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Le Message Islam
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12 décembre 2014

Les préjugés

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Abou Hureyra رضي الله عنه rapporte que le messager d’ Allah صلى الله عليه و سلم a dit:

 

« Prenez gardes des préjugés, qui sont trompeurs! Ne cherchez pas à vous immiscer dans ce qui ne vous regarde pas, ne vous espionnez pas, ne vous rivalisez pas, ne vous enviez pas, ne vous détestez pas, ne vous détournez pas les uns des autres, et soyez tous des serviteurs d’ Allah unis par la fraternité comme Il vous l’ a ordonné. le musulman est le frère du musulman, il ne l’opprime pas, ne l’abandonne pas et ne le méprise pas… »

 

Authentique : rapporté par el Bukhâry (5134), Muslim (2563-2564) 

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12 décembre 2014

Le délaissement de la prière de L’Aid pour l’homme ou la femme

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question:

Est il permit au musulman de délaisser sans raison la prière de L’Aid? Et est-il permis d’empêcher la femme de l’accomplir avec les gens?

 

Réponse :

Pour de nombreux savants, la prière de l’Aid est « fard kifaya » (obligation collective) et donc le délaissement est permis pour une partie des musulmans. Toutefois y assister et y participer avec leurs frère musulmans est une Sounnah Mû’kkada (recommandée).

Il ne convient donc pas de la délaisser, si ce n’est pour une raison valable.

D’autres savants, quant à eux, jugent que cette prière est « fard aine » (obligation individuelle), au même titre que la prière du vendredi. Donc, qu’il n est pas permis aux personnes responsables parmi les hommes libres et résidents, de la délaisser. Ce point de vue est ce qui se révèle, compte tenu des preuves, être le plus proche de la vérité.

Il est sounnah que les femmes assistent à cette prière, en faisant attention de porter le voile (hijab), et ne pas découvrir une quelconque partie de son corps, et de ne pas se mettre de parfum, conformément à ce qui a été rapporté par « ummu ‘atîyya » رضي الله عنها dans les deux sahih :

« Nous reçûmes l’ordre de sortir pour les deux fêtes, les femmes impubères et celles qui ont leur menstrues, afin qu’elles assistent à une réunion pieuse et aux invocations des musulmans. Les femmes ayant leurs menstrues se tenaient a l’écart du lieu de prière …. » Dans une autres version une femme dit au Prophète صلى الله عليه و سلم : ô Envoyé d’Allah, une d’entre nous n’a pas de manteau (jilbeb) pour sortir. Il صلى الله عليه و سلم répondit : « que sa sœur la revête de son manteau (jilbeb) « 

Pas de doute que cela confirme la permission qu’ont les femmes de sortir pour la prière des deux Aid afin d’assister à cette réunion pieuse et aux invocations des musulmans. Et Allah est le seul détenteur du succès.

Cheikh Ibn Baz رحمه الله

 

 

Le délaissement de la prière de L'Aid pour l'homme ou la femme dans I- LA PRIERE line6

 

 

Question :

La prière de l’ Aîd est-elle obligatoire pour la femme ? Si oui doit-elle l’accomplir à la Maison ou à la Mosquée ?

 

Réponse : 

La prière de la Aîd n’est pas obligatoire pour la femme, elle est plutôt une Sunnah [très Recommandé]
 . Elle accomplit cette prière avec les musulmans dans leur lieu de prière car c’est ce que le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a ordonné aux femmes.

Sources : Majmou Fatawa Lajna Daîma Vol 8 p 284

 

 

 

line6 dans K- LE RAMADAN

 


Question : 


Quel est le mieux pour une femme, sortir à la prière de « al-‘Aîd » ou rester à la maison ?

 

Réponse : 

Il est meilleur qu’elle sorte pour la prière de « al-‘Aîd », parce que le prophète صلى الله عليه و سلم
 a commandé que les femmes sortent à la prière de « al-‘Aîd », jusqu’aux fillettes et aux vierges adolescentes – c’est-à-dire, les femmes qui d’habitude ne sortent pas. Il leur a commandées de sortir, en dehors de celles qui se trouvent en période de menstrues, à qui il a demandé de sortir mais en se gardant éloignées du lieu de prière [Rapporté par al-Bukhârî et Muslim] de « al-‘Aîd ».

 

Les femmes en période de menstrues doivent ainsi sortir avec les autres femmes pour al-‘Aîd, mais elles ne doivent pas entrer dans le lieu de prière [al-Mousallah], car le lieu de prière de « al-‘Aîd » prend le statut d’une mosquée, et il n’est pas permis qu’une femme en période de menstrues reste dans la mosquée, mais il lui est permis de passer à travers [la mosquée] ou d’aller prendre quelque chose dont elle aurait besoin, sans y rester.

Sur cette base nous disons : les femmes doivent sortir à la prière de « al-‘Aîd » et rejoindre ainsi les hommes dans cette prière, en raison du bien, des exhortations et invocations qu’elles peuvent y faire.
Madjmu’ Fatâwa de Sheikh Ibn Uthaymîne رحمه الله
, vol-16 p.210-211

12 décembre 2014

Trois points dont l’apprentissage est obligatoires à tout musulman et musulmane

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Le grand savant et imâm de la Sounnah Mouhammad bnou ‘Abdel Wahhâb رحمه الله a dit :

 

Saches, qu’Allah te fasse miséricorde, qu’il est obligatoire à tout musulman et musulmane d’apprendre trois points :

 

Le premier point , c’est qu’Allah nous a créés, et ne nous a pas créés sans but, Il ne nous a pas abandonnés à nous-même. Au contraire, Il nous a envoyé un messager avec un livre. Quiconque lui obéit entre au paradis, et quiconque lui désobéit entre en enfer. La preuve de cela est la parole d’Allah عز و جل :

{Nous vous avons envoyé un Messager pour être témoin contre vous, de même que Nous avions envoyé un Messager à Pharaon. Pharaon désobéit alors au Messager. Nous le saisîmes donc rudement.} (Sourate 73 versets 15 et 16)

 

Le deuxième point, la chose la plus importante venue avec ce messager est qu’on ne peut associer aucune chose à Allah dans Son adoration, la preuve de cela est Sa parole عز و جل :

{Et les mosquées sont pour Allah, alors n’invoquez personne avec Allah} (Sourate 72 verset 18)

 

Le troisième point, est que quiconque pratique le monothéisme et adore Allah, il ne lui est pas permis de prendre pour ami celui qui s’oppose à Allah et Son messager, même si c’est son père, ou son fils, ou son frère ou un membre de sa tribu, et la preuve de cela est la parole d’Allah :

{Tu n’en trouveras pas, parmi les gens qui croient en Allah et au Jour dernier, qui prennent pour amis ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fussent-ils leurs pères, leur fils, leurs frères ou les gens de leur tribu. Il a prescrit la foi dans leurs cœurs et Il les a aidés de Son secours. Il les fera entrer dans des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Allah les agrée et ils L’agréent. Ceux- là sont le parti d’Allah. Le parti d’Allah est celui de ceux qui réussissent.} (Sourate 58 verset 22)

 

12 décembre 2014

La quête de la nuit du destin et de la manière de la célébrer

 

بسم الله الرحمن الرحيم
 

 

Question : 

 

Quels sont les actes méritoires à accomplir pendant Laylat Al-Qadr (la nuit du Destin) ?

Serait-ce par la prière ou bien par la récitation du Saint Coran, la lecture de la biographie du Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, l’écoute de sermons et de prêches et la célébration de cette nuit dans la mosquée ?

 

Réponse  : 

 

Premièrement : Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم s’évertuait au cours des dix derniers jours de Ramadan à accomplir des pratiques cultuelles plus qu’il ne le faisait au cours de n’importe quel autre moment de l’année, et ce par la prière, la récitation du Coran et la multiplication des invocations.

A cet égard, Al-Boukhârî et Mouslim rapportèrent, d’après `A’îcha رضي الله عنها ce Hadith : 

« Dès l’arrivée de la dernière décade (du Ramadan), le Prophète صلى الله عليه و سلم passait les nuits en priant, éveillait ses femmes (pour rendre culte à Allah, elles aussi), s’appliquait avec zèle aux pratiques cultuelles et s’abstenait de tout rapport charnel (avec ses femmes) . » 

Ahmad et Mouslim rapportèrent également ce Hadith: : 

« Durant la dernière décade du Ramadan, le Prophète صلى الله عليه و سلم s’appliquait aux pratiques cultuelles plus qu’il ne le faisait au cours de n’importe quel autre moment de l’année . »

 

Deuxièmement : Le Prophète صلى الله عليه و سلم incita à accomplir la prière nocturne lors de la nuit d’Al-Qadr avec une foi sincère et en toute pureté d’intention.

A ce sujet, d’après ’Abou Horayrah رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : 

« Quiconque accomplit la prière nocturne pendant la nuit d’Al-Qadr, avec une foi sincère et en toute pureté d’intention, se verra pardonnés ses péchés antérieurs »  
(Rapporté par les sept compilateurs de Hadith, à savoir: Al-Boukhârî, Mouslim, Ahmad, Abou Dâwoud, An-Nassâ’î, At-Tirmidhî, exception faite de Ibn Mâdja. C’est de ce Hadith que l’on tire argument quant à légitimité de célébrer cette nuit s’appliquant à accomplir le Qiyâm – prière nocturne).

 

Troisièmement : Parmi les meilleures invocations à faire lors de la nuit d’Al-Qadr, celle que le Prophète صلى الله عليه و سلم fit apprendre à `A’îcha رضي الله عنها . A cet égard, At-Tirmidhî rapporta et jugea Sahîh (authentique), le Hadith narré par `A’îcha رضي الله عنها où elle dit :

J’ai dit: « O Messager d’Allah! S’il m’arrivait de savoir quelle nuit est celle d’Al-Qadr, dis-moi ce que je devrais y dire ». Il lui dit: « Dis: ‘O, Allah! Tu es Pardonneur et Tu aimes le pardon. Aussi pardonne- moi !’» 

 

Quatrièmement : Quant au fait d’indiquer une des nuits de Ramadan en particulier et considérer que telle est la nuit d’Al-Qadr, ceci doit se fonder sur un argument qui attribue exclusivement à cette nuit ce statut.

Cependant, les nuits impaires des dix derniers jours de Ramadan sont estimées plus méritoires d’avoir parmi elles cette nuit glorieuse.

De même la vingt septième nuit est à plus forte raison plus méritoire que les autres nuits du mois de se voir attribuer ce statut éminent.

L’on tire argument à cet égard des Hadiths étayant ce qu’on vient de mentionner.

 

Cinquièmement : Quant aux « Bid`as » (innovations religieuses), elles ne sont pas autorisées ni pendant le Ramadan ni en aucun autre mois de l’année.

A cet égard, il fut authentiquement prouvé que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit :

« Quiconque introduit une innovation en matière de religion, verra son acte rejeté » 

et dans une autre narration : 

« Quiconque accomplit un acte sans être conforme à la Sunna, son acte sera rejeté « 

Ceci dit, les célébrations organisées lors de certaines nuits de Ramadan ne reposent sur aucun fondement et vont ainsi à l’encontre de la Sunna de Mohammad صلى الله عليه و سلم ; or, les pires des choses sont les innovations religieuses.

Qu’Allah vous accorde la réussite; que l’éloge et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammad, sa famille et ses Compagnons 

Comité permanent [des savants] de l’Ifta

 

  

12 décembre 2014

Ceux à qui est versée la Zakât de la rupture du jeûne

 

بسم الله الرحمن الرحيم
 

 

Question :

Il arrive que des hommes réclament la Zakat Al Fitr (aumône de la rupture du jeûne) dans les marchés, et l’on ignore s’ils sont pieux ou non. D’autres sont bien dans l’apparence, or ce qu’ils recoivent de la Zakat, ils le consacrent entièrement à l’entretien de leurs enfants. Certains touchent un salaire mais ils ne sont pas de bons pratiquants. Le cas échéant, serait-il permis de leur verser la Zakat?

 

Réponse :

 

 

Zakat Al-Fitr est payée aux musulmans pauvres, même si ceux-ci enfreignaient les consignes de la religion, et ce pourvu que leur désobéissance ne soit pas de nature à les faire sortir de l’Islam même. Le critère de pauvreté à cet égard est l’apparence de la personne, fût-ce une personne riche en réalité. Celui qui paye la Zakat doit rechercher, tant que possible, les pauvres qui soient bons au fond. Si jamais la richesse de celui qui aurait bénéficié de la Zakat apparaît plus tard, ceci n’affectera en rien la validité de la Zakat, elle demeure valable, louange à Allah.

Qu’Allah vous accorde la réussite, que l’éloge et le salut soit sur notre Prophète Mohammed, sur sa famille et ses compagnons.

 

Comité permanent [des savants] de l’Ifta

Question 3 de la fatwa n°3055

 

Numéro de la partie: 9,  Numéro de la page: 377

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12 décembre 2014

Comment s’effectue la prière des deux fêtes [al-‘Aîdayn] ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

La prière des deux fêtes est, quand l’imâm arrive, il dirige la prière des gens en deux Raka’ah en faisant un premier « Takbîr al-Ihrâm » [Proclamation de la grandeur d'Allâh tel que : Allâhu Akbâr], ensuite il fait six « Takbîrât », puis il récite la « Fâtiha » et la sourate « Qaf » dans la première Raka’ah, et dans la deuxième Raka’ah, il se lève en faisant le « Takbîr ». Après s’être levé, il prononce cinq « Takbîrât », et il récite sourate « al-Fâtiha » et ensuite la sourate « al-Qamar ». C’est ainsi que le Prophète صلى الله عليه و سلم récitait dans les prières des deux fêtes. Mais si l’imâm le veut, il peut réciter la sourate « al-A’la » dans la première Raka’ah, et la sourate « al-Ghâchiyah » dans la deuxième [Rapporté par Muslim].

 

Sache, que la prière du vendredi [al-Djumu'ah] et la prière des deux fêtes [al-‘Aîdayn] ont deux sourates en commun, et deux sourates qui les différencient. Quant aux sourates qui les rapprochent, ce sont les sourates « al-A’la » et « al-Ghâchiyah ». Et quant à celles sur lesquelles elles diffèrent, ce sont, dans la prière des deux fêtes, les sourates « Qaf » et « al-Qamar », et dans la prière du vendredi, les sourates « al-Djumu’ah » et « al-Munâfiqoûn ». L’imâm se doit de refaire vivre la Sounnah avec la récitation de ces deux sourates, jusqu’à ce que les musulmans sachent cela [cette Sounnah] et qu’ils ne la désapprouvent pas quand elle est appliquée. Après cela, il prononce le sermon [Khotbah], et il doit réserver une partie de son sermon aux femmes, afin de leur transmettre leurs obligations, et de les mettre en garde contre ce qui leur est défendu, comme le Prophète صلى الله عليه و سلم l’a fait [Rapporté par al-Bukhârî et Muslim].

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ‘Uthaymîne رحمه الله, Vol-16 p.238-239

12 décembre 2014

Lorsque le vendredi et le jour de l’Aid tombent le même jour

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Si le vendredi et la fête tombent le même jour, le vendredi n’est plus obligatoire pour celui qui a accomplit la prière de la fête.

Zayd ibn Al-Arqam رضي الله عنه a dit :

« Le Prophète صلى الله عليه و سلم a accomplit la prière de la fête puis il donna le choix aux gens de se rendre ou non au vendredi, il صلى الله عليه و سلم dit : « Que celui qui désire, le fasse » ».
Rapporté par Al Boukhary, Mouslim, Abou Dawud et ibn Maja

 

Extrait du livre : Les règles du vendredi De Sheykh El-Albani رحمه الله

 

 

Lorsque le vendredi et le jour de l’Aid tombent le même jour dans K- LE RAMADAN varrow

 

 

Quand « al-Djumu’ah » [la prière du vendredi] et « al-’Aîd » tombent le même jour, la prière de « al-’Aîd » doit être maintenue, comme doit être maintenue la prière de « al-Djumu’ah », comme l’indique le sens apparent du hadîth de an-Nu’mân Ibn Bashîr rapporté par Muslim dans son Sahîh.


Ceci dit, ceux qui assistent à la prière de « al-’Aîd » avec l’imâm peuvent aussi assister à [à la prière] du « Djumu’ah » s’ils le souhaitent, ou ils peuvent prier « adh-Dhuhr » [la prière du zénith].

Madjmu’ Fatâwa de Sheikh Ibn ‘Uthaymîne رحمه الله, vol-16 p.216-222

12 décembre 2014

Ne pas frapper le visage

 

SHeikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdullâh Ibn BâZ  رحمه الله

 

 

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Il y a un hadîth rapporté du Prophète صلى الله عليه و سلم dans lequel il interdit d’enlaidir le visage, et où il est dit qu’AllAh a créé Adam à Son image. Quelle est la croyance correcte quant à ce hadîth ?

 

Réponse :

Ce hadîth est authentifié du Prophète صلى الله عليه و سلم et il y dit : « Si l’un d’entre vous frappe [une personne] qu’il évite le visage, certes AllAh a crée Adam à Son image. »« A l’image du Tout Miséricordieux. » d’après une autre version : Cela n’implique pas la ressemblance et l’exemple.

 

Le sens voulu d’après les gens de science [Ahl al-‘Ilm] est qu’Allah a créé Adam avec la capacité d’entendre [Samî'an], de voir [Bassîran] et de parler quand il le souhaite. Et ce sont aussi des attributs d’Allah, car certes Il entend, voit et parle quand Il le souhaite et Il a un Visage – Djalla wa ‘Ala.

 

Mais cela ne veut pas dire qu’Il ressemble et [qu'Il] est à l’exemple [de ces créatures]. Bien au contraire, l’image d’Allah est différente de l’image de Ses créatures. Et le sens voulu dans le fait qu’Il entend, voit et parle quand Il veut, est qu’Il a aussi créé Adam capable d’entendre et de voir, avec un visage, des mains et des pieds. Mais l’audition [de Ses créatures] n’est pas comme Allah entend, comme Il voit et comme Il parle. Plutôt, Allah a des attributs qui conviennent à Sa Majesté et à Sa Grandeur, et Ses créatures ont des attributs qui leurs conviennent, attributs qui sont limités et imparfaits, alors que les attributs d’Allah sont parfaits, sans défauts, illimités et sans fin. Et c’est pour cela qu’Allâh عز و جل dit :

 

{ Il n’y a rien qui Lui ressemble ; et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant. } [Coran, 42/11]

 

Et Il عز و جل dit :

{ Et nul n’est égal à Lui. } [Coran, 112/4]

 

Et il n’est donc pas permis de taper et d’enlaidir le visage. 

 

Madjmu Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ رحمه الله, 4/226

 

12 décembre 2014

La comparaison entre les bonnes et mauvaises oeuvres

 

Al-Imâm Chams id-Dîn Abî ‘Abdullâh Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-Djawziyyah رحمه الله

 

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 


[...]

Parmi les règles de la « Chari’ah » et de la sagesse [Hikmah], il y a également le fait que si les bonnes oeuvres [d'un homme] se multiplient et s’amplifient et qu’il possède en Islam une influence évidente, alors on doit lui accorder une indulgence et un pardon qu’on n’accorde pas à une autre personne. Certes, le péché est une impureté. Cependant, l’impureté ne peut polluer une eau qui atteint la quantité de deux grandes jarres [Qullatayn], contrairement à une petite quantité d’eau qui quant à elle ne supporte pas la moindre impureté. Dans le même esprit, il y a la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم à ‘Umar Ibn Khattâb رضي الله عنه :

« Que sais-tu ? Il se peut qu’Allah ait considéré des gens ayant participé à la bataille de Badr et ait dit : « Faites ce que vous voulez car je vous ai pardonné. »
[
Rapporté par al-Bukhârî et Muslim].

Ceci est donc la raison qui l’a empêché de tuer celui qui les a empoisonnés, lui et les musulmans, et qui a commis ce grand péché.

Ainsi, le Prophète صلى الله عليه و سلم donna pour les raisons sa participation à la bataille de Badr. Ceci montre donc que la punition est fondée, mais son exécution est annulée, car le coupable participa à un évènement important. Ainsi, cette faute grave lui est pardonnée parce qu’il a à son compte beaucoup de bonnes oeuvres.

Et quand le Prophète صلى الله عليه و سلم exhorta [les musulmans] à la charité [sadaqa], ‘Uthmân رضي الله عنهرضي الله عنه apporta cette aumône. Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit : « Aucun acte ne peut nuire à Ibn ‘Affân ‘Uthmân, après l’oeuvre qu’il vient de d’accomplir aujourd’hui. »
[
Rapporté par al-Tirmidhî - Isnâd Dha'îf Djidan - Hadîth très faible]

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a [également] dit à Talha, qui s’était courbé devant lui afin qu’il prenne appui sur son dos pour monter sur la pierre : « Cela est redevable pour Talha. »
[
Rapporté par Ibn Hibbân et al-Baghawî - Hadîth hassan]

C’est également le cas de Mûssa عليه سلام, celui à qui le Tout-Miséricorde a parlé : il jeta par terre les tablettes sur lesquels était écrite la parole d’Allah, au point où elles se brisèrent ; il frappa l’ange de la mort au point de crever son oeil ; il fit des reproches à son Seigneur le Jour où on fit monter le Prophète صلى الله عليه و سلم en disant : « Un jeune a été envoyé après moi et les membres de sa communauté seront plus nombreux au Paradis que ceux de ma communauté. » Il saisit la barbe de Hârun et le tira, alors qu’il [Hârun] est également un des Prophètes d’Allah, l’honore et l’aime.

Certes, ces faits n’affectent pas l’acte accompli par Mûssa face aux ennemis qui s’opposèrent à lui, la patience dont il fit preuve et le mal qu’il endura pour Allah, ne rabaissent pas son rang. C’est un fait reconnu parmi les gens et ancré dans la nature de l’homme, que celui qui possède mille bonnes actions, sera pardonné pour une, voire deux mauvaises oeuvres. Et entre la punition pour ses mauvaises actions et la récompense pour ses bonnes actions, c’est la récompense qui prédomine, comme a dit le poète :

« Si le bien-aimé vient avec un seul péché, Alors ses bonnes oeuvres viennent avec mille intercesseurs ».

Et un autre disait :

« Si l’acte qui a fait mal est un, Alors ses bonnes actions sont nombreuses ».

Allah عز و جل soupèsera le Jour du Jugement Dernier, les bonnes et les mauvaises oeuvres du serviteur. Ainsi, celles qui seront prédominantes influenceront Son jugement. Il accordera à ceux dont les bonnes oeuvres seront nombreuses, ceux qui auront préféré Son amour et Son agrément, mais qui auront parfois été influencés par leurs âmes, il leur accordera la grâce et le pardon qu’Il n’accordera pas aux autres [...] 

 

Kitâb « Miftah Dar as-Sa’âda » de Ibn al-Qayyîm رحمه الله, vol.1 p-319

12 décembre 2014

Comment les musulmans doivent-ils agir entre eux lorsqu’ils divergent ?

 

L’éminent SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn رحمه الله

 

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :


Lorsque deux savants rendent des jugements différents sur un problème personnel, comment devrait-on décider de quelle opinion il faut choisir ? Considérons-nous dans quoi est spécialisé ce savant, son âge ou simplement les preuves qu’il apporte ?

 

 

Réponse :


Il est bien connu et il est important que nous sachions ce qui est correct à travers le moyen des preuves. Cependant, il est de son devoir [la personne qui recherche la vérité] de suivre celui qu’il voit comme étant le plus proche de ce qui est correct. Ceci se fait selon la science du savant et le niveau de confiance placé en lui. Quant au niveau de science, il y a certes des gens qui parlent sans science. Nous pouvons avoir certains points de connaissance, tout en en ayant manqué bien d’autres.

Quant à la confiance, il y a des gens qui ont beaucoup de science, cependant ils regardent ce que les gens de la passion disent, ainsi ils deviennent négligent et jugent selon ce qui plaît au questionneur. Ainsi, si les savants divergent, regardez celui qui est le plus proche de ce qui est correct [juste]. Tout comme deux docteurs peuvent différer dans le diagnostique ou le traitement d’une maladie. Vous suivrez celui dont vous voyiez que le diagnostique est plus profond et minutieux.

 

Comment les musulmans doivent-ils agir entre eux lorsqu'ils divergent ? dans N- LE COMPORTEMENT MUSULMAN rbnblade

 

Question :


Si nous choisissons l’avis d’un des deux savants à propos de quelqu’un, un groupe ou un problème, comment agissons-nous avec ceux qui prennent une opinion différente de nous ?


Réponse :


Il est nécessaire que vous coopériez d’une manière qui montre de l’amour et qui les excuse s’ils n’abandonnent pas ou ne délaissent pas leur « ’Aqîdah » [Croyance].

Car les Compagnons رضي الله عنه ont divergé sur des sujets et étaient cependant en accord dans les principes et étaient en conformité. Ils étaient d’accord [mouttafiqoûn] que le but était de rechercher la vérité et ce qui était correct, et ils étaient en conformité [muwafiqoûn] avec la « Charî’ah » [Loi Islamique].

Une personne ne parviendra pas à la même compréhension qu’une autre. Ainsi, s’il y a divergence sur une question, il n’y a pas besoin de se disputer. Nous sommes tous d’accord du fait que nous nous tenons sur une unique ligne [c-a-d la même Croyance], car je sais que mon compagnon (qui tient une autre opinion) ne divergera pas de moi sans suivre une preuve, et de même je ne divergerai pas de lui si ce n’est sur la base d’une preuve.

Notre but est le même. Donc il n’est pas permis à quelqu’un d’avoir quoi que ce soit comme haine ou colère ou de l’animosité envers l’autre. Nous avons beaucoup d’exemples de cela, parmi lesquels l’affaire des Banî Qouraydhah.


Lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم
 retourna de la bataille de « Ahzâb », et ils avaient cessé leurs préparations pour la guerre, Djibrîl عليه سلام vint le voir et lui ordonna de sortir vers les Banî Qouraydhah et de les combattre car ils avaient violé le traité (établit entre eux et les musulmans).

Ainsi, le Prophète صلى الله عليه و سلم délégua ses compagnons en leur disant de prier le « ’Asr » seulement chez les Banî Qouraydhah, or c’était loin de Al-Madînah. Ils se mirent en route à partir de Al-Madînah, puis vint la prière du « ’Asr », donc certains d’entre eux prièrent, disant que « Le Propète صلى الله عليه و سلم nous avait dit de ne prier qu’arrivés à Banî Qouraydah seulement pour nous presser à nous dépêcher.

D’autres dirent qu’il صلى الله عليه و سلم « Nous avait ordonné de ne prier qu’à Banî Qouraydah , donc nous ne prierons qu’une fois l’avoir atteint même si le soleil se couche ». Ceci parvint au Prophète صلى الله عليه و سلم et il ne blâma ni ne réprimanda aucun d’entre eux, ni aucun d’entre eux ne trouva de fautes à l’autre. C’est ce qui est obligatoire.

Si je sais que mon compagnon divergent a une bonne intention et qu’il ne diverge que par le fait qu’il a une preuve avec lui, il est nécessaire de savoir qu’il ne m’est pas permis de ressentir de la haine envers lui. Pourquoi le devrais-je ? Si je venais à justifier le fait que je le déteste, cela reviendrait pour moi à justifier que je doive être obéit, bien que je sois faillible. Ceci n’est pas permis. Son argumentation face à la mienne est similaire à la mienne face à la sienne et il peut également dire : pourquoi ne m’obéis-tu pas ?

 

rbnblade dans N- LE COMPORTEMENT MUSULMAN

 

 

Question :


Ceci s’applique t-il également si un savant a critiqué un individu ?


Réponse :


Oui. Je n’aime pas que les savants se critiquent les uns les autres, surtout de nos jours. La jeunesse n’a pas atteint ce niveau. Il est de mon avis qu’il devrait y avoir du respect de la part des savants, et quiconque voit que son collègue savant s’est trompé, il doit lui parler en privé et si cela devient clair que la vérité est avec l’un ou l’autre, alors il est obligatoire de le suivre dessus [celui qui est juste]. Et si la vérité n’est pas rendue claire, alors chacun garde sa place.


Quant aux graves disputes, certes le fait d’être partisan borné de manière injustifiée, et de prendre position de façon virulente jusqu’à atteindre le degré de l’inimitié et de la haine du fait de diverger à propos de quelqu’un parmi les savants, cela est une erreur. Un savant peut même mourir et Allah prendra compte de tout, et il sera peut-être tombé juste ou dans l’erreur.

Si j’apprends qu’il a commis une erreur dans ses paroles, il est obligatoire de délaisser cela et de ne pas le répéter. Et je dois lui trouver une excuse, surtout si je sais que l’homme avait une bonne intention et je dois considérer qu’il a fait un « Ijtihâd » [Effort d'interprétation].

 

rbnblade

 

 

Question :

 


Qui a le droit de dire que quelqu’un est tombé dans une innovation, ou appeler quelqu’un un déviant ou un innovateur ? Et quelle est la signification du mot « Inhirâf » ?


Réponse :

« Inhirâf » signifie s’écarter du droit chemin. Cela peut représenter un « Inhirâf » total, complet, qui atteint le niveau de mécréance [Kufr] ou bien cela peut représenter un « Inhirâf » qui est dû à une erreur ne menant pas à la mécréance.

La vérité est que nous ne décidons pas simplement de nous-même qu’est ce qui est une innovation.

 L’échelle avec laquelle nous pesons les choses est le Livre [Kitâb] et la Sounnah. Si ce n’était pas le cas, alors pour toute affaire dans laquelle il y a une divergence entre les savants dans le « Fiqh » [jurisprudence] – et combien il y en a ! – nous dirions que tous ceux qui divergent sont des innovateurs [moubtadi'în] [ici le SHeikh frappa dans ses mains comme si s'en était finit l'affaire !]

Et tous ceux qui divergent de nous seraient des innovateurs, et tous les « fuqâha » [jurisconsultes] seraient considérés comme étant tombés dans l’innovation ! Il y a peu de questions sur lesquelles il n’y a absolument aucune divergence.

 

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Question :


Alors si « Inhirâf » est appliqué à un individu, qu’est-ce qui est signifié par là ?

 

 

Réponse :

 

[Le SHeikh illustra visuellement cela par un exemple dans la pièce en disant...] voici un chemin droit menant à la porte, si quelqu’un en dévie, alors [quoi] ? [Le groupe répondit : « Inhirâf ? »] Oui, c’est du « Inhirâf ». Cependant, cela peut être léger, et facile d’en revenir ou bien cela peut être majeur. Et ceci est l’exemple donné par le Prophète صلى الله عليه و سلم lorsqu’il traça une ligne droite et des lignes de chacun de ses côtés.

 

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Question :


Comment quelqu’un peut revenir s’il est sorti de ce chemin ?

 

 

Réponse :

 

Par Allah, le moyen pour les faire revenir est de leur clarifier la vérité avec douceur et compassion, sans attaquer l’homme et lui dire : « tu es un moubtadi’ [innovateur], tu es égaré ! ».

 Cela ne peut faire autre chose que le faire s’accrocher encore plus fermement à son opinion et, au minimum, il cherchera à se défendre ou cherchera à être soutenu. Cependant, l’on doit venir à lui, avec ce qui est le meilleur. Invite-le chez toi ou va le voir en visite, et dit : « Cette affaire me pose problème ».

 Il dira « bien sûr c’est un problème », mais toi, tend à faire baisser la dispute avec lui en l’approchant avec humilité [comme si c'était toi qui avait le problème]. Allah عز و جل dit :

 

« Allah est-Il meilleur ou bien ceux qu’ils lui attribuent comme associés ? » Coran, 49/9-10

 

Sachant bien sûr qu’Allah soit certes meilleur, mais ceci fut dit ainsi pour le bien du débat (de l’argumentation). Va et dis-lui : « Nous sommes venus pour régler ce problème. Tes paroles étaient « ceci et cela ».

 S’il te plaît, clarifie-les-moi afin que nous puissions parvenir à une entente ou un accord. »

Si l’on va jusque là, je pense que le frère s’humiliera et se soumettra face à tant de douceur et de gentillesse.

 

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Question :


Que fait-on dans une situation ou certains frères disent : « Nous n’irons pas à tel et tel endroit car un tel et un tel y seront » ?


En d’autres mots, quelles sont les lignes de conduite à tenir en regard du fait d’accomplir la « Hajar » [boycott/éloignement] en ce qui concerne « al-Inhirâf » [la déviance] ?


Réponse :


Premièrement, sachez que cela n’est pas permis envers celui qui est croyant. Aucun croyant n’a le droit d’être boycotté [de manière absolue] même s’il est un fornicateur ou un voleur ou un buveur ou un criminel car rien de tout cela ne le fait sortir de le foi [Imân]. Ainsi qu’Allah عز و جل
 le dit :

 

« Si deux partis parmi les croyants se combattent, alors réconciliez-les et si l’un des deux insiste à combattre l’autre, alors combattez celui qui persiste jusqu’à ce qu’il se soumette à l’ordre d’Allah, et s’ils cessent, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car certes Allah aime les équitables. Certes les croyants sont des frères. Etablissez la concorde entre vos frères. »Coran, 63/4

 

Ainsi il n’est pas permis des boycotter le croyant.

 Il n’est pas permis à un homme de boycotter un autre croyant pendant plus de trois jours. Si les deux se rencontrent, le meilleur est celui qui va initier le « Salem » [Salut de paix]. Est-ce que vous comprenez ?

Cela n’est pas permis sauf s’il y a un bénéfice au-delà du boycott. A savoir que cela entraîne l’individu boycotté à abandonner son péché pour lequel il est boycotté.

Dans ce cas-là, le boycott est un remède. Si cela peut être un remède pour la maladie, alors que cela soit ainsi, mais si ce n’est pas le cas, alors éloignez-vous-en. Quelque fois le boycott peut être une cause pour l’accroissement de l’égarement et de la perte de la personne.

 Si cependant vous passez le « Salem » à la personne et lui souriez, il sera plus doux et reviendra à la vérité. Boycotter car il coupe sa barbe ou fume des cigarettes ou fait du commerce avec « ribâ » [intérêt] n’est pas correct. Il est quand même toujours croyant. Le mécréant est celui auquel nous ne précédons pas à dire le « Salem », mais qu’en est-il s’il nous passe le « Salem » ? Nous sommes obligés de le lui rendre, selon la parole d’Allâh عز و جل :

 

« S’il vous salue, saluez-les d’un salut meilleur ou au moins retournez-le » S 4 v 86

 

Nous ne restons pas à l’écart, or cet individu est un mécréant. Ces points-là en vérité sont spécifiques, et sont ce dans quoi il ne nous est pas permis de juger selon nos émotions. Nous devons toujours retourner au juge, c’est-à-dire retourner au Kitâb [Le Coran] et à la Sounnah, et aux actes des pieux prédécesseurs [as-Salaf us-Sâlih].

 

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Question :


Soyons plus spécifiques et interrogeons sur l’un des points principaux de cette question, mais sans citer de noms ou de personnalités. Supposons que l’un des savants a dit qu’un groupe était très mauvais ou pire ou plus dangereux que les Juifs et les Chrétiens, et une autre personne dit que nous ne pouvons pas généraliser, car il y a tant de gens dedans qui sont ignorants de ces problèmes de groupes [sectes], et il est un mal plus grand de faire une affirmation générale qui les blessera de manière injustifiée. Comment devons-nous agir avec cette personne ?


Réponse :


Pourquoi ne dit-il pas [le savant] : « Le MADHHAB [dogme] de ce groupe est plus dangereux envers l’Islam que les Juifs et les Chrétiens ? »

Ceci est plus correct et plus sûr, sans commettre d’excès sur le partisan de ce groupe. Donnons l’exemple des Chî’ah [Chiites]. Les Chî’ah extrêmes sont plus dangereux que les juifs et les chrétiens car ils disent que leurs imams contrôlent l’univers, que leurs imams sont meilleurs que le Messager صلى الله عليه و سلم.

 Puis ils maudissent les compagnons sur les minbars et ils maudissent la Mère des Croyants ‘Aisha رضي الله عنها. Celle sur la poitrine de laquelle le Prophète صلى الله عليه و سلم est mort et dont la salive fut la dernière chose qu’il goûta dans ce monde, lors de son jour [attribué], dans sa maison.

 

Il ose l’accuser ! Même les Juifs et les Chrétiens ne disent pas une telle chose ! En sus de tout cela, le problème est qu’ils disent que cela est l’Islam ! C’est un véritable problème. Regardez et lisez dans la sourate « Al-Munafiqîn » [les Hypocrites]. Que dit Allah à propos d’eux ? Il dit :

 

« Ce sont eux les ennemis, donc prends-en garde » S 63 v 4

 

C’est un genre de phrase restrictive, qui contient deux parties :


« Ce sont eux les ennemis » et « donc prends en garde ». Même avec cela, je ne vois pas de rejet ou de désaveu total, qui dirait par exemple : « Vous les Chî’ah [Chiites] n’êtes qu’un tas de mécréants ! ». Je dirais plutôt que ce madhhab et quiconque suit sa voie est plus dangereuse envers l’Islam que les Juifs et les Chrétiens.

 

 

« Questions/Réponses sur la divergence » de L’Imâm SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn رحمه الله

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