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Le Message Islam

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12 décembre 2014

Les rangs dans la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

La prière en commun (salat al-jamâ’a) revêt une grande importance dans la pratique cultuelle. Elle est le moyen idéal pour que les fidèles se retrouvent, tissent des liens de fraternité et d’amour. Il est indispensable pour tous d’en connaître les règles, surtout celles qui concernent l’agencement des rangs derrière l’imam.

 

 

A l’annonce de la prière  (Al-iqâma)

 

 Le fidèle se lève pour la prière à la vue de l’imam et cela indifféremment au début de l’iqâma, en son milieu ou à sa fin, l’essentiel étant de se lever avant la takbirat al-ihrâm ( c’est lorsque l’imam dit Allahou akbar pour débuter la prière). Rien ne stipule qu’il faille se lever au moment où le mou’adhin (l’homme qui appelle à la prière) dit « qad qâmatisalat »  et surtout pas avant que l’imam ne se montre. Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Levez-vous (pour prier) lorsque vous me voyez ».(rapporté par boukhâry)

 

 

L’agencement des rangs

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم  ordonnait aux fidèles avant la prière de soigner leurs rangs. Il a dit, en voyant la poitrine d’un homme dépasser des rangs : « Ô serviteurs d’Allah ! ou que vous soigniez vos rangs, ou alors Allah instaurera la divergence entre vous » rapporté par boukhâry et mouslim. Une telle menace de la part du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم montre que l’agencement des rangs est bien plus qu’une recommandation prophétique mais en fait une obligation. L’imam Ibnou Taymiya رحمه الله dit dans son livre « Al ikhtiyarât al-fiqhiya » que tout le groupe se rend coupable en négligeant les rangs.

 

 

  L’imam doit veiller à l’alignement des rangs

 

 Le prophète صلى الله عليه و سلم prenait le temps  d’aligner les fidèles lui-même, faisant reculer celui qui est trop en avant et avancer celui qui est en retrait en passant sa main sur les épaules et les poitrines d’un bout à l’autre de la rangée. Sachant ce qui menace ceux qui négligent l’alignement des rangs, les imams doivent se montrer patients et insister pour que les fidèles s’habituent à prier en rangs correctement alignés.

L’alignement des rangs est donc une obligation extérieure à la prière ; quand on y manque, on est fautif mais cela n’annule pas la prière. Tout comme l’adhan (l’appel à la prière) est obligatoire avant la prière, mais une prière sans adhan reste valable, bien que cela soit répréhensible.

 

 

Des erreurs que les imams doivent éviter

 

 Certains imams disent :  « istaou (rangez-vous correctement) » alors que le rang est impeccable et ne font rien pour rectifier la rangée lorsque celle-ci est n’est pas alignée.

D’autres disent « istaou » même s’il n’y a qu’une seule personne, croyant qu’ils appliquent ainsi une sunna, alors qu’on devrait le dire qu’en cas de besoin.

 

 

Quelques règles à respecter

 

1 => l’alignement des rangs se fait par les chevilles, qui sont dans l’axe du corps, plus que par les épaules, car les gens ne sont pas tous de la même taille, comme ils ne peuvent pas tous se tenir droits. On ne peut pas se fier non plus à l’alignement des orteils, car les pieds ne sont pas tous de la même longueur.

 

2 => Si l’imam se tient dans la même rangée que les fidèles il ne doit pas sortir du rang, contrairement à ce qui est très souvent recommandé. Ibnou Abbâs رضي الله عنه raconte : « le Prophète صلى الله عليه و سلم m’a pris par la tête et m’a ramené de derrière lui vers sa droite » (boukhâry). Dans ce que rapporte ce grand compagnon du prophète, il n’est pas mentionné qu’il ait mis un peu en retrait. 

 

3 => Les rangées doivent être complétées les unes après les autres en commençant par la première. Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit à ses compagnons : « ne voudriez-vous pas vous ranger comme se rangent les anges auprès de leur Seigneur ? » Ils dirent :  « Ô Messager d’Allah ! comment se rangent-ils auprès de leur Seigneur ? » il répondit : « ils complètent les rangs les uns après les autres et s’alignent. » (rapporté par boukhâry et mouslim)  

 

4 => La meilleure rangée est la première. Le Prophète صلى الله عليه و سلم incitant les fidèles à accourir au premier rang, a dit : « Si les gens savaient ce que recèlent l’adhan et le premier rang, ils se les seraient disputés ; et s’il n’y avait que le tirage au sort pour les départager, ils l’auraient fait. » (rapporté par boukhâry et mouslim). Cela suppose que le fidèle, qui veut être au premier rang, doit venir plus tôt et avancer devant.

 

5 => Le fidèle doit chercher à être le plus proche de l’imam. Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Que viennent derrière moi les hommes sensés (mûres) et sages.» (mouslim). Car ils sont à même de corriger les éventuelles erreurs de l’imam et de le suppléer si besoin est. Contrairement à ce que font ceux qui se précipitent sur les murs du fond de la mosquée pour s’y adosser. Ils se privent ainsi d’un bien certain et négligent du même coup une sunna du Prophète صلى الله عليه و سلم. Ceci tranche avec ce que nous voyons de nos jours ; les gens commencent à s’aligner au deuxième rang avant que le premier ne soit complété. Et quand on leur demande d’avancer, ils sont surpris ! Où encore, ils se font la politesse en se cédant mutuellement la place au premier rang, ce qui peut durer un bon moment et retarder le début de la prière. 

 

6 =>  La droite de la première rangée est préférable à sa gauche. C’est-à-dire que, s’il y avait dix personnes alignées en rang centré derrière l’imam (cinq à sa droite et cinq à sa gauche), la onzième personne qui arrive se mettra à droite.

 

7 => Les rangs des hommes sont devant et ceux des femmes derrière. Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Les meilleures rangées pour les hommes sont celles de devant et les pires sont celles de derrière. Les meilleures rangées pour les femmes sont celles de derrière et les pires sont celles de devant ». (boukhâry et mouslim).
Remarque : Et ce même s’ils sont tous de la même famille (mahârim, pluriel de mahram).

 

8 => Les enfants se mettent entre les rangs des hommes et les rangs des femmes. Par contre, si les enfants, regroupés ensemble, perturbent la prière par leur agitation, leurs rires, leurs farces ou leurs disputes, il est préférable de les disperser dans les rangs.  

 

9 => Si un enfant, qui maîtrise la prière et est conscient de ce qu’elle représente, occupe une place au premier rang, il n’est pas souhaitable de l’en faire sortir ce pour trois raisons :            

- L’enfant risque de haïr la mosquée où on lui a fait l’affront de le sortir des rangs, surtout s’il s’était préparé et était venu à la mosquée tout content de bien faire.

- L’enfant risque d’en vouloir à la personne adulte qui l’a humilié en le faisant sortir du rang.

- Le hadith cité plus haut qui demande aux adultes de se mettre derrière le Prophète صلى الله عليه و سلم est une incitation pour les adultes et non pas une interdiction pour les enfants.  

 

10 => Ne pas laisser de faille dans le rang : le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Alignez-vous en rang serrés et ne laisser pas de failles pour Satan » (abou dâoud). Il existe aussi la version authentifiées par Albany رحمه الله qui dit : « Dressez les rangs, rapprochez les épaules, fermez les espaces et ne laissez pas de failles pour Satan ».

 

11 => Les rangées doivent être rapprochées entre elles, y compris la première avec la position de l’imam, car l’imam doit être proche des fidèles et non se mettre loin en laissant l’emplacement d’un rang ou deux entre lui et la première rangée, comme cela se fait dans certaines mosquées.  

 

12 => La douceur et l’amabilité sont indispensables pour que l’ambiance de la prière soit favorable à la concentration (al-khouchou’) et à la dévotion. 

 Texte inspiré par le livre : Salat al jama’a de son excellence Cheikh Mohammed ibnou Salih Al Utheîmine رحمه الله

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12 décembre 2014

Brève biographie du Prophète صلى الله عليه و سلم

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

 

gifs puces bullets Il est Mohammad ibn Abdillah, ibn Abdil Mottalib, ibn Hâchim.


Abdoullah, le père de Mouhammad épousa Amina avec laquelle il résida à la Mecque.
Selon le dire de nombreux historiens, le père de Mohammad mourut avant la naissance de son fils. Certains disent plutôt qu’il mourut deux mois ou plus après sa naissance. 
Allah est plus savant !


gifs puces bullets Son père mourut laissant derrière lui que peu de biens et une servante abyssienne du nom de Baraka ou Oum Ayman, nourrice du Prophète .

La famille du Prophète  est appelée « famille Hâchimite » par référence à Hâchim ibn Abd Manâf , grand père du Prophète . 
Hâchim appartient à la tribu de Kouraïch, tribu arabe. Les Arabes sont les descendants d’Ismaël عليه سلام  ibn Ibraahim l’intime. Que la paix et le salut d’Allah soient sur lui et sur notre prophète Mohammad.

  

gifs puces bullets Sa naissance

 
Le Prophète  naquit à la Mecque, il y a divergence au sujet de la date de naissance du Prophète  (aussi comment prétendre célébrer sa naissance alors qu’on ne connaît pas la date exacte de sa naissance, c’est une des preuves que la célébration de la naissance du Prophète  est une innovation)

Après avoir accouché, Amina, sa mère, envoya quelqu’un annoncer la naissance du nouveau né à son grand père qui remercia Allah. Il lui choisit le prénom de Mohammad, prénom inconnu des arabes à l’époque.
Au 7ème jour le nouveau né fut circoncis.

 

gifs puces bullets Sa vie

 
 A l’âge de 4 ou 5 ans eut lieu la fente de sa poitrine. Mouslim  rapporte de Anas  que Jibril عليه سلام s’était présenté au Messager d’Allah  alors que celui-ci jouait avec les garçons. Il le saisit, le terrassa et fendit son cœur duquel il sortit une sangsue et dit: « Voici la part que Satan a de toi. » Il lava ensuite, la sangsue dans une cuvette en or avec de l’eau de Zamzam, la banda et la remit à sa place. Les garçons se précipitèrent vers sa mère (sa nourrice) et dirent: « On a tué Mohammad. » Les gens accoururent vers lui et le trouvèrent pâle. Anas dit avoir vu l’effet de l’opération sur sa poitrine.

A 8 ans Mohammad  perdit son grand père Abdil Mouttalib. Ce dernier l’avait confié à son oncle Abou Tâlib. 

A 12 ans, lors d’un voyage en compagnie de son oncle, a lieu, en Syrie, la rencontre avec le moine Bahirâ. Ce moine reconnaîtra en Mohammad  le Prophète annoncé dans les Livres.

 A 40 ans les indices de la prophétie commencèrent à apparaître. Par exemple, Mohammad  ne faisait aucun rêve qu’il ne vît se réaliser.

 La durée de la prophétie fut de 23 années.

Le Prophète صلى الله عليه و سلم reçut la prophétie à travers l’ordre divin révélé dans la sourate qui débute par: 

« Lis au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis, ton Seigneur est le Très Noble »  (Sourate n°96 versets 1 à 3) 

 Et il  reçut l’ordre de transmettre le message à travers l’ordre divin révélé dans la sourate qui commence par:

 « Ô toi, le revêtu d’un manteau! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur, célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. Et de tout péché, écarte-toi. Et ne donne pas dans le but de recevoir davantage. Et pour ton Seigneur endure. » (Sourate n°74 versets 1 à 7)

 « Lève-toi et avertis » signifie : avertis les gens au sujet du polythéisme et incite-les au monothéisme.

« Et tes vêtements, purifie-les » c’est-à-dire purifie tes actes du polythéisme.

« Et de tout péché, écarte-toi » signifie éloigne-toi des idoles et de leurs adeptes. 

 Le Prophète صلى الله عليه و سلم appela au monothéisme durant ces 10 années. C’est alors qu’eut lieu le Voyage Nocturne, on le  fit monter au ciel, et les 5 prières furent alors décrétées. Il pria à Mekkah durant 3 ans, puis il reçut l’ordre divin d’émigrer vers Al Madîna, c’est l’Hégire, la Hijra.

 A Al Madîna furent alors décrétés Az Zakat, As Sawm, Al Hajj, Al Athân, etc… 

 

 Il  demeura ainsi dix ans, puis il rendit l’âme en laissant la religion toute claire et nette. Il n’avait négligé aucun bien sans qu’il ne l’eut recommandé surtout le monothéisme, et aucun mal sans qu’il ne l’eut interdit surtout le polythéisme, il  était envoyé pour les deux mondes: ceux des êtres humains et des djinns. 

Tel que mentionné dans le verset suivant:

« Dis: « Ô hommes! Je suis pour vous tous le Messager d’Allah. » (Sourate 7 verset 158) 

 Allah paracheva la religion à travers le Prophète Mohammad  Allah dit :

« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous. » (Sourate n°5 verset 3)

  

gifs puces bullets Le dernier jour du Prophète 

 
 Le Prophète صلى الله عليه و سلم mourut à l’âge de 63 ans et 4 mois, ses dernières paroles vraisemblablement furent celles que ‘Aîcha entendit de la bouche du Prophète صلى الله عليه و سلم :
« Avec ceux à qui Tu as accordé Tes faveurs parmi les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Seigneur! Pardonne-moi ! Sois Clément avec moi! Fais-moi rejoindre l’éternel ! Seigneur ! L’éternel ! »

 Il  répéta trois fois les dernières paroles puis il rejoignit l’éternel.
  En ce jour venait de mourir le meilleur des hommes et le meilleur des Prophètes عليه سلام. 

 

En ce jour venait de mourir celui qui avait prononcé des paroles de vérité. Certes nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons

 

12 décembre 2014

Les règles du vendredi

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

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* Le vendredi est le meilleur jour de la semaine*

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Le meilleur jour durant lequel le soleil se lève est le vendredi. C’est en ce jour qu’Adam fut crée, qu’il fut introduit au Paradis et qu’il en fut exclut, et la fin des temps n’aura lieu qu’un vendredi. »

Rapporté par Mouslim, Abu Dawud, Nasa’i et At Tirmidhi

 

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* La recommandation de lire la sourate Al-Khaf (la Caverne) la nuit et le jour du vendredi *

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui récite la sourate Al-khaf le jour du vendredi, sa lumière l’éclaire jusqu’au vendredi suivant »

Rapporté par An-Nasai, Al-Bayaki et Al-Hakim

 

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* Le ghusl et se faire beau le jour du vendredi * 


Il est recommandé à celui qui a l’intention d’assister à la prière du Vendredi ou à une autre, qu’il soit homme ou femme, vieux ou jeune, résident ou en voyage d’être dans le meilleur état de propreté et d’élégance.

Il doit accomplir le ghusl, porter ses meilleurs habits, se parfumer et se nettoyer les dents.

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Tout musulman doit accomplir le lavage majeur, porter le meilleur de ses habits et se parfumer s’il a de quoi le faire, le jour du vendredi ».

Rapporté par Ahmad, Al Boukhary et Mouslim
Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit un vendredi sur son Minbar :

« Pourquoi n’achèteriez vous pas deux nouveaux vêtements pour le jour du vendredi autre que ces vêtements quotidiens ».

Rapporté par Abu Dawud et ibn Maja

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Toute personne qui fait son ghusl le jour du vendredi, se purifie le mieux possible, se brosse les cheveux, se parfume, se rend à la mosquée sans qu’il ne sépare deux personnes et accomplit la prière, se taît et écoute l’imam lors de son sermon, Allah lui pardonne ses péchés jusqu’au vendredi suivant »

Rapporté par Ahmad et Al Boukhary

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« C’est un devoir pour tout musulman, le jour du vendredi : d’accomplir le ghusl, de se parfumer et de se nettoyer  les dents au siwak »

Rapporté par Ahmad

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit un jour de vendredi :

« Ô vous Musulmans ! Allah a fait pour vous de ce jour, un jour de fête, alors lotionnez vous et brossez vos dents ».

Rapporté par At-Tabarani

 

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* Aller tôt à la prière du vendredi *


Il est préférable d’aller à la prière du vendredi tôt, à l’exception de l’imam.

Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui accomplit le lavage majeur de l’impureté majeure (al-janaba) le jour de vendredi puis se rend aussitôt à la mosquée, c’est comme s’il avait sacrifié un chameau. S’il y est allé à la deuxième heure, c’est comme s’il avait sacrifié une vache, s’il y est allé à la troisième heure, c’est comme s’il avait sacrifié un bélier cornu. Si c’est à la quatrième, c’est comme s’il avait sacrifié une poule. Et si c’est à la cinquième, c’est comme s’il avait offert un oeuf. Une fois que l’imam arrive, les anges entrent à la mosquée pour écouter le prêche (du vendredi) ».

Rapporté par Al Boukhary, Mouslim, Abu Dawud et At-Tirmidhi

 

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* Le fait de passer entre les gens *

 


At-Tirmidhi rapporte que les savants détestaient le fait de passer entre les gens, le jour du vendredi et ils sont catégoriques à ce sujet.

Abdullah ibn Busr رضي الله عنه rapporte :

« Un homme est arrivé (à la mosquée) le jour du vendredi alors que le Prophète صلى الله عليه و سلم prononçait son sermon. Il passa entre les gens, c’est alors que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit : « Assieds-toi, tu gênes et tu es en retard ».  L’homme essayait de surpasser les croyants qui l’écoutaient. Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui dit : « Assieds-toi, tu gênes et tu retardes ».
Rapporté par Abu Dawud, An-Nasai et Ahmad

 

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* La légitimité d’accomplir une prière facultative avant la prière du vendredi *


Il est permis d’accomplir une prière facultative avant celle du vendredi, tant que l’imam n’est pas arrivé. Après son arrivée, on ne peut accomplir que la prière du salut de la mosquée. Elle peut être accomplie même lors du sermon sauf si l’on entre à la fin de celui-ci et qu’il ne reste pas assez de temps, alors on ne doit pas l’accomplir.

 

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* Celui  qui a sommeil *


Il est préférable pour celui qui a sommeil dans la mosquée de changer de place car le mouvement peut aider à chasser le sommeil et le garder réveiller et ce, que ce soit pour le jour du vendredi ou autre.

 

Extrait du livre : Les règles du vendredi de sheykh el Albani رحمه الله

12 décembre 2014

La différence entre l’Islam et la foi (Tafsir S 49 v 14)

 

Par le cheikh Sâlah ibn Fawzân ibn `Abdillah Al-Fawzân حفظه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Allah a dit dans son livre :

{Les Bédouins ont dit: « Nous avons la foi (el-imân) ». Dis: « Vous n’avez pas encore la foi. Dites plutôt: Nous nous sommes simplement soumis, car la foi n’a pas encore pénétré dans vos coeurs} (S.49 / V.14).

Quel est la signification de ce verset ? Et y a t-il une différence entre l’islam et l’iman (la foi) ? (Et si c’est le cas) qu’elle est-elle ?

 

Réponse :

La louange est à Allah.

La religion (de l’islam) est basée sur 3 degrés.

* Le premier degré est l’islam (la soumission) puis au dessus de lui : el-imân (la foi), puis au dessus de el-imân : el-ihsân (la perfection) comme ceci a été spécifié dans le hadith de Djibril عليه سلام  lorsque qu’il questionna le prophète صلى الله عليه و سلم sur ces (trois) degrés et le prophète صلى الله عليه و سلم de répondre sur chacun d’entre eux… Puis à la fin de ce hadith le prophète صلى الله عليه و سلم dit à ses compagnons :

« c’était Djibril qui est venu vous apprendre les choses concernant votre religion. »

Il les cita en commençant par le degré le plus bas. Lorsque les bédouins vinrent au prophète , alors qu’ils venaient de se convertir à l’islam, ils ont prétendus être à un degré qu’ils n’avaient pas atteint… Ils étaient venus à lui  en tant que musulmans (soumis) et prétendirent avoir la foi (el-imân) alors qu’ils n’avaient pas encore atteint ce degré.

 

Et c’est pour cette raison qu’Allah leur répondit

 

{Les Bédouins ont dit: « Nous avons la foi ». Dis: « Vous n’avez pas encore la foi. Dites plutôt: Nous nous sommes simplement soumis, car la foi n’a pas encore pénétré dans vos coeurs}

 

Au début de leur islam, la foi ne s’était pas raffermie et consolidée dans leur coeurs et bien même qu’ils eurent la foi, celle-ci fut très faible ou minime… ceci est tiré de la parole du très haut

 

{ … car la foi n’a pas encore pénétré vos coeurs }.

 

En effet elle ne rentrera dans leur coeurs que par la suite.

Ils ne furent pas considérés comme des mécréants ou même des hypocrites mais bien comme des musulmans avec une foi faible et ne leur donnant pas le droit de se nommer croyants .

La foi se raffermira dans leurs coeurs par la suite car Allah dit

 

{ … car la foi n’a pas encore pénétré dans vos coeurs }.

 

Lorsque les termes d’islam et d’imân sont évoqués ensemble (dans un même texte ou verset ou bien un propos..) alors ils divergent dans leur sens.

Il advient alors que chacun des termes « islâm » et « imâan » prenne un sens propre à lui qui diffère l’un de l’autre comme ceci est rapporté dans le hadith de Djibril عليه سلام  lorsque celui-ci questionna le prophète  sur « l’islâm ».

 

Et le prophète صلى الله عليه و سلم de répondre :

 

« L’islâm est que tu témoignes que nul ne doit être adoré autre qu’Allah et que certes Mohammad  est l’envoyé d’Allah, que tu accomplisses la prière (ici les 5 prières obligatoires), que tu t’acquittes de la Zakât, que tu jeûnes durant le mois de ramadân et que tu accomplisses le pélerinage à la maison sacrée si tu en as la possibilité. »

 

Puis il le questionna sur « el-imân », et le prophète صلى الله عليه و سلم  de répondre :

 

« el-imân est que tu crois en Allah, en ses anges, en ses livres, en ses envoyés et au jour dernier et que tu crois au destin en bien ou en mal. »

 

[hadith rapporté par mouslim dans son authentique(1/36-38) d'après Omar ibnil Khaatab .c'est une partie du long hadith de jibril عليه سلام ].

 

Sur la base de ceci, on voit que « el-islâm » est la soumission extérieure et apparente alors que « el-imân » est la soumission intérieure et cachée, et ceci seulement lorsque ces deux termes sont évoqués ensemble.

 

Mais lorsque chacun de ces deux termes est évoqué séparément l’un de l’autre alors leur sens se rejoignent et le terme « islâm » inclut le sens du terme « imâan » de même que le terme « imâan » évoqué séparément renferme et inclut le sens du terme « islâm ».

 

C’est pourquoi les gens de science disent :

« lorsque qu’ils se rejoignent (islâm et imân) ils divergent (dans leur sens) et lorsque qu’il se séparent (dans un texte…) ils se rejoignent (dans leur sens) »

 

Ainsi, chez les gens de la sunnah et du consensus, el-imân est caractérisée par les actes par les membres du corps, la parole par la langue, et la véracité (du message) par le coeur en y adjoignant le sens de « islâm ». Ceci quand el-imân est évoquée séparément de el-islâm.

 

Qu’Allah prie sur notre prophète Mouhammad, sa famille et sur l’ensemble de ses compagnons.

 

Source : site de cheikh Fawzân حفظه الله

12 décembre 2014

Les bienfaits de la lecture du Coran

 

L’Imâm An-Nawawî  رحمه الله

  بسم الله الرحمن الرحيم

 

Saches, que la lecture du Qor’ân constitue la meilleure des invocations.

 

Cette lecture a des règles et des finalités qui lui sont propres. J’ai déjà composé un bref recueil où est étudié l’essentiel des bonnes manières à observer par celui qui lit le Qor’ân, les différents modes de lecture, ainsi que tout ce qui s’y rapporte. Quiconque connaît le Qor’ân par cœur se doit de ne pas ignorer de telles règles. Aussi, celui qui serait désireux de les connaître n’aura qu’à s’y reporter, car j’y ai mis ce qui semble faire l’unanimité. Et la réussite n’est que par Allah.

 

Il convient en un premier temps de lire régulièrement le Qor’ân, de jour comme de nuit, en voyage ou non. En la matière, les habitudes des anciens [salaf] étaient variables : certains lisaient le Qor’ân en entier tous les deux mois, d’autres tous les mois, d’autres encore, tous les dix, huit, ou sept jours ; telles étaient les pratiques les plus grandes chez nos pieux ancêtres [salafs]. D’autres encore en achevaient la lecture en six jours, d’autres en cinq, et d’autres en quatre nuits. Un grand nombre encore le lisaient en trois nuits, et nombreux sont ceux qui le lisaient en trois nuits, et nombreux sont ceux qui lisaient le Qur’ân en entier une fois par jour, voire même en une seule nuit.

 

Il n’y a même qui en faisaient la lecture deux, trois, voire huit fois en un jour et une nuit : quatre fois le jour et quatre fois la nuit, comme l’illustre maître Ibn Kâtib al-sûfîs رضي الله عنه. Selon ce qu’on nous a rapporté, on ne pouvait faire d’avantage en un jour et une nuit. On rapporte que selon l’illustre maître Ahmad al-Dawraqî, suivant un Isnâd [chaîne de transmission] qui lui est propre, Mansûr Ibn Zâdhân, l’un des dévots Tâbi’î رضي الله عنه, récitait le Qor’ân en entier entre le Dhuhr et le Maghrib, et entre le Maghrib et al-’Ishâ, notamment pendant le Ramadhân au cours duquel il faisait deux récitations entières et même un plus entre le Maghrib et al-’Ishâ ; or, à cette époque, les gens retradaient le ‘Ishâ jusqu’au premier quart de la nuit.

 

De même, Ibn Abî Dâwûd rapporte, avec un isnâd Sahîh, que Mudjâhid رضي الله عنه récitait intégralement le Qur’ân entre le Maghrib et al-’Ishâ pendant le mois de Ramadhân. Quant à ceux qui ont récité intégralement le Qor’ân en une raka’a, on ne les compte plus ; c’est le cas notamment de ‘Uthmân Ibn ‘Affân, de Tamîm al-Dârî et Sa’îd Ibn Djubayr رضي الله عنه.

 

Evidemment la lecture du Qor’ân variera en fonction des personnes. Ainsi, celui qui par une méditation appropriée, serait en mesure de tirer de sa lecture des connaissances subtiles, se limitera aux passages sur lesquels il aura reçu une indication [ishâra]. De même, celui qui est occupé à répandre la science ou à trancher les différents entre les musulmans doit limiter sa lecture de façon à ne pas perturber son travail, dès lors qu’il n’y a va de l’intérêt général [maslaha] concernant l’ensemble des musulmans. Quant aux autres, qu’ils lisent le Qur’ân autant qu’ils le peuvent, sans que la lecture ne leur devienne lassante ou qu’ils en arrivent au point où les règles de récitation ne seraient plus respectées.

 

Ainsi, il s’en trouve même parmi nos prédécesseurs qui réprouvent la lecture intégrale du Qur’ân en un seul jour [et une nuit]. Ceci est attesté par ce que nous rapportons des sunan d’Abî Dâwûd, de at-Tirmidhî et an-Nassâ’î et d’autres auteurs avec un Isnâd Sahîh [chaîne de transmission authentique], à savoir que selon ‘Abd-Allâh Ibn ‘Amru Ibn al-’Ass رضي الله عنه : L’Envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Celui qui lit intégralement le Qor’ân en moins de trois n’y a rien compris. »

 

Quant au moment où il faut commencer et terminer la lecture du Qor’ân, cela relève du choix du lecteur. Ainsi, il peut le faire en une semaine comme le faisait ‘Uthmân Ibn ‘Affân رضي الله عنه qui commençait sa lecture le jeudi soir et le terminait le mercredi soir. L’Imâm Abû Hâmid al-Ghazâlî souligne dans son « Ihyâ’ » :

 

« Il est préférable pour le lecteur d’achever la lecture du Qor’ân une fois la nuit, et une fois le jour. Le jour pourra être le lundi, au cours duquel il terminera sa lecture en accomplissant les deux raka’as surérogatoires de l’aube [al-fajr]. Et il pourra terminer une autre lecture dans la nuit du vendredi, au cours des deux raka’as surérogatoires du maghrib ou après elles, afin d’entamer une journée et une nuit [par la lecture du Qor'ân]. »

 

Ibn Abî Dâwûd rapporte ces propos du Tâbi’î ‘Amru Ibn Murra رضي الله عنه : « [Ceux qui nous ont précédés] aimaient terminer la lecture du Qor’ân au début du jour ou de la nuit. » Son contemporain, l’illustre maître Talha Ibn Musrif, disait de son côté :

 

« Les anges ne cessent de demander pardon [prient] pour celui qui achève la lecture du Qur’ân à une heure quelconque de la journée, et cela jusqu’à ce qu’il s’endorme. De même, ils ne cessent de demander pardon pour qui en achève la lecture de nuit, et ce jusqu’à ce qu’il de réveille. »

 

Mudjâhid رضي الله عنه tenait, quant à lui, des propos semblables.

 

Kitâb « al-Adhkâr al-Mountakhabou min Kallâm Sayd il-Abrâr » de l’Imâm an-Nawawî رحمه الله  p.119

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12 décembre 2014

Développer l’amour pour Allah

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 Ibnul Qayyim al-Jawziyyah رحمه الله

 


Les gens ont discuté de la mahabbah (l’amour envers Allah) ; ses causes et ce qu’elle rapporte, ses signes, ses fruits et ses règles. Les paroles les plus compréhensibles à ce sujet sont celles de Abû Bakr al-Kataanee رحمه الله sur al-Junayd (d.279H).

Abu Bakr al-Kataanee (d.322H) رحمه الله a dit :

« Une discussion sur la Mahabbah a eu lieu à Mekkah pendant le mois du Pèlerinage. Les shouyoukh qui étaient présents parlèrent sur ce sujet et al-Junayd était le plus jeune d’entre eux. Ils lui dirent : « Ô ‘iraqee (l’iraquien), qu’as-tu à dire ? Alors il baissa la tête, et des larmes coulèrent de ses yeux puis il dit :

 

« Un servant doit surmonter son âme ;

Et être constant dans le rappel d’Allah ;


Etablissant les Droits de son Seigneur ;


En se concentrant sur Lui avec son cœur ;


La crainte faisant flamber son cœur ;


Tandis qu’il boit de son navire le vrai amour


Et que certaines réalités lui sont dévoilées ;


Donc, lorsqu’il parle c’est grâce à Allah ;


Quand il parle, cela vient d’Allah ;


Quand il bouge, c’est par le commandement d’Allah


Et quand il est serein, alors cela vient d’Allah ;


Il appartient à Allah, il est pour Allah, et il est avec Allah. »

 


Alors les shouyoukh se mirent à pleurer : « Comment peut-on faire plus que cela ? Qu’Allah te récompense en bien, Ô joyau des biens informés ! » [Madarijus Salikeen (3/9)]

 

L’imam Ibnul-Qayyim رحمه الله a dit plus loin :

 

« Les raisons qui amènent au développement de la Mahabbah (l’amour envers Allah) sont de dix :

 

gifs puces bullets  Réciter le Qur’an, réfléchir sur ses paroles et comprendre leur sens.

gifs puces bullets Se rapprocher d’Allah par l’accomplissement d’actes surérogatoires après les actes obligatoires.

gifs puces bullets Etre constant dans le dhikr (rappel) d’Allah – en toutes circonstances – avec la parole, le cœur, et les membres. Plus le dhikr est constant, plus la Mahabbah est intensifiée.

gifs puces bullets Donner la priorité à ce qu’Allah aime – lorsque nos désirs prennent le dessus – au lieu de ce que l’on aime et désire personnellement.

gifs puces bullets Faire que le cœur contemple les Noms et Attributs d’Allah. Etre témoin de ce qu’ils impliquent et faire que le cœur soit éclairé dans le jardin de cette réalisation.

gifs puces bullets Reconnaître la miséricorde et les faveurs d’Allah ; qu’elles soient apparentes ou cachées.

gifs puces bullets Assujettir le cœur et être humble devant Allah, afin qu’il soit dans la crainte d’Allah.

gifs puces bullets S’isoler, au moment pendant lequel Allah descend au niveau le plus bas du ciel, réciter le Qur’an, et finir la récitation en recherchant le pardon d’Allah et se repentir sincèrement à Lui.

gifs puces bullets S’asseoir dans les assemblées de ceux qui aiment sincèrement et véritablement Allah, récolter les bénéfices de leurs enseignements, et ne parlez que si vous savez qu’il y a en cela un bénéfice et que de telles paroles vous élèveront vers le bien et que d’autres en bénéficieront en même temps.

gifs puces bullets Se tenir à l’écart de toutes les choses qui pourraient éloigner les cœurs d’Allah عز و جل.

 

Donc voici 10 cas permettant au véritable croyant d’atteindre le vrai amour pour Allah, pour qu’il puisse atteindre Allah 'azza wa jall. » [ Madarijus Salikeen (3/17-18)]

 

Ibnul Qayyim al-Jawziyyah رحمه الله

12 décembre 2014

La signification de Ar-Rahmen et de Ar-Rahim

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

gifs puces bullets Ar-Rahmen signifie : le Tout Miséricordieux. C’est un des noms réservé à Allah et qui ne peut être appliqué à un autre que Lui. Cela veut dire : Celui qui se caractérise par une immense miséricorde, miséricorde générale qui ne fait pas de distinction entre les créatures

 

gifs puces bullets Ar-Rahim signifie Le Très Miséricordieux. C’est un nom attribué à Allah mais qui peut l’être aussi à d’autres. Cela veut dire : Celui dont la miséricorde atteint toute chose. Contrairement à Ar-Rahmen, c’est une miséricorde supplémentaire et particulière réservée uniquement aux croyants dans l’au-delà.

 

Lorsque les 2 noms sont cités ensemble, Ar-Rahim veut dire : Celui dont la Miséricorde atteint qui Il veut parmi Ses serviteurs.

 

(Extrait du commentaire des 3 principes fondamentaux de Sheykh el-Otheymine رحمه الله. Sur un texte original de Mohammed ibn Abdul-Wahabرحمه الله)

 

12 décembre 2014

Comment les Coeurs ne tombent-ils pas amoureux…

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibn Qayyîm al-Djawziyyah رحمه الله a dit : 


« Comment les Coeurs ne tombent-ils pas amoureux de Celui qui est Seul, qui accorde les bienfaits et efface les méfaits, répond aux invocations, pardonne les péchés, dissimule les parties naturelles ['Awra], et apaise l’affligé ?

 

Il est véritablement Celui qui mérite l’invocation, Celui qui mérité véritablement qu’on lui rende grâce, qu’on l’adore, qu’on lui demande protection. Il est satisfait de celui qui se tourne vers Lui et se repent, Il est le Roi [al-Malik] qui n’a pas d’associé et qui n’a point d’égal.

 

Il est le plus juste, il découvre tous les secrets. Pour Lui, l’invisible est visible, les figures sont soumises à la lumière, toutes les preuves démontrent qu’Allah n’a pas de pareil, qu’Il est sans égal, la nuit devient jour par l’illumination de Sa Face, la terre s’est éclairée à l’aide de sa clarté. Ni somnolence ni sommeil ne l’atteignent, Son voile est la clarté, et s’il [son voile] devait à se lever, il brûlerait tous ceux qu’ils le verraient. »

 

Kitâb al-Dâ’a wal-Dawâ’, p.384

12 décembre 2014

Comment le malade accomplit la prière ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

* Il incombe au malade d’accomplir la prière obligatoire debout, même incliné, ou appuyé contre un mur ou à l’aide d’un bâton.


* S’il est incapable de prier debout, il prie assis et de préférence les jambes croisées.


* S’il est incapable de prier assis, il prie sur le côté, dirigé vers la Qibla, le flanc droit étant favorisé.


* S’il est incapable de prier sur le côté, il prie allongé, les jambes dirigées vers la Qibla. Il est préférable de lever légèrement la tête pour se diriger vers la Qibla. S’il en est incapable, il prie dans son état sans devoir refaire la prière.


* S’il est incapable de faire l’inclinaison et la prosternation, il se contente d’hocher la tête en hochant la tête plus bas pour la prosternation que pour l’inclinaison. S’il est incapable de l’un mais pas de l’autre, il en accomplit un et hoche la tête pour l’autre.


* S’il est incapable d’hocher la tête, il dirige ses yeux en les fermant légèrement pour l’inclinaison et de manière plus accentuée pour la prosternation.


* S’il est incapable de tout cela, il priera avec son coeur. Il proclame le takbir, récite le coran et pour tout le reste, il le fait avec le coeur.


* Il incombe au malade de faire chaque prière à son heure.  Si c’est trop dur pour lui, il regroupe Dhor et la Asr et Maghreb avec l’Icha. Quand à la calat de Fajr, elle ne se regroupe pas.


* Il n’est pas permis de délaisser une prière obligatoire de sorte que son heure passe, même si l’on est malade, tant que l’on dispose de toute sa raison.

 

Extrait de : La purification et la prière du malade De Sheykhs ibn Baz et ibn El-Otheymine رحمه الله

12 décembre 2014

Quelques qualités morales du Prophète صلى الله عليه و سلم

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après Abu Hurayra , le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit :  « On m’a envoyé de la meilleure des générations de la descendance d’Adam : de génération en génération, jusqu’à celle à qui j’appartiens. » Bukhâri n° 3357

 

Sa générosité:

D’après ibn ‘Abbas رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم était le plus généreux des hommes, surtout durant le Ramadan, lorsque Jibril عليه سلام venait le voir en chacune des nuits de Ramadan pour l’enseignement du Qou’ran. En effet, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم était alors plus généreux, pour faire le bien, que le vent envoyé (avec les nuages porteurs de pluie) (n°3554)

 

Sa joie :

‘Abd Allâh ibn Ka’b رضي الله عنه dit: « J’ai entendu Ka’b ibn Mâlik (…) Quand le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم était joyeux son visage rayonnait comme la lune; nous savions bien cela. » (selection d’un extrait du hadith n°3556)

 

Son caractère :

‘Abd Allâh ibn ‘Amru رضي الله عنه dit: « Le Prophète صلى الله عليه و سلم n’était grossier ni de nature ni dans ses paroles… Il disait : « Le meilleur d’entre vous est celui qui a le meilleur caractère. » (n°3559)

 

Sa pudeur :

Abu Sa’id al Khudry رضي الله عنه dit : « Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم avait plus de pudeur qu’une vierge dans son appartement… » (n°3562)

 

Son comportement :

D’après Abu Hurayra رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم ne critiqua jamais un mets : s’il lui plaisait il le mangeait, sinon il le laissait. (n°3563)

A’icha رضي الله عنها dit : « A chaque fois qu’il devait choisir l’une de deux choses, le Messager d’Allah choisissait toujours la plus facile, pourvu qu’elle ne fût pas un péché ; car si c’était le cas, il était le plus éloigné des hommes de cette chose… Le Messager d’Allah ne s’était jamais vengé pour sa propre personne sauf en cas où l’on transgressait l’interdit d’Allah, alors il se vengeait pour Allah. » Bukhâri n° 3560

 

Sa façon de parler :

D’après Âicha  رضي الله عنها, le Prophète صلى الله عليه و سلم parlait d’une manière à pouvoir lui compter les mots.
(n°3567)

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