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Le Message Islam
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12 décembre 2014

L’Antéchrist

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Question :

 

On a entendu parlé de l’histoire l’épreuve de l’Antéchrist qui ordonne le ciel de pleuvoir, la terre de semer, de faire pousser des plantations, de faire sortir ses trésors et ils lui obéissent et tue un homme et lui redonne la vie.

Nos enseignants disaient que les actes de l’Antéchrist ne sont pas vrais, ce n’est qu’un éblouissement pour les yeux des gens.

Expliquez-nous la vérité de ce sujet.

 

Réponse :

 

Il est authentiquement rapporté que le Prophète صلى الله عليه و سلم a prédit que l’Antéchrist apparaîtra vers la fin du monde, et qu’il ordonnera le ciel de pleuvoir, et il obéira, ordonnera la terre de faire pousser des plantations et elle obéira ; et il tuera un homme croyant, puis l’ordonnera de revivre, et il se réveillera .

 

Il lui dira alors: « Je suis ton Dieu ! ».

 

Le croyant lui répondra : « Menteur ! Tu es le borgne menteur dont le Prophète d’Allah صلى الله عليه و سلم nous a informé. Par Allah ! Je suis plus certain à ton égard ».

 

Depuis, l’Antéchrist s’engagera à le tuer, mais en vain.

 

Il prétendra la divinité.

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a annoncé trois indices de son mensonge à l’égard de la prétention de divinité : 

- Premièrement, son œil droit est borgne, Allah (Exalté soit-Il) ne l’est pas.

- Deuxièmement, entre ces yeux, il est écrit « Mécréant » lisible par tout croyant, instruit ou analphabète .

- Troisièmement, il sera visible dans le monde d’ici-bas, contrairement à Allah que personne ne voit jusqu’après la mort.

 

Tous ces détails sont puisés au hadith rapporté par An-Niwâs ibn Sim`ân رضي الله عنه cité par Mouslim au Chapitre L’affliction de l’Antéchrist selon la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم
:

 

« Il viendra auprès d’un peuple et les invitera à croire en lui.

Ils croiront en lui et répondront à son appel.

Il donna aussitôt l’ordre au ciel pour pleuvoir et à la terre pour faire pousser des plantations. »

 

(…) Le Prophète صلى الله عليه و سلم a ajouté :

 

« Puis, il appellera un homme en pleine jeunesse; le frappera par l’épée et tranchera son corps en deux parties comme on atteint le milieu de la cible de l’arc.

Puis, il appellera le jeune de nouveau ; et celui-ci viendra vers lui avec un visage radieux et riant. »

 

Selon une autre variante citée chez Mouslim , selon Abou Saïd Al-Khedreî رضي الله عنه qui a rapporté cette parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

 

« Ce jour-là, un homme, le meilleur des hommes -ou selon une variante un des meilleurs des hommes- ira le trouver et lui dira : « J’atteste que tu es l’Antéchrist dont l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم nous a parlés ».

- « Que penseriez-vous, dira l’Antéchrist (aux gens), si je tue cet homme pour ensuite le ressusciter ? Douteriez-vous de la chose? « .

- « Non », répondra-t-on.

Alors, il tuera l’homme et le ressuscitera ; puis, quand il sera ressuscité, l’homme dira : « Par Allah ! Je n’ai jamais été plus sûr que tu étais l’Antéchrist plus que maintenant ». »

 

D’après Mouslim aussi :

 

« L’Antéchrist viendra; ayant avec lui de l’eau et du feu; son feu sera de l’eau froide, et son eau sera du feu, ne vous vous trompez pas »

 

ce dernier miracle qui est qualifié d’imaginaire (Qomra).

 

Les autres actes sont réels, Allah lui a permis de les accomplir afin d’éprouver la bonne foi de la mauvaise, en prouvant son mensonge à propos de la prétention de la divinité. 

 

Mouslim رحمه الله a dit: Il nous a été rapporté par Abou Khaythama Zohayr ibn Harb d’après Al-Walîd ibn Mouslim , d’après `Abd-Ar-Rahman ibn Yazîd ibn Djâbir , d’après Yahaya ibn Djâbir At-Tâ’î le Grand Juge de Homs , d’après `Abd-Ar-Rahman ibn Djobayr , selon son père Djobayr ibn Nafîr Al-Haddramî qu’il a entendu An-Nawâs ibn Sim`ân Al-Kilâbî dire que Mohammad ibn Mahrân Ar-Râzî a rapporté par la même chaîne de transmission dans le hadith d’ An-Nawâs 

 

« Il viendra auprès d’un peuple et les invitera à croire en lui.

Ils croiront en lui et répondront à son appel.

Il donna aussitôt l’ordre au ciel pour pleuvoir et à la terre pour faire pousser des plantations.

Leurs troupeaux iront paître le matin et rentreront le soir ayant les bosses plus hautes que jamais, les mamelles plus gonflées produisant une abondance de lait et les ventres plus gros.

Puis, il ira trouver d’autres gens et les appellera à croire en lui.

Ils lui rejettent ses mensonges ; c’est ainsi qu’il se détournera d’eux.

Aussitôt le matin, ils n’auront rien de tous leurs biens (leurs troupeaux).  »

 

aussi,

 

« Puis, il appellera un homme en pleine jeunesse ; le frappera par l’épée et tranchera son corps en deux parties comme on atteint le milieu de la cible de l’arc.

Puis, il appellera le jeune de nouveau ; et celui-ci viendra vers lui avec un visage radieux et riant. »

 

Dans une autre variante de Mouslim , selon Abou Saïd Al-Khodrïe

 

« Ce jour-là, un homme, le meilleur des hommes -ou selon une variante un des meilleurs des hommes- ira le trouver et lui dira : « J’atteste que tu es l’Antéchrist dont l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم nous a parlés ».

- « Que penseriez-vous, dira l’Antéchrist (aux gens), si je tue cet homme pour ensuite le ressusciter ? Douteriez-vous de la chose ? ».

- « Non », répondra-t-on.

Alors, il tuera l’homme et le ressuscitera ; puis, quand il sera ressuscité, l’homme dira : « Par Allah ! Je n’ai jamais été plus clairvoyant que je le suis maintenant. »

Puis, quand l’Antéchrist voudra l’exécuter, il n’en sera pas capable. »"

Fin de citation, tirée du chapitre de l’Antéchrist, livre des Afflictions, Tome 18.

 

Qu’Allah vous accorde la réussite et prière et salut sur notre Prophète Mohammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.

 

La fatwa numéro ( 1758 )

Le Comité Permanent des Recherches Scientifiques et de la Délivrance des Fatwas (Al-Iftâ’)

Membre `Abd-Allah ibn Qa`oud

Membre `Abd-Allah ibn Ghoudayân

vice Président du comité `Abd-Ar-Razâq `Affifî

Président `Abd-Al-`Azîz ibn `Abd-Allah ibn Bâz

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12 décembre 2014

Le sens de la parole Prophétique: « Tous iront en Enfer, sauf un »

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Question :

Quel est le sens du hadith suivant:

 

« Ma ummah se divisera en soixante treize sectes. Toutes iront en Enfer sauf une »? [Saheeh Muslim, no.976]

Quelle est cette secte? Et les soixantes douze sectes seront-elles en Enfer pour l’éternité, comme le cas du mushrik ou non? Et le terme « ummah » du Prophète صلى الله عليه و سلم
s’applique t-il à ceux qui le suivent comme à ceux qui ne le suivent pas, ou est ce le premier uniquement?

 

Réponse :

Ce qui est entendu par le terme « ummah » dans ce hadith est la ummah de la réponse (ummatul-ijaabah – ceux qui ont répondu à l’appel de l’Islam après y avoir été invité), qui sera divisé en soixante treize sectes; dont soixante douze sont égarées, celles qui font des actes religieux innovés qui ne constituent pas une apostasie. Chacune d’elle doit être punie selon les innovations et l’égarement pratiqués, sauf ceux à qui Allah pardonne. Leur demeure finale sera al Jannah. La seule secte qui sera sauvée est Ahlus-Sunnah wal-Jamaa’ah, qui adhère à la Sunnah du Prophète صلى الله عليه و سلم et s’attache fermement à ce que lui et ses compagnons رضي الله عنه se maintenaient. Ils sont ceux à propos de qui le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit:

« Un groupe de ma ummah restera résolue, sur la vérité, victorieuse, saine et sauve de ceux qui s’opposent à eux, et ne les aident pas, jusqu’à la mort ou jusqu’au Jour de la Résurrection. »[Sahih al-Bukhaari, nos.71 et 3641, et Sahih Muslim, no.1920]

Quant à ceux dont l’innovation les fait sortir de l’Islam, ils font partie de la ummah de l’invitation (ummatud-da’wah – ceux à qui le Prophète صلى الله عليه و سلم fut envoyé pour les inviter à l’Islam), et non pas de la ummatul-ijaabah. Ils resteront dans le Feu de l’Enfer pour l’éternité, et c’est l’opinion la plus correcte.

On dit aussi que le terme « ummah » dans ce hadith signifie ummatud-da’wah, qui est un terme général indiquant tous ceux à qui le Prophète صلى الله عليه و سلم fut envoyé (c à d l’humanité) les croyants et les mécréants. Tandis que le terme « le groupe sauvé » est la « ummatul-ijaabah », qui s’applique strictement à ceux qui croient au Prophète صلى الله عليه و سلم, sincèrement et qui meurent dans cet état (de croyance). C’est la secte qui sera sauvée de l’Enfer; que ce soit par punition antérieure [à leur mort] ou non, et leur demeure finale sera al Jannah, (incheAllah).

Quant aux soixantes douze sectes (dans la deuxième opinion) elles sont toutes, excepté la secte sauvée, composées de mécréants qui seront en Enfer pour l’éternité. De là, il est claire que la ummatul-da’wah est plus générale en connotation que la ummatul-ijaabah. C’est à dire, quiconque fait partie de la ummatul-ijaabah fait partie de la ummatud-da’wah, alors que ceux de la ummatud-da’wah ne font pas forcément partie de la ummatul-ijaabah.

Et c’est avec Allah que se trouve le succès et qu’Allah envoie les prières et les salutations sur notre Prophète  et sur sa famille et ses compagnons.

Le Comité Permanent de la Recherche et Fatawa Islamique
Fataawa Islaamiyyah – Volume 1, Page 16

12 décembre 2014

Interdiction de s’asseoir entre l’ombre et la lumière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après Abû ‘Iyyâd, d’après un homme parmi les compagnons du Prophète صلى الله عليه و سلم qui a dit :

« Le Prophète a interdit à l’homme de s’asseoir entre l’ombre et la lumière et a dit : c’est la place ou s’asseyait satan »

Hadîth authentique rapporté par Ahmad, al Bayhaqî, Abû Dawûd, qualifié authentique par Al-Albânî رحمه الله dans « Sahîh at-targhîb »

 

12 décembre 2014

Un éthiopien démolira la Kaaba à l’approche du Jour de la Résurrection

 

بسم الله الرحمن الرحيم

  

Al Boukhary et Mouslim rapportèrent qu’Abou Hourayra رضي الله عنه dit que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit :

« La Kaaba sera démolie par un éthiopien aux jambes maigres »
(Fat’houl Bari 3/538 ; Mouslim 4/2232)

Ibn Abbas رضي الله عنه rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« Il sera noir de jambes maigres et il la démolira pierre par pierre »
(Rapporté par Al Boukhary – Fat’houl Bari 3/538)

Imam Ahmed ibn Hanbal rapporta dans son Mosnad que Abdoullah ibn Amr ibn Al As dirent qu’ils entendirent le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dire :

« La Kaaba sera démolie par un éthiopien, il pillera tous ses bijoux et enlèvera son habit, j’ai l’impression que je le vois en ce moment, il est chauve et il a une déviation entre le pied et l’os de la jambe, il la frappera avec sa pioche »
(Ahmed 2/220)

Il viendra, Allah est Omniscient, après la libération de Gog et Magog.

Selon Al Boukhary, Abou Said el Khoudri dit que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

« On viendra en pélerinage à la Maison, et on accomplira la Omra après la libération de Gog et Magog »
(Fat’houl Bari 3/531)

Extrait du Tafsir ibn Kathir رحمه الله . Tome 1.

12 décembre 2014

Le Prophète Ayoub عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Ibn Is’hâk dit : Job était un Romain et il était Job ibn Moss ibn Razeh ibn Esaii ibn Isaac ibn Abraham. D’autres dirent qu’il était : Job ibn Moss ibn Rawel ibn Esaii ibn Isaac ibn Abraham.

Ibn Asâkîr dît que sa mère était la fille de Loth عليه سلام. Il est aussi avancé que son père était l’un de ceux qui crurent en Abraham عليه سلام le jour où il fut jeté dans le feu et il ne fut pas brûlé. Cependant, la première opinion paraît être correcte, parce qu’il était de la progéniture d’Abraham, comme le dit Allah عز و جل :

 

« Et parmi la descendance d’Abraham ou de Noé, David, Salomon, Job, Joseph, Moïse et Aaron. » [ Sourate 6 - verset 84 ]

II est l’un des Prophètes qui ont reçu des Révélations d’Allah عز و جل, comme le dit Allah le Tout-puissant dans la Sourate An-Nisâ :

 

« Nous t’avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job, à Aaron et à Salomon, et Nous avons donné le Zabour à David. »  [ Sourate 4 - verset 163 ]

 

Ainsi il paraît plus authentique de dire qu’il était de la progéniture d’Esaii ibn Isaac. Le nom de sa femme était Lia bint Jacob. Mais dans une autre opinion, il est dit que sa femme était Rahma bint Ephraïm. Il est dit aussi qu’elle était Lia bint Manasseh ibn Jacob.

Allah عز و جل dit dans la Sourate Al-Anbiyâ:

 

« Et Job, quand il implora son Seigneur: « Le mal m’a touché. Mais Toi, tu es le plus miséricordieux des miséricordieux »! Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait, lui rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel aux adorateurs » [ Sourate 21 - verset 83 /84 ]

 

Allah عز و جل dit aussi dans la Sourate Sâd:

 

« Et rappelle-toi Job, Notre serviteur, lorsqu’il appela son Seigneur: « Le Diable m’a infligé détresse et souffrance ». Frappe (la terre) de ton pied: voici une eau fraîche pour te laver et voici de quoi boire. Et Nous lui rendîmes sa famille et la fîmes deux fois plus nombreuse, comme une miséricorde de Notre part et comme un rappel pour les gens doués d’intelligence. « Et prends dans ta main un faisceau de brindilles, puis frappe avec cela. Et ne viole pas ton serment ». Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant. Quel bon serviteur! Sans cesse il se repentait ». [ Sourate 38 - verset 41 / 44 ]

 

L’épreuve d’Ayoub عليه سلام

Les exégètes et les historiens dirent qu’Ayoub était un homme riche qui possédait tous les genres de biens. Il possédait un bétail innombrable, des moutons, des esclaves et des domestiques, il possédait aussi de vastes terrains et avait beaucoup d’enfants.

Toutes ces propriétés disparurent. Il fut, en plus, infligé dans son corps avec de différents genres de maladies, au point qu’aucun membre ou partie de son corps n’était sain, à l’exception de son cœur et sa langue avec lesquels il évoquait Allah. Il demeura malade et croyant en la Pitié d’Allah عز و جل.

Ses maladies continuèrent si longtemps que même ses amis l’ont abandonné, et ses parents l’ont laissé. Il fut sorti de sa ville et jeté sur une colline. Autre que sa femme, personne ne sentit la moindre compassion envers lui. Elle prit en charge ses droits sur elle, et se souvint de leur bon temps ensemble. Elle l’aidait à faire les nécessités quotidiennes qu’il ne pouvait faire sans son aide. Elle était si affligée et si dépourvue qu’elle commença à travailler pour gagner un salaire pour manger et nourrir son mari. Qu’Allah عز و جل les agrée. Elle maintint sa patience à côté de son mari pendant leur épreuve dans leur richesse, leur propriété et leurs enfants.

 

Dans un Hadith authentique, le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« Les plus éprouvés des gens sont les Prophètes, puis les vertueux, et puis ceux de moins en moins ».

Il dit aussi :

 » L’homme est mis à l’épreuve selon la vigueur de sa religion. S’il est fort dans sa religion, son épreuve sera plus dure ». (Mousnad Ahmad)

 

Cependant, toutes ces épreuves ne faisaient qu’accroître la religion d’Ayoub عليه سلام, sa patience, sa gloire et sa gratitude à Allah عز و جل, dans l’attente de Ses récompenses hors de son épreuve. Sa patience était exemplaire.

 

Moujâhid dit que le Prophète Ayoub عليه سلام était tout d’abord affligé par la petite vérole. Combien de temps a-t-il souffert de ses maladies et adversités ? Il y a plus d’une opinion.

Wahb ibn Mounabbih dit qu’il a souffert pendant trois ans exactement. Anas رضي الله عنه dit qu’il a demeuré dans cette situation douloureuse sept ans et quelques mois environ. Il fut jeté sur une colline jusqu’à ce qu’Allah عز و جل le sauva de ses souffrances et lui donna la plus grande récompense pour sa patience.

Houmaid dit : II a souffert dix-huit ans environ. As-Souddi dit que sa chair tombait de son corps, et rien ne resta que ses os et ses muscles. Sa femme apportait des cendres et les mettait sous son corps. Elle lui dit beaucoup de fois:

« Ayoub ! Si tu supplies ton Seigneur, II peut te sauver de cette souffrance. »

Il répondait :

« J’ai vécu soixante-dix ans en étant sain, ne pourrais-je pas supporter celle souffrance pour une même durée ? »

Quand elle fut percée de cette réponse, elle commença à travailler pour gagner un salaire pour manger et nourrir son mari Ayoub عليه سلام.

Les gens arrêtèrent de l’employer pour ne pas être infectés par ses maladies ou mis à la même épreuve. Quand elle n’a trouvé personne pour lui accorder un travail, elle se rendit chez une fille riche et lui vendit une de ses nattes de cheveux pour avoir de la nourriture.

Quand elle revint à Ayoub  عليه سلام avec la nourriture, il l’interrogea d’où elle l’avait obtenue tout en exprimant sa désapprobation. Elle dit : « J’ai fourni mon service aux gens. » Quand il était le jour suivant, et elle ne trouva personne qui pourrait lui accorder un travail, elle lui vendit une autre natte pour avoir de la nourriture et l’apporter à Ayoub. Ayoub refusa d’en manger, et jura de ne pas en manger si elle ne lui dit pas d’où elle avait obtenue la nourriture. Alors, elle enleva son écharpe de sa tête. Quand Ayoub vil sa tête rasée, il fit cette prière :

 

« Le mal m’a touché, mais Toi, Tu es le plus miséricordieux des miséricordieux. » [ Sourate 21: verset 83 ]

 

Ibn Abi Hâtim rapporta que Abdoullâh ibn Obaid ibn Omair a dit : Ayoub avait deux frères.

Ils se rendirent un jour chez lui, mais ils ne purent pas s’approcher de lui à cause de son odeur répugnante, ainsi ils restèrent loin de lui. L’un d’eux dit à l’autre :

« Si Allah savait du bien en Ayoub, Il ne l’aurait pas mis à cette épreuve. »

Quand Ayoub entendit ceci, il devint plus fâché d’eux que jamais. Il dit : « O Allah ! Si Tu sais que je n’ai jamais passé une nuit en étant rassasié si j’avais su qu’il y avait un seul affamé cette nuit-là, alors approuve-moi. »

Une voix vint du ciel et confirma sa véracité, et ses deux frères l’entendirent. Ensuite Ayoub عليه سلام dit :

 »O Allah ! Si Tu sais que je n’ai jamais porté une chemise si je savais qu’il y avait des gens sans vêtements, alors approuve-moi. » Une voix vint du ciel confirmant sa véracité, et ils l’entendirent. Ayoub dit encore une fois : « O Allah ! Je demande de Ton Honneur », et il se prosterna en disant : « O Allah ! Par Ton Honneur, je ne soulèverai plus ma tête jusqu’à ce que Tu me sauves de ma souffrance », et il souleva sa tête tout en étant en bonne santé.

 

Soulagement de la Souffrance

Ibn Abi Hâlim rapporta que Abdoullâh ibn Abbâs رضي الله عنه a dit : « Allah le vêtit d’un vêtement du Paradis, et il alla de côté et s’assit dans un coin. Sa femme revint et ne put pas le reconnaître. Elle dit : « O serviteur d’Allah ! Où est allé l’homme affligé qui était ici ? J’ai peur que des chiens ou des loups l’aient mangé. » Elle ne cessa de lui parler un bon moment. Ensuite, II lui dit : « Qu’est-ce qui t’arrive, je suis Ayoub ! » Elle dit : « Pourquoi te moques-tu de moi ? » Il dit: « Je suis effectivement Ayoub, Allah عز و جل m’a rendu ma santé »

Ibn Abbâs رضي الله عنه a dit : Allah lui rendit aussi sa richesse et ses enfants, et les a doublés pour lui.

Wahb ibn Mounabbih a dit : Allah عز و جل lui révéla : Je t’ai rendu ta famille et ta richesse en double. Alors, lave-toi de cette eau, en cela est une cure pour toi, et offre un sacrifice de la part de tes compagnons et implore le pardon pour eux, parce qu’ils m’ont désobéi à ton sujet. »

L’imam Ahmad رحمه الله rapporta d’Abi Houraira رضي الله عنه que le Prophète صلى الله عليه و سلم dit;

« Pendant qu’Ayoub se baignait en étant nu, un grand nombre de criquets en or tomba sur lui II commença à les mettre dans ses vêtements. Son Seigneur l’appela : « O Ayoub ! Ne t ‘ai-Je pas donné assez de ce que tu ramasses ? Ayoub dit : Oui mon Seigneur, mais je ne me passe point de Ta Bénédiction.  » (Mousnad Ahmad)

 

 » Frappe la terre de ton pied «  [ Sourate 38 : verset 42 ]

Cela veut dire que tu frappes le sol avec ta jambe. Il fit ce qu’Allah عز و جل avait commandé de faire. Allah fît jaillir une source froide d’eau, et l’ordonna de s’en laver et d’en boire.

Ainsi, Allah عز و جل dégagea sa souffrance, sa peine, les maladies de son corps, et II le fit un homme sain et beau. Allah lui donna aussi un tas de richesse si énorme et si abondante de sorte qu’elle pleuvait dans la forme de criquets en or.

Allah عز و جل lui rendit aussi sa famille.

 » Nous l’exauçâmes, enlevâmes le mal qu’il avait, lui rendîmes les siens et autant qu’eux avec eux, par miséricorde de Notre part et en tant que rappel aux adorateurs «  [ Sourate 21: verset 84 ]

Il est dit qu’Allah عز و جل a ressuscité ses mêmes enfants. Il est aussi avancé qu’Allah lui a donné d’autres enfants au lieu de ceux qui étaient morts, et dans l’Au-delà Allah les rassemblera tous ensemble.

{Par miséricorde de Notre part). Nous avons enlevé sa souffrance et l’avons sauvé de ses douleurs et de l’épreuve de par Notre Pitié et Notre Grâce {et en tant que rappel aux adorateurs}.

La situation critique et l’exemple d’Ayoub عليه سلام sont une leçon pour tous ceux qui sont affligés dans leurs corps, leurs biens, ou leurs familles. On doit suivre l’exemple d’Ayoub, si on est affligé par une adversité quelconque.

Ayoub vécut après sa détresse soixante-dix ans dans le territoire des romains, tout en prêchant la religion d’Allah, mais après sa mort ils ont altéré encore une fois leur religion.

 » Et prends dans ta main un faisceau de brindilles, puis frappe avec cela. Et ne viole pas ton serment. Oui, Nous l’avons trouvé vraiment endurant «  [ Sourate 38 : verset 44 ].

Dans ces Versets, Allah عز و جل parle de Sa Pitié sur Ayoub. Ayoub عليه سلام avait juré qu’il fouetterait sa femme cent fois. Il est dit qu’il a juré de le faire pour motif de sa vente de ses tresses de cheveux. Dans une autre opinion, il est dit que Satan lui vint dans l’apparence d’un médecin el lui prescrit quelques médecines pour Ayoub. Elle informa Ayoub à son sujet, mais Ayoub savait qu’il était Shaytan, ainsi il jura qu’il la fouetterait cent fois.

Quand Allah عز و جل le sauva de ses souffrances, Il lui ordonna de prendre des brindilles, les attacher ensemble, et puis la frapper une seule fois. Ainsi un seul coup monterait à cent, et il aurait honoré son serment. C’était un autre soulagement pour lui, en particulier dans le cas de sa femme qui avait pris soin de lui si patiemment, une femme de piété et de droiture. Qu’Allah عز و جل l’agrée dans Sa miséricorde.

Ibn Jarîr et d’autres historiens ont cité qu’au moment de sa mort, Ayoub  عليه سلام avait quatre-vingt-treize ans. Aussi, il dit qu’il vécut plus que cela.

Il a confié sa mission Prophétique à son fils Haumal, ensuite à son autre fils Bichr que beaucoup de gens considèrent pour être Thoul-Kifl.

 

- Les histoires des Prophètes – Par Ibn Kathir

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12 décembre 2014

La médisance

 

cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al’Uthaymeen رحمه الله le 15/06/1415 (19/11/1994)

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

 

La Louange est à Allah. Nous Le louons et implorons Son aide ainsi que Son pardon. Nous nous réfugions auprès de Lui contre le mal de nos propres âmes et contre nos mauvaises actions. Nul ne saurait égarer celui qu’Allah guide ou guider celui qu’Il a égaré. J’atteste que nulle divinité n’est digne d’être adorée en dehors d’Allah, L’Unique et sans associé et j’atteste que Mohammad est Son serviteur et Messager. Puisse Allah lui accorder, ainsi qu’à sa famille et à l’ensemble de ses compagnons, salut et abondantes bénédictions.

Ô serviteurs d’Allah ! Craignez votre Seigneur et méditez sur les enseignements du Coran et de la Sunna quant au respect des droits de l’homme. Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit en effet lors du sermon qu’il adressa aux gens à ‘Arafât, lieu du plus grand rassemblement des musulmans : « Votre sang, vos biens et votre honneur sont sacrés comme l’est ce jour, en ce mois et en ce lieu. »

La médisance est un fléau largement répandu chez les gens d’aujourd’hui. Ainsi entreprend-t-on de parler de son frère et d’évoquer quelque aspect de sa moralité, de son caractère, de ses actes ou de son comportement qu’il répugnerait voir mis à jour. Et vous pourrez constater que le plus grand souci de ce genre d’individus est de discuter et d’exposer les défauts d’autrui dans les assemblées auxquelles ils participent. Comme s’ils avaient été mandatés afin de les diffuser et de traquer les imperfections des musulmans !! Que ces malheureux sachent donc que celui qui se comporte de la sorte vis-à-vis de son frère verra Allah agir ainsi envers lui, auquel cas Il le démasquera fut-ce au sein de sa propre demeure. Qu’ils sachent également que celui qui s’obsède à adopter une telle atttude vis-à-vis d’autrui verra Allah lui assigner une personne qui répandra ses défauts et traquera ses imperfections.

Or, s’ils s’attachaient à examiner soigneusement leurs propres personnes, ils s’apercevraient que d’entre tous, ils sont les pires en termes de défauts, de moralité et de confiance. Et quand bien même leur seule obsession consistait à employer leur langue à l’encontre des serviteurs d’Allah, cela serait suffisant. De tels individus sont assurément une source de malheur, que ce soit pour eux ou pour leurs compagnons. Pour eux, car ils conduisent leur âme au mal et à l’injustice. Pour leurs compagnons, car lorsque ceux-ci ne leur déconseillent pas cette attitude, ils deviennent leurs associés dans le péché.

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! Votre Seigneur vous a proscrit la médisance. Craignez donc ce péché ! Craignez donc ce péché ! Craignez donc la médisance car elle équivaut à manger la chair des gens. Allah en a en effet donné l’image la plus laide qui soit en la comparant au fait de manger la chair de son frère mort. Connaissez-vous chose plus affreuse et plus abominable que l’attitude d’une personne qui s’assiérait à côté de son frère, mort, et découperait sa dépouille morceau par morceau pour ensuite le manger ? Connaissez-vous ne serait-ce qu’une personne qui soit capable de supporter cela ? [Certes non], si ce n’est celle qui médit sur autrui et à propos de qui Allah dit :

« Ne médisez pas les uns des autres. L’un de vous aimerait-il manger la chair de son frère mort ? [Assurément non], vous en auriez horreur. Et craignez Allah… » (Les Appartements V12)

 

Par ailleurs, certaines traditions (âthars) rapportent que le jour de la résurrection, on présentera à celui qui a médit sur son frère le cadavre de ce dernier et on lui imposera de le manger en lui disant : « Mange-le, mort, comme tu l’as mangé vivant. »

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! La médisance est assurément quelque chose d’extrêmement grave et dangereux. Si on mélangeait la parole que l’un de vous prononçait pour mettre en évidence les défauts de son frère à l’eau de la mer, elle en changerait le goût. Craignez donc Allah, chers frères ; un hadith rapporte en effet que le Prophète صلى الله عليه و سلم « …passa devant des gens qui avaient des ongles en cuivre avec lesquels ils s’écorchaient le visage et la poitrine. Il صلى الله عليه و سلم dit alors : « Ô Jibril ! Qui sont ces gens ? » Et celui-ci de répondre : « Ce sont ceux qui mangeaient la chair des hommes et s’attaquaient à leur honneur. » »

(Rapporté par Abû Dâoud)

Lorsque alors on les conseille, certaines de ces personnes n’ont d’autre réponse que de dire : « Je n’ai pas menti. Je n’ai dit que la vérité à son propos ». Le Prophète صلى الله عليه و سلم a pourtant été interrogé sur la médisance alors qu’il en parlait, et il dit : « La médisance consiste en le fait d’évoquer ton frère à propos de choses qu’il détesterait [voir révélées]. Les compagnons lui dirent : « Qu’en penses-tu si ces choses sont avérées chez mon frère ? » Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit : « Si ce que tu dis est avéré, alors tu as médit à son propos. Mais si ce n’est pas le cas, alors tu l’as diffamé. » Autrement dit, tu allies alors le mensonge à la médisance.

Sachant que la plupart des gens aujourd’hui parlent de leur frère au sujet de choses dont ils n’ont même pas connaissance. Au point que si on leur demandait d’attester de la véracité de leur propos, ils refuseraient de le faire. Or, nous savons qu’ils auront à répondre de cela le jour de la résurrection. Ne craindront-ils donc point Allah ? Ne savent-ils donc pas que chacun de leur propos est scrupuleusement consigné par un observateur toujours prêt à l’inscrire et qu’on leur demandera d’en rendre compte ? Je leur poserai simplement la question suivante. Apprécieraient-ils de voir les gens s’en prendre à leur honneur et médire à leur sujet ? Non, répondront-ils assurément ! Pourquoi dès lors agissent-ils ainsi à leur égard ? Ne craignent-ils pas qu’Allah les humilient ici-bas avant de les humilier dans l’au-delà ?

Ô vous qui êtes soumis à Allah ! [Sachez par ailleurs que] médire au sujet de vos frères revient à leur faire don de vos oeuvres pieuses. En effet, s’ils n’obtiennent pas réparation des préjudices qu’ils auront subis ou ne vous en lavent pas dans ce monde, ils prendront de vos bonnes actions le jour du jugement. Que vos bonnes oeuvres en viennent alors à disparaître et l’on prendra certains de leurs péchés que l’on vous fera porter, suite à quoi vous serez jetés dans le feu. Craignez donc Allah chers frères et préoccupez-vous de vos défauts avant ceux des autres ! Si toutefois une volonté sincère d’exhortation et de conseil vous anime, réformez les défauts de vos frères, mais sans les propager ni les mette à jour. Ainsi, si vous constatez chez eux une chose sujette à diffamation, rendez-vous auprès d’eux et exhortez-les en secret afin d’être du nombre des conseillers sincères et non des diffamateurs.

Ô gens ! La médisance est une chose grave et l’est d’autant plus lorsque que ses conséquences néfastes se multiplient. Ainsi, certains tombent dans ce péché vis-à-vis de deux catégories précises de personnes, à savoir : les savants et les gouvernants qui constituent les dirigeants de cette communauté. Ils s’acharnent en effet, dans [chacune de] leurs assemblées, à employer leur langue à l’encontre des savants, des prédicateurs ou encore des gouvernants qui sont au dessus des émirs. Or, la médisance de ces personnes est la plus grave en termes de péché, la plus affreuse en termes de châtiment et la plus néfaste en termes de division de la communauté.

Ô mes frères ! La médisance des dirigeants ne se limite pas à celle des personnes mais va jusqu’à s’attaquer au titre et à la responsabilité qu’ils portent. Car médire sur les savants fait tomber leur crédibilité aux yeux des gens et, du même coup, celle de leurs propos relatifs à la Loi d’Allah. Celle-ci est alors moins appliquée et on aboutit au final à une détérioration de l’image de la religion dans l’esprit des masses. Par ailleurs, ceux qui médisent sur les dirigeants ne portent pas uniquement préjudice à ces personnes. Leur tort s’étend bien au delà et s’applique sur toute la société puisqu’il porte atteinte à sa paix, à son équilibre et à son organisation. Car en les décrédibilisant aux yeux des gens, ils poussent ces derniers au soulèvement et à la rébellion de sorte qu’ils ne se plient plus ensuite à leurs ordres et à leurs interdictions. Dès lors, c’est l’anarchie qui s’installe et chacun devient son propre commandeur. Et le désordre de s’installer, et la réforme des âmes de devenir impossible puisque l’anarchie règne et qu’il n’y a aucune personnalité d’importance à la tête de la société.

Sachez également que la médisance participe des péchés majeurs et qu’il ne faut donc pas la prendre à la légère. Or, ces derniers temps ont vu la diffusion de publications qui, si elles proviennent de l’étranger, ont peut être été écrites à l’intérieur du pays, et qui véhiculent des propos injurieux et diffamatoires à l’encontre des dirigeants. Rien, des actions méritoires qu’ils entreprennent de réaliser, n’y est évoqué. Cela entre sans conteste dans le cadre de la médisance et il n’est par conséquent pas permis de les lire, de les faire circuler ou de les diffuser auprès des masses. Et il incombe à quiconque voit de telles publications de les déchirer ou de les brûler du fait de la dissension, de l’anarchie et du mal qu’elles provoquent.

Le Mufti de ce royaume, notre sheikh Abd Al ‘Azîz Ibn Bâz رحمه الله, a d’ailleurs lancé un avertissement quant à la distribution de ces publications en soulignant tout le mal qu’elles induisaient : désordre, division entre les gouvernants et le peuple, confusion… 
Je me joins donc à lui ainsi qu’à tous les savants sincères en conseil quant à cet avertissement.

Une autre remarque : le Prophète  n’a-t-il pas dit que la médisance consistait en le fait de parler de son frère en évoquant des choses qu’il répugnerait [voir révélées] ? Dès lors, ces dirigeants dont on a propagé de tels propos répugnent-ils ces publications ? Assurément, oui ! Par conséquent, la nature médisante de tels écrits est clairement avéré. Et sachant que la médisance participe des péchés majeurs, elle n’est pas expiée par la prière, l’aumône et le jeûne. Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم nous dit en effet : « [Les périodes comprises entre] les cinq prières quotidiennes, entre deux prières du Vendredi et entre deux mois de Ramadân [consécutifs] expient les péchés tant que les péchés majeurs sont évités. » Et dans une autre version : « …si les péchés majeurs sont évités. » Autrement dit, si un péché majeur est commis entre deux prières, celles-ci ne jouent pas le rôle expiatoire qui est le leur.

Craignez donc Allah, ô vous qui êtes Ses serviteurs ! Et je vous dirai une nouvelle fois : il est illicite de faire circuler ces publications. Quiconque les distribue commet un péché et subira le châtiment qui y est attaché le jour de la résurrection. On le questionnera sur le fait d’avoir propagé les défauts des gens et de leurs gouvernants. Sachant par ailleurs que ces écrits allient la diffamation à la médisance puisqu’elles contiennent des propos sans fondement aucun.

Puisse Allah sauvegarder notre peuple et nos dirigeants du désordre et de la corruption. Puisse-t-Il attacher la ruse des malfaisants qui sèment la discorde à leur cou et anéantir le plan qu’ils ont fomenté contre ce paisible pays. Puisse-t-Il faire de nous des sources de guidée et des êtres pieux et bienfaisants. Il est certes Puissant sur toute chose.

Ô serviteurs d’Allah :

« Certes, Allah ordonne l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches, et Il interdit la turpitude, le blâmable et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez. Tenez vos engagements pris au nom d’Allah, et ne vous déliez pas de vos serments une fois que vous les avez prononcés de façon formelle et alors que vous avez pris Allah comme garant de votre bonne foi. Allah sait ce que vous faites. » (Les Abeilles V90-91)

 

Souvenez-vous d’Allah, le Magnifique et le Majestueux, Il se rappellera de vous, et soyez Lui reconnaissants quant aux bienfaits qu’Il vous a accordés, Il vous les augmentera.


Auteur : cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al’Uthaymeen رحمه الله
 le 15/06/1415

12 décembre 2014

Parmi les signes du bon comportement avec la créature

 

Cheikh Muhammad Ibn Sâlih Al ‘Utheymine رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

L’homme a une bonne relation avec ceux qu’il fréquente parmi les amis et les proches. Il n’est pas à l’étroit avec eux, ni il ne les met à l’étroit avec lui. Plutôt, il fait rentrer la joie dans leurs cœurs selon sa capacité et dans les limites de la législation d’Allah. Cette restriction se doit d’être signalée car il y a des gens qui font rentrer la joie que par désobéissance à Allah. Qu’Allah nous préserve. Il ne convient pas de s’accorder avec eux en cela. Mais faire rentrer la joie envers ceux que tu côtoies parmi la famille, les amis, les proches dans les limites des préceptes est parmi le bon comportement. Voilà pourquoi le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui l’est avec sa famille, et moi je suis le meilleur avec ma famille. »
Rapporté par at Tirmidhi n°3895 livre des qualités, Ibn Hibban dans son Sahih n°1312 d’après le hadith de ‘Aicha رضي الله عنها. Il se trouve dans Sahih al Jami’ du cheikh Al Albani n°3314. De même, rapporté par Ibn Maja n°1977 livre du mariage d’après le hadith d’Ibn ‘Abbas رضي الله عنه.

 

Beaucoup de personne ont un bon comportement avec les gens et non avec leur famille. Ceci est une immense erreur et un renversement des réalités. En effet, comment avoir un bon comportement avec les gens lointains et un mauvais avec les proches ?

 

Il peut dire : « Parce que les proches je m’occupe d’eux. » (Je m’occupe de subvenir à leurs besoins et autres) Nous lui répondons : « Ceci ne doit pas être une cause d’un mauvais comportement avec eux car les proches sont les personnes les plus en droit de ta vertu envers eux dans ta compagnie et la relation. »

 

Voilà pourquoi une personne a dit : « Ô Messager d’Allah ! Quelle est la personne la plus en droit de ma compagnie ? » Il  a répondu : « Ta mère. »  Puis il a dit : « Ensuite qui ? » Il a répondu : « Ta mère. » Puis il a dit : « Ensuite qui ? »  Il a répondu : « Ta mère. » Puis il a dit : « Ensuite qui ? » Il a répondu : « Ton père. »
Rapporté par al Bukhari n°5971 livre de l’éducation, muslim n°1-2 livre de la bonté et de la pièté et Ibn Maja n°2706 livre des recommandations

 

Pour d’autres personnes, le cas est a l’inverse. Tu le trouves étant d’une mauvaise relation avec sa mère alors qu’il est d’une bonne relation avec sa femme alors que celle-ci est dans la position d’une captive, comme le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Je vous recommande vis-à-vis des femmes le bien, car elle sont un soutien auprès de vous. »
Rapporté par at Tirmidhi n°3387 livre de l’explication de Coran et at Tirmidhi a dit : « Hadith bon authentique. »

 

En bref, la relation vertueuse envers la famille, les compagnons, les proches sont parmi les nobles caractères.

 

Tiré du livre : Les nobles caractères,

12 décembre 2014

Les avantages tirés du rappel d’Allah (dhikr)

 

Ibn al-Qayyim al-Jawziyya رحمه الله

 

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

 

L’auteur dit [dans son livre Al-wâbil assayib minal kalâm at-tayyab] à propos des avantages du dhikr :

 

Il y a dans le dhikr plus de cent avantages (parmi lesquelles) :

 

1 – Il chasse Satan, le réprime et le brise.

 

2 – Il entraîne l’agrément de Dieu.

 

3 – Il dissipe les soucis et les angoisses du coeur.

 

4 – Il procure au coeur la joie et l’allégresse.

 

5 – Il illumine le visage et le coeur.

 

6 – Il fortifie le coeur et le corps.

 

7 – Il attire la subsistance.

 

8 – Il revêt l’invocateur de respect, de douceur et d’aspect agréable.

 

9 – Il fait acquérir l’amour qui est l’esprit de l’Islam, le moteur de la religion et l’axe du bonheur et du salut. Dieu a suscité une cause à chaque chose et celle de l’amour (de Dieu) est inscrite dans la continuité de la pratique du dhikr. Celui qui veut gagner l’Amour de Dieu doit Le mentionner souvent. C’est que le dhikr est la porte de l’amour, son plus grand symbole et sa voie la plus droite.

 

10 – Il fait acquérir à l’invocateur qu’Allah l’observe et le fait de s’introduire dans la porte qui mène au degré de l’ihssan (la perfection dans l’adoration). Ainsi, il adorera Dieu comme s’il Le voyait. Il n’y a donc à l’insouciant aucune autre issue vers le rang de l’ihssan que celle du dhikr, de la même manière que celui qui demeure assis ne pourra jamais rejoindre sa maison (qu’en marchant).

 

11 – Il fait obtenir la qualité de « la remise confiante à Dieu dans toutes ses affaires » c’est-à-dire le retour à Dieu. Et celui qui se retourne souvent vers Dieu au moyen du dhikr, verra son coeur se tourner vers Dieu en toutes circonstances. Dieu devient ainsi son refuge et son asile, son Protecteur contre les calamités et les malheurs de la vie.

 

12 – Il héritera une place rapprochée de Dieu. Ainsi en fonction de l’ampleur de son dhikr se situe sa position par rapport à Dieu. C’est dire que plus son dhikr est abondant, plus il se trouve dans la proximité de Dieu et plus son insouciance s’accroît (en ne se rappelant pas Dieu), plus son éloignement s’accentue.

 

13 – Il lui ouvre une des plus grandes portes de la connaissance. C’est-à-dire que son savoir grandira au fur et à mesure que ses évocations se multiplieront.

 

14 – Il lui procure le respect mêlé de crainte envers son Seigneur, Sa magnificence en raison de l’emprise que le dhikr a sur son coeur, et de sa présence constante avec Dieu. C’est le contraire de l’insouciant dont le voile du respect mêlé de crainte est trop épais dans son coeur.

 

 15 – Il lui procure la mention que Dieu fera de lui, comme l’indique ce verset :

 { Souvenez-vous de Moi et je Me souviendrai de vous } (Coran, 2/152).

S’il n’y avait que cela comme bienfaits du dhikr, cela suffirait comme mérite et noblesse.

 Le Prophète صلى الله عليه و سلم a rapporté ce que son Seigneur a dit :

 « Celui qui se souvient de Moi en lui-même, Je Me souviendrai de lui en Moi-Même. Celui qui me mentionne dans une assemblée, Je le mentionnerai dans une assemblée meilleure. » [Cité par Bukhârî]

 

16 – Il réconforte la vie du coeur. J’ai entendu le chaykh al-islâm Ibn Taymiyya  dire : « Le dhikr est au coeur ce que l’eau est au poisson. Quel serait l’état du poisson s’il venait à quitter l’eau ? »

 

17 – Il évacue la rouille du coeur. Chaque chose a sa rouille et celle du coeur, c’est l’insouciance et les passions irréfléchies ; et son polissage se fait par le dhikr, le repentir et la demande du pardon à Dieu.

 

18 – Il efface les fautes et les élimine complètement. Il compte au nombre des plus grandes oeuvres et celles-ci chassent inévitablement les mauvaises actions.

 

19 – Il détruit l’appréhension (al wahchatou) qui sépare l’adorateur de son Seigneur. C’est qu’entre l’insouciant et Dieu, il y a une cloison (appréhension) qui ne peut être effacée que par le dhikr.

 

 20 – Lorsque le serviteur fait la connaissance de Dieu à travers son dhikr pendant les jours heureux, il le connaîtra aussi pendant les jours sombres. En effet, lorsque le serviteur obéissant, qui invoque Dieu, est gagné par l’adversité ou demande à Dieu de satisfaire un de ses besoins, les anges disent : « Ô Seigneur ! C’est une voix connue d’un serviteur connu. » Par contre, quand l’insouciant appelle Dieu et lui demande quelque chose, les anges disent : « Ô Seigneur ! C’est une voix inconnue qui provient d’un serviteur inconnu. »

 

21 – Il sauve du châtiment de Dieu, comme l’a indiqué Mu’âdh : « Il n’y pas meilleur salut vis-à-vis du châtiment de Dieu que le dhikr de Dieu. » [Cité par Tirmidhi.] – C’est la cause qui fait descendre la sérénité (sakîna), celle de la manifestation de la miséricorde et le regroupement des anges autour des invocateurs, comme nous en a informé l’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم.

 

12 décembre 2014

La mort de Moussa عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Il est rapporté qu’Abou Hourayra رضي الله عنه dit : « Quand l’Ange de la Mort fut envoyé à Moussa عليه سلام, Moussa le battit et le repoussa. L’ange revint à son Seigneur, et se plaignit en disant : « Tu m’as envoyé à un serviteur qui ne veut pas mourir ». Allah dit : « Reviens à lui et dis lui de mettre sa main sur le dos d’un boeuf, et quel que soit le nombre de poils que couvre sa main, il aura autant d’années à vivre. Moussa dit : « Ô mon Seigneur ! Ensuite, que se passera t-il ? ». Il dit : « La mort ». Moussa dit : « Donc maintenant »
Al Boukhary

Puis Moussa عليه سلام demanda à Allah qu’Il le fasse mourir à une distance du jet d’un caillou de la terre sacrée.

Abou Hourayra  dit que le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« Si j’étais là, je vous aurait montré sa tombe au pied de la colline de sable, sur le côté de la route ».

Abou Hourayra  dit dans une autre version du hadith que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « L’Ange de la Mort se rendit à Moussa afin qu’il prenne son âme de son corps. Il dit à Moussa : « Obéis à ton Seigneur ». Mais Moussa le gifla et lui aveugla son oeil ».

Puis, il cita le reste de ce hadith comme est rapporté par Al Boukhary.

Moussa attendait beaucoup de tâches à accomplir avant sa mort, tels que sauver les Israélites de leur errance et les emmener à la Terre Sacrée, mais il était décrété par Allah que Moussa meure dans la terre de l’errance après Aaron. Quelques oulemas ont prétendu que c’était Moussa qui a sauvé les Israélites, et il est entré avec eux dans la Terre Sacrée. Mais ceci est contre l’opinion des gens des anciennes Saintes Ecritures et la majorité des Musulmans.

Quand Moussa choisit de mourir, il dit : « Ô mon Seigneur ! Apporte moi près de la Terre Sacrée, à une distance du jet d’un caillou ». Alors, s’ils étaient déjà entrés, Moussa n’aurait pas demandé ceci. Donc, quand sa mort s’approcha dans l’errance, il désira être près de la Terre Sacrée, et recommanda aux siens de faire de la sorte, c’est pourquoi le Prophète صلى الله عليه و سلم dit : « Si j’étais là, je vous aurais montré sa tombe au pied de la colline de sable sur le côté de la route ».

L’imam Ahmed rapporta d’Anas ibn Malik  que le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« Lors de mon Voyage Nocturne, je suis passé à côté de Moussa, et il était en train de prier dans sa tombe au pied de la colline de sable ».

Les histoires des Prophètes de Ibn Kathir رحمه الله

 

12 décembre 2014

La signification des 2 attestations

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Cheikh Otheimine  a été questionné à propos des deux attestations.

 

Réponse :

Les deux témoignages : le témoignage que nulle divinité sauf Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah sont les clefs de l’Islam. En effet, l’entrée dans l’Islam n’est possible que par le biais de ces deux attestations. Et c’est pour cette raison que le Prophète  ordonna à Mou’âdh Ibn Jabal  lorsqu’il l’envoya au Yémen, de commencer son appel par le témoignage que « nulle divinité sauf Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ».

 

A)  La signification du témoignage  « nulle divinité sauf Allah ».


La signification de la première phrase : l’attestation que « nulle divinité sauf Allah » ( Lâ ilâha illa lâhou) est la reconnaissance de l’homme, par la parole et le cœur, que nul n’est adoré sauf Allah.

En arabe le mot « ilâha » a la signification d’adoré « ma’louh ». Et de ce mot on ressort « ta’alouh » qui signifie « adoration ».

Ainsi le sens de ce témoignage est : nul adoré sauf Allah Seul.

De plus, cette phrase se compose d’une négation (An-Nafîy) et d’une affirmation (Al-Ithbât) : la négation se trouve dans « nulle divinité » et l’affirmation dans « sauf Allah ».

Il y a, dans cette phrase, un sous-entendu implicite, qui est la reconnaissance par la langue après la croyance par le cœur que nul ne mérite (en vérité) d’être adoré en dehors d’Allah Seul. Ceci implique, non seulement, un culte pur voué à Allah uniquement, mais aussi, l’annulation de toute adoration vouée à autre que Lui.

Ainsi, par notre sous-entendu implicite qui est « ne mérite » s’éclaircit la réponse à l’ambiguïté prononcée par plusieurs personnes qui est : comment pouvez-vous dire « nulle divinité sauf Allah », alors qu’il existe d’autres divinités qui sont adorées en dehors d’Allah,  qu’Allah a nommé divinités ainsi que leurs adorateurs ? En effet,

Allah (béni et exalté) a dit :

 

{…Leurs divinités, qu’ils invoquaient en dehors d’Allah, ne leur ont servi à rien, quand l’ordre (le châtiment) de ton Seigneur fut venu…} Sourate ‘Hûd’ verset 101).

 


Et le Très-Haut عز و جل a dit :

 

{N’assigne point à Allah d’autres divinités…} (Sourate ‘Le voyage nocturne’ verset 22).

 


Et le Très-Haut عز و جل a dit :

 

{Et n’invoque nulle autre divinité avec Allah…} (Sourate Al-Qassas  verset 88).

 

Comment est-il possible d’affirmer « nulle divinité sauf Allah » tout en sachant que l’adoration est vouée pour autre qu’Allah ?


De plus, comment peut-on affirmer que l’adoration est vouée à autre qu’Allah alors que les Prophètes ont dit à leurs peuples :

 

{…Adorez Allah. Pour vous, pas de divinité à part Lui…} (Sourate ‘Al-A’râf’ verset 59).

 

La réponse à cette ambiguïté apparaît lorsque nous sous-entendons « ne mérite en toute vérité d’être adoré » dans notre formulation « Nulle divinité sauf Allah ».


Nous répondons alors : Ces divinités, qui sont adorées en dehors d’Allah, sont de fausses divinités qui ne possèdent rien des droits divins, et la preuve à cela est la Parole d’Allah, le Vrai, -qu’Il soit glorifié :

 

{Il en est ainsi parce qu’Allah est Lui le Vrai, alors que tout ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux, et qu’Allah est le Haut, le Grand.} (Sourate ‘Louqmân’  verset 30).


Et aussi Sa parole (qu’Il soit glorifié) :

 

{Avez-vous vu (les divinités), Lât et ‘Ouzzâ ainsi que Manât [1], cette troisième autre ? Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille ? Que voilà donc un partage injuste ! Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet.} (Sourate ‘L’étoile’ verset 19 à 23).


Et aussi Sa parole selon Youssouf 
عليه سلام :

 

{Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leurs sujets…} (Sourate Yousouf verset 40).

 

 En conclusion, la signification de « Nulle divinité sauf Allah » est « nul ne mérite d’être adoré en vérité sauf Allah ». Quant aux divinités autres que Lui parmi les messagers, les anges, les saints, les pierres, les arbres, le soleil ou la lune (etc.) ; leur caractère divin  prétendu par leurs adorateurs n’est que fausseté et en aucun cas une vérité. La seule divinité digne d’adoration est Allah, Gloire à Lui.

 


B) La signification du témoignage « Muhammad est le Messager d’Allah »


Ensuite, la signification du témoignage que Muhammad 
 est le Messager d’Allah (Muhammadou-rassoulou-llâh) est la reconnaissance par la parole et la croyance par le cœur que Muhammad Ibn Abdillâh El-Hâchimy El-Qorachy est le Messager d’Allah  pour l’ensemble de la création, qu’ils soient djinns ou humains.

Allah le Très-Haut a dit :

 

{Dis : « Ô hommes ! Je suis, pour vous tous, le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son Messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés ».} (Sourate Al-A’râf  verset 158).

 


Et le Très-haut عز و جل a dit :

 

{Qu’on exalte la bénédiction de Celui qui  a fait descendre le livre de discernement sur Son serviteur, afin qu’il soit un avertisseur à l’univers.} (Sourate ‘Le discernement’ verset 1).


Parmi les exigences de ce témoignage est de ne pas croire que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
  a un droit à la Seigneurie (rouboubîya) [2], à l’organisation de l’univers ou un droit à l’adoration. Ce Messager صلى الله عليه و سلم est, plutôt, un serviteur que l’on ne doit pas adorer et un Messager que l’on ne doit pas démentir. Aussi, parmi ces exigences, nous devons croire qu’il  ne possède pour lui-même ou pour autrui aucun bienfait, ni aucune nuisance à part ce qu’Allah aura voulu. Comme Allah dit :

 

{Dis-(leur) : « Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’Inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. »…}(Sourate ‘Les bestiaux’ verset 50).


C’est, donc un serviteur, qu’Allah commande, qui suit uniquement, ce qui lui a été ordonné de faire.

Le Très-haut عز و جل a également dit :

 

 

{ Dis: « Je ne possède aucun moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur le chemin droit ».Dis: « Vraiment, personne ne saura me protéger contre Allah; et jamais je ne trouverai de refuge en dehors de Lui. } (sourate ‘des djinns’ verset 21 et 22)


Le Très-Haut عز و جل a aussi dit  :

 

{Dis : « Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu’Allah veut. Et si je connaissais l’Inconnaissable, j’aurais eu des biens en abondance, et aucun mal  ne m’aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu’un avertisseur et un annonciateur ».} (Sourate Al-A’râf verset 188).


Voici, donc, le sens du témoignage « nulle divinité excepté Allah, et Muhammad est le Messager d’Allah ».
Et par ce sens, tu sais que ni le prophète 
 ou autre créature ne sont en droit d’être adorés car l’adoration n’est qu’à Allah seul :

 

{ Dis: « En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. À Lui nul associé! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. } (sourate ‘les bestiaux’ verset 162 et 163)

 

et que le droit du prophète صلى الله عليه و سلم est d’avoir comme place celle qu’Allah lui a donné, celle de serviteur et de messager d’Allah et que la prière et le salut d’Allah soient sur lui.

 

 

  • Fatwa du cheikh  ibn ‘Otheimine رحمه الله tirée de son livre « Les piliers de l’islam »
  • Question 17 p 47

________________

[1] Lât est une divinité qui fut adorée à Tâïf, une ville proche de la Mecque et ’Ouzzâ est une divinité qui fut adorée à Nakhla entre la Mecque et Tâîf et enfin, Manât est une divinité qui fut adorée à Sayfoul-Bahr, qui se situait au niveau de Médine sur la Mer Rouge. (NdT)

[2] La rouboubîya : le pouvoir de créer, de pourvoir à la subsistance des créatures, de donner la vie et la mort, de destiner toutes choses…Tout cela doit être attribuer à Allah Seul, et il faut croire qu’Il n’a en cela aucun associé. (NdT)

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