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Le Message Islam
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30 novembre 2014

Quelques anecdotes de la vie de cheikh Ibn Baz رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici quelques anecdotes de la vie de cheikh Ibn Baz رحمه الله ancien Mufti d’Arabie Saoudite…

 

Saalih ibn Rashid al Huwaymil rapporte d’une personne de confiance :

 

« …qu’un jour, un pèlerin (du Hajj) qui arrivait de l’Union Soviétique, entra dans la demeure du Shaykh (Ibn Baz) à Mina, et quand il le vit il lui dit :

 

« Etes-vous Shaykh Abd al Aziz Ibn Baz ? »

 

Et le Shaykh répondit de la plus humble des manières :

 

« Oui, je suis Abd al Aziz Ibn Baz. »

 

Le pèlerin lui a alors donné le salem, puis l’a étreint, l’a embrassé sur le front et dit :

 

« Par Allah, j’ai souvent prié Allah de ne me pas faire mourir avant de vous rencontrer. »

 

(Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 12-13)

 

 Quelques anecdotes de la vie de cheikh Ibn Baz (RahimouAllah) dans G- LES SAVANTS tribar7

 

Shaykh Badar ibn Nadir al Mashari raconte :

 

 

« Je me rappelle d’une lettre d’une femme Philippine, qui a été traduite et lue au Shaykh, et dans laquelle elle a écrit :

 

 « J’étais chrétienne et j’ai embrassé l’Islam, et ma famille a également embrassé l’Islam – c’est une bénédiction d’Allah et c’est le résultat de la lecture de votre livre. »

 

 (Après cela,) le Shaykh fut extrêmement ému (par de si bonnes nouvelles) et se mit à pleurer.

 

Mawaaqif madhi’ah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 13

 

 tribar7 dans G- LES SAVANTS

 

 Fahd al Bakran raconte :

 

 « Beaucoup ont raconté que quand quelqu’un voulait partir des réunions du Shaykh pendant la soirée, le Shaykh l’invitait à rester et à se joindre à lui pour le dîner, et il se comportait de la sorte avec tous ses invités. Et si quelqu’un lui présentait des excuses, le Shaykh répondait immédiatement en disant :

 

« Dans ce cas, tu dois vraiment avoir peur d’elle (voulant dire : de ta femme), car si ça n’était pas le cas, tu resterais avec nous pour le dîner ! »

 

Qu’Allah l’inonde de Son immense Miséricorde et le fasse entrer au Paradis. »

 

 Mawaaqif madhi’ah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 13

 

 tribar7

 

Shaykh Muhammad ibn Abd Allah Ibn Baz (le frère du Shaykh) raconte :

 

« Que son frère de sang, Shaykh Abd Al Aziz Ibn Abd Allah Ibn Baz, a toujours maintenu les liens de parenté avec lui et ses parents, depuis sa jeunesse.

 

Il lui rendait régulièrement visite, se renseignait sur sa santé, et l’embrassait sur le front, quand il vivait dans le quartier de Al Badi’ah Al Qadimah, à Riyadh.

 

Et il posait des questions sur mes enfants, et demandait à ses propres enfants de me rendre visite, qu’Allah fasse miséricorde à Abu Abdallah.

 

Depuis sa jeunesse, il a toujours profondément aimé la science et les savants, il était très reconnaissant envers eux, et il demandait toujours à notre mère رحمه الله davantage de nourriture lors du déjeuner et du dîner, pour qu’il puisse l’apporter à ses frères (en Islam) étudiants en science.

 

 Et quand nous étions jeunes, ils lui disaient :

 

« Pourquoi fais-tu toujours cela ? »

 

 Il répondait :

 

« Allah est certes Pourvoyeur et il nous facilitera notre situation en subsistance. »

 

 Mawaaqif madhi’ah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 29

 

 tribar7

 

Dr. Muhammad ibn Sa’d Ash Shuwa’ir raconte :

 

« Quand j’ai été nommé (en charge des) écoles pour filles, j’ai dû aller à Madinah pour une affaire importante. (Une fois là bas), je lui ai rendu visite (au Shaykh Ibn Baz) à l’Université Islamique afin de lui transmettre mes salutations. Il m’a alors donné des conseils, et m’a encouragé à me montrer digne de confiance (concernant ma position) dans l’éducation des petites filles, et de les protéger. »

 

Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 28

 

 tribar7

 

Shaykh Abd Allah ibn Salih Al Ubaylan raconte :

 

« Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz se démarquait des autres, dans sa manière de conseiller, et de répondre à ceux qui étaient en divergence avec lui.

 

Je lui ai demandé lors d’une conférence :

 

« Beaucoup sont en divergence (avec vous, cependant) ils aiment tous le noble Shaykh Abd Al Aziz Ibn Abd Allah Ibn Baz. Nous voudrions connaître la raison de cela. Quelle est cette bénédiction qu’Allah a donné à Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz, qui provoque l’amour pour lui dans tous leurs cœurs ? »

 

Il répondit :

 

« Je ne sais rien en dehors du fait que – et la louange est à Allah -, depuis que j’ai été amené à apprendre la vérité durant ma jeunesse, j’ai invité les gens à elle, et je reste patient sur tout ce qui peut m’arriver dans ce domaine. Et je ne favorise personne, et je n’adule personne. J’expose la vérité et je reste patient sur tout ce qui peut m’arriver. Si elle est acceptée, alors toutes les louanges vont à Allah, et si elle n’est pas acceptée, toutes les louanges vont à Allah. C’est la voie que je me suis tracée, aussi bien verbalement qu’à l’écrit, celui qui l’accepte – l’accepte, et celui qui la rejette- la rejette. Tant que je me fais clairement comprendre, tant que je parle avec science (claire) de ce en quoi je crois (fermement), alors je l’exprime, et quant à ceux qui sont en divergence avec moi, c’est le résultat de leur ijtihad. Allah donne deux récompenses à un mujtahid s’il ne se trompe pas, et une récompense s’il se trompe. Je ne connais donc aucune autre raison – sauf le fait que j’appelle à la vérité selon ma capacité – et la louange est à Allah – et je la propage aussi bien verbalement que par l’action, et je ne fais aucune remontrance, et je ne cause aucun tort non plus. Plutôt, si j’en suis capable, j’invoque Allah pour qu’il lui accorde le succès – c’est ainsi que je procède, aussi bien avec les rois (gouverneurs), qu’avec tous les autres. »

 

Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 25

 

tribar7

 

Shaykh Abd Al Aziz ibn Muhammad ibn Dawoud raconte :

 

« J’ai marché avec le Shaykh, depuis Jami’ al Imam Turki ibn Abd Allah, jusqu’à sa maison, et il m’a posé des questions au sujet de ma lecture du Qur’an. Je lui ai dit que j’en lisais de temps en temps, mais que je n’avais pas de durée particulière pendant laquelle je le lis tous les jours. Il m’a donc dit de me fixer sur une portion du Qur’an chaque jour, même si elle est petite. Car celui qui se fixe une portion quotidienne finira par compléter sa lecture du Qur’an, mais celui qui ne se fixe pas une portion (quotidienne), mettra du temps à achever sa lecture du Qur’an, et de nombreux mois passeront, pendant lesquels il n’aura pas achevé sa lecture. »

 

Il m’a donc donné un exemple en me disant :

 

« Celui qui lit quotidiennement un juz (partie) complet, aura fini de réciter le Quran en un mois, et celui qui lit quotidiennement deux juz (aura fini le réciter le Qur’an) en 15 jours, et ainsi de suite. »

 

Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 25

 

 tribar7

 

Dr Muhammad ibn Sa’d Ash Shuway’ir raconte :

 

« Durant le Hajj de 1406 H (1986), le premier groupe officiel de pèlerins arriva en Arabie Saoudite en provenance de la Chine communiste, et parmi eux se trouvaient certains savants qui ont rendu visite à Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz afin de lui transmettre leurs salutations. A la tête de ce groupe se trouvait un très vieil homme qui avait étudié à Al Azhar. Il a conduit ce groupe de savants, qui étaient 7 au total, à saluer Shaykh Ibn Baz. Après avoir salué les gens présents lors de la réunion, le vieil homme se tourna vers moi et me demanda :

 

 « Ou est Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz, et quand arrivera-t-il ? »

 

Je lui dis alors :

 

« Le voilà, c’est celui qui vous venez de saluer. »

 

Mais le vieil homme ne me crut pas, et il me dit dans un arabe clair :

 

« Je veux le voir immédiatement. »

 

Je lui dis donc :

 

«Le voilà », en le désignant (Shaykh Ibn Baz) fermement.

 

Il se leva alors et se présenta devant Shaykh Ibn Baz une seconde fois afin de le saluer.

 

Quand j’ai informé le Shaykh de l’âge avancé de ce vieil homme, le Shaykh s’est levé pour l’embrasser. J’ai vu le vieux chinois s’accrocher avec affection à la poitrine du Shaykh, et il pleurait tout en disant :

 

« Louange à Celui qui m’a permis de vous voir ; Nous avons entendu à votre sujet en Chine que vous donniez de l’espoir aux musulmans, que vous étiez leur sauveur, et que vous les souteniez. »

 

Un de ses compagnons dit alors (à Shaykh Ibn Baz) :

 

« Demandez à Allah, O Shaykh, qu’il ôte dix années de ma vie pour les ajouter à la vôtre, pour le bien que vous avez apporté à l’Islam et aux musulmans, tandis que moi, je ne suis qu’un (simple) être humain comme tous les autres parmi les enfants de l’Islam. »

 

Le vieux Chinois se mit alors à pleurer abondamment, se retournant à nouveau pour l’étreindre (Shaykh Ibn Baz), et répétant :

 

« Louange à Celui qui m’a permis de vous voir avant ma mort, car j’ai désiré ardemment cette opportunité toute ma vie. »

 

Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz – Page 8-9

 

 tribar7

 

On raconte à propos du Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz رحمه الله :

 

Il pleurait à chaque fois qu’il se rappelait de son Shaykh, Muhammad Ibn Ibrahim Ibn Abd Al Latif Aal Ash Shaykh, en même temps qu’il faisait ses éloges. Il a été raconté que Shaykh Ibn Baz disait de lui qu’il ne connaît personne sur la surface de la terre de plus savant que lui, aucun meilleur professeur que lui, et aucune personne étant plus inquiète pour ses élèves que lui. Cela faisait fondre le Shaykh en larmes, et il demandait à Allah de lui faire Miséricorde.

 

Al-Ibriziyyah fi Tis’in al-Baaziyyah – Page 97

 

 tribar7

 

Le fils du Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz, Ahmad, raconte :

 

« Le Shaykh appelait ses enfants par le téléphone interne afin de les réveiller pour la prière du Fajr.

 

Et quand il les appelait, il récitait l’invocation (authentique et recommandée) :

 

« الحمد لله الذي أحيانا بعد ما أماتنا و إليه النشور »

 

« Al Hamdu Lillahi alladhi ahyaanaa ba’da maa amaatanaa wa ilayhi an noushour »

 

« Louange à Allah qui nous a fait vivre après nous avoir fait mourir, et la résurrection se fera vers Lui. »

 

… car ils étaient pris par le sommeil, et il répétait cette invocation jusqu’à s’être assurés qu’ils se soient réveillés ! »

 

Al Imaam Ibn Baaz – dourous wa mawaaqif wa ‘ibar – Page 71

 

tribar7

 

Une femme raconte :

 

« Il y a 12 ans, une femme a rêvé pendant (le mois de) Ramadhan, qu’elle entrait au Jannah à travers une immense porte, et elle vit deux palais faits de verre.

 

Les deux palais n’étaient pas complètement construits, (mais) de l’extérieur on pouvait voir ce que contenait l’intérieur. L’intérieur des deux palais était fait d’un sol revêtu de façon luxueuse, qui n’était pas complètement posé, mais qui était entreposé dans un des cotés du palais.

 

Elle dit alors :

 

« Le premier palais était pour Shaykh Ibn Baz, et l’autre pour Shaykh Ibn Uthaymin… »

 

Al Imaam Ibn Baaz – dourous wa mawaaqif wa ‘ibar – Page 97

 

 tribar7

 

‘Alî bn ‘Abd-Allâh Ad-Darbî a dit :

 

« Parmi les anecdotes qui m’ont interpellées et m’ont beaucoup marquées, il y a celle-ci : Quatre hommes d’une des organisations de Secours du Royaume [saoudien] ont entrepris d’aller dans la savane africaine afin de distribuer des vivres de la part de cet Etat béni ; le Royaume d’Arabie Saoudite.

 

Après une marche à pied de quatre heures et épuisés par le trajet, ils arrivèrent chez une vieille femme dans une tente, ils la saluèrent et lui donnèrent quelques vivres.

 

Elle dit : « De quel pays, êtes-vous/venez-vous ? »

 

Ils répondirent : « Nous sommes/venons du Royaume d’Arabie Saoudite. »

 

Elle dit : « Transmettez mon salut (salâm) au Chaykh Ibn Bâz ! »

 

Ils dirent : « Qu’Allah te fasse miséricorde, comment [Chaykh] Ibnu Bâz peut-il te connaître en ces lieux éloignés ? ! »

 

Elle dit : « Par Allah ! Tous les mois, il m’envoie mille riyals depuis que je lui ai adressé une lettre lui demandant/sollicitant de l’assistance et de l’aide après Allah عز و جل. » »

 

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30 novembre 2014

Eloigner Chaytan

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Eloigner Chaytan dans A- L'ISLAM bout%20%281%29  Abou Houraira رضي الله عنه rapporta que le Messager  d’Allah صلى الله عليه و سلم avait dit: « Satan vient voir l’un d’entre vous et lui dit: Qui a créé ça et qui a créé ça jusqu’à ce qu’il lui dise: Qui a créé ton Seigneur? S’il parvient à ce point là qu’il cherche refuge auprès d’Allah et qu’il s’arrête là ». (Sahih Al-Boukhari n° 1385)

 

bout%20%281%29 dans A- L'ISLAM Abdoullah ibn Omar رضي الله عنه rapporta avoir vu le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم : montrer du doigt vers l’orient et dire: « La dissension (Al-Fitna) se trouve là-bas, la dissension se trouve là-bas d’où apparaît la corne de Satan ». (Sahih Al-Boukhari n° 13856)

 

bout%20%281%29 Jâbir رضي الله عنه rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit: « Quand la nuit tombe, retenez vos enfants car c’est à ce moment là que les diables se déploient. Une heure plus tard, vous pouvez les laisser libres. Ferme ta porte (la nuit) et mentionne le Nom d’Allah, éteins ta lampe et mentionne le Nom d’Allah, couvre tes ustensiles en mentionnant le Nom d’Allah et si tu n’as rien pour les couvrir, contente-toi de placer par-dessus ne serait-ce un morceau de bois ». (Sahih Al-Boukhari n° 1387)

 

bout%20%281%29 Soulaymân ibn Sorad رضي الله عنه rapporta qu’il était assis en compagnie du Prophète صلى الله عليه و سلم alors que deux hommes étaient en train de s’insulter. L’un d’eux rougit de colère et ses veines jugulaires se gonflèrent.

Le Messager d’Allah  dit: « Je connais une expression qui le calmerait s’il la disait: Aouthou Billâhi Minach-Achaytân Arrajîm (Je cherche refuge auprès d’Allah du diable maudit), sa colère se dissiperait ». On lui dit que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a recommandé qu’il cherche refuge auprès d’Allah (en disant l’expression ci-dessus). L’homme en colère répondit: Suis-je fou ? (Sahih Al-Boukhari n° 1388)

 

bout%20%281%29 Abou Houraira رضي الله عنه rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit: « Le bâillement provient de Satan. Quiconque baille, qu’il essaie de se retenir car quand l’un d’entre vous dit: Hâ, Satan rit à ses dépends ». (Sahih Al-Boukhari n° 1389)

 

bout%20%281%29 Abou Katâda رضي الله عنه rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit: « Le bon rêve provient d’Allah et le mauvais rêve provient de Satan. Quiconque voit un mauvais rêve à craindre, qu’il crache à sa gauche et qu’il cherche refuge auprès d’Allah, aucun mal ne le touchera ». (Sahih Al-Boukhari n° 1390)

 

bout%20%281%29 Abou Houreira رضي الله عنه rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit: « Quiconque se réveille de son sommeil et fait ses ablutions, qu’il se nettoie le nez en y plaçant de l’eau puis en la faisant souffler à l’extérieur à trois reprises car Satan avait passé la nuit sur le bout de son nez ». (Sahih Al-Boukhari n° 1391)

 

30 novembre 2014

Les Angoisses du Jour Dernier

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Shaikh Muhammad ibn Salih Al-‘Uthaymin رحمه الله

 

Ô vous, les humains ! Craignez Allah le Très-Haut, et méditez sur votre vie d’ici-bas et votre vie dans l’au-delà, sur votre vie et sur votre mort, sur votre temps présent et votre futur. Méditez, donc, sur la vie présente et sur ceux qui ont vécu avant vous parmi lesquels les tout premiers et les derniers d’entre eux. Certes, il y a en eux, une leçon pour ceux qui en tiennent compte. Ils ont, en effet, bel et bien exploité et peuplé la terre, et ils nous surpassaient tant en bien et dans la descendance, qu’en puissance et dans l’exploitation de la terre. Malgré cela, ils disparurent sans laisser de traces, comme s’ils n’avaient jamais existé, et ils n’appartiennent, désormais, qu’au passé. Vous suivez, actuellement, leur même chemin, et vous deviendrez inéluctablement ce qu’ils sont devenus. صلى الله عليه و سلم si elles étaient bonnes, alors le chemin n’en sera que plus facile, mais si elles étaient mauvaises, alors le chemin n’en sera que plus mauvais.

Ce jour, on soufflera dans la trompe, dès lors les gens surgiront de leurs tombes pour le Seigneur de l’univers, ils seront pieds nus sans aucunes chaussures, nus sans aucun habit, et non circoncis.

Le prophète صلى الله عليه و سلم informa Aïcha رضي الله عنها de cela, puis elle dit :

« Ô Messager d’Allah ! Les hommes et les femmes seront-ils ensemble et l’un pourra contempler l’autre ! » Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم rétorqua« La situation sera suffisamment terrible pour que l’homme prenne le temps de contempler les femmes, et réciproquement. La situation sera suffisamment terrible pour que la mère s’interroge sur son enfant, et pour que le fils s’interroge sur son père »,

 

 

« Puis quand on soufflera dans la trompe, il n’y aura plus de parenté entre eux ce jour-là, et ils ne se poseront pas de questions. » 
(Sourate ‘Les croyants’ verset 101),

 

« Le séisme [qui précédera] l’heure est une chose terrible. Le jour où vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, et toute femelle enceinte avortera de ce qu’elle portait. Et tu verras les gens ivres, alors qu’ils ne le sont pas. Mais le châtiment d’Allah est dur. » 
(Sourate ‘Le pèlerinage’ verset 2)

 

On verra ce jour-là des cœurs agités d’effroi, et des regards baissés et humiliés. On verra ce jour-là les livres des comptes déployés qui sont les feuilles où sont inscrites nos œuvres. C’est ce jour où le croyant tiendra son livre de sa main droite, alors que le mécréant le saisira de sa main gauche ou derrière son dos. Ainsi, celui qui recevra son livre de sa main droite, dira joyeusement et radieusement : « Tenez ! Lisez mon livre », « par contre celui qui recevra son livre de sa main gauche » dira tristement, et avec désespoir : « Hélas pour moi ! J’aurais souhaité qu’on ne m’ait pas remis mon livre », et il invoquera la destruction sur lui-même. Ce jour, on placera les balances où seront pesées les œuvres des créatures qu’elles soient bonnes :

« Quiconque fait un bien fût-ce le poids d’un atome, le verra ».
(Sourate ‘Le séisme’ verset 7)

 

Allah dit :

« Au jour de la résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d’un grain de moutarde, nous le ferons venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes. » 
(Sourate ‘Les prophètes’ verset 41).

 

Ce jour-là, on verra, également, les gens qui déferleront comme les flots les uns sur les autres, alors qu’un malheur et une angoisse insupportables les affligeront, et ils diront : pourquoi vous ne chercheriez pas quelqu’un qui puisse intercéder en votre faveur auprès de votre Seigneur ? Ils allèrent trouver Adam, puis Noé, puis Ibrâhîm, puis Moussa (Aleyoum salem), mais ils présentèrent tous des excuses, ensuite ils iront voir ‘Issa (Aleyi salem) qui dira : « je ne peux rien faire, mais allez, donc, trouver Muhammad le serviteur à qui Allah a pardonné ses péchés passés et futurs. Ils iront, donc trouver le Prophète صلى الله عليه و سلم qui dira en étant fier de ce qu’Allah lui a donné comme gratitude : « je suis celui qui lui faut (pour le début du jugement) ». C’est alors qu’il demande la permission à son Seigneur, et soudain, il tombe en prosternation, puis Allah lui offrira, pour toutes les louanges et les remerciements (que le Prophète ne cessa de prodiguer dans la vie d’ici-bas), ce qu’Il n’a jamais offert à personne auparavant, et Allah le laissera ainsi prosterner le temps qu’Il voudra, puis Il lui dira : « Ô Muhammad ! Relève ta tête. Parle et tu seras écouté. Intercède et on acceptera ton intercession. Demande et on te donnera. »

Ce jour-là, Allah descendra pour trancher entre les créatures, et pour les juger. Allah s’isolera Lui et son serviteur croyant, ne dévoilera pas ces péchés, lui parlera sans qu’il n’y ait entre eux besoin de traducteur, Il l’informera de ses péchés jusqu’au moment où le serviteur admettra et reconnaîtra pour qu’ensuite la faveur d’Allah sur lui se dévoile lorsqu’Allah lui dira : « Je n’ai pas dévoilé tes péchés dans la vie d’ici-bas, et aujourd’hui, Je te les pardonne ».

Ce jour-là, il y aura le bassin du prophète صلى الله عليه و سلم où les créatures apaiseront leurs soifs. Son eau est plus blanche que le lait, son goût est plus sucré que le miel, et son odeur est plus agréable que celle du musc. Sa longueur mesure un mois (de marche), ainsi que sa largeur. Ses coupes sont aussi nombreuses et éclatantes que les étoiles dans le ciel. Seuls sont ceux qui ont cru en lui et suivi sa sunna qui boiront de ce bassin. Celui qui en boira une seule gorgée n’aura plus jamais soif après cela. Les premiers qui en boiront sont les pauvres Mouhâdjirînes (personnes qui fuirent de la Mecque, encore habitée par les polythéistes, vers Médine).

Ce jour-là, le soleil se rapprochera des créatures d’une distance de mile, les gens nageront dans leur transpiration selon la nature de leurs actions. Chez certains d’entre eux, la transpiration atteindra les chevilles, chez d’autres, elle atteindra les genoux, chez d’autres, elle atteindra le niveau des reins, et chez d’autres, la transpiration les submergera entièrement. Par ailleurs, Allah couvrira de Son ombre celui qu’il voudra, le jour où il n’y aura aucune ombre à part la Sienne.

 


Ce jour-là, Allah interpellera Adam : « Ô Adam ! », il répondra : « À votre service ! À vos ordres mon Seigneur ! Tous les bienfaits sont entre vos Mains ». Il lui dira : « Extrais de ta descendance ceux qui seront envoyés en enfer ». Adam demandera : « Mais qui sera envoyé en enfer ? » Il répondra : « Sur mille personnes, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (seront envoyés en enfer). » C’est à cet instant où le jeune se fera des cheveux blancs.

 


Ce jour-là, sera déposé le pont au-dessus de la Géhenne, dont l’épaisseur sera plus fine qu’un cheveu, et qui sera plus aiguisée qu’une épée. On enverra le dépôt et les liens de parenté qui se poseront sur les flancs droits et gauches du pont, alors que les gens le traverseront selon la nature de leurs actions. Leur situation sur le pont dépendra de leurs actions, il y en a parmi eux qui le traverseront d’un clin d’œil, d’autres d’un coup de tonnerre, d’autres le traverseront en rampant, d’autres entre les deux, et votre Prophète se tiendra debout sur le pont en disant : « Ô Seigneur ! Préserve-nous, préserve-nous ! ». On verra suspendus sur les bords du pont, des crochets dirigés (par Allah) qui agripperont tous ceux qu’on lui ordonnera de saisir : soit cette personne sera écorchée puis secourue, ou soit elle sera ancrée en enfer.

Ce jour-là, les gens se diviseront en deux groupes, un groupe sera au paradis et l’autre dans la fournaise ardente :

 

« Le jour où l’heure arrivera, ce jour-là ils se sépareront (les uns des autres). Ceux qui auront cru et accompli de bonnes œuvres se réjouiront dans un jardin ; et quant à ceux qui n’auront pas cru et auront traité de mensonges nos signes ainsi que la rencontre de l’au-delà, ceux-là seront emmenés au châtiment. » 
(Sourate ‘Les romains’ verset 14, 15 et 16)

 

Ô les serviteurs d’Allah ! Craignez-le donc, et préparez-vous pour ce jour, car il est inévitablement votre seule destination, et sans le moindre doute votre ultime rendez-vous.


Par ailleurs, même si ce jour est immense, dur, et terrible, il sera facile pour les pieux croyants, car Allah dit :

 

« Et ce jour sera difficile aux mécréants. »
(Sourate ‘Le discernement’ verset 26)

 

Croyez donc, en Allah, et sachez qu’Allah connaît ce qu’il y a dans vos poitrines, prenez-y garde.

Ô créateur des cieux et de la terre, celui qui connaît l’invisible et le visible, nous te demandons par le fait que nous attestons que Tu es Allah, nulle divinité à part Toi, l’Unique, le seul à être imploré pour ce que nous désirons, Celui qui n’a pas engendré, et qui n’a pas été engendré, et qui n’a aucun égal ; nous te demandons ô Celui qui est plein de majesté et de largesse, ô le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même ! Nous te demandons d’alléger pour nous les angoisses de ce jour, et de nous rendre ce jour-là bienheureux, et fais-nous rejoindre les vertueux.

 

 

 

30 novembre 2014

Les bons comportements que tout musulman doit avoir

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Parmi le bon comportement :

 

gifs puces bullets La sincérité. 

gifs puces bullets L’honnêteté. 

gifs puces bullets La chasteté. 

gifs puces bullets La pudeur. 

gifs puces bullets Le courage. 

gifs puces bullets La générosité. 

gifs puces bullets La fidélité. 

gifs puces bullets L’éloignement de tout ce qu’Allah a interdit. 

gifs puces bullets Le bon voisinage. 

gifs puces bullets L’aide à ceux qui sont dans le besoin, suivant sa capacité. 

Ainsi que d’autres comportements indiqués par le Coran et la Sunna.

 

Source : Les leçons importantes pour toute la communauté par Son Excellence : Sheykh ibn Baz رحمه الله

  

30 novembre 2014

Les actes annulatifs de la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ils sont au nombre de huit :

 

1 - Parler volontairement et consciemment, en sachant que ceci annule la prière. Quant à celui qui a oublié ou est ignorant, sa prière n’est pas annulée.

 

2 - Rire.

 

3 - Manger.

 

4 - Boire.

 

5 - Découvrir les parties intimes.

 

6 - Dévier de façon importante de la direction de la Qibla.

 

7 - Multiplier les gestes inutiles de façon successive durant la Prière.

 

8 - Perdre ses ablutions.

 

Source : Les leçons importantes pour toute la communauté par Son Excellence : Sheykh ibn Baz رحمه الله  
  

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30 novembre 2014

La voix de la femme, une awra ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

La femme est là où les hommes assouvissent leurs désirs, ils penchent donc vers elle par l’instinct du plaisir.

Par conséquent, si elle s’adresse à eux d’une voix trop complaisante, elle ne fait qu’accroître leur tentation.

C’est pour cette raison qu’Allah a ordonné aux croyants de s’adresser aux femmes derrière un rideau s’ils veulent leur demander un service ou un objet :

 

« Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs » [Les Coalisés, v. 53].

 

Il a par ailleurs recommandé aux femmes d’éviter d’être trop complaisantes lorsqu’elles s’adressent aux hommes, afin que celui dont le cœur est malade ne les convoite pas :

 

« Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l'hypocrite] ne vous convoite pas. » [Les Coalisés, v. 32]

 

Si ceci était la recommandation au moment où les musulmans avaient une foi forte, alors que dire de notre époque où la foi est faible et où l’attachement à la religion a diminué ! Vous devez donc limiter vos contacts avec les hommes étrangers et limiter les conversations avec eux au strict cas de nécessité. Et même dans ce cas, vous ne devez pas être trop complaisante conformément au verset précédent.

 

De là, on conclut que la voix ordinaire qui ne comporte pas de complaisance n’est pas une Awra, car les femmes s’adressaient au Prophète صلى الله عليه و سلم et l’interrogeaient sur des questions religieuses. De même, elles s’adressaient aux Compagnons pour certains besoins sans que le Prophète صلى الله عليه و سلم ne le leur reproche.

Et le succès ne vient que d’Allah.

 

Le Comité Permanent de l’Ifta

Fatâwâ al-Mar’a (Fatwas concernant les femmes), page 209.

 

30 novembre 2014

Uthmân Ibn Mad’ûn رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

‘Uthmân Ibn Mad’ûn était parmi les tous premiers convertis à l’Islam. D’une nature calme et austère, il avait un penchant marqué pour la vie ascétique. Il abhorrait, depuis sa plus tendre enfance, l’esprit libertin et obscurantiste de ses concitoyens et semblait toujours à la recherche d’une voie susceptible de le mener vers la Vérité. L’élan de son âme vers la révélation coranique fut donc des plus naturels dès lors qu’il avait trouvé la réponse à tous ses questionnements existentiels.

 

En effet, dès le moment où les lueurs de la Révélation commencèrent à poindre, illuminant les cœurs des chercheurs de Dieu, ‘Uthmân Ibn Mad’ûn n’hésita pas à aller rejoindre le groupe des disciples de Mohammed صلى الله عليه و سلم, les « compagnons » comme il sera d’usage de les appeler. Il deviendra ainsi un des habitués de la demeure  d’Al-Arqam, lieu où le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلمtransmettait et expliquait les versets révélés. Comme tous les musulmans faibles et sans défense, il sera la victime des persécutions et des exactions des païens qui s’acharnèrent sur lui. Il fera donc partie de ceux qui émigreront en Abyssinie pour échapper aux persécutions des qurayshites. Il y sera lors de la première et de la deuxième émigration en compagnie de son fils As-sayb. En Abyssinie, il gardera toujours sa foi en l’unicité de Dieu et la mission prophétique de Mohammed صلى الله عليه و سلم. Il restera fidèle au message en qui il avait trouvé paix spirituelle et sérénité.

 

Et les mois passèrent. ‘Uthmân et ses compagnons d’exil attendaient avec impatience le jour où ils pourraient revenir chez eux. Un jour, une rumeur parvint à nos exilés disant que la Mecque s’était convertie à l’Islam et que les qurayshites avaient fini par se prosterner devant le Dieu unique. Ce fut la joie chez Ibn Mad’ûn et ses compagnons, heureux d’entendre une telle nouvelle. Ils firent leurs adieux à l’accueillante et tolérante Abyssinie et reprirent le chemin du retour. Or, une déception les attendait. La conversion des qurayshites n’était qu’une rumeur sans fondement. La Mecque, du moins une grande partie de sa population, restait hostile au Message du Prophète صلى الله عليه و سلم. Il ne leur restait plus que la vieille pratique arabe du jiwâr, le droit de protection à un homme menacé ou traqué. Celui qui jouissait de ce droit de la part d’un noble était immunisé contre toute poursuite ou violence. Seuls, quelques exilés pouvaient se permettre ce privilège. Ibn Mad’ûn était de ceux-là. Il se mit sous la protection du chef qurayshite Al-Walîd Ibn Al-Mughîra et put, de ce fait, entrer librement à la Mecque. Plus personne ne pouvaient s’en prendre à lui, et il pouvait aller et venir à sa guise dans les rues de la Mecque. Ce n’était pas le cas, par contre, pour les autres croyants qui n’avaient pas eu le bonheur d’être protégés comme lui. Pour eux, les brimades continuèrent comme avant. C’est pourquoi, ne pouvant supporter de voir ses compagnons maltraités alors qu’il jouissait d’une protection, il alla trouver Al-Walîd Ibn Al-Mughîra et lui demanda de lever son immunité. Etonné, ce dernier lui dit : « pourquoi ô fils de mon frère ! Un des hommes de mon clan t’a-t-il fait du tort ? » – « Non, mais la protection de Dieu me suffit et je ne veux pas que quelqu’un d’autre me protège. » Al-Walîd lui dit alors : « Allons à la Ka’ba pour déclarer publiquement que tu n’es plus sous ma protection. » Devant l’oratoire, Al-Walîd déclara solennellement qu’Ibn Mad’ûn n’était plus, selon son désir, sous sa protection. Ibn Mad’ûn en fit de même et déclara qu’il avait demandé lui-même la levée de la protection.

 

C’était sa façon à lui de partager les souffrances de ses frères. Du jour au lendemain, il se retrouva comme eux, sans défense autre que celle de dieu. Un jour, alors qu’il passait devant une assemblée de qurayshites, il entendit le poète Labîd Ibn Rabî’a réciter des vers. Il s’assit devant eux tandis que Labîd déclamait les vers suivants : « toute chose en dehors de Dieu n’est que vanité. » Ibn Mad’ûn répliqua : « Tu dis vrai. » Labîd reprit : «  Tout bienfait est fait pour ne pas durer. » Ibn Mad’ûn répliqua : « Tu mens car les bienfaits du Paradis sont éternels. » Vexé, Labid se tourna vers ses auditeurs et  leur dit : « Ô peuple de quraysh ! Par Dieu, jamais auparavant un membre de votre assemblée ne se faisait traiter ainsi. Comment acceptez-vous cela ? » Une personne de l’assistance lui répondit : « Celui-là est insolent, il a apostasié notre religion. Ne fais pas attention à lui. »  Uthmân répliqua à l’homme et vice versa jusqu’à ce que la polémique se transforma en dispute. L’homme se leva et donna un coup de poing l’atteignant à l’œil. Al-Walîd Ibn Al-Mughîra qui avait assisté à la scène, dit à Ibn Mad’ûn : « Par Dieu ! Ô fils de mon frère, si ti étais sous ma protection, ton œil n’aurait pas été atteint. » Ce dernier lui dit : « Par Dieu, mon œil sain voudrait bien recevoir ce qu’à reçu l’autre œil pour l’amour de Dieu. Et sois assuré, je suis sous la protection de Celui qui est plus fort et plus puissant que toi. » Ibn Al-Mughîra lui proposa une nouvelle fois de revenir sous sa protection mais il déclina l’offre, confiant en sa foi en Dieu. Son destin et celui de ses frères parmi les faibles et les persécutés ne faisaient qu’un et il ne pouvait en être autrement.

 

C’est alors qu’eut lieu l’émigration de Médine des exilés d’Abyssinie qui purent échapper ainsi et d’une façon définitive aux persécutions des infidèles de Quraysh. La miséricorde de Dieu n’avait pas de limites. Après les épreuves et les vicissitudes, vint le temps de la quiétude et de la paix. A Médine, les croyants pouvaient se consacrer à l’adoration de Dieu sans craindre les exactions de qui que ce soit.

 

La vie de ‘Uthmân Ibn Mad’ûn était faite d’adoration passionnée et de renoncement aux plaisirs de ce monde. Il jeûnait le jour et s’absorbait dans les prières la nuit. Sa vie était devenue un hymne continuel à la gloire du Seigneur. Ayant renoncé d’une façon définitive aux attraits de la vie, il ne mangeait que des repas simples et ne portait que des habits en haillons ou en étoffes rugueuses. La vie  n’avait plus d’intérêt pour lui. Un jour, il entra à la mosquée, alors que le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم s’y trouvait avec un groupe de compagnons. Il portait un habit déchiré qu’il avait rafistolé avec un morceau de fourrure. En le voyant ainsi, le Prophète صلى الله عليه و سلم eut de la compassion pour lui et ses compagnons se mirent à pleurer. L’Envoyé de Dieu leur dit : « Qu’en êtes-vous du jour où l’un de vous portera le matin un vêtement et le soir un autre, où vous enveloppez vos demeures comme on enveloppe la Ka’ba ? » Les compagnons répondirent : « Nous souhaitons que tout cela se produise, ô Messager de Dieu et que nous soyons dans le bien-être et le confort. » Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم leur rétorqua : «  Certes ce jour arrivera mais sachez que la façon dont vous vivez aujourd’hui est préférable à celle que vous vivrez ce jour-là. »

 

Le renoncement de ‘Uthmân était tel qu’il alla jusqu’à négliger ses devoirs conjugaux. Le Messager l’appela un jour et lui dit : « Ô ‘Uthmân ! Tu as des obligations vis-à-vis de ta femme. C’est ainsi qu’est ma sunna en ce domaine. » Il revint à sa femme, mais continua sa vie de renoncement et d’ascétisme avec plus de rigueur. Car c’était là son tempérament et sa vocation. Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم savait cela et lui manifestait un grand amour. Le jour de sa mort, il le pleura tellement que ses larmes inondèrent son visage. Il l’embrassa sur le front en lui disant : « Que Dieu te soit miséricordieux, ô Abû As-sayb ! Tu es parti de ce monde sans qu’il n’ait rien pris de toi, et sans que tu n’aies rien pris de lui. »

 

Le jour de sa mort, ‘Umar رضي الله عنه  dira : « Lorsque ‘Uthmân Ibn Mad’ûn décéda de mort naturelle, il perdit un peu de mon estime dans mon cœur. Je me suis dit : ‘Regardez un peu celui d’entre nous qui était le plus renonçant à ce monde. Voilà qu’il meurt de mort naturelle.’ Mais lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم décéda de mort naturelle et après lui Abû Bakr رضي الله عنه, je me suis dit : ‘Malheur à toi, les meilleurs d’entre nous meurent de mort naturelle.’ Et il reprit l’estime qu’il avait dans mon cœur. »

‘Umar رضي الله عنه s’attendait à ce que ‘Uthân meure sur le champ de bataille en martyr.  ‘Uthmân Ibn Mad’ûn, l’ascète, le sage, sera le premier musulman à mourir à Médine. Il sera aussi le premier à être enterré au cimetière d’Al-Baqî’. Que Dieu soit satisfait de lui !

 

Tiré du livre : Les compagnons du Prophète (tome1)
Les premiers hommes de l’Islam
Messaoud Abou Oussama

30 novembre 2014

Entretien avec oum abdullah l’épouse de cheick Al’ Uthaymine رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ses proches et tous ses compagnons et ceux qui les suivent jusqu’au Jour de la Résurrection. Ceci dit:

Ce qui suit est un entretien avec Oumm ‘Abdullah, la femme de notre Sheikh, Muhammad ibn Saleh Al-’Uthaymine رحمه الله. Cette interview a été réalisée par la sœur Maha bint Hussein Ash-Shammari et publiée dans le « Magazine Al-Mutamayyizah, » Riyad, Royaume de l’Arabie Saoudite; Edition No. 45, Ramadhan, 1427.

 

 

Question 1: Y a t-il eu un changement notable dans la motivation du Sheikh رحمه الله, entre sa jeunesse et sa vieillesse, concernant la science, le prêche, et l’adoration?

 

Réponse: Je n’ai noté aucune diminution ni affaiblissement dans la motivation du Sheikh رحمه الله concernant la connaissance, la da’wa, et l’adoration malgré son âge avancé. Bien au contraire, son programme n’arrêtait pas d’accroître avec le temps, de même que son adoration et son prêche, au tel point qu’il ne négligeait pas un moment de son temps dans le rappel d’Allah, dans Son adoration, dans l’enseignement ou l’orientation, durant les moments les plus critiques de sa maladie.

 

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Question 2: Qu’avez vous pu voir de plus étonnant dans la vie du Sheikh رحمه الله ?

 

Réponse: Sa vie, fut un modèle à suivre ! Ce qui fascinait chez lui c’était sa patience et sa motivation dans la quête de la science ainsi que son engagement dans l’enseignement et la diffusion de la science. Aussi, on pouvait déceler chez lui un ascétisme [Az-Zouhd] et une abstinence (wara’) qui pouvait étonner sans doute toute personne ne connaissant pas de près le Sheikh رحمه الله.

 

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Question 3: Comment le Sheikh رحمه الله, se comportait- il avec ses enfants dans leurs vies privées?

 

Réponse: Les rapports qu’il entretenait avec ses fils et filles ont été marqués par deux phases :

La première étant pendant la période de leur enfance : il prenait soin d’eux et veillait à être toujours proche d’eux. Ensuite, il suivait leur scolarité en veillant à l’évolution de leurs niveaux scolaires une fois qu’ils étaient en âge d’aller à l’école. Durant cette phase, il veillait tout particulièrement à les guider, les orienter et leur inculquer certains principes islamiques.

Par exemple, il emmenait parfois les enfants avec lui à la mosquée pour accomplir les prières obligatoires. Il les encourageait à jeûner certains jours de Ramadan sans pour autant que cela leur soit pénible. De plus, il les incitait à mémoriser certaines petites sourates du Coran et il les récompensait pour cela.

La seconde phase, celle de l’adolescence et de la maturité : il était extrêmement ferme quant à l’accomplissement des obligations religieuses, veillant ainsi à bien les éduquer sans hésiter à les réprimander en cas de négligence. Il arrivait à combiner les deux avec indulgence. Dans certains cas, il n’hésitait pas à faire ce qui était nécessaire pour changer ou corriger leurs erreurs afin d’améliorer leurs comportements. En plus de cela, il accordait une confiance totale à ses enfants et leur confiait la gestion de certaines de leurs affaires dans le but de leur apprendre à se débrouiller seul ; de même, il les encourageait continuellement à la droiture et à la préservation des liens de parenté et il les surveillait pour cela.

 

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Question 4: Pourquoi le Sheikh رحمه الله n’utilisait pas de henné pour sa barbe?

 

Réponse: Peut être qu’il n’avait pas le temps de le faire. Je pense l’avoir entendu dire quelque chose comme cela…

 

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Question 5: Quand est ce que Sheikh رحمه الله s’enflait-il de colère, et comment gérait-il la votre ?

 

Réponse: Il s’enflait de colère quand on violait les interdits d’Allah. S’il m’arrivait de me mettre en colère contre l’un des enfants par exemple, il essayait au contraire de me calmer et il sermonnait ensuite celui qui avait commis l’erreur. En général, il était calme et ne s’énervait pas promptement et quand c’était le cas, alors sa colère se dissipait aussitôt. D’ailleurs je l’enviais pour ce bienfait d’Allah عز و جل

 

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Question 6: Comment le Sheikh se réveillait-il de son sommeil ? Dépendait-il du réveil, ou demandait-il à quelqu’un de le réveiller ?

 

Réponse: Il s’en remettait à Allah, ensuite au réveil matin et ensuite à nous. Il se levait habituellement avant la sonnerie du réveil et avant que je ne le réveille.

 

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Question 7: Est ce que le Sheikh رحمه الله sortait avec sa famille pour se promener ?

 

Réponse: Oui, la famille effectuait une sortie hebdomadaire tous les vendredis, après la prière (Al Joumou’a). On se rendait à un emplacement aux étendues sauvages où nous prenions notre repas. Il profitait de ce moment pour partager certaines activités avec les enfants comme la course à pied, la résolution de devinettes et il apportait également un petit fusil pour s’exercer au tir et rivaliser avec ses enfants et ainsi de suite…

 

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Question 8: Comment se déroulait le jeûne du Sheikh رحمه الله pendant l’année

 

Réponse: Le Sheikh a jeûné de façon régulière trois jours de chaque mois, les six jours de Shawal, les dix jours de Dhul-Hijjah, et le jour de ‘Achoura et cela durant toute sa vie.

 

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Question 9: Pour quelle raison le Sheikh ne répondait jamais au téléphone de façon directe lorsque les questions lui étaient posées par des femmes?

 

Réponse: Je ne sais pas vraiment, mais je suppose qu’il pensait qu’il n’était pas dans l’intérêt de la femme qui le questionnait de faire entendre sa voix. Toutefois, celles qui désiraient obtenir par téléphone une fatwa en privée, il répondait pour régler leurs problèmes.

 

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Question 10: Comment le Sheikh رحمه الله a t-il choisit les noms de ses enfants?

 

Réponse: Il choisissait des noms tels que ‘Abdullah et ‘Abd Ar-Rahman et ensuite il nous laissait le libre choix pour le reste de manière à ce que nous choisissions un nom pour le lui exposer. Au final, soit il optait pour, soit il nous demandait d’en choisir un autre.

 

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Question 11: Quelles étaient les choses qui provoquaient la joie du Sheikh رحمه الله?

 

Réponse: il n’y a aucun doute que la joie du Sheikh augmentait quand il voyait que l‘Islam et les Musulmans jouissaient d’une grande valeur.

Concernant sa joie à la maison, elle était manifeste lors des rencontres avec sa famille et ses enfants, grands et petits.

On pouvait aussi observer chez lui des signes manifestes de joie et de plaisir quand il recevait ses petits enfants. Il ouvrait sa cape pour leur permettre d’entrer en dessous et après il les recherchait un peu avant de la rouvrir, il faisait cela plusieurs fois. Plus tard, il les emmenait dans sa librairie où il conservait une sorte de bonbon un peu spécial que les enfants appelaient « halawat abouya » (les bonbons de mon père). On s’assurait qu’ils ne puissent les trouver qu’en sa présence. En dépit de son agenda chargé, il n’hésitait pas à se déplacer pour rendre visite à ses petits enfants si l’un d’entre eux tombait malade même s’il fallait se rendre à l’hôpital s’ils étaient là bas. Ce geste là provoquait chez les enfants et leurs parents un fort sentiment.

 

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Question 12: Combien le Sheikh رحمه الله a t’il eu de garçons et de filles ?

 

Réponse: Le Sheikh a eu cinq garçons et trois filles.

 

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Question 13: Qui parmi ces enfants était le plus proche de son cœur?

 

Réponse: Le Sheikh رحمه الله avait pour règle d’agir en toute équité en ce qui concerne l’éducation de ses enfants et cela en toutes choses, que cela fut d’une grande importance ou d’une importance moindre. S’il trouvait une quelconque distinction entre eux, il ne le disait jamais en public car cela ne relève pas de la justice. S’il aimait être juste dans des questions moins importantes que celle ci, alors à quoi devons nous nous attendre dans ce cas ci?

 

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Question 14: Qui d’entres ses enfants a été le plus affecté par sa mort ?

 

Réponse: Ils l’ont tous été, mais en réalité j’ai ressenti que nous n’étions pas les seuls à l’avoir perdu. Il رحمه الله été comme un père pour nous tous et sa disparition fut un véritable choc pour les musulmans du monde entier.

 

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Question 15: Qui est son plus jeune enfant ?

 

Réponse: Le plus jeune d’entres eux est une fille qui a 21 ans.

 

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Question 16: Quelles sont les différentes étapes que le Sheikh a suivi dans ses débuts pour rechercher la science, et quel a était votre rôle dans son assistance ?

 

Réponse: Le Sheikh رحمه الله a commencé l’enseignement dans la Grande Mosquée de Unayzah suite à la mort de son Sheikh, ‘Abd Ar-Rahman ibn Nasir As-Sa’idi رحمه الله cela avant même que je sois sa compagne. A cette époque, il se considérait toujours comme un étudiant en science. Concernant mon assistance, cela se manifestait dans le fait de ne pas le distraire de la recherche de la science et de sa propagation. Je le servais et je mettais à sa disposition ce qui le pouvait l’aider dans on effort. Je suivais également les enfants et je m’occupais d’eux, sauf dans les sujets qui nécessitaient sa notification de manière à ce qu’il puisse diriger et chercher une solution.

 

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Question 17: Comment a-t-il pu concilier la da’wa, qui pris la plupart de son temps, et ses responsabilités sociales et familiales?

 

Réponse: Il رحمه الله organisait son temps et il y faisait très attention. Par exemple, il consacrait du temps pour l’enseignement, les fatwas, la da’wa, l’adoration, la famille, les enfants, les responsabilités sociales et le maintien des liens de parenté. Si à certains moments il était incapable de partager directement entre certaines de ses responsabilités, il s’efforçait de le faire même par téléphone.

 

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Question 18: Quelle était sa politique concernant l’éducation et la direction des enfants?

 

Réponse: concernant l’enseignement, il ne forçait pas ses enfants à choisir une spécialité ; plutôt, il avait l’habitude de les consulter pour cette décision. La preuve évidente est que ses enfants ont été diplômés de différents types de facultés, parmi elles : les facultés scientifiques, les facultés religieuses, les facultés militaires.

 

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Question 19: Prenant en considération le travail et l’engagement du Sheikh, ceci l’a mené inévitablement à s’absenter de la maison et de la famille. Quelle était votre rôle concernant ce problème et comment couvriez vous son absence?

 

Réponse: Même si il était absent de la maison, que ce soit pour l’enseignement et la propagation dans Unayzah ou pendant ses voyages, il avait l’habitude de suivre ses enfants par le téléphone et en vérifiant leurs affaires à son retour. Cela ne servirait a rien de mentionner mon rôle car nous sentions toujours sa présence avec nous. En général, je faisais ressentir aux enfants que les responsabilités de leur père étaient grandes et qu’il avait beaucoup de travail. Ainsi, je les incitai à la patience sur cela, et il avait l’habitude de compenser cette absence à son retour.

 

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Question 20: Pouvez vous nous informez au sujet de son adoration à la maison?

 

Réponse : Il رحمه الله aimait faire les prières surérogatoires (Ar-Rawatib), sauf dans des circonstances limitées. Il avait l’habitude de se lever dans la dernière partie de la nuit autant que possible et il faisait alors le witr avant le fajr, en plus des formules de rappels et d’istighfâr qu’il ne délaissait jamais.

 

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Question 21: Quelle était son programme quotidien? Par exemple, quand se couchait- il, quand se levait- il et quand prenait- il son petit déjeuner, déjeuner et dîner ?

 

Réponse: Le Sheikh رحمه الله avait l’habitude de se lever pendant le dernier tiers de la nuit, priant autant qu’Allah voulait et après il faisait le witr avant l’appel à la prière d’Al Fajr. Après l’appel à la prière, il priait la prière surérogatoire avant celle de l’aube. Après, il réveillait sa famille avant de sortir pour aller accomplir salat Al Fajr à la mosquée. Ensuite, il retournait alors à la maison et s’installait dans la cour pour lire les rappels quotidien et les quelques passages du Coran jusqu’au lever du soleil. Après, il retournait dormir alors jusque vers 8h00, cela lorsqu’il n’enseignait pas à l’université.

Après son second réveil, il prenait son petit déjeuner et il finissait son travail et ses lectures dans son bureau à la maison. Il priait aussi salaat ad-duhaa avant d’aller à la mosquée pour salaat adh-dhuhr. A son retour, il déjeunait avec les enfants vers 1:30. Ensuite, il prenait les appels téléphoniques et répondait aux questions jusqu’à 20 minutes avant l’Asr. Il se reposait alors 15 minutes ou moins avant d’aller à la mosquée pour prier ‘asr et pour traiter les besoins des gens qui sont venus à la mosquée sachant qu’il sera là. Il retournait ensuite à son bureau après avoir traité les besoins des gens pour lire avant de retourner à la mosquée pour maghrib et ses cours quotidiens qui durait jusqu’à isha. Habituellement, il retournait à la maison après cela pour manger un léger dîner avant d’aller à son bureau. Occasionnellement il devait donner des conférences en dehors du Royaume par téléphone. Ceci était à peu près son agenda régulier durant la majeure partie de l’année, bien que cela changeait durant certaines saisons comme Ramadan, Hajj, et les vacances d’été.

Il avait aussi des engagements hebdomadaires qui avaient lieu à la maison ou en dehors. Certains de ces engagements hebdomadaires incluaient : Mercredi soir : rencontre avec les juges, rencontre avec les imams qui étaient programmés pour donnés les khutbah du jumu’ah dans les mosquées, rencontres avec les professeurs de l’Université, et rencontres avec les gens de hisbah (ceux qui commande le bien et interdise le mal) jusque 23h ou 00h après il allait se coucher.

 

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Question 22: Quelle était son agenda pendant Ramadan, particulièrement après iftaar?

Réponse: Durant Ramadan, le Shaykh avait un agenda différent. Il passait la plupart de son temps à la mosquée pour réciter le Qur’aan et satisfaire les besoins des gens. Aussi, pendant toute la durée du mois honorable il invitait les gens pauvres et certains étudiants à rompre le jeûne à la maison. Après salaat al-maghrib, ils retournaient à la maison pour le dîner. Il profitait de ce moment pour donner des fatawa par téléphone. De plus, beaucoup de gens visitaient notre maison soit pour dire salaam au Shaykh soit pour demander une fatwa.

 

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Question 23: Ou le Sheikh رحمه الله aimait t-il passer ses moment de repos?

 

Réponse: En réalité, le Sheikh ne connaissait pas de moment de repos, tout sont temps était chargé. Même quand il était assis avec nous, le téléphone sonnait des fois et il رحمه الله restait longtemps à répondre au téléphone. Son temps de repos était dans la propagation de la connaissance, la satisfaction des besoins des gens, et les fatwas

 

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Question 24: Combien d’heure par jour le Sheikh رحمه الله dormait il?

 

Réponse: Son temps de sommeil continu n’excédait pas 3 ou 4heures. Au total, le Sheikh رحمه الله ne dépassait pas 6 heures par jour en sommeil.

 

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Question 25 : Qui parmi les étudiants le Shaykh louait-il et mentionnait souvent et dont la visite le rendait heureux?

 

Réponse: Ses étudiants étaient tous égaux à ses yeux. Ils étaient tous comme ses fils, et il ne louait aucun d’entre eux en particulier, mais ils étaient tous égaux à ses yeux quand il les rencontrait ou les invitait à la maison. De plus, il partageait avec eux leurs occasions spéciales, leurs rencontres, leurs voyages, ou il les supportait si ils avaient besoin de quelque chose.

 

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Question 26: Comment la famille du Sheikh رحمه الله se comportait-elle face à son ascétisme et sa piété?

 

Réponse: Nous le voyions comme un exemple dans toutes choses. Nous avions de la révérence pour son ascétisme et sa piété ce qui nous confortait puisqu’il n’aimait aucunes manières artificielles ni il ne voulait de cela autour de lui. Il était une personne simple qui aimait la facilité en toutes choses.

 

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Question 27: A t-il pleuré à la mort de Sheikh ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz رحمه الله?

 

Réponse: Il a été vraiment affecté par la mort de son Sheikh ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz رحمه الله, de qui il prit la science. Tout le monde autour de lui a sentit l’ampleur de l’impact profond qu’elle a eu. Qu’Allah fasse qu’on les rencontre tous dans les béatitudes du Paradis.

 

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Question 28 : A t-il voyagé dans un but autre que la recherche de la science?

 

Réponse: Non, il n’a pas voyagé sauf pour la recherche de la science. Il voyageait à la Mecque pour la ‘Umrah, où il consacrait du temps pour des conférences. De plus, il est allé à Riyad et Taïf pour participer aux rencontres du Comité des Grands Savants, où il avait aussi programmé des conférences

 

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Question 29: Pouvez vous nous informer au sujet de la générosité apparente du Sheikh رحمه الله envers les gens dans le besoin?

 

Réponse: Nous sentions son attention pour les gens dans le qui étaient dans le besoin parmi les membres de sa famille et ses parents, ils les aidaient et satisfaisait leurs besoins. Aussi, il faisait de même avec ses voisins, les aidant dans tout ce dont ils avaient besoin, les réconfortant dans leurs soucis, et partageant leurs moments de joies.

 

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Question 30: Qu’avez vous appris du Sheikh رحمه الله ? Des questions de fatwas ? Avez-vous déjà donné des fatwas ?

 

Réponse: J’ai appris du Sheikh رحمه الله tout ce qui est lié aux affaires de cette vie, que ce soit du point de vue social ou du point de vue légal. Concernant le fait de donner des fatwas, je ne me permettais pas de faire cela. Je lui présentais juste les questions que je recevais ensuite je rapportais ses réponses et ses fatwas à ceux qui avaient demandé.

 

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Question 31: Avant la mort du Sheikh رحمه الله, qu’a t-il conseillé à sa famille et à ses bien-aimés?

 

Réponse: Le Sheikh رحمه الله n’a pas donné d’instruction spécifique avant sa mort mais tout au long de sa vie, il conseillait tout le monde et les invitait à suivre ce qui leur était bénéfique pour leur religion et leur vie ici-bas.

 

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Question 32: Nous voudrions un conseil de votre part pour les femmes des prêcheurs et des étudiants.

 

Réponse: Elles doivent préserver leurs maris, en public et en privé. De plus, elles doivent les mettre dans les meilleurs conditions afin qu’ils puissent continuer à s’acquitter de leurs devoirs de da’wa et de connaissance. De plus, je les encourage à ne pas perdre patience face l’agenda chargé de leurs maris et le temps passé en voyage, dans la recherche de la science, la lecture et la da’wa car par la volonté d’Allah, elles ont une part de la récompense

 

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Question 33: y a t-il une rare et agréable rencontre qu’il a eue avec ses enfants ou ses voisins?

Réponse: Le Sheikh رحمه الله agissait avec simplicité envers ses enfants et ses voisins et tous ceux qui l’entourait. Et une de ces rare et agréable occasions est que le Sheikh رحمه الله avait l’habitude d’enregistrer certaines petites récitations et des chansonnettes pour ses enfants et parfois en présence des enfants des voisins. Ils écoutaient ensuite les cassettes avec eux durant certaines rencontres avec eux quand ils étaient un peu plus âgés. Nous avons encore certains de ces enregistrements à ce jour.

 

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Question 34: Pouvez vous nous informer sur la manière dont le Sheikh رحمه الله recevait ses invités?

 

Réponse: Il recevait ses invités avec simplicité et un réel sens de l’accueil. Il s’assurait qu’ils ne se sentent pas comme des invités. Il était rare qu’un jour passe sans qu’il n’amène un invité pour le déjeuner, le dîner ou entre les deux. Nous étions satisfaits de ses invités et nous les honorions.

 

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Question 35: Quelle est votre conseil à ceux qui propagent des troubles dans notre Royaume?

 

Réponse: Nous demandons à Allah de préserver notre terre et de continuer à nous accorder la faveur de la sécurité et de la sûreté. Le Shaykh répétait et mentionnait souvent qu’il ne connaît pas une nation sur la terre qui applique la shari’ah et qui se tienne sur la croyance correcte comme celle ci. De même, il avait l’habitude de nous encourager à gérer les affaires en utilisant la sagesse, la bonne exhortation et l’indulgence au lieu d’avoir recours à la violence.

 

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Question 36: Y a t-il une chose que le Sheikh رحمه الله vous a demandé de faire qui vous sembla étrange et qui vous a fait hésité?

 

Réponse: Cela doit être ignoré de tous que je ne maîtrisais pas la lecture et la lecture au sens que je n’ai eu aucun type d’enseignement. Au début, quand je me suis mariée avec le Sheikh رحمه الله, j’étais complètement occupée par son service et à lui fournir un correct et confortable environnement pour la recherche de la science et l’enseignement. Après que nous ayons eu nos enfants, je fus occupée avec eux, et leur éducation me prit tout mon temps en plus du temps que je passai à aider et supporter le Sheikh رحمه الله dans la recherche de la science et le travail.

Après que les enfants aient grandi et que mes responsabilités ont commencé à se réduire un peu, je fus surprise que le Sheikh رحمه الله commença à m’encourager à aller à l’école pour les personnes âgées. Bien qu’hésitant au début, j’ai décidé d’y aller. Durant cette période il suivit mon évolution et il n’acceptait pas qu’un seul de mes fils signe mes carnets de note. Il disait : Je suis celui qui signe pour tout ce qui est lié à ta scolarité. Ce moment d’apprentissage est une période qui ne peut être oubliée due aux grands et innombrables bénéfices.

 

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Question 37: Quelle genre de cadeaux le Sheikh رحمه الله vous donnait-il, à vous-même, à ses enfants et aux gens en général?

 

Réponse: à aucun moment de sa vie, il ne se montra avare envers ceux qui étaient proches ou lointain de lui en donnant tout ce qu’il pouvait. Le plus précieux cadeau qu’il avait l’habitude de nous donner était ses invocations pour moi et mes enfants; je demande à Allah de les accepter, qu’Il les écrive pour lui dans son compte de bonnes actions, et qu’Il nous donne la capacité d’être pieux après sa mort.

 

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Question 38: Est ce que le Sheikh رحمه الله vous racontait des choses qui se sont passées à la mosquée?

 

Réponse: Il nous disait toujours les choses qu’il jugeait utile d’être mentionnées.

 

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Question 39: quel comportement adoptiez-vous avec le cheikh lorsqu’ il voyageait pour prêcher ?

 

Réponse: J’avais l’habitude de l’inciter et de l’encourager et aussi de lui faciliter les choses en lui fournissant ce dont il avait besoin. En général, il voyageait peu et j’avais l’habitude de l’accompagner dans la plupart d’entre eux. Concernant les voyages en dehors du Royaume, il n’a quitté le pays qu’une fois, cela lorsqu’il partit se soigner en Amérique, voyage qui n’a duré que 10 jours environ et durant lequel je l’ai accompagné.

 

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Question 40: Quel a été le degré d’utilisation d’Internet du Sheikh رحمه الله quand cela fut introduit dans le Royaume au tout début ?

 

Réponse : Il fut parmi ceux qui se dépêchèrent de tirer profit de ce service et de l’utiliser pour propager et servir la science religieuse. Il n’y a rien de plus évident de cela que la mise en place de son site internet qui contient tous ses travaux. Ce site est actuellement géré par l’organisation caritative qui a été créée après sa mort

 

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Question 41: Quand le Sheikh رحمه الله acheta t-il le répondeur téléphonique automatique?

Réponse: Parmi les choses qui sont inconnues de beaucoup est que le Sheikh رحمه الله aimait et avait de l’intérêt pour les instruments électronique modernes. Il y avait ceux qui avaient l’habitude de lui fournir les technologies les plus récentes de telle manière que vous trouviez souvent avec lui de l’électronique qui n’avait pas encore été mis sur le marché public, par exemple : les montres électroniques, des instruments qui pouvait déterminer la direction de la qibla, des appareils d’enregistrement audio, des téléphones fixes et portables, et des répondeurs téléphoniques automatiques parmi beaucoup d’autres appareils. Il acheta ce répondeur téléphonique automatique dès qu’il fut disponible dans le Royaume. Il l’a beaucoup utilisé, le programmant souvent et enregistrant les messages de lui-même, au point où quand il voyageait, il changeait les messages de l’endroit où il se trouvait. Il était en cela une référence pour nous tous.

 

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Question 42: Est ce que le Sheikh رحمه الله achetait les journaux, et comment apprenait-il les informations locales et nationales?

 

Réponse: Nous recevions un des journaux à la maison en cadeau, et il le regardait s’il avait du temps. Dès fois, il nous demandait de couper des articles ou des informations importantes afin de les garder. Aussi, il entendait les informations à la radio, surtout pendant le petit déjeuner vers 7 ou 8 du matin quand il écoutait soit la Station Radio de Qur’aan de Riyad ou la BBC. De plus, il écoutait parfois longuement l’analyse des informations lors d’événements importants.

 

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Question 43: combien d’offres de déménagement pour Riyad le Sheikh رحمه الله s’est-il vu proposées?

 

Réponse: Plusieurs fois on lui a demandé de déménager à Riyad, Médine et la Mecque. Il a même été assigné comme étant un juge à Al-Ihsaa, mais il voyait que le fait qu’il reste à Unayzah avait beaucoup plus de bénéfices, donc il refusa toutes ces offres.

 

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Question 44: Durant les visites du Roi Faysal, le Roi Khaled, le Roi Fahd, et les autres princes, qu’est ce que le Sheikh رحمه الله leur offrait?

 

Réponse: Quand il fut dans sa maison qui était faite de boue à Unayzah, il reçu la visite du Roi Saud, le Roi Khaled, et le Roi Fahd, ils furent étonnés par la simplicité de son habitation ainsi que par sa piété et son ascétisme dans la vie d’ici bas.

 

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Question 45: Y a t-il eu une offre de quelqu’un pour installer les instruments d’écho pour le microphone dans la mosquée du Sheikh رحمه الله ?

Réponse: Le Sheikh رحمه الله n’était pas pour cela.

 

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Question 46: Est ce que le Sheikh رحمه الله fut marié à quelqu’un d’autre que vous, et combien de femmes avait t-il?

 

Réponse: Non, le Sheikh رحمه الله n’était pas marié à une autre que moi. Il était marié à deux femmes avant moi, la première mourut, et Allah n’a pas voulu que le second mariage persiste.

 

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Question 47: Nous avons besoin d’un conseil de votre part pour les hommes qui ont plus qu’une femme.

 

Réponse: La justice… la justice… la justice.

 

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Question 48: Si une personne demandait au père (c’est à dire le Sheikh رحمه الله) de me conseiller en tant que fille, à quoi vous attendriez-vous?

Réponse: Il vous aurait conseillé comme il aurait conseillé une de ses filles et toutes les filles des Musulmans de craindre Allah en public et en privé, d’être bon avec les parents, maintenir les liens de parenté, préserver le mari, et craindre Allah concernant l’éducation des enfants basé sur l’Islam avec indulgence et gentillesse.

 

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Question 49: Comment le Sheikh رحمه الله a t-il reçu la nouvelle de sa maladie, et comment vous informa t-il à ce sujet?

 

Réponse: Il reçu la nouvelle avec patience, espérant la récompense. Un de mes fils m’a rapporté qu’après qu’il ait reçu les nouvelles qu’il leur ordonna de ne rien dire à leurs frères et sœurs ou à moi-même et que ce problème revenait à lui. Il nous transmit la nouvelle progressivement. Nous demandons à Allah de lui pardonner de lui donner une résidence spacieuse au Paradis.

 

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Question 51: Si vous pouviez nous relater les différentes étapes par lesquelles est passé le Sheikh رحمه الله tout au long de sa vie de prêche ?

 

Réponse: Les étapes ont été nombreuses et ceci a été rapporté dans des écrits après la mort du Sheikh رحمه الله

 

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Question 52: Nous avons appris que le Sheikh رحمه الله durant sa maladie refusa d’appeler son cancer « vilain », choisissant au lieu de cela de simplement de l’appeler « dangereux ». Pouvez vous nous informer à ce sujet et au sujet de sa patience ?

 

 

Réponse: Ceci n’était pas seulement après sa maladie, mais plutôt il avait cette opinion avant car il n’aimait pas utiliser le terme « vilain » pour cette maladie. En ce qui concerne sa patience, elle était manifeste durant sa maladie, et je savais qu’il a considérablement souffert d’elle. La douleur le réveillait plusieurs fois durant la nuit. A chaque fois qu’il était questionné à ce sujet, il confirmait qu’elle était présente et il ajoutait qu’il leur disait cela à titre d’information et non comme une plainte, puisqu’il connaissait la récompense de ceux qui sont patients.

Toutes les louanges sont à Allah, que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ses proches et tous ses compagnons et ceux qui les suivent jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

 

30 novembre 2014

Description du Paradis

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

l’Imaam Ibn al-Qayyim رحمه الله

 

Ibn al-Qayyim رحمه الله a dit, concernant la description du Paradis et des délices qu’il contient:

« Et si tu te questionne sur son sol et sa terre, il est fait de musc et de safran.

Et si tu te questionne sur sa voûte, c’est le Trône du Tout Miséricordieux.

Et si tu te questionne sur ses pierres, ce sont des perles et des rubis.

Et si tu te questionne sur ses maisons, elles sont faites de briques d’or et d’argent.

Et si tu te questionne sur ses arbres, il ne contient pas un seul arbre qui n’est un tronc fait d’or et d’argent.

Et si tu te questionne sur ses fruits, ils sont plus doux que le beurre et plus doux que le miel.

Et si tu te questionne sur ses feuilles, elles sont plus douces que le plus doux des vêtements.

Et si tu te questionne sur ses rivières, il y a des rivières de lait dont le goût ne change pas, et des rivières de vins qui sont délicieuses pour ceux qui les boivent, et des rivières de miel pures, et des rivières d’eau fraîche.

Et si tu te questionne sur la nourriture, il y a des fruits qu’ils pourront choisir, et de la viande de volaille qu’ils désirent.

Et si tu te questionne sur la boisson, il y a le Tasnim, le gingembre et le Kaafour.

Et si tu te questionne sur les coupes, elles sont en cristal claire et sont faite d’or et d’argent.

Et si tu te questionne sur son ombre, un cavalier rapide parcourrait l’ombre de l’un de ses arbres durant cent ans sans y sortir.

Et si tu te questionne sur son étendu, ses habitants les plus bas auraient à l’intérieur de son royaume, de ses murs, de ses palais et ses jardins la distance qui serait parcouru en mille ans.

Et si tu te questionne sur ses tentes et campements, une tente est comme une perle cachée d’une longueur de soixante milles.

Et si tu te questionne sur ses tours, ce sont des chambres au-dessus d’autres chambres dans des immeubles qui ont des rivières qui coulent au dessous d’eux.

Et si tu te questionne sur quelle longueur il atteint dans le ciel, regarde l’étoile brillante la plus voyante, en plus de celles qui sont lointaines dans les cieux que la vue des yeux ne peut atteindre.

Et si tu te questionne sur les vêtements de ses habitants, ils sont en soie et en or.

Et si tu te questionne sur ses lits, ce sont des couches d’une belle soie étalées au plus haut de ses niveaux.

Et si tu te questionne sur le visage de ses habitants et leur beauté, ils sont comme l’image de la Lune.

Et si tu te questionne sur leur âge, ils sont des jeunes de 33 ans à l’image de Adam, le père de l’humanité.

Et si tu te questionne sur ce qu’ils entendront, [ils entendront] le chant de leurs femmes parmi les Hour al-’Ayn, et ce qui est meilleure que cela sont les voix des Anges et des prophètes, et ce qui est meilleure que cela est la Parole du Seigneur des Mondes.

Et si tu te questionne sur les serviteurs, ce sont de jeunes garçons d’une éternelle jeunesse qui ressemblent à des perles éparpillées.

Et si tu te questionne sur les épouses et les femmes, elle sont jeunes aux seins arrondis et ont le liquide d’une jeunesse coulante à travers leurs membres; le Soleil passe au côté de la beauté de leur visage si elles le regarde, la lumière brille d’entre leurs dents si elles sourient; si tu rencontre son amour, alors dit tous ce que tu veux en ce qui concerne le joignement de deux lumières; il voit son visage dans l’arrondi de sa joue comme s’il regardait dans un miroir poli, et il voit la clareté de derrière ses muscles et ses os; si on l’amenait sur le Monde, elle remplirait ce qui est entre les Cieux et la Terre avec un souffle magnifique, et les bouches de la création glorifieraient, loueraient et exclameraient la grandeur, et tous ce qui est entre l’Est et l’Ouest lui serait orné, et chaque œil serait détourné de toute chose sauf d’elle, et la lumière du soleil serait surpassé comme la lumière du soleil surpasse la lumière des étoiles, et tout le monde sur la surface de la Terre croirait en l’Eternel, Celui qui Nourrit et Protège toute l’existence.

Et le voile sur sa tête est meilleur que le Monde et ce qu’il contient, et elle n’augmente pas en âge sauf dans sa beauté; dégagé d’un cordon ombilicale, des naissances et des menstrues, et purifié du muqueux, de la salive, de l’urine et d’autres choses sales; sa jeunesse ne s’affaiblit jamais, ses vêtements ne sont jamais usés, aucun vêtement n’est fait qui égal sa beauté, et personne qui est à ses côtés ne peut se lasser; son attention est pour son mari uniquement, elle ne désire personne d’autre que lui, tout comme l’intention de son mari est pour elle uniquement, elle est le seul objet de ses désirs, et il est avec elle dans la plus grande sécurité, personne parmi les hommes et les Jinn ne la touché auparavant.

Et si tu te questionne sur le Jour de la Récompense, de la visite du Tout-Puissant et de la vue de Son Visage – qui n’a aucune ressemblance avec les créatures – c’est comme si l’on voyait le Soleil au milieu du jour et la pleine Lune dans une nuit couverte, alors écoute le jour ou l’appeleur s’exclamera: « O Gens du Paradis! Votre Seigneur – l’Exalté – vous demande de venir Le voir, venez donc Le voir! » Ils répondront : « Nous entendons et nous obéissons ! »

Jusqu’à ce qu’ils atteignent finalement la grande vallée ou ils vont tous se rencontrer – et aucun d’entre eux rejettera la demande de l’appeleur – le Seigneur – Exalté – ordonnera que Son Trône soit apporté là-bas. Ensuite les chaires de lumières émergeront, en plus de chaires de perles, de pierres précieuses, d’or et d’argent. Les plus bas d’entre eux en rang s’assoiront sur des draps de musc, et ils ne verront pas ce qu’on a donné à ceux qui sont au-dessus d’eux. Alors qu’ils sont dans le confort assis et sont en sécurité dans leurs places, l’appeleur s’exclamera : « O Gens du Paradis ! Vous avez un rendez-vous avec Allah dans lequel Il veut vous récompenser ! » Alors ils diront : « Et quelle est cette récompense ? N’a-t-il pas déjà rendu nos visages heureux, n’a t-Il pas rendu notre balance lourde, ne nous A-t-il pas fait entré au Paradis et nous a éloigné du Feu ? »

Et alors qu’ils sont dans cet état, une soudaine lumière brillante entourera tout le Paradis. Ils lèveront leurs têtes, et verront: le Contraignant – Exalté soit-Il, viendra vers eux d’au-dessus d’eux, et Il dira: « O Gens du Paradis! Que la paix soit sur vous ! » Et alors on ne répondra quelque chose de mieux à cette salutation que : « O Allah ! Tu es la Paix, et de Toi vient la Paix ! Bénis soit Tu, O Possesseur de la Majesté et de l’Honneur ! » Alors le Seigneur – Bénis et Exalté soit-Il rira et dira : « O Gens du Paradis ! Ou sont ceux qui M’obéissaient sans M’avoir jamais vu ? C’est le Jour de la Récompense ! »

Et ils donneront tous la même réponse: « Nous sommes satisfaits, soit donc satisfait de nous! » Alors, Il dira : « O Gens du Paradis ! Si Je n’étais pas satisfait de vous, Je ne vous aurais pas fait des habitants de Mon Paradis! Demandez moi donc ! » Et ils donneront tous la même réponse: « Montre nous Ton Visage pour que nous le voyons! » Alors le Seigneur enlèvera Son voile, les resplendira et les couvrira de Sa Lumière, qui les aurait brûlé si Allah n’avait pas voulu qu’elle ne les brûle pas.

Et il ne restera pas une seule personne dans ce rassemblement sans que son Seigneur – l’Exalté – lui parlera et lui dira: « Te souviens-tu du jour où tu faisais ça et ça? » Et Il lui rappellera certaines de ses mauvaises actions dans le bas Monde, et il dira : « O Seigneur ! Ne vas-tu pas me pardonner? » Il répondra: « Bien sur! Tu n’as pas atteint cette position (dans le Paradis) sauf avec mon Pardon. »

Comment est bon ce discours à nos Oreilles, et quelle fraicheur des yeux vertueux à la vue de Son Noble Visage dans l’Au-Dela…

 

{Ce jour-là, il y aura des visages resplendissants qui regarderont leur Seigneur…} (al-Qiyaamah:22-23)

 


[Du livre magnifique et exceptionnel Haadi al-Arwaah ilaa Bilaad il-Afraah de Ibn al-Qayyim رحمه الله
, pg. 193]

  

30 novembre 2014

Les actes recommandés de la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Parmi ces actes :

 

1 gifs puces bullets L’invocation d’ouverture (Du°â’ el Istiftâh).

 

gifs puces bullets Poser la main droite sur la main gauche contre la poitrine pendant la station debout, avant et après l’inclinaison.

 

gifs puces bullets Lever les mains en ayant les doigts joints à hauteur des épaules ou des oreilles, durant le premier Takbîr, lorsqu’on s’apprête à s’incliner, pendant le redressement après l’inclinaison et le redressement pour la troisième Rak°a juste après le premier Tachahhoud.

 

gifs puces bullets Dire plus d’une fois l’invocation de l’inclinaison et celle de la prosternation.

 

gifs puces bullets Dire la suite de l’invocation : « Rabbâna wa lak al Hamd » (Ô notre Seigneur ! À toi la louange !), et dire plus d’une fois l’invocation entre les deux prosternations.

 

gifs puces bullets Tenir la tête bien droite dans le prolongement du dos durant l’inclinaison.

 

gifs puces bullets Éloigner les bras du corps, le ventre des cuisses et les cuisses des mollets pendant la prosternation.

 

gifs puces bullets Lever les avant-bras du sol pendant la prosternation.

 

gifs puces bullets S’asseoir sur la jambe gauche, en posant le pied droit verticalement, perpendiculaire au sol, pendant le premier Tachahhoud et entre les deux prosternations.

 

10 gifs puces bullets Adopter la position dite Tawarrouk durant le dernier Tachahhoud des prières de trois raka et quatre raka qui consiste à poser la fesse gauche sur le sol, en posant le pied droit verticalement, perpendiculaire au sol, et en faisant glisser le pied gauche sous le tibia droit,.

 

11 gifs puces bullets Lever son index pendant le premier et le dernier Tachahhoud et le remuer pendant toute invocation.

 

12 gifs puces bullets Dire la Prière et la demande de bénédiction sur le Prophète صلى الله عليه و سلم et ses proches, et sur Ibrâhîm et ses proches, durant le premier Tachahhoud.

 

13 gifs puces bullets Invoquer Allah après le dernier Tachahhoud.

 

14 gifs puces bullets Réciter à voix haute dans la prière de l’aube (El Fajr), la prière du vendredi, des deux fêtes, de demande de pluie et dans les deux premières Raka des prières du coucher du soleil (El Maghrib) et du soir (El Ichaa).

 

15 gifs puces bullets Réciter à voix basse dans les prières du midi (El Dhouhr) et de l’après-midi (El Asr), dans la troisième Raka de la prière du coucher du soleil (El Maghrib) et dans les deux dernières Raka de la Prière du soir (El Ichâ’).

 

16 gifs puces bullets Réciter d’autres versets du Coran après la sourate « L’Ouverture » (El Fâtiha) tout en tenant compte des autres actes recommandés de la prière que nous n’avons pas cités comme : dire la suite de l’invocation : « Rabbâna wa lak al Hamd » (Ô notre Seigneur ! À toi la louange !) après s’être redressé de l’inclinaison pour l’imam, celui qui prie en assemblée et celui qui prie seul. Ceci est un acte recommandé. Aussi, poser les mains en écartant les doigts sur les genoux pendant l’inclinaison fait partie des actes recommandés.

 

Source : Les leçons importantes pour toute la communauté par Son Excellence : Sheykh ibn Baz رحمه الله  
 

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