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Le Message Islam
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30 novembre 2014

L’interdiction de la musique en Islam

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

L’Islam prohibe la musique, car elle dévie le cœur, le pénètre et le distrait de l’invocation d’Allah. Et l’homme a été créé pour adorer Allah عز و جل, donc si son cœur est épris de musique, elle le détournera du rappel d’Allah عز و جل.

 

[Ibn Kathîr رحمه الله a rapporté à ce sujet la parole d'Ibn Mas‘ûd رضي الله عنه commentant ce verset :

 

« Et, parmi les hommes, il est [quelqu'un] qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d’Allah. » (Sourate Luqmân, v.6).

 

Puis Il رضي الله عنه a déclaré : « Par Allah, en dehors duquel il n’y a point de divinité [digne d'être adorée] (à trois reprises), c’est bien du chant musical dont il est question (« les plaisants discours »).»]

 

C’est pour cette raison que l’on voit le passionné de musique et de chansons, lorsqu’il marche, taper avec sa main ainsi (NDT : C’est comme si le cheikh faisait le geste de taper avec sa main à ce moment-là.)…  comme s’il jouait de la musique, parce que son cœur et son esprit sont envahis par la musique.

 

Et l’Islam attend de ses adeptes qu’ils soient constamment tournés vers Allah عز و جل, car c’est ainsi qu’ils s’améliorent et atteignent le bonheur.

 

Mohammed Ibn Uthaymîn رحمه الله
Majmû‘ fatâwâ Ibn Uthaymîn رحمه الله , t.43, p.60.

 

 

L’interdiction de la musique en Islam dans A- L'ISLAM s15

 

Et le meilleur exemple est celui de notre Prophète صلى الله عليه و سلم :

Selon un rapport d’ibn Al-Athîr, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit : « Je n’ai songé que dans deux cas, à ce que faisaient les gens de l’époque anté-islamique, mais Allah m’empêchait toujours de parvenir à ces fins. Ensuite, je ne cessais de songer à Allah jusqu’au moment où il me fit l’honneur de me confier Son message.

Pour le premier cas, je dis, une nuit, au jeune homme avec lequel je gardais els moutons au dessus de la Mecque : «Ah ! Si seulement tu me surveillais mes moutons pour me permettre d’aller à la Mecque veiller comme les autres jeunes ! ». Celui-ci accepta. Alors je me mis en route.

Juste à l’entrée de la Mecque, j’entendis une flûte. « Qu’est ce que c’est ? » demandais-je. On me répondit : «C’est le mariage de tel homme avec telle femme ». Alors je me mis assis pour écouter mais Allah me poussa au sommeil et ce fut la chaleur des rayons du soleil qui, le lendemain, me réveilla. Ainsi, retournais-je à mon compagnon.

Celui-ci m’interrogea sur la veillée et je lui racontai ce qui s’était passé.

A propos du second cas, il m’arriva dans une autre nuit, de vouloir faire la même chose mais, une fois à la Mecque, le même sommeil me reprit, après quoi je n’ai plus songé au mal et au perfide ».  

 

Source : Ar-Raheeq Al-Makhtoum (le Nectar Cacheté) p93-94

 

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30 novembre 2014

Les droits et les devoirs de l’épouse

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Les droits et les devoirs de l’épouse n’ont pas été cités explicitement par le Législateur. Pour les connaître, on doit revenir aux usages et aux traditions en vigueur. En effet, Allah le Très-Haut dit : 

« Et comportez-vous convenablement envers elles (bil-Ma’rûf : selon ce qui est connu ou coutume d’être convenable entre vous). » [Les Femmes, v. 19]

et Il dit aussi : 

« Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance (Ma’rûf). » [La Vache, v. 228]

 

Les droits qui sont communément connus par les coutumes (al-Ma’rûf) sont applicables ; ils ne le sont qu’à condition qu’ils ne contredisent pas la Loi qui reste toujours prioritaire. Si, par exemple, les gens ont eu pour habitude que l’homme n’ordonne pas à sa famille d’observer la prière ou d’avoir un bon comportement, alors ceci est une mauvaise habitude qu’il ne faut pas respecter. Lorsque les coutumes ne contredisent pas la religion, alors Allah nous permet d’y revenir comme il est stipulé dans les versets précédents.

Les tuteurs doivent craindre Allah vis à vis de ceux dont ils ont la charge, qu’ils soient hommes ou femmes, et ne pas les négliger. Il nous arrive même de voir un homme qui néglige tellement ses enfants, filles ou garçons, au point de ne pas savoir s’ils sont présents ou absents, et de ne pas se réunir avec eux. Il arrive même qu’un homme ne se réunisse pas avec sa femme et ses enfants pendant un mois ou deux. Ceci est une grande erreur. Nous conseillons à nos frères de veiller à unir et à réunir la famille, et de faire en sorte que les déjeuners et les dîners soient des occasions pour réunir toute la famille.

Toutefois, la femme ne doit pas se trouver avec des hommes étrangers, et ceci est en fait l’une des mauvaises habitudes prises par les gens, car elle contredit la religion. Elle consiste à ce que les hommes et les femmes se réunissent tous autour d’un repas même s’ils ne sont pas des Mahârim les uns pour les autres. Nous implorons d’Allah la guidée pour tous.

Fatwa de Cheikh Otheimine رحمه الله 
Recueil des Cours et des Fatwas de la Mosquée Sacrée de la Mecque, volume 3, page 245.

 

30 novembre 2014

L’invocation de clôture du Quran (Du’a Khatm il-Quran)

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

gifs puces bullets Avis de Shaykh Sâlih al-Fawzân حفظه الله gifs puces bullets

 

Question :

Je suis en train de terminer la lecture du Quran, walillah il-hamd wal-minnah, et j’ai envie de réunir les gens de ma famille lorsque j’aurai fini, afin d’invoquer Allah avec ce que l’on connaît comme invocations. Est-ce un acte permis ?

 

Réponse :

Louange à Allah. Il est permis de réunir sa famille et des frères lors du du’â de clotûre du Quran car c’est une occasion propice à l’exaucement. C’était également une habitude de plusieurs Sahabas. L’invocation de clôture du Quran est donc une chose héritée des Salafs dans la prière et en dehors, et est propice à l’exaucement.

Voir « At-Tibyân fi Âdâb himlat il-Quran » (p.89-91), « Tarikh Baghdâd » (9/309) et « Faydh ul-Qadîr » (4/365)

Source : Site du Shaykh – Fatwa n° 16032

 

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gifs puces bullets Avis de Shaykh al-Albâni رحمه الله  gifs puces bullets

 

L’invocation imprimée à la fin de la plupart des maçâhif (éditions de Quran) édités en Turquie et ailleurs sous l’intitulé « Du’a Khatm il-Quran » (invocation de clôture du Quran) et qui est attribuée à Shaykh ul-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله, fait partie des choses dont nous ne connaissons aucune origine chez Ibn Taymiyyah ou d’autres savants de l’Islâm. [...]

Et il ne fait aucun doute que s’attacher à une invocation spécifique à la clôture du Quran est une innovation non permise, conformément à l’ensemble des preuves [adillah], comme sa parole صلى الله عليه و سلم
 « Toute innovation est égarement et tout égarement est en Enfer ». Et cela fait partie des bida’ que l’imâm ash-Shâtibî nomme « les innovations attribuées » [al-bid'at ul-idhâfiyyah]*. De plus, Shaykh ul-Islâm ibn Taymiyyah est la dernière personne qui pratiquerait ce genre d’innovations, comment cela serait possible, alors qu’il a le plus grand mérite – dans son époque et après- d’avoir revivifié des sunnah et détruit des innovations ? Qu’Allah le récompense !

Source : « Silsilat ud-Dha’îfah » (Série des Hadiths faibles) – hadith n°6135, volume 13, page 315.

*NDT : Ce sont des innovations qui ont une origine mais qui ne sont pas conformes à la Sunnah (comme le dhikr en groupe ou avec des pierres)

 

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gifs puces bullets Avis de Shaykh ibn Salih al-’Uthaymîn رحمه الله gifs puces bullets

 

Question :

Quel est le dalîl pour l’invocation de clôture du Quran lors des prières du Tarawih, et quel est le mieux entre l’effectuer tout le temps ou la délaisser de temps en temps ?

 

Réponse :

Il n’y a pas de dalîl pour l’invocation en fin de lecture du Quran lors des prières du Tarawîh. Cela n’a pas été rapporté du Prophète صلى الله عليه و سلم ni de ses compagnons رضي الله عنه  d’après ce que je sais, ou à la limite on peut citer ce qui a été mentionné par Anas bin Mâlik qui, lorsqu’il avait fini de lire le Quran, réunissait sa famille et faisait des invocations. Mais pour ce qui est de faire cela durant la prière de nuit du Tarawîh je ne connais pas cela mais de nos jours les gens ont pris l’habitude de clôturer ou de lire ces invocations après avoir terminé la lecture du Quran.

Pour celui qui suit la personne qui est devant lui, il n’y a pas de mal [à le faire] mais quant à celui qui le fait de sa propre initiative, mon avis est qu’il ne doit pas le faire car ce qui n’a pas été affirmé du Prophète صلى الله عليه و سلم
 ni de ses compagnons, nous ne devons pas le pratiquer.
Et si l’imâm a fait en sorte de réciter la fin du Quran dans la prière du Witr et qu’il invoque après avoir terminé le Quran avec l’intention que cela fait partie du « Qunût », c’est une bonne chose. Le plus important est que n’a pas été rapporté du Prophète صلى الله عليه و سلم
 ni de ses compagnons qu’ils avaient l’habitude de clôturer le Quran avec ces invocations dans la prière du Tarawîh et ce qui n’a n’a pas été confirmé, il n’y a pas de doute que le mieux est de le délaisser et de ne pas s’y habituer.

Mais suivre l’imâm dans cela est prioritaire à ne pas le faire et à sortir de la mosquée. D’ailleurs, l’imâm Ahmad رحمه الله
 était d’avis que le Qunût lors de la prière du Fajr est une innovation et non une Sunnah, néanmoins, il disait que s’il était derrière quelqu’un (imâm) qui faisait ce Qunût lors de Salat ul-Fajr il le suivrait et croirait à ses invocations. Et cela est une preuve que les Salafs et les imâms étaient d’avis que la concordance dans une chose où n’apparaît pas une désobéissance à Allah et Son Prophète, même si c’est un sujet d’Ijtihâd (effort d’interprétation), est meilleure que la divergence.

Source : site du cheykh, article 2691

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gifs puces bullets Avis de Shaykh Ibn Bâz رحمه الله gifs puces bullets

 

Question :

Quel est le jugement concernant l’invocation de clôture du Quran ?

 

Réponse :

Les Salafs n’avaient pas l’habitude de conclure le Quran en lisant des invocations de clôture lors des prières de Ramadhân et je ne connais pas de divergence entre eux [à ce sujet]. L’avis le plus proche de la vérité dans ce cas est de lire ces invocations mais de ne pas trop les prolonger pour les gens, de préférer des invocations utiles et générales comme ce qu’a dit ‘Aisha رضي الله عنها « Le Prophète صلى الله عليه و سلم préférait les invocations générales et laissait les autres. »

Le mieux pour l’imâm dans l’invocation de clôture du Quran et le Qunût est de choisir des paroles globales et pas trop longues pour les gens. Il lit « Allahumma ihdina fiman hadayt » (Ô Allah compte nous parmi ceux que tu as guidés) rapporté dans un hadith de Al-Hasan dans le Qunût, et il ajoute ce qu’il connaît comme belles invocations comme a ajouté ‘Umar, sans que ce soit trop long et difficile pour les gens.

Il commence par louer Allah, puis les prières sur Son Prophète صلى الله عليه و سلم et conclut avec ce qu’il sait lors des prières de nuit ou le Witr. (…)

En résumé, il n’y a donc pas de mal, cela est même recommandé car c’est une occasion propice à l’exaucement des invocations après la récitation du Livre d’Allah. Et Anas رضي الله عنه, lorsqu’il avait terminé le Quran, avait l’habitude de réunir sa famille et d’invoquer en dehors de la Salat. Et le jugement est le même pendant la Salat, car les invocations sont légiférées pendant la prière et en dehors de celle-ci, il n’y a donc pas de désapprobation à cela.

Il est connu que les invocations durant la prière sont requises lors de la lecture de versets sur les châtiments ou sur la miséricorde comme l’a fait le Prophète صلى الله عليه و سلم
 durant les prières de nuit. Cela est donc légiféré après la clôture du Quran. Quant au fait de savoir si cela se fait pendant la prière ou en dehors de celle-ci, je ne connais pas de divergence entre les Salafs, mais c’est durant la prière que cela a le plus d’effets. Je ne connais pas de Salaf qui ait déconseillé cela pendant la prière comme je n’en connais pas qui l’ai déconseillé en dehors de la prière (…)

 

 

Question :

A quel endroit [de la prière] s’effectue l’invocation de clôture du Quran ? Est-ce avant le Roukoû’ ou après ?

 

Réponse :

Le mieux est que cela soit après qu’il ait terminé de réciter les deux sourates protectrices [Al-Maw'ûdhatayn, NDT : les deux dernières sourates du Quran]. S’il termine de réciter le Quran, il invoque soit dans la première rak’ah, soit la deuxième ou dans la dernière, c’est-à-dire que lorsqu’il clôture le Quran il commence par invoquer à n’importe quelle moment de la prière ; au début, au milieu ou à la dernière rak’ah. Tout cela est permis. L’essentiel est d’invoquer après la récitation de la fin du Quran et la Sunnah est de ne pas prolonger [les invocations] et de raccourcir l’ensemble des invocations dans le Qunût ou les invocations de clôture du Quran.

Il a été rapporté que le Prophète صلى الله عليه و سلم a fait le Qunût avant le Roukoû’ et après, mais la plupart du temps il l’a fait après le Roukoû. Les invocations de clôture du Quran font partie du Qunût du Witr car la cause est la fin de la lecture du Quran, ce qui est un grand bienfait accordé par Allah à Son serviteur (…) donc il invoque Allah de lui accorder la guidée de Son livre, et qu’Il fasse partie de ses lecteurs, que son rappel, sa gratitude Lui soient exclusivement consacrés, qu’il réforme son cœur et ses actes (…)

 

 

Question :

Y’a-t-il une invocation spécifique à la clôture du Quran ? Et quelle est l’authenticité de l’invocation attribuée à Shaykh ul-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله ?

 

Réponse :

Il n’y a pas de dalil mentionnant un du’a spécifique d’après ce que je sais. Il est donc permis au musulman d’invoquer avec ce qu’il veut, en préférant les invocations utiles comme la demande de pardon des péchés, d’obtenir le Paradis, d’être sauvé de l’Enfer, ainsi que demander protection contre les tentations, demander la réussite dans la compréhension du Noble Quran d’une manière agréée par Allah, sa mise en pratique, son apprentissage et d’autres [invocations] du même genre. Il a été rapporté de Anas رضي الله عنه qu’il réunissait sa famille lors de la clôture du Quran et il invoquait, quant au Prophète صلى الله عليه و سلم il n’a rien été apporté de lui à ce sujet, selon ce que je connais.

Concernant l’invocation attribuée à Shaykh ul-Islâm رحمه الله
, je n’en connais pas l’authenticité de cette attribution, mais elle est connue parmi nos savants et d’autres. Quant à moi, je ne m’exprime pas sur ce sujet, wallahu a’lam.

30 novembre 2014

Cinq sounnan à pratiquer à l’écoute de l’appel à la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibnou el Qayim رحمه الله a dit : Cinq sounnan à pratiquer à l’écoute de l’appel à la prière.

 

 1 : Répondre au mouadhin.

La preuve en est la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم
 :

« Lorsque le mouadhin dit « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand » (allahou akbar allahou akbar) et que l’un d’entre vous répète après lui « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand »(allahou akbar allahou akbar). Puis, le mouadhin dit « J’atteste qu’il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah » (as-hadu an la ilaha illa-llah, as hadu an la ilaha illa-llah), il (l’un d’entre vous) répète « J’atteste qu’il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah » (as-hadu an la ilaha illa-llah, as hadu an la ilaha illa-llah). Puis le mouadhin dit « J’atteste que Mouhammad est le messager d’Allah » (as-hadu anna muhammadan rasulu-llah, as-hadu anna muhammadan rasulu-llah), il répète « J’atteste que Mouhammad est le messager d’Allah » (as-hadu anna muhammadan rasulu-llah, as-hadu anna muhammadan rasulu-llah). Puis le mouadhin dit « Venez à la prière » (hayya ala-s-salat, hayyat-ala-salat) et il prononce après lui « Il n’y a de force ni de puissance que par Allah » (Lâ `hawla walâ quwwata illâ billâh). Puis le mouadhin dit « Venez au succès » (hayya’alal falah, hayya’alal falah) et il prononce après lui « Il n’y a de force ni de puissance que par Allah » (Lâ `hawla walâ quwwata illâ billâh). Puis le mouadhin dit « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand » (allahou akbar allahou akbar) et il répète « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand »(allahou akbar allahou akbar). Puis le mouadhin dit « Il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah » (la ilaha illa-llah ) et il répète de tout cœur » Il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah » (la ilaha illa-llah ). Il entrera au Paradis. » Rapporté par Mouslim.

 

 2 : La prière sur le Prophète صلى الله عليه و سلم.

La preuve est la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم
 :

 

« Lorsque vous entendez le mouadhin, répétez ce qu’il dit, puis priez sur moi, car celui qui prie sur moi Allah priera sur lui dis fois. » Rapporté par Mouslim.

 

 3 : La demande à Allah le Trés Haut d’el Wassila pour le Prophète صلى الله عليه و سلم.

La preuve est la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم
 :

« Lorsque vous entendez le mouadhin, répétez ce qu’il dit, puis priez sur moi, car celui qui prie sur moi Allah priera sur lui dis fois, puis demandez à Allah pour moi el Wassila (la place imminente) car c’est un degrés au Paradis qui ne revient qu’à un seul serviteur parmi les serviteurs d’Allah et j’e souhaite être celui là. Et celui qui demandera pour moi el Wassila il bénéficiera de mon intercession. » Rapporté par Mouslim.

 

Et la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

« Lorsqu’il entend l’appel à la prière qu’il dise : « Oh Allah Seigneur de cet appel parfait et de cette prière qu’on accomplie accorde à Mouhammad el Wassila et le mérite et accorde lui la place louée que tu as promise. » Celui qui dit cela bénéficiera de mon intercession le Jour du Jugement. » Rapporté par Al Boukhari.

 

 4 : La parole : « J’agrée Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion et Mouhammad صلى الله عليه و سلم comme Messager.

La preuve en est la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم
 :

 » Celui qui, lorsqu’il entend le mouadhin dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée en dehors d’Allah, le Seul sans associé, et j’atteste que Mouhammad est Son serviteur et messager, j’agrée Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion et Mouhammad, sallallahou ‘alayhi wa sallem, comme messager. » Allah lui pardonne ses péchés. Rapporté par Mouslim.

 

 5 : Implorer Allah pour soi même librement.

La preuve est dans le recueil d’abi Dawoud, d’aprés ‘Abdilleh bni ‘Amrou رضي الله عنه  qui a dit au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم :

« Certes ceux qui appellent à la prière sont mieux que nous. » Et le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :  » Dit ce qu’ils disent, et quand tu as terminé, demande, il te sera accordé. »
Et dans le recueil d’At Tirmidhi, d’aprés Anas رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« L’invocation entre l’adhan et l’iquamah n’est pas rejetée. »

Source : Al Wabil as Sayyib d’Ibn al Qayyim رحمه الله , page 141
Notes : Al iqhamah est le deuxième appel à la prière, plus bref que le premier et qui survient quelques minutes après celui ci.

30 novembre 2014

La vie dans la tombe et ce qui s’y rapporte

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sheikh ‘Abdel-’Azîz Ibn Bâz رحمه الله

 

 

Al-HamdouLLiLLeh


En un premier temps, il est obligatoire de savoir que tout croyant [mu'min] et toute croyante [mu'minat] se doit de croire véritablement aux informations données par Allah dans Son livre ou par le biais de Son messager صلى الله عليه و سلم
.Ces choses concernent les affaires de l’au-delà [al-Âkhira] et le règlement des comptes, ainsi que le paradis et l’enfer, la mort, le châtiment et les délices de la tombe, ainsi que toutes les affaires touchant le monde de l’invisible [al-Ghayb] dans le Qor’ân ou l’authentique Sounnah purifiée [Moutaharah]. Nous devons porter foi à cela, nous y soumettre et y croire sincèrement. Car nous savons que notre Maître est véridique. Ce qu’Il dit et rapporte est vrai comme Il l’a affirmé :

 

« Et quant à ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres, Nous les ferons entrer bientôt aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Promesse d’Allah en vérité. Et qui est plus véridique qu’Allah en parole ? »
[Coran, 4/122]

 

Et :

« Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables. »
[Coran, 4/78]

 

Nous savons aussi que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم. est le plus véridique des hommes, et qu’il ne parlait pas sous l’impulsion de la passion [al-hawa] et ne faisait que rapporter la révélation qu’il recevait. Ce qui a été rapporté de lui dans des ahâdîth authentiques [sahîh] est une chose à laquelle nous devons croire, même si nous n’en comprenons pas véritablement le sens. Notre obligation est de croire à ce qu’il nous rapporte au sujet de l’au-delà [al-Âkhira] : le paradis [al-Djannah], l’enfer [al-Nâr], les délices réservés aux gens du paradis [ahl al-Djannah] et le châtiment infligé aux gens de l’enfer [ahl an-Nâr]. Le châtiment subi dans la tombe ['adhâb al-qabr], les délices que l’on y reçoit et le retour de l’âme au corps du mort, tout cela est véridique et se confirme dans les textes. L’adorateur [d'Allah] doit l’accepter et ajouter foi à tout ce qu’il apprend dans le Qor’ân, dans la Sounnah authentique et dans le consensus des savants de l’Islâm ['Ulamâ al-Islâm].

Aussi, par le biais d’Allah, si le croyant ou la croyante arrive à pénétrer la sagesse [hikma] ou les secrets [isrâr] dans cela, ceci est un bien pour un bien [encore meilleur], lumière sur lumière [nûr 'ala nûr], et une connaissance pour une science [encore meilleure]. Qu’il loue Allah et rende grâce pour ce qu’Allah lui a accordé en connaissance, en science, et perception qui lui ont permis d’accroître ses connaissances et renforcer sa tranquillité. Concernant les questions dans la tombe et de l’état du mort à ce moment-là, ces questions sont une vérité. Et l’on restitue au mort son âme. Des informations authentiques rapportées d’après le Prophète صلى الله عليه و سلم. indiquent que le mort mène dans sa tombe une vie différente de celle d’ici-bas. C’est une vie intermédiaire différente de celle que l’on avait déjà menée et pendant laquelle on avait besoin de manger et de boire et autres choses semblables. C’est une vie particulière qui permet de comprendre des questions et d’y répondre.

[...]

Deux anges lui diront : « Qui est ton prophète ? Qui est ton Maître ? Quelle est ta religion ? » Le croyant dira : « Mon Maître est Allah, ma religion l’Islam et mon prophète Muhammad ». C’est de cette manière que seront questionnés le croyant et la croyante et qu’ils répondront. Et puis on dira à l’adorateur [d'Allah] : « Que sais-tu de cet homme (Muhammad) ? » – Il dira : « Il est le Messager صلى الله عليه و سلم. ; il nous a apporté la vérité et nous avons cru en lui et l’avons suivi ». On lui dira alors : « Nous savons que tu étais croyant ». Et on lui ouvrira une porte qui débouche sur le paradis et il en recevra le souffle et les bienfaits. Et puis on lui dira : tu resteras là jusqu’à ce qu’Allah te ressuscite. Mais on lui montrera sa place en enfer et lui dira : voilà la place que tu aurais occupée si tu n’avais pas cru en Allah. Maintenant Allah t’en a sauvé et tu es revenu au paradis.

Quant au mécréant, si on l’interroge sur son Maître, sur sa religion et sur son prophète, il dit : « Hâ ! Hâ ! Je ne sais pas. J’ai entendu les gens dire des choses et j’en ai fait de même ». On lui assènera un coup avec une barre de fer et il lancera un cri que tout être entendra à l’exception des djinns et des hommes. Et puis on lui ouvrira une porte qui débouche sur l’enfer et on rendra sa tombe si étroite que ses côtes se croiseront. Sa tombe se transformera en une fosse infernale et on lui ouvrira une porte d’où viendra un vent de l’enfer en guise de châtiment. On lui dira : voici ta place jusqu’à ce qu’Allah te ressuscite. On lui ouvrira encore une porte qui débouche sur le paradis et lui dira : ceci serait ta place si Allah t’avait bien guidé ».

Cela permet de savoir que la tombe peut être soit un des jardins, des jardins du paradis, soit un des fossés, des fossés de l’enfer. Le châtiment et le bienfait s’appliquent dans la tombe aussi bien au corps qu’à l’âme. Et il en est de même dans l’au-delà au paradis ou en enfer.

Quant à celui qui meurt noyé, brûlé ou dévoré par un fauve, son âme recevra sa part de châtiment ou de bonheurs. Cette part l’atteindra sur terre ou en mer ou dans le ventre des fauves ou dans n’importe quel autre endroit, en fonction de la volonté d’Allah.

Mais la majeure partie du châtiment ou des délices qui touchent l’âme seront subit éternellement, que ce soient les délices, ou que ce soit le châtiment. L’âme du croyant va au paradis. Le Prophète صلى الله عليه و سلم. a dit : « l’âme du croyant est un oiseau qui perche sur les arbres du paradis et se nourrit de leurs fruits. Et l’âme du mécréant ira en enfer ».

L’obligation qui incombe à tout musulman et à toute musulmane est d’accepter avec soumission les informations données par Allah عز و جل et par Son Messager صلى الله عليه و سلم.. Ils doivent y croire de la manière voulue par Allah عز و جل même si un côté de leur signification n’est pas clair pour l’adorateur [d'Allah]. Car la sagesse parfaite appartient à Allah عز و جل.

 

Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Bâz رحمه الله, vol-8 p. 338

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30 novembre 2014

Comment se tenir quand on tape à une porte

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Abdullah Ibn Bussr رضي الله عنه rapporte :

 

 » Lorsque le messager d’Allah tapait à une porte, il ne faisait pas face à la porte mais il se mettait à droite ou à gauche  »

 

Rapporté notamment par Al Bukhari dans Adab Al Mufrad et authentifié par cheikh Al Albani.

 

gifs puces bullets  Cheikh Al Abbad [dans son Sharh Sunane Abi Dawud K7 n°368 54 Min 16sec] :  »

 

Le fait de se mettre à droite à gauche et de ne pas faire se mettre en face de la porte lorsqu’on tape à celle-ci, fait parti du bon comportement. Ceci parce que, le fait de se mettre à droite ou à gauche permet lorsque on va ouvrir la porte de ne pas voir ce que le propriétaire de la maison, ou de l’endroit, ne voudrait pas que l’on voit. »

 

gifs puces bullets Cheikh Mohamed Loqman As-salafi mentionne dans son [Sharh Adab Al-Mufrad P 576 ] :

 

 » Le point à retenir de ce hadith : Est Le fait de ne pas se mettre en face de la porte lorsqu’on tape à celle-ci, mais également après avoir tapé c’est à dire lorsqu’on nous fait attendre à la porte on se met à droite ou gauche ceci afin de ne pas voir l’intérieur de la maison lorsque la porte va s’ouvrir.  »

 

  

30 novembre 2014

L’histoire du Prophète Ozair عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibn Asâkir dit : il était Ozair ibn Jarwah. Il est aussi dit qu’il était ibn Sourique ibn Adya ibn Job ibn Darzna ibn Adi ibn Taqi ibn Asbu ibn Phineas ibn Eléazar ibn Aaron. Selon Abdillâh ibn Salâm, Ozair était l’homme qu’Allah a fait mourir cent ans puis ressuscité.

Is’âk ibn Bichr rapporta sur l’autorité d’ibn Abbâs رضي الله عنه et beaucoup d’autres que Ozair عليه سلام était un homme pieux et sage. Un jour, il alla inspecter une de ses propriétés. En revenant chez lui, il passa à côté d’un endroit ruiné. C’était à midi et la chaleur était intense. Il entra dans la ruine sur son âne, et quand il trouva une ombre fraîche, il descendit. Il avait avec lui un panier de figues et un autre de raisins. Il prit une tasse et y pressa du jus de raisins, mis du pain sec dans le jus et le pain fut humidifié et bien servi. Il mangea sa nourriture et se coucha sur son dos en calant ses jambes sur un mur. Tout en contemplant les toits et les ruines de cet endroit, il dit : {Comment Allah peut-il redonner la vie à celui-ci après sa mort ?} (2 :259). Ce qu’il dit n’était pas hors de doute en la capacité d’Allah, il le dit hors de curiosité. Alors, Allah lui envoya l’ange de mort, qui prit son âme et le fit mourir. Il resta mort pendant 100 ans.

Les Israélites étaient, pendant cette période, dans un enfer de turbulences et de changements. Quand cent années furent écoulées, Allah envoya un ange à Ozair عليه سلام qui lui ranima le cœur pour pouvoir comprendre, ses yeux pour pouvoir regarder l’évènement des choses autour de lui, et il pourra ainsi voir comment Allah ranime la vie morte. Ensuite Allah assembla les os et la chair de son propre corps alors qu’il se regardait. Ensuite il créa des cheveux et une peau, puis il lui inspira son âme. Ozair عليه سلام se redressa. L’ange lui dit : « Combien de temps es-tu resté en sommeil ? » Il répondit : « Un jour, ou plutôt une partie d’un jour ! ». Il pensa ainsi parce que, quand il avait voulu dormir, c’était à midi, et quand il se réveilla, il était le moment du coucher du soleil. L’ange lui dit : « En réalité, tu es resté dans ton sommeil pendant cent années. Regarde ta nourriture et ta boisson, le pain sec et le jus de raisins que tu as pressé dans ta tasse, qui sont restée fraîches ». {Regarde ta nourriture et ta boisson, rien ne s’est gâté} (2 :259). Ni les figues ni les raisins n’ont changé. Quand il vit tout cela, il sentit le doute en ce que l’ange lui disait. L’ange lui dit alors : « Regarde ton âne mort, tu pourrais voir ses os ». Ensuite l’ange appela ces os pour se rassembler. Ils commencèrent à venir de tous les lieux où ils étaient éparpillés. L’ange les joignit ensemble, puis il les vêtit de chair et de muscles. Ensuite poussèrent sur eux des cheveux et une peau. L’ange lui inspira et l’âne se mit debout devant lui.

Ensuite, Ozair عليه سلام monta à dos de son âne, jusqu’à ce qu’il arriva à son voisinage, mais personne ne put le reconnaître, et il ne put reconnaître personne non plus. Il retourna à sa maison en étant confondu dans ses pensées. Il trouva une vieille dame qui était aveugle et infirme et qui avait plus de 120 ans. Cette dame était sa domestique. Quand Ozair عليه سلام avait quitté la maison, elle avait 20 ans. Ozair عليه سلام lui dit : « Ô toi vieille dame ! Cette maison est-elle celle d’Ozair ? ». Elle répondit : « Oui, c’est la maison d’Ozair », et elle commença à pleurer. Puis elle dit : « Depuis longtemps je n’ai pas vu quelqu’un qui me fait rappeler d’Ozair. Les gens l’ont oublié. ». Ozair عليه سلام dit : « Je suis Ozair. Allah m’avait fait mourir une durée de 100 ans et maintenant Il m’a redonné la vie ». Elle s’exclama en disant : « Nous avons perdu Ozair depuis 100 ans environ et nous n’avons rien de nouveau sur lui ». Il dit : « Je suis Ozair ». Elle dit : « Ozair était un homme duquel Allah exauçait ses prières, et il guérissait les malades et ceux qui étaient infligés de n’importe quelle maladie par la prière, alors implore Allah qu’Il rende ma vue pour pouvoir te voir. Si tu es Ozair, je te reconnaîtrai ».

Alors Ozair عليه سلام implora Allah et passa sa main sur ses yeux qui devinrent sains. Il lui tint la main et lui dit : « Lève-toi par l’autorisation d’Allah ». Elle se leva et marcha et devint saine. Elle le vit et dit : « Je témoigne que tu es Ozair ».

Elle alla aux Israélites qui étaient rassemblés dans leurs clubs et assemblées, à un fils d’Ozair qui avait 118 ans et à ses petits fils. Elle les appela en disant « Ozair est revenu ». Mais ils ne purent pas la croire. Elle leur dit : « Je suis votre domestique, et Ozair a prié pour moi, et je suis guérie, et je ne suis plus aveugle ou infirme ». Ozair عليه سلام prétendit qu’Allah l’avait fait mourir une durée de 100 ans et lui redonna ensuite la vie. Les gens se dépêchèrent vers lui, et se rendirent autour de lui. Son fils dit : « Mon père avait une taupe noire entre ses épaules ». Alors, Ozair عليه سلام découvrit ses épaules et la taupe noire apparut. Les Israélites dirent : « Il n’y avait personne parmi nous qui aurait pu mémoriser la Torah comme Ozair. Nabuchodonosor a brûlé la Torah, et rien n’est resté que ce que les gens ont mémorisé ». Ils demandèrent qu’il l’écrive pour eux. Le père d’Ozair avait caché une copie de la Torah dans un endroit que personne ne savait sauf Ozair. Il alla avec eux à cet endroit et fit sortir la Torah. Ses pages étaient pourries et les écritures étaient fades.

Ozair عليه سلام s’assit sous l’ombre d’un arbre avec des Israélites qui l’entouraient. Il est dit que deux flammes descendirent du ciel et entrèrent dans sa poitrine, et ainsi il se rappela la Torah et il l’écrivit pour eux. C’est pourquoi les Israélites prétendirent qu’Ozair عليه سلام était le fils d’Allah.

Ibn Abbâs رضي الله عنه dit : {Et pour faire de toi un signe pour les gens} (2 :259), signifie pour les Israélites, parce que ses fils étaient plus vieux que lui en apparence. En effet, quand il mourut, il n’avait que 40 ans, et quand il fut ressuscité après 100 ans, il fut ressuscité dans l’apparence d’un homme jeune.

Ce qui est bien connu est qu’Ozair était un prophète israélien et qu’il vécut dans la période entre Soulayman et Zacharie. Allah عز و جل lui avait inspiré la Torah quand personne de ceux qui la savaient n’était vivant. Wahb ibn Mounabbih dit : « Allah ordonna un ange de descendre avec une flamme de lumière et la mettre à l’intérieure d’Ozair, et ainsi il récrivit la Torah lettre par lettre tel qu’elle avait été révélé la première fois ».

Ibn Asâkir rapporta d’Ibn Abbâs رضي الله عنه
 qu’il interrogea Abdallah ibn Salâm رضي الله عنه au sujet de ce verset :

{Les juifs dirent : Ozair est fils d’Allah}  (Sourate « At-Tawbah » – Verset 30)

 

Pourquoi ont-ils dit cela ? Ibn Salâm lui raconta l’histoire d’Ozair عليه سلام et comment il récrivit la Torah pour eux de sa mémoire. Les Israélites dirent : « Moussa ne put nous apporter la Torah que dans un livre, mais Ozair nous l’a apportée sans aucun livre », et ainsi quelques Israélites prétendirent qu’il était le fils d’Allah.

C’est la raison pour laquelle beaucoup d’oulémas Musulmans disent que la chaîne de la Torah s’est cassée dans le temps d’Ozair 
عليه سلام.


Il est raconté qu’Al-Hasan dit : « Ozair et Nabuchodonosor étaient dans la même période du temps ».

Il est rapporté dans un Hadith que le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« La personne la plus proche à Issa c’est moi, il n’y avait aucun Prophète entre moi et lui » . (Al-Boukhâri)

Wahb Ibn Mounabbih dit : « Il était entre Soulayman et Issa ».

Abou Houraira رضي الله عنه rapporta que le prophète صلى الله عليه و سلم  dit :

« L’un des prophètes s’assit sous un arbre, et une fourmi l’a mordu. Alors, il ordonna qu’elle soit sortie. Ensuite, il ordonna que sa niche soit brûlée par le feu. Allah lui révéla : « Si tu va le faire, pourquoi ne brûles-tu pas une seule fourmi » (c’est à dire pourquoi brûles-tu toutes les fourmis) »

Ibn Abbâs et Al-Hasan Al-basri dirent qu’il était Ozair عليه سلام

 

Source : Histoire des Prophètes de Ibn Kathir رحمه الله

 

30 novembre 2014

Les obligations de la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Elles sont au nombre de huit :

 

gifs puces bullets Tous les Takbîr sauf le premier, celui d’ouverture (qui est un pilier).

 

gifs puces bullets Dire : « Sami Allah li man Hamidah » (Qu’Allah exauce celui qui Le loue) pour l’Imam et celui qui prie seul.

 

gifs puces bullets Dire : « Rabbâna wa lak al Hamd » (Ô notre Seigneur ! À toi la louange !) pour tous.

 

gifs puces bullets Dire : « Subhana Rabbi al Adhîm » (Pureté à mon Seigneur L’Immense !) pendant l’inclinaison.

 

gifs puces bullets Dire : « Subhana Rabbi al Alâ » (Pureté à mon Seigneur Le Très Haut !) pendant la prosternation.

 

gifs puces bullets Dire : « Rabbi ghfir li » (Ô mon Seigneur ! Pardonne-moi !) entre les deux prosternations.

 

gifs puces bullets Le premier Tachahhoud

 

gifs puces bullets Être assis pour le réciter.

 

Source : Les leçons importantes pour toute la communauté par Son Excellence : Sheykh ibn Baz رحمه الله  

30 novembre 2014

L’enfer

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

L’enfer dans M- APRES LA MORT bouton%20%2857%29 Yazid ibn Shajara رضي الله عنه a dit : « La Géhenne a des puits, à chaque puits se trouve un rivage tel le rivage de la mer. Il s’y trouve des bestioles et des serpents comparables aux cous des chameaux ainsi que des scorpions comparables aux mulets noirs. Lorsque les gens de l’enfer demandent un allègement, on leur dit : « Sortez vers le rivage ». C’est alors que les bestioles les saisissent par les lèvres et les flancs tel qu’Allah le désire en cela et les écorchent. Ils reviennent ensuite et se précipitent vers les plus grands feux, alors ils sont atteints par la gale à tel point que l’un d’eux frotte sa peau jusqu’à ce qu’apparaisse l’os. On dit alors : « Ô untel, cela te fait-il mal ? » Et lui de répondre : « oui ». Alors on lui dit : « Ceci est pour avoir fait du mal aux croyants » (rapporté par ibn Abu al-Dunya, authentique avec chaine de transmission coupé selon sheykh el Albani رحمه الله, dans son livre L’enfer)

 

bouton%20%2857%29 dans M- APRES LA MORT Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Croyez vous qu’il (le feu de l’enfer) soit rouge comme votre feu ? Il est certes plus noir que le goudron » (Rapporté par Malik et Al Bayhaqi et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Il y a entre les épaules du mécréant [en enfer] la distance de trois jours pour le cavalier rapide ». (rapporté par Al Boukhary et Mouslim et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « L’épaisseur de la peau du mécréant équivaut à 22 coudées, sa dent sera comparable à Uhud et sa place dans la Géhenne sera telle (la distance) entre la Mecque et Médine ». (rapporté par At-Tirmidhi et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Votre feu -ce qu’attisent les fils d’Adam- n’est qu’une seule partie de soixante-dix parties du feu de la Géhenne ». Ils dirent :  « Par Allah, cela suffit déjà ! ». Il poursuivit : « Il en est supérieur de soixante neuf parties donc chacune est équivalente à sa chaleur ». (rapporté par Al Boukhary, Mouslim et at Tirmidhi et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « S’il y avait dans cette mosquée cent milles (personnes) ou davantage et qu’il y avait parmi eux un homme des gens de l’enfer, qu’il exhalait un souffle et que celui-ci les touchait, la mosquée brûlerait et tous ceux qui s’y trouvent » (Rapporté par Abu Ya’la et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Selon En No’man رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Au Jour de la Résurrection, le damné le moins puni sera l’homme auquel on placera un charbon ardent sous la plante des pieds, au point que sa cervelle entrera en ébullition. » el boukhary

 

bouton%20%2857%29 Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit: «Ce jour-là on fera venir l’enfer avec soixante-dix mille rênes et avec chaque rêne soixante-dix mille Anges pour le traîner». (Rapporté par Moslem) 

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه relate : « Nous nous trouvions chez le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم lorsque nous entendîmes un bruit étrange. Le prophète صلى الله عليه و سلم demanda alors : « Savez vous ce que c’est ? ». Nous dîmes : « Allah et Son Messager savent mieux ». Il dit : « C’est une pierre qu’Allah a jeté en enfer depuis soixante-dix automnes, ce n’est que maintenant qu’elle a atteint son fond ». (Rapporté par Mouslim et authentifié par Sheykh El Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Selon Samoura Ibn Joundab رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit: «Parmi eux l’un est saisi par le feu jusqu’aux chevilles, l’autre jusqu’aux genoux, l’autre jusqu’à la ceinture et l’autre jusqu’à la clavicule». (Rapporté par Moslem)

 

bouton%20%2857%29 Selon Nadia Ibn ‘Oubeyd Al Asiami رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit: «Les pieds d’un homme ne franchiront pas le seuil du Paradis ou de l’enfer avant qu’on ne l’interroge sur sa vie à quoi il l’a consacrée, sur son œuvre dans quoi il l’a faite, sur ses biens d’où il les a acquis et où il les a dépensés et sur son corps en quoi il l’a usé». (Rapporté par Attirmidhi)

 

bouton%20%2857%29 Selon Anas رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit: «Le jour de la résurrection, on fera venir d’entre les gens de l’enfer celui qui aura le plus joui de la vie ici-bas. On le plonge alors une seule fois dans le Feu et on lui dit: «O fils d’Adam! As-tu jamais connu quelque bien? As-tu jamais rencontré quelque opulence?» Il dit: «Non, par Dieu, ô mon Seigneur!» Puis on fait venir celui des gens du Paradis qui aura connu la vie la plus misérable dans ce bas-monde et on le plonge une seule fois dans la Paradis. On lui dit alors: «O fils d’Adam! As-tu jamais connu quelque misère? As-tu jamais rencontré la gêne?» Il dit: «Non, par Dieu! Je n’ai jamais connu la misère et je n’ai jamais rencontré la gêne». (Rapporté par Mouslim)

 

bouton%20%2857%29 Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit :«II y eut une dispute entre le Paradis et l’enferL’enfer dit: «J’ai chez moi les tyrans et les orgueilleux». Le Paradis répliqua: «J’ai chez moi les faibles et les miséreux d’entre les humains». Dieu arbitra alors entre eux en disant : «C’est toi, Paradis, qui es Ma miséricorde et c’est par toi que Je la donne à qui Je veux. Et toi, enfer, tu es Mon supplice et c’est par toi que Je tourmente qui Je veux. Je M’engage personnellement à assurer son plein à chacun de vous deux». (Rapporté par Mouslim)

 

bouton%20%2857%29 Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit: «L’homme dit sûrement une parole digne de la satisfaction de Dieu sans lui prêter la moindre attention et voilà que Dieu l’élève à cause d’elle de plusieurs degrés. Et l’homme dit sûrement une parole provoquant la colère de Dieu sans lui prêter la moindre attention et voilà qu’elle le fait plonger dans l’enfer». (Rapporté par Al Boukhàri)

 

bouton%20%2857%29 Selon Abou Hourayra رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم fut interrogé sur ce qui faisait entrer le plus les gens au Paradis. Il dit: «La crainte de Dieu et la bonne moralité». On l’interrogea de même sur ce qui faisait entrer le plus les gens en enfer et il dit: «La bouche et le sexe». (Rapporté par Attirmidhi)


bouton%20%2857%29 Selon Samoura Ibn Joundab رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Parmi eux l’un est saisi par le feu jusqu’aux chevilles, l’autre jusqu’aux genoux, l’autre jusqu’à la ceinture et l’autre jusqu’à la clavicule ». (Mouslim)

bouton%20%2857%29 Selon Anas رضي الله عنه, l’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit : « Lorsque je fus élevé aux cieux, je passais devant des gens dotés d’ongles de cuivre avec lesquels ils se griffaient le visage et la poitrine.
Je demandai : Qui sont-ils, ô Jibril?
Il me répondit : Ce sont ceux qui médisaient (litt : mangeaient la chair) des gens et portaient atteinte à leur honneur ». (Abou Dâwoud)

bouton%20%2857%29 Samoura Ibn Joundoub رضي الله عنه rapporte : « Un matin le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم nous dit : « Nous reprîmes notre marche et passâmes devant un homme étendu sur le dos. Prés de lui se tenait debout un homme avec une scie en acier à la main. Il lui posait la scie sur l’une des moitiés de son visage et coupait sa bouche en deux moitiés jusqu’à la nuque. Il en faisait de même de la narine et de l’œil de cette partie du visage. Puis il faisait le même chose avec l’autre moitié. Il ne revenait à chacune des deux moitiés qu’une fois complètement guérie pour la scier de nouveau ».
Il dit : « Je dis : « Gloire et pureté à Dieu Que sont ces deux-la? » [...]
Il dirent: Quant à l’homme devant qui tu es passé et dont on sciait la bouche jusqu’à la nuque ainsi que sa narine et son œil, c’est un homme qui sortait le matin de chez lui pour dire un mensonge qui se propageait jusqu’aux provinces lointaines.. (Al-Boukhâri)

bouton%20%2857%29 Samoura Ibn Joundoub رضي الله عنه rapporte : « Un matin le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم nous dit : « Nous reprîmes notre marche et passâmes devant quelque chose comme un four à pain. (Il me semble qu’il a dit : « Voila que montaient de ce four une rumeur confuse et des voix ».) Nous nous penchâmes pour voir dans son intérieur et voilà qu’il y avait des hommes et des femmes nus. Des flammes venaient les lécher par en bas. Quand les flammes les touchaient, ils se mettaient a crier ».
Je dis : « Que sont ceux-là? » [...]
Ils dirent: Pour ce qui est des hommes et des femmes nus qui se tenaient dans une fosse semblable à un four à pain, ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. . (Al-Boukhâri)

bouton%20%2857%29 D’après Samoura Ibn Djoundoub رضي الله عنه le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « J’ai vu hier (en rêve) que deux hommes sont venus me prendre pour m’amener à une terre sainte. Nous sommes partis pour arriver près d’une rivière de sang dans laquelle il y avait un homme qui se trouvait en face d’un autre installé au bord de la rivière des pierres à la main. Chaque fois que le premier voulait sortir de l’eau, l’autre lui jetait une pierre à la bouche et le ramener à son point de départ et cette opération se répétait sans cesse et j’ai dit : « qu’est-ce que c’est ? »
- Il (mon compagnon) dit : « celui que tu as vu dans la rivière est celui qui se nourrit du fruit de l’usure »". (Al-Boukhâri, 1979)

bouton%20%2857%29 Samoura Ibn Joundoub رضي الله عنه rapporte : « Parmi les questions que posait le plus souvent le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم à ses compagnons est celle-ci : « Est-ce que l’un de vous a vu quelque chose en rêve »
Celui qui avait eu un rêve le lui racontait. Un matin il nous dit : « J’ai vu cette nuit en rêve deux visiteurs venus me dire : « Viens avec nous! » Je partis avec eux et nous trouvâmes en chemin un homme étendu sur le coté. Prés de lui se tenait debout un homme portant une grosse pierre. Il en frappait la tête du premier jusqu’à la lui fendre, la pierre roulait alors et il allait la ramasser de nouveau. Il ne frappait l’autre que lorsque la blessure de sa tête était guérie. A ce moment il le frappait encore une fois et lui fendait la tête comme à la précédente ».
Il dit : « Je dis aux deux visiteurs : « Gloire et pureté à Dieu ! Qu’est-ce donc que cela? » [...]
Ils me dirent : « Maintenant nous allons t’en informer. Le premier homme devant qui tu es passé et dont on fendait le crâne avec une pierre, c’est celui qui apprenait le Coran et refusait de le mettre en pratique. Il dormait aussi avant d’avoir fait sa prière obligatoire ». (Al-Boukhâri)

bouton%20%2857%29 Hodheyfa ibn el Yaman رضي الله عنه rapporte que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a donné, en guise de mise en garde, la description de certains prédicateurs en ces termes « Des prédicateurs aux portes de l’Enfer, dans lequel ils précipiteront ceux qui leur répondent ». Hodheyfa  رضي الله عنه, Compagnon du Prophète  صلى الله عليه و سلم, demanda à ce dernier : « O Messager d’Allah décris les nous ». L’Envoyé d’Allah  صلى الله عليه و سلم, répondit alors :« Ils sont des nôtres et ils parlent notre langue » (Al Boukhary et Mouslim)

 

bouton%20%2857%29 Ibnou Abbâs رضي الله عنه rappporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « On m’a montré l’Enfer et j’ai vu que la majorité de ses habitants sont des femmes à cause de leur ingratitude ». On lui صلى الله عليه و سلم demanda : « Sont-elles ingrates envers Allah »? Il صلى الله عليه و سلم répondit : « Elles sont plutôt ingrates envers leurs maris car elles ne reconnaissent pas la bienfaisance qu’on leur fait. Même si tu fais du bien pour l’une d’elles toute la vie, si elle voit en toi ce qui lui déplait, elle dira : « Je n’ai jamais vu de bon en toi »". (Sahîhoul-Boukhâry, Hadîs no 29).

 

bouton%20%2857%29 Abdullah ibn Amr رضي الله عنه a dit : « Les gens de l’enfer appelleront Malik qui ne leur répondra pas durant 40 ans, ensuite il dira : {Vous y resterez}. C’est alors qu’ils invoqueront leur Seigneur et diront :{Seigneur, fais nous-en sortir ! Et si nous récidivons, nous serons alors des injustes}. Mais Il ne leur répondra pas autant que la vie terrestre avait duré puis dira :  {Soyez-y refoulés (humiliés) et ne Me parlez plus}. Alors ces gens désespéreront, cela ne sera que sanglots et gémissements, leurs voix seront comparables aux voix des ânes, la première est sanglot et la dernière gémissement » (rapporté par al-Tabarani et al-Hakim et authentifié par Sheykh El Albani رحمه الله)

 

 

bouton%20%2857%29 AbdAllah ibn Amr رضي الله عنه rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Au jour de la Résurrection, on rassemblera ceux qui s’enflaient d’orgueil et ils seront semblables à de petites fourmis à l’apparence humaine. Ils seront plus infimes que la plus petite des choses. Une prison de l’enfer nommée bûlis les dominera et ils seront dominés par le plus grand des feux, ils seront abreuvés d’une boisson qui altère l’esprit, ce sera là une boisson des gens de l’enfer. » Rapporté par Ahmed  

 

 

30 novembre 2014

Salâm, l’affranchi d’Abû Hudayfa رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Salâm l’affranchit de hudayfa était un ancien esclave converti très tôt à l’Islam. Il appartenait à un noble qurashite, Abû Hudayfa Ibn ‘Uthba, lui aussi converti, qui l’avait affranchi. On n’appela plus Salâm que sous le nom de « l’affranchi d’Abû Hudayfa ».

 

Avant, Salâm était considéré comme fils adoptif de Hudayfa Ibn Uthba. Une fois le verset révélé abrogeant et interdisant l’adoption, il reprit son nom. Or, comme on ne connaissait pas le nom de son père, on ne le désigna plus que par le nom de Salâm, l’affranchi d’Abû Hudayfa. Quoi qu’il en soit, les deux hommes devenus musulmans devinrent inséparables autant par les liens affectifs qui les unissaient à la suite d’une enfance passée ensemble que par la foi et la piété qui étaient des traits communs aux deux compagnons.

 

C’était là, l’admirable esprit égalitaire de l’Islam qui avait pu réunir deux hommes que tous séparait : l’origine sociale aussi bien que l’esprit de caste. Mais le Coran ne dit-il pas que le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux ? C’est ainsi que Salâm devînt une partie intégrante de la famille de ‘Uthba qui le compta parmi ses membres. On lui accorda même la main d’un membre de la famille, nommée Fâtima Bint Al-Walîd Ibn ‘Utba. C’est dire l’estime et le respect que cet homme admirable suscitait autour de lui.

 

C’est un savant confirmé dans la parole divine et son interprétation. Le Prophète صلى الله عليه و سلم à dit de lui :  » Prenez les sciences du Coran de ces quatre personnes :Abdallah Ibn Mas’ûd, Salâm, l’affranchi d’Abû Hudayfa, Ubay Ibn  Ka’b et Mu’âdh Ibn Jabal. »

 

Après l’établissement des musulmans à Médine, Salâm fut chargé de mener la prière à la mosquée de Qubâ. Il devint ainsi le premier imâm des musulmans après l’émigration. C’est un privilège qui prouve d’une façon incontestable le mérite qu’avait ce compagnon en matière de piété et de savoir.

 

« Un jour, rapporte ‘Aïcha رضي الله عنها, je me suis attardée plus que de coutume à la mosquée. En revenant à la maison, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم m’a dit : ‘où étais-tu ?’ J’ai répondu : ‘Nous étions en train d’écouter un de tes compagnons nous réciter le Coran à la mosquée. ‘Ô Messager de Dieu, je n’ai jamais entendu pareille lecture, ni pareille voix parmi tes compagnons. Il se leva et nous partîmes ensemble à la mosquée. L’Envoyer de Dieu صلى الله عليه و سلم se mit à écouter puis se tourna vers moi et me dit : ‘C’est Salâm l’affranchi d’Abû Hudayfa ! Louange à Dieu qui a mis au sein de ma communauté un homme comme lui.’ L’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم savait juger les hommes.  

 

Abû Hudayfa ne supportait jamais les injustices, dussent-elles être des plus illustres des musulmans. Sa fameuse querelle verbale avec Khâlid Ibn Walîd en constitue un parfait exemple à ce sujet. On rapporte que lors d’une expédition de musulman dirigée par Khâlid Ibn Walîd, qui fut envoyé par le Messager pour prêcher l’Islam dans les tribus arabes de la péninsule arabique, à la suite d’un regrettable malentendu, Khâlid fut amené à combattre et à tuer des hommes bien que ceux-ci aient annoncé leur conversion à l’Islam. Dès qu’il fut informé de cet événement, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلمdemanda pardon à Dieu en disant : « Mon dieu, je désapprouve ce qu’a fait Khâlid. » Parmi les nombreux compagnons qui prirent cette position, il y avait notre illustre Salâm qui, fort de ses connaissances des sources (Coran et sounna), engagea la polémique avec Khâlid en lui reprochant son acte contraire aux principes de l’Islam. Khâlid venait de commettre une grave erreur et Salâm n’était pas homme à laisser faire une injustice sans réagir. D’ailleurs, la première chose que demanda le Messager صلى الله عليه و سلم après ce triste événement, c’est de savoir si quelqu’un avait polémiqué avec le chef de l’expédition en désapprouvant son acte. A Cette réponse, la colère du Prophète صلى الله عليه و سلم s’apaisa car il savait que tant qu’il y avait des hommes justes au sein de sa communauté, et Salâm en était un, l’injustice et l’erreur ne pouvaient être cautionnées ni admises. 

 

Après la mort du Messager صلى الله عليه و سلم, salâm resta fidèle au serment et fut de ceux qui luttèrent avec acharnement pour protéger et consolider l’Etat central de Médine menacé par les complots des apostats et les soulèvements des tribus menées par de faux Prophètes. Et ce fut la fameuse journée d’Al-Yamâma. Ce jour là, les musulmans affrontèrent les apostats dans une terrible bataille qui décida du destin de l’Islam. Salâm et son frère en Islam Hudayfa furent parmi les premiers combattants à porter les armes pour la défense de l’Islam. La bataille avait mal commencé pour les musulmans. Les apostats, plus nombreux, attaquèrent avec férocité obligeant les musulmans à ce replié un peu. Mais le chef des armées musulmanes, Khâlid Ibn Al-Walîd, réussit, grâce à son grand génie militaire, à regrouper ses soldats et la bataille continua de plus belle. Et c’est alors que survint, portant l’emblème, avec à ses côtés un autre pieux compagnon, Thâbit Ibn Quays. Haranguant les musulmans pour stimuler davantage, il s’écria : « Ce n’est pas cette façon que l’on combattait avec le Messager صلى الله عليه و سلم. » Joignant le geste à la parole, nos deux compagnons creusèrent un fossé et y entrèrent. Ils luttèrent dans cette position avec acharnement jusqu’à ce qu’ils tombèrent martyrs au champ d’honneur. Salâm continua à haranguer les musulmans en récitant ce verset de la révélation :

« Combien de Prophètes ont combattu, en compagnie de beaucoup de disciple, ceux-ci ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit dans le sentier de Dieu. Ils ne faiblirent pas et ils ne cédèrent point. Et Dieu aime les endurants. » Coran 3/146

Hélas, encerclé de toute part, il ne tarda pas à succomber sous les coups des apostats. Peut importe pour lui de mourir maintenant. Dans un dernier soupir, il demanda des nouvelles de son frère en islam, Hudayfa Ibn ‘Utba, qui combattait lui aussi. On lui répondit qu’il était tombé en martyr. Il demanda qu’on les mette côte à côte pour qu’ils puissent mourir unis comme ils avaient vécu unis. Aussitôt après, il rendit l’âme, le sourire aux lèvres. Ainsi mourut cet homme juste et véridique à propos duquel ‘Umar Ibn Al-Khattâb رضي الله عنه avait dit, sur le point de mourir : « Si Salâm était encore vivant, c’est à lui que j’aurais confié le commandement. » Comme hommage, on ne pouvait trouver mieux.

 

Source : Les conpagnons du Prophète (tome1)
Les premiers hommes de l’Islam
Messaoud Abou Oussama

 

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