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Le Message Islam
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3 décembre 2014

La Disparition de la Bénédiction Divine

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Cheikh Ben Baz رحمه الله

 

Question :

 

Une sœur… demande : « J’ai lu que les conséquences des péchés sont la punition d’Allah et la disparition de la bénédiction divine. Je pleure car j’ai peur de cela ; guidez-moi, qu’Allah vous récompense. »

 

Reponse :

 

Nul doute que le fait de commettre des péchés est une des causes de la colère d’Allah, le Tout-Puissant, ainsi qu’une des causes de la disparition de la bénédiction divine, de la sécheresse et de la domination des ennemis, comme Allah l’Exalté dit :

{Nous avons éprouvé les gens de Pharaon par des années de disette et par une diminution des fruits afin qu’ils se rappellent.} [Al-Acrâf, v. 130]
 

Il dit par ailleurs :
 

{Nous saisîmes donc chacun pour son péché : il y en eut sur qui Nous envoyâmes un ouragan ; il y en eut que le cri saisit ; il y en eut que Nous fîmes engloutir par la terre ; et il y en eut que Nous noyâmes. Cependant, Allah n’est pas Tel à leur faire du tort ; mais ils ont fait du tort à eux-mêmes.} [L’Araignée, v. 40],
 

et les versets allant dans ce sens sont nombreux. Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit dans un hadith authentique :

« Certes, le serviteur peut être privé de subsistance à cause d’un péché qu’il a commis. »

Il est donc du devoir de tout musulman et de toute musulmane d’éviter les péchés, et de se repentir des péchés passés. Ils doivent aussi placer leur confiance en Allah, espérer Son pardon et craindre Sa colère et Sa punition. Allah, le Glorifié et l’Exalté dit dans son Livre concernant Ses serviteurs vertueux :

{Ils concouraient au bien et nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant nous.} [Les Prophètes, v. 90]
 

Il dit aussi :
 

{Ceux qu’ils invoquent, cherchent [eux-mêmes], à qui mieux mieux, le moyen de se rapprocher le plus de leur Seigneur. Ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment. Le châtiment de ton Seigneur est vraiment redouté.} [Le Voyage Nocturne, v. 57]
 

Le Tout-Puissant dit :
 

{Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la prière, acquittent la Zakât et obéissent à Allah et à Son Messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage.} [Le Repentir, v. 71]
 

Il est également permis au croyant et à la croyante de mettre en œuvre les moyens permis par Allah le Tout-Puissant. Ainsi, ils éprouvent à la fois crainte et espoir, et mettent en œuvre les moyens [qui leur permettent d’arriver à leur but] tout en plaçant leur confiance en Allah le Glorifié, en comptant sur Lui pour obtenir ce qu’ils souhaitent et éviter ce qu’ils craignent. Allah le Généreux, le Bienfaisant dit :

 

{Et quiconque craint Allah, Il [Allah] lui donnera une issue favorable. Et lui accordera ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas.} [Le Divorce, v. 2-3]
 

Allah le Glorifié dit aussi :
 

{Quiconque craint Allah cependant, Il lui facilite les choses.} [Le Divorce, v. 4]
 

Allah l’Exalté dit encore :
 

{Et repentez -vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.} [La Lumière, v. 31]
 

Il est donc de ton devoir, ma sœur en religion, de te repentir de tes péchés passés, et de revenir à l’obéissance d’Allah, tout en ayant confiance en Lui et en évitant ce qui suscite Sa colère. Attends-toi alors à la meilleure issue et à une bonne fin de Sa part… Il est Celui Qui accorde la réussite.

 

Fatwa de Cheikh Ben Baz رحمه الله

Revue des Recherches Islamiques, n°31, pages 120 et 121.

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3 décembre 2014

« La purification est la moitié de la foi » : commentaire de Otheymine رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Commentaire Hadith n°23 de limam an Nawawi رحمه الله


Commentaire du Cheikh Muhammad Ibnu Salih Al ‘Utheymine رحمه الله

 

« La purification est la moitié de la foi » : La foi est en vérité un vidage et un remplissage. Quant au vidage, il s’agit de se purifier de l’associationnisme, car associer à Allah est une impureté,

Allah عز و جل  a en effet dit :

{ Les associateurs : ce n’est qu’être impur. Qu’ils n’approchent pas de la Mosquée sacrée après cette année-ci. } S 9 v 28

C’est pour cela que la purification est la moitié de la foi. Certains ont dit qu’il s’agit des ablutions pour faire la prière, car la prière est foi et elle ne peut se faire qu’une fois précédée des ablutions, mais la première explication est la meilleure et la plus générale.

« Dire : «Louange à Allah », remplit la balance » : Décrire Allah عز و جل comme étant le digne de louange et le digne de toutes les perfections s’agissant de Son essence et de Ses actes, remplit la balance des bonnes actions, car cela a une grande valeur auprès d’Allah عز و جل, dans ce sens le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Deux paroles légères sur la langue, lourdes sur la balance (des bonnes actions), aimables au Tout Miséricordieux : « Gloire à Allah, louange à Allah ! Gloire à Allah le Grandiose » » . Unanimement accordé, rapporté par Al Boukhârî ( n°7563), Muslim ( n°2694)

« Dire : « Gloire à Allah, louange à Allah », remplit l’espace compris entre le ciel et la terre » :

Cela en raison de sa grande importance, car dans ces deux évocations il y a exemption [ tanzih ] d’Allah عز و جل de toute imperfection et affirmation de la perfection d’Allah.

 En effet quand on dit : « Gloire à Allah », cela signifie qu’on L’exempt de toute imperfection,

 et quand on dit : « Louange à Allah », on Lui attribut toutes les qualités de perfection,

c’est pour cela que ses deux paroles remplissent l’espace entre le ciel et la terre.

Puis il a dit : « La prière est lumière » : c’est une lumière dans le coeur, or quand s’illumine le coeur, le visage également s’illumine.

La prière est aussi une lumière le Jour de la Résurrection,


Le Très-Haut عز و جل a en effet dit :


{Au jour où tu verras croyants et croyantes, leur lumière aller devant eux et sur leur droite }
.Qur’an, [57/12]


Elle est aussi lumière dans le sens qu’elle est une guidance et une science.

« L’aumône est une preuve » : c’est une preuve de la sincérité de celui qui la donne et qui aime pour cela se rapprocher d’Allah عز و جل , car les âmes aiment l’argent, et la chose aimée ne peut être dépensée que pour une chose plus aimée qu’elle. Donc cet homme qui a donné l’aumône, a dépensé une chose aimée par lui pour l’ostentation de la récompense divine souhaitée, c’est en effet une preuve de l’authenticité de sa foi et de la force sa certitude [ yaqin ].

 

« La patience est flamboiement » :

 

il s’agit de la patience dans ses trois sortes :

 

- La patience dans l’obéissance d’Allah عز و جل  


- La patience contre la désobéissance d’Allah عز و جل 

 
- La patience vis-à-vis des décrets d’Allah عز و جل   ( maladies, catastrophes, etc.)


Le terme « flamboiement » [ diyâ' ] signifie une lumière accompagnée de chaleur, Allah le Très-Haut a en effet dit :


{ « C’est Lui qui a fait du soleil un flamboiement, de la lune une lumière }
. Qur’an, [10/5]

 

Le soleil comporte la lumière et la chaleur. Il en va de même pour la patience, c’est une situation dure à supporter, celui en fait qui patiente souffre de sa situation comme il souffre de la chaleur et de la brûlure.

« Le Coran est argument en ta faveur ou contre toi » : Si tu le mets en pratique, il est argument en ta faveur, mais si tu t’en détournes, il devient un argument contre toi.

Puis le Prophète صلى الله عليه و سلم  a indiqué que tous les gens quittent leur domicile le matin vers leurs occupations. 

« Chaque homme part le matin pour faire commerce de son âme, la sauvant, ou la faisant périr » :

 Tous les gens quittent leur domicile le matin, travaillent péniblement et se fatiguent, il y en a ceux qui sont entrain d’affranchir leur âme, d’autres sont entrain de la périr, chacun selon ses oeuvres. Celui en effet qui oeuvre dans le sens de l’obéissance d’Allah عز و جل et se maintient avec persévérance sur la voie de Sa Chari’a, c’est qu’il est en train d’affranchir son âme de la servitude à l’égard de Iblis et des passions, s’il fait le contraire c’est qu’il est entrain de la faire périr.

 

Leçons tirées de ce Hadith

 

- L’exhortation à la purification en montrant la place qu’elle occupe dans la religion.

- L’exhortation à la louange d’Allah عز و جل et à la glorification de Sa Transcendance, que cela remplit la balance des bonnes actions et que ces deux évocations ensemble remplissent l’espace compris entre le ciel et la terre.

- L’exhortation à la prière, qu’elle est une lumière et qu’elle ouvre à l’homme la porte d’accès vers la science et la clairvoyance.

- L’exhortation à l’aumône et que c’est un signe qui prouve la véracité de la foi.

- L’exhortation à la patience, que c’est un flamboiement, il résulte de cette patience une douleur comme résulte de la chaleur une douleur.

- Le Coran est soit un argument en faveur de l’homme ou contre lui, il n’y a pas de position intermédiaire, c’est soit l’une soit l’autre.

- Nous implorons Allah عز و جل qu’il soit un argument en notre faveur et non contre nous.

- Tout être doit nécessairement oeuvrer, le Prophète صلى الله عليه و سلم a en effet dit : « Tout homme part le matin » et il est affirmé qu’il a dit : « Les noms les plus véridiques sont Harith (quêteur) et Hammâm (projetant) », car tout homme a une volonté et une activité.

- L’artisan peut soit libérer son âme soit la faire périr. S’il oeuvre dans le sens de l’obéissance d’Allah عز و جل et évite de Le désobéir, c’est qu’il affranchit son âme et la libère de l’asservissement à l’égard d’Iblis. S’il fait le contraire c’est qu’il la fait périr.

- La vraie liberté réside dans l’accomplissement des ordres d’Allah عز و جل et non pas le fait de laisser son âme faire ce qu’elle désire.

- Tout homme qui se détourne de l’adoration d’Allah عز و جل   deviendra obligatoirement esclave et adorateur de Iblis.

2 décembre 2014

Le Mercredi il y a un moment ou l’invocation est exaucée

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

  »D’après Djabîr c’ est à dire Ibn ‘AbdAllah رضي الله عنه qui rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a invoqué Allah dans la mosquée Al Fath et ce durant trois jour: lundi, mardi et mercredi. Son invocation fut exaucé le mercredi entre les deux prières, la bonne nouvelle se voyait sur son visage.

Djabîr رضي الله عنه dit : Ainsi, il n’ y a pas une situation grave qui se présente à moi si ce n’est que j’attendais ce moment pour invoquer Allah et je savais que mon invocation était exaucée. »


Rapporté par Ahmed, Al Bazzar et d’autres , la chaîne de transmission d’ Ahmed est bonne.

Cheikh Al AlBani رحمه الله a jugé ce hadith bon dans le livre « sahih at targhib wa at tarhib (2/143) numéro (1185)

 

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D’après Djabîr ibn ‘AbdAllah رضي الله عنه qui a dit:

  »L’ envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم a invoqué Allah dans cette mosquée , la mosquée d’ Al Fath : le lundi, le mardi et le mercredi, son invocation fut éxaucé entre les deux prières du jour mercredi.

Djabîr dit : Et il n’ y a pas une situation grave qui se présente à moi si ce n’ est que j’ attendais ce moment pour invoquer Allah , j’ invoquais Allah entre ces deux prières le mercredi à ce moment et je savais que mon invocation était éxaucé. »

Cheikh Al AlBani رحمه الله l’ a jugé bon dans « sahih al adab al moufrad » (1/246) numéro (704)

=> Cheikh Hussayn Al ‘Awaicha précise dans son commentaire de ce hadith que « entre les deux prières » désigne les prières de Dhohr et al ‘asr et ceci fut précisé dans certaines versions du hadith , le cheikh a dit : « Allah est plus savant de leurs authenticité. »

2 décembre 2014

La description des Croyants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

par l’Élève des Compagnons Al-Hassan Al-Basri رحمه الله

(m. 110 de l’Hégire)

 

 

Salama ibn ‘Amir a dit:

Nous fîmes la prière du vendredi avec al Hassan al Bassri , et lorsque nous terminâmes, nous nous regroupâmes autour de lui ; il se mit alors à pleurer d’une manière intense, on lui demanda : « Que t’arrive-t-il ?qu’Allah te fasse miséricorde ?alors que durant ton sommeil le Paradis t’a été annoncé? « 

Ses pleurs devinrent plus intenses et il dit :

Et comment ne pleurerais-je pas alors que si l’un des compagnons du Prophète, صلى الله عليه و سلم, entrait par cette porte de la mosquée, il ne reconnaîtrait que la direction vers laquelle [on se tourne pour prier].

Puis il ajouta :

Loin s’en faut ! Les souhaits ont fait périr les gens, ont donné des propos sans actes, une connaissance sans patience et une foi sans certitude ; pourquoi vois-je des hommes et ne vois-je pas d’esprit, et entends-je des bruits légers et ne vois-je ni monture ni compagnon ?

Par Allah ! Les gens sont entrés puis sont sortis, ils ont su et ils ont blâmé, ils ont interdit puis ils ont rendu licite. Certes, la religion de l’un d’entre vous est [semblable à un] brin de paille sur sa langue, si on lui demandait : Crois-tu au Jour de la rétribution ? Il répondrait ; Oui ! Par le Maître du Jour de la rétribution ! Il ment.

 

Certes, parmi les comportements du croyant,

il doit avoir une force dans la religion,

une fermeté accompagnée d’une douceur,

une foi accompagnée d’une conviction,

une science accompagnée d’une indulgence,

une indulgence accompagnée d’une science,

une intelligence accompagnée d’une douceur,

une belle apparence tout en étant pauvre,

une richesse accompagnée d’une modération,

des dépenses accompagnées d’une sollicitude,

une miséricorde envers celui qui est essoufflé,

l’acquittement des droits [d'autrui],

une rectitude accompagnée d’une équité ;

il n’est pas injuste envers celui qu’il hait,

il ne commet pas de péchés afin d’aider celui qu’il aime,

il ne calomnie pas,

il ne fait pas de clins d’oeil,

il ne dénigre pas,

il ne tient pas de propos futiles,

il ne se divertit pas et il ne s’amuse pas,

il ne sème pas la discorde,

il ne convoite pas ce qui ne lui appartient pas,

il ne nie pas les droits qui sont à sa charge,

il ne dépasse pas la limite dans les quantités,

il ne se réjouit pas de la turpitude dont est atteint autrui

et il n’éprouve pas de plaisir lorsqu’un malheur atteint autrui.

Le croyant fait preuve de recueillement dans sa prière,

il s’empresse de s’acquitter de l’aumône légale.

Ses propos sont une guérison, sa patience est une piété, son silence est une réflexion, son regard est une leçon.

Il fréquente les savants afin d’apprendre, il se tait lorsqu’il est avec eux, afin d’être sain et sauf.

Il parle afin de rapporter un butin, s’il se comporte bien, il se réjouit, et s’il se comporte mal, il demande pardon [à Allah].

Si on lui fait des reproches, il cherche à contenter,

si on se moque de lui, il fait preuve d’indulgence,

s’il subit une injustice, il patiente,

si on l’opprime, il s’éloigne, il ne cherche de protection qu’auprès d’Allah, il ne demande l’aide que d’Allah.

Il est posé lorsqu’il est en public,

il est très reconnaissant lorsqu’il est seul,

il est satisfait de ce qu’il possède,

il loue [Allah] pour l’aisance.

C’est un patient lors des malheurs, le désespoir ne l’atteint pas et il n’est pas vaincu par l’avarice.

S’il s’assoit avec ceux qui font du vacarme, on l’inscrit parmi ceux qui invoquent [Allah],

et s’il s’assoit avec ceux qui invoquent [Allah], on l’inscrit parmi les insouciants.

 

Le croyant a un visage souriant, un bon comportement, il est bienfaisant et généreux, il est clément et entretient ses liens de parenté ; on coupe les liens de parenté avec lui et lui, il les entretient, on lui fait du mal et il supporte, on l’humilie et il honore, il est un grand patient lors des malheurs et il supporte les différents préjudices ; la vie terrestre n’a aucune valeur pour lui, c’est pour cela qu’il n’y construit pas de demeure et qu’il n’y change pas de vêtements, il a une bonne confiance [en Allah] et il ne pense pas du mal d’Allah.

 

Le croyant est paisible, tendre, pieux, pur, vertueux, satisfait, il ne se fait pas piquer deux fois par un même terrier, il est pâle, il a les cheveux ébouriffés, il convoite peu, il est intelligent en ce qui concerne sa religion, et il est niais en ce qui concerne sa vie terrestre.

 

Le croyant est très respectueux, généreux avec son voisin, il obéit au Tout-Puissant, il fuit les châtiments de l’Enfer, son âme témoigne de la science d’Allah, ses membres invoquent Allah, sa main est tendue vers le bien, il se fatigue à faire son examen de conscience et les gens sont à l’abri de lui.

 

Le croyant est franc s’il promet, il agrée rapidement, il est loin de la colère, il apprend si on l’instruit, il comprend si on lui explique ; celui qui le prend pour ami est à l’abri, celui qui le fréquente y gagne, il a la raison complète, il oeuvre beaucoup, il a peu d’espoir, il a un bon comportement, il dissimule sa colère. »

 

Puis il pleura et fit pleurer.

Rapporté par Ibn al Jawzi رحمه الله dans sa biographie de al Hassan al Basri رحمه الله

2 décembre 2014

Pourquoi certaines personnes deviennent affreuses ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Chez la personne droite et honnête, l’honnêteté se manifeste par une lumière sur le visage, ainsi son honnêteté peut être connue par la clarté son visage, et le contraire se produit sur le visage du pervers et du menteur.

 

Et plus la personne vieillit et plus ce signe s’accentue.

 

Cependant une personne aura durant son enfance un visage lumineux, et ce même s’il devient un être pervers.

 

Par contre au fur et à mesure qu’il vieillira et qu’il commettra des péchés son visage s’enlaidira, l’intérieur ressurgissant sur l’extérieur, et l’inverse est également vrai.

 

Il est rapporté qu’Ibn Abbas رضي الله عنه a dit :

 

 » Certes la droiture illumine le coeur, ennoblit le visage, renforce le corps, augmente les biens, et entraîne l’amour de la Création pour la personne concernée.

Tandis que la perversité noircit le coeur, ternit le visage, affaiblit le corps et entraîne la haine de la création envers cette personne. « 

 

Il est possible qu’une personne ne mente pas intentionnellement, il peut même être un ascète qui adore beaucoup Allah.

 

Quoi qu’il en soit s’il a une mauvaise croyance à propos d’Allah, Sa religion, Son messager صلى الله عليه و سلم ou à propos de Ses serviteurs pieux, ce qui se trouve à l’intérieur ressurgira sur l’extérieur.

 

Ainsi en fonction de cette croyance erronée son visage s’assombrira proportionnellement au degré d’erreur qu’il possède.

 

Il a été rapporté que ‘Uthman ibn Affan a dit :

 

 » Personne ne cache le mal en lui même, au contraire Allah le rend apparent à travers son visage et ses paroles « .

 

Les salafs disaient également :  » Si une personne de l’innovation teignait sa barbe chaque jour, et bien la teinte de l’innovation resterait sur son visage « .

 

Et ceci sera clair pour tous au jour du jugement, Allah رحمه الله dit :

 

{Et le jour de la Résurrection tu verras les visages de ceux qui mentaient sur Allah, assombris. N’est ce pas dans l’enfer qu’est la demeure des orgueilleux ? } (Az-Zumar verset 60).

 

 

Allah رحمه الله dit aussi :

 

{Le jour où certains visages s’éclaireront, et que d’autres s’assombriront. A ceux dont les visages seront assombris il sera dit : avez vous mécru après avoir eu la foi ? Goûtez donc au châtiment pour avoir renié la foi} (Al-’Imrân verset 106).

 

Ibn Abbas et d’autres ont interprété ce verset en concluant

 

« que les visages éclairés seront ceux des gens de la sunna et du groupe (Ahl Sunna wal jama’a) tandis que les visages sombres seront ceux des gens de l’innovation et de la division ».

 

 

Source : Al-Jawab As-sahih (Vol.4, p. 306-307)
Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah رحمه الله

  

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2 décembre 2014

L’invocation et le Destin

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Par l’imam ibn Qayim Al-Jawziya رحمه الله

 

 

Il y a une question très populaire qui est :

 

Si la chose pour laquelle on invoque est déjà décrétée pour le serviteur, il n’y a aucun doute qu’elle va lui arriver, qu’il invoque pour cela ou non. Et si elle n’a pas été décrétée pour lui, alors elle ne lui arrivera pas, qu’il le demande à Allah ou non.

 

Il y a un groupe qui considère cette question comme valable, donc ils ont abandonné l’invocation et sont de l’avis qu’il n’y a aucun avantage à le faire. Ces gens, avec leur ignorance excessive et leur égarement sont en contradiction claire, car si nous devions suivre leur avis, il exigerait que nous rejetions tous les différents moyens pour la réalisation de quelque chose (désirée).

 

Donc on peut leur répondre:

 

Si le fait de satisfaire votre appétit et d’étancher votre soif a été déjà décrété pour vous, alors il n’y a aucun doute que cela va vous arriver, que vous mangiez et buviez ou non. Et si cela n’a pas été décrété pour vous, cela ne vous arrivera pas, que vous mangiez et buviez ou non.

 

Et de même, si un enfant a été décrété pour vous, donc vous le recevrez certainement, que vous ayez des relations sexuelles avec votre femme ou non. Et si cela n’a pas été décrété pour vous, il ne viendra pas. Ainsi il n’y a aucun besoin du mariage, d’avoir des rapports sexuels et ainsi de suite.

 

Qui dit une telle chose ? Est-ce quelqu’un qui a du bon sens ou une bête ? Même l’animal a une inclination naturelle (fitra) vers la recherche des moyens de réalisation de quelque chose (désirée), qui lui donneront par exemple sa nourriture et son gagne-pain. Donc les animaux ont plus de bon sens et possèdent plus de compréhension que ces types des gens qui sont comme le bétail – non, beaucoup plus mauvais!

 

Certains d’entre eux essaient d’être intelligents et disent :

 

Se préoccuper avec l’invocation tombe dans le royaume de l’adoration seulement – Allah récompensera l’invocateur, sans que cela ait un effet sur ce qu’il demande de n’importe quelle façon. Selon ce type de personne, il n’y a aucune différence entre invoquer et s’abstenir d’invoquer par le cœur et la langue, pour la réalisation de ce que l’on demande. Et selon eux, la relation entre l’invocation et cela (ce que l’on demande) est comme sa relation avec le silence. Il n’y a aucune différence entre eux.

 

Un autre groupe, plus lisse que celui-ci dit :

 

Plutôt la supplication est un signe, qu’Allah montre comme un symbole qu’une chose a été effectuée. Ainsi quand Allah accorde à son serviteur la capacité d’invoquer, c’est un signe et un symbole que la chose qu’il demandait a été effectuée. De même que si on voyait un nuage noir glacial en hiver. C’est un signe et cela implique qu’il pleuvra.

 

Ils disent : De la même façon accomplir de bonnes actions en ce qui concerne la récompense et commettre une mécréance et pêcher en ce qui concerne la punition – ce sont des signes purs pour que survienne la récompense ou la punition – pas des moyens (par lequel le résultat sera atteint).

 

De même, selon eux, pour ce qui est de casser, d’enflammer et de détruire – aucune de ces choses n’est un moyen pour que survienne, respectivement, un accident, le feu et la mort,. Il n’y a non plus aucun rapport entre ces choses et ce qui résulte d’eux, autre que le fait qu’ils sont normalement associés- pas que l’un est causé au moyen de l’autre !

 

Ils ont contredit l’observation et le bon sens avec cet avis, aussi bien que la révélation et la fitra (l’inclination naturelle), pour ne pas mentionner tous les autres groupes intellectuels. Plutôt ces intellects rient d’eux !

 

L’avis correct : Il y a une troisième catégorie, en dehors de ceux mentionnés par la personne qui interroge. Et qui est que le résultat décrété est prédestiné avec ses moyens appropriés, qui mènent à sa réalisation. Un de ces moyens est l’invocation. Il n’est pas prédestiné comme cela, sans aucun moyens (menant à sa réalisation), plutôt il est prédestiné avec ses moyens appropriés (qui assureront sa réalisation). Ainsi quand une personne rencontre les moyens, la chose décrétée arrivera. Et s’il ne rencontre pas ces moyens, la chose décrétée est refusée.

 

Donc satisfaire son appétit et étancher sa soif est prédestiné avec le fait de manger et de boire. Les enfants sont prédestinés au moyen des relations sexuelles. La récolte est prédestinée moyen de la plantation, et retirer l’âme d’un animal est décrétée avec l’abattage. De même, l’entrée au Paradis est prédestinée avec les bons actes, tandis que l’entrée au Feu de l’enfer est prédestinée avec les mauvais actes.

 

Cette catégorie est celle qui est véridique. Et c’est celle dont la personne qui interroge a été privée et qu’on ne lui a pas accordé.

 

Par l’imam ibn Qayim Al-Jawziya رحمه الله

Son livre Ad-Da wa-Dawa [la Maladie et le Remède] (page. 22-23)

2 décembre 2014

Les différents mondes et leurs différents habitants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Les mondes sont au nombre de 3 :


1- Dar douniya : Le monde terrestre


2- Dar l-Barzakh : Le monde intermédiaire


3- Dar l-Akhira : Le monde de la vie future


Et les gens occupant ces trois mondes se divisent en trois catégories dont chacune se divisant elle-même en plusieurs parties :

 

 

1 Al-Mouminoun, les croyants, qui sont de deux sortes :

 

 

- As-sabiqouna wa houm l-Mouqaraboune : les premiers [ à suivre les ordres d'Allah sur terre ] qui sont les rapprochés [ d'Allah ].


- Ashab l-Yamin wa houm l-Abrar : les gens de la droite qui sont les pieux.

 

 

 

2 Les hypocrites, qui sont de deux sortes :

 


- Les hypocrites purs.


- les hypocrites ne possédant qu’une part de l’hypocrisie.

 

 

 

3 Les mécréants, qui sont de deux sortes :

 

 

- Ceux qui ont toujours étaient mécréants


- Al-koufar mourtadoune : ce sont les apostats

 

Extrait de QAWOULOU L-MOUFID FI ADILATI TAWHID de Sheikh Mohammad Ibn abdelwahab al-yamani al-wassabi رحمه الله

 

2 décembre 2014

La façon dont doit être rédigé le testament

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ceci est la façon dont doit être rédigé le testament

 

Au nom d’Allah, le tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Ceci est le testament de ……… Qu’il atteste qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah, Unique et sans associé. Et que Muhammad صلى الله عليه و سلم est son serviteur et son Messager et qu’Allah ressuscitera les habitants des tombes.

 

Je recommande à ma famille de craindre Allah, de se concilier entre eux, d’obéir à Allah et à son Messager. Et je leur fais la même recommandation qu’à fait Ibrâhîm à ses enfants et à Ya’qûb :

 

« ô mes fils ! Certes Allah vous a choisi la religion : ne mourrez point, donc, autrement qu’en Soumis ! »  (le coran, 2 :132)

 

Et je vous fais aussi la recommandation qu’a faite le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم à sa communauté :

 

« La prière, la prière ».

 

Et j’implore Allah de leurs accorder et leurs faciliter les actions qui me feront repos, miséricorde et m’octroieront l’agrément de mon Seigneur.

 

Je leurs demande donc d’exécuter mes volontés que voici :

 

1)    Qu’au moment de mon agonie, soit en ma présence certains savants et vertueux, pour qu’ils me rappellent le bon soupçon envers mon Seigneur et l’espoir en Sa miséricorde et Son pardon.

 

2)    Qu’ils me dictent l’attestation de foi à tout moment.

 

3)    Lorsque mon âme se séparera de mon corps, qu’ils me ferment les yeux et fassent de bonnes invocations en ma faveur. Et qu’ils se pressent à me préparer et à m’enterrer et ce, conformément à la sounna du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم

 

4)    Qu’ils n’autorisent pas les hurlements, de se frapper les joues, les lamentations et faire des invocations de l’époque préislamique.

 

5)    Interdire de lui dicter l’attestation de foi après le décès.

 

6)    Ne pas mettre un coussin ou autre sous ma tête, dans la tombe.

 

7)    Du fait de se contenter de consoler la famille du défunt lors de la première rencontre seulement.

 

8)    Interdire certaines coutumes (innovées) comme le fait de réciter du Coran pour le mort, le vendredi, le quarantième jour du décès ou autres innovation (bid’a).

 

9)    Ceci dit, je fais don d’une somme de ………Et ………de mes biens, et qu’il soit distribué aux pauvres parmi mes proches, les orphelins et particulièrement aux personnes qui pratiquent la sunna.

 

Je fais aussi don de ………. De mes biens, et je nomme (comme responsable pour cela) ………. Et que cela soit donné pour le prêche et l’orientation et la mise en pratique des préceptes de l’Islam.

 

Et je permets à ………..d’avoir un œil la dessus.

 

Je fais don aux étudiants (talabatu al-‘ilm) de tel(s) livre(s)………..

 

Et je m’innocente auprès d’Allah de toute acte ou parole qui contredit l’enseignement et son Messager صلى الله عليه و سلم

 

Ceci est le testament que j’ai notifié.

 

« Quiconque l’altère après l’avoir entendu, le péché ne reposera que sur ceux qui l’ont altéré ; certes, Allah est Audient et Omniscient » (le coran, 2 : 181)

 

Et j’implore Allah de m’accorder ainsi qu’à tous les musulmans une bonne fin et que ma dernière parole soit :

 

« IL N’Y A D’AUTRE DIVINITE QU’ALLAH »

 

« lâ ilâha illa llâh »

 

Gloire et louange à Toi, o Seigneur.

 

J’atteste qu’il n’y a nulle divinité si ce n’est Toi.

 

Je te demande pardon et me repends à Toi.

 

 

Année :………..                                                  Date :…………………

 

 

 

Premier témoin :                                           Deuxième témoin :

 

      ………………..                                                       ………………..

 

Signature du testamentaire :

 

 

 

Source : (tiré du livre : La mort ses exhortations et ses préceptes de Ali Hasan al-halabi حفظه الله)

2 décembre 2014

Définition du mot « arabe »

بسم الله الرحمن الرحيم

 

A l’origine le mot « Arabe«  était un nom désignant trois types de gens 

 

1. Ceux dont la langue était l’Arabe

2. Ceux qui étaient enfants d’Arabes

3. Ceux qui vivaient sur les terres des Arabes qui correspondent à la péninsule arabique, à partir de la mer Qulzum [ancien nom de la mer rouge], la mer de Basra et de l’extrême limite du Yémen jusqu’à l’entrée du Shâm. Donc le Yémen est inclus dans leur terre mais pas al-Shâm. C’était la terre des Arabes, au temps de l’éveil et de la propagation des Arabes, et avant cela.

 

Lorsque l’Islam est apparu et s’est répandu jusqu’au grandes villes, les Arabes sont restés vivre dans ces terres, de l’extrême orient à l’extrême occident, et des côtes du Shâm et de l’Arménie. Et dans ces terres habitaient les Perses, les Romains, les Berbères et d’autres.

 

 

Les terres se divisaient en deux catégories 

 

1. Les lieux profondément marqués par la langue arabe au point où les gens ne connaissaient rien d’autre que la langue arabe.

Ou : les gens connaissaient l’Arabe et celui qui était « fabriqué » et qui s’était introduit dans la langue Arabe. C’est le cas de la majorité des gens du Shâm, l’Irak, l’Egypte, l’Andalousie etc… Et je pense que ce fut aussi le cas pour la Perse et le Khurasân dans le passé.

2. Les lieux où les non-arabes étaient nombreux ou en majorité comme les terres des Turcs, Khurasân [grande province dans le nord-est de l’Iran], l’Arménie, l’Azerbaïjan [actuellement situé à l’extrême nord de l’Iran] et d’autres pays semblables.

Ces endroits se divisent en deux : ceux qui étaient Arabes depuis le début et ceux qui étaient Arabes par résidence, et ceux qui n’étaient pas Arabes.

 

 

Les origines se divisent en trois catégories 

 

1. Les gens qui ont un lignage d’arabes et qui ont conservé la langue et le lieu d’origine arabes. Ou qui ont gardé la langue mais pas le lieu d’origine, ou le lieu d’origine mais pas la langue arabe. [1]

2. Les gens qui sont d’une descendance arabe à l’origine, en fait ils sont des Bâni Hâshim mais leur langue et leur lieu de résidence sont devenus non-arabes, ou l’un des deux [est devenu arabe]. [2]

3. Les gens qui ne connaissent pas leurs origines et qui ne savent pas s’ils ont une lignée Arabe ou non. La majorité des gens aujourd’hui sont dans ce cas, sans se soucier du fait qu’ils étaient Arabes par la langue et la résidence, ou non-arabes dans l’un des deux [cas].

 

 

Les Arabes se divisent en trois catégories au niveau de la langue 

 

1. Les gens qui parlent Arabe dans la prononciation, l’articulation et l’accent.

2. Ceux qui parlent Arabe dans la prononciation mais pas dans l’accent. C’est le cas de ceux qui se sont « arabisés », au début, ils n’ont pas étudié la langue arabe auprès des arabes, et parlaient d’autres langues. Puis ils ont par la suite appris la langue arabe. C’est le cas pour la plupart des gens de science qui ont appris l’arabe.

3. Les gens qui ne parlent que très peu l’arabe.

Donc dans ces deux groupes de gens, il y a ceux qui étaient profondément marqués par l’arabe, ceux qui ont été plus influencés par la langue non arabe, et ceux qui sont concernés par les deux cas, que ce soit par coutume ou tradition.

 

Donc si l’arabe doit se diviser selon l’origine, la langue, et la résidence, alors les règles sont différentes selon les cas, surtout en ce qui concerne le lignage et la langue.

 

Ce que nous avons mentionné jusqu’ici au sujet de l’interdiction d’imiter les non-arabes était très important aux débuts de l’Islam, pour les tout premiers hommes (les Sahabah). Puisque tout ce qui était le plus proche de leur guidée est préférable, et tout ce qui s’en éloignait est contradictoire, que l’opposant de cette guidée aujourd’hui soit un Arabe de par sa lignée ou par la langue. Et c’est ce qui nous est connu des Salaf. 

Al-Hâfidh Abu Tahir as-Silafi, dans «  Les vertus des Arabes « , rapporte de Abu Shihâb al-Hannât, de Jâbir bin Mûsa, de Abu Ja’far Muhammad bin ’Ali bin al-Hasan ibn ’Ali qui dit :« Quiconque naît dans l’Islam, est un Arabe. » C’est ce qui est rapporté par Abu Ja’far. Ceci, car celui qui est né dans l’Islam, est né dans un milieu arabe et s’est familiarisé avec leur langue. [3 ]

Source : Extrait de « Iqtidâ us-Sirât al-Mustaqim li Mukhalifa Ashâb ul-Jahîm ».

Auteur : Shaikh ul-Islam Ibn Taymiyyah  رحمه الله 

Notes :

 [1] Dans son explication de « Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm » (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin  رحمه الله fut interrogé en ces termes :

« Est-ce possible qu’une personne qui ne connaît pas la langue arabe puisse être arabe par résidence et par descendance, même si elle n’en maîtrise pas la langue et le parler ? »

Le Shaikh répondit : « Oui, cela est possible, de manière claire, par exemple, si une personne réside dans la péninsule arabique mais ne sait pas parler l’arabe. Les domestiques et employés que nous avons et qui ne savent pas parler la langue arabe, ils se font adresser la parole par des enfants avec la langue des domestiques et des employés. Et parfois, un traducteur est nécessaire, alors un enfant traduira la langue du domestique en arabe. Ils ne sont pas arabes à l’origine, mais il est possible pour eux d’être arabes par la résidence, et non par la langue. »

 

[2] Dans son explication de «  Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm  » (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin رحمه الله fut interrogé en ces termes :

« Qu’en est-il d’une personne qui est arabe par langue et lignage, mais qui aime les pays de l’Occident et des non-Arabes, est-ce que cette personne est arabe ? »
Le Shaikh répondit : « Cela n’est pas bien, une telle personne est arabe par la langue et la descendance, mais n’est pas arabe dans sa manière de penser. »

 

[3] Il est mentionné dans l’explication de «  Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm  » (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), par le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin رحمه الله , une narration de as-Silafi de Abu Qâsim al-Hallâl, de Abu Muhammad al-Hasan bin Husayn an-Nawbakhti, de ’Ali bin ’Abdillah al-Mubashir, de Ibn Harb al-Masha’i, de Ishaq al-Azraq, de Hishâm ibn Hassan, de Hasan qui le tient de Abu Hurayrah رضي الله عنه qui dit :  » Quiconque parle arabe est un arabe »

 

2 décembre 2014

Les Djinns et les Anges meurent-ils ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Les élèves me posent des questions embarrassantes auxquelles je ne trouve pas de réponses satisfaisantes. Parmi ces questions : les djinns meurent-ils comme les humains et sont-ils ensevelis ? Et est-ce qu’ils sont compris dans la parole du prophète  صلى الله عليه و سلم : « la durée moyenne de vie de ma communauté est comprise entre soixante et soixante-dix ans… » [At-Tirmidhi (2335, 3550), Ibn Mâjah (4236), Al Qadâ’i dans son Musnad (252), Al Hâkim (2/427), Al Khatîb (6/397) et (12/42).]

 

Réponse :

Les djinns meurent comme les humains, la parole suivante d’Allah étant générale :

« Toute âme goûtera la mort » s3 v85.

Quant à l’estimation de leur durée de vie, ce qui apparaît est que le hadith cité les englobe. Car ils font partie de l’ensemble de la communauté dans la globalité du message de Muhammad . Allah dit :

« Rappelle-toi  lorsque Nous dirigeâmes vers toi une troupe de djinns pour qu’ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent [à sa lecture] ils dirent: ‹Ecoutez attentivement›… Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs. Ils dirent: ‹Ô notre peuple! Nous venons d’entendre un Livre qui a été révélé après Moïse, confirmant ce qui l’a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. Ô notre peuple! Répondez au prédicateur d’Allah et croyez en lui. Il [Allah] vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protégera contre un châtiment douloureux. Et quiconque ne répond pas au prédicateur d’Allah ne saura échapper au pouvoir [d'Allah] sur terre. Et il n’aura pas de protecteurs en dehors de Lui. Ceux- là sont dans un égarement évident. » s46 v29-32

 

Et la parole d’Allah :

 

« Dis: ‹Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns prêtèrent l’oreille, puis dirent: ‹Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur. » s72 v1-2

 

Et la réussite vient d’Allah. Que la prière et le salut d’Allah soient sur notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.

 

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Question :

Donnez-nous une fatwa sur les anges chargés d’inscrire les œuvres des gens pendant leur vie, qui sont Raqîb et ‘Atîd : quand la personne meurt, est-ce que les deux anges chargés d’elle meurent aussi. Quelle est leur destination après sa mort ?

 

Réponse :

L’état des anges et leur sort font partie des choses de l’invisible que nous ne pouvons connaître que par ce qui nous a été rapporté. Il n’est pas parvenu de textes indiquant la mort de ceux qui inscrivent les bonnes et mauvaises actions, ni sur le fait qu’ils restent en vie, ni sur leur destination. Cela revient à Allah et ne fait pas partie des choses auxquelles nous avons été chargé de croire. Et il n’y a pas d’œuvres qui s’y rattachent. Celui qui questionne sur cela entre dans ce qui ne le concerne pas. C’est pour cela que nous conseillons la personne qui questionne de ne pas entrer dans ce qui ne le préoccupe pas. Qu’il dépense ses efforts dans des questions le concernant lui et les musulmans dans ce qui est profitable pour leur religion et leur vie.

Et la réussite vient d’Allah. Que la prière et le salut d’Allah soient sur notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.

 

Source : Fatawa Al-Lajnat id-Da’imah, n°3534 et 41, vol.2/p184-186.
Le comité permanent [des savants] de l’Ifta

 

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