pur » englobe la pureté physique et morale (par opposition au mécréant qui est décrit par l’impureté morale), il faut revenir à la parole du Législateur qui ne va pas utiliser le mot « pur » pour s’adresser à quelqu’un qui est déjà (décrit) par la pureté morale (puisqu’il est musulman). Et nul doute que ce deuxième avis est plus sûr, car nous enracinons en eux le respect envers la Parole d’Allah. Mais si cela est difficile, on peut recouvrir le Qur’ân d’un tissu, car toucher unQur’ân recouvert d’un tissu est permis pour celui qui est en état d’impureté et d’autres que lui (comme les enfants). » (Fatâwâ Islâmiyyah lil-Musnad, 4/313)

 

 

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12 décembre 2014

Le nombre minimum de personnes avec lesquelles la prière du vendredi peut s’accomplir

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Tous les savants sont unanimes sur le fait que le groupe est une des conditions de validité de la prière du vendredi.

Mais ils ont divergé sur le nombre avec laquelle elle peut être accomplie. Quinze avis différents ont été relatés, mais l’avis le plus juste est que la prière est valide si le groupe est composé au minimum de 2 personnes.

Extrait du livre : Les règles du vendredi De Sheykh El-Albani رحمه الله

12 décembre 2014

Description physique du Prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cet homme est le meilleur des hommes, c’est le Prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم, le sceau des prophètes, celui qui scelle l’envoie des prophètes. En effet, nous savons qu’il n’y a pas eu et qu’il n’y aura plus de prophètes après lui صلى الله عليه و سلم.

Que nous a-t-il été rapporté au sujet du Prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم ?

 

gifs puces bullets Anas رضي الله عنه dit : « Je n’ai jamais touché (une chose) plus douce que la paume du Prophète, même la soie et le brocart. Et jamais je n’ai senti un rih (= odeur) -ou un ‘arf (= bonne odeur)- plus agréable que le rih -ou le ‘arf- du Prophète صلى الله عليه و سلم. » (Bukhâri n°3561)

 

gifs puces bullets D’après ibn ‘Abbâs رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم laissait tomber les cheveux (sur le front) alors que les Associants les rejetaient de chaque côté de la tête. Quant aux gens du Livre, ils laissaient (aussi) tomber les cheveux (sur le front) ; le Messager de Dieu aimait avoir les mêmes (habitudes) qu’eux tant qu’il n’avait pas encore reçu l’ordre de faire autrement. Pourtant, il finit par laisser ses cheveux rejetés de chaque côté de sa tête.) (Bukhâri n°3558)

 

gifs puces bullets Al-Hakam dit : « J’ai entendu Abu Juhayfa dire : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم se rendit pendant la canicule à al-Bathâ’ [où] il fit des ablutions mineures puis pria deux rak’a pour le dhour et ensuite deux autre rak’a pour le ‘asr, il y avait devant lui une pique. » » Chu’ba : ‘Awn rapporta de son père, Abu Juhayfa, [ce rajout] : « Il y avait des femmes qui passaient derrière la pique… Les présents se levaient et lui prenaient ses mains en se les passant sur le visage. Moi aussi, je lui pris la main et je la mis sur mon visage ; elle était plus fraîche que la neige et plus parfumée que le musc. » Bukhâri n° 3553

 

gifs puces bullets « Il était blanc et ses cheveux étaient noir-blanchâtre » (hadith n°3544, « La Noble Nature (des Compagnons) » dans le Sahiih d’Al Bukhâry, volume V, page 30)

 

gifs puces bullets Il avait « quelques poils blancs au dessus de sa lèvre inférieure, à la mouche » (n°3545)

 

gifs puces bullets Il « était de taille moyenne et avait les épaules larges. Ses cheveux atteignaient le lobe de ses oreilles » (…) (n°3551)

 

gifs puces bullets « Interrogé si le visage du Prophète صلى الله عليه و سلم était comme l’épée … (…) « Non, il était plutôt comme la lune… »  » (n°3552)

 

gifs puces bullets D’après ‘Uqba ibn al-Hârith, Abu Bakr رضي الله عنه fit la prière du asr puis sortit en marchant. Il vit al-Hassan qui était en train de jouer avec des enfants. Il le porta sur ses épaules et dit : « Que mon père soit sacrifié pour lui ! Il ressemble au Prophète pas à ‘Ali. » Quant à ‘Ali, [qui était présent], il ne faisait que sourire. Boukhâri n° 3542

 

gifs puces bullets Rabî’a ibn Abu ‘Abd-ur-Rahmân رضي الله عنه dit : « j’ai entendu ‘Anas décrire le Prophète صلى الله عليه و سلم en disant : « Il avait une taille moyenne : Il n’était ni grand ni petit. Il avait un teint blanc-rougeâtre, c’est à dire qu’il n’était ni trop blanc ni trop brun. Ses cheveux n’étaient ni frisés ni lisses. Il reçut la Révélation à l’âge de quarante ans et resta à la recevoir à la Mecque durant dix ; à Médine, il y resta dix ans. A sa mort, il n’y avait même pas vingt poils blancs dans ses cheveux et dans sa barbe. » « J’ai eu l’occasion de voir quelques-uns de ses poils mais ils étaient rouges. On m’expliqua alors que cela était dû au baume. » Boukhâri n° 3547

 

gifs puces bullets Abu Ishâq رضي الله عنه dit : « J’ai entendu al-Barâ’ dire : Le Messager d’Allah avait le plus beau des visages et la meilleure stature ; Il n’était ni trop grand de taille ni petit. » » Boukhâri n° 3549

 

gifs puces bullets Qatâda رضي الله عنه dit : « j’ai interrogé Anas si le Prophète صلى الله عليه و سلم se teignait les cheveux et il m’a répondu en disant : « Non, [d'ailleurs] il n’avait que quelques [poils blancs] sur les tempes » ». Bukhâri 3550.

 

gifs puces bullets Al-Barâ ibn ‘Âzib رضي الله عنه dit : Le Prophète était de taille moyenne et avait les épaules larges. Ses cheveux atteignaient le lobe de ses oreilles… Je le vis une fois portant une tunique rouge et je n’ai jamais vu d’aussi beau… » Yûsuf ibn Abu Ishâq rapporte de son père [ce rajout] : [ses cheveux atteignaient le lobe de ses oreilles, voire] jusqu’à ses épaules. Bukhâri n° 3551

 

gifs puces bullets Abd Allâh ibn Ka’b رضي الله عنه dit : « J’ai entendu Ka’b ibn Mâlik, après s’être absenté de l’expédition de Tabûk, dire : « … Et lorsque j’ai salué le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلمau moment où son visage rayonnait de joie… Quand le Messager d’Allah était joyeux son visage rayonnait comme la lune ; nous savions bien cela. » » Bukhâri n° 3556

 

gifs puces bullets Ali رضي الله عنه disait : « Le Messager d’Allah n’était ni longiligne ni trop court et avait les paumes et les pieds épais; sa tête était grosse et ses articulations imposantes. Les poils qui descendaient de sa poitrine à son nombril formaient une longue ligne. Quand il marchait, il s’inclinait vers le devant comme s’il descendait d’une pente; je n’ai vu ni avant lui ni après lui un homme comme lui ». (At-Tirmidhi n°3570 et qualifié par lui de beau et authentique)

 

gifs puces bullets Rabi’a Ibn Abi Abd Rahman a dit : « J’ai entendu Anas Ibn Malik décrire le Prophète صلى الله عليه و سلم en ces termes : « Il était un homme d’une taille moyenne : ni longiligne, ni trop court ; sa peau affichait une couleur qui n’était ni d’une blancheur éclatante ni brune; sa chevelure n’était ni crépue ni outrancièrement longue » ». (Al-Boukhari n°3354, Moulim n°2338)

 

gifs puces bullets Qatada dit avoir interrogé Anas Ibn Malick رضي الله عنه à propos des cheveux du Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم… Anas lui a dit : « Les cheveux du Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم n’étaient pas crépus, mais droits et assez longs pour atteindre ses oreilles et son cou ». (Al-Boukhari n°5565 et Mouslim n°2337)

 

gifs puces bullets Selon une version : « ses cheveux frappaient ses épaules ». (Al-Boukhari n°5563 et Mouslim n°2338)

 

gifs puces bullets D’après al-Bara Ibn al-Azib رضي الله عنه : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم était de taille moyenne et avait les épaules larges et une chevelure qui atteignait ses oreilles. Je l’ai vu portant un habit rouge dont je n’avais pas vu de plus beau ». (Al-Boukhari n°3358 et Mouslim n°2337)

 

gifs puces bullets Al-Bara Ibn Azib رضي الله عنه dit : « Le Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم avait de larges épaules et une abondante chevelure et portait un complet rouge. En fait, je n’ai jamais vu un homme plus beau que lui ». (Mouslim n°2338)

 

gifs puces bullets D’après Jâbir رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم avait une barbe très touffue. (Mouslim)

 

gifs puces bullets Jâbir Ibn Samrata رضي الله عنه dit : « Le Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم avait une large bouche, de vastes yeux et des chevilles plutôt minces ». (Mouslim n°2339)

 

gifs puces bullets Oum Hani رضي الله عنها a dit : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم arriva à La Mecque les cheveux divisés en quatre grosses tresses ». (At-Tirmidhi n°1781, Abou Dawoud n°4191, et Ibn Mâja n°3631 qui ajoute : « Elle entend des bandes de cheveux »)

12 décembre 2014

Le prophète صلى الله عليه و سلم à Taif

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Au mois de Chawwâl de l’an 10 de la prophétie (fin mai ou début juin 619 G)., le prophète صلى الله عليه و سلم, en compagnie de son esclave affranchi Zayd ibn Hârithah et marchant à pieds aller et retour, se rendit à Tâif, localité située à environ 111 km de la Mecque. Il appelait à l’Islam les tribus qu’il croisait sur son chemin mais aucune ne lui répondit. Arrivé à Tâif, il choisit trois frères parmi les chefs de la tribu des Tâifiens à savoir Abd Yâlil, Masaoud et Habib les trois enfants de Amr ibn Omair Ath-Thakafi. Il s’installa parmi eux, les appela à Allah et à assister l’Islam. Le premier dit qu’il allait déchirer le voile de la Kaaba si Allah l’avait envoyé. Le deuxième dit: «Allah n’a-t-il pas trouvé un autre messager que toi?». Le troisième dit: «Par Allah, je ne te parlerai jamais. Si tu étais un Messager tu n’aurais pas besoin que je te réponde par la parole. Si tu mentais contre Allah, il ne conviendrait pas que je te parle». Sur ces mots, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم se leva et leur dit: «Puisque vous refusez, taisez-vous à mon sujet».

Le prophète صلى الله عليه و سلم séjourna pendant dix jours parmi les gens de Tâif. Au cours d’une telle période, son appel n’épargna aucun des notables de la localité.

Ceux-ci lui répondirent: «Sors de notre pays!». Ils incitèrent contre lui les sots et les stupides. Au moment où le prophète صلى الله عليه و سلم allait sortir, les sots et les esclaves le suivirent, l’injuriant et lui criant dessus au point d’ameuter les gens autour de lui. Organisés en deux rangs, ils se mirent tous à lui jeter des pierres et à lui adresser des grossièretés. Ils lui jetèrent des pierres aux tendons au point que ses chaussures fussent teintées de sang. Zayd ibn Hârithha s’offrait en bouclier pour le protéger mais fut blessé à la tête. Les sots et les stupides ne cessèrent de le suivre et de l’acculer au point de le contraindre à aller vers un jardin appartenant à Otba et à Chayba les deux enfants de Rabîa à 5,5 km de Tâif. Après que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم se fût réfugié dans ce jardin, les gens s’en retournèrent. Alors, il alla jusqu’à un cep de vigne et s’asseyait à son ombre, adossé à un mur.

C’est là qu’il fit, après avoir retrouvé son calme, sa célèbre invocation qui dénotait que son cœur était rempli de tristesse pour la violence déjà subie et aussi de regret que personne ne crût au message. Il dit:

«Seigneur! Je me plains auprès de toi de ma faiblesse, de mon impuissance et du mépris que j’inspire aux gens. 
O Toi, le plus Clément des Cléments! Tu es le Seigneur des affaiblis. Tu es mon Seigneur.
A qui me confies-tu?
Est-ce à ceux qui me détestent?
Ou bien me laisses-Tu avec mes ennemis?
Tout cela importe peu, si je ne m’attire pas Ta colère car, pour moi, Ton salut est plus vaste que tout.
Je cherche refuge auprès de la lumière de Ton visage par laquelle Tu dissipes les ténèbres et redresse qualitativement les affaires de ce monde et celles de l’au-delà, contre toute décharge de Ta colère sur moi.
Je ne cherche qu’à te satisfaire et il n’y a ni force ni puissance si ce n’est en Toi»
.

Lorsque les deux enfants de Rabîa le virent, ils le prirent en pitié. Aussi appelèrent-ils un garçon à eux, un chrétien nommé Addâs et lui dirent: «Prends de ce cep une grappe de raisins que tu porteras à cet homme»

Addâs s’exécuta. Il posa la grappe.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, qui, tendant alors la main dit: « au nom d’Allah» avant de manger.

Le garçon dit: «Les gens de ce pays ne prononcent pas une telle parole».

Le prophète صلى الله عليه و سلم dit: «Et toi, de quel pays viens tu?».

Addâs : «Je suis chrétien, originaire de «Ninawâ» ».

Le Messager Allah صلى الله عليه و سلم reprit: «Tu es originaire du village d’un homme vertueux, Younous ibn Mattâ».

Le garçon dit: «Comment as tu connu Younous ibn Mattâ ».

Le prophète صلى الله عليه و سلم répondit: «Celui-là est mon frère. C’était un prophète et moi aussi je suis prophète».

 

Cela dit Addâs se pencha, baisa les mains et les pieds du prophète صلى الله عليه و سلم.

Les deux enfants de Rabîa se dirent alors l’un à l’autre: «Voilà, il a corrompu ton gosse».

Au retour de Addâs ils lui dirent: «Malheur à toi! Qu’est ce que c’est, ce que tu viens de faire? ».

Le garçon répondit: «Maître! Il n’existe pas sur terre meilleur que cet homme. Il m’a informé d’une chose que seul un prophète peut savoir».

Ils lui dirent: «Malheur à toi! Qu’il ne te détourne pas de ta religion car ta religion est meilleure que la sienne».

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم prit la route du retour à la Mecque après avoir quitté le jardin, triste et le cœur brisé.

 

A l’entrée de la ville, Allah lui envoya l’ange Jibril, accompagné de l’ange des montagnes. Celui-ci lui proposa de renverser les deux montagnes sur les Mecquois.

Al-Boukhâri a déjà rapporté cette histoire en détail, la tenant de Orwa ibn Az-Zoubair selon qui, il déclara avoir dit au prophète صلى الله عليه و سلم:

«As-tu connu un jour plus dur pour toi que celui d’Ouhoud?».

Celui-ci répondit: « J’ai connu de la part de ta tribu ce que j’ai connu, mais le plus dur de ceci a été le jour passé à Al Akaba lorsque j’ai exposé mon message à ibn Abd Yâlil ibn Abd Kalâl et que celui-ci ne me fit pas la réponse que je voulais. Alors, je m’en allai, très affecté et ne récupérai qu’à l’entrée de la ville où, levant la tête, je vis brusquement un nuage qui m’ombrageait. Scrutant dans le nuage, je vis Jibril qui m’appelait en disant: «Allah a entendu ce que ton peuple t’a dit ce que les gens t’ont répondu. Il t’a envoyé l’ange des montagnes pour que tu lui ordonnes ce que tu veux». L’ange des montagnes m’interpella, me salua et dit: «Ô Mouhammad, je fais ce que tu veux. Si tu veux, je renverse sur eux (Al-Akhchabains) les deux montagnes de la Mecque: Abou Kays et la montagne lui faisant face Kouaiykouaân ».

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم répondit : «Au contraire, je prie Allah le Tout Puissant de sortir de leur postérité des gens qui l’adoreront, Lui Seul, sans l’associer à rien d’autre ».

La réponse ainsi fournie démontre la personnalité unique du prophète صلى الله عليه و سلم mais aussi l’incommensurable grandeur de sa moralité.

Du fait de ce secours mystérieux qu’Allah lui apporta du haut des sept cieux, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم revint de son horreur et retrouva sa quiétude.

Ensuite, il avança en direction de la Mecque et atteignit la vallée Nakhla où il séjourna pendant des jours. Il existait dans cette vallée deux endroits où l’on pouvait séjourner; As-Sayl AI Kabir et Az-Zayma, dans la mesure où il y avait de l’eau et de la fertilité. Toutefois, à notre connaissance, aucune source ne précise l’endroit exact de son séjour dans la vallée.

Au cours de son séjour en ce lieu, Allah lui envoya un groupe de djinns. Ceux-ci, le Très Haut en a fait mention dans deux endroits du Coran:

1. La sourate Ahkâf:

(traduction relative et approchée) :

«Rappelle-toi lorsque nous dirigeâmes vers toi une troupe de djinns pour qu’ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent à sa récitation, ils dirent: «Écoutez attentivement…» Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple, en avertisseurs. Ils dirent: «Ô notre peuple! Nous venons d’entendre un livre qui a été descendu après Moïse, confirmant ce qui l’a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. O notre peuple! Répondez au prédicateur d’Allah et croyez en lui. Allah vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protègera contre un châtiment douloureux» (46:29-31)

2. La sourate de Djinns :

(traduction relative et approchée) :

«Dis: il m’a été révélé qu’un groupe de djinns prêtèrent l’oreille puis dirent: nous avons certes entendu une lecture merveilleuse qui guide vers la droiture. Nous y avons cru et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur» (72:1,2)

Il ressort du contenu de ces versets et de celui des rapports faits au sujet du commentaire de cet événement que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم ne savait pas que ce groupe de djinns était venu l’écouter. Cela, il ne le sut que lorsqu’Allah le lui fit savoir en lui révélant de tels versets. On en déduit également que c’était la première fois que les djinns assistaient à la récitation. Le contenu des rapports implique que les djinns sont, à plusieurs reprises, revenus écouter.

Assurément, cet événement était aussi un secours par lequel Allah lui fournit, à partir de ses mystères insondables, ses soldats que personne d’autre que lui ne connaît.

De surcroît, les versets descendus en rapport avec l’événement renfermaient des annonces de la réussite de l’appel du prophète صلى الله عليه و سلم, précisant qu’aucune des forces de l’univers ne pouvait s’opposer à une telle réussite:

(traduction relative et approchée) :

«Et quiconque ne répond pas au prédicateur d’Allah ne saura échapper au pouvoir d’Allah sur terre. Et, il n’aura pas de protecteur en dehors de Lui. Ceux-là sont dans un égarement évident» (46:32)

(traduction relative et approchée) :

«Nous pensions bien que nous ne saurions jamais réduire Allah à l’impuissance sur la terre et que nous ne saurions jamais Le réduire à l’impuissance en nous enfuyant »(72:12).

Ce secours et ces annonces dissipèrent les nuages de tristesse, d’affliction et de désespoir qui suivaient le Messager d’Allah depuis qu’il avait quitté Tâif, chassé et stupéfait. En conséquence de cela, celui-ci était résolu à rentrer à la Mecque, à reprendre son premier plan d’exposition de l’Islam, de communication du message éternel d’Allah, avec un zèle tout nouveau.

Alors, Zayd ibn Hâritha lui dit: «Comment les réintégrer (les kouraichites) alors qu’ils t’ont fait sortir?». 
Le prophète صلى الله عليه و سلم dit: « Zayd ! Allah va décanter la situation que tu vois et lui apportera une solution. Il secourra Sa religion et fera triompher son prophète».

À l’approche de la Mecque, le Prophète صلى الله عليه و سلم resta à Hirâ et envoya quelqu’un des Khouzâaa auprès d’Al-Akhnas ibn Shouraik demandant à ce dernier de le protéger.

 

Celui-ci dit:
« Je suis un allié et l’allié ne protège pas ».

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم envoya alors auprès de Souhayl ibn Amr qui répondit: «Banou Amir ne protègent pas Banî Kaab».

Il envoya auprès d’Al-Moutaim ibn Adi qui dit: «Oui», s’arma puis appela ses fils et son peuple et leur parla en ces termes: «Prenez vos armes et postez-vous aux coins de la maison car j’ai accepté de protéger Mouhammad». 
Ensuite il envoya auprès du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم pour lui dire de venir. A son arrivée, il lui dit «Entre!». En compagnie de Zayd ibn Haritha le prophète صلى الله عليه و سلم entra à la Mecque et alla jusqu’à la sainte mosquée.

Debout sur sa monture, Al-Moutaim ibn Adi appela: «Ô Kouraich ! J’accorde ma protection à Mouhammad. Alors, que personne ne le touche! ».

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم alla jusqu’à l’encoignure, fit le tour du temple accomplit deux prosternations et, escorté par Moutaim et ses fils armés, rentra chez lui.

On raconte que ce jour-là, Abou Jahl ! interrogea Moutaim en ces termes: «Mais, toi, es-tu protecteur ou un adepte : un musulman?».

Celui-ci répondait: «Plutôt protecteur!» Abou Jahl reprit: «Ton protégé est le nôtre».

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم avait gardé en mémoire cet acte de Moutaim.

Aussi, dit-il au sujet des prisonniers de Badr : «si Al-Moutaim » était encore vivant et me demandait la libération de ceux-là, je lui accorderais cette faveur».

Extrait de Ar-Rahiq al Makhtoum – Cheikh Safi ar-Rahman Moubarak Fourri رحمه الله

12 décembre 2014

Le mérite de l’apprentissage du Coran

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question : 

J’apprends de nombreux versets du Coran, mais après un certain temps je les oublie. De même lorsque je récite, je ne sais pas si ma lecture est correcte, ensuite je m’aperçois que je faisais des erreurs. Pourriez-vous me conseiller ?

 

Réponse :

Tu dois faire des efforts pour apprendre ce que tu peux du Livre d’Allah et réciter devant des frères pieux que ce soit dans les écoles, les mosquées ou à la maison, et tu dois y être attentif afin qu’ils corrigent ta récitation, d’après la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Coran et l’enseigne. » (Al-Bukhârî) Les meilleurs des gens sont donc les gens du Coran qui l’ont appris, enseigné aux gens et mis en pratique.

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit à ses Compagnons : « « Qui d’entre vous aimerait se lever tous les jours au bord d’une rivière ou d’une vallée avec deux chamelles pleines, sans commettre aucun péché ni rompre de liens de parenté. » Les gens dirent : « Ô Messager d’Allah, nous aimerions cela. » Il dit : « Venir de bon matin à la mosquée pour enseigner ou réciter deux versets du Coran est meilleur que deux chamelles, trois versets sont meilleurs que trois chamelles, et quatre versets sont meilleurs que leur équivalent en nombre de chameaux. » (Muslim)

Cela nous montre le mérite qu’il y a à apprendre le Coran, il te faut donc apprendre le Coran avec les frères connus pour leur maîtrise de la lecture du Coran, afin que tu profites d’eux et récite correctement.

Quant au fait que tu oublies, tu ne commets aucun péché en cela, car tout homme oublie, comme le Prophète صلى الله عليه و سلم l’a dit : « Je suis un homme comme vous, j’oublie tout comme vous oubliez. » (Al-Bukhârî et Muslim) Et un jour, il a entendu quelqu’un réciter et a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde, il m’a rappelé un verset que j’avais oublié dans telle sourate. » (Al-Bukhârî et Muslim)

L’homme peut oublier certains versets puis s’en souvenir, ou quelqu’un peut les lui rappeler. Et il est meilleur qu’il dise : « on me les a fait oublier », d’après ce qui est rapporté du Prophète صلى الله عليه و سلم : « Qu’aucun d’entre vous ne dise j’ai oublié tel et tel verset, on lui a plutôt fait oublier. » (Muslim) C’est-à-dire que c’est le diable qui lui a fait oublier.

Quant au hadith : « Il n’y a pas un homme qui apprend le Coran puis l’oublie sans qu’il ne rencontre Allah, au Jour de la Résurrection, mutilé. », c’est un hadith dhaîf (faible) qui n’est pas confirmé du Prophète صلى الله عليه و سلم.

Et l’homme ne choisit pas d’oublier, et il ne peut en être préservé. Mais ce que tu dois faire c’est apprendre ce que tu peux du Livre d’Allah, le réviser et le lire devant quelqu’un qui maîtrise la récitation afin qu’il te corrige. Qu’Allah t’accorde le succès et facilite ton entreprise.

Source : Majmûc Fatâwâ Ibn Bâz رحمه الله (1/368).

12 décembre 2014

Hadith Qudsi – Empan

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah عز و جل dit :

 

« Je suis pour mon serviteur ce qu’il croit que je dois être, et je suis avec lui chaque fois qu’il évoque le souvenir de mon nom. Ainsi, s’il m’évoque en lui-même, je l’évoque en moi-même. S’il m’évoque auprès d’une assistance, je l’évoque auprès d’une assistance meilleure encore. S’il se rapproche de moi d’un empan, je me rapproche de lui d’une coudée. S’il se rapproche de moi d’une coudée, je me rapproche de lui d’une brasse. Et s’il vient vers moi en marchant, j’irai vers lui en accourant. »

 
(Rapporté par Bukhârî et Muslim).

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