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Le Message Islam
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3 décembre 2014

Prononcer l’intention avant la prière ou les ablutions

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

C’est une innovation, car cela n’a jamais été rapporté comme venant du Prophète صلى الله عليه و سلم ni de ses Compagnons ; il est donc un devoir de la délaisser. L’intention se formule dans le cœur (c.-à-d. secrètement), il n’y a donc absolument aucun besoin de la prononcer. C’est Allah qui se charge d’octroyer l’aide.

Fatwa de Cheikh Otheimine رحمه الله 
Mukhtârât min Fatâwâs-Salât, page 32.

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3 décembre 2014

Biographie de Sheykh Fawzan حفظه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Sheykh Fawzan حفظه الله est un grand savant contemporain et membre de dar al-ifta (bureau des avis juridiques islamiques). Élève de cheikh Ibn Baz رحمه الله, il est connu pour ses nombreux cours donnés dans la ville de Riyadh, ses livres bénéfiques et ses fatwas diverses dont celles publiées par Dar Al-Ifta.

 

 

Son nom, Ses origines et Sa naissance

 

 

C’est : Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abd allah Al Fawzân Il est de la ville de Chamâsiyah al Wadâ’iyin, de la tribu Dawâser, il est né en 1354 de l’hégire.

 

Sa vie et ses études

 

Son père est mort alors qu’il était petit il fut élevé par sa famille et il a apprit le coran ainsi que les principes de la lecture et de l’écriture avec l’imam de la mosquée de sa ville.

 

Après cela il intègre l’école du gouvernement de sa ville dés qu’elle s’est ouverte à Chamâsiyah en 1369H, puis il termine ses études primaires à l’école Faysaliyah dans la ville de Bouraydah en 1371, puis il intègre l’institut scientifique à Bouraydah dès son ouverture en 1373 de l’hégire, et y obtient son diplôme en 1377 après quoi il intègre la faculté de la Charî’ah (législation islamique) à Riyad et il obtient son diplôme en1381

 

Les études supérieures

 

Il obtient le magistère en jurisprudence il obtient le doctorat en jurisprudence, de la même faculté de Charî’ah.

 

Les postes qu’il a occupés et certaines de ses œuvres :

 

Biographie de Sheykh Fawzan (HafidouAllah) dans G- LES SAVANTS 086 Il est nommé en 1372 comme enseignant en école primaire avant d’intégrer l’institut scientifique de Bouraydah et il est nommé comme enseignant à l’institut scientifique (science religieuse) de Riyad dès l’obtention de son diplôme de la faculté de la Charia puis nommé comme enseignant à faculté de la Charî’ah puis chargé d’études supérieures à la faculté de Ousoulou Din (fondement de la religion) ensuite il fut nommé en tant que directeur de l’institut de la magistrature 1396, puis il revient en tant qu’enseignant après ses taches en tant que directeur.

 

086 dans G- LES SAVANTS Puis il est nommé après cela en tant que membre de la commission de grands savants en 1407, puis en tant que membre au sein de la commission durable pour les recherches scientifiques (religieuse) et de l’Iftâ (lieu ou l’on donne des avis juridiques) en 1411.

 

086 Et il est nommé aussi membre au sein de l’institut de Jurisprudence à la Mecque qui fait partie de la ligue du monde islamique, et il était membre du comité de la supervision du prêche islamique.

 

086 Il est Imâm Khatîb conférencier et enseignant dans la mosquée de l’Emir Mout’ib bnou ‘Abdel ‘Aziz à Milzi à Riyad, il contribue dans l’émission : Lumière sur le chemin, à la radio saoudienne et il a publié des articles dans certaines revues spécialisés dans la science (science religieuse) des cours et épîtres et des fatâwâ (avis juridique religieux).

 

086 Il écrit également des épîtres scientifique de recherches pour l’obtention du magistère et du doctorat et grâce à lui beaucoup d’étudiant ont accédé à des études brillantes et je suis fier d’être parmi un de ceux là.

 

Ses professeurs

 

Il a apprit la science en suivant les cours des savants éminents et des juges célèbres comme Cheykh ‘Abdel ‘Aziz bnou Bâz رحمه الله qui respectait notre Cheykh (Cheykh al Fawzân حفظه الله) et le chargeait des missions très importantes, gagnant ainsi son estime et sa confiance, il lui confiait même certains livres pour les réviser et donner son avis sur ses contenus.

Parmi ses professeurs aussi ‘Abd allah ibnou Hamîd رحمه الله il assistait très souvent à ses cours lorsqu’il était étudiant à l’institut scientifique de Bouraydah.

Ainsi que Cheykh Mouhammad Âmin Chanqîtî رحمه الله

Et Cheykh ‘Abdar Razâq ‘Afifî رحمه الله.

Et aussi le Cheykh Hamoûd bnou Soulaymân at Talâl qui était l’imam du village (de Cheykh al Fawzân حفظه الله) et qui devient juge au village de Dhariyah dans la région de Qacîm, c’est lui qu’il lui a apprit la lecture et l’écriture.

Puis il suit les cours de Cheykh Ibrâhîm bnou Dhayallah al Youssouf qui était enseignant à Chamâssiyah.

 

Ses écrits

 

Le Cheykh حفظه الله à écrit beaucoup de livres.

 

Comme son commentaire concernant l’étude de l’obligation de l’héritage et c’est son thème de son magistère 1 tome.

 

De même que son mémoire sur les aliments au sein de l’islam (sa thèse de Doctorat) 1 tome.

 

La guider vers la voie authentique.
L’explication de la croyance al Wâsitiyah de Cheykh al Islam ibnou Taymiyah رحمه الله 1 tome.

 

Eclaircissement concernant les erreurs de certains écrivains 2 tomes.

 

Le recueil des conférences à propos de la croyance et de la foi et du prêche 4 tomes.

 

Les discours du minbar du sermon du Jouma’a (vendredi) approprié à ce temps ci 6 tomes.

 

Les réformateur de l’islam (Imâm Ahmad, Ibnou Taymiyya, et Cheykh Mouhammad bnou ‘Abdal Wahhâb رحمه الله).

 

Des études approfondies dans le Fiqh (jurisprudence) et dans divers sujets.

 

Recueil de fatâwâs dans la croyance, et dans le Fiqh 5 tomes.

 

Erreur tiré du livre (al halâlou wal harâmou fîl islâm) le licite et l’illicite dans l’islam, et réplique sur Yoûsouf al Qardâwî .

Un résumé du commentaire du livre Kitâb at Tawhîd (le livre de l’Unicité) de Cheykh Mouhammad bnou ‘Abdal Wahâb رحمه الله livre scolaire.

L’aide bénéfique du commentaire de Kitâb at Tawhîd 2 tomes.

Commentaire sur (le discours) l’orateur (al Ghâtîb) critiquant Cheykh Mouhammad bnou ‘Abdal Wahhâb رحمه الله.

Un résumé dans le Fiqh en 2 tomes.

L’émerveillement des gens de la foi par les leçons (donné) au mois de Ramadân.

La lumière éblouissante concernant les Ahâdîthou al Qoudsiyyah.

L’explication de ce que doit faire le pèlerin qui accompli le Hajj et de même pour le pèlerin qui accompli la ‘Oumra.

Kitâbu ‘Aqîdatu Tawhîd (le livre de la foi et de l’unicité) et il est agrée par le ministère de l’enseignement.

Fatâwâ et articles publier dans le magazine du prêche (Moujalat ad Da’wah).

Des enseignements tirés du Coran Honorable (Dourôus minel Qour ânoul Karîm).

Réponses bénéfiques à des questions concernent la voie à suivre.

ET le Cheykh à encore d’autres livres qui vont être publié.

 

086 Le Cheykh حفظه الله (Sâlih al Fawzân) a eu un grand rôle dans l’orientation des jeunes leurs montrant la voie droite et il les a mit en garde les jeunes des déviations venant des innovateurs ou des égarées.

 

Qu’Allah le récompense par la meilleure des récompenses et qu’il accepte ses œuvres et qu’il l’agrée par sa miséricorde.

 

Que le salut soit sur notre prophète Mouhammad ainsi que sa famille et l’ensemble de ses compagnons.

 

Ecrit par Cheykh Jamâl bnou Farayhân al Hârithî qui est de ses étudiants (de Cheykh al Fawzân حفظه الله ).

 

Source : Tirée de son livre de la troisième édition Al ajwiba al moufîda ‘an as ilati al manâhaj al jadîdah

3 décembre 2014

Biographie de Sheykh ibn Baz رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم 

 

 

gifs puces bullets Sa Naissance gifs puces bullets

 

 

Abdel ‘Aziz ibn ‘Abdillah ibn ‘Abdi-r-Rahmane ibn Mouhammad ibn ‘Abdillah Âl Baz est né à Ryad (capitale du Nejd, située à 1000km de Mekka) le 12 Dhoul Hijja de l’an 1330 de l’hégire (environ 1910), y grandit et y vécut là-bas.

 

La famille Ahli Baz est une famille qui baigna dans la science. Elle est connue pour ses mérites et ses bonnes mœurs. Elle est originaire de Médine, puis un de leurs aïeux s’installa à ed-Dar’iya ensuite elle partit pour s’installer à Harita beni Tamim.

 

Il grandit dans un foyer comblé par la science, la guidée, loin de la vie mondaine et apprit le Coran par cœur avant l’âge de la puberté. Il perdit totalement la vue à l’âge de 19 ans suite à une maladie qui le frappa à 16 ans. Un de ses élèves témoigne :  « Allah est le plus Savant mais je pense qu’il fait partie des gens dont Allah a dit dans le Hadith Qoudoussi : « Lorsque J’éprouve un de mes serviteurs par la perte de ses deux choses les plus aimées (ses yeux) et qu’il fait preuve de patience, Je lui accorderais le Paradis en récompense. »… Rapporté par et-Tirmidhi 2325, il dit que c’est un Hadith Hassan Sahih.

 

 

gifs puces bullets Son œuvre gifs puces bullets

 

 

gifs puces bullets Le cheikh رحمه الله dénonçait les innovateurs, les menteurs et ceux qui rejetaient la Sounnah en réfutant toutes leurs revendications. Il avertissait contre les innovations telles que la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophète صلى الله عليه و سلم, la célébration de la nuit de l’Ascension (Isra), la moitié de Cha’ban, et tant d’autres innovations qui n’étaient pas célébrées par le Prophète صلى الله عليه و سلم et ni par ses compagnons. C’était un véritable leader de Ahl as-Sounnah wal Jama’a, un rénovateur (Moujadid) de la religion à son époque. Combien de Sounnah Allah a-t-Il fait revivre à travers lui, et combien de Bida’a anéanti ?

 

gifs puces bullets Tout ce qu’il dénonçait et écrivait est indénombrable, on ne peut compter le nombre de lettres et de messages qu’il a envoyés en appelant les gens de l’innovation et du mensonge à revenir sur leur état et apporter des preuves.

 

gifs puces bullets C’était aussi un Imam Moujtahid [Apte à tirer des lois d'après les Noussous  (textes religieux) car tout savant n'est pas forcément Moujtahid même s'il donne des réponses.], qui, avec sa science, comprenait, par la permission d’Allah, et donnait des fatawa dans différents sujets important et difficiles.

 

gifs puces bullets C’était un rénovateur (Moujadid) qui combinait la science du Fiqh et celle du Hadith. Il connaissait les Hadiths ainsi que leurs degrés de fiabilité, il mémorisa de nombreux volumes de Hadiths, il connaissait leurs rapporteurs et leur différentes narrations. Il corrigeait et argumentait les textes malgré qu’il était aveugle. De nombreux savants le qualifiaient comme « un océan de science » et aucun d’entre eux ne pouvaient contredire cela.

 

gifs puces bullets C’était un guide dont l’opinion était décisive. Lorsqu’il y avait un débat on acceptait toujours son opinion…Il avait deux voix (de vote) à l’assemblée des fatwas (Lajnat al-Fatwa) alors que les autres membres n’en avaient qu’une.

 

gifs puces bullets Toutes les fois qu’il parlait en assemblée, il s’adressait d’une manière claire de façon à ce que tout le monde comprenne ses propos.

 

 

gifs puces bullets Son apprentissage gifs puces bullets

 

 

Après avoir appris le Livre d’Allah, il commença à persévérer dans la science. Il étudia auprès des grands savants de sa région avant de voyager à travers le monde à la quête de la science. Il a hérité de la science des descendants de cheikh al Islam Mouhammed ibn ‘Abdel Wahhab رحمه الله tels que :

 

- Cheikh Sa’d ibn Ahmad ibn Malik ; il apprit de lui le Hadith et ses sciences ainsi que la jurisprudence,

 

- Cheikh Mohammed ibn ‘Abdelatif,

 

- Cheikh Salih ibn ‘Abdel ‘Aziz Houssein Âl cheikh [Âl cheikh est un surnom qui désigne les descendants de cheikh al Islam Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab رحمه الله], il apprit de lui la ‘Aqida et le Fiqh,

 

- Cheikh Hamad ibn Fariss ibn Mohammed ibn Fariss, il prit de lui la science relative au calcul de l’héritage (Faraïd el Hissab) et la langue arabe,

 

- Il a étudié 10 ans auprès du cheikh Mouhammed ibn Ibrahim ibn ‘Abdelatif Âl Cheikh (ancien mufti d’Arabie Saoudite) et fut un de ses plus proches élèves. Il restait avec lui du Fajr jusqu’à l’Ichaa. Il prit de lui de nombreuses sciences, telles que la grammaire, la jurisprudence…

 

Qu’Allah leur fasse miséricorde-

 

 

gifs puces bullets Ses fonctions gifs puces bullets

 

 

Après avoir étudié 10 ans auprès du Mufti d’Arabie Saoudite de 1347 (h) à 1357 (h), celui-ci lui proposa un poste de juge dans la ville de Kharaj, il avait alors 27 ans, qu’il exerça jusqu’en 1371 (h) (pendant 14 ans). Puis il est devenu professeur dans l’institut scientifique de Ryad et dans la faculté de Chari’a jusqu’en 1380 (h). il est devenu vice-président de l’université islamique de Médine en 1381 (h) jusqu’en 1390 (h) où il en fut nommé président jusqu’en 1395 (h). Il était président de la direction des recherches scientifiques de l’IFTA, et du prêche et président de l’assemblée des grands savants de son pays. Il était le président du groupe des savants fondateurs de la ligue islamique mondiale à Mekka. Il était le président des recherches dans le Fiqh. Il était le président de la grande assemblée internationale des mosquées qui a son siège à Mekka. Il était membre du haut conseil de l’université de Médine et de la haute organisation pour le prêche.

 

Il fut nommé GRAND MOUFTI D’ARABIE SAOUDITE en 1413 (h).

 

 

gifs puces bullets Son enseignement gifs puces bullets

 

 

Les cours qu’il dispensait étaient très nombreux et très divers. Il enseignait les 6 livres mères[Les Sahihs de Boukhari et de Mouslim ainsi que les Sunans de Nassaï, abou Daoud, Tirmidhi et ibn Maja.], et même le Musnad de l’Imam Ahmad, el Mouwatta de l’Imam Malik, les Sounans de ad-Darimi, le Sahih de ibn Hiban, le Tafsir d’ibn Kathir, de Baghawi, Zad al Ma’ad, Kitab at-Tawhid, Oussoul Thalatha, el Darar es-Souriya, ‘Aqida Wasitiya, Boulough al Maram, Sounan al Koubra de Nassaï, ‘Aqida Tahawiya, as-Sarim al Massloul ‘Ala chatimy ar-Rassoul, Ryad as-Salihin,… Tous ses cours et ses assemblées étaient dispensés à travers l’Arabie Saoudite : à Mekka, à Ryad, à Ta-if. De grands savants et des étudiants de haut niveau ont été formés par le cheikh tels que cheikh Mouhammed Salih ibn al ‘Otheymine, cheikh Salih ibn al fawzan al Fawzan, cheikh ‘AbdelAziz Âl Cheikh, cheikh Rabi’ ibn Hadi al Madkhali, cheikh Mouhammad Aman al Jami -qu’Allah lui fasse miséricorde- …

 

 

gifs puces bullets Les signes de sa piété gifs puces bullets

 

 

gifs puces bullets Parmi les signes de sa piété, on remarque qu’il n’ajoutait pas souvent de commentaires personnels dans ses leçons, les paroles des anciens étant suffisantes. C’était comme s’il donnait une leçon à lui-même, ou comme s’il se donnait une révision à son propre profit.

 

gifs puces bullets Il se déplaçait lui-même pour rencontrer les personnes qui l’attendaient à sa porte, afin de tenter de les aider en leur donnant de l’argent ou en répondant à leurs questions. A une occasion, il a interrompu un débat alors qu’il était avec de grands savants pour répondre à une femme au téléphone.

 

gifs puces bullets Ses vêtements, ses chaussures et sa canne indiquaient son ascétisme, il ne s’intéressait pas au luxe de ce monde. Il dépensait son salaire pour venir en aide aux nécessiteux.

 

gifs puces bullets C’était un homme très bien organisé qui tirait profit de son temps entre son travail, ses cours, ses repas, et ses conférences.

 

gifs puces bullets Il avait une remarquable habilité à distinguer les voix même s’il y avait beaucoup de monde autour de lui. Il pouvait reconnaître son interlocuteur même s’il n’avait pas entendu sa voix depuis longtemps. Il se souvenait des détails les plus subtiles concernant l’état des gens et se renseignait sur la situation de leurs affaires dans leurs pays d’origine malgré leur grand nombre.

 

gifs puces bullets Il se remémorait Allah très souvent, jusqu’à entre deux bouchées lorsqu’il mangeait.

 

gifs puces bullets Il avait l’habitude de jeûner le lundi et le jeudi comme le faisait le Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

gifs puces bullets Il était rempli de crainte d’Allah, était émotif et pleurait facilement à tel point qu’il interrompait ses leçons.

 

gifs puces bullets Il cessait de répondre aux questions quand c’était l’heure de répondre au muezzin…

 

gifs puces bullets Il n’omettait jamais le Dhikr après la Salaat malgré qu’il y avait beaucoup de monde autour de lui, qui lui faisait des requêtes et lui posait des questions.

 

gifs puces bullets Il était équitable envers ses deux femmes.

 

gifs puces bullets Combien d’étudiants ont été acceptés dans les universités par son intermédiaire ? Combien de personnes démunies ont reçu la charité de sa part ? Et combien de travailleurs ont eu la possibilité de ramener leurs femmes dans l’état par son intermédiaire ?

 

gifs puces bullets Il était très généreux… Il ne mangeait jamais seul. Il avait toujours de nombreux invités et ne mangeait jamais sans qu’il y ait d’autres personnes à sa table.

 

gifs puces bullets Allah a fait en sorte que les gens à travers le monde l’aiment car le cheikh prenait grand soin de l’Islam et des musulmans.

 

 

gifs puces bullets Ses caractéristiques physiques et son apparence gifs puces bullets

 

Le sheikh رحمه الله était de corpulence et de taille moyenne. Son visage était rond et son teint hâlé. Il avait un nez en courbe, et une barbe qui était courte sur les côtés mais épaisse sous le menton. Si à l’origine sa barbe était noire, quand des poils blancs apparurent il la teinta avec du henné.

 

Il ressemblait par cela à beaucoup de ses prédécesseurs. D’apparence agréable, il portait toujours des habits blancs et avait d’amples vêtements, et des pantalons qui tombaient à la moitié de son tibia.

 

 

gifs puces bullets Sa mort gifs puces bullets

 

 

gifs puces bullets Il travailla jusqu’à son dernier souffle, et il continua à donner des cours malgré sa maladie… Le Cheikh رحمه الله commença par souffrir d’une douleur à l’œsophage due à une infection au début du Ramadan dernier. Il est rentré de nombreuses fois à l’hôpital… Quand sa douleur s’aggrava, on pouvait le voir facilement sur son visage.

 

gifs puces bullets Mercredi soir, il était assis avec sa famille et ses enfants jusqu’à minuit puis il alla se coucher. A deux heures du matin sa souffrance s’endurcit et son âme se sépara de son corps pour rejoindre son Créateur le jeudi au Fajr dans la ville de Ta-if… le 27 du mois de Muharram, 1420 de l’hégire (13/05/1999). Il avait 89 ans. Seuls deux catégories d’ennemis d’Allah peuvent se réjouir de sa mort : Les hypocrites qui veulent déformer l’Islam et les malheureux innovateurs qui suivent leurs passion.

 

gifs puces bullets Nous ne prétendons pas que le cheikh avait plus de science que Chafi’i رحمه الله, l’imam Ahmad رحمه الله ou ibn Taymiya رحمه الله. Loin de là ! Mais il est aussi important à notre époque qu’ils ne l’étaient à la leur. »

 

Le Cheikh رحمه الله était attentif et portait beaucoup d’intérêt aux musulmans à travers le monde et aux difficultés qu’ils rencontraient. Parmi les actions auxquelles se livrait le cheikh, la charité et l’aumône envers les nécessiteux, les étudiants, la construction de mosquées avec tout ce que cela implique comme dépenses, tout comme il faisait des dons aux orphelins et beaucoup d’autres œuvres que nos plumes ne sauraient décrire et citer d’une manière suffisante.

 

Chères sœurs, Chers frères, après avoir entendu les actions auxquelles se livrait notre Cheikh, sachez que par-dessus tout, il avait un souci, celui d’élever la parole d’Allah au-dessus de tout. Les heures qu’il s’accordait pour dormir se comptent sur les doigts de la main car il ne dormait que 4 à 5 heures par nuit ; le reste du temps, il le consacrait à l’invocation d’Allah, aux adorations, à prêcher la science, à répondre aux questions et aux besoins des musulmans. Il disait souvent : « J’aurais pu me décharger de mes fonctions depuis 20 ans mais si je suis resté ce n’est que pour être au service des musulmans et donner victoire à la religion ».

 

Qu’Allah lui fasse miséricorde et qu’Allah le rétribue pour nous, pour tous les musulmans et pour l’Islam de la meilleure façon et qu’Allah le fasse habiter Ses plus belles demeures avec les prophètes, les martyrs et les pieux !                                                                              Amin !

 

Références :

Al Injaz fi Tarjamati al Imam ‘Abdel’Aziz ibn Baz et BinBaz.Org.Sa

  

3 décembre 2014

En compagnie de Sheykh el Albani رحمه الله, durant les 8 derniers mois de sa vie

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

raconté par son élève ‘Ali Hassan Al Halabi Al Athari حفظه الله

 

Avant d’entamer mes propos concernant notre cheikh, notre père, notre professeur «Assad as Sounnah, littéralement : Le lion de la Sounnah » et la fierté des Imams, abou ‘Abdir-Rahman Mouhammad Naçiroud-dine al Albany رحمه الله, je noterais deux points très importants :

 

* Le début d’un bien :

 

En effet l’année 1332 H (1913), qui fut l’année de sa naissance, fut également l’année du décès du grand savant de Syrie Jamaloud- dine al Qassimi رحمه الله. En fait, cette année là, le ciel de la Syrie perdit une étoile qui laissa apparaître à sa place un astre nouveau.

 

* Une belle fin :

 

L’année de sa mort, 1420 H (1999), fut également l’année du décès du grand savant, le cheikh ‘Abdoul ‘Aziz ibn ‘Abdillah ibn Baz رحمه الله. Oui, à quelques mois d’intervalle nous perdîmes abou ‘Abdillah, puis ensuite, abou ‘Abdir-Rahmane, deux astres lumineux qui ont recouvert la planète entière, son ciel et sa terre, de lumière.

 

Telle fut l’interprétation du rêve pieux que fit plus d’un homme de bien à des moments proches et des lieux éloignés. En effet, il y a quelques mois certains virent en rêve deux étoiles immenses dans le ciel, leurs lumières éclairaient tout l’horizon, et c’est alors que l’une d’entre elle tomba puis l’autre suivie.

 

Oui, le monde est pratiquement dans les ténèbres après la perte de ces deux savants, eux, autour desquels Allah réunissait le bien, la science, la Da’wa, la ‘Aquida, le Minhaj et ce avec bonté et réforme.

 

Allah a permis, et à Lui le mérite, à l’auteur de ces quelques lignes, de tenir compagnie au cheikh abou ‘Abdir-Rahmane pendant 22 ans. Ce temps là, fut apprentissage bénéfique, amour, entraide et reforme. J’ai été dans les derniers moments, honoré d’une compagnie encore plus proche, dans sa maison, au sein de ses livres près de son bureau, pendant les huit derniers mois de sa vie bénie, marquée par la science, la vérification (des Hadiths). Cette vie finie par le bien et le bonheur -InchaAllah-.

 

J’ai pu constater de lui رحمه الله des moments forts dans la science prouvant son importance et la place qu’il occupait et j’en citerais certains à mes frères pour qu’ils puissent en tirer profit et en faire profiter d’autres :

 

gifs puces bullets Lorsque je lui ai annoncé le décès de cheikh ibn Baz رحمه الله il ne put contenir le pleur et versa de fortes larmes et prononça de bonnes paroles sur lui.

 

gifs puces bullets  Il ne se languissait pas de s’asseoir derrière son bureau, pour écrire et vérifier des ouvrages, et ce, car ses enfants et petits-enfants lui apportaient les livres jusqu’au 50e jour précédant sa mort, car son corps devint faible et il perdit ses forces. Malgré cela, il resta sain d’esprit, n’était pas sujet à l’oubli, son cœur était fermement attaché au Coran et à la Sounnah.

 

Et comme on dit : « Si j’oublie, je n’oublierais pas », la conversation téléphonique que j’ai eu avec lui 30 jours environ avant son décès pour me demander de l’aider à retrouver un livre de Tafsir, lui appartenant. Il était différentiable, il se rappelait de sa forme, sa couleur… Mais malheureusement je n’ai pas pu l’aider à le reconnaître.

 

Notre frère abou ‘Oubadah ‘Abdoullatif fils de notre cheikh Mouhammad Naçiroud-dine al Albany رحمه الله, me raconta que notre cheikh lui demanda, 48 heures avant sa mort, de lui apporter son livre Sahih Sounan abi Dawoud pour y vérifier quelque chose qui lui tenait à cœur et qui lui préoccupait l’esprit.

 

gifs puces bullets Dès l’instant où il ne put plus écrire de sa propre main, il dictait à ses enfants ou ses petits enfants certains Hadiths à écrire, et particulièrement dans la Silsila des Hadiths faibles et ils écrivaient donc de lui.

 

Et je me souviens encore il y a quelques mois à peine, lorsqu’il écrivit 18 pages pour dénoncer un Hadith Mounkar (parmi les Hadiths faibles) et il avait rassemblé sur sa table des dizaines de livres dont il en prit ce qu’il voulait et l’écrivit d’une façon superbe et remarquable, et en tira les morales et les remarques importantes. Et il ne fait aucun mystère pour celui qui écrit et publie, combien il est difficile pour celui qui écrit lui-même, de regrouper des textes qui se ressemblent dans des livres différents, alors que dire de celui qui, en plus, se doit de dicter cela aux autres et ne peut l’écrire lui-même.

 

gifs puces bullets Je l’ai vu accorder une importance particulière au livre Al moudawi li’ilal al jami’ wa charhi al manawi de Ahmad ibn as-Siddiq al Ghoummari [..] Il examinait les propos de l’auteur et apportait des critiques et des remarques et discutait longuement. Et j’ai écrit de lui le 22 dhoul Qi’da de l’an 1419 H (1998) à son domicile les propos du cheikh concernant cet ouvrage: « Ce livre n’est pas bon, je ne conseille pas sa lecture sauf pour les grands étudiants appliqués ; Et si seulement quelques étudiants doués et forts prenaient la succession de ce travail en écrivant un livre pour le réfuter que l’on pourrait intituler Al Kâwi lil Moudawi et on y mentionnerait les Hadiths faibles, que lui considère authentiques, et les Hadiths authentiques que lui considère faibles… »

 

gifs puces bullets Le dernier livre sur lequel travailla notre cheikh est Tahdhib Sahih al Jami’ as-Saghir wal Istidrak ‘alaïh. Il me répondit lorsque je l’interrogeais au sujet de ce livre : « J’entreprends cet ouvrage sous la suggestion de ma maladie et de ma faiblesse » Son travail consista à authentifier ou non les Hadiths dont il n’avait pas encore analysé les chaînes de narrateurs, se contentant du jugement qu’en firent les savants et les Imams comme les Hadiths de Tarikh Dimashq (l’histoire de Damas) d’ibn ‘Assakir et Al Mou’jam al Awsat et Al Mou’jam al Kabir de at-Tabarany et autres…

 

gifs puces bullets Mes dernières approches du cheikh m’apprirent de nombreuses choses et je considérais ses moments comme étant des cercles d’apprentissages intensifs. J’ai appris plus amplement la méthode du cheikh et sa minutie en voyant tous ses ouvrages, environ 150 manuscrits dont certains sont complets et d’autres encore inachevés.

 

gifs puces bullets J’ai tenté, ces derniers temps de ne pas voyager pour ne pas quitter notre cheikh, et je me suis vu m’excuser à plusieurs reprises de voyager pour différents pays : l’Amérique, l’Allemagne, la Hollande, l’Espagne, l’Indonésie.

 

Mais je me suis rappelé qu’il fallait d’urgence partir en Arabie Saoudite pour renouveler ma carte de résidence, alors je demandai la permission à notre cheikh mercredi, et je ne savais ce que le destin nous réservait.

 

Je lui rendis donc visite après le ‘Icha, il était là, allongé sur son lit, le dos appuyé sur le bord du lit et je l’ai vu, par Allah, comme je ne l’avais pas vu depuis des mois : Le visage net, les yeux scintillants, la voix claire, l’esprit apaisé et je lui dis : « Par Allah ! Cheikh je n’aime pas me séparer de vous, mais ce qui doit être fait doit être forcément fait ».

 

Puis je lui expliquais l’obligation de mon voyage et il accepta cela de la meilleure façon en faisant des invocations pour moi et il dit: « J’espère qu’Allah te ramènera parmi ta famille en paix ! »

 

Puis je lui fit mes adieux. Le jeudi matin, je voyageai donc et j’arrivai à Riyad après la prière du Dhohr.

 

L’Annonce de sa mort

 

Le jour suivant, environ deux heures après la prière du vendredi, j’appelais depuis Riyad chez notre cheikh pour avoir de ses nouvelles. Ce fut sa femme -qu’Allah la fasse patienter et la rétribue- qui me dit que l’état du cheikh était le même que depuis ma dernière visite qui datait de moins de deux jours. Mais arriva le jour prévu :

Traduction relative et approchée :

« Et lorsque leur date limite arrivera il ne pourront la devancer d’une heure ni la retarder. »

 

Nous avons effectué la prière du Maghreb à la mosquée de ad-Dira à Riyad, et ce fut le cheikh Abdoul’Aziz ibn ‘Abdillah Âl Cheikh le Moufti d’Arabie Saoudite qui guida la prière. Je rencontrais à la mosquée de nombreux frères comme le cheikh ‘Abdoul ‘Aziz as-Sadhan qui me fit faire la connaissance du Moufti que j’ai salué. Puis il m’interrogea sur l’état de cheikh Nacir, comme avait l’habitude de le faire ceux qui me voyaient en voyage, ou non, puis je lui répondis que la situation de notre cheikh restait inchangée, et qu’il était encore malade et que nous demandions à Allah qu’Il lui redonne force.

 

Et nous ne savions pas, à ce moment là, que notre cheikh était en train de mourir ou était mort. Entre le Maghreb et le ‘Icha se réunissait une assemblée de frères parmi les Toulab al ‘Ilm (étudiants), et par grâce d’Allah, lors de cette assemblée, la discussion tournait autour de cheikh al Albany رحمه الله et des efforts dont il faisait preuve dans la science. La première question fut celle du propriétaire de la maison qui évoquait des rumeurs concernant cheikh, l’accusant d’être un Mourji et d’être en désaccord avec Ahl as-Sounnah en ce qui concerne al Iman (la foi). Je lui répondis donc, grâce à Allah, par une réponse exhaustive tirée des grands savants anciens et contemporains, comme ibn Taymiya رحمه الله, ibn al Qayim رحمه الله et ceux qui les avaient suivis dans la science et la foi. Je m’attardais donc à démontrer que le Minhaj de notre cheikh était en accord avec le leur et ne le contredisait en rien. Et nous n’avions pas fini avec la première question, et pas entamé la deuxième que nous parvint la terrible information par un coup de téléphone, et ce, seulement 30 minutes après la prière du Maghreb, cheikh al Albany venait de décéder !

 

Il n’y a de vrai Dieu qu’Allah, c’est à Allah que nous appartenons et vers Lui que nous retournerons !

 

Allah a dit :

 

وَمَا جَعَلْنَا لِبَشَرٍ مِّن قَبْلِكَ الْخُلْدَ أَفَإِن مِّتَّ فَهُمُ الْخَالِدُونَ

 

Traduction relative et approchée :

« Et Nous n’avons attribué l’immortalité à nul homme avant toi. Est-ce que si tu meurs, toi, ils seront, eux, éternels. » S21 V34

 

Par Allah ! Ce fut un choc mais nous avons patienté et non faibli.

Il ne s’écoula pas plus d’une heure sans que tout Riyad entière fut au courant, puis la Mecque, puis Médine, puis…, puis…

Et c’est comme si la terre entière, en une petite heure, fut au courant de la mort de cheikh, s’attrista et pleura.

Et la tristesse qui se trouvait dans mon cœur était bien plus douloureuse et ma blessure plus profonde, car il se passa ce dont j’avais peur mais c’est vers Allah que nous retournerons !

 

En fait il s’est passé le contraire de ce que j’attendais, et ce que j’évitais à tout prix se passa (une sagesse certaine). Il n’y a de pouvoir et de force qu’en Allah !

 

Et le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Et lorsqu’un mal t’arrive, ne te mets pas à dire : « Si j’avais fais ainsi et ainsi. » Mais dis plutôt : « C’est Allah qui a prédestiné et a fait ce qu’Il a voulu. » Car le « Si » permet à Chaïtan d’intervenir. » Rapporté par Mouslim d’après abou Houreira

 

Mais même si le cheikh est mort et fut enterré alors que je fus loin de lui, chose qui fut dure pour moi, j’eus tout de même le privilège, et le mérite revient à Allah, d’être le dernier à avoir parlé au cheikh et pour qui il fit des invocations, à l’avoir rencontré, serré sa main, hormis sa famille, alors Louange à Allah pour ce qu’Il a prédestiné et facilité !

 

Allah a dit :

 

قُل لَّن يُصِيبَنَا إِلاَّ مَا كَتَبَ اللّهُ لَنَا

 

Traduction relative et approchée :

« Dis : Rien ne nous atteindra en dehors de ce qu’Allah a prescrit pour nous. »S9 V51

 

 

Le dimanche matin, environs deux heures avant la prière du Dhohr, l’avion en provenance de Riyad arriva à ‘Amman, et j’accourus près de la tombe du cheikh, essayant d’appliquer des Sounnah face auxquelles le cheikh était méticuleux, lorsque l’on manque la prière funéraire d’un proche ou d’un ami. J’ai donc prier sur lui, près de sa tombe, par 9 Takbir demandant à Allah pour lui la miséricorde, les hauts degrés et la compagnie des meilleurs parmi les adorateurs d’Allah pieux.

 

Je voyageais donc jeudi en saluant notre cheikh la veille, et je revenais dimanche alors qu’Allah l’avait choisi auprès de Lui, la veille également. Ce ne fut donc qu’une question de deux journées !!

 

gifs puces bullets Il s’avère que le testament écrit de notre cheikh est daté du 27 Joumada al Awal 1410H (1989), soit depuis 10 ans !! Toute sa vie fut sur la Sounnah (son vivant et sa mort).

 

Voici en fait 8 situations s’étant produites sur une période de 8 mois, la première étant la plus chère de ma vie et la dernière la plus dure pour moi.

 

Qu’Allah fasse miséricorde à notre cheikh,

Et qu’Allah nous réunisse avec lui parmi les pieux.

Car Il est proche et répond aux invocations !

 

Extrait de Ma’a cheikhina Nacir as-Sounnah wad-Dine par ‘Ali Hassan al Halaby حفظه الله

3 décembre 2014

Anecdote au sujet de la vie de Ibn Hadjar رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sheikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîne رحمه الله

[...] Certains historiens nous ont conté la vie de al-Hâfidh Ibn Hadjar [al-'Asqalânî] رحمه الله, en relatant qu’il était juge des juges en Egypte à son époque. Un jour, alors qu’il se rendait à un endroit pour son travail, avec une charrette tirée par des bêtes, il passa près d’un homme juif en Egypte, qui était vendeur d’huile.

Il [le juif] portait des vêtements sales. Ce juif arrêta donc la charrette [d'Ibn Hadjar], et s’adressa à lui en lui disant : « Certes votre Prophète dit : Ce bas-monde est une prison pour le croyant, et le Paradis du Mécréant. » 
Rapporté par Muslim

 Et toi, tu es juge des juges en Egypte ! Et tu es dans ce bienfait !

 Tandis que moi [le juif] je suis dans ce châtiment et cette difficulté !

C’est alors que Ibn Hadjar lui rétorqua :

« Je suis dans ce que je suis comme bienfait, mais ce bienfait en comparaison à celui-ci du Paradis, est à l’équivalence d’une prison pour moi. Alors que ta difficulté et le châtiment dans lequel tu te trouves, par rapport au châtiment de l’Enfer, sont à l’équivalence du Paradis pour toi ! »

Et l’homme juif de lui rétorquer : « La Ilâha Illa Allâh wa Ach-hadou anna Muhammadan ar-Rassoulou-LLâh ! » [...] 

 

« Kitâb ul-’Ilm » de SHeikh Ibn ‘Uthaymîne, p.47-48

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3 décembre 2014

Quelques points de la biographie de Shaykh Muqbil رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Son origine, Son clan, Ses études

 

Il est Muqbil bin Haadee bin Muqbil bin Qaa’idah al-Hamdaanee al-Waadi’ee al-Khallaalee, de la tribus des Aali Raashid.Il vient de Waadi’ah, qui est un endroit à l’est de la ville de Sa’adah dans la vallée de Dammaaj.
Parlant de son père , Umm ‘Abdillaah Al-Waadi’iyyah a dit :  » son père mourut alors qu’il etait jeune il ne l’a pas connu. Il grandit donc comme un orphelin sous la protection de sa mère, quand elle lui disait de travailler afin de gagner de l’argent et afin d’etre comme tout le monde il lui répondait : « Je vais partir étudier » et elle lui disait alors : « qu’Allah te guide » ainsi elle invoquait Allah pour qu’Il le guide, aussi il se peut qu’une de ses invocations ait coincidé à un moment ou les invocations sont acceptées vu qu’il fut parmi ceux qu’Allah guida. » [Nubdhah Mukhtasarah: pg. 18]
Parlant de son clan Shaykh Muqbel dit dans sa biographie : « Qu’Allah soit Glorifié, la majeure partie des personnes de Waadi’ah, region voisine de Sa’adah me défendirent moi et la Da’wah. Certains le firent pour défendre la religion et d’autres par dévotion tribale. Mais si ce n’eut été pour Allah tout d’abord , les ennemis de la Da’wah as salafiyah, et en particulier les chiites de Sa’adah, nous auraient tous anéantis ». (les chiites du yemen étaient très agressifs à l’encontre de shaykh muqbel car shaykh Muqbel détournait les gens du shisme wal hamdulillah)
Shaykh Muqbel rajoute :  » … si bien qu’Allah me sauva des chiites par l’intermédiaire des hommes de Waadi’ah ainsi que certains autres, les chiites m’en voulaient énormément . »

 

« Dans sa biographie Shaykh Muqbel raconte qu’apres avoir a étudié en arabie saoudite des livres tel que : Saheeh Al-Bukhaary, Buloogh al-Maraam, Riyaadh as-Saaliheen (le jardin des vertueux), Fath-ul-Majeed (l’explication de Kitaab at-Tawheed) aupres des savants de son époque ainsi qu’en auto didacte, il est rentré au yemen et il a commencé a précher à la da’awah authentique et à combattre les fausses pratiques tel que l’adoration des tombes, le sacrifice pour autre qu’Allah etc…

Les chiites yemenites lui en voulaient beaucoup certains le menacèrent de mort et les autorités chiites et communistes de l’époque le menaçait de l’emprisonner, et il fut d’ailleurs emprisonné 11 jours.

 

Concernant cette anedocte shaykh Muqbel rapporte :

 » Une cinquantaine parmi les jeunes de Waad’iah me visitaient en prison certaines nuits, tandis que 150 hommes de Waadi’ah allaient voir les gardiens de prisons durant ces memes nuits si bien qu’à la fin les gardiens de prison extenués  par cela me libérèrent et la louange revient à Allah toute entière.

Un autre exemple du soutien des gens de Waadi’ah est que lorsque je souhaitais voyager et que je l’annonçais ils se concurrençaient les uns les autres, qu’Allah les preserve, pour voir qui m’accompagnerait et qui assurerait ma sécurité à un tel point que parfois nous sortions et voyagions remplissant une quinzaine de voitures. »

 

Ce que les savants disent de lui

 

Concernant Shaykh Muqbel رحمه الله Shaikh Muhammad bin Saalih Al-‘Uthaimeen رحمه الله a dit :
 » Dites lui que je le considère comme étant un revivificateur (mujaddid). » Shaikh Yahyaa al-Hajooree rapporta que Shaikh Rabee’ Al-Madkhalee dit à propos de Shaykh Muqbel :  » Il est le revivificateur (mujaddid) du Yemen » et il dit également  » depuis l’époque de Shaykh ‘Abdur-Razaaq as-San’aanee jusqu’a notre époque actuelle personne n’a établi la da’awah au Yemen et revivifié sa saveur comme l’a fait Al Waadi’i (c’est à dire Shaykh Muqbel). »
Shaikh Al-Albaanee رحمه الله a dit par ailleurs :  » …Ainsi manquer de respect et déprécier ces deux shaykhs (Rabee’ et Muqbil), qui appellent au Qur’aan et au Sunnah, à la méthologie des salaf saalih (pieux prédécesseurs) qui font la guerre à ceux qui s’opposent à cette méthodologie droite et correcte vient de 2 catégories de personnes et ceci est clair a chacun.

Cela peut soi venir de quelqu’un d’ignorant ou de quelqu’un qui suit ses désirs… S’il s’agit d’une personne ignorante alors on peut lui enseigner…par contre si il s’agit d’une personne qui suit ses désirs, ses passions alors nous cherchons le refuge auprès d’Allah contre le mal de cette personne. Et nous demandons à Allah, Le Puissant, Le Sublime de le guider ou de briser son dos. »
[source de cette parole audio tiré de : Silsilah al-Hudaa wan-Noor: 1/851]

 

Perles de sagesse

 

Quelques paroles de Shaykh Muqbel :

« Oh mes enfants, je jure par Allaah si la science pouvait être versée dans un verre, je la verserais pour vous, mais elle n’est que par le dur travail, l’épuisement, et l’éraflure des genoux. Et Yahyaa bin Abee Katheer disait à son fils ` Abdullaah :  » la science ne s’obtient pas par la relaxation du corps ».
Rapporté par Muslim dans son Saheeh chapitre de la prière

 

Nous croyons qu’il n’y aura ni honneur ni victoire pour les musulmans tant qu’ils ne retourneront pas au Livre d’Allah et à la Sunna du messager d’Allah صلى الله عليه و سلم. Tarjuma Abi ‘Abdur-Rahman Muqbil Ibn Hadi al-Wadi’i (p. 135-142)

 

Notre da’wa et notre ‘aqida est plus chère à nos yeux que nous-mêmes, nos biens et nos progénitures. Ainsi nous ne sommes pas prêts à la laisser tomber pour de l’or ni pour de l’argent. Nous disons que cela est tel qu’aucun ne peut espérer nous désintéresser de notre da’wa , ni penser qu’il lui est possible de nous l’acheter pour des dinar ou des dirham. Car les politiques savent déjà cela de nous, et ils ont désespéré de nous l’acheter par des hautes positions sociales ou des biens matériels. Tarjuma Abi ‘Abdur-Rahman Muqbil Ibn Hadi al-Wadi’i (p. 135-142

 

Sa Mort

 

Shaikh Muqbil bin Haadee Al-Waadi’ee est décédé en 1422H (7/21/2001) en raison d’une affection hépatique dont il souffrait depuis longtemps, et pour laquelle il a voyagé en Amérique, en Allemagne et en Arabie Saoudite durant la dernière partie de sa vie pour chercher le traitement. Il avait près de soixante-dix ans lorsqu’il est mort à Jeddah (arabie saoudite). Sa prière funèbre fut célébrée à Makkah et il fut été enterré dans le cimetière d’Al-`Adl près des tombes de Shaikh Ibn Baaz رحمه الله et Shaykh Al-`Uthaimeen رحمه الله , qu’Allah leur fasse misericorde à tous trois.

 

Son oeuvre

 

Shaykh Muqbil a laissé derrière lui un centre au yemen : « le dar al hadith de Dammaaj  » dans lequel les étudiants musulmans (plus de 1000 hommes et femmes) du monde entier viennent étudier le tawhid, la sunnah authentique, le Qour’an, les règles de jurisprudence etc…

 

Shaykh Muqbil a laissé derriere lui des étudiants en science islamique (Toulab el ‘ilm) confirmés qui apellent à Allah selon la compréhension des pieux prédécesseurs, parmi eux Shaykh Yahiaa al Hajoory حفظه الله qui est le remplaçant de shaykh Muqbel à la tete du « dar al hadith de Dammaaj », ou Shaykha Umm Abdillah bint Muqbel (fille de shaykh Muqbel comme son nom l’indique) elle donne des cours aux soeurs, elle est également l’auteur d’ouvrages bénéfiques concernant la femme, l’éducation de enfants et d’autres sujets, حفظه الله.

 

Nous demandons à Allah de faire miséricorde à Shaykh Muqbel, tout comme nous implorons Allah d’améliorer l’état de nos gouverneurs musulmans ainsi que l’etat des musulmans partout dans le monde, Il est certes Celui qui Voit et qui Entend.

 

3 décembre 2014

Biographie de Cheikh Muhammed Nacer Eddine al Albani رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sa naissance…

 

Il est né en 1914 dans la ville de Ouchqou Dara qui était à l’époque la capitale d’Albanie, dans une famille pauvre mais pratiquante et connue pour les connaissances religieuses. Son père al Haj Nouh fut diplômé des instituts religieux de la capitale Othomane  » Istanbul « , puis il est revenu chez lui pour enseigner et éduquer les gens.

 

Lorsque le roi « Ahmed Zogho  » prit le pouvoir en Albanie, et décida de rendre le pays laïque imitant l’occident dans tous les domaines de la vie, le père prit peur et pressentit que le mal s’accroîtra. Alors il prit la décision d’émigrer en Syrie (Cham) pour sauvegarder sa religion et par crainte pour ses enfants des troubles. Son choix fut la ville de Damas dont il avait auparavant prit connaissance lors de son voyage pour le pèlerinage et ce qui le poussa à choisir cette ville ce sont les Hadiths rapportés sur les mérites de cette région et les invocations faites par le Messager .

 

Le grand savant al Albany a terminé ses études primaires dans l’école de  » Jam’yat al Is’af al Kheiry  » à Damas avec un niveau élevé. Du fait de la mauvaise idée que se faisait son père sur les écoles publiques du point de vue religieux, il décida de ne plus le laisser aller à l’école, et lui prépara un programme structuré. De ce programme, il apprit le Coran avec le Tajwid, la grammaire et le Fiqh d’après le Madh-hab Hanafi. De même que des amis à son père ont participé à son enseignement des sciences religieuses et arabes comme on verra plus loin.

 

Il apprit de son père la réparation des montres jusqu’à devenir un des meilleurs réparateurs de la ville, et il commença à gagner sa vie de ce métier. Son apprentissage de ce métier et son émigration vers la Syrie (Cham) furent deux grands bienfaits d’Allah pour lui, et pour cela son père a un grand mérite car le métier de réparateur de montres lui permit d’avoir un grand temps libre pour pouvoir lire et étudier les livres, et l’émigration vers Damas lui permit de connaître la langue arabe et les sciences religieuses depuis leurs sources.

 

Vers la science du Hadith et l’importance qu’il lui donna…

 

Le cheikh al Albany se dirigea vers la science du Hadith alors qu’il n’avait que 20 ans à peu près, attiré par les articles qui paraissaient dans la revue « al Manar » publiée par le cheikh Mouhammad Rachid Rida .

 

Le premier travail qu’il entreprit dans le Hadith fut de recopier le livre : Al Moughni ‘an haml al asfar fil asfar fi takhrij ma fil ihya minal akhbar du Hafidh al ‘Iraquy avec des annotations.

 

Celui qui regarde l’effort du cheikh dans ce travail est étonné par son intelligence, par ses bonnes connaissances à ce jeune âge, et l’étonnement augmente pour son assiduité pour le rangement du livre, et pour sa bonne écriture.

 

Ceci fut pour lui le début d’un grand bien car il avait de plus en plus d’envie pour la science du Hadith jusqu’à que son père désapprouva sa préoccupation pour cette science et lui disait :

 

 » La science du Hadith est réservée à ceux qui font faillite ! « .

 

Malgré tout cela, l’amour du cheikh pour le Hadith du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, et la distinction de l’authentique et du faible ne faisaient qu’augmenter. Et puisqu’il vivait sous la charge de son père qui avait à sa charge une grande famille, il n’avait pas les moyens d’acheter ce qu’il lui fallait comme livres qu’il ne trouvait pas dans la bibliothèque de son père qui était pleine de livres suivant le rite Hanafite.

 

C’est pour cela qu’il se dirigea vers la grande bibliothèque Adhahirya. Ceci fut un grand bienfait d’Allah sur lui car il y trouvait tout livre qu’il ne pouvait acheter, de même certaines librairies commerciales lui prêtaient des livres comme la librairie de Salim al Qouçaibany – et la librairie arabe Hachémite (al Maktaba al ‘arabya al hachimya) de ‘Oubeid Ikhwane.

 

Son intérêt pour le Hadith et ses sciences est devenu sa grande préoccupation, jusqu’à ce qu’il lui arrivait de fermer sa boutique pour aller à la librairie Adhahirya et il y restait douze heures sans se lasser de la lecture, des annotations et de la vérification sauf pour les Salâts pour lesquelles il s’arrêtait. Et souvent il mangeait simplement dans la bibliothèque. Puis la direction de la bibliothèque décida de lui réserver une pièce pour lui seul, pour qu’il puisse faire ses recherches utiles dans la science, et aussi de lui donner la clé de la bibliothèque. Et là, pendant des années, le cheikh venait tôt le matin avant les employés qui eux retournaient chez eux à l’heure du Dhohr sans revenir, alors que lui, y restait ce qu’Allah veuille qu’il reste, et il lui arrivait de ne repartir qu’après avoir prié la Salât du ‘Icha.

 

Tous ceux qui le voyaient à l’époque dans la bibliothèque, savaient le degré de ses efforts et sa volonté de ne pas perdre de temps, jusqu’à que certains lui en voulaient car il était trop dans la lecture et l’écriture lorsqu’ils lui rendaient visite à la bibliothèque. Naturellement le cheikh était excusable car il ne voulait pas perdre son temps avec les longues salutations et bienvenues, il répondait aux questions qui lui étaient posées, tout en regardant dans le livre et sans relever son regard vers celui qui pose la question avec le strict minimum de mots suffisants. Parmi les fruits de ce grand effort béni, il y a eu :

 

- Takhrij ahadith al bouyou’ fi mawsou’ati al fiqh al islami (Recherche sur ceux qui ont rapporté les Hadiths concernant le commerce dans la jurisprudence islamique), et d’autres ouvrages que l’on verra si Allah le veut.

 

- Celui qui lit l’introduction du cheikh dans Fahras makhtoutat al Hadith fil maktaba adhahirya (L’index des manuscrits du Hadith dans la bibliothèque Adhahirya), lorsqu’il parle sur la difficulté de retrouver une feuille perdue ou mal rangée, reconnaît la longue patience et l’énorme effort qu’il a entrepris pour servir la Sounnah purifiée.

 

L’appel à Allah …

 

Les Hadiths du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم  ont eu un grand effet sur la voie qu’entreprit le cheikh dans la science comme dans la pratique, et c’est comme ça que le cheikh prit la bonne voie authentique qui est de ne prendre que d’Allah et de Son Messager seulement en s’aidant de la compréhension des grands Imams parmi les pieux prédécesseurs, sans aucun fanatisme pour l’un d’entre eux, mais plutôt c’est la vérité qu’il recherchait là où elle se trouve.

 

De là, il commença à contredire le Madh-hab Hanafi dans lequel il grandit. Son père s’opposait à lui durement, alors le cheikh lui démontrait qu’il n’était pas permis à un musulman de délaisser la pratique des Hadiths du Messager d’Allah alors qu’ils sont authentiques et que certains Imams les ont mis en pratique quelque soit celui qui les contredit, tout en lui expliquant aussi que ceci est la voie de l’Imam abou Hanifa ainsi que les autres imams, qu’Allah leur soit clément.

 

Et c’est comme ça que les discussions ont commencé entre le cheikh al Albany et les autres savants. Il subit une grande opposition de la part de beaucoup de cheikhs fanatiques à leurs Madh-hab et des cheikhs Soufis et des charlatans innovateurs, et surtout des gens de la même origine que lui (la communauté albanaise de Damas) qui poussaient la masse contre lui en prétendant qu’il était un Wahhabite égaré et ils prévenaient les gens contre lui, alors qu’au même moment des savants connus de Damas étaient d’accord avec lui et l’ont encouragé à continuer dans son prêche. Parmi eux, il y avait le grand savant Bahjat Albaitar, le cheikh ‘Abdoul Fattah al Imam, le cheikh Tawfiq al Barzah et bien d’autres, qu’Allah leur soit clément. Le Cheikh al Albany n’en avait que faire des paroles des gens et de leur opposition, mais bien au contraire ceci ne faisait que le pousser à persister sur la vraie voie. Il s’éduquait à avoir la patience et à supporter le mal (qu’on lui faisait) et ceci comme application du commandement de Louqmane à son fils comme Allah nous le cite dans Son Livre .

 

Et il est véritablement comme le dit sur lui un de ses élèves : « Il est comme la pluie qui ne regarde pas sur quelle terre elle va tomber ».

 

Le cheikh prit en main l’étendard du Tawhid et de la Sounnah, et visita beaucoup de savants de Damas et il y a eu entre lui et eux beaucoup de discussions sur des questions du Tawhid, l’attachement fanatique au Madh-hab et les innovations, et ceci, en compagnie du cheikh ‘Abdoul Fattah al Imam qui était à l’époque le président de l’association des jeunes musulmans.

 

Le cheikh donnait deux cours par semaine auxquels participaient les étudiants en religion et quelques professeurs d’université. Parmi les livres qu’il a enseignés, il y a :

 

1- Fath al Majid Charh Kitab at Tawhid (commentaire du livre de l’unicité) de ‘Abdour-Rahmane ibn Hassan ibn Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab.

 

2- Ar Rawda an Nadya Charh ad Dourar al Bahya.

 

3- Minhaj al Islam fil Houkm (la voie de l’islam dans la façon de gouverner) de Mouhammad Assad.

 

4- Ouçoul al Fiqh (les fondements de la jurisprudence) de ‘Abdoul Wahhab Khallaf.

 

5- Mouçtalah at Tarikh (la science de l’histoire) de Assad Roustoum.

 

6- Fiqh as Sounnah (la compréhension de la Sounnah) de Sayid Sabiq.

 

7- Al Ba’ith al Hathith Charh Ikhtiçar ‘Ouloum al Hadith d’ibn Kathir de Ahmad Chakir.

 

8- At Targhib wa at Tarhib de al Hafidh al Moundhiri.

 

19- Ryad as Salihin (Les jardins des vertueux) de an Nawawy.

 

10- Al Ilmam fa Ahadith al Ahkam d’ibn Daqiq al ‘Id.

 

Mais il n’a pas pu terminer ces deux derniers livres à cause de certains cheikhs qui se sont plaints de lui auprès des autorités et il fut emprisonné à peu près six mois. Il avait déjà connu la prison avant cela en 1967 où il y resta un mois.

 

Le cheikh avait des voyages mensuels organisés, au début c’était pour une semaine par mois, puis ce fut trois jours par mois. Le cheikh allait dans les grandes villes comme Halab, Idlab, Alladhiqya, Salmya, Homs, Hama, Arriqah puis des voyages vers la Jordanie avant qu’il ne décide d’y résider dernièrement. Tous ces efforts et ces voyages eurent de très bons fruits, même s’il y avait l’opposition des gens de la passion, cela ne le décourageait pas à continuer.

 

L’enseignement à l’université Islamique de Médine…

 

Avec l’aide d’Allah, , puis des efforts continus, de bons ouvrages du cheikh ont vu le jour dans les domaines du Hadith, du Fiqh, de la ‘Aquida et autres qui ont montré aux savants ce qu’Allah lui avait donné comme compréhension authentique, grande science, grande compréhension du Hadith, de ses sciences, de ses narrateurs, ainsi qu’un chemin scientifique qui fait du Livre et de la Sounnah le juge et la balance dans tous les domaines, et tout ceci avec la compréhension des pieux prédécesseurs et leur voie dans l’apprentissage et du d’écoulement des règles et des lois.

 

C’est cette voie qu’entreprirent beaucoup de grands savants surtout le cheikh al Islam ibn Taymiya et ses élèves, et ceux qui les ont suivis.

 

Tout ceci rendit le cheikh célèbre, les savants retournaient à lui, les responsables des écoles de science reconnaissaient son degré. Ce qui poussa les responsables de l’université islamique (de Médine) lors de sa fondation, et à leur tête le cheikh et grand savant Mouhammad ibn Ibrahim Âl cheikh le président de l’université islamique à l’époque et le grand Moufti du Royaume d’Arabie Saoudite, de choisir le cheikh al Albany pour le poste de professeur du Hadith, de ses sciences et de sa compréhension à l’université.

 

Le cheikh y resta trois ans, de l’année 1381h (1961) jusqu’à la fin de l’année 1383h (1963), en enseignant le Hadith et ses sciences, et pendant cette période il était un bon exemple à suivre dans l’effort, la sincérité et la modestie. Ceci se voyait très bien dans ses assises avec les étudiants pendant les inter-classes et dans les voyages organisés par l’université. Et à cette époque, il était membre du Conseil de l’université.

 

Le retour du cheikh à Damas…

 

Le cheikh est retourné à Damas avec encore une plus grande volonté, et il rejoignit sa pièce qui lui était réservée dans la librairie Adhahirya, et il se remit à étudier et écrire, et il consacra tout son temps à cela. Il délaissa sa boutique (pour réparer les montres) à un de ses frères, puis à son fils après la mort de son frère. Son temps entièrement réservé à l’étude et l’écriture lui permit de présenter au monde islamique encore plus d’ouvrages utiles et de bonnes vérifications qu’on citera dans cette biographie.

 

Les liens avec les savants, leur étonnement et leurs éloges à son encontre…

 

Le cheikh al Albany rencontra beaucoup de savants et d’étudiants en science, et il leur apprenait des choses comme eux lui en apprenaient. Et parmi les savants qu’il a rencontrés, il y a :

 

Le cheikh Mouhammad Hamid al Faqi président de Jama’at Ansar as Sounah al Mouhammadya en Egypte .

 

Le grand savant Ahmad Chakir .

 

Il y a eu entre eux et lui des recherches et des discussions bénéfiques dans la science.

 

Le cheikh ‘Abdour-Razzaq Hamza

 

Le docteur et grand savant Mouhammad Taqyouddine Al Hilaly

 

Le grand savant et cheikh al Hafidh Mouhammad al Joundalawy durant la période où il enseignait à l’université islamique de Médine.

 

Le grand savant et cheikh Mouhammad Raghib Attabbakh .

 

L’historien de Halab voulu rencontrer le cheikh al Albany, et cela s’est fait par l’intermédiaire du professeur Mouhammad Moubarak . A cette époque, le cheikh al Albany était encore tout jeune, mais le cheikh at-Tabbakh était surpris de ce qu’il entendait sur lui au sujet de sa grande volonté dans le prêche au Livre et à la Sounnah, et son étude des sciences du Hadith. Et il lui donna la permission de rapporter d’après lui ses chaînes de narration et il lui donna son livre : Al anwar al jalya fi moukhtaçar al athbat al halabya.

 

Et en ce qui concerne ses relations avec son excellence le cheikh ‘Abdoul ‘Aziz ibn ‘Abdillah ibn Baz رحمه الله,le président de la direction des recherches scientifiques de l’Ifta et du prêche en Arabie Saoudite, il y avait de très bonnes liaisons entre eux, et ils ont eu des assises et des discussions bénéfiques dans la science lors de leurs rencontres et lorsqu’ils s’écrivaient.

 

Le cheikh ‘Abdous-Samad Charafoud-dine un des savants de l’Inde et qui publia après vérification le premier volume de As-Sounanoul Koubra de an-Nassaï et Touhfatoul Achraf de al Mazi. Ils s’écrivaient beaucoup dans le domaine de la science, et une fois il lui écrivit :

 

« Il est parvenu au Cheikh ‘Oubeidoullah arRouhmani le président de l’université as-Salafya à Banars (en Inde) une question, provenant de Daroul Ifta à Ryad en Arabie Saoudite, sur un Hadith dont le texte est étrange et dont le sens est étonnant, et qui a un lien proche de notre époque. Et il y a eu unanimité des savants réunis ici pour revenir au plus grand savant de cette époque sur les Hadiths prophétiques qui est le cheikh al Albany »

 

Beaucoup de savants lui ont écrit et lui ont fait savoir qu’il les impressionnait et qu’ils l’aimaient, qu’ils avaient envie de le rencontrer, surtout les savants d’Inde et du Pakistan.

 

Le grand savant ‘Oubeidoullah ar-Rouhmany l’auteur de: Mirqat al mafatih Charh Michkat al Maçabih.

 

Le cheikh Mouhammad az-Zamzamy au Maroc qu’il a rencontré et avec qui il y eut des recherches et des discussions dans la science chez lui à Tanger. Et bien d’autres…

 

Beaucoup d’étudiants retournaient à lui, et ceci même encore, durant leurs études et leurs hautes spécialisations pour les diplômes du « Doctorat » et du « Magistère » dans les sciences islamiques. Ils allaient à sa rencontre, l’écoutaient, lui écrivaient et profitaient de lui dans les sciences du Hadith et autres.

 

Parmi eux, il y a le docteur Amine al Miçri , le président du département des études islamiques à l’université islamique de Médine. Et il disait clairement que le cheikh al Albany méritait plus son poste que lui et qu’il en était plus en droit. Il se considérait comme un de ses élèves, et il encourageait les étudiants à profiter de sa présence lorsqu’ils visitaient Médine.

 

Ce même témoignage lui fut donné par le docteur Soubhi As-Salih, ancien professeur du Hadith et de ses sciences à l’université de Damas et à l’université libanaise aujourd’hui.

 

Ainsi que le docteur Ahmad Al ‘Assal, président du département de la culture et des études islamiques à l’université de Ryad.

 

Le cheikh Mouhammad Taïb Oukij Al Yousnari, professeur de l’exégèse, du Hadith et du Fiqh à la faculté religieuse de l’université d’Ankara en Turquie et à l’institut islamique supérieur à Konya, lui envoya beaucoup de lettres où il y montre son étonnement pour le cheikh al Albany et où il pose certaines questions concernant la science. Parmi lesquelles, il y a cette lettre datée du 7 Cha’bane 1389h où il dit :

 

« Son excellence, le grand savant et chercheur, le professeur respecté abou ‘Abdir-Rahmane Mouhammad Naciroud-dine al Albany (Qu’Allah le protège de tout mal et qu’il rende ses connaissances bénéfiques pour nous), mon cher professeur respecté… Je vous félicite pour votre grande réussite dans le domaine de la science, qu’Allah augmente dans le monde islamique le nombre de gens comme vous. Et en réalité, j’aurai voulu avoir tous vos livres, c’est pour cela que je vous demanderai d’en aviser vos éditeurs pour qu’ils me les envoient à mon adresse et je vous en remercie d’avance ».

 

Aussi le docteur ‘Abdoul-’Ali ‘Abdoul-Hamid Al A’dhamy, le professeur à la faculté des études islamiques à l’université de Beirou au Nigéria, qui lui fit de très bons éloges.

 

Le professeur Ahmad Madh-har Al ‘Adhama, président de l’association at-Tamaddou al Islami à Damas, qui fut impressionné de sa science et qui lui permis d’écrire dans sa revue beaucoup d’articles sans faire attention aux dires de beaucoup d’opposants. Il écrit sur lui:

 

« Damas connut son plus grand Mouhaddith, le grand savant Badroud-dine al Housseiny ; et lorsqu’il mourût, la ville n’avait plus d’imam dans les sciences du Hadith vers qui les gens retourneraient, si ce n’est un jeune Arna-outy [Habitant de la région comprenant l'Albani et le Kosovo] qui a grandit dans la science et la piété, qui est le professeur Mouhammad Naciroud-dine (al Albany) connu parmi les jeunes pour son travail dans le Hadith et ses sciences, qui a réunit les jeunes autour de lui et fut remarqué. Il a pu avoir des élèves qui apprennent de lui du fait de sa langue arabe claire, de la douceur de ses paroles et ses bonnes discussions. »

 

Aussi le grand savant Mouhammad ‘Ata-oullah Hanif, auteur de At-Ta’liqat As-Salafya ‘ala Sounane an-Nassa-i qui lui fit des éloges.Et aussi beaucoup d’autres savants et personnalités…

 

Ses efforts dans la science, ses fonctions et ses voyages…

 

Nous avons vu que le cheikh a étudié chez son père certaines sciences comme la grammaire, des livres de Fiqh Hanafi comme Moukhtaçar Al Qaddoury, et il apprit de lui le Coran entièrement avec Tajwid d’après la version de Hafs. Il étudia chez le cheikh Sa’id al Bourhany le livre Maraqi Alfalah dans le Fiqh Hanafi, le livre Choudhour adh-Dhahab dans la grammaire, et certains livres contemporains dans l’éloquence. Il assistait aux assemblées du grand Savant le cheikh Mouhammad Bahjat al Baitar avec des professeurs de al Majma’ al ‘Ilmi à Damas parmi lesquels ‘Izzoud-dine at-Tannoukhy , ils lisaient le livre Al Hamassa de abou Tamam.

 

La faculté des études religieuses de Damas le choisit pour qu’il vérifie qui a rapporté les Hadiths dans le domaine du commerce, concernant l’encyclopédie du Fiqh islamique que l’université voulait publier (en 1955).

 

Il fut choisit comme Membre dans le bureau du Hadith, qui fut créé à l’époque de l’union entre l’Egypte et la Syrie, pour relire et superviser la publication des livres de la Sounnah.

 

L’université as-Salafya de Banars en Inde lui demanda de venir en Inde pour être le Cheikh du Hadith et il s’excusa de son refus car il était difficile pour lui d’emmener toute sa famille à cause de la guerre qui opposait l’Inde au Pakistan à cette époque.

 

Le ministre de l’éducation saoudien Hassan ibn ‘Abdillah Âl Cheikh lui demanda en 1388h (1968) d’être le Superviseur de la faculté des hautes études islamiques à l’université de la Mecque.

 

Il fut choisit Membre du haut conseil de l’université islamique de Médine de l’année 1395h (1974) à l’année 1398h (1977).

 

Il donna une conférence importante en Espagne, suite à l’invitation de l’union des étudiants musulmans en Espagne, et qui fut publiée plus tard avec pour titre : Al Hadith Houjja binafsih fil ‘Aqa-id wal Ahkam (Le Hadith est un argument en lui-même (à part entière) dans les croyances et les règles). Il visita l’émirat du Qatar et y donna une conférence avec pour titre : Manzilatou as-Sounnah fil Islam (la place de la Sounnah dans l’Islam). Il fut envoyé par la direction des recherches scientifiques, de l’Ifta et du prêche (Ryad – Arabie Saoudite) en Egypte, au Maroc et en Grande-Bretagne pour prêcher au Monothéisme et à la vraie voie islamique. Il fut invité à beaucoup de congrès. Il participa à certains et s’excusa à la plupart de ne pouvoir y participer à cause du manque de temps, vu le nombre de ses travaux dans la science. Il visita certains pays européens, il y rencontra les minorités musulmanes ainsi que les étudiants musulmans, et il y donna des cours importants.

 

Les ouvrages et les travaux scientifiques…

 

Le cheikh a laissé beaucoup de livres écrits par lui-même et des travaux scientifiques sur d’anciens ouvrages, dont certains ont été traduits dans d’autres langues.

 

[Ici l'auteur 'Acim al Qar-youty en cita 114 et j'invite les frères et les sœurs à retourner au texte arabe pour voir les titres. Quant à son élève cheikh ‘Ali Hassan al Halaby, il en cite 218 dans son livre Ma'a cheikhina Naçir as-Sounnah wad-Dine.](Le traducteur)

 

D’après une biographie rédigée par aboul Achbal ‘Acim ibn ‘Abdillah al Qar-youty, Professeur à l’université islamique de Médine

(cheikh nasr ad-din al albani رحمه الله est mort en 1420 de l’hégire soit en 1999)

 

3 décembre 2014

Biographie du cheikh Mouhammad ibn Salih al Otheymine رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Biographie du cheikh  Mouhammad ibn Salih al Otheymine رحمه الله

 

gifs fleches pour webmaster Son nom est abou ‘Abdillah Mouhammad ibn Salih ibn Mouhammad ibn Otheymine al Wahaybi at-Tamimi.

 

gifs fleches pour webmaster Il est né dans la ville de ‘Ounayza [Région de Qassim, Arabie Saoudite] le 27 du mois du Ramadhan béni de l’année 1347 H (1926).

 

gifs fleches pour webmaster   Il a apprit et étudié le Saint Coran de son grand-père maternel, le cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn Souleyman Âl Dâmigh رحمه الله . Ensuite il est parti à la recherche de la science, a apprit l’art de l’écriture et du calcul et d’autres matières.

 

gifs fleches pour webmaster Cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di [1]  رحمه الله  avait deux de ses étudiants à qui il donna la responsabilité d’enseigner aux enfants : le premier est le cheikh ‘Ali as-Sâlihi et le deuxième le cheikh Mouhammad ibn ‘Abdil’Aziz al Moutawoui رحمه الله . Il étudia chez le second le résumé de al ‘Aqidah al Wassitiya du Cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di, et Minahij as-Salikin dans le Fiqh toujours du cheikh as-Sa’di etal Ajroumiyah et al alfiya [Ce sont deux livres de grammaire].

 

gifs fleches pour webmaster Il a étudié chez cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn ‘Ali ibn ‘Aoudan la science de l’héritage et le Fiqh.

 

gifs fleches pour webmaster Il apprit avec Cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn Naçir as-Sa’di, celui qui est considéré comme son premier professeur, il apprit de lui le Tawhid, le Tafsir, le Hadith, le Fiqh, les bases du Fiqh, la science de l’héritage, les sciences du Hadith, la grammaire et la conjugaison.

 

gifs fleches pour webmaster Il avait une grande place auprès de son cheikh رحمه الله   et lorsque le père de Mouhammad ibn Otheymine رحمه الله a déménagé à Riyadh, et voulait l’emmener avec lui, le cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di رحمه الله  lui a écrit : « Ce n’est pas possible ! Nous voudrions que Mouhammad reste ici jusqu’à ce qu’il apprenne bien ».

 

gifs fleches pour webmaster   Et le cheikh رحمه الله a dit :« J’ai beaucoup pris dans la façon d’enseigner la science et de la présenter aux étudiants avec des exemples, et de la même façon j’ai beaucoup profité de lui en ce qui concerne le comportement (Akhlaq) car le cheikh ‘Abdour-Rahmane رحمه الله avait de très bons caractères, il avait beaucoup de science et d’adoration, il s’amusait avec le petit et il riait avec le grand, Il est l’un de ceux qui avait le meilleur comportement que j’ai vu ». 

 

gifs fleches pour webmaster   Il a étudié chez le cheikh ‘Abdoul’Aziz ibn ‘Abdillah ibn Bâz [2] رحمه الله, qui est considéré comme son deuxième professeur, en commençant par Sahih al Boukhari, ainsi que quelques ouvrages de cheikh al Islam ibn Taymiya رحمه الله ainsi que quelques livres de Fiqh. Cheikh al Otheymine رحمه الله a dit :« J’ai pris beaucoup de cheikh ‘Abdoul’Aziz ibn Bâz رحمه الله dans le domaine du Hadith, ainsi que dans le domaine des bonnes mœurs et du comportement (Akhlaq) et il était accessible aux gens ».

 

gifs fleches pour webmaster En 1371h il a pris place pour enseigner à la mosquée et lorsque les instituts scientifiques de Riyad ont ouvert en l’an 1372H, il s’y est inscrit. Le cheikh رحمه الله a dit :« Je suis entré à l’institut scientifique en deuxième année après avoir demandé conseil à cheikh ‘Ali as-Sâlihi et après avoir reçu l’autorisation de cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di رحمه الله. L’institut à cette époque se divisait en deux, particulier et général [Soit, on suivait les cours soit, on passait seulement les examens], et moi j’étais dans le groupe particulier. 

Et il y avait aussi à cette époque la possibilité de « sauter une classe » c’est à dire qu’on étudiait les cours de l’année suivante pendant les vacances, ensuite on passait les examens à la rentrée, et si on y parvenait, on accédait à l’année suivante, et c’est comme cela que j’ai pu gagner des années ». 

 

gifs fleches pour webmaster Après deux années, il en est sortit et à été nommé professeur à l’institut scientifique de ‘Ounayza tout en continuant d’étudier par correspondance à la faculté de Chari’a ainsi que l’apprentissage de la science auprès de cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di.

gifs fleches pour webmaster Lorsque son Cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di رحمه الله est mort [3] on lui confia l’Imamat général de ‘Ounayza, ainsi que l’enseignement dans la bibliothèque Nationale de ‘Ounayza. Ensuite, il est partit enseigner à la faculté de Chari’a et Oussoul ad-Dine, annexe de l’université islamique Mouhammad ibn Sa’oud à Qassim, Tout en étant membre du conseil des grands savants du Royaume d’Arabie Saoudite. Le cheikh رحمه الله a fait un grand effort dans la prêche à Allah et dans les recommandations aux prêcheurs de tout lieu.

 

gifs fleches pour webmaster Et il est digne de mentionner que son excellence le cheikh Mouhammad ibn Ibrâhim [Il s'agit de cheikh Mouhammad ibn Ibrâhim Âl Cheikh ancien Moufti du royaume d'Arabie Saoudite] l’a sollicité et a insisté pour qu’il prenne le poste de juge. Mais le cheikh (al Otheymine رحمه الله)  n’a pas accepté cette décision en ce qui concerne sa nomination comme président du tribunal religieux d’al Ahsa-a, il lui a demandé de le pardonner.

 Et ce n’est qu’après plusieurs reprises et plusieurs correspondances personnelles que le cheikh (Mouhammad ibn Ibrâhim Âli cheikh) a accepté son refus en ce qui concerne sa nomination au poste de juge.

 

gifs fleches pour webmaster Il رحمه الله est l’auteur de plus de 40 ouvrages  (livres et Rissala) qui seront prochainement réunis incheAllah dansMajmou’ al Fatawa war-Rassa-il.

 D’après l’introduction au livre Charh Thalathatoul Oussoul 

 

Parmi ses enseignants [D'après un article de Walid ibn Ahmad al Housseïn az-Zoubeïri parut en 1414h (1994).] … 

 

gifs fleches pour webmaster Allah a donné à notre cheikh رحمه الله de l’intelligence et une grande volonté, et Il donne cela à qui Il veut. Aussi cheikh al Otheymine رحمه الله a grandi auprès de grands savants. Il a étudié chez beaucoup de Macha-ikh de la ville de ‘Ounayza et de Ryadh parmi ses professeurs -en plus de ceux qu’on a cité précédemment- il y a le cheikh Mouhammad Amine ach-Chinquiti qui est mort en 1393 h (1972), un exégète connu et grand connaisseur de la langue arabe, auteur du grand Tafsir connu Adwa al Bayan fi Idah al Qor-an bil Qor-an.

 

gifs fleches pour webmaster Cheikh al Otheymine رحمه الله a étudié chez lui lorsqu’il était à l’institut et dit : 

 « Nous étions étudiant dans l’institut, nous étions assis en classe et un cheikh est entré. Si tu le voyais tu te serais dit : « Celui là c’est un bédouin parmi les nomades, et il n’a aucune science et ne fait pas attention à sa personne ! » Lorsqu’on la vu, on l’a méprisé et je me suis souvenu de cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di en me disant : « Je l’ai laissé et me suis assis devant ce bédouin ! » Mais lorsqu’il a commencé son cours, ont a vu beaucoup de science sortir de lui et nous avons su que nous étions devant un grand savant et nous avons beaucoup profiter de sa science, de son comportement, de son délaissement de ce bas monde »….

 

Une Méthode d’enseignement différente [D'après un article de Walid ibn Ahmad al Housseïn az-Zoubeïri parut en 1414h (1994).]

 

gifs fleches pour webmaster Il l’a hérité de son cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di et depuis plus de trente cinq ans il a une manière d’enseigner différentes des autres savants du pays comme ‘Abdoul’Aziz ibn Bâz رحمه الله et ‘Abdoullah ad-Douweych رحمه الله [Abdoullah ad-Douweych est décédé très jeune en 1400H (1980), à l'âge de 40 ans].

gifs fleches pour webmaster Ceux qui ont participé à ses assises ont vu que la méthode de ibn Otheymine رحمه الله était très bénéfique d’un point de vue générale, parce que cheikh رحمه الله prête beaucoup attention à l’apprentissage des textes, et demande aux étudiants de réciter ce qu’ils ont appris et montre son mécontentement à l’égard de l’étudiant qui vient aux cours et n’apprend pas les textes. Parmi les livres enseignés chez le cheikh رحمه الله il y a le Saint Coran dont il faisait le Tafsir,Zad al Moustaqni’ dans le Fiqh Hanbali,Boulough al Maram,Kitabou at-Tawhid,al ‘Aqida al Wasitiya de cheikh al Islam ibn Taymiya رحمه الله, al Alfiya d’ibnou Malik dans la grammaire,al Ajroumiya en grammaire, al Bayqouniya dans la science du Hadith.

 

gifs fleches pour webmaster Quant aux grands ouvrages, cheikh رحمه الله ne demandait pas à tous les élèves de les apprendre par cœur car cela prendrait beaucoup de temps.

 

Al Otheymine a délivré des cours dans le Haram pendant plus de 35 ans [Saudi Gazette,12/07/2001]

 

gifs fleches pour webmaster Pendant plus de 35 ans, Cheikh Mouhammad ibn Salih al Otheymine رحمه الله avait le rôle de professeur donnant des cours à l’intérieur du Haram sacré à Makkah.  

 

gifs fleches pour webmaster Les cours du Haram faisaient parties de programmes organisés par la gestion des deux mosquées sacrées par les membres du bureau saoudien des grands savants et les membres du comité de Fatwa.  

 

gifs fleches pour webmaster Il avait une place permanente au deuxième étage de la mosquée sacrée à la barrière de l’Ajyad où beaucoup de gens écoutaient son exposition érudite.  

 

gifs fleches pour webmaster Il a donné des cours sur la ‘Aqidah (Croyance), le Fiqh (jurisprudence), le Hadith et le Tafsir. Il a aussi commenté des ouvrages écrits par de grands savants tel que ibn Taymiya, ibnoul Qayim et d’autres.

 

gifs fleches pour webmasterDe la même façon, il faisait des cours saisonniers pendant le Ramadhan et à la période du Hajj.

Des Dizaines de milliers de cassettes audio de ses conférences ont été enregistrées et sont disponibles au public. Les cassettes sont aussi disponibles à la bibliothèque de la mosquée sacrée à Makkah.

gifs fleches pour webmasterEn dépit de ses conditions de santé, cheikh al Otheymine رحمه الله ne s’est pas déchargé de ses responsabilités et obligations, et cela avec ponctualité et répondant aux questions de ses étudiants et des musulmans.

 

gifs fleches pour webmasterIl a participé à la réunion annuelle organisée par la société charitable pour la mémorisation du Saint Coran et laquelle récemment a été présidé par le prince ‘AbdoulMajid, gouverneur de la région de Makkah.

 

gifs fleches pour webmasterSon dernier cours publique a été délivré une nuit avant la célébration de ‘Aîd al Fitr. Pendant ce cours, il a parlé des méthodes et règles relatives au paiement de Zakat al Fitr. Il a aussi répondu à des questions sur d’autres sujets.

 

 

Cheikh al Otheymine رحمه الله pendant ses derniers jours [Saudi Gazette, 12/07/2001]

 

gifs fleches pour webmasterCheikh al Otheymine رحمه الله a été admis dans l’hôpital spécialisé du Roi Faissal de Jeddah où il recevait un traitement depuis ces 12 derniers jours.

Il a été traité par une équipe de spécialistes… Il a été mis sous équipement respiratoire huit jours à l’unité de soins intensifs.

Quand il a été admis à l’hôpital, il a été mis sur la liste de ceux à qui il ne sera pas pratiqué de réanimation cardiaque. De plus, il était trop en retard dans le traitement lorsqu’il est venu. La maladie s’était étendue dans son rein, son colon et un de ses poumons.

Il a été dit qu’il a souffert ses derniers jours de douleurs sévères à la suite de quoi il ne pouvait plus parler. Il était aussi rapporté qu’il a refusé de prendre le traitement chimique.

Il avait été aux États-Unis pour son traitement et après son retour, il a continué à recevoir des soins médicaux.

Mais, le cheikh رحمه الله qui savait que sa maladie était en phase terminale, a choisi de mourir à un endroit près du Haram Sacré à Makkah.

 

gifs fleches pour webmasterEn dépit de son état de santé, il a continué à donner ses cours habituels dans les différentes villes et places.

 

gifs fleches pour webmasterCheikh al Otheymine رحمه الله est mort à l’âge de 74 ans, laissant un héritage de connaissance, son engagement sincère et sa lutte au service de l’Islam.

 

gifs fleches pour webmasterIl était un modèle de savant bien informé, de droiture, d’honnêteté, d’engagement et de service désintéressé pour la cause d’Allah. Un grand nombre de musulmans incluant Savants et étudiants ont assisté à la Salât Janaza qui a été faite à la mosquée sacrée à Makkah après la prière du ‘Asr, jeudi.

 

 

500 000 personnes assistent à la Janaza de Cheikh al Otheymine رحمه الله [Arab News, 12/01/2001]

 

gifs fleches pour webmaster Plus de 500 000 personnes ont participées à la Janaza du cheikh Mouhammad ibn Salih al Otheymine رحمه الله, à Makkah hier. Approximativement 1650 agents de la sécurité avaient été déployés à la grande mosquée et autour du cimetière al Adil à Makkah pour surveiller la grande foule.  

Gardien des deux Mosquées sacrées, le Roi Fahd, le prince de la couronne ‘Abdoullah, le premier adjoint et commandant de la garde nationale, et le prince Sultan, deuxième adjoint et ministre de la défense et de l’aviation, hier ont envoyé un message de condoléances à la famille du cheikh رحمه الله exprimant leur peine profonde sur sa mort.  

La prière funéraire à la grande mosquée était assistée par un grand nombre de princes et de ministres ainsi qu’un grand nombre de savants musulmans et d’étudiants de cheikh Otheymine رحمه الله qui étaient ensemble avec les hauts fonctionnaires.

 

gifs fleches pour webmaster Plus de 500 membres de la famille du savant de Ryadh et de Qassim aussi bien qu’un grand nombre de gens de différentes parties du royaume étaient arrivés pour participer à la Janaza. La route qui mène de la mosquée sacrée au cimetière al Adil était bondée.

 

gifs fleches pour webmaster Pendant ce temps, savants saoudiens et du reste du monde islamique ont décrit la mort du cheikh ibn Otheymine رحمه الله comme une grande perte pour le monde musulman. Cheikh ‘Abdoul’Aziz Âl Cheikh, le grand Moufti a dit qu’il a partagé la peine de la mort du cheikh ibn Otheymine رحمه الله avec tous ses frères musulmans.

 

gifs fleches pour webmaster A ‘Ounayza, la deuxième plus grande ville dans Qassim, là où le Cheikh رحمه الله délivrait ses conférences, tout le monde était triste après avoir entendu la nouvelle choquante ce mercredi. Cheikh al Otheymine رحمه الله, âgé de 74 ans, est mort à l’hôpital spécialisé du Roi fayssal à Djeddah après une maladie prolongée.

C’était un membre du conseil Islamique des grands savants et un professeur à l’université Islamique Mouhammad ibn Sa’oud de Qassim […]. Il avait consacré sa vie à la propagation de l’Islam. Cheikh al Otheymine رحمه الله est l’auteur de plus de 40 livres sur diverses questions islamiques.

 

gifs fleches pour webmaster Ibrahim al Otheymine, fils du cheikh رحمه الله, a dit qu’il avait ordonné, qu’Internet soit utilisé pour propager le message de l’Islam dans le monde. :

« Nous projetons de lancer un site Web du même nom très prochainement ». 

Il a ajouté que le cheikh رحمه الله leur avait donné des directives concernant le site Web.

 

 La disparition des Savants est une grande calamité pour la Oumma [« al Baïda » n°5]

 

gifs fleches pour webmaster Allah عز و جل a dit :

 

{Ne voient-ils pas que Nous frappons la terre et que Nous la réduisons de tous côtés.} S13 V41.

 

Ibn ‘Abbass رضي الله عنه a dit concernant ce verset (ainsi que d’autres prédecesseurs) :

« C’est-à-dire par la mort de ses savants, de ses juristes et des gens de bien. » 

 

gifs fleches pour webmaster Et comme il est dit :

« La terre reste en vie tant que les savants vivent, 

                        Et dès qu’un de ses savants meurt, c’est une partie d’elle qui meurt. 

Tout comme la terre vit tant qu’il y a la pluie, 

                        Et si celle-ci s’abstient, à ses côtés vient la ruine »

 

gifs fleches pour webmaster La guidée des gens est directement liée à la présence des savants, comme le Prophète صلى الله عليه و سلم« Allah ne prend pas la science en l’arrachant (aux cœurs) des gens mais Il reprend la science en reprenant l’âme des savants, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de savants. Les gens prendront alors à leur tête des ignorants qui seront questionnés et qui répondront sans aucune science, alors ils s’égareront et égareront les autres » [Sahih Boukhari & Mouslim : Chapitre « La science » d'après ‘Amr ibn al ‘Ass رضي الله عنه].  a dit :

 

gifs fleches pour webmaster ‘Oumar ibn ‘Abdil ‘Aziz écrivit à abou Bakr ibn Hazm ceci : « Regarde (ou résume) ce qui fait partie des Hadiths du Prophète صلى الله عليه و سلم et écrit les et n’accepte que les Hadiths du Prophète صلى الله عليه و سلم, car j’ai peur que les savants ne disparaissent. Répandez cette science et formez des assemblées jusqu’à ce que l’ignorant soit instruit, car la science ne sera perdue que si elle devient un secret »[ Fath al Bari d'ibn Hajar, volume 1, page 194]

 

C’est un des signes de la fin du monde ! [ « al Baïda » n°5.]

 

gifs fleches pour webmaster Le départ et la perte des savants, c’est la perte de la science et c’est la perte du bien et cela fait partie des signes de la fin du monde : Dans le Sahih de Mouslim, d’après Anas ibn Malik رضي الله عنه d’après le Prophète صلى الله عليه و سلم  :« Parmi les signes de l’Heure, le fait que la science soit retirée et que l’ignorance apparaisse, et que la fornication se répande ainsi que l’alcoolisme, et les hommes diminueront et les femmes resteront (accroîtront), jusqu’à ce qu’il y est 50 femmes pour 1 seul homme»

 

gifs fleches pour webmaster Saïd ibn Joubaïr fut interrogé de la sorte : « Quel est le signe de l’Heure et de la perte des gens ? » 

Il dit : « …Quand leurs savants disparaîtront ! » 

 

gifs fleches pour webmaster On rapporte que abou al Samah a dit : « Il viendra un temps où l’homme prendra sa monture pour s’apprêter à voyager, il voyagera à travers plusieurs pays à la recherche de quelqu’un qui pourrait lui donner une science de la Sounnah qu’il pourrait suivre mais il ne trouvera personne capable de lui donner une Fatwa sauf avec une incertitude, et ceci est, en effet, déjà arrivé » [Résumé d'aprèsFath al Bari]

 

gifs fleches pour webmaster Et d’après certains Prédécesseurs : « La mort d’un savant est une brèche en Islam qui ne peut en rien être réparée. » 

 

 

Les ouvrages du cheikh رحمه الله

 

gifs fleches pour webmaster Cheikh رحمه الله à écrit beaucoup d’ouvrages :

 

gifs fleches pour webmaster   Il ne commença à écrire qu’à partir de l’an 1382H (1962) avec comme premier livre le résumé de al ‘Aquida al Hammaouiyah.

-  Les sciences du Hadith

-  Al Oussoul fi ‘Ilm al Oussoul

-  Al ghoussl wa salat

-  La mécréance de celui qui délaisse la prière

-  L’immolation de la bête

-  La ‘Oumra et le Hajj

-  Fara-id (science de l’héritage)

-  Loum’at al I’tiqad

-  Le commentaire de la ‘Aquida al Wasitiyah

-  La croyance des gens de la Sounnah et du groupe

-  Rissalatoul Hijab

-  La purification du malade

-  L’horaire des prières

-  Soujoud as-Sahou fi Salat

-  L’obligation de la zakat sur les bijoux

-  Tafsir Ayat al Qoursi

-  Fatawa pour les femmes

-  Conseil à celui qui prêche à Allah

-  Majmou’ fatawa     -  La divergence entre les savants, ses causes et notre position dessus

-  Les fondements du Tafsir

-  Des questions importantes

-  Les règles concernant le mort et son lavage

-  Les fondements du Fiqh

-  Les règles de la diminution de la prière pour le voyageur

-  Tafsir des versets concernant les règles religieuses

-  Le commentaire de ‘Oumdatoul Ahkam

-  Les cours et les Fatawas donnés dans la mosquée sacrée à Makkah

-  Toutes les formes d’intérêt

-  Aperçu sur la croyance islamique

-  Réponses aux questions concernant la vente et l’achat de l’or

-  La sagesse dans l’envoi des messagers

-  Le commentaire des fondements de la foi

-  Le mariage

-  52 questions concernant les règles des menstrues dans la prière, le jeûne, le pèlerinage et la ‘Oumra

 

Nous prions Allah qu’Il donne à Cheikh ibn Otheymine رحمه الله une abondance de Miséricorde, de pardon et qu’Il le récompense par le Paradis pour son service envers l’Islam, envers les Musulmans et la Oumma.

 

 

Note des traducteurs : 

 

 [1] Cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn Nacir as-Sa’di mort en 1376 H à ‘Ounayza à l’âge de 69 ans, c’était un célèbre exégète, auteur du Tafsir connuTayssir al Karim ar-Rahmane fi Tafsir Kalam al Mannane et il a fait beaucoup d’ouvrages dans le Fiqh, ses fondements et ses règles, dans la ‘Aquida et bien d’autres livres bénéfiques, et de chez lui sont sortis beaucoup de savants renommés dont certains sont membres du conseil des grands savants dont cheikh al Otheymine qui a étudié chez lui durant onze ans et c’est son plus grand élève et c’est pour cela qu’il a été choisi pour prendre la place de cheikh après sa mort dans la grande mosquée afin d’y enseigner et de répondre aux questions des gens. 

 

[2] Cheikh ‘Abdoul’Aziz ibn ‘Abdillah ibn Baz رحمه الله était l’ancien Moufti du royaume d’Arabie saoudite et président du conseil des grand savants, le cheikh ibn Otheymine رحمه الله a étudié chez lui lorsqu’il étudiait à Ryadh.

 

[3] Avant sa mort le cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di avait nommé des imams pour lui succéder à la grande mosquée de ‘Ounayza, mais ils se succédèrent et ne restèrent pas longtemps, et on nomma alors Imam de la grande mosquée, le cheikh al Otheymine رحمه الله et c’est à partir de là qu’il a enseigné à la place de son cheikh.

3 décembre 2014

Qu’est ce que l’Islam ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

L’ISLAM, c’est :

 

L’adoration d’Allah

 

La soumission à Allah

 

L’obéissance à Ses ordres

 

L’abandon de Ses interdits

 

L’abandon du polythéisme

 

Renier les gens de la mécréance et les associateurs

 

**************************************************

 

L’islam dans son sens général, c’est :

 

L’adoration d’Allah de la façon qu’Il a légiféré depuis qu’Il a envoyé les Messagers jusqu’à l’avènement de l’Heure

 

La preuve :

{Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis, et de notre descendance une communauté soumise à Toi…} s2 v 128

 

 

L’Islam, dans son sens particulier :

 

Fait référence au message apporté par Mohammed صلى الله عليه و سلم.

 

En effet, le message du Prophète صلى الله عليه و سلم a abrogé toutes les religions antérieures…

 

→ celui qui suit le Prophète صلى الله عليه و سلم = MUSULMAN

 

→ celui qui ne suit pas le Prophète صلى الله عليه و سلم = NON MUSULMAN

 

 

En conséquence :

 

Les adeptes des messagers en leur temps étaient musulmans

 

Les juifs du temps de Moussa عليه سلام étaient musulmans

 

Les chrétiens du temps de Issa عليه سلام étaient musulmans

 

MAIS, depuis que le Prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم a été envoyé….ceux qui n’ont pas cru en lui ne sont pas musulmans

 

 

De plus, l’ISLAM est la

 

SEULE RELIGION ACCEPTEE PAR ALLAH

 

et c’est

 

LA SEULE QUI SOIT BENEFIQUE POUR L’INDIVIDU.

 

 

{Certes, la religion acceptée d’Allah, c’est l’Islam.} s 3 v 19

 

{…Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous….} s 5 v 3

 

 

(Extrait du commentaire des 3 principes fondamentaux de Sheykh el-Otheymine رحمه الله
Sur un texte original de Mohammed ibn Abdul-Wahab رحمه الله)

3 décembre 2014

Les Fêtes Musulmanes

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cheikh Muhammad Salih al-Outheymine رحمه الله a dit :

 

En dehors de ces trois fêtes-là, il n’existe aucune autre fête :

« ’idu-l-fitr » (fête suivant la fin du mois de ramadhan).
 
« ’idu-l-adha » (jour du sacrifice de la bête).
 
 « ’idu-l-ousbou’ » (fête hebdomadaire soit le vendredi).

 

Toutes les fêtes innovées en dehors de ces fêtes-là sont donc rejetées à la face de celui qui les a initiées et n’ont aucune valeur (fausses) dans la religion d’Allah عز و جل conformément à la parole du prophète, صلى الله عليه وسلم :
 
« Celui qui a initié un acte innové ne faisant pas partie de notre religion est rejeté » [1], rejeté signifiant non accepté auprès d’Allah et dans une autre version :
 
« Celui qui fait un acte ne faisant pas partie de notre religion est rejeté ».
[1] Bukhâri, 1297
 
Source extrait de : Fatawa arkân al-islâm, Question 90, Page 174.
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