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Le Message Islam
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2 décembre 2014

Le Mercredi il y a un moment ou l’invocation est exaucée

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

  »D’après Djabîr c’ est à dire Ibn ‘AbdAllah رضي الله عنه qui rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a invoqué Allah dans la mosquée Al Fath et ce durant trois jour: lundi, mardi et mercredi. Son invocation fut exaucé le mercredi entre les deux prières, la bonne nouvelle se voyait sur son visage.

Djabîr رضي الله عنه dit : Ainsi, il n’ y a pas une situation grave qui se présente à moi si ce n’est que j’attendais ce moment pour invoquer Allah et je savais que mon invocation était exaucée. »


Rapporté par Ahmed, Al Bazzar et d’autres , la chaîne de transmission d’ Ahmed est bonne.

Cheikh Al AlBani رحمه الله a jugé ce hadith bon dans le livre « sahih at targhib wa at tarhib (2/143) numéro (1185)

 

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D’après Djabîr ibn ‘AbdAllah رضي الله عنه qui a dit:

  »L’ envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم a invoqué Allah dans cette mosquée , la mosquée d’ Al Fath : le lundi, le mardi et le mercredi, son invocation fut éxaucé entre les deux prières du jour mercredi.

Djabîr dit : Et il n’ y a pas une situation grave qui se présente à moi si ce n’ est que j’ attendais ce moment pour invoquer Allah , j’ invoquais Allah entre ces deux prières le mercredi à ce moment et je savais que mon invocation était éxaucé. »

Cheikh Al AlBani رحمه الله l’ a jugé bon dans « sahih al adab al moufrad » (1/246) numéro (704)

=> Cheikh Hussayn Al ‘Awaicha précise dans son commentaire de ce hadith que « entre les deux prières » désigne les prières de Dhohr et al ‘asr et ceci fut précisé dans certaines versions du hadith , le cheikh a dit : « Allah est plus savant de leurs authenticité. »

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2 décembre 2014

La douceur dans le comportement

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaikh Muhammad ibn Salih Al-‘Uthaymin رحمه الله

 

 

Question :

 

Il y a certains jeunes qui s’accrochent à leurs avis (positions) et ils reprochent aux autres de ne pas prendre les mêmes avis qu’eux, et cela peut les amener se calomnier ou s’insulter, quel est votre avis sur la question ?

 

Réponse :

 

Je vois que c’est une des ruses de Shaytan, afin de corrompre les liens religieux de fraternité et d’amour qu’il y a entre les gens. Lorsque Shaytan a vu la victoire (des musulmans) à l’époque du prophète صلى الله عليه و سلم et la force de l’islam, il a désespéré d’être adoré dans la péninsule arabique, mais il n’a pas désespéré de les amener à se quereller entre eux, et c’est ce qui arrive. Nous voyons qu’il est obligatoire aux jeunes, et aux moins jeunes, de craindre Allah, et d’entretenir de bons rapports, comme Allah l’a ordonné :


{Craignez Allah, maintenez de bonnes relations entre vous et obéissez à Allah et à Son messager, si vous êtes croyants.}

 

Que leurs préoccupations ne soient pas les « on dit » et de poser beaucoup de questions. Au contraire, chaque personne doit voir où est le bienfait pour sa religion et le mettre en application. Quant au fait que les gens s’opposent, en se diffamant (s’insultant) sans raison valable est une grave erreur. Et lorsqu’on a interrogé le prophète صلى الله عليه و سلم au sujet de la calomnie (ghîba), il dit :

« Dire de ton frère ce qu’il déteste »
,

le compagnons dit : « et si ce que l’on dit est vrai ? »,

il dit : « Si tu dis vrai, tu l’as calomnié, et si c’est faux, tu as menti sur lui » (rapporté par Muslim).

Et calomnier les savants et les gouverneurs est plus grave encore, car en calomniant les savants, on diminue la valeur du savant aux yeux des gens, et s’il perd de sa valeur à leurs yeux, ils n’accepteront plus de lui ce qu’il dit et ce qu’il montre de la législation d’Allah. En calomniant le savant, on l’insulte et on empêche les gens de profiter de ce qu’il peut enseigner de la législation d’Allah. Calomnier les gouverneurs est aussi très grave, car si les gouverneurs perdent de l’importance aux yeux des gens, ils ne leur obéiront plus, ils les détesteront, leur désordre apparaîtra et la paix disparaîtra, c’est pourquoi Allah dit :

 

{Ô vous les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement.}


Cela désigne les savants et les gouverneurs, et si on nous a ordonné de leur obéir dans tout ce qui n’est pas une désobéissance à Allah, il nous est obligatoire de les respecter et de respecter leur honneur. Si nous connaissons une faute ou une erreur de l’un d’eux, il nous est obligatoire de le conseiller jusqu’à ce que le problème disparaisse.

Les jeunes ne doivent pas s’accrocher aux personnes, mais ils doivent accepter la vérité de quiconque, et la divergence ne doit les amener à se détester et à se calomnier, car cela n’est aucunement permis.

Liqa’at al-bab al-maftuh (n°1500)

 

La douceur dans le comportement dans N- LE COMPORTEMENT MUSULMAN s16

 

 

Nous voudrions ajouter à la parole du shaikh en donnant un exemple du rang des savants et du comportement à adopter en cas de divergence.

A notre époque, une des oppositions les plus marquées est sans doute celle qui a opposé deux montagnes de science : shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani et shaikh Hamud At-Tuwayjiri. Ces deux savants n’ont cessé de se répondre, par livre interposé, sur des questions sur lesquelles ils étaient en divergence. Les propos sont parfois très durs, mais toujours appuyés de preuves et de paroles des salafs. Shaikh Falah Ibn Isma’il, qui a connu ces deux savants, nous raconte quelles étaient leurs relations :

« Vous savez que shaikh Al-Albani, sur de nombreuses questions, a des avis (spécifiques), sur lesquels beaucoup de savants du Najd et d’Arabie saoudite sont en désaccords. Et peut être que certains étudiants en science ont lu les répliques entre shaikh Al-Abani et shaikh Hamud At-Tuwayjiri. Lorsque nous avons commencé l’étude de la science, nous lisions (ces répliques), des paroles très dures, et nous pensions, comme c’est le cas aujourd’hui, qu’il est certain que si shaikh Al-Albani venait de ce côté, shaikh At-Tuwayri s’en irait en de l’autre, d’après ce que nous lisions.

 

Nous habitions à Médine, mais tous les ans nous restions un certain temps à Ryadh. Nous étions donc à Ryadh, et nous avons rendu visite, chez lui, à shaikh Hamud At-Tuwayjiri, car nous avions plusieurs questions à lui poser. Nous étions avec son fils ‘Abdallah et nous sommes restés longtemps avec le shaikh, nous priions (à la mosquée) et nous revenions, jusqu’après la prière du ‘isha. Sûrement que la plupart d’entre vous ne le connaissent pas, il avait une grande prestance, ce qui est rare parmi les gens, et lorsque nous lui parlions, nous pesions nos mots, au contraire shaikh ‘Abdel ‘Aziz (Al-Shaikh) est doux, il plaisante avec toi. Alors que shaikh Hamud ne riait pas, parlait peu, bougeait peu. A la fin du cours, dans la nuit, le shaikh nous dit : « vous serez encore à Ryadh demain ? » Nous répondîmes : oui, il dit : « Si c’est le cas venez déjeuner avec nous demain » (Nous étions très content) déjeuner avec le shaikh, c’est un grand bienfait ! Il nous dit : « Venez déjeuner demain car nous avons un invité : shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani » nous étions encore plus heureux d’entendre le nom du shaikh que de manger le lendemain avec lui ! Mais nous étions étonné ! Al-Albani et Hamud At-Tuwayjiri, et oui c’était vrai, Al-Albani était invité à manger chez shaikh Hamud At-Tuwayjiri.

 

Le lendemain nous sommes arrivés avant la prière du Dhohr pour voir comment serait la rencontre entre les deux shaikh. Après la prière nous nous sommes assis dans le bureau du shaikh, quand un des enfants du shaikh vint avertir que shaikh (Al-Albani) était arrivé. Shaikh (Hamud) s’est levé et tout le monde l’a suivi jusque dans la rue pour accueillir shaikh Al-Albani. Ils se sont embrassés longuement, puis (shaikh Hamud) a fait entrer (shaikh Al-Albani) et il n’est entré qu’après lui et en lui disant : « tu es chez toi ». Shaikh Al-Albani s’est assis à côté de shaikh Hamud et peu de temps après est arrivé le café, 3 thermos dont un près de shaikh Hamud. Dès que le thermos est arrivé, shaikh Hamud s’est levé et l’a pris des mains de son enfant et tout le monde dans la pièce s’est précipité pour ne pas que le shaikh serve. Il dit : « Par Allah, personne ne servira shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani si ce n’est Hamud At-Tuwayjiri ! ». Il servait le café et shaikh Al-Albani lui disait « assied-toi shaikh ! » car chez nous il faut être debout devant l’invité pour servir le café, jusqu’à ce qu’il soit repu, il ne faut pas s’asseoir. Et il répétait : «Par Allah, personne ne servira shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani si ce n’est Hamud At-Tuwayjiri ! ». Il servait et shaikh Al-albani disait : « cela suffit », shaikh disait : « non, bois encore », jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Cela nous a beaucoup étonné et beaucoup appris dans le comportement.

 

Voilà le comportement des savants, ils sont en divergence, mais sur la science, ils ne se détestent pas, ne se tournent pas le dos, ne rompent pas les liens, ne s’insultent pas. Nous avons trouvé un tel amour entre les deux shaikh ! Nous lisions leur propos et nous disions : c’est dur, mais c’est vrai ! C’est cela le comportement des savants. A la fin de l’assise, nous avons demandé au fils du shaikh, ‘Abdallah : « Comment cela se fait-il ? ». Il nous dit : « Tous les ans, lorsque shaikh Al-Albani vient à Ryadh, obligatoirement il vient déjeuner ou dîner chez mon père ». Voilà le comportement dont nous avons besoin, il faut qu’il y ait de la miséricorde, de l’amour, de l’union entre nous. Le prophète صلى الله عليه و سلم dit : « Aucun d’entre vous ne sera (véritablement) croyant tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Si nos frères se trompent sur le chemin, nous les haïssons ? Par Allah, non ! Nous sommes miséricordieux avec eux et nous les conseillons jusqu’à ce qu’ils reviennent à la vérité, et nous n’arrêtons que lorsque que nous voyons qu’ils sont revenus à la vérité. Il faut que nous ayons un bon comportement avec eux.

 

Et il y a une autre histoire avec shaikh Hamud, une fois un étudiant dans une assise du shaikh, lui lisait un livre et il a fait allusion à shaikh Al-Albani en disant : « et certains disent », il n’a pas dit : « Shaikh Al-Albani a dit ». Shaikh Hamud lui dit : « Arrête ! Qui a dit ça ! Qui sont « certains » ? Tu veux dire shaikh Al-Albani. Crains Allah ! C’est un imam des imams de la sunna, Allah a secouru par lui la sunna et a brisé l’innovation ! » Puis il ordonna qu’on fasse sortir cet étudiant de chez lui, alors qu’il y a entre eux des répliques. Mais si ces répliques sont scientifiques, elles ne divisent pas les musulmans. Mais ceux-là (ceux qui divisent et critiquent les savants), les pauvres, n’ont aucune science. Nos enseignants à Médine écrivent des répliques scientifiques et cela énerve (ces gens). Pourquoi ? Car ils ne lisent pas les livres de science, mais ils s’accrochent à un groupe et disent « Hassan Al-Banna a dit cela… », Hassan Al-Banna n’est pas préservé de l’erreur !

 

Avant cela nous avons rappelé que dans le Qur’an, Allah fait des reproches à Nuh, ainsi qu’à Muhammad صلى الله عليه و سلم de la meilleure manière. Et toi, tu veux faire de tel ou tel prêcheur quelqu’un de préservé de l’erreur et qu’il ne faut pas parler de ses erreurs, non mes frères, la religion d’Allah est plus en droit qu’on s’accroche à elle que les hommes. Regardez ‘Abdullah Ibn ‘Abbas, à cette époque, il est apparu que certains compagnons s’accrochaient aux avis de Abu Bakr et ‘Umar. Qui ? Abu Bakr, le meilleur des hommes après les prophètes ! Les compagnons s’y accrochaient, à chaque fois que ‘Abdullah Ibn ‘Abbas leur disait quelque chose, ils lui disaient : « oui mais Abu Bakr a dit ceci, ‘Umar a dit cela… ». Ils n’ont pas dit : As-Shafi’i a dit, Ahmad, Abu Hanifa, Sayed Qutb, non ! Abu Bakr et ‘Umar ! Qu’a fait ‘Abdullah Ibn ‘Abbas ? Il s’est énervé : « Par Allah, il s’en faut de peu que des pierres ne tombent du ciel sur vous ! Je vous dit le messager d’Allah a dit et vous me dites Abu Bakr et ‘Umar ont dit ! » Mes frères, cela était pour Abu Bakr et ‘Umar, alors qu’en est-il pour ceux qui sont moindres qu’eux.

 

Montrer les erreurs est la voie de base, la voie du Qur’an et de la sunna, mais les gens sont loin du Qur’an, de la sunna, de la vie des compagnons, de la vie des pieux prédécesseurs. Les compagnons répliquaient l’un sur l’autre, mais avec amour, affection, union. Il faut que nous fassions la différence entre l’insulte, l’injure et le fait de montrer les erreurs. Montrer les erreurs avec un bon comportement est un acte d’adoration par laquelle nous adorons Allah. Nous demandons à Allah qu’il nous accorde, ainsi qu’à vous, le succès. »

2 décembre 2014

La description des Croyants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

par l’Élève des Compagnons Al-Hassan Al-Basri رحمه الله

(m. 110 de l’Hégire)

 

 

Salama ibn ‘Amir a dit:

Nous fîmes la prière du vendredi avec al Hassan al Bassri , et lorsque nous terminâmes, nous nous regroupâmes autour de lui ; il se mit alors à pleurer d’une manière intense, on lui demanda : « Que t’arrive-t-il ?qu’Allah te fasse miséricorde ?alors que durant ton sommeil le Paradis t’a été annoncé? « 

Ses pleurs devinrent plus intenses et il dit :

Et comment ne pleurerais-je pas alors que si l’un des compagnons du Prophète, صلى الله عليه و سلم, entrait par cette porte de la mosquée, il ne reconnaîtrait que la direction vers laquelle [on se tourne pour prier].

Puis il ajouta :

Loin s’en faut ! Les souhaits ont fait périr les gens, ont donné des propos sans actes, une connaissance sans patience et une foi sans certitude ; pourquoi vois-je des hommes et ne vois-je pas d’esprit, et entends-je des bruits légers et ne vois-je ni monture ni compagnon ?

Par Allah ! Les gens sont entrés puis sont sortis, ils ont su et ils ont blâmé, ils ont interdit puis ils ont rendu licite. Certes, la religion de l’un d’entre vous est [semblable à un] brin de paille sur sa langue, si on lui demandait : Crois-tu au Jour de la rétribution ? Il répondrait ; Oui ! Par le Maître du Jour de la rétribution ! Il ment.

 

Certes, parmi les comportements du croyant,

il doit avoir une force dans la religion,

une fermeté accompagnée d’une douceur,

une foi accompagnée d’une conviction,

une science accompagnée d’une indulgence,

une indulgence accompagnée d’une science,

une intelligence accompagnée d’une douceur,

une belle apparence tout en étant pauvre,

une richesse accompagnée d’une modération,

des dépenses accompagnées d’une sollicitude,

une miséricorde envers celui qui est essoufflé,

l’acquittement des droits [d'autrui],

une rectitude accompagnée d’une équité ;

il n’est pas injuste envers celui qu’il hait,

il ne commet pas de péchés afin d’aider celui qu’il aime,

il ne calomnie pas,

il ne fait pas de clins d’oeil,

il ne dénigre pas,

il ne tient pas de propos futiles,

il ne se divertit pas et il ne s’amuse pas,

il ne sème pas la discorde,

il ne convoite pas ce qui ne lui appartient pas,

il ne nie pas les droits qui sont à sa charge,

il ne dépasse pas la limite dans les quantités,

il ne se réjouit pas de la turpitude dont est atteint autrui

et il n’éprouve pas de plaisir lorsqu’un malheur atteint autrui.

Le croyant fait preuve de recueillement dans sa prière,

il s’empresse de s’acquitter de l’aumône légale.

Ses propos sont une guérison, sa patience est une piété, son silence est une réflexion, son regard est une leçon.

Il fréquente les savants afin d’apprendre, il se tait lorsqu’il est avec eux, afin d’être sain et sauf.

Il parle afin de rapporter un butin, s’il se comporte bien, il se réjouit, et s’il se comporte mal, il demande pardon [à Allah].

Si on lui fait des reproches, il cherche à contenter,

si on se moque de lui, il fait preuve d’indulgence,

s’il subit une injustice, il patiente,

si on l’opprime, il s’éloigne, il ne cherche de protection qu’auprès d’Allah, il ne demande l’aide que d’Allah.

Il est posé lorsqu’il est en public,

il est très reconnaissant lorsqu’il est seul,

il est satisfait de ce qu’il possède,

il loue [Allah] pour l’aisance.

C’est un patient lors des malheurs, le désespoir ne l’atteint pas et il n’est pas vaincu par l’avarice.

S’il s’assoit avec ceux qui font du vacarme, on l’inscrit parmi ceux qui invoquent [Allah],

et s’il s’assoit avec ceux qui invoquent [Allah], on l’inscrit parmi les insouciants.

 

Le croyant a un visage souriant, un bon comportement, il est bienfaisant et généreux, il est clément et entretient ses liens de parenté ; on coupe les liens de parenté avec lui et lui, il les entretient, on lui fait du mal et il supporte, on l’humilie et il honore, il est un grand patient lors des malheurs et il supporte les différents préjudices ; la vie terrestre n’a aucune valeur pour lui, c’est pour cela qu’il n’y construit pas de demeure et qu’il n’y change pas de vêtements, il a une bonne confiance [en Allah] et il ne pense pas du mal d’Allah.

 

Le croyant est paisible, tendre, pieux, pur, vertueux, satisfait, il ne se fait pas piquer deux fois par un même terrier, il est pâle, il a les cheveux ébouriffés, il convoite peu, il est intelligent en ce qui concerne sa religion, et il est niais en ce qui concerne sa vie terrestre.

 

Le croyant est très respectueux, généreux avec son voisin, il obéit au Tout-Puissant, il fuit les châtiments de l’Enfer, son âme témoigne de la science d’Allah, ses membres invoquent Allah, sa main est tendue vers le bien, il se fatigue à faire son examen de conscience et les gens sont à l’abri de lui.

 

Le croyant est franc s’il promet, il agrée rapidement, il est loin de la colère, il apprend si on l’instruit, il comprend si on lui explique ; celui qui le prend pour ami est à l’abri, celui qui le fréquente y gagne, il a la raison complète, il oeuvre beaucoup, il a peu d’espoir, il a un bon comportement, il dissimule sa colère. »

 

Puis il pleura et fit pleurer.

Rapporté par Ibn al Jawzi رحمه الله dans sa biographie de al Hassan al Basri رحمه الله

2 décembre 2014

Pourquoi certaines personnes deviennent affreuses ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Chez la personne droite et honnête, l’honnêteté se manifeste par une lumière sur le visage, ainsi son honnêteté peut être connue par la clarté son visage, et le contraire se produit sur le visage du pervers et du menteur.

 

Et plus la personne vieillit et plus ce signe s’accentue.

 

Cependant une personne aura durant son enfance un visage lumineux, et ce même s’il devient un être pervers.

 

Par contre au fur et à mesure qu’il vieillira et qu’il commettra des péchés son visage s’enlaidira, l’intérieur ressurgissant sur l’extérieur, et l’inverse est également vrai.

 

Il est rapporté qu’Ibn Abbas رضي الله عنه a dit :

 

 » Certes la droiture illumine le coeur, ennoblit le visage, renforce le corps, augmente les biens, et entraîne l’amour de la Création pour la personne concernée.

Tandis que la perversité noircit le coeur, ternit le visage, affaiblit le corps et entraîne la haine de la création envers cette personne. « 

 

Il est possible qu’une personne ne mente pas intentionnellement, il peut même être un ascète qui adore beaucoup Allah.

 

Quoi qu’il en soit s’il a une mauvaise croyance à propos d’Allah, Sa religion, Son messager صلى الله عليه و سلم ou à propos de Ses serviteurs pieux, ce qui se trouve à l’intérieur ressurgira sur l’extérieur.

 

Ainsi en fonction de cette croyance erronée son visage s’assombrira proportionnellement au degré d’erreur qu’il possède.

 

Il a été rapporté que ‘Uthman ibn Affan a dit :

 

 » Personne ne cache le mal en lui même, au contraire Allah le rend apparent à travers son visage et ses paroles « .

 

Les salafs disaient également :  » Si une personne de l’innovation teignait sa barbe chaque jour, et bien la teinte de l’innovation resterait sur son visage « .

 

Et ceci sera clair pour tous au jour du jugement, Allah رحمه الله dit :

 

{Et le jour de la Résurrection tu verras les visages de ceux qui mentaient sur Allah, assombris. N’est ce pas dans l’enfer qu’est la demeure des orgueilleux ? } (Az-Zumar verset 60).

 

 

Allah رحمه الله dit aussi :

 

{Le jour où certains visages s’éclaireront, et que d’autres s’assombriront. A ceux dont les visages seront assombris il sera dit : avez vous mécru après avoir eu la foi ? Goûtez donc au châtiment pour avoir renié la foi} (Al-’Imrân verset 106).

 

Ibn Abbas et d’autres ont interprété ce verset en concluant

 

« que les visages éclairés seront ceux des gens de la sunna et du groupe (Ahl Sunna wal jama’a) tandis que les visages sombres seront ceux des gens de l’innovation et de la division ».

 

 

Source : Al-Jawab As-sahih (Vol.4, p. 306-307)
Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah رحمه الله

  

2 décembre 2014

La prière à la Mosquée pour la femme

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :


La prière de la femme dans sa demeure est meilleure que dans la mosquée, si la femme se trouve à la Mecque, sa prière à l’hôtel est-elle meilleure que dans la mosquée sacrée ?


Réponse de sheykh el Albani رحمه الله
 :


La prière de la femme où qu’elle soit, dans quelque demeure que ce soit, même si elle se trouve à la Mecque, à Médine ou dans le temple de Jérusalem, sa prière à la maison est meilleure pour elle que celle à la mosquée.

(Umm Humayd al-Sa’diyya رضي الله عنها se rendit chez le Prophète صلى الله عليه و سلم et dit :

« Ô Messager d’Allah ! J’aime la prière en ta compagnie »

Il صلى الله عليه و سلم dit alors :

« Je sais que tu aimes la prière en ma compagnie, mais ta prière dans ta petite pièce est meilleure pour toi que celle dans ta chambre, ta prière dans ta chambre est meilleure pour toi que celle dans ta demeure, ta prière dans ta demeure est meilleure pour toi que celle dans la mosquée de ton peuple, et la prière dans la mosquée de ton peuple est meilleure pour toi que celle dans ma mosquée. ». Rapporté par Ahmad)

Il en est de même pour l’homme concernant les prières surérogatoires, il est meilleur pour lui d’accomplir ces prières dans sa demeure et non dans la mosquée, même s’il s’agit de la Mosquée Sacrée.

Ceci pour 2 raisons :

La première :

La généralité des propos du Prophète صلى الله عليه و سلم dans l’histoire de la veillée nocturne du Ramadan lorsqu’il l’accomplit la première, la deuxième et la troisième nuit. Ils se rassemblèrent la quatrième nuit mais le Prophète صلى الله عليه و سلم ne sortit guère au point que certains insouciants emplirent sa porte de cailloux, il sortit les trouver en colère et dit :

« Votre emplacement-ci ne m’a guère échappé, c’est intentionnellement que j’ai fait cela. Priez, ô gens, dans vos demeures car la meilleure prière de la personne est celle accomplie dans sa demeure sauf celle qui est obligatoire » Rapporté par al Boukhary et Mouslim

La deuxième :

Cela est spécifiquement dit concernant la mosquée du Prophète صلى الله عليه و سلم. Lorsqu’un homme parmi les compagnons vint le trouver, il lui posa plus ou moins cette question : « Dois-je accomplir la prière surérogatoire à la mosquée ou à la maison ? »

Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui dit :

« Vois-tu ma demeure que voici, comme elle est proche de ma Mosquée ? ». Il répondit : « En effet ». Et lui de dire : « Ainsi, la meilleure prière de la personne est accomplie dans sa demeure sauf celle qui est obligatoire » Rapporté par at-Tirmidhi et ibn Majah.

Remarque :

Celui qui se trouve dans une région qui bénéficie d’un mérite particulier telle que la Mosquée Sacrée, la Mosquée Prophétique et le Temple de Jérusalem, la prière obligatoire de la femme dans sa demeure et la prière surérogatoire de l’homme dans sa demeure sont meilleures encore que s’ils l’avaient accomplie dans l’une de ces mosquées.

Ainsi, si l’homme accomplit une prière surérogatoire dans la Mosquée Sacrée, sa prière vaudra cent mille prières et si la femme accomplit une prière obligatoire ou surérogatoire dans la Mosquée Sacrée, sa prière vaudra cent mille prières. Cependant, si l’homme accomplie la prière surérogatoire à la maison, de même que si la femme prie à la maison, la prière de chacun d’eux vaudra cent mille prières et plus, telle est la signification du mérite en question.

 

Extrait du livre : recueil de fatwas concernant les femmes  de Sheykhs ibn Baz رحمه الله, Otheymine رحمه الله

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2 décembre 2014

Quand arrêter de jeûner Chabân ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

* Al-Boukhari (194) et Mouslim (1082) ont rapporté d’après Abou Hourayra رضي الله عنه que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : 

« Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ».


Al-Hafiz رحمه الله
 dit dans Fateh al-Bari : « on a déduit du hadith l’interdiction de jeûner le jour incertain puisque le Compagnon n’a pas exprimé une opinion personnelle ».


An-Nawawi  رحمه الله
 a dit dans al-Madjmou’ (6/400) à propos du jeûne du jour incertain : « Si on le jeûne facultativement dans le cadre d’un jeûne continu ou d’un jeûne qui se fait un jour sur deux ou d’un jeûne qui vise un jour déterminé comme le lundi, si cela coïncide avec le jour incertain, il n’y a aucune divergence de vues au sein de nos condisciples qu’il est permis alors de le jeûner… Ceci s’atteste dans le hadith d’Abou Hourayra « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ». Si le jeûne du jour ne repose sur aucune justification particulière, il est alors interdit »


Cheikh Ibn Outhaymine رحمه الله
 a dit dans son commentaire du hadith : « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan » : « Il n’y a aucune divergence de vues au sein des ulémas sur la question de savoir si l’interdiction formulée dans ce hadith implique une prohibition ou une réprobation. L’avis juste est qu’il s’agit d’une prohibition. Ceci est surtout le cas quand le jour jeûné se trouve être celui dit « incertain ».

Voir Charh Riyadh Salihine, 3/394.

 

2 décembre 2014

Boire en islam

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

N’utiliser ni de verre d’or, ni d’argent

 

Houdhayfa رضي الله عنه rapporte : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم nous a interdit de porter des vêtements de soie et de boire dans des récipients d’or ou d’argent en nous disant : « Ces choses sont pour eux (les Mécréants) dans ce bas-monde et pour vous dans l’autre »« . (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Oum Salama رضي الله عنه
, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Celui qui boit dans un vase d’argent ne fait qu’avaler dans son ventre du feu de l’Enfer ». (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

Boire assis

 

Selon Abou Hourayra رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Que l’un de vous ne boive surtout pas debout. Celui qui a oublié de s’asseoir avant de boire, qu’il vomisse ce qu’il a bu ». (Mouslim)

Selon Anas رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de boire debout. (Mouslim)

 

Il est tout de même permis de boire debout

 

Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه a dit : « J’ai donné à boire de l’eau de Zamzam au Prophète صلى الله عليه و سلم; il en but alors qu’il était debout ». (Al-Boukhâri, Mouslim)

An-nazzàl Ibn Sabra رضي الله عنه
 rapporte : « ‘Ali رضي الله عنه vint à la porte de la place de Koufa et but alors qu’il était debout. Puis il dit : « J’ai vu le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم boire comme vous me l’avez vu faire »". (Al Boukhâri)

Ibn ‘Omar رضي الله عنه
 rapporte : « Du temps du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, nous mangions en marchant et nous buvions debout ». (At-Tirmidhi)

‘Amr Ibn Shou’ayb rapporte ce Hadith de son grand-père que lui a transmis son père : « J’ai vu le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 boire aussi bien debout qu’assis ». (At-Tirmidhi)

 

Prononcer le nom d’Allah avant de commencer

 

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Prononcez le nom d’Allah au moment de boire ». (At-Tirmidhi)

Ne pas souffler sur la boisson

Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de souffler sur la boisson.

Un homme dit : « Je vois pourtant une saleté flotter à sa surface ».

Il lui dit : « Fais-la couler à l’extérieur ». (At-Tirmidhi)

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de respirer dans le récipient ou de souffler dessus. (At-Tirmidhi)

 

Ne pas boire à même la bouche du récipient

 

Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Ne colle pas ta bouche au récipient ». (At-Tirmidhi)

Selon Abou Hourayra رضي الله عنه
, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a interdit de boire à même le goulot du récipient ou de l’outre. (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه
, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a interdit de retrousser le goulot des outres pour boire en y mettant la bouche. (Al-Boukhâri, Mouslim)

Ceci est une réprobation et non une interdiction

Kabcha, la sœur de Hasan Ibn Thàbet رضي الله عنها rapporte : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم est entré une fois chez moi et a bu debout à même le goulot d’une outre accrochée au plafond ». (At-Tirmidhi)

 

Boire en trois fois, ou deux fois

 

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Ne buvez pas d’une seule traite à la manière des chameaux. Mais buvez en deux ou trois fois ». (At-Tirmidhi)

Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Je n’étanche jamais ma soif en buvant d’une seule traite ». (At-Tirmidhi)

Selon Anas رضي الله عنه
, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم buvait en trois fois et respirait profondément après chacune d’elle en dehors du récipient. (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

Ne pas respirer dans le récipient

 

Selon Abou Qatàda رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de respirer dans le récipient. (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de respirer dans le récipient ou de souffler dessus. (At-Tirmidhi)

 

Louer Allah à la fin

 

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Prononcez le nom d’Allah au moment de boire et dites à la fin : « La louange est à Allah »« . (At-Tirmidhi)

2 décembre 2014

Jeûner les 15 derniers jours de Chaban

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après l’Imam Ahmed et Nassâ’î, selon Usâma ibn Zayd رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم jeûnait certains jours d’affilés à tel point que nous pensions qu’il ne s’arrêtait jamais ; et il mangeait certains jours d’affilés à tel point qu’il ne jeûnait plus si ce n’est deux jours par semaine qu’il consacrait séparément au jeûne en dehors des périodes où il jeûnait.
Il n’y pas un mois où il se consacrait le plus au jeûne que pendant Cha`bân. Je lui posait la question à ce sujet :

 « Cher Messager d’Allah ! Tu te consacres au jeûne à tel point que tu ne le romps pratiquement plus, et tu interromps le jeûne à tel point que tu ne t’y consacres pratiquement plus si ce n’est deux jours que tu consacres séparément au jeûne en dehors des périodes où tu jeûnes.

 

Quels sont ces deux jours ? Demanda-t-il.

 

- Le lundi et le jeudi, lui répondis-je.

 

Au cours de ces deux jours, les œuvres sont exposées au Seigneur de l’univers, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont exposés.

 

- Je ne te vois pas autant jeûné les autres mois que pendant celui de Cha`bân.

 

Les gens oublient ce mois qui se trouve entre Radjab et Ramadân ; c’est pourtant le mois au cours duquel les œuvres montent vers le Seigneur de l’Univers عز و جل, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont montées. »

 Rapporté par Ahmed dans son Musnad (5/201), et Nassâ’î (4/201-202).

 

Ainsi, il n’y a pas un mois en dehors du mois prescrit, où le Prophète صلى الله عليه و سلم jeûnait le plus que celui de Cha`bân ; il y jeûnait pratiquement (ou probablement) tout le mois.

Voir Sahîh Targhîb wa Tarhîb de Chaykh el-Albânî (1/595-597)

 

Cependant, il ne lui plaisait pas que l’on puisse jeûner tous les jours de l’année sans interruption ; il disait même que la meilleure façon de jeûner était celle de Dawûd qui jeûnait un jour sur deux.

Voir Sahîh Targhîb wa Tarhîb de Chaykh el-Albânî  (1/601)

 

Or, selon Abû Hurayra رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a interdit de jeûner la deuxième moitié de Cha`bân [Voir Sahîh el-Jâmi` de el-Albânî (397)], ce qui semble – du moins en apparence – contradictoire avec le Hadith précédemment cité.

Plusieurs hypothèses ont été soulevées par les savants pour résoudre cette énigme [Voir Latâ'if el-Ma`ârif fîmâ el-‘Am min el Wazhâif d'ibn Rajab].

 

En fait, pour concorder entre les textes, il suffit de dire que l’interdiction précédemment évoquée concerne celui qui voudrait commencer à jeûner à partir du milieu de Cha`bân. Quant à celui qui jeûne pendant tout le mois ou presque, il n’est pas concerné par cette interdiction.

Voir Majmû` Fatâwa Chaykh ibn Bâz رحمه الله  (15/385).

2 décembre 2014

Les relations intimes

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Quel est le critère concernant les limites à la jouissance de l’homme de l’entièreté du corps de son épouse ?

 

Réponse de Sheykh el Otheymine رحمه الله :

Les limites sont qu’il ne doit pas y avoir de pénétration dans l’anus, ni dans le vagin durant les menstrues ou les lochies ou quand cela lui cause du tort, telles sont les limites, car Allah عز و جل dit :

{et qui préservent leurs sexes, (de tout rapport),* si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer; * alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs;} Sourate 23 v 5-7

 

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Question :

Quelles sont les limites au jeu érotique entre le mari et son épouse ?

 

Réponse de Sheykh el Otheymine رحمه الله :

Allah عز و جل dit 

{et qui préservent leurs sexes, (de tout rapport),* si ce n’est qu’avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer;} S 23 v 5-6

Allah عز و جل explique dans ce verset que l’homme ne peut être blâmé pour ne pas préserver son sexe avec son épouse. Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit au sujet de la jouissance de l’homme avec son épouse durant les menstrues :

« Faites toutes choses sauf le coït » Rapporté par Mouslim, Abu Dawud, At-Tirmidi…


Chacun des époux a le droit de jouir de l’autre selon ce qu’il désire sauf durant les menstrues, il n’est en effet pas permis à l’homme d’avoir des rapports charnels avec son épouse qui est indisposée car Allah عز و جل
 dit :

{Et ils t’interrogent sur la menstruation des femmes. – Dis: « C’est un mal. Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient ».} S2 v 222


Malgré cela, durant les menstrues, il a le droit de jouir de son épouse en dehors du sexe, comme nous l’avons vu dans le hadith précédent. Il ne lui est pas permis non plus d’avoir des rapports sexuels durant les lochies ni de la sodomiser car Allah عز و جل
 dit :

{Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme (et quand) vous le voulez} S 2 v 223

Aussi, le champs de labour est le vagin uniquement.

 

Extrait du livre : recueil de fatwas concernant les femmes  de Sheykhs ibn Baz رحمه اللهOtheymine رحمه الله

2 décembre 2014

L’histoire de Moussa عليه سلام et d’Al Khidr dans le Coran et le hadith

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah عز و جل dit :

{(Rappelle-toi) quand Moïse dit à son valet : « Je n’arrêterai pas avant d’avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années ». Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer. Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit son valet : « Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage ». [Le valet lui] dit : « Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson – le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler – et il a curieusement pris son chemin dans la mer ». [Moïse] dit : « Voilà ce que nous cherchions ». Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces.} (18/60-64)

 

 

Allah عز و جل a dit :

{Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. Moïse lui dit : « Puis-je suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant une bonne direction ? ». [L'autre] dit : « Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi. Comment endurerais-tu sur des choses que tu n’embrasses pas par ta connaissance ? ». [Moïse] lui dit : « Si Allâh veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres ». « Si tu me suis, dit [l'autre,] ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention ».} (18/65-70)

 

 

Allah عز و جل a dit :

{Alors les deux partirent. Et après qu’ils furent montés sur un bateau, l’homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit : « Est-ce pour noyer ses occupants que tu l’as ébréché ? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse ! ». [L'autre] répondit : « N’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ? ». « Ne t’en prend pas à moi, dit [Moïse,] pour un oubli de ma part; et ne m’impose pas de grandes difficultés dans mon affaire ». Puis ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit : « As-tu tué un être innocent, qui n’a tué personne ? Tu as commis certes, une chose affreuse ! » [L'autre] lui dit : « Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ? » « Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse,] alors ne m’accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi ». Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. L’homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit : « Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire ». « Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l'homme,] Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu supporter avec patience. Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau [en bon état]. Quant au garçon, son père et sa mère étaient des croyants; nous avons craint qu’il ne les entraînât dans la rébellion et la mécréance. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils extraient, [eux-mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l’ai d’ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pas pu endurer avec patience ».} (18/71-82)

 

D’après ‘Ubayy Ibn Ka’b رضي الله عنه : Sa’îd Ibn Jubayr a dit :

« Je dis un jour à Ibn ‘Abbâs : Nawf Al-Bikâlî prétend que Moïse, le compagnon d’ Al-Khadir, n’est pas le même Moïse des Enfants d’Israël ».

 

- « Il a menti, cet ennemi d’Allah! », répondit Ibn ‘Abbâs qui ajouta : J’ai entendu ‘Ubayy Ibn Ka’b dire qu’il a entendu le Prophète صلى الله عليه و سلم dire :

« Le Prophète Moïse عليه سلام , alors qu’il fit le prône aux Enfants d’Israël, fut demandé : « Qui est le plus instruit des hommes? ». – « C’est moi », répondit-il. Allah reprocha alors à Moïse de ne point lui avoir reporté toute science; puis Il lui fit la révélation suivante : « Certes un de Mes adorateurs qui se trouve au confluent des deux mers est plus instruit que toi ». – « Seigneur, s’écria Moïse, comment pourrai-je le rencontrer? ». – « Prends un poisson, répondit Allah, mets-le dans un panier et emporte-le. Lorsque tu perdras ce poisson, c’est là que tu le trouveras ».

Moïse s’en alla, en étant accompagné de son serviteur Yûcha’ Ibn Nûn. Moïse emporta le poisson dans un panier, et partirent avec son serviteur jusqu’à leur arrivée à un rocher. Ils reposèrent leurs têtes et s’endormirent. Le poisson se glissa hors du panier et trouva une voie pour parvenir à la mer et Allah fit arrêter le courant d’eau qui ressembla alors à une voûte (pour aider le poisson à trouver son chemin vers la mer). Ce fait causa la surprise à Moïse et à son serviteur. Puis tous deux continuèrent de marcher pendant le reste de leur journée et pendant toute leur nuit. Le serviteur de Moïse oublia de le rappeler l’incident. Le lendemain matin Moïse dit à son serviteur : Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage. Or Moïse n’avait éprouvé aucune fatigue avant d’avoir dépassé l’endroit fixé par Allah. Le valet lui dit alors : Quand nous avons prit refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson – le diable seul m’a fait oublier de (te) rappeler – et il a curieusement pris son chemin dans la mer. Et Moïse reprit : Voici ce que nous cherchions. Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces.

Ils revinrent exactement sur leurs pas et, arrivés au rocher, ils aperçurent un homme drapé dans une pièce d’étoffe (thawb). Moïse l’ayant salué, Al-Khadir lui dit : « Où est-elle la paix dans ton pays? ». – « Je suis Moïse ». – Moïse, le Prophète des Enfants d’Israël? ». – « Oui », dit Moïse. – « Tu possèdes de la part d’Allah une science qu’Allah t’a enseignée et que je l’ignore. Et moi, je possède de la part d’Allah une science qu’Allah m’a enseignée et que tu l’ignores. Moïse lui dit alors : Puis-je te suivre à condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant la bonne direction? (L’autre) dit : Jamais tu ne pourras être patient avec moi. Comment endurerais-tu sur des choses que tu n’embrasses pas par ta connaissance? (Moïse) lui dit : Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres. Al-Khadir dit alors : Si tu me suis, (…) ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention.

Ils continuèrent ensemble leur route en marchant le long du rivage de la mer, n’ayant pas de navire à leur disposition, lorsqu’un bateau passa près d’eux. Ils entrèrent en pourparlers avec les marins de ce navire pour qu’ils les prissent à leur bord. Ceux-ci reconnaissant Al-Khadir et les embarquèrent sans leur demander de paie. Tout à coup, un moineau vint se poser sur le bord du navire et piqua son bec à une ou deux reprises dans la mer. « Ô Moïse, dit alors Al-Khadir, toute ta science et la mienne n’ont pas plus amoindri la masse de la science d’Allah que la mer n’a été diminuée par la goutte d’eau puisée par le bec de ce moineau. Alors, de propos délibéré, Al-Khadir prit une des planches du navire et l’arracha ». Comment, dit Moïse, voici des gens qui nous ont embarqués sans demander de nolis et, de propos délibéré, tu lacères leur navire pour noyer leur équipage ! Tu as commis certes une chose monstrueuse! – (L’autre) répondit : N’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? – Ne t’en prends pas à moi, dit (Moïse) pour un oubli de ma part; et ne m’impose pas de grande difficulté dans mon affaire (mon voyage en votre compagnie). Tel fut le premier oubli de Moïse en ce qui concerne sa promesse d’être patient.

Continuant leur route, les voyageurs rencontrèrent un jeune garçon qui jouait avec des enfants de son âge. Al-Khadir, lui saisissant la tête par le sommet, l’arracha du corps. Alors Moïse lui dit : As-tu tué un être innocent, qui n’as tué personne? Tu as commis certes une chose affreuse! – (L’autre) lui dit : Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? Un transmetteur ajoute : « Et ceci est plus grave ». Moïse dit alors : Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, dit (Moïse) alors ne m’accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi.

Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite ils y trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. L’homme le redressa. D’un geste de la main, Al-Khadir montra le mur à son compagnon et le releva. – « Agis-tu ainsi envers des gens qui nous avaient refusé la nourriture et l’hospitalité? ». Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire. – Ceci (marque) la séparation entre toi et moi, dit (l’homme). Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pas pu supporter avec patience.

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse! Comme nous aurions aimé qu’il eût eu assez de patience en sorte qu’il eût pu nous raconter d’autres de leurs aventures ». (Mouslim n°4385)

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