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Le Message Islam
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12 décembre 2014

Lire le Coran (en touchant le livre) pendant ses Menstrues

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

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Sheykh Ibn Baz رحمه الله



Shaykh Ibn Bâz رحمه الله a dit :

« Ce qui est authentique est qu’il n’y a aucun mal à ce que la femme en état de menstrues ou de lochies récite le Qur’ân par cœur. Et si elle récite ainsi, rien ne l’empêche de réviser le Qur’ân en le lisant si elle porte des gants, d’après ce qui est authentique parmi les différents avis des savants. C’est ce qui est authentique car la durée de sa période d’impureté s’étend. Quant à l’homme en état de grande impureté il ne peut ni réciter par cœur ni toucher le Qur’ân jusqu’à ce qu’il accomplisse ses grandes ablutions… ceci car sa période d’impureté est courte, et il peut se purifier rapidement et réciter. Quant à la femme en état de menstrues, sa période d’impureté s’étend et peut durer sept ou huit jours, ainsi ce qui est authentique est qu’elle peut réciter par cœur le Qur’ân et le toucher à travers des gants. » (Fatâwâ Al-Mar’a Al-Muslimah, p.74)

**********************

Q : La femme peut-elle lire pendant la période des règles, des recueils d’invocations le jour de ‘Arafat, en sachant qu’ils peuvent contenir des Versets du Coran ?

 

R : Il n’y a aucun inconvénient pour la femme pendant les menstrues ou après l’accouchement de réciter les invocations au cours des rites du Pèlerinage.

Il n’y a pas de mal aussi à ce qu’elle lise le Coran, selon l’opinion la plus pertinente étant donné que rien n’apprête à dire le contraire au regard des textes. Les seules indications que nous ayons sur la question concernent la personne en état d’impureté. En effet, celle-ci ne doit pas lire le Coran comme le stipule le hadith rapporté par ‘Ali (Qu’Allah soit satisfait de lui).

Quant au premier cas, il lui correspond le hadith d’Ibn ‘Omar :

« La femme pendant ses menstrues ou la personne en état d’impureté ne doivent pas lire le Coran. »

cependant celui-ci est faible. En effet, cette version remonte à Ismâ’ïl ibn ‘Iyache, qu’il rapporte d’après les gens du Hidjaz. Il faut savoir que les propos qu’il fait remonter aux gens du Hidjaz sont considérés faibles et donc non acceptable. Cependant, elle doit lire le Coran sans le toucher, en le récitant par cœur.

Quant à la personne impure (à qui il requiert la grande ablution), elle ne peut ni le lire directement, ni en réciter des Versets par cœur avant de refaire la grande ablution. A la différence de l’autre, son état est éphémère et elle peut se doucher sur-le-champ (tout de suite après avoir eut des rapports sexuels). La période d’impureté qui s’avère très courte, est entre les mains de la personne car elle peut se doucher quant elle le désire. Dans le cas où il n’y aurait pas d’eau, ou à défaut de ne pouvoir en utiliser, il lui est toujours possible d’avoir recours au Tayammoum. Après quoi, elle peut prier aisément et réciter le Coran en toute liberté.

À l’inverse, les menstrues peuvent durer plusieurs jours, et ne dépendent pas de la femme, cet état est entre les mains de Dieu Tout Puissant. Dans ce cas, il lui est autorisé de lire le Coran pendant cette période d’indisposition afin de ne pas l’oublier, mais aussi afin qu’elle ne soit pas privée des faveurs de la récitation du Coran et de s’enquérir des lois divines à partir du livre de Dieu. Il lui est d’autant plus concevable de lire des recueils où se trouve des formules d’invocation bien qu’ils contiennent des versets du Coran, ou des propos prophétiques, etc.

Cette opinion est la plus pertinente, et la plus probable parmi celles des savants –que Dieu leur fasse Miséricorde –…


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Sheykh el Albani رحمه الله

 

Question :

Pour ce qui est de la récitation du Qur’ân, le femme en état de menstrues, de lochies ou l’homme en état de grande impureté récitent parfois le Qur’ân en le touchant. Il n’y a rien de mal en cela insha Allah ?

Réponse :

Pour ce qui est de la femme en état de lochies pu de menstrues, il n’y a aucun mal, car dans la Législation leur cas n’est cas comme celui (ou celle) qui est en état de grande impureté, car ce dernier, s’il veut réciter ou toucher le Qur’ân, premièrement il peut se purifier et deuxièmement cela est meilleur pour lui et plus méritoire. Quant à la femme en état de menstrues ou de lochies, elle ne peut se purifier, et celui qui veut la conseiller n’a d’autre choix que de lui dire « Cesse de réciter le Qur’ân » que ce soit par cœur ou en touchant le Qur’ân, surtout la femme en état de lochies et plus encore celle dont la période s’étend sur quarante jours (après l’accouchement). Mais cela sera la cause de la rupture de son lien entre elle et son Seigneur par la lecture du Livre d’Allah. Soit il l’empêche de maintenir ce lien, soit il lui dit : puisque tu ne peux te purifier, récite (et touche) le Qur’ân, et c’est ce que nous disons. Pourquoi ? 


Premièrement car il n’y a pas de preuve qui vienne interdire à celui qui est en état de grande impureté, homme ou femme, de toucher ou réciter le Qur’ân. La base est que les choses sont permises et c’est une règle connue dans les fondements du Fiqh.

Deuxièmement, on trouve des hadiths qui viennent confirmer cette règle. Comme on dit : « lumière sur lumière », mais même s’il n’y avait pas ces hadiths, la règle serait suffisante, car toute règle religieuse, si c’est vraiment une règle religieuse, repose sur des preuves religieuses, et pas seulement sur la raison ou les passions. Ainsi, si on ne trouve pas dans la Législation une preuve qui vienne interdire une chose, nous revenons pour cette chose à la règle de base. Parmi ces règles par exemple : La base pour les choses (de ce monde) est qu’elles sont permises et pures. Par exemple ces enregistreurs, il y en a des blancs, des noirs, en plastique… cela est-il pur ? Oui nous disons que c’est pur comme l’a dit notre frère, et si quelqu’un nous demande notre preuve pour ces milliers de choses que les gens utilisent sur terre, nous ne pouvons donner une preuve pour chaque chose, mais notre preuve est la règle : la base pour les choses est qu’elles sont pures. Autre exemple : la mangue est-elle licite ou illicite ?

le demandeur : Licite.

R : Donne nous une preuve textuelle qui dise le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a dit que la mangue était licite… Il y a des règles : la base pour les choses est qu’elle sont permises. Revenons à notre sujet de conversation : la base est que l’homme en état de grande impureté, la femme en état de menstrues ou de lochies peuvent lire le Livre d’Allah, plus encore cela est meilleur pour eux ! Si quelqu’un vient et dit : Non cela n’est pas permis, nous lui disons « apportez vos preuves si vous êtes véridiques. » tant qu’il n’y a pas de preuve, nous restons sur la règle de base. Parmi ces règles : la base est de libérer sa conscience (barâ’ah ad-dhimmah) qu’est-ce que cela signifie ? Je dis que j’ai prêté à untel 100 dinars, la Législation me dit : apporte une preuve, sinon la base est qu’il a sa conscience pour lui (et ne doit rien), et c’est une règle très importante. 

De là vient aussi la règle : la base pour les choses est qu’elle sont permises, et sur notre question nous avons des preuves qui viennent confirmer cette règle de base sur cette question précise. Par exemple, lorsque le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a accompli son pèlerinage d’adieu et qu’ils sont arrivés en un lieu appelé Sarif aux environs de la Mecque, car il venaient à dos de bêtes, ils ont installé un camp et le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) rentra dans la tente de ‘Aishah et la trouva en train de pleurer. Il lui dit : « Qu’as-tu, ô ‘Aishah ? Tu as tes règles ? » Elle dit : « Oui, Messager d’Allah. » Il dit : « C’est une chose qu’Allah a écrit aux filles d’Adam. Fais tout ce que fait (normalement) le pèlerin, sauf tourner (autour de la Ka’ba) et prier. » Le pèlerin rentre-t-il dans la Mosquée sacrée ? Oui, il y entre. Et lui a-t-il interdit de rentrer dans la Mosquée Sacrée ? Non, mais seulement de tourner autour de la Ka’ba, c’est pour cela qu’il lui a dit : « Fais tout ce que fait (normalement) le pèlerin, sauf tourner (autour de la Ka’ba). » Ainsi, la femme en état de menstrues peut entrer dans la Mosquée Sacrée, et a fortiori dans les autres mosquées, c’est une analogie par ordre de priorité. Le pèlerin ne lit-il pas le Qur’ân ? Si, il lit le Qur’ân donc il est permis (à la femme en état de menstrues) de lire le Qur’ân. Tout ceci a comme preuve ce hadith, et la règle de base est la permission, donc il est permis à la femme en état de menstrues ou de lochies de lire le Qur’ân, et lorsqu’elle se purifie, si elle se lave et fait ses ablutions pour lire cela est meilleur pour elle. »

 

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Sheykh ibn Otheymine رحمه الله

Shaikh Ibn ‘Uthaymîn رحمه الله a dit :

«  Les savants ont divergé sur le fait que l’homme en état d’impureté puisse toucher le Qur’ân. Certains disent que cela est permis car on ne trouve aucune preuve authentique et claire qui vienne l’interdire, et la base est qu’il faut se préserver et ne pas rendre obligatoire (ce qui ne l’est pas). D’autres disent qu’il n’est permis de toucher leQur’ân qu’en état de pureté d’après le hadith de cAmrû ibn Hazm auquel le Prophète (salallahu ’alayhi wasalam) a (fait envoyer) une lettre dans laquelle il lui a dit : « Seul un homme pur (Tâhir) peut toucher le Qur’ân. » Et ici « pur » désigne celui qui n’est pas atteint par une impureté.

Ce deuxième avis est l’avis le plus authentique des savants, car même si le mot « pur » englobe la pureté physique et morale (par opposition au mécréant qui est décrit par l’impureté morale), il faut revenir à la parole du Législateur qui ne va pas utiliser le mot « pur » pour s’adresser à quelqu’un qui est déjà (décrit) par la pureté morale (puisqu’il est musulman). Et nul doute que ce deuxième avis est plus sûr, car nous enracinons en eux le respect envers la Parole d’Allah. Mais si cela est difficile, on peut recouvrir le Qur’ân d’un tissu, car toucher unQur’ân recouvert d’un tissu est permis pour celui qui est en état d’impureté et d’autres que lui (comme les enfants). » (Fatâwâ Islâmiyyah lil-Musnad, 4/313)

 

 

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12 décembre 2014

Description physique du Prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cet homme est le meilleur des hommes, c’est le Prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم, le sceau des prophètes, celui qui scelle l’envoie des prophètes. En effet, nous savons qu’il n’y a pas eu et qu’il n’y aura plus de prophètes après lui صلى الله عليه و سلم.

Que nous a-t-il été rapporté au sujet du Prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم ?

 

gifs puces bullets Anas رضي الله عنه dit : « Je n’ai jamais touché (une chose) plus douce que la paume du Prophète, même la soie et le brocart. Et jamais je n’ai senti un rih (= odeur) -ou un ‘arf (= bonne odeur)- plus agréable que le rih -ou le ‘arf- du Prophète صلى الله عليه و سلم. » (Bukhâri n°3561)

 

gifs puces bullets D’après ibn ‘Abbâs رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم laissait tomber les cheveux (sur le front) alors que les Associants les rejetaient de chaque côté de la tête. Quant aux gens du Livre, ils laissaient (aussi) tomber les cheveux (sur le front) ; le Messager de Dieu aimait avoir les mêmes (habitudes) qu’eux tant qu’il n’avait pas encore reçu l’ordre de faire autrement. Pourtant, il finit par laisser ses cheveux rejetés de chaque côté de sa tête.) (Bukhâri n°3558)

 

gifs puces bullets Al-Hakam dit : « J’ai entendu Abu Juhayfa dire : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم se rendit pendant la canicule à al-Bathâ’ [où] il fit des ablutions mineures puis pria deux rak’a pour le dhour et ensuite deux autre rak’a pour le ‘asr, il y avait devant lui une pique. » » Chu’ba : ‘Awn rapporta de son père, Abu Juhayfa, [ce rajout] : « Il y avait des femmes qui passaient derrière la pique… Les présents se levaient et lui prenaient ses mains en se les passant sur le visage. Moi aussi, je lui pris la main et je la mis sur mon visage ; elle était plus fraîche que la neige et plus parfumée que le musc. » Bukhâri n° 3553

 

gifs puces bullets « Il était blanc et ses cheveux étaient noir-blanchâtre » (hadith n°3544, « La Noble Nature (des Compagnons) » dans le Sahiih d’Al Bukhâry, volume V, page 30)

 

gifs puces bullets Il avait « quelques poils blancs au dessus de sa lèvre inférieure, à la mouche » (n°3545)

 

gifs puces bullets Il « était de taille moyenne et avait les épaules larges. Ses cheveux atteignaient le lobe de ses oreilles » (…) (n°3551)

 

gifs puces bullets « Interrogé si le visage du Prophète صلى الله عليه و سلم était comme l’épée … (…) « Non, il était plutôt comme la lune… »  » (n°3552)

 

gifs puces bullets D’après ‘Uqba ibn al-Hârith, Abu Bakr رضي الله عنه fit la prière du asr puis sortit en marchant. Il vit al-Hassan qui était en train de jouer avec des enfants. Il le porta sur ses épaules et dit : « Que mon père soit sacrifié pour lui ! Il ressemble au Prophète pas à ‘Ali. » Quant à ‘Ali, [qui était présent], il ne faisait que sourire. Boukhâri n° 3542

 

gifs puces bullets Rabî’a ibn Abu ‘Abd-ur-Rahmân رضي الله عنه dit : « j’ai entendu ‘Anas décrire le Prophète صلى الله عليه و سلم en disant : « Il avait une taille moyenne : Il n’était ni grand ni petit. Il avait un teint blanc-rougeâtre, c’est à dire qu’il n’était ni trop blanc ni trop brun. Ses cheveux n’étaient ni frisés ni lisses. Il reçut la Révélation à l’âge de quarante ans et resta à la recevoir à la Mecque durant dix ; à Médine, il y resta dix ans. A sa mort, il n’y avait même pas vingt poils blancs dans ses cheveux et dans sa barbe. » « J’ai eu l’occasion de voir quelques-uns de ses poils mais ils étaient rouges. On m’expliqua alors que cela était dû au baume. » Boukhâri n° 3547

 

gifs puces bullets Abu Ishâq رضي الله عنه dit : « J’ai entendu al-Barâ’ dire : Le Messager d’Allah avait le plus beau des visages et la meilleure stature ; Il n’était ni trop grand de taille ni petit. » » Boukhâri n° 3549

 

gifs puces bullets Qatâda رضي الله عنه dit : « j’ai interrogé Anas si le Prophète صلى الله عليه و سلم se teignait les cheveux et il m’a répondu en disant : « Non, [d'ailleurs] il n’avait que quelques [poils blancs] sur les tempes » ». Bukhâri 3550.

 

gifs puces bullets Al-Barâ ibn ‘Âzib رضي الله عنه dit : Le Prophète était de taille moyenne et avait les épaules larges. Ses cheveux atteignaient le lobe de ses oreilles… Je le vis une fois portant une tunique rouge et je n’ai jamais vu d’aussi beau… » Yûsuf ibn Abu Ishâq rapporte de son père [ce rajout] : [ses cheveux atteignaient le lobe de ses oreilles, voire] jusqu’à ses épaules. Bukhâri n° 3551

 

gifs puces bullets Abd Allâh ibn Ka’b رضي الله عنه dit : « J’ai entendu Ka’b ibn Mâlik, après s’être absenté de l’expédition de Tabûk, dire : « … Et lorsque j’ai salué le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلمau moment où son visage rayonnait de joie… Quand le Messager d’Allah était joyeux son visage rayonnait comme la lune ; nous savions bien cela. » » Bukhâri n° 3556

 

gifs puces bullets Ali رضي الله عنه disait : « Le Messager d’Allah n’était ni longiligne ni trop court et avait les paumes et les pieds épais; sa tête était grosse et ses articulations imposantes. Les poils qui descendaient de sa poitrine à son nombril formaient une longue ligne. Quand il marchait, il s’inclinait vers le devant comme s’il descendait d’une pente; je n’ai vu ni avant lui ni après lui un homme comme lui ». (At-Tirmidhi n°3570 et qualifié par lui de beau et authentique)

 

gifs puces bullets Rabi’a Ibn Abi Abd Rahman a dit : « J’ai entendu Anas Ibn Malik décrire le Prophète صلى الله عليه و سلم en ces termes : « Il était un homme d’une taille moyenne : ni longiligne, ni trop court ; sa peau affichait une couleur qui n’était ni d’une blancheur éclatante ni brune; sa chevelure n’était ni crépue ni outrancièrement longue » ». (Al-Boukhari n°3354, Moulim n°2338)

 

gifs puces bullets Qatada dit avoir interrogé Anas Ibn Malick رضي الله عنه à propos des cheveux du Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم… Anas lui a dit : « Les cheveux du Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم n’étaient pas crépus, mais droits et assez longs pour atteindre ses oreilles et son cou ». (Al-Boukhari n°5565 et Mouslim n°2337)

 

gifs puces bullets Selon une version : « ses cheveux frappaient ses épaules ». (Al-Boukhari n°5563 et Mouslim n°2338)

 

gifs puces bullets D’après al-Bara Ibn al-Azib رضي الله عنه : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم était de taille moyenne et avait les épaules larges et une chevelure qui atteignait ses oreilles. Je l’ai vu portant un habit rouge dont je n’avais pas vu de plus beau ». (Al-Boukhari n°3358 et Mouslim n°2337)

 

gifs puces bullets Al-Bara Ibn Azib رضي الله عنه dit : « Le Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم avait de larges épaules et une abondante chevelure et portait un complet rouge. En fait, je n’ai jamais vu un homme plus beau que lui ». (Mouslim n°2338)

 

gifs puces bullets D’après Jâbir رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم avait une barbe très touffue. (Mouslim)

 

gifs puces bullets Jâbir Ibn Samrata رضي الله عنه dit : « Le Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم avait une large bouche, de vastes yeux et des chevilles plutôt minces ». (Mouslim n°2339)

 

gifs puces bullets Oum Hani رضي الله عنها a dit : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم arriva à La Mecque les cheveux divisés en quatre grosses tresses ». (At-Tirmidhi n°1781, Abou Dawoud n°4191, et Ibn Mâja n°3631 qui ajoute : « Elle entend des bandes de cheveux »)

12 décembre 2014

Le Coran : Quelques bases à connaître

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

gifs fleches pour webmaster Allah   fit descendre le Coran de la table gardée au plus bas ciel, lors de la nuit du destin. 

 

gifs fleches pour webmaster Le Prophète   reçut la première révélation alors qu’il était âgé de 40 ans, par l’intermédiaire de l’ange Jibril عليه سلام, le 17 Ramadhan. 

 

gifs fleches pour webmaster La première chose qui fut révélée sont les 5 premiers versets de la sourate « Le caillot » ; puis après quelques temps furent révélés les 5 premiers versets de la sourate « Le revêtu d’un manteau »

 

gifs fleches pour webmaster Le Coran était révélé : suite à un évènement ou bien sans aucune cause préalable. 

 

gifs fleches pour webmaster Certaines sourates sont qualifiées de Mecquoises et d’autres de Médinoises :
En fait cela désigne la période pendant laquelle la sourate (entière ou dans sa majorité) a été révélée. Effectivement toute sourate révélée avant l’émigration vers Médine sera Mecquoise (et même si elle comporte quelques versets Médinois) ;Et toute sourate révélée après l’émigration vers Médine sera Médinoise (même si elle comporte quelques versets Mecquois). 

 

gifs fleches pour webmaster Certains versets sont ABROGES (c’est-à-dire que les règles qu’ils comportent ne sont plus à appliquer car d’autres lois sont venues les remplacer). Pourtant certains versets abrogés (quant à la pratique de leurs lois), n’ont pas été supprimés dans la lecture du Coran et ce par sagesse de la part d’Allah . 

 

gifs fleches pour webmaster Le Coran a été révélé sur une période de 23 ans et il n’a pas été révélé en une seule fois. Allah dit : 

 

« Et ceux qui ont mécru disent : « Pourquoi n’a-t-on pas fait descendre le Coran sur lui en une seule fois ? Nous l’avons révélé ainsi pour raffermir ton cœur et Nous l’avons récité soigneusement«  S25 V32 

 

gifs fleches pour webmaster A l’époque du Prophète , le Coran n’était pas réuni en un seul et même livre car la capacité d’apprentissage était très élevée et que peu étaient ceux qui savaient écrire. Et certains écrivaient ce qu’ils avaient entendu ou appris sur des parchemins ou des omoplates. Ce n’est qu’à l’époque du Califat de abou Bakr (année 12 de l’hégire), après que beaucoup parmi les grands « Qourra » (connaisseurs du Coran) furent tués dans des expéditions, que abou Bakr  ordonna à Zaïd  de réunir le Coran. 

 

Pour finir, cher frère, chère sœur, je te recommande d’être régulier(e)
quant à l’apprentissage du Coran et d’en apprendre une quantité, même minime,
chaque jour, jusqu’à porter en toi Le Livre d’Allah
et ceci est chose facile pour celui à qui Allah le facilite ! 

 

RÉFÉRENCES :
 Charh loum’at el I’tiqad de Cheikh el ‘Outhaymin  
 Rissala latifa jami’a fi oussoul el fiqh du Cheikh as-Sa’di  

9 décembre 2014

La différence entre un prophète et un messager

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibn Taymiya رحمه الله a dit: « Le prophète est une personne informée par Allah, qui puise dans une source divine. Si, en plus, il est envoyé à ceux qui violent l’ordre d’Allah pour leur transmettre un message de ce dernier, il est alors appelé messager. Si, en revanche, il applique la loi de son prédécesseur et n’est envoyé à personne, il est alors un simple prophète« . (An-Noubouwwat p.255)

 

Il رحمه الله dit aussi : « Ce qui est correct, c’est que le messager est celui qui a été envoyé à des gens mécréants, et le prophète est celui qui a été envoyé à des gens croyants à une loi apportée par un prophète antérieur, pour les instruire et les gouverner. C’est dans ce sens que le Très Haut a dit:

 

{Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affaires des Juifs.} (5/44) ».

 

Al-Albânî رحمه الله a dit: « Le prophète est celui qu’Allah a chargé de rappeler et d’appuyer des prescriptions d’origine divine [char'] déjà révélées avant lui. Quant au messager, c’est celui que Allah a envoyé avec des prescriptions d’origine divine, soit que celles-ci soient nouvelles en soi, soit qu’elles avaient été révélées à un autre messager ».

 

 gifs puces bullets Le premier prophète [Nabiy] est Adam عليه سلام

 

Abû Umâma رضي الله عنه  rapporte ainsi avoir posé les questions suivantes au Prophète صلى الله عليه و سلم :

 

« Ô Prophète d’Allah, quel homme a été le premier prophète ?

 

C’est Adam.

 

- Ô Prophète d’Allah, Adam, un prophète ?

 

Oui, un prophète, auquel Allah a parlé ; Il l’a créé de Sa Main, ensuite y a insufflé l’âme puis lui a dit: « Adam, avance ».

 

- Ô Messager d’Allah, quel a été le nombre total de prophètes [Nabiy]?

 

Il y a en eu 124 000 ; 315 parmi eux ont été messagers…« .

 

(Silsilat ul-ahâdîth as-sahîha 6/359-360, sahîh li ghayrihi d’après Al-Albânî رحمه الله )

 

 

gifs puces bullets Le premier messager [Rasoûl] est Noûh عليه سلام

 

D’après Anas Ibn Malik رضي الله عنه, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit au sujet de l’intercession lors du jugement dernier: « Les gens iront chez Adam pour lui demander d’intercéder en leur faveur auprès d’Allah, mais celui-ci s’excusera en leur disant: « Allez chez Nouh le premier envoyé d’Allah… »« . (Al-Boukhâri)

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit: « Le premier prophète à avoir été nommé messager fut Nouh ». (Silsilat ul-ahâdîth as-sahîha, n° 1289, sahîh bi-sh-shâhid)

 

Tout messager est prophète, mais pas forcément l’inverse

 

Le prophète est aussi messager s’il a reçu d’Allah un ensemble de prescriptions qui est nouveau (char’ jadîd) :

 

- soit que cet ensemble de prescriptions soit nouveau par rapport à l’humanité tout court ; ce fut les cas de Ibrahim عليه سلام, de Mousa عليه سلام, de Issa عليه سلام et de Mohammed صلى الله عليه و سلم

 

- soit qu’il soit nouveau par rapport au peuple vers lequel ce prophète est dépêché ; ce fut le cas de Ismaël, dont Allah dit

 

{Et mentionne Ismaël, dans le Livre. Il était fidèle à ses promesses; et c’était un Messager et un prophète} (Coran 19/54)

 

Les prescriptions que Ismaël a apportées aux habitants de l’Arabie n’étaient pas nouvelles dans l’absolu mais étaient constituées de ce que son père Ibrahim عليه سلام avait apporté ; cependant ces prescriptions étaient nouvelles par rapport aux habitants de l’Arabie, auprès de qui il était messager par Allah [mab'ûth].

30 novembre 2014

Allah aime…

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

وَأَنفِقُواْ فِي سَبِيلِ اللّهِ وَلاَ تُلْقُواْ بِأَيْدِيكُمْ إِلَى التَّهْلُكَةِ وَأَحْسِنُوَاْ إِنَّ اللّهَ يُحِبُّ الْمُحْسِنِينَ

 


{Et dépensez dans le sentier d’Allah. Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction. Et faites le bien. Car Allah aime les bienfaisants.} 
s.2 v.195.

 

 fyo7qn0h

 

 

بَلَى مَنْ أَوْفَى بِعَهْدِهِ وَاتَّقَى فَإِنَّ اللّهَ يُحِبُّ الْمُتَّقِينَ


{Au contraire, quiconque remplit sa promesse et craint Allah… Allah aime les pieux.} s.3 v.76

 

 

 fyo7qn0h

 

 

وَكَأَيِّن مِّن نَّبِيٍّ قَاتَلَ مَعَهُ رِبِّيُّونَ كَثِيرٌ فَمَا وَهَنُواْ لِمَا أَصَابَهُمْ فِي سَبِيلِ اللّهِ وَمَا ضَعُفُواْ وَمَا اسْتَكَانُواْ وَاللّهُ يُحِبُّ الصَّابِرِينَ


{Combien de prophètes ont combattu, en compagnie de beaucoup de disciples, ceux-ci ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit dans le sentier d’Allah. Ils ne faiblirent pas et ils ne cédèrent point. Et Allah aime les endurants.} s.3 v.146

 

 

fyo7qn0h 

 

 

 

فَبِمَا رَحْمَةٍ مِّنَ اللّهِ لِنتَ لَهُمْ وَلَوْ كُنتَ فَظًّا غَلِيظَ الْقَلْبِ لاَنفَضُّواْ مِنْ حَوْلِكَ فَاعْفُ عَنْهُمْ وَاسْتَغْفِرْ لَهُمْ وَشَاوِرْهُمْ فِي الأَمْرِ فَإِذَا عَزَمْتَ فَتَوَكَّلْ عَلَى اللّهِ إِنَّ اللّهَ يُحِبُّ الْمُتَوَكِّلِينَ


{
C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au coeur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. Pardonne-leur donc, et implore pour eux le pardon (d’Allah). Et consulte-les à propos des affaires; puis une fois que tu t’es décidé, confie-toi donc à Allah, Allah aime, en vérité, ceux qui Lui font confiance.}s.3 v.159

 

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لاَ تَقُمْ فِيهِ أَبَدًا لَّمَسْجِدٌ أُسِّسَ عَلَى التَّقْوَى مِنْ أَوَّلِ يَوْمٍ أَحَقُّ أَن تَقُومَ فِيهِ فِيهِ رِجَالٌ يُحِبُّونَ أَن يَتَطَهَّرُواْ وَاللّهُ يُحِبُّ الْمُطَّهِّرِينَ


{Ne te tient jamais dans (cette mosquée). Car une Mosquée fondée dès le premier jour, sur la piété, est plus digne que tu t’y tiennes debout. [pour y prier] On y trouve des gens qui aiment bien se purifier, et Allah aime ceux qui se purifient.} s.9 v.108

 

 

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لَا يَنْهَاكُمُ اللَّهُ عَنِ الَّذِينَ لَمْ يُقَاتِلُوكُمْ فِي الدِّينِ وَلَمْ يُخْرِجُوكُم مِّن دِيَارِكُمْ أَن تَبَرُّوهُمْ وَتُقْسِطُوا إِلَيْهِمْ إِنَّ اللَّهَ يُحِبُّ الْمُقْسِطِينَ


{Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables.} s.60 v.8

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3 décembre 2014

Biographie de Sheykh Fawzan حفظه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Sheykh Fawzan حفظه الله est un grand savant contemporain et membre de dar al-ifta (bureau des avis juridiques islamiques). Élève de cheikh Ibn Baz رحمه الله, il est connu pour ses nombreux cours donnés dans la ville de Riyadh, ses livres bénéfiques et ses fatwas diverses dont celles publiées par Dar Al-Ifta.

 

 

Son nom, Ses origines et Sa naissance

 

 

C’est : Saleh ibnou Fawzân ibnou ‘Abd allah Al Fawzân Il est de la ville de Chamâsiyah al Wadâ’iyin, de la tribu Dawâser, il est né en 1354 de l’hégire.

 

Sa vie et ses études

 

Son père est mort alors qu’il était petit il fut élevé par sa famille et il a apprit le coran ainsi que les principes de la lecture et de l’écriture avec l’imam de la mosquée de sa ville.

 

Après cela il intègre l’école du gouvernement de sa ville dés qu’elle s’est ouverte à Chamâsiyah en 1369H, puis il termine ses études primaires à l’école Faysaliyah dans la ville de Bouraydah en 1371, puis il intègre l’institut scientifique à Bouraydah dès son ouverture en 1373 de l’hégire, et y obtient son diplôme en 1377 après quoi il intègre la faculté de la Charî’ah (législation islamique) à Riyad et il obtient son diplôme en1381

 

Les études supérieures

 

Il obtient le magistère en jurisprudence il obtient le doctorat en jurisprudence, de la même faculté de Charî’ah.

 

Les postes qu’il a occupés et certaines de ses œuvres :

 

Biographie de Sheykh Fawzan (HafidouAllah) dans G- LES SAVANTS 086 Il est nommé en 1372 comme enseignant en école primaire avant d’intégrer l’institut scientifique de Bouraydah et il est nommé comme enseignant à l’institut scientifique (science religieuse) de Riyad dès l’obtention de son diplôme de la faculté de la Charia puis nommé comme enseignant à faculté de la Charî’ah puis chargé d’études supérieures à la faculté de Ousoulou Din (fondement de la religion) ensuite il fut nommé en tant que directeur de l’institut de la magistrature 1396, puis il revient en tant qu’enseignant après ses taches en tant que directeur.

 

086 dans G- LES SAVANTS Puis il est nommé après cela en tant que membre de la commission de grands savants en 1407, puis en tant que membre au sein de la commission durable pour les recherches scientifiques (religieuse) et de l’Iftâ (lieu ou l’on donne des avis juridiques) en 1411.

 

086 Et il est nommé aussi membre au sein de l’institut de Jurisprudence à la Mecque qui fait partie de la ligue du monde islamique, et il était membre du comité de la supervision du prêche islamique.

 

086 Il est Imâm Khatîb conférencier et enseignant dans la mosquée de l’Emir Mout’ib bnou ‘Abdel ‘Aziz à Milzi à Riyad, il contribue dans l’émission : Lumière sur le chemin, à la radio saoudienne et il a publié des articles dans certaines revues spécialisés dans la science (science religieuse) des cours et épîtres et des fatâwâ (avis juridique religieux).

 

086 Il écrit également des épîtres scientifique de recherches pour l’obtention du magistère et du doctorat et grâce à lui beaucoup d’étudiant ont accédé à des études brillantes et je suis fier d’être parmi un de ceux là.

 

Ses professeurs

 

Il a apprit la science en suivant les cours des savants éminents et des juges célèbres comme Cheykh ‘Abdel ‘Aziz bnou Bâz رحمه الله qui respectait notre Cheykh (Cheykh al Fawzân حفظه الله) et le chargeait des missions très importantes, gagnant ainsi son estime et sa confiance, il lui confiait même certains livres pour les réviser et donner son avis sur ses contenus.

Parmi ses professeurs aussi ‘Abd allah ibnou Hamîd رحمه الله il assistait très souvent à ses cours lorsqu’il était étudiant à l’institut scientifique de Bouraydah.

Ainsi que Cheykh Mouhammad Âmin Chanqîtî رحمه الله

Et Cheykh ‘Abdar Razâq ‘Afifî رحمه الله.

Et aussi le Cheykh Hamoûd bnou Soulaymân at Talâl qui était l’imam du village (de Cheykh al Fawzân حفظه الله) et qui devient juge au village de Dhariyah dans la région de Qacîm, c’est lui qu’il lui a apprit la lecture et l’écriture.

Puis il suit les cours de Cheykh Ibrâhîm bnou Dhayallah al Youssouf qui était enseignant à Chamâssiyah.

 

Ses écrits

 

Le Cheykh حفظه الله à écrit beaucoup de livres.

 

Comme son commentaire concernant l’étude de l’obligation de l’héritage et c’est son thème de son magistère 1 tome.

 

De même que son mémoire sur les aliments au sein de l’islam (sa thèse de Doctorat) 1 tome.

 

La guider vers la voie authentique.
L’explication de la croyance al Wâsitiyah de Cheykh al Islam ibnou Taymiyah رحمه الله 1 tome.

 

Eclaircissement concernant les erreurs de certains écrivains 2 tomes.

 

Le recueil des conférences à propos de la croyance et de la foi et du prêche 4 tomes.

 

Les discours du minbar du sermon du Jouma’a (vendredi) approprié à ce temps ci 6 tomes.

 

Les réformateur de l’islam (Imâm Ahmad, Ibnou Taymiyya, et Cheykh Mouhammad bnou ‘Abdal Wahhâb رحمه الله).

 

Des études approfondies dans le Fiqh (jurisprudence) et dans divers sujets.

 

Recueil de fatâwâs dans la croyance, et dans le Fiqh 5 tomes.

 

Erreur tiré du livre (al halâlou wal harâmou fîl islâm) le licite et l’illicite dans l’islam, et réplique sur Yoûsouf al Qardâwî .

Un résumé du commentaire du livre Kitâb at Tawhîd (le livre de l’Unicité) de Cheykh Mouhammad bnou ‘Abdal Wahâb رحمه الله livre scolaire.

L’aide bénéfique du commentaire de Kitâb at Tawhîd 2 tomes.

Commentaire sur (le discours) l’orateur (al Ghâtîb) critiquant Cheykh Mouhammad bnou ‘Abdal Wahhâb رحمه الله.

Un résumé dans le Fiqh en 2 tomes.

L’émerveillement des gens de la foi par les leçons (donné) au mois de Ramadân.

La lumière éblouissante concernant les Ahâdîthou al Qoudsiyyah.

L’explication de ce que doit faire le pèlerin qui accompli le Hajj et de même pour le pèlerin qui accompli la ‘Oumra.

Kitâbu ‘Aqîdatu Tawhîd (le livre de la foi et de l’unicité) et il est agrée par le ministère de l’enseignement.

Fatâwâ et articles publier dans le magazine du prêche (Moujalat ad Da’wah).

Des enseignements tirés du Coran Honorable (Dourôus minel Qour ânoul Karîm).

Réponses bénéfiques à des questions concernent la voie à suivre.

ET le Cheykh à encore d’autres livres qui vont être publié.

 

086 Le Cheykh حفظه الله (Sâlih al Fawzân) a eu un grand rôle dans l’orientation des jeunes leurs montrant la voie droite et il les a mit en garde les jeunes des déviations venant des innovateurs ou des égarées.

 

Qu’Allah le récompense par la meilleure des récompenses et qu’il accepte ses œuvres et qu’il l’agrée par sa miséricorde.

 

Que le salut soit sur notre prophète Mouhammad ainsi que sa famille et l’ensemble de ses compagnons.

 

Ecrit par Cheykh Jamâl bnou Farayhân al Hârithî qui est de ses étudiants (de Cheykh al Fawzân حفظه الله ).

 

Source : Tirée de son livre de la troisième édition Al ajwiba al moufîda ‘an as ilati al manâhaj al jadîdah

3 décembre 2014

Biographie de Sheykh ibn Baz رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم 

 

 

gifs puces bullets Sa Naissance gifs puces bullets

 

 

Abdel ‘Aziz ibn ‘Abdillah ibn ‘Abdi-r-Rahmane ibn Mouhammad ibn ‘Abdillah Âl Baz est né à Ryad (capitale du Nejd, située à 1000km de Mekka) le 12 Dhoul Hijja de l’an 1330 de l’hégire (environ 1910), y grandit et y vécut là-bas.

 

La famille Ahli Baz est une famille qui baigna dans la science. Elle est connue pour ses mérites et ses bonnes mœurs. Elle est originaire de Médine, puis un de leurs aïeux s’installa à ed-Dar’iya ensuite elle partit pour s’installer à Harita beni Tamim.

 

Il grandit dans un foyer comblé par la science, la guidée, loin de la vie mondaine et apprit le Coran par cœur avant l’âge de la puberté. Il perdit totalement la vue à l’âge de 19 ans suite à une maladie qui le frappa à 16 ans. Un de ses élèves témoigne :  « Allah est le plus Savant mais je pense qu’il fait partie des gens dont Allah a dit dans le Hadith Qoudoussi : « Lorsque J’éprouve un de mes serviteurs par la perte de ses deux choses les plus aimées (ses yeux) et qu’il fait preuve de patience, Je lui accorderais le Paradis en récompense. »… Rapporté par et-Tirmidhi 2325, il dit que c’est un Hadith Hassan Sahih.

 

 

gifs puces bullets Son œuvre gifs puces bullets

 

 

gifs puces bullets Le cheikh رحمه الله dénonçait les innovateurs, les menteurs et ceux qui rejetaient la Sounnah en réfutant toutes leurs revendications. Il avertissait contre les innovations telles que la célébration de l’anniversaire de la naissance du Prophète صلى الله عليه و سلم, la célébration de la nuit de l’Ascension (Isra), la moitié de Cha’ban, et tant d’autres innovations qui n’étaient pas célébrées par le Prophète صلى الله عليه و سلم et ni par ses compagnons. C’était un véritable leader de Ahl as-Sounnah wal Jama’a, un rénovateur (Moujadid) de la religion à son époque. Combien de Sounnah Allah a-t-Il fait revivre à travers lui, et combien de Bida’a anéanti ?

 

gifs puces bullets Tout ce qu’il dénonçait et écrivait est indénombrable, on ne peut compter le nombre de lettres et de messages qu’il a envoyés en appelant les gens de l’innovation et du mensonge à revenir sur leur état et apporter des preuves.

 

gifs puces bullets C’était aussi un Imam Moujtahid [Apte à tirer des lois d'après les Noussous  (textes religieux) car tout savant n'est pas forcément Moujtahid même s'il donne des réponses.], qui, avec sa science, comprenait, par la permission d’Allah, et donnait des fatawa dans différents sujets important et difficiles.

 

gifs puces bullets C’était un rénovateur (Moujadid) qui combinait la science du Fiqh et celle du Hadith. Il connaissait les Hadiths ainsi que leurs degrés de fiabilité, il mémorisa de nombreux volumes de Hadiths, il connaissait leurs rapporteurs et leur différentes narrations. Il corrigeait et argumentait les textes malgré qu’il était aveugle. De nombreux savants le qualifiaient comme « un océan de science » et aucun d’entre eux ne pouvaient contredire cela.

 

gifs puces bullets C’était un guide dont l’opinion était décisive. Lorsqu’il y avait un débat on acceptait toujours son opinion…Il avait deux voix (de vote) à l’assemblée des fatwas (Lajnat al-Fatwa) alors que les autres membres n’en avaient qu’une.

 

gifs puces bullets Toutes les fois qu’il parlait en assemblée, il s’adressait d’une manière claire de façon à ce que tout le monde comprenne ses propos.

 

 

gifs puces bullets Son apprentissage gifs puces bullets

 

 

Après avoir appris le Livre d’Allah, il commença à persévérer dans la science. Il étudia auprès des grands savants de sa région avant de voyager à travers le monde à la quête de la science. Il a hérité de la science des descendants de cheikh al Islam Mouhammed ibn ‘Abdel Wahhab رحمه الله tels que :

 

- Cheikh Sa’d ibn Ahmad ibn Malik ; il apprit de lui le Hadith et ses sciences ainsi que la jurisprudence,

 

- Cheikh Mohammed ibn ‘Abdelatif,

 

- Cheikh Salih ibn ‘Abdel ‘Aziz Houssein Âl cheikh [Âl cheikh est un surnom qui désigne les descendants de cheikh al Islam Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab رحمه الله], il apprit de lui la ‘Aqida et le Fiqh,

 

- Cheikh Hamad ibn Fariss ibn Mohammed ibn Fariss, il prit de lui la science relative au calcul de l’héritage (Faraïd el Hissab) et la langue arabe,

 

- Il a étudié 10 ans auprès du cheikh Mouhammed ibn Ibrahim ibn ‘Abdelatif Âl Cheikh (ancien mufti d’Arabie Saoudite) et fut un de ses plus proches élèves. Il restait avec lui du Fajr jusqu’à l’Ichaa. Il prit de lui de nombreuses sciences, telles que la grammaire, la jurisprudence…

 

Qu’Allah leur fasse miséricorde-

 

 

gifs puces bullets Ses fonctions gifs puces bullets

 

 

Après avoir étudié 10 ans auprès du Mufti d’Arabie Saoudite de 1347 (h) à 1357 (h), celui-ci lui proposa un poste de juge dans la ville de Kharaj, il avait alors 27 ans, qu’il exerça jusqu’en 1371 (h) (pendant 14 ans). Puis il est devenu professeur dans l’institut scientifique de Ryad et dans la faculté de Chari’a jusqu’en 1380 (h). il est devenu vice-président de l’université islamique de Médine en 1381 (h) jusqu’en 1390 (h) où il en fut nommé président jusqu’en 1395 (h). Il était président de la direction des recherches scientifiques de l’IFTA, et du prêche et président de l’assemblée des grands savants de son pays. Il était le président du groupe des savants fondateurs de la ligue islamique mondiale à Mekka. Il était le président des recherches dans le Fiqh. Il était le président de la grande assemblée internationale des mosquées qui a son siège à Mekka. Il était membre du haut conseil de l’université de Médine et de la haute organisation pour le prêche.

 

Il fut nommé GRAND MOUFTI D’ARABIE SAOUDITE en 1413 (h).

 

 

gifs puces bullets Son enseignement gifs puces bullets

 

 

Les cours qu’il dispensait étaient très nombreux et très divers. Il enseignait les 6 livres mères[Les Sahihs de Boukhari et de Mouslim ainsi que les Sunans de Nassaï, abou Daoud, Tirmidhi et ibn Maja.], et même le Musnad de l’Imam Ahmad, el Mouwatta de l’Imam Malik, les Sounans de ad-Darimi, le Sahih de ibn Hiban, le Tafsir d’ibn Kathir, de Baghawi, Zad al Ma’ad, Kitab at-Tawhid, Oussoul Thalatha, el Darar es-Souriya, ‘Aqida Wasitiya, Boulough al Maram, Sounan al Koubra de Nassaï, ‘Aqida Tahawiya, as-Sarim al Massloul ‘Ala chatimy ar-Rassoul, Ryad as-Salihin,… Tous ses cours et ses assemblées étaient dispensés à travers l’Arabie Saoudite : à Mekka, à Ryad, à Ta-if. De grands savants et des étudiants de haut niveau ont été formés par le cheikh tels que cheikh Mouhammed Salih ibn al ‘Otheymine, cheikh Salih ibn al fawzan al Fawzan, cheikh ‘AbdelAziz Âl Cheikh, cheikh Rabi’ ibn Hadi al Madkhali, cheikh Mouhammad Aman al Jami -qu’Allah lui fasse miséricorde- …

 

 

gifs puces bullets Les signes de sa piété gifs puces bullets

 

 

gifs puces bullets Parmi les signes de sa piété, on remarque qu’il n’ajoutait pas souvent de commentaires personnels dans ses leçons, les paroles des anciens étant suffisantes. C’était comme s’il donnait une leçon à lui-même, ou comme s’il se donnait une révision à son propre profit.

 

gifs puces bullets Il se déplaçait lui-même pour rencontrer les personnes qui l’attendaient à sa porte, afin de tenter de les aider en leur donnant de l’argent ou en répondant à leurs questions. A une occasion, il a interrompu un débat alors qu’il était avec de grands savants pour répondre à une femme au téléphone.

 

gifs puces bullets Ses vêtements, ses chaussures et sa canne indiquaient son ascétisme, il ne s’intéressait pas au luxe de ce monde. Il dépensait son salaire pour venir en aide aux nécessiteux.

 

gifs puces bullets C’était un homme très bien organisé qui tirait profit de son temps entre son travail, ses cours, ses repas, et ses conférences.

 

gifs puces bullets Il avait une remarquable habilité à distinguer les voix même s’il y avait beaucoup de monde autour de lui. Il pouvait reconnaître son interlocuteur même s’il n’avait pas entendu sa voix depuis longtemps. Il se souvenait des détails les plus subtiles concernant l’état des gens et se renseignait sur la situation de leurs affaires dans leurs pays d’origine malgré leur grand nombre.

 

gifs puces bullets Il se remémorait Allah très souvent, jusqu’à entre deux bouchées lorsqu’il mangeait.

 

gifs puces bullets Il avait l’habitude de jeûner le lundi et le jeudi comme le faisait le Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

gifs puces bullets Il était rempli de crainte d’Allah, était émotif et pleurait facilement à tel point qu’il interrompait ses leçons.

 

gifs puces bullets Il cessait de répondre aux questions quand c’était l’heure de répondre au muezzin…

 

gifs puces bullets Il n’omettait jamais le Dhikr après la Salaat malgré qu’il y avait beaucoup de monde autour de lui, qui lui faisait des requêtes et lui posait des questions.

 

gifs puces bullets Il était équitable envers ses deux femmes.

 

gifs puces bullets Combien d’étudiants ont été acceptés dans les universités par son intermédiaire ? Combien de personnes démunies ont reçu la charité de sa part ? Et combien de travailleurs ont eu la possibilité de ramener leurs femmes dans l’état par son intermédiaire ?

 

gifs puces bullets Il était très généreux… Il ne mangeait jamais seul. Il avait toujours de nombreux invités et ne mangeait jamais sans qu’il y ait d’autres personnes à sa table.

 

gifs puces bullets Allah a fait en sorte que les gens à travers le monde l’aiment car le cheikh prenait grand soin de l’Islam et des musulmans.

 

 

gifs puces bullets Ses caractéristiques physiques et son apparence gifs puces bullets

 

Le sheikh رحمه الله était de corpulence et de taille moyenne. Son visage était rond et son teint hâlé. Il avait un nez en courbe, et une barbe qui était courte sur les côtés mais épaisse sous le menton. Si à l’origine sa barbe était noire, quand des poils blancs apparurent il la teinta avec du henné.

 

Il ressemblait par cela à beaucoup de ses prédécesseurs. D’apparence agréable, il portait toujours des habits blancs et avait d’amples vêtements, et des pantalons qui tombaient à la moitié de son tibia.

 

 

gifs puces bullets Sa mort gifs puces bullets

 

 

gifs puces bullets Il travailla jusqu’à son dernier souffle, et il continua à donner des cours malgré sa maladie… Le Cheikh رحمه الله commença par souffrir d’une douleur à l’œsophage due à une infection au début du Ramadan dernier. Il est rentré de nombreuses fois à l’hôpital… Quand sa douleur s’aggrava, on pouvait le voir facilement sur son visage.

 

gifs puces bullets Mercredi soir, il était assis avec sa famille et ses enfants jusqu’à minuit puis il alla se coucher. A deux heures du matin sa souffrance s’endurcit et son âme se sépara de son corps pour rejoindre son Créateur le jeudi au Fajr dans la ville de Ta-if… le 27 du mois de Muharram, 1420 de l’hégire (13/05/1999). Il avait 89 ans. Seuls deux catégories d’ennemis d’Allah peuvent se réjouir de sa mort : Les hypocrites qui veulent déformer l’Islam et les malheureux innovateurs qui suivent leurs passion.

 

gifs puces bullets Nous ne prétendons pas que le cheikh avait plus de science que Chafi’i رحمه الله, l’imam Ahmad رحمه الله ou ibn Taymiya رحمه الله. Loin de là ! Mais il est aussi important à notre époque qu’ils ne l’étaient à la leur. »

 

Le Cheikh رحمه الله était attentif et portait beaucoup d’intérêt aux musulmans à travers le monde et aux difficultés qu’ils rencontraient. Parmi les actions auxquelles se livrait le cheikh, la charité et l’aumône envers les nécessiteux, les étudiants, la construction de mosquées avec tout ce que cela implique comme dépenses, tout comme il faisait des dons aux orphelins et beaucoup d’autres œuvres que nos plumes ne sauraient décrire et citer d’une manière suffisante.

 

Chères sœurs, Chers frères, après avoir entendu les actions auxquelles se livrait notre Cheikh, sachez que par-dessus tout, il avait un souci, celui d’élever la parole d’Allah au-dessus de tout. Les heures qu’il s’accordait pour dormir se comptent sur les doigts de la main car il ne dormait que 4 à 5 heures par nuit ; le reste du temps, il le consacrait à l’invocation d’Allah, aux adorations, à prêcher la science, à répondre aux questions et aux besoins des musulmans. Il disait souvent : « J’aurais pu me décharger de mes fonctions depuis 20 ans mais si je suis resté ce n’est que pour être au service des musulmans et donner victoire à la religion ».

 

Qu’Allah lui fasse miséricorde et qu’Allah le rétribue pour nous, pour tous les musulmans et pour l’Islam de la meilleure façon et qu’Allah le fasse habiter Ses plus belles demeures avec les prophètes, les martyrs et les pieux !                                                                              Amin !

 

Références :

Al Injaz fi Tarjamati al Imam ‘Abdel’Aziz ibn Baz et BinBaz.Org.Sa

  

3 décembre 2014

En compagnie de Sheykh el Albani رحمه الله, durant les 8 derniers mois de sa vie

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

raconté par son élève ‘Ali Hassan Al Halabi Al Athari حفظه الله

 

Avant d’entamer mes propos concernant notre cheikh, notre père, notre professeur «Assad as Sounnah, littéralement : Le lion de la Sounnah » et la fierté des Imams, abou ‘Abdir-Rahman Mouhammad Naçiroud-dine al Albany رحمه الله, je noterais deux points très importants :

 

* Le début d’un bien :

 

En effet l’année 1332 H (1913), qui fut l’année de sa naissance, fut également l’année du décès du grand savant de Syrie Jamaloud- dine al Qassimi رحمه الله. En fait, cette année là, le ciel de la Syrie perdit une étoile qui laissa apparaître à sa place un astre nouveau.

 

* Une belle fin :

 

L’année de sa mort, 1420 H (1999), fut également l’année du décès du grand savant, le cheikh ‘Abdoul ‘Aziz ibn ‘Abdillah ibn Baz رحمه الله. Oui, à quelques mois d’intervalle nous perdîmes abou ‘Abdillah, puis ensuite, abou ‘Abdir-Rahmane, deux astres lumineux qui ont recouvert la planète entière, son ciel et sa terre, de lumière.

 

Telle fut l’interprétation du rêve pieux que fit plus d’un homme de bien à des moments proches et des lieux éloignés. En effet, il y a quelques mois certains virent en rêve deux étoiles immenses dans le ciel, leurs lumières éclairaient tout l’horizon, et c’est alors que l’une d’entre elle tomba puis l’autre suivie.

 

Oui, le monde est pratiquement dans les ténèbres après la perte de ces deux savants, eux, autour desquels Allah réunissait le bien, la science, la Da’wa, la ‘Aquida, le Minhaj et ce avec bonté et réforme.

 

Allah a permis, et à Lui le mérite, à l’auteur de ces quelques lignes, de tenir compagnie au cheikh abou ‘Abdir-Rahmane pendant 22 ans. Ce temps là, fut apprentissage bénéfique, amour, entraide et reforme. J’ai été dans les derniers moments, honoré d’une compagnie encore plus proche, dans sa maison, au sein de ses livres près de son bureau, pendant les huit derniers mois de sa vie bénie, marquée par la science, la vérification (des Hadiths). Cette vie finie par le bien et le bonheur -InchaAllah-.

 

J’ai pu constater de lui رحمه الله des moments forts dans la science prouvant son importance et la place qu’il occupait et j’en citerais certains à mes frères pour qu’ils puissent en tirer profit et en faire profiter d’autres :

 

gifs puces bullets Lorsque je lui ai annoncé le décès de cheikh ibn Baz رحمه الله il ne put contenir le pleur et versa de fortes larmes et prononça de bonnes paroles sur lui.

 

gifs puces bullets  Il ne se languissait pas de s’asseoir derrière son bureau, pour écrire et vérifier des ouvrages, et ce, car ses enfants et petits-enfants lui apportaient les livres jusqu’au 50e jour précédant sa mort, car son corps devint faible et il perdit ses forces. Malgré cela, il resta sain d’esprit, n’était pas sujet à l’oubli, son cœur était fermement attaché au Coran et à la Sounnah.

 

Et comme on dit : « Si j’oublie, je n’oublierais pas », la conversation téléphonique que j’ai eu avec lui 30 jours environ avant son décès pour me demander de l’aider à retrouver un livre de Tafsir, lui appartenant. Il était différentiable, il se rappelait de sa forme, sa couleur… Mais malheureusement je n’ai pas pu l’aider à le reconnaître.

 

Notre frère abou ‘Oubadah ‘Abdoullatif fils de notre cheikh Mouhammad Naçiroud-dine al Albany رحمه الله, me raconta que notre cheikh lui demanda, 48 heures avant sa mort, de lui apporter son livre Sahih Sounan abi Dawoud pour y vérifier quelque chose qui lui tenait à cœur et qui lui préoccupait l’esprit.

 

gifs puces bullets Dès l’instant où il ne put plus écrire de sa propre main, il dictait à ses enfants ou ses petits enfants certains Hadiths à écrire, et particulièrement dans la Silsila des Hadiths faibles et ils écrivaient donc de lui.

 

Et je me souviens encore il y a quelques mois à peine, lorsqu’il écrivit 18 pages pour dénoncer un Hadith Mounkar (parmi les Hadiths faibles) et il avait rassemblé sur sa table des dizaines de livres dont il en prit ce qu’il voulait et l’écrivit d’une façon superbe et remarquable, et en tira les morales et les remarques importantes. Et il ne fait aucun mystère pour celui qui écrit et publie, combien il est difficile pour celui qui écrit lui-même, de regrouper des textes qui se ressemblent dans des livres différents, alors que dire de celui qui, en plus, se doit de dicter cela aux autres et ne peut l’écrire lui-même.

 

gifs puces bullets Je l’ai vu accorder une importance particulière au livre Al moudawi li’ilal al jami’ wa charhi al manawi de Ahmad ibn as-Siddiq al Ghoummari [..] Il examinait les propos de l’auteur et apportait des critiques et des remarques et discutait longuement. Et j’ai écrit de lui le 22 dhoul Qi’da de l’an 1419 H (1998) à son domicile les propos du cheikh concernant cet ouvrage: « Ce livre n’est pas bon, je ne conseille pas sa lecture sauf pour les grands étudiants appliqués ; Et si seulement quelques étudiants doués et forts prenaient la succession de ce travail en écrivant un livre pour le réfuter que l’on pourrait intituler Al Kâwi lil Moudawi et on y mentionnerait les Hadiths faibles, que lui considère authentiques, et les Hadiths authentiques que lui considère faibles… »

 

gifs puces bullets Le dernier livre sur lequel travailla notre cheikh est Tahdhib Sahih al Jami’ as-Saghir wal Istidrak ‘alaïh. Il me répondit lorsque je l’interrogeais au sujet de ce livre : « J’entreprends cet ouvrage sous la suggestion de ma maladie et de ma faiblesse » Son travail consista à authentifier ou non les Hadiths dont il n’avait pas encore analysé les chaînes de narrateurs, se contentant du jugement qu’en firent les savants et les Imams comme les Hadiths de Tarikh Dimashq (l’histoire de Damas) d’ibn ‘Assakir et Al Mou’jam al Awsat et Al Mou’jam al Kabir de at-Tabarany et autres…

 

gifs puces bullets Mes dernières approches du cheikh m’apprirent de nombreuses choses et je considérais ses moments comme étant des cercles d’apprentissages intensifs. J’ai appris plus amplement la méthode du cheikh et sa minutie en voyant tous ses ouvrages, environ 150 manuscrits dont certains sont complets et d’autres encore inachevés.

 

gifs puces bullets J’ai tenté, ces derniers temps de ne pas voyager pour ne pas quitter notre cheikh, et je me suis vu m’excuser à plusieurs reprises de voyager pour différents pays : l’Amérique, l’Allemagne, la Hollande, l’Espagne, l’Indonésie.

 

Mais je me suis rappelé qu’il fallait d’urgence partir en Arabie Saoudite pour renouveler ma carte de résidence, alors je demandai la permission à notre cheikh mercredi, et je ne savais ce que le destin nous réservait.

 

Je lui rendis donc visite après le ‘Icha, il était là, allongé sur son lit, le dos appuyé sur le bord du lit et je l’ai vu, par Allah, comme je ne l’avais pas vu depuis des mois : Le visage net, les yeux scintillants, la voix claire, l’esprit apaisé et je lui dis : « Par Allah ! Cheikh je n’aime pas me séparer de vous, mais ce qui doit être fait doit être forcément fait ».

 

Puis je lui expliquais l’obligation de mon voyage et il accepta cela de la meilleure façon en faisant des invocations pour moi et il dit: « J’espère qu’Allah te ramènera parmi ta famille en paix ! »

 

Puis je lui fit mes adieux. Le jeudi matin, je voyageai donc et j’arrivai à Riyad après la prière du Dhohr.

 

L’Annonce de sa mort

 

Le jour suivant, environ deux heures après la prière du vendredi, j’appelais depuis Riyad chez notre cheikh pour avoir de ses nouvelles. Ce fut sa femme -qu’Allah la fasse patienter et la rétribue- qui me dit que l’état du cheikh était le même que depuis ma dernière visite qui datait de moins de deux jours. Mais arriva le jour prévu :

Traduction relative et approchée :

« Et lorsque leur date limite arrivera il ne pourront la devancer d’une heure ni la retarder. »

 

Nous avons effectué la prière du Maghreb à la mosquée de ad-Dira à Riyad, et ce fut le cheikh Abdoul’Aziz ibn ‘Abdillah Âl Cheikh le Moufti d’Arabie Saoudite qui guida la prière. Je rencontrais à la mosquée de nombreux frères comme le cheikh ‘Abdoul ‘Aziz as-Sadhan qui me fit faire la connaissance du Moufti que j’ai salué. Puis il m’interrogea sur l’état de cheikh Nacir, comme avait l’habitude de le faire ceux qui me voyaient en voyage, ou non, puis je lui répondis que la situation de notre cheikh restait inchangée, et qu’il était encore malade et que nous demandions à Allah qu’Il lui redonne force.

 

Et nous ne savions pas, à ce moment là, que notre cheikh était en train de mourir ou était mort. Entre le Maghreb et le ‘Icha se réunissait une assemblée de frères parmi les Toulab al ‘Ilm (étudiants), et par grâce d’Allah, lors de cette assemblée, la discussion tournait autour de cheikh al Albany رحمه الله et des efforts dont il faisait preuve dans la science. La première question fut celle du propriétaire de la maison qui évoquait des rumeurs concernant cheikh, l’accusant d’être un Mourji et d’être en désaccord avec Ahl as-Sounnah en ce qui concerne al Iman (la foi). Je lui répondis donc, grâce à Allah, par une réponse exhaustive tirée des grands savants anciens et contemporains, comme ibn Taymiya رحمه الله, ibn al Qayim رحمه الله et ceux qui les avaient suivis dans la science et la foi. Je m’attardais donc à démontrer que le Minhaj de notre cheikh était en accord avec le leur et ne le contredisait en rien. Et nous n’avions pas fini avec la première question, et pas entamé la deuxième que nous parvint la terrible information par un coup de téléphone, et ce, seulement 30 minutes après la prière du Maghreb, cheikh al Albany venait de décéder !

 

Il n’y a de vrai Dieu qu’Allah, c’est à Allah que nous appartenons et vers Lui que nous retournerons !

 

Allah a dit :

 

وَمَا جَعَلْنَا لِبَشَرٍ مِّن قَبْلِكَ الْخُلْدَ أَفَإِن مِّتَّ فَهُمُ الْخَالِدُونَ

 

Traduction relative et approchée :

« Et Nous n’avons attribué l’immortalité à nul homme avant toi. Est-ce que si tu meurs, toi, ils seront, eux, éternels. » S21 V34

 

Par Allah ! Ce fut un choc mais nous avons patienté et non faibli.

Il ne s’écoula pas plus d’une heure sans que tout Riyad entière fut au courant, puis la Mecque, puis Médine, puis…, puis…

Et c’est comme si la terre entière, en une petite heure, fut au courant de la mort de cheikh, s’attrista et pleura.

Et la tristesse qui se trouvait dans mon cœur était bien plus douloureuse et ma blessure plus profonde, car il se passa ce dont j’avais peur mais c’est vers Allah que nous retournerons !

 

En fait il s’est passé le contraire de ce que j’attendais, et ce que j’évitais à tout prix se passa (une sagesse certaine). Il n’y a de pouvoir et de force qu’en Allah !

 

Et le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Et lorsqu’un mal t’arrive, ne te mets pas à dire : « Si j’avais fais ainsi et ainsi. » Mais dis plutôt : « C’est Allah qui a prédestiné et a fait ce qu’Il a voulu. » Car le « Si » permet à Chaïtan d’intervenir. » Rapporté par Mouslim d’après abou Houreira

 

Mais même si le cheikh est mort et fut enterré alors que je fus loin de lui, chose qui fut dure pour moi, j’eus tout de même le privilège, et le mérite revient à Allah, d’être le dernier à avoir parlé au cheikh et pour qui il fit des invocations, à l’avoir rencontré, serré sa main, hormis sa famille, alors Louange à Allah pour ce qu’Il a prédestiné et facilité !

 

Allah a dit :

 

قُل لَّن يُصِيبَنَا إِلاَّ مَا كَتَبَ اللّهُ لَنَا

 

Traduction relative et approchée :

« Dis : Rien ne nous atteindra en dehors de ce qu’Allah a prescrit pour nous. »S9 V51

 

 

Le dimanche matin, environs deux heures avant la prière du Dhohr, l’avion en provenance de Riyad arriva à ‘Amman, et j’accourus près de la tombe du cheikh, essayant d’appliquer des Sounnah face auxquelles le cheikh était méticuleux, lorsque l’on manque la prière funéraire d’un proche ou d’un ami. J’ai donc prier sur lui, près de sa tombe, par 9 Takbir demandant à Allah pour lui la miséricorde, les hauts degrés et la compagnie des meilleurs parmi les adorateurs d’Allah pieux.

 

Je voyageais donc jeudi en saluant notre cheikh la veille, et je revenais dimanche alors qu’Allah l’avait choisi auprès de Lui, la veille également. Ce ne fut donc qu’une question de deux journées !!

 

gifs puces bullets Il s’avère que le testament écrit de notre cheikh est daté du 27 Joumada al Awal 1410H (1989), soit depuis 10 ans !! Toute sa vie fut sur la Sounnah (son vivant et sa mort).

 

Voici en fait 8 situations s’étant produites sur une période de 8 mois, la première étant la plus chère de ma vie et la dernière la plus dure pour moi.

 

Qu’Allah fasse miséricorde à notre cheikh,

Et qu’Allah nous réunisse avec lui parmi les pieux.

Car Il est proche et répond aux invocations !

 

Extrait de Ma’a cheikhina Nacir as-Sounnah wad-Dine par ‘Ali Hassan al Halaby حفظه الله

3 décembre 2014

Biographie du cheikh Mouhammad ibn Salih al Otheymine رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Biographie du cheikh  Mouhammad ibn Salih al Otheymine رحمه الله

 

gifs fleches pour webmaster Son nom est abou ‘Abdillah Mouhammad ibn Salih ibn Mouhammad ibn Otheymine al Wahaybi at-Tamimi.

 

gifs fleches pour webmaster Il est né dans la ville de ‘Ounayza [Région de Qassim, Arabie Saoudite] le 27 du mois du Ramadhan béni de l’année 1347 H (1926).

 

gifs fleches pour webmaster   Il a apprit et étudié le Saint Coran de son grand-père maternel, le cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn Souleyman Âl Dâmigh رحمه الله . Ensuite il est parti à la recherche de la science, a apprit l’art de l’écriture et du calcul et d’autres matières.

 

gifs fleches pour webmaster Cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di [1]  رحمه الله  avait deux de ses étudiants à qui il donna la responsabilité d’enseigner aux enfants : le premier est le cheikh ‘Ali as-Sâlihi et le deuxième le cheikh Mouhammad ibn ‘Abdil’Aziz al Moutawoui رحمه الله . Il étudia chez le second le résumé de al ‘Aqidah al Wassitiya du Cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di, et Minahij as-Salikin dans le Fiqh toujours du cheikh as-Sa’di etal Ajroumiyah et al alfiya [Ce sont deux livres de grammaire].

 

gifs fleches pour webmaster Il a étudié chez cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn ‘Ali ibn ‘Aoudan la science de l’héritage et le Fiqh.

 

gifs fleches pour webmaster Il apprit avec Cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn Naçir as-Sa’di, celui qui est considéré comme son premier professeur, il apprit de lui le Tawhid, le Tafsir, le Hadith, le Fiqh, les bases du Fiqh, la science de l’héritage, les sciences du Hadith, la grammaire et la conjugaison.

 

gifs fleches pour webmaster Il avait une grande place auprès de son cheikh رحمه الله   et lorsque le père de Mouhammad ibn Otheymine رحمه الله a déménagé à Riyadh, et voulait l’emmener avec lui, le cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di رحمه الله  lui a écrit : « Ce n’est pas possible ! Nous voudrions que Mouhammad reste ici jusqu’à ce qu’il apprenne bien ».

 

gifs fleches pour webmaster   Et le cheikh رحمه الله a dit :« J’ai beaucoup pris dans la façon d’enseigner la science et de la présenter aux étudiants avec des exemples, et de la même façon j’ai beaucoup profité de lui en ce qui concerne le comportement (Akhlaq) car le cheikh ‘Abdour-Rahmane رحمه الله avait de très bons caractères, il avait beaucoup de science et d’adoration, il s’amusait avec le petit et il riait avec le grand, Il est l’un de ceux qui avait le meilleur comportement que j’ai vu ». 

 

gifs fleches pour webmaster   Il a étudié chez le cheikh ‘Abdoul’Aziz ibn ‘Abdillah ibn Bâz [2] رحمه الله, qui est considéré comme son deuxième professeur, en commençant par Sahih al Boukhari, ainsi que quelques ouvrages de cheikh al Islam ibn Taymiya رحمه الله ainsi que quelques livres de Fiqh. Cheikh al Otheymine رحمه الله a dit :« J’ai pris beaucoup de cheikh ‘Abdoul’Aziz ibn Bâz رحمه الله dans le domaine du Hadith, ainsi que dans le domaine des bonnes mœurs et du comportement (Akhlaq) et il était accessible aux gens ».

 

gifs fleches pour webmaster En 1371h il a pris place pour enseigner à la mosquée et lorsque les instituts scientifiques de Riyad ont ouvert en l’an 1372H, il s’y est inscrit. Le cheikh رحمه الله a dit :« Je suis entré à l’institut scientifique en deuxième année après avoir demandé conseil à cheikh ‘Ali as-Sâlihi et après avoir reçu l’autorisation de cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di رحمه الله. L’institut à cette époque se divisait en deux, particulier et général [Soit, on suivait les cours soit, on passait seulement les examens], et moi j’étais dans le groupe particulier. 

Et il y avait aussi à cette époque la possibilité de « sauter une classe » c’est à dire qu’on étudiait les cours de l’année suivante pendant les vacances, ensuite on passait les examens à la rentrée, et si on y parvenait, on accédait à l’année suivante, et c’est comme cela que j’ai pu gagner des années ». 

 

gifs fleches pour webmaster Après deux années, il en est sortit et à été nommé professeur à l’institut scientifique de ‘Ounayza tout en continuant d’étudier par correspondance à la faculté de Chari’a ainsi que l’apprentissage de la science auprès de cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di.

gifs fleches pour webmaster Lorsque son Cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di رحمه الله est mort [3] on lui confia l’Imamat général de ‘Ounayza, ainsi que l’enseignement dans la bibliothèque Nationale de ‘Ounayza. Ensuite, il est partit enseigner à la faculté de Chari’a et Oussoul ad-Dine, annexe de l’université islamique Mouhammad ibn Sa’oud à Qassim, Tout en étant membre du conseil des grands savants du Royaume d’Arabie Saoudite. Le cheikh رحمه الله a fait un grand effort dans la prêche à Allah et dans les recommandations aux prêcheurs de tout lieu.

 

gifs fleches pour webmaster Et il est digne de mentionner que son excellence le cheikh Mouhammad ibn Ibrâhim [Il s'agit de cheikh Mouhammad ibn Ibrâhim Âl Cheikh ancien Moufti du royaume d'Arabie Saoudite] l’a sollicité et a insisté pour qu’il prenne le poste de juge. Mais le cheikh (al Otheymine رحمه الله)  n’a pas accepté cette décision en ce qui concerne sa nomination comme président du tribunal religieux d’al Ahsa-a, il lui a demandé de le pardonner.

 Et ce n’est qu’après plusieurs reprises et plusieurs correspondances personnelles que le cheikh (Mouhammad ibn Ibrâhim Âli cheikh) a accepté son refus en ce qui concerne sa nomination au poste de juge.

 

gifs fleches pour webmaster Il رحمه الله est l’auteur de plus de 40 ouvrages  (livres et Rissala) qui seront prochainement réunis incheAllah dansMajmou’ al Fatawa war-Rassa-il.

 D’après l’introduction au livre Charh Thalathatoul Oussoul 

 

Parmi ses enseignants [D'après un article de Walid ibn Ahmad al Housseïn az-Zoubeïri parut en 1414h (1994).] … 

 

gifs fleches pour webmaster Allah a donné à notre cheikh رحمه الله de l’intelligence et une grande volonté, et Il donne cela à qui Il veut. Aussi cheikh al Otheymine رحمه الله a grandi auprès de grands savants. Il a étudié chez beaucoup de Macha-ikh de la ville de ‘Ounayza et de Ryadh parmi ses professeurs -en plus de ceux qu’on a cité précédemment- il y a le cheikh Mouhammad Amine ach-Chinquiti qui est mort en 1393 h (1972), un exégète connu et grand connaisseur de la langue arabe, auteur du grand Tafsir connu Adwa al Bayan fi Idah al Qor-an bil Qor-an.

 

gifs fleches pour webmaster Cheikh al Otheymine رحمه الله a étudié chez lui lorsqu’il était à l’institut et dit : 

 « Nous étions étudiant dans l’institut, nous étions assis en classe et un cheikh est entré. Si tu le voyais tu te serais dit : « Celui là c’est un bédouin parmi les nomades, et il n’a aucune science et ne fait pas attention à sa personne ! » Lorsqu’on la vu, on l’a méprisé et je me suis souvenu de cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di en me disant : « Je l’ai laissé et me suis assis devant ce bédouin ! » Mais lorsqu’il a commencé son cours, ont a vu beaucoup de science sortir de lui et nous avons su que nous étions devant un grand savant et nous avons beaucoup profiter de sa science, de son comportement, de son délaissement de ce bas monde »….

 

Une Méthode d’enseignement différente [D'après un article de Walid ibn Ahmad al Housseïn az-Zoubeïri parut en 1414h (1994).]

 

gifs fleches pour webmaster Il l’a hérité de son cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di et depuis plus de trente cinq ans il a une manière d’enseigner différentes des autres savants du pays comme ‘Abdoul’Aziz ibn Bâz رحمه الله et ‘Abdoullah ad-Douweych رحمه الله [Abdoullah ad-Douweych est décédé très jeune en 1400H (1980), à l'âge de 40 ans].

gifs fleches pour webmaster Ceux qui ont participé à ses assises ont vu que la méthode de ibn Otheymine رحمه الله était très bénéfique d’un point de vue générale, parce que cheikh رحمه الله prête beaucoup attention à l’apprentissage des textes, et demande aux étudiants de réciter ce qu’ils ont appris et montre son mécontentement à l’égard de l’étudiant qui vient aux cours et n’apprend pas les textes. Parmi les livres enseignés chez le cheikh رحمه الله il y a le Saint Coran dont il faisait le Tafsir,Zad al Moustaqni’ dans le Fiqh Hanbali,Boulough al Maram,Kitabou at-Tawhid,al ‘Aqida al Wasitiya de cheikh al Islam ibn Taymiya رحمه الله, al Alfiya d’ibnou Malik dans la grammaire,al Ajroumiya en grammaire, al Bayqouniya dans la science du Hadith.

 

gifs fleches pour webmaster Quant aux grands ouvrages, cheikh رحمه الله ne demandait pas à tous les élèves de les apprendre par cœur car cela prendrait beaucoup de temps.

 

Al Otheymine a délivré des cours dans le Haram pendant plus de 35 ans [Saudi Gazette,12/07/2001]

 

gifs fleches pour webmaster Pendant plus de 35 ans, Cheikh Mouhammad ibn Salih al Otheymine رحمه الله avait le rôle de professeur donnant des cours à l’intérieur du Haram sacré à Makkah.  

 

gifs fleches pour webmaster Les cours du Haram faisaient parties de programmes organisés par la gestion des deux mosquées sacrées par les membres du bureau saoudien des grands savants et les membres du comité de Fatwa.  

 

gifs fleches pour webmaster Il avait une place permanente au deuxième étage de la mosquée sacrée à la barrière de l’Ajyad où beaucoup de gens écoutaient son exposition érudite.  

 

gifs fleches pour webmaster Il a donné des cours sur la ‘Aqidah (Croyance), le Fiqh (jurisprudence), le Hadith et le Tafsir. Il a aussi commenté des ouvrages écrits par de grands savants tel que ibn Taymiya, ibnoul Qayim et d’autres.

 

gifs fleches pour webmasterDe la même façon, il faisait des cours saisonniers pendant le Ramadhan et à la période du Hajj.

Des Dizaines de milliers de cassettes audio de ses conférences ont été enregistrées et sont disponibles au public. Les cassettes sont aussi disponibles à la bibliothèque de la mosquée sacrée à Makkah.

gifs fleches pour webmasterEn dépit de ses conditions de santé, cheikh al Otheymine رحمه الله ne s’est pas déchargé de ses responsabilités et obligations, et cela avec ponctualité et répondant aux questions de ses étudiants et des musulmans.

 

gifs fleches pour webmasterIl a participé à la réunion annuelle organisée par la société charitable pour la mémorisation du Saint Coran et laquelle récemment a été présidé par le prince ‘AbdoulMajid, gouverneur de la région de Makkah.

 

gifs fleches pour webmasterSon dernier cours publique a été délivré une nuit avant la célébration de ‘Aîd al Fitr. Pendant ce cours, il a parlé des méthodes et règles relatives au paiement de Zakat al Fitr. Il a aussi répondu à des questions sur d’autres sujets.

 

 

Cheikh al Otheymine رحمه الله pendant ses derniers jours [Saudi Gazette, 12/07/2001]

 

gifs fleches pour webmasterCheikh al Otheymine رحمه الله a été admis dans l’hôpital spécialisé du Roi Faissal de Jeddah où il recevait un traitement depuis ces 12 derniers jours.

Il a été traité par une équipe de spécialistes… Il a été mis sous équipement respiratoire huit jours à l’unité de soins intensifs.

Quand il a été admis à l’hôpital, il a été mis sur la liste de ceux à qui il ne sera pas pratiqué de réanimation cardiaque. De plus, il était trop en retard dans le traitement lorsqu’il est venu. La maladie s’était étendue dans son rein, son colon et un de ses poumons.

Il a été dit qu’il a souffert ses derniers jours de douleurs sévères à la suite de quoi il ne pouvait plus parler. Il était aussi rapporté qu’il a refusé de prendre le traitement chimique.

Il avait été aux États-Unis pour son traitement et après son retour, il a continué à recevoir des soins médicaux.

Mais, le cheikh رحمه الله qui savait que sa maladie était en phase terminale, a choisi de mourir à un endroit près du Haram Sacré à Makkah.

 

gifs fleches pour webmasterEn dépit de son état de santé, il a continué à donner ses cours habituels dans les différentes villes et places.

 

gifs fleches pour webmasterCheikh al Otheymine رحمه الله est mort à l’âge de 74 ans, laissant un héritage de connaissance, son engagement sincère et sa lutte au service de l’Islam.

 

gifs fleches pour webmasterIl était un modèle de savant bien informé, de droiture, d’honnêteté, d’engagement et de service désintéressé pour la cause d’Allah. Un grand nombre de musulmans incluant Savants et étudiants ont assisté à la Salât Janaza qui a été faite à la mosquée sacrée à Makkah après la prière du ‘Asr, jeudi.

 

 

500 000 personnes assistent à la Janaza de Cheikh al Otheymine رحمه الله [Arab News, 12/01/2001]

 

gifs fleches pour webmaster Plus de 500 000 personnes ont participées à la Janaza du cheikh Mouhammad ibn Salih al Otheymine رحمه الله, à Makkah hier. Approximativement 1650 agents de la sécurité avaient été déployés à la grande mosquée et autour du cimetière al Adil à Makkah pour surveiller la grande foule.  

Gardien des deux Mosquées sacrées, le Roi Fahd, le prince de la couronne ‘Abdoullah, le premier adjoint et commandant de la garde nationale, et le prince Sultan, deuxième adjoint et ministre de la défense et de l’aviation, hier ont envoyé un message de condoléances à la famille du cheikh رحمه الله exprimant leur peine profonde sur sa mort.  

La prière funéraire à la grande mosquée était assistée par un grand nombre de princes et de ministres ainsi qu’un grand nombre de savants musulmans et d’étudiants de cheikh Otheymine رحمه الله qui étaient ensemble avec les hauts fonctionnaires.

 

gifs fleches pour webmaster Plus de 500 membres de la famille du savant de Ryadh et de Qassim aussi bien qu’un grand nombre de gens de différentes parties du royaume étaient arrivés pour participer à la Janaza. La route qui mène de la mosquée sacrée au cimetière al Adil était bondée.

 

gifs fleches pour webmaster Pendant ce temps, savants saoudiens et du reste du monde islamique ont décrit la mort du cheikh ibn Otheymine رحمه الله comme une grande perte pour le monde musulman. Cheikh ‘Abdoul’Aziz Âl Cheikh, le grand Moufti a dit qu’il a partagé la peine de la mort du cheikh ibn Otheymine رحمه الله avec tous ses frères musulmans.

 

gifs fleches pour webmaster A ‘Ounayza, la deuxième plus grande ville dans Qassim, là où le Cheikh رحمه الله délivrait ses conférences, tout le monde était triste après avoir entendu la nouvelle choquante ce mercredi. Cheikh al Otheymine رحمه الله, âgé de 74 ans, est mort à l’hôpital spécialisé du Roi fayssal à Djeddah après une maladie prolongée.

C’était un membre du conseil Islamique des grands savants et un professeur à l’université Islamique Mouhammad ibn Sa’oud de Qassim […]. Il avait consacré sa vie à la propagation de l’Islam. Cheikh al Otheymine رحمه الله est l’auteur de plus de 40 livres sur diverses questions islamiques.

 

gifs fleches pour webmaster Ibrahim al Otheymine, fils du cheikh رحمه الله, a dit qu’il avait ordonné, qu’Internet soit utilisé pour propager le message de l’Islam dans le monde. :

« Nous projetons de lancer un site Web du même nom très prochainement ». 

Il a ajouté que le cheikh رحمه الله leur avait donné des directives concernant le site Web.

 

 La disparition des Savants est une grande calamité pour la Oumma [« al Baïda » n°5]

 

gifs fleches pour webmaster Allah عز و جل a dit :

 

{Ne voient-ils pas que Nous frappons la terre et que Nous la réduisons de tous côtés.} S13 V41.

 

Ibn ‘Abbass رضي الله عنه a dit concernant ce verset (ainsi que d’autres prédecesseurs) :

« C’est-à-dire par la mort de ses savants, de ses juristes et des gens de bien. » 

 

gifs fleches pour webmaster Et comme il est dit :

« La terre reste en vie tant que les savants vivent, 

                        Et dès qu’un de ses savants meurt, c’est une partie d’elle qui meurt. 

Tout comme la terre vit tant qu’il y a la pluie, 

                        Et si celle-ci s’abstient, à ses côtés vient la ruine »

 

gifs fleches pour webmaster La guidée des gens est directement liée à la présence des savants, comme le Prophète صلى الله عليه و سلم« Allah ne prend pas la science en l’arrachant (aux cœurs) des gens mais Il reprend la science en reprenant l’âme des savants, jusqu’à ce qu’il ne reste plus de savants. Les gens prendront alors à leur tête des ignorants qui seront questionnés et qui répondront sans aucune science, alors ils s’égareront et égareront les autres » [Sahih Boukhari & Mouslim : Chapitre « La science » d'après ‘Amr ibn al ‘Ass رضي الله عنه].  a dit :

 

gifs fleches pour webmaster ‘Oumar ibn ‘Abdil ‘Aziz écrivit à abou Bakr ibn Hazm ceci : « Regarde (ou résume) ce qui fait partie des Hadiths du Prophète صلى الله عليه و سلم et écrit les et n’accepte que les Hadiths du Prophète صلى الله عليه و سلم, car j’ai peur que les savants ne disparaissent. Répandez cette science et formez des assemblées jusqu’à ce que l’ignorant soit instruit, car la science ne sera perdue que si elle devient un secret »[ Fath al Bari d'ibn Hajar, volume 1, page 194]

 

C’est un des signes de la fin du monde ! [ « al Baïda » n°5.]

 

gifs fleches pour webmaster Le départ et la perte des savants, c’est la perte de la science et c’est la perte du bien et cela fait partie des signes de la fin du monde : Dans le Sahih de Mouslim, d’après Anas ibn Malik رضي الله عنه d’après le Prophète صلى الله عليه و سلم  :« Parmi les signes de l’Heure, le fait que la science soit retirée et que l’ignorance apparaisse, et que la fornication se répande ainsi que l’alcoolisme, et les hommes diminueront et les femmes resteront (accroîtront), jusqu’à ce qu’il y est 50 femmes pour 1 seul homme»

 

gifs fleches pour webmaster Saïd ibn Joubaïr fut interrogé de la sorte : « Quel est le signe de l’Heure et de la perte des gens ? » 

Il dit : « …Quand leurs savants disparaîtront ! » 

 

gifs fleches pour webmaster On rapporte que abou al Samah a dit : « Il viendra un temps où l’homme prendra sa monture pour s’apprêter à voyager, il voyagera à travers plusieurs pays à la recherche de quelqu’un qui pourrait lui donner une science de la Sounnah qu’il pourrait suivre mais il ne trouvera personne capable de lui donner une Fatwa sauf avec une incertitude, et ceci est, en effet, déjà arrivé » [Résumé d'aprèsFath al Bari]

 

gifs fleches pour webmaster Et d’après certains Prédécesseurs : « La mort d’un savant est une brèche en Islam qui ne peut en rien être réparée. » 

 

 

Les ouvrages du cheikh رحمه الله

 

gifs fleches pour webmaster Cheikh رحمه الله à écrit beaucoup d’ouvrages :

 

gifs fleches pour webmaster   Il ne commença à écrire qu’à partir de l’an 1382H (1962) avec comme premier livre le résumé de al ‘Aquida al Hammaouiyah.

-  Les sciences du Hadith

-  Al Oussoul fi ‘Ilm al Oussoul

-  Al ghoussl wa salat

-  La mécréance de celui qui délaisse la prière

-  L’immolation de la bête

-  La ‘Oumra et le Hajj

-  Fara-id (science de l’héritage)

-  Loum’at al I’tiqad

-  Le commentaire de la ‘Aquida al Wasitiyah

-  La croyance des gens de la Sounnah et du groupe

-  Rissalatoul Hijab

-  La purification du malade

-  L’horaire des prières

-  Soujoud as-Sahou fi Salat

-  L’obligation de la zakat sur les bijoux

-  Tafsir Ayat al Qoursi

-  Fatawa pour les femmes

-  Conseil à celui qui prêche à Allah

-  Majmou’ fatawa     -  La divergence entre les savants, ses causes et notre position dessus

-  Les fondements du Tafsir

-  Des questions importantes

-  Les règles concernant le mort et son lavage

-  Les fondements du Fiqh

-  Les règles de la diminution de la prière pour le voyageur

-  Tafsir des versets concernant les règles religieuses

-  Le commentaire de ‘Oumdatoul Ahkam

-  Les cours et les Fatawas donnés dans la mosquée sacrée à Makkah

-  Toutes les formes d’intérêt

-  Aperçu sur la croyance islamique

-  Réponses aux questions concernant la vente et l’achat de l’or

-  La sagesse dans l’envoi des messagers

-  Le commentaire des fondements de la foi

-  Le mariage

-  52 questions concernant les règles des menstrues dans la prière, le jeûne, le pèlerinage et la ‘Oumra

 

Nous prions Allah qu’Il donne à Cheikh ibn Otheymine رحمه الله une abondance de Miséricorde, de pardon et qu’Il le récompense par le Paradis pour son service envers l’Islam, envers les Musulmans et la Oumma.

 

 

Note des traducteurs : 

 

 [1] Cheikh ‘Abdour-Rahmane ibn Nacir as-Sa’di mort en 1376 H à ‘Ounayza à l’âge de 69 ans, c’était un célèbre exégète, auteur du Tafsir connuTayssir al Karim ar-Rahmane fi Tafsir Kalam al Mannane et il a fait beaucoup d’ouvrages dans le Fiqh, ses fondements et ses règles, dans la ‘Aquida et bien d’autres livres bénéfiques, et de chez lui sont sortis beaucoup de savants renommés dont certains sont membres du conseil des grands savants dont cheikh al Otheymine qui a étudié chez lui durant onze ans et c’est son plus grand élève et c’est pour cela qu’il a été choisi pour prendre la place de cheikh après sa mort dans la grande mosquée afin d’y enseigner et de répondre aux questions des gens. 

 

[2] Cheikh ‘Abdoul’Aziz ibn ‘Abdillah ibn Baz رحمه الله était l’ancien Moufti du royaume d’Arabie saoudite et président du conseil des grand savants, le cheikh ibn Otheymine رحمه الله a étudié chez lui lorsqu’il étudiait à Ryadh.

 

[3] Avant sa mort le cheikh ‘Abdour-Rahmane as-Sa’di avait nommé des imams pour lui succéder à la grande mosquée de ‘Ounayza, mais ils se succédèrent et ne restèrent pas longtemps, et on nomma alors Imam de la grande mosquée, le cheikh al Otheymine رحمه الله et c’est à partir de là qu’il a enseigné à la place de son cheikh.

3 décembre 2014

Un remède contre la fatigue

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

La preuve réside dans le Hadith suivant : 

 

Ali رضي الله عنه rapporte que sa femme Fatima s’est plainte de la fatigue causée par le travail du grain (dans une version du Hadith il est mentionnée que cette tache ménagère lui avait fait des marques au niveau des mains et les avait abimée et que cela avait provoqué chez elle des douleurs au niveau du cou ou du haut de la poitrine) et elle entendit qu’on avait donné au prophète صلى الله عليه وسلم un servant, c’est pourquoi elle alla le voir pour qu’il lui en accorde un (afin de l’aider dans ses travaux), mais il ne répondit pas à sa demande.

Elle se rendit donc chez Aicha رضي الله عنها qui rapporta cela au prophète صلى الله عليه وسلم qui vint nous voir alors que nous étions couchés.

Nous nous apprêtions à nous lever mais il nous dit :

 » Restez où vous êtes, Vous indiquerais-je ce qui est meilleur que ce que vous m’avez demandé ?

Lorsque vous aller vous coucher,
dites Allahou Akbar 34 fois,
Al Hamdulilah 33 fois
et Soubhanallah 33 fois.

Cela est meilleur que ce que vous m’avez demandé. » 

 

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Parmi les Fawaîd de ce Hadith : 

 

gifs fleches pour webmaster Le Hadith est authentique il est notamment rapporté par Bukhari et Muslim. 

 

gifs fleches pour webmaster Il est recommandé de dire avant de dormir Allahou Akbar 34 fois, Al Hamdulilah 33 Fois et enfin Soubhannallah 33 fois. 

 

gifs fleches pour webmaster Les savants ont notamment déduit de ce Hadith que réciter régulièrement ce Dhikr avant de dormir à des effet considérables sur le cœur (Quiétude…) mais également sur le corps, ce dhikr contient donc de nombreuses vertus. 

 

gifs fleches pour webmaster Certains savants comme Sheikh Al Islam Ibn Taymiya رحمه الله affirment que réciter régulièrement ce Dhikr avant de dormir permet à la femme de ne pas ressentir la fatigue causer par les taches ménagères quotidiennes du jour.
Moulla Ali Qâri est du même avis puisqu’il a mentionné que ce Hadith démontre que réciter ce Dhikr avant de dormir permet d’enlever la fatigue et les douleurs causer par le travail. 

 

gifs fleches pour webmaster Ibn Hajar à quant à lui déclaré que même si la personne peut ressentir une (petite) fatigue cela ne la nuira pas et que réciter de manière régulière ce Dhikr avant de dormir lui permettra de supporter les nombreuses taches ménagères et de supporter leur difficulté.
Selon lui ce Hadith prouve également que la force (et la capacité de résistance physique) qu’on acquiert après avoir lu ce tasbih est meilleure que ce qu’un serviteur acquerrait s’il faisait nos travaux. 

 

gifs fleches pour webmaster Concernant ce Hadith Sheikh Ibn Baz رحمه الله a quant à lui déclaré, ceci prouve que nous devons nous aider du rappel d’Allah dans tout chose. 

 

gifs fleches pour webmaster Le Muhadith de médine le Sheikh Abdelmouhssine Al Abbad حفظه الله, explique que les avantages et mérites que contient ce rappel dans l’au-Delà sont bien meilleurs que le service rendu par un serviteur dans ce bas monde et que prononcer de manière régulière ce Dhikr avant de dormir apporte force et vitalité au corps, ce qui permet de se passer de l’aide d’un servant. 

 

Donc ces invocations permettent à la femme prononçant de manière régulière ses invocations de lutter contre la fatigue causés par les taches ménagères quotidienne.

Bien que le discours était plus orienté vers la femme, il convient de noter que ce que nous avons mentionné comme vertus et mérites de ce Dhikr concerne également l’homme, c’est à dire que cela va l’aider à supporter et combattre la fatigue que peut provoquer le travail difficile ou la recherche de la science.

La preuve démontrant que cela concerne aussi les hommes réside notamment dans une des versions de ce Hadith dans laquelle Ali رضي الله عنه déclare :

« Depuis que le Prophète صلى الله عليه وسلم nous a enseigné (cette invocation), nous ne l’avons jamais délaissée. Même à la campagne de Siffîne, je l’ai lu quand j’ai eu le temps dans la dernière partie de la nuit. » 

 

gifs fleches pour webmaster Le Sheikh Abdurazaq Ibn Abdel Mouhssine Al Abbad حفظه الله mentionne : 

 

« Et les savants se sont appuyés sur ce Hadith pour affirmer que parmi les nombreux mérites et vertus du rappel d’Allah il y a le fait qu’Allah octroie au corps de celui qui fait souvent son rappel force, santé et vitalité. Et Ibn l-Qayim رحمه الله  a dit à ce sujet :  » Allah octroie à celui qui fait régulièrement son rappel une force lui permettant de réaliser certains travaux qu’il n’aurait pas pu réaliser sans. Et j’ai vue chez Sheikh Al Islam Ibn Taymiya رحمه الله (grâce au rappel d’Allah) une force et capacité physique surprenante dans sa marche, lorsqu’il parlait et lorsqu’il écrivait « . 

Références : 
Sharh sunane d’At-tirmidhi k7 375 a partir de 55 min 17 sec environs et Sharh Sunane Abi Dawud à partir de K7362 16 min 02 environs du Sheikh Abdul Mouhssine Al Abbad, Fiqhou l-Adi’yat wal Adhakar Vol 3 d’Abdurazaq fils du Sheikh Al Abbad, Fiqh ad-da’wat fi Sahih Bukhari du Sheikh Sa’d Ibn Wahf Al Qahtani, Al-Wabil As-swayib d’ibn l-Qayim.  

Cheikh ‘Abdel Mouhsin Ibn Hamed Al ‘Abbâd Al Badr

Cheikh Sa’d Ibn Wahf Al Qahtani

 

3 décembre 2014

Si tu pleures, alors rappelle toi…..

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures d’avoir un époux injuste, mécréant dans sa voix et ses manières, qui te rend la vie très pénible, rappelle-toi ce que Assia رضي الله عنها dut endurer, par la faute de son mari Pharaon…

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures de n’avoir pas eu d’enfants, rappelle-toi Aicha رضي الله عنها qui n’en eut pas davantage de son bien-aimé Mohammed, notre doux Messager صلى الله عليه و سلم… Et qui veuve, vraiment jeune, autour de 20 ans, dut vivre de longues et nombreuses années sans lui et sans le fruit de ses entrailles à ses côtés…

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures d’avoir un père (ou un parent…) qui rejette la vraie guidée d’ALLAH et qui te persécutes en cela, d’une façon ou d’une autre, rappelle-toi Ibrahim عليه سلام et son propre papa qui, lui aussi, le malmena précisément de cette façon-là…

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures de n’avoir jamais pu te marier, contraint à supporter difficilement la chasteté, frustré d’être resté privé d’un amour béni en Allah, rappelle-toi Yahia عليه سلام, ou Issa عليه سلام, ou encore Yusuf عليه سلام qui restèrent purs toute leur vie durant ; et Yusuf عليه سلام qui, un jour, préféra la prison à l’invitation de la fornication, malgré sa beauté et que les femmes les plus désirables aient voulu le tenter…

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures de connaître la maladie, rappelle-toi Ayoub عليه سلام et ce mal terrible qui a atteint son corps, sa vie, jusqu’à tout perdre des grands bienfaits de son passé, pour se retrouver désoeuvré et dans un dénuement total, que ton esprit ne pourra jamais concevoir ; dont ton être ne pourra jamais seulement imaginer le triste sentiment…

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures d’avoir vu ta progéniture quitter ce monde avant toi, rappelle-toi notre Prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم et les enfants, les petits-enfants, les siens qu’il vit mourir avant lui…

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures de vivre entouré d’incrédules, ou dans un entourage hostile à ta foi, dur avec toi, rappelle-toi qu’aucun prophète ne le fut en son pays, qu’ils ont tous été traités de menteurs ou de fous par leurs propres peuples, et qu’on a pas cessé de mener la guerre contre eux, de se détourner de leur message, des commandements de Dieu !

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures de n’avoir pas de travail, d’argent, ni suffisamment de quoi vivre, rappelle-toi les compagnons pauvres du Prophète صلى الله عليه و سلم : Abou Hourayra, Salman, ‘Ammâr, Abû Dharr, Bilâl رضي الله عنه… Et souviens-toi que d’avoir un toit pour s’abriter, de quoi manger et couvrir avec pudeur sa nudité, voilà qui est déjà beaucoup pour un être qui est promis à mourir, et à rendre compte de ses péchés devant le Seigneur. N’oublie pas que la Foi est la seule vraie richesse, et la plus grande, éternelle. Et qu’Allah ne manque jamais de porter la subsistance à ses serviteurs sincères, comme Il le fait pour les oiseaux ; que la crainte révérencielle, l’effort noble pour le travail honnête et le maintien des liens de parenté (comme la lecture assidue de la sourate Al-Waqi’a), assure le rizq in cha ALLAH.

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures de n’avoir pas connu tes parents, rappelle-toi que le Prophète صلى الله عليه و سلم fut orphelin.

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures de voir une personne qui t’est proche, qui t’aime et que tu aimes, refuser la chahada (attestation de foi) même au moment de sa mort (qu’ALLAH nous en garde et nous fasse mourir musulmans, soumis à ALLAH !), rappelle-toi que l’oncle adoptif du Prophète صلى الله عليه و سلم, celui-là même qui fut un père aimant pour lui, son protecteur, soutien et défenseur indéfectible !… Rappelle-toi que le Prophète صلى الله عليه و سلم dut affronter la douleur insupportable de le voir trépasser insoumis…

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures de n’avoir pas pu jouir d’une haute éducation, si l’idée mortifère de n’avoir rien réussi sur Terre te ronge comme un cancer, faute de moyens, de bonne providence, par la force du destin, rappelle-toi que le Prophète صلى الله عليه و سلم était illettré, mais qu’ALLAH lui a tout enseigné, et encore, la meilleure des sciences, en forgeant son coeur, son âme et son esprit dans une Lumière inégalée, inégalable, transcendant le monde et son Histoire, dépassant de loin chaque étincelle d’érudition pour l’Éternité. Souviens-toi que c’est Allah le Meilleur Éducateur des êtres, et demande-Lui de t’instruire du Bien en chaque chose (terrestre, intellectuelle, de comportement et spirituelle), dans la guidée, tout en y travaillant vraiment toi-même, et tu verras que la Sagesse n’est un don provenu que de Lui, qu’elle vaut mieux que tous les diplômes si ceux-ci n’ont pas servi à l’acquérir aussi.

 
webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures de vivre angoisses sur angoisses, pour mille raisons, à en avoir les cheveux blancs, sans que cela passe facilement… Alors rappelle-toi l’angoisse qui fut celle de Yunus عليه سلام, avalé dans le ventre du gros poisson, seul dans ces ténèbres au milieu de l’Océan !

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures d’avoir à t’occuper d’un enfant sans aide, dans des circonstances de vie non facilitées pour cela, rappelle-toi Maryam رضي الله عنها, lorsqu’elle dut accoucher seule de son fils Issa عليه سلام, et le prendre en charge ensuite, le conduire à bonne destination sans alliés avec elle, entourée de mille dangers ! Et n’oublie pas la mère d’Ismaël عليه سلام aussi, en plein désert, avec son petit, la peur qu’elle dut affronter en un tel lieu, sans âme qui vive pour l’accompagner…

 

webmaster-mini-fleches-18 Si tu pleures parce que tu as l’impression que le monde entier s’est ligué contre toi, rappelle-toi la victoire de Badr, et celle de Dawud عليه سلامcontre Goliath ! Et celle du Prophète صلى الله عليه و سلم qu’une seule toile d’araignée suffit à séparer de ses ennemis par la Puissance d’ALLAH ! Etc. !

 

Oh ! je pourrais bien continuer d’allonger cette liste de divers cas de figures, mais je ne le puis, ils sont infinis ! Sur cette lancée, je te laisse songer à d’autres possibilités, et méditer, méditer sur elles !

Je veux maintenant conclure en te disant que… si tu pleures et que tu es Musulman, soit fort, courage, patience ! ; que ta mémoire ne perd jamais de vue l’exemple des prophètes et des saints, leurs récits qui sont certes destinés à raffermir ton coeur dans l’épreuve !

Tu verras que peu importe ce que tu vis, ils l’ont vécu, en pire ! Et que cela, comme ce fut le cas pour eux, ne doit pas affaiblir ta foi, mais au contraire l’agrandir, la renforcer, car comme eux, si réellement tu places ta confiance en ALLAH, tu seras sauvé et récompensé !

L’épreuve est un test, un test, prévu pour évaluer la sincérité de notre croyance et relation à Dieu…

Le Paradis n’est pas pour ici, mon frère, ma soeur ! Il ne l’est, ici, que pour le mécréant… Le vrai Paradis, pour nous, sera dans l’Au-delà, in cha ALLAH, il faudra le mériter, comme se mérite chaque sou gagné sur Terre à la sueur de notre front, et encore, et encore… Cette comparaison est si faible…

Nous avons beaucoup à vivre et à traverser pour nous forger, nous purifier, nous ennoblir dans la Lumière, et pour nous préparer à être dignes des Jardins d’ALLAH…

Mon frère, ma soeur, sois constant, demande l’aide d’ALLAH pour cela, Il ne t’abandonnera pas, non… Je t’en prie, n’oublie jamais ça ! Ne fais jamais les mauvais choix, ceux qui écartent de la droite voie…

Kheyr in cha ALLAH !

30 novembre 2014

Le port du vêtement long pour l’homme

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sheykh El-Otheymine et Sheykh Ibn Baz رحمه الله

 

 

Avis de sheykh Ibn Baz رحمه الله

 

Quel est l’avis de l’islam sur le port de vêtements longs (pour l’homme) que ce soit par orgueil ou pas ? Qu’en est-il du cas où la personne est contrainte à agir ainsi, soit sous la pression de sa famille si elle est encore jeune, soit par habitude ?

 

Il est interdit aux hommes de porter ce genre de vêtements, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit:

« La partie [du corps correspondant à] l’habit en-dessous des chevilles est destinée au Feu » Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du vêtement (n°5787).

Ce hadith est rapporté par Al-Bukhârî dans son recueil de hadiths authentiques.

Par ailleurs, Abû Dharr رضي الله عنه rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Allah n’adressera pas la parole à trois personnes le Jour de la Résurrection ; Il ne les regardera pas, ne les purifiera pas et ils auront un châtiment douloureux : celui qui laisse traîner son habit, celui qui rappelle sans cesse ce qu’il a offert et celui qui écoule sa marchandise par de faux serments. » Rapporté par Muslim dans le chapitre de la foi (n°106).

 

Ces deux hadiths, ainsi que d’autres qui vont dans le même sens, ne font pas de distinction entre celui qui laisse traîner ses vêtements par orgueil ou pour un autre motif, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a employé des termes avec une compréhension générale et non restreinte. En revanche, si on laisse traîner ses vêtements par orgueil, alors dans ce cas, le péché est plus grand et l’avertissement plus sévère, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui laisse traîner son vêtement par orgueil, Allah ne le regardera pas le Jour de la Résurrection. » Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du vêtement (n°5783), et par Muslim dans le même chapitre (n°2085).

 

Il n’est pas permis de croire que l’interdiction du Isbâl (Le port de vêtements longs) est liée à l’intention de le faire par orgueil, pour la simple raison que le Prophète صلى الله عليه و سلم n’a nullement fait de rapport entre les deux dans le hadith où il s’adressait à l’un des Compagnons :

« Prends garde à ne pas laisser traîner tes vêtements, car cela fait partie de l’orgueil. » Rapporté par Abû Dâwûd dans le chapitre du vêtement (n°4084), et par Ahmad (4/65) et (5/63, 64, 378).

 

Dans ce hadith, le Prophète صلى الله عليه و سلم a considéré le Isbâl en lui-même comme une forme d’orgueil, et, en général, c’est bien le cas. Même pour celui qui ne fait pas le Isbâl par orgueil, son acte reste quand même un moyen de le manifester, or en islam, le statut juridique des moyens, en l’occurrence le Isbâl, est identique à celui du but, il s’agit ici de l’orgueil. Par ailleurs, le Isbâl représente aussi une forme de dépense inutile, et expose les vêtements à la souillure et aux impuretés. C’est dans ce sens qu’on rapporte que Umar رضي الله عنه avait dit à un jeune homme dont les vêtements traînaient sur le sol : « Relève ton vêtement, car cela est une plus grande marque de piété pour ton Seigneur, et plus propre pour ton vêtement. » 

 

Reste maintenant ce qu’avait dit le Prophète صلى الله عليه و سلم à Abû Bakr رضي الله عنه lorsque celui-ci avait répliqué : « Ô Messager d’Allah ! Mon habit est trop lâche : il tombe à chaque fois, sauf si je le surveille bien. » Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui a alors répondu :

« Tu n’es pas de ceux qui le font par orgueil. » Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du vêtement (n°5784)

Le sens de ces propos est que celui qui surveille bien ses vêtements lorsqu’ils sont trop lâches et s’efforce de les relever n’est pas considéré comme celui qui fait le Isbâl par orgueil, car en réalité, il ne les laisse pas traîner volontairement : ses vêtements retombent d’eux-mêmes parce qu’ils sont trop amples, bien que lui, les relève et les surveille sans cesse. Il n’y a pas de doute qu’une telle personne sera excusée.

 

Quant à celui qui laisse traîner volontairement son pantalon, sa Jellaba ou n’importe quel autre vêtement, il fait partie de ceux à qui le Prophète صلى الله عليه و سلم a lancé de sévères mises en garde. Son acte ne sera pas excusé, car les hadiths authentiques qui interdisent le Isbâl englobent toutes ses formes, aussi bien par leurs mots que par leurs sens.

 

Il est donc un devoir pour tout musulman d’éviter le Isbâl, de craindre Allah à ce sujet et de ne pas laisser traîner ses vêtements en dessous des chevilles, pour ainsi se conformer aux hadiths authentiques et se mettre à l’abri de la colère d’Allah et de Son châtiment. Et Allah est le Garant du succès.

Fatwa de cheikh Ibn Baz رحمه الله

Kitâb ad-Dacwa, pages 128 et 129.

 

Le port du vêtement long pour l’homme dans P- FATWAS SPECIFIQUES AUX HOMMES l40

 

Avis de Sheykh el Otheymine رحمه الله

 

Quel est l’avis de l’islam sur le fait de laisser traîner les  vêtements longs (pour l’homme) que ce soit par orgueil ou pas ?

 

Si l’homme laisse traîner ses habits par orgueil, alors son châtiment sera qu’Allah عز و جل ne le regardera pas le Jour de la Résurrection, Il ne lui adressera pas la parole, ne le purifiera pas et il aura un dur châtiment. Par contre, si cet acte est fait sans orgueil, la punition sera que la partie du corps qui correspond à la partie de l’habit qui dépassait les chevilles sera immergée dans le Feu. Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit à ce sujet :

 « Allah n’adressera pas la parole à trois personnes le Jour de la Résurrection ; Il ne les regardera pas, ne les purifiera pas et ils auront un châtiment douloureux : celui qui laisse traîner son habit, celui qui rappelle sans cesse ce qu’il a offert et celui qui écoule sa marchandise par de faux serments. » Rapporté par Muslim dans le chapitre de la foi (n°106).

Il a dit aussi :

« Celui qui laisse traîner son vêtement par orgueil, Allah ne le regardera pas le Jour de la Résurrection. » Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du vêtement (n°5783), et par Muslim dans le même chapitre (n°2085).

 

Ces deux hadiths concernent celui qui laisse traîner ses habits par orgueil.

 

Quant à celui qui ne le fait pas par orgueil, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit dans un hadith rapporté par Al-Bukhârî dans son recueil authentique, selon Abû Hurayra رضي الله عنه :

« La partie [du corps correspondant à] l’habit qui dépasse les chevilles est destinée au Feu. » Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre du vêtement (n°5787).

 

Ce hadith ne fait aucune liaison entre l’orgueil et le châtiment du Isbâl (Le port de vêtements longs), et il ne serait donc pas juste d’établir une telle liaison sur la base du hadith qui le précède. D’ailleurs, Abû Sacîd al-Khudrî رضي الله عنه nous rapporte un hadith plus clair à ce propos. Il rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« L’habit du musulman doit arriver à la mi-mollet. Cependant, il n’y a pas de mal à ce qu’il soit entre le mi-mollet et la cheville. Mais tout ce qui descend en-dessous de la cheville est voué au Feu. Celui qui laisse traîner son habit par vanité et orgueil, Allah ne le regardera pas le Jour de la Résurrection. »

(Rapporté par Mâlik dans le chapitre du vêtement (n°12), par Abû Dâwûd dans le chapitre du vêtement (n°4093), par An-Nassâ’î dans as-Sunan al-Kubra (9715-9717), par Ibn Mâjah dans le chapitre du vêtement (n°3573), et par Ibn Hibbân dans son Sahîh (5446, 5447, 5450). Ce dernier l’a cité dans Kitâb ut-Targhîb wat-Tarhîb, dans at-Targhîb, chapitre de l’habit, p. 88.)

 

Puisque les deux actes sont différents, à savoir le Isbâl avec et celui sans orgueil, leur châtiment respectif est différent. Dès lors que la cause et les sentences contenues dans deux textes distincts sont différentes, il n’est plus possible d’expliquer le texte à portée générale par le texte spécifique, en raison de la contradiction qui en découlerait.

 

Quant à celui qui prend le hadith d’Abû Bakr comme prétexte pour laisser traîner ses habits, je lui dis que ce hadith ne peut pas être une preuve pour lui, pour les deux raisons suivantes :

* La première est qu’Abû Bakr رضي الله عنه a mentionné qu’un pan de son vêtement tombait sans cesse bien qu’il le surveillait. Il est clair qu’Abû Bakr رضي الله عنه n’a pas laissé son vêtement traîner par orgueil ou volontairement, mais le vêtement était ample et malgré cela, il prenait soin de le surveiller. Or, ceux qui laissent traîner leurs vêtements en prétendant qu’ils ne le font pas par orgueil, le font quand même volontairement. A ceux-là, je dis : si vous laissez vos vêtements traîner en dessus de vos chevilles sans orgueil, vous serez châtiés par le feu pour cette partie qui dépasse les chevilles, et si vous le faites par vanité et orgueil, votre châtiment sera encore plus sévère : Allah ne vous adressera pas la parole, ne vous regardera pas, ne vous purifiera pas et votre supplice sera douloureux.

* La deuxième raison est qu’Abû Bakr رضي الله عنه a reçu les éloges du Prophète صلى الله عليه و سلم qui lui a attesté qu’il n’était pas de ceux qui laissent leurs vêtements traîner par orgueil. A notre époque, quelqu’un peut-il prétendre avoir reçu de tels éloges ? Certainement pas, mais Satan incite certaines personnes à suivre des textes équivoques du Coran ou de la Sunna, afin de se trouver des excuses pour ce qu’ils font.

 

Et Allah guide qui Il veut vers le droit chemin. Nous demandons à Allah qu’Il nous guide tous.

 Fatwa de cheikh Otheimine رحمه الله

Risâlatun fi Sifati Salâtin-Nabiyy, page 42.

 

 

30 novembre 2014

La femme doit-elle couvrir ses mains pendant sa prière ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Avis de Sheykh Otheymine رحمه الله

 

gifs puces bullets L’Imâm Mansoûr Ibn Yûnus al-Bahoûtî [dans « ar-Rawdh al-Mourbi' Charh Zâd al-Moustaqni' »] dit : « Toute la femme libre est ‘Awrah [partie à dissimuler] en dehors de son visage. »

SHeikh Ibn ‘Uthaymîn رحمه الله explique [de cette parole] :

Il est obligatoire pour elle [selon le sens de cette parole] de dissimuler l’ensemble de son corps en dehors de son visage. Il n’y a pas de preuve claire sur cette question. C’est pourquoi SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله soutient que la femme libre doit couvrir tout son corps à l’exception de ce qu’elle laisse apparaître habituellement dans sa maison, à savoir le visage, les paumes et les pieds. Il dit : « Les femmes à l’époque du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم avaient l’habitude dans leurs maisons de porter des chemises. Cependant toute femme ne possédait pas deux habits. C’est pourquoi quand le sang des menstrues entachait l’habit, elle lavait le point souillé et priait vêtue du même habit ». [Voir pour plus de détails Madjmu'al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah, Vol-22 p.109-120]

Aussi, les pieds et les paumes ne font pas partis de ce qui doit être couvert par la femme qui prie. Ce qui ne veut pas dire qu’il est permis [à l'homme] de les regarder.

Sur cette base d’absence de preuve qui pourrait rassurer sur la question, j’adopte la position de SHeikh al-Islâm رحمه الله sur cette question et je dis : ce qu’il dit est apparemment juste même si nous ne pouvons assurément le qualifier comme tel. Car, même quand la femme est vêtue d’un habit qui touche le sol, elle peut laisser l’intérieur de ses pieds se découvrir en cas de prosternation [...]

Kitâb « ach-Charh al-Moumti’ ‘ala Zâd al-Moustaqni’ » de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn رحمه الله, 2/160-161

 

gifs puces bullets Question :

Quel est le jugement sur le fait de montrer les pieds et les mains pour la femme pendant la prière, sachant qu’elle n’est pas devant des hommes, mais dans sa maison ?

Réponse :

Ce qui est bien connu [sur la question] dans le Madhhab [dogme] Hanbalite est que toute la femme adulte libre est « ’Awrah » [partie à dissimuler] dans la prière en dehors du visage ; et d’après cela, il n’est pas permis de découvrir ses mains et ses pieds, bien que de nombreux gens de science soutiennent qu’il est possible à la femme de découvrir ses mains et ses pieds.

Mais la chose la plus sûre pour une femme c’est d’y faire attention, et si une femme le fait, elle doit chercher un avis juridique sur le sujet, mais personne ne doit s’engager à lui ordonner de refaire ses prières.

Madjmu’ Fatâwa de Ibn Uthaymîn رحمه الله, 12/295

 

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 Avis de Sheykh ibn Baz رحمه الله

 

gifs puces bullets Question :

Beaucoup de femmes ne font pas attention dans la prière et laisse apparaître leurs avant bras ou une partie, de même de que leurs pieds et peut-être même leurs jambes. Leur prière est-elle valide dans ce cas ?

Réponse :

Il est obligatoire pour la femme pubère libre de cacher l’ensemble de son corps pendant la prière, à l’exception du visage et des mains, car elle doit être couverte entièrement. Donc, si elle prie et qu’apparaît quelque chose qui doit être couvert comme les jambes, les pieds, la tête ou un partie seulement, sa prière n’est pas valide d’après la parole du prophète صلى الله عليه و سلم : « Allah n’accepte pas la prière d’une femme pubère sans voile. » [Rapporté par Ahmad et les auteurs des Sunan, sauf An-Nassa'i, avec une chaîne de transmission authentique]. Et d’après sa parole صلى الله عليه و سلم : « Toute la femme doit être couverte. », et d’après ce que rapporte Abu Dawud رضي الله عنه, d’après Oum Salama رضي الله عنها qui a interrogé le prophète صلى الله عليه و سلم à propos de la femme qui prie avec une blouse et un voile (khimar) sans robe, il a alors répondu : « Si la blouse cache le dessus de ses pieds ». Al-Hafidh ibn Hajar رحمه الله a dit dans Bulugh al-maram : Les imams ont confirmé que le hadith s’arrêtait à Oum Salama رضي الله عنها, et s’il y a auprès d’elle un étranger (un homme qu’elle peut épouser), il lui est aussi obligatoire de couvrir son visage et ses mains.

 

gifs puces bullets SHeikh Ibn Bâz رحمه الله dit :

[...] Quant à la femme, tout son corps est à dissimuler sauf son visage. Il y a une divergence des gens de science pour ce qui est de ses paumes. Certes, certains d’entre eux jugent qu’il est obligatoire de les dissimuler, et pour d’autres, il est permis de les laisser découverts. Il y a là dans cette affaire une grande permission – Inshâ-Allâh. Ceci dit, les couvrir est meilleur afin de sortir de la divergence des savants sur cela.

Quant aux pieds, il est obligatoire de les couvrir quand on est en prière, selon la majorité des gens de science [...]

Madjmu’Fatâwa de SHeikh Ibn Bâz رحمه الله, 10/410-411

  

3 décembre 2014

Pourquoi couvrir les ustensiles et les récipients la nuit ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

gifs puces bullets Chapitre 132 : Parmi les règles générales et bénéfiques la citadelle du musulman gifs puces bullets 

 

« Lorsque la nuit tombe, retenez vos enfants car c’est le moment où les diables s’éparpillent.

Après cela (la nuit tombée), vous pouvez les laisser sortir, seulement fermez les portes en mentionnant le nom d’Allah car le diable ne peut pas ouvrir une porte fermée.

Bouchez les outres en mentionnant le nom d’Allah, couvrez les récipients, même si vous ne trouvez pour cela qu’un bâton, en mentionnant le nom d’Allah, et éteignez les lampes. »

Al Boukhari dans fath al bari 10/88 et Muslim 3/1595  

 

قال الإمام مسلم رحمه الله تعالى في كتاب الأشربة   :

باب استحباب تغطية الإناء وإيكاء السقاء وإغلاق الأبواب عند النوم

عن جابر بن عبد الله رضي الله عنه قال   : سمعت رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول   : « غطوا الإناء ، وأوكوا السقاء ،فإن في السنة ليلة ينزل فيها وباء لا يمر بإناء ليس عليه غطاء ، أو سقاء ليس عليه وكاء ، إلا نزل فيه من ذلك الوباء  » .

وفي رواية  » فإن في السنة يوما ينزل فيه وباء  » وزاد في آخر الحديث : قال الليث : فالأعاجم يتقون ذلك في كانون الأول .

 

le Hadith est authentique, il est rapporté par Muslim.

 

Dans ce Hadith le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم nous enseigne que nous ne devons pas laisser durant la nuit des ustensiles (poêles, casseroles…) contenant de la nourriture ou des récipients contenant de l’eau (ou boisson etc..) sans les couvrir, car il y a dans l’année une nuit où descend une maladie (dans le Hadith c’est le terme Waba-oun qui est utilisé on pourrait le traduire par épidémie, pandémie, maladie) et il n y a pas un récipient ou un ustensile non couvert sans que cette maladie y rentre.


Le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a donc ordonné à sa communauté de mentionner le nom d’Allah puis de couvrir les ustensiles et les récipients ceci dans le but de se préserver de cette maladie.

 

Étant donnée que nous ne connaissons pas quand descend cette maladie, nous devons pratiquer cette sunnah tous les soirs. Voilà une des raisons pour laquelle il est imperatif de couvrir les ustensiles et les récipients, pratiquer cette sunnah empêche également les bêtes ou autre insectes de s’y introduire .
Une personne pourrait demander, qu’en est-il des aliments que l’on met dans le frigo ? Doit-on les couvrir également ? Et concernant ceux présent dans un meuble (Tiroir, placard..) etc…

 

Sheikh Al Abbad explique que c’est la même chose pour les aliments que l’on met dans un meuble (Tiroir, placard ..).
Une autre pourrait demander, qu’en est-ils des ustensiles ou les récipients ne contenant pas de nourriture à l’intérieur, doit-on les couvrir également ?

 

Dans sunane Ibn Majah le Sheikh Al Abbad est d’avis pour tout ce qui est poêles, casseroles ou encore les récipientS il faut les couvrir ou les retourner même s’ils sont vides. Par contre, dans Sharh Sunane Abi Dawud, Il voit qu’il n’est pas nécessaire de les couvrir même s’ils sont vides (J’ignore lequel des deux avis et le dernier). 

 

Et J’invite celui qui souhaite approfondir ce sujet à retourner à Sharh Sunane Ibn Majah du Sheikh Al Abbad K7 n°39 ainsi que son Sharh Sunane Abi Dawud k7 n°422 car il contient beaucoup d’enseignement. 

30 novembre 2014

La prière à voix haute pour la femme

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Avis de Sheykh Fawzan حفظه الله, Sheykh ibn Baz et sheykh el Albani رحمه الله

 

 

Lors des prières à voix haute, la femme doit elle réciter à voix haute ou à voix basse ?

 

Il est recommandé à la femme de prier à haute voix ; qu’il s’agisse d’une prière obligatoire ou d’une prière surérogatoire, pourvu qu’elle ne soit pas entendue par un homme pouvant être tenté par sa voix.

La femme peut prier à haute voix si elle se trouve dans un endroit où aucun étranger ne l’entend et si elle accomplit une prière de nuit, sauf si elle risque de déranger d’autres prieurs.

Quand elle accomplit une prière du jour, elle le fait à voix basse parce que cette prière doit se faire ainsi et que l’élévation de la voix dans une telle prière n’est pas recommandée parce que contraire à la Sounnah.

Fatâwa al-mar’â al-muslimah – Sheikh Sâlih al-Fawzân حفظه الله, p.322

 

 

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L’imam des femmes doit se mettre au milieu du premier rang, et elle lit à haute voix pour les prières à haute voix.

Fatawa al-mar’a al-muslima, p.141 shaikh ibn Baz رحمه الله

 

 

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Tout ce qui a été mentionné dans la description de la prière du prophète صلى الله عليه و سلم s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes, car il n’y a rien dans la Sunna qui montre l’exception de la femme dans toutes ces descriptions. En fait, la généralité de sa parole, « Priez comme vous m’avez vu prier », inclut les femmes.

Shaykh Muhammad Nasirud Din Al Albani رحمه الله

 

2 décembre 2014

Le Mercredi il y a un moment ou l’invocation est exaucée

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

  »D’après Djabîr c’ est à dire Ibn ‘AbdAllah رضي الله عنه qui rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a invoqué Allah dans la mosquée Al Fath et ce durant trois jour: lundi, mardi et mercredi. Son invocation fut exaucé le mercredi entre les deux prières, la bonne nouvelle se voyait sur son visage.

Djabîr رضي الله عنه dit : Ainsi, il n’ y a pas une situation grave qui se présente à moi si ce n’est que j’attendais ce moment pour invoquer Allah et je savais que mon invocation était exaucée. »


Rapporté par Ahmed, Al Bazzar et d’autres , la chaîne de transmission d’ Ahmed est bonne.

Cheikh Al AlBani رحمه الله a jugé ce hadith bon dans le livre « sahih at targhib wa at tarhib (2/143) numéro (1185)

 

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D’après Djabîr ibn ‘AbdAllah رضي الله عنه qui a dit:

  »L’ envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم a invoqué Allah dans cette mosquée , la mosquée d’ Al Fath : le lundi, le mardi et le mercredi, son invocation fut éxaucé entre les deux prières du jour mercredi.

Djabîr dit : Et il n’ y a pas une situation grave qui se présente à moi si ce n’ est que j’ attendais ce moment pour invoquer Allah , j’ invoquais Allah entre ces deux prières le mercredi à ce moment et je savais que mon invocation était éxaucé. »

Cheikh Al AlBani رحمه الله l’ a jugé bon dans « sahih al adab al moufrad » (1/246) numéro (704)

=> Cheikh Hussayn Al ‘Awaicha précise dans son commentaire de ce hadith que « entre les deux prières » désigne les prières de Dhohr et al ‘asr et ceci fut précisé dans certaines versions du hadith , le cheikh a dit : « Allah est plus savant de leurs authenticité. »

2 décembre 2014

La douceur dans le comportement

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaikh Muhammad ibn Salih Al-‘Uthaymin رحمه الله

 

 

Question :

 

Il y a certains jeunes qui s’accrochent à leurs avis (positions) et ils reprochent aux autres de ne pas prendre les mêmes avis qu’eux, et cela peut les amener se calomnier ou s’insulter, quel est votre avis sur la question ?

 

Réponse :

 

Je vois que c’est une des ruses de Shaytan, afin de corrompre les liens religieux de fraternité et d’amour qu’il y a entre les gens. Lorsque Shaytan a vu la victoire (des musulmans) à l’époque du prophète صلى الله عليه و سلم et la force de l’islam, il a désespéré d’être adoré dans la péninsule arabique, mais il n’a pas désespéré de les amener à se quereller entre eux, et c’est ce qui arrive. Nous voyons qu’il est obligatoire aux jeunes, et aux moins jeunes, de craindre Allah, et d’entretenir de bons rapports, comme Allah l’a ordonné :


{Craignez Allah, maintenez de bonnes relations entre vous et obéissez à Allah et à Son messager, si vous êtes croyants.}

 

Que leurs préoccupations ne soient pas les « on dit » et de poser beaucoup de questions. Au contraire, chaque personne doit voir où est le bienfait pour sa religion et le mettre en application. Quant au fait que les gens s’opposent, en se diffamant (s’insultant) sans raison valable est une grave erreur. Et lorsqu’on a interrogé le prophète صلى الله عليه و سلم au sujet de la calomnie (ghîba), il dit :

« Dire de ton frère ce qu’il déteste »
,

le compagnons dit : « et si ce que l’on dit est vrai ? »,

il dit : « Si tu dis vrai, tu l’as calomnié, et si c’est faux, tu as menti sur lui » (rapporté par Muslim).

Et calomnier les savants et les gouverneurs est plus grave encore, car en calomniant les savants, on diminue la valeur du savant aux yeux des gens, et s’il perd de sa valeur à leurs yeux, ils n’accepteront plus de lui ce qu’il dit et ce qu’il montre de la législation d’Allah. En calomniant le savant, on l’insulte et on empêche les gens de profiter de ce qu’il peut enseigner de la législation d’Allah. Calomnier les gouverneurs est aussi très grave, car si les gouverneurs perdent de l’importance aux yeux des gens, ils ne leur obéiront plus, ils les détesteront, leur désordre apparaîtra et la paix disparaîtra, c’est pourquoi Allah dit :

 

{Ô vous les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement.}


Cela désigne les savants et les gouverneurs, et si on nous a ordonné de leur obéir dans tout ce qui n’est pas une désobéissance à Allah, il nous est obligatoire de les respecter et de respecter leur honneur. Si nous connaissons une faute ou une erreur de l’un d’eux, il nous est obligatoire de le conseiller jusqu’à ce que le problème disparaisse.

Les jeunes ne doivent pas s’accrocher aux personnes, mais ils doivent accepter la vérité de quiconque, et la divergence ne doit les amener à se détester et à se calomnier, car cela n’est aucunement permis.

Liqa’at al-bab al-maftuh (n°1500)

 

La douceur dans le comportement dans N- LE COMPORTEMENT MUSULMAN s16

 

 

Nous voudrions ajouter à la parole du shaikh en donnant un exemple du rang des savants et du comportement à adopter en cas de divergence.

A notre époque, une des oppositions les plus marquées est sans doute celle qui a opposé deux montagnes de science : shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani et shaikh Hamud At-Tuwayjiri. Ces deux savants n’ont cessé de se répondre, par livre interposé, sur des questions sur lesquelles ils étaient en divergence. Les propos sont parfois très durs, mais toujours appuyés de preuves et de paroles des salafs. Shaikh Falah Ibn Isma’il, qui a connu ces deux savants, nous raconte quelles étaient leurs relations :

« Vous savez que shaikh Al-Albani, sur de nombreuses questions, a des avis (spécifiques), sur lesquels beaucoup de savants du Najd et d’Arabie saoudite sont en désaccords. Et peut être que certains étudiants en science ont lu les répliques entre shaikh Al-Abani et shaikh Hamud At-Tuwayjiri. Lorsque nous avons commencé l’étude de la science, nous lisions (ces répliques), des paroles très dures, et nous pensions, comme c’est le cas aujourd’hui, qu’il est certain que si shaikh Al-Albani venait de ce côté, shaikh At-Tuwayri s’en irait en de l’autre, d’après ce que nous lisions.

 

Nous habitions à Médine, mais tous les ans nous restions un certain temps à Ryadh. Nous étions donc à Ryadh, et nous avons rendu visite, chez lui, à shaikh Hamud At-Tuwayjiri, car nous avions plusieurs questions à lui poser. Nous étions avec son fils ‘Abdallah et nous sommes restés longtemps avec le shaikh, nous priions (à la mosquée) et nous revenions, jusqu’après la prière du ‘isha. Sûrement que la plupart d’entre vous ne le connaissent pas, il avait une grande prestance, ce qui est rare parmi les gens, et lorsque nous lui parlions, nous pesions nos mots, au contraire shaikh ‘Abdel ‘Aziz (Al-Shaikh) est doux, il plaisante avec toi. Alors que shaikh Hamud ne riait pas, parlait peu, bougeait peu. A la fin du cours, dans la nuit, le shaikh nous dit : « vous serez encore à Ryadh demain ? » Nous répondîmes : oui, il dit : « Si c’est le cas venez déjeuner avec nous demain » (Nous étions très content) déjeuner avec le shaikh, c’est un grand bienfait ! Il nous dit : « Venez déjeuner demain car nous avons un invité : shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani » nous étions encore plus heureux d’entendre le nom du shaikh que de manger le lendemain avec lui ! Mais nous étions étonné ! Al-Albani et Hamud At-Tuwayjiri, et oui c’était vrai, Al-Albani était invité à manger chez shaikh Hamud At-Tuwayjiri.

 

Le lendemain nous sommes arrivés avant la prière du Dhohr pour voir comment serait la rencontre entre les deux shaikh. Après la prière nous nous sommes assis dans le bureau du shaikh, quand un des enfants du shaikh vint avertir que shaikh (Al-Albani) était arrivé. Shaikh (Hamud) s’est levé et tout le monde l’a suivi jusque dans la rue pour accueillir shaikh Al-Albani. Ils se sont embrassés longuement, puis (shaikh Hamud) a fait entrer (shaikh Al-Albani) et il n’est entré qu’après lui et en lui disant : « tu es chez toi ». Shaikh Al-Albani s’est assis à côté de shaikh Hamud et peu de temps après est arrivé le café, 3 thermos dont un près de shaikh Hamud. Dès que le thermos est arrivé, shaikh Hamud s’est levé et l’a pris des mains de son enfant et tout le monde dans la pièce s’est précipité pour ne pas que le shaikh serve. Il dit : « Par Allah, personne ne servira shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani si ce n’est Hamud At-Tuwayjiri ! ». Il servait le café et shaikh Al-Albani lui disait « assied-toi shaikh ! » car chez nous il faut être debout devant l’invité pour servir le café, jusqu’à ce qu’il soit repu, il ne faut pas s’asseoir. Et il répétait : «Par Allah, personne ne servira shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani si ce n’est Hamud At-Tuwayjiri ! ». Il servait et shaikh Al-albani disait : « cela suffit », shaikh disait : « non, bois encore », jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus. Cela nous a beaucoup étonné et beaucoup appris dans le comportement.

 

Voilà le comportement des savants, ils sont en divergence, mais sur la science, ils ne se détestent pas, ne se tournent pas le dos, ne rompent pas les liens, ne s’insultent pas. Nous avons trouvé un tel amour entre les deux shaikh ! Nous lisions leur propos et nous disions : c’est dur, mais c’est vrai ! C’est cela le comportement des savants. A la fin de l’assise, nous avons demandé au fils du shaikh, ‘Abdallah : « Comment cela se fait-il ? ». Il nous dit : « Tous les ans, lorsque shaikh Al-Albani vient à Ryadh, obligatoirement il vient déjeuner ou dîner chez mon père ». Voilà le comportement dont nous avons besoin, il faut qu’il y ait de la miséricorde, de l’amour, de l’union entre nous. Le prophète صلى الله عليه و سلم dit : « Aucun d’entre vous ne sera (véritablement) croyant tant qu’il n’aimera pas pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ». Si nos frères se trompent sur le chemin, nous les haïssons ? Par Allah, non ! Nous sommes miséricordieux avec eux et nous les conseillons jusqu’à ce qu’ils reviennent à la vérité, et nous n’arrêtons que lorsque que nous voyons qu’ils sont revenus à la vérité. Il faut que nous ayons un bon comportement avec eux.

 

Et il y a une autre histoire avec shaikh Hamud, une fois un étudiant dans une assise du shaikh, lui lisait un livre et il a fait allusion à shaikh Al-Albani en disant : « et certains disent », il n’a pas dit : « Shaikh Al-Albani a dit ». Shaikh Hamud lui dit : « Arrête ! Qui a dit ça ! Qui sont « certains » ? Tu veux dire shaikh Al-Albani. Crains Allah ! C’est un imam des imams de la sunna, Allah a secouru par lui la sunna et a brisé l’innovation ! » Puis il ordonna qu’on fasse sortir cet étudiant de chez lui, alors qu’il y a entre eux des répliques. Mais si ces répliques sont scientifiques, elles ne divisent pas les musulmans. Mais ceux-là (ceux qui divisent et critiquent les savants), les pauvres, n’ont aucune science. Nos enseignants à Médine écrivent des répliques scientifiques et cela énerve (ces gens). Pourquoi ? Car ils ne lisent pas les livres de science, mais ils s’accrochent à un groupe et disent « Hassan Al-Banna a dit cela… », Hassan Al-Banna n’est pas préservé de l’erreur !

 

Avant cela nous avons rappelé que dans le Qur’an, Allah fait des reproches à Nuh, ainsi qu’à Muhammad صلى الله عليه و سلم de la meilleure manière. Et toi, tu veux faire de tel ou tel prêcheur quelqu’un de préservé de l’erreur et qu’il ne faut pas parler de ses erreurs, non mes frères, la religion d’Allah est plus en droit qu’on s’accroche à elle que les hommes. Regardez ‘Abdullah Ibn ‘Abbas, à cette époque, il est apparu que certains compagnons s’accrochaient aux avis de Abu Bakr et ‘Umar. Qui ? Abu Bakr, le meilleur des hommes après les prophètes ! Les compagnons s’y accrochaient, à chaque fois que ‘Abdullah Ibn ‘Abbas leur disait quelque chose, ils lui disaient : « oui mais Abu Bakr a dit ceci, ‘Umar a dit cela… ». Ils n’ont pas dit : As-Shafi’i a dit, Ahmad, Abu Hanifa, Sayed Qutb, non ! Abu Bakr et ‘Umar ! Qu’a fait ‘Abdullah Ibn ‘Abbas ? Il s’est énervé : « Par Allah, il s’en faut de peu que des pierres ne tombent du ciel sur vous ! Je vous dit le messager d’Allah a dit et vous me dites Abu Bakr et ‘Umar ont dit ! » Mes frères, cela était pour Abu Bakr et ‘Umar, alors qu’en est-il pour ceux qui sont moindres qu’eux.

 

Montrer les erreurs est la voie de base, la voie du Qur’an et de la sunna, mais les gens sont loin du Qur’an, de la sunna, de la vie des compagnons, de la vie des pieux prédécesseurs. Les compagnons répliquaient l’un sur l’autre, mais avec amour, affection, union. Il faut que nous fassions la différence entre l’insulte, l’injure et le fait de montrer les erreurs. Montrer les erreurs avec un bon comportement est un acte d’adoration par laquelle nous adorons Allah. Nous demandons à Allah qu’il nous accorde, ainsi qu’à vous, le succès. »

2 décembre 2014

Les raisons et le sagesses du jeune du mois de Chaban

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Pourquoi jeûner ce mois ?

 

 

 

gifs puces bullets C’est une Sunnah de notre bien-aimé Prophète صلى الله عليه و سلم


D’apres Aïcha رضي الله عنها
, il n’y avait pas un mois où le Prophète صلى الله عليه و سلم ne jeunait plus, que pendant le mois de cha’ban. Car il jeunait entièrement le mois de cha’ban. Et dans une autre version : il jeunait (entièrement) cha’ban à part quelques jours.
(Rapporté par Boukhari et Mouslim Voir ryadh assalihine hadith n°1247)

 

 

gifs puces bullets Les oeuvres sont élevées vers Allah durant ce mois


D’après Uussamah ibn zayd رضي الله عنه
 : j’ai dit :

 « ô Messager d’Allah ! Je ne t’ai pas vu jeuner un mois autant que cha’ban? »

 Il répondit:

« C’est un mois auquel les gens ne font pas attention, entre Rajab et Ramadan, et c’est un mois au cours duquel les oeuvres (al a’mal) sont montées au Seigneur de l’univers, et j’aime, alors que mon oeuvre est montée, être en état de jeune. »

(ahmad dans son Musnad 201/5 et annassa-iy dans « kitab as-siyam », chapitre « sawm an-nabiy » numéro 2367 et al-albani l’a rendu hassan dans sahih at-targhib numéro 1022 page 425)

 

 

gifs puces bullets Il permet de mieux aborder le mois de Ramadhân


Ibn Rajab رضي الله عنه
 dit :


« Il a aussi été évoqué comme sens pour le jeune de cha’ban que c’est comme un entrainement pour celui de Ramadan, ainsi il n’entrera pas dans le jeune de ramadan avec difficultés et peines mais plutot il aura été entrainé avant et en aura pris l’habitude, et il aura trouvé en jeunant cha’ban la douceur et le plaisir du jeune et donc, entrera dans la mois de ramadan avec force et tonus ! »

 

(Latâ-if al ma’ârif fima limawassim al-’am min al-wathâ-if)

 

 

Quelques sagesses du jeune du mois de Cha’bân

 

 

gifs puces bullets Il comporte les mêmes bonnes actions que le mois de Ramadhân  


Ibn Rajab رضي الله عنه
 dit :

  »Etant donné que cha’ban est comme une introduction à ramadan, alors ce mois comporte les memes choses que lui comme jeune, lecture du coran, sadaqa etc.. Salama ibn Souhayl disait : »Le mois de cha’ban c’est le mois des lecteurs ! » Habib ibn Thabit disait lorsque cha’ban entrait : »C’est le mois des lecteurs ! » Et ‘Amrou ibn Qayss al-Moulay fermait sa boutique et se consacrait à la lecture du coran ! »

 

 

gifs puces bullets Il permet d’occuper les moment d’inattention par des actes d’obéissance


« Il y a une indication qu’il est recommandable (isstihbab) d’occuper les moments d’inattention des gens, tout comme un groupe de salafs appréciaient le fait de vivifier le moment entre les deux ‘icha (le maghreb et l’ichaa) en faisant des prières et ils disaient « c’est une heure d’inattention ». C’est ainsi que dans le meme sens il a été recommandé d’évoquer Allah عز و جل
 au marché car c’est une évocation (dhikr) dans un lieu d’inattention. (Ibn Rajab)

 

 

gifs puces bullets C’est une oeuvre entre le serviteur et Son seigneur


Et parmi les bienfaits du fait de vivifier par les actes d’obéissance lors des périodes d’inattention : le fait que l’oeuvre est plus secrète, plus cachée (elle échappe à la vue) et ceci est meilleur pour les nawafil (actes surérogatoires), et surtout le jeune ! C’est un secret entre le serviteur et son Seigneur, et c’est pour cela qu’il a été dit sur le jeûne qu’il ne contenait pas d’ostentation, et il y avait des salafs qui ont jeuné pendant des années sans que personne ne le sache !! 

Il y en avait un qui sortait de chez lui au souk avec 2 raghayif (sorte de galette de pain), il les donnait en sadaqa sur le chemin et alors sa famille pensait qu’il les avait mangé (car il était sorti avec) et les gens du souk pensait qu’il avait déjeuné chez lui !!

Ils appréciaient également pour le jeuneur de montrer ce qui peut cacher son jeune : d’après Ibnu Mass’ud رضي الله عنه a dit : « Lorsque vous etes au matin et que vous jeunez ,alors embaummez vous de dihan » (pommade pour dresser les cheveux et la barbe, pour avoir une belle apparence et ne pas avoir l’air fatigué)
Qatada a dit : « Il est recommandé pour le jeuneur de s’embaumer, jusqu’à que s’efface la poussière grise du jeune » (Ibn Rajab)

 

 

gifs puces bullets Le mois de Sha’bân est pour Ramadhân, ce que sont les « rawatib » (prières rattachées aux 5 obligatoires) pour les prières prescrites


Ibn Rajab : « Le jeune de cha’ban est meilleur que le jeune des mois sacrés et le meilleur des jeunes surérogatoires (atatawou’) est celui qui est proche de ramadan avant et après, et son statut par rapport au jeune de ramadan est comme celui des « sunan arrawatib » avec les prières obligatoires avant et après. Tout comme les « sunan arrawatib » elles complètent la déficience (ou imperfection) des obligatoires (al-fara-id), 

Il en est de même pour le jeune avant et après le ramadan, tout comme les « sunan arrawatib » sont plus méritoires que des prières surérogatoires « absolu » (atatawo’ al motlaq), et bien le jeune avant et après ramadan est meilleur que celui qui se situe loin de celui-ci. »

2 décembre 2014

Les ablutions du malade

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

- Les diverses situations du malade -

 

gifs puces bullets Il est interdit d’avoir recours au tayammum si sa maladie est bénigne et qu’en utilisant l’eau, il ne craint pas de mourir, d’attraper une maladie plus grave, de retarder sa guérison, d’intensifier sa douleur ou autres choses atroces.


gifs puces bullets Il est interdit d’avoir recours au tayammum s’il peut utiliser de l’eau tiède sans craindre un mal


gifs puces bullets Le tayammum est aussi permis lorsque l’on est malade au point qu’on est incapable de bouger et que personne n’est présent pour apporter de l’eau.


gifs puces bullets Si le malade est incapable de se purifier lui-même, c’est une tierce personne qui s’en chargera, soit par les ablutions, soit par le tayammum.


gifs puces bullets Si une blessure se trouve au niveau de certains membres à purifier, on les lavera à l’eau. Si cela est douloureux, il suffira de passer dessus les mains humides. Si même cela est douloureux, il faudra procéder au tayammum pour ces parties.


gifs puces bullets Si au niveau de certains membres se trouve une fracture et que le membre est recouvert d’un bandage ou d’un plâtre, il faudra passer les mains humides plutôt que de les laver. Nul besoin d’avoir recours au tayammum car passer les mains humides remplit le rôle purificateur de l’eau.


gifs puces bullets Il est permis de faire le tayammum sur un mur ou toute autre chose sableuse. Si le mur est recouvert autre que d’origine terrestre (peinture par exemple), on ne peut pas faire le tayammum. Il faut absolument que cela soit de constitution sableuse.


gifs puces bullets Il incombe au malade de purifier son corps de toute souillure. S’il n’en est pas capable, il accomplira la prière dans l’état où il se trouve, celle-ci sera tout à fait valable, nul besoin de la refaire.


gifs puces bullets Il incombe au malade d’accomplir la prière dans des vêtements propres. Si ceux-ci sont atteints d’une impureté, il devra les laver ou mettre d’autres vêtements propres. Si cela n’est pas réalisable, il accomplira la prière dans cet état, celle-ci sera valide et ne devra pas être refaite.


gifs puces bullets Il incombe au malade de faire sa prière sur quelque chose de propre, si celle-ci est souillée, il devra la laver ou la changer ou poser dessus autre chose de propre. Si cela n’est pas possible, il accomplira la prière dans cet état, elle sera valable et ne devra pas être refaite.


gifs puces bullets Le malade doit faire la prière à son heure, même si ses vêtements ou lui-même sont impurs ou que l’endroit au sol est impur (dans le cas où il est incapable de se purifier ou purifier son vêtement ou l’endroit où il prie).


gifs puces bullets Si la personne est atteinte d’incontinence urinaire, elle ne devra faire les ablutions pour accomplir la prière obligatoire qu’au moment de son heure, laver ses parties intimes puis les couvrir d’un tissu propre empêchant de souiller ses vêtements ou son corps. Après avoir fait les ablutions, elle accomplira la prière et devra agir de la sorte à l’heure de chaque prière obligatoire.


Extrait de : La purification et la prière du malade De Sheykhs ibn Baz et ibn El-Otheymine 
 رحمه الله

2 décembre 2014

Les Djinns et les Anges meurent-ils ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Les élèves me posent des questions embarrassantes auxquelles je ne trouve pas de réponses satisfaisantes. Parmi ces questions : les djinns meurent-ils comme les humains et sont-ils ensevelis ? Et est-ce qu’ils sont compris dans la parole du prophète  صلى الله عليه و سلم : « la durée moyenne de vie de ma communauté est comprise entre soixante et soixante-dix ans… » [At-Tirmidhi (2335, 3550), Ibn Mâjah (4236), Al Qadâ’i dans son Musnad (252), Al Hâkim (2/427), Al Khatîb (6/397) et (12/42).]

 

Réponse :

Les djinns meurent comme les humains, la parole suivante d’Allah étant générale :

« Toute âme goûtera la mort » s3 v85.

Quant à l’estimation de leur durée de vie, ce qui apparaît est que le hadith cité les englobe. Car ils font partie de l’ensemble de la communauté dans la globalité du message de Muhammad . Allah dit :

« Rappelle-toi  lorsque Nous dirigeâmes vers toi une troupe de djinns pour qu’ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent [à sa lecture] ils dirent: ‹Ecoutez attentivement›… Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs. Ils dirent: ‹Ô notre peuple! Nous venons d’entendre un Livre qui a été révélé après Moïse, confirmant ce qui l’a précédé. Il guide vers la vérité et vers un chemin droit. Ô notre peuple! Répondez au prédicateur d’Allah et croyez en lui. Il [Allah] vous pardonnera une partie de vos péchés et vous protégera contre un châtiment douloureux. Et quiconque ne répond pas au prédicateur d’Allah ne saura échapper au pouvoir [d'Allah] sur terre. Et il n’aura pas de protecteurs en dehors de Lui. Ceux- là sont dans un égarement évident. » s46 v29-32

 

Et la parole d’Allah :

 

« Dis: ‹Il m’a été révélé qu’un groupe de djinns prêtèrent l’oreille, puis dirent: ‹Nous avons certes entendu une Lecture [le Coran] merveilleuse, qui guide vers la droiture. Nous y avons cru, et nous n’associerons jamais personne à notre Seigneur. » s72 v1-2

 

Et la réussite vient d’Allah. Que la prière et le salut d’Allah soient sur notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.

 

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Question :

Donnez-nous une fatwa sur les anges chargés d’inscrire les œuvres des gens pendant leur vie, qui sont Raqîb et ‘Atîd : quand la personne meurt, est-ce que les deux anges chargés d’elle meurent aussi. Quelle est leur destination après sa mort ?

 

Réponse :

L’état des anges et leur sort font partie des choses de l’invisible que nous ne pouvons connaître que par ce qui nous a été rapporté. Il n’est pas parvenu de textes indiquant la mort de ceux qui inscrivent les bonnes et mauvaises actions, ni sur le fait qu’ils restent en vie, ni sur leur destination. Cela revient à Allah et ne fait pas partie des choses auxquelles nous avons été chargé de croire. Et il n’y a pas d’œuvres qui s’y rattachent. Celui qui questionne sur cela entre dans ce qui ne le concerne pas. C’est pour cela que nous conseillons la personne qui questionne de ne pas entrer dans ce qui ne le préoccupe pas. Qu’il dépense ses efforts dans des questions le concernant lui et les musulmans dans ce qui est profitable pour leur religion et leur vie.

Et la réussite vient d’Allah. Que la prière et le salut d’Allah soient sur notre prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.

 

Source : Fatawa Al-Lajnat id-Da’imah, n°3534 et 41, vol.2/p184-186.
Le comité permanent [des savants] de l’Ifta

 

30 novembre 2014

Bouger dans la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaykh Ibn Bâz رحمه الله

 

Question : 

Beaucoup de personnes ne cessent de bouger et de gigoter durant la prière. Y a-t-il un nombre de gestes à ne pas dépasser qui risquerait d’annuler la prière ? Y a-t-il une preuve concernant le fait de limiter ce nombre à trois gestes ? Quels seraient les conseils que vous donneriez à ceux qui ne cessent de bouger durant la prière ?

 

Réponse : 

Il est du devoir du croyant et de la croyante de faire preuve de quiétude durant la prière et de délaisser les gestes inutiles, car la quiétude fait partie des piliers de la prière, comme il a été rapporté dans les deux Sahîh que le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a ordonné à celui qui n’avait pas fait preuve de quiétude durant sa prière de la recommencer.
Il convient à tout croyant et croyante de se concentrer durant la prière, de s’y appliquer et de faire en sorte que le cœur soit présent, en se tenant devant Allah, car Il dit :

 

« Bienheureux sont les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière. » (Al-Mu’minûn : 1-2)

 

 

Et il est détestable d’être distrait en touchant ses vêtements, sa barbe ou autre.
Si ces gestes sont continus, cela devient interdit – selon ce que nous savons de cette religion purifiée – et la prière est annulée.

Il n’existe pas de limite véritable, et l’avis selon lequel on limite à trois le nombre de gestes permis durant la prière est un avis faible sur lequel il n’y a pas de preuves.

En fait, le critère est de savoir si ces gestes sont considérés par le musulman comme de la gesticulation excessive.

 

Si le musulman considère cela excessif – et continu – il doit alors recommencer sa prière si c’est une prière obligatoire, et il doit aussi se repentir de cela.
Le conseil que je donne à tout musulman et musulmane est d’accorder un grand intérêt à la prière, de s’y concentrer, de délaisser la gesticulation, même si elle est minime, en raison de la grande importance de la prière, car c’est le pilier de l’islam ; c’est le plus grand pilier après les deux attestations de foi, et c’est la première chose sur laquelle l’homme sera jugé le Jour de la Résurrection.

 

Nous demandons à Allah qu’Il aide les musulmans à l’accomplir de la façon qui Le satisfait, Exalté soit-Il.

Source : Fatâwa As-Salat, n°28

 

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Question :

J’ai un problème : je bouge beaucoup pendant la prière, et j’ai entendu dire qu’il existait un hadith dont le sens est que le fait de bouger plus de trois fois pendant la prière annulait celle-ci. Quel est le degré d’authenticité de ce hadith ? Et comment me débarrasser de ces mouvements superflus durant la prière ?

 

Réponse :

La Sunna pour le croyant est de s’appliquer dans sa prière, avec son cœur et son corps, et d’y faire preuve de concentration et d’humilité, que cette prière soit obligatoire ou surérogatoire.

Allah dit :

« Bienheureux sont les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière. » (Al-Mu’minûn : 1-2)

 

 

Le musulman se doit aussi de l’accomplir avec quiétude, et cela fait partie des piliers les plus importants et des obligations de la prière car le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit à celui qui avait mal accompli sa prière et n’y avait pas fait preuve de quiétude : « Repars et prie, car tu n’as pas prié » trois fois de suite, jusqu’à ce que l’homme dise :

« Ô messager d’Allah ! Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne sais prier que de cette façon-là ! Instruis-moi donc. » Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui dit alors : « Lorsque tu veux accomplir la prière, accomplis parfaitement les ablutions, dirige-toi vers la Qibla, prononce le Takbîr (Allahu Akbar), récite ce que tu connais du Coran, puis incline-toi jusqu’à être immobile dans ton inclinaison. Relève-toi ensuite jusqu’à être immobile en station debout, puis prosterne-toi jusqu’à être immobile, puis fais cela durant toute ta prière (à chaque Raka’ah). » (Al-Bukhârî et Muslim)

 

Dans la version d’Abû Dâwûd, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Puis récite la mère du Coran (Al-Fâtihah) et récite ce qu’Allah te permet de lire. »

 

Ce hadith authentique montre que la quiétude est un pilier de la prière, et une grande obligation sans laquelle la prière n’est pas valide.

Ainsi, quiconque prie à la manière de l’oiseau qui picore, sa prière n’est pas valable ; d’ailleurs, l’humilité et la concentration sont le cœur et l’âme de la prière.
Il convient donc au musulman d’y accorder de l’importance, et de s’en soucier.

Quant au fait de limiter à plus de trois le nombre de gestes incompatibles avec la quiétude de la prière, ce n’est pas un hadith du Prophète صلى الله عليه و سلم mais des propos tenus par certains savants, pour lesquels il n’y a pas de preuves solides.

Cependant, le fait de gigoter durant la prière est quelque chose de détestable, comme le fait de remuer le nez, de toucher sa barbe ou ses vêtements au point d’être distrait.

D’ailleurs, si cela est continu, la prière est annulée.

Par contre, si cela est considéré comme un geste minime par les gens (Al-‘Urf) ou s’il y a beaucoup de gestes mais ponctuellement, la prière n’est pas annulée. Il convient au croyant de préserver sa concentration dans la prière et de délaisser les gestes inutiles, qu’ils soient nombreux ou non, par souci de préservation de la perfection de la prière.

Parmi les preuves concernant le fait qu’un petit nombre ou un grand nombre – ponctuel – de gestes n’annulent pas la prière, on rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم ouvrit la porte à ‘Â’îshah رضي الله عنها alors qu’il priait. (Abû Dâwûd)

On rapporte aussi de façon authentique, d’après Abû Qatâda :

« Le Prophète صلى الله عليه و سلم dirigea un jour la prière alors qu’il portait dans ses bras Umâmah bint Zaynab, la fille du Prophète صلى الله عليه و سلم. Lorsqu’il se prosternait, il la posait par terre, et il la portait à nouveau lorsqu’il se relevait. » (Muslim)

 

Et l’aide est à chercher auprès d’Allah.

Source : Kitâb Ad-Da’wah, pp.86-87.

1 décembre 2014

La calomnie au sujet de Aicha رضي الله عنها

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Aicha رضي الله عنها, alors qu’elle n’avait que 12 ans…..

« Quand l’Envoyé d’Allah voulait faire un voyage (ou une expédition), il faisait un tirage au sort entre ses femmes pour désigner celles qui l’accompagneraient. Lors d’une des expéditions qu’il entreprit, il procéda au tirage au sort et c’était moi que le sort avait désignée. Je partis donc avec l’Envoyé d’Allah. C’était postérieurement à la révélation du verset relatif à la prescription du voile et j’étais toujours dans mon palanquin, même lorsqu’on le descendait du dos du chameau.

Quand l’Envoyé d’Allah eut terminé cette expédition, nous prîmes le chemin de retour. Comme on était près de Médine lors du retour, le Prophète ordonna une nuit de se mettre en marche. A l’instant où l’ordre de marche était donné, je me levai et marchai jusqu’à ce que j’eusse dépassé les troupes pour satisfaire un besoin et en retournant, je me dirigeai vers ma monture. Comme je portai la main au cou, je me rendis compte que j’avais perdu mon collier de verroteries fabriqué à Zafâr. Je retournai pour rechercher mon collier et le désir de le retrouver me retint sur place.

Les gens qui étaient chargés de ma monture soulevèrent mon palanquin et le chargèrent sur mon chameau, croyant que j’étais dedans. En effet, à cette époque les femmes étaient de poids légers; elles n’étaient pas encore devenues obèses, car elles ne mangeaient que peu. Aussi les gens ne trouvèrent-ils pas insolite la légèreté du palanquin lorsqu’ils le soulevèrent, d’autant plus que j’étais une toute jeune femme. Ils firent alors relever le chameau et partirent.

Quand je trouvai mon collier, les troupes étaient déjà en marche. Je me rendis au camp où il n’y avait plus personne, j’allai alors droit à l’endroit où j’avais été installée pensant qu’en s’apercevant de ma disparition on reviendrait me chercher. Pendant que j’étais assise en cet endroit, je fus gagné par le sommeil et je m’endormis. Or Safwân ibn Al-Mu`attal As-Sulamî Adh-Dhakwânî, qui était resté en arrière des troupes, après avoir marché toute la nuit, arriva le matin à l’endroit où j’étais. Apercevant la silhouette d’une personne endormie, il s’approcha de moi et me reconnut quand il me vit, car il m’avait vue avant que le port du voile n’eût été ordonné par le Coran et il dit: « Nous sommes à Allah et nous retournerons à Lui ». Sa voix m’éveilla et je me levai, cachant mon visage avec mon voile. Par Allah, il ne prononça aucun mot autre que ceux qu’il avait prononcés à ma vue. Il fit ensuite agenouiller sa monture et lui foula les pattes de devant pour que je monte sur laquelle. Il tint son licou pour le mener et nous arrivâmes ainsi auprès des troupes qui venaient de camper au moment de la canicule de midi.

`Aicha poursuivit : Des gens m’avaient calomnié (en m’accusant d’adultère) et parmi eux était `Abd-Allah ibn ‘Ubayy ibn Salûl qui s’était chargé de la plus lourde part de la calomnie. Quand nous arrivâmes à Médine, je suis tombée malade pendant un mois, et c’est à ce moment que les gens répandaient les propos des calomniateurs, sans que j’en fusse au courant. Ce qui m’étonnait, durant ma maladie, c’est que je ne trouvais pas l’Envoyé d’Allah aussi aimable avec moi qu’il l’était d’ordinaire quand je tombais malade. L’Envoyé d’Allah entrait seulement chez moi, me saluait et me disait: « Comment allez-vous? ». Cela me donnait des inquiétudes, mais je ne sus la fâcheuse nouvelle que lors de ma sortie après le rétablissement de ma santé.

J’étais sortie avec ‘Umm Mistah pour aller du côté d’Al-Manâsi`, qui nous servait de latrines. Nous n’y allions que de nuit. C’était avant que nous eussions des latrines à proximité de nos maisons. Nous suivions la coutume des anciens Arabes qui allaient satisfaire leurs besoins naturels dans des terrains vagues et, tout comme eux, nous répugnons à avoir les latrines près de nos demeures à cause de leur mauvaise odeur. Je partis donc en compagnie de ‘Umm Mistah qui était la fille de ‘Abû Ruhm ibn Al-Muttalib ibn `Abd-Manâf; sa mère, bint Sakhr ibn `Amir était la tante maternelle de ‘Abû Bakr As-Siddîq et son fils était Mistah ibn ‘Uthâtha ibn `Abbâd ibn Al-Muttalib. Après avoir satisfait nos besoins, nous revenions, la fille de ‘Abû Ruhm et moi, vers la maison et comme ‘Umm Mistah trébucha sur le pan de son vêtement, elle s’écria: « Que Mistah Périsse! ». – « Fi! Que c’est mal, lui dis-je, d’injurier un homme qui a pris part au combat de Badr ». – « Hé ! Ma chère, me répondit-elle n’as-tu pas entendu ce qu’il avait dit? ». – « Et qu’est ce qu’il a dit ? », demandai-je. Aussitôt elle me raconta ce que disaient les calomniateurs.

Je devins alors plus malade et, quand je rentrai chez moi, l’Envoyé d’Allah vint me rendre visite, il me salua, puis dit: « Comment allez-vous? ». – « Me permets-tu, lui demandai-je alors, de me rendre chez mes parents? ». Je voulais à ce moment-là m’assurer auprès d’eux de la nouvelle. L’Envoyé d’Allah m’accorda cette permission et je me rendis chez mes parents. – « Chère maman, dis-je à ma mère, que racontent donc les gens? ». – « ma fille, me répondit-elle, ne t’en fais pas. Il est bien rare qu’une jolie femme aimée de son mari et ayant des co-épouses ne soit pas l’objet de leurs commérages ». – « Gloire à Allah !, m’écriai-je, les gens ont-ils échangé de tels propos! ». Et je passai toute la nuit à pleurer au point que je ne goûtai pas un seul instant de sommeil jusqu’au matin que je passai également à pleurer.

L’Envoyé d’Allah, voyant que la révélation avait tardé à venir à ce sujet, manda `Alî ibn ‘Abî Tâlib et ‘Usâma ibn Zayd pour leur demander s’il devait se séparer de moi. ‘Usâma ibn Zayd, étant sûr que j’étais innocente et sachant l’affection que le Prophète avait pour moi, dit à l’Envoyé d’Allah : « Garde ta femme nous ne savons que du bien d’elle ». Quant à `Alî ibn ‘Abû Tâlib il dit: « O Envoyé d’Allah, Allah ne t’a pas mis trop à l’étroit. Il y a beaucoup d’autres femmes. Interroge sa suivante, elle te dira la vérité ». L’Envoyé d’Allah manda alors à Barîra et lui dit: « O Barîra, as-tu vu de `A’icha quelque chose qui suscite en toi le soupçon? ». – « Non, répondit Barîra, j’en jure par Celui qui t’a envoyé par la Vérité, je ne l’ai rien vu faire d’acte répréhensible, sinon qu’étant une toute jeune femme il lui arrive parfois de s’endormir auprès de la pâte à pain de la famille la laissant ainsi manger par les animaux domestiques ».

L’Envoyé d’Allah se leva et résolut de demander ce jour-là une justification à `Abd-Allah ibn ‘Ubayy ibn Salûl. Montant alors en chaire, le Prophète dit: « O groupe de musulmans! Qui m’excusera (si je punis) un homme dont le mal a atteint ma femme? Par Dieu ! Je ne sais que du bien sur le compte de ma femme, et l’on me parle d’un homme sur le compte duquel je ne sais que du bien et qui n’est jamais entré chez ma femme autrement qu’avec moi ». Alors Sa`d ibn Mu`âdh Al-’Ansârî se leva et dit: « O Envoyé d’Allah, moi, je t’excuserai et s’il appartient à la tribu des ‘Aws, nous lui trancherons la tête; si c’est un de nos frères de la tribu des Khazraj, ordonne ce que tu voudras et nous le ferons ». A ces mots, Sa`d ibn `Ubâda le chef des Khazraj, qui était un homme vertueux, mais dont le zèle tribal plongeait dans l’ignorance, se leva et s’adressa à Sa`d ibn Mu`âdh en disant: « Tu as menti; et j’en jure par Allah que tu ne le tueras pas et que tu ne peux pas le faire ». A son tour, ‘Usayd ibn Hudayr, le cousin de Sa`d ibn Mu`âdh, se leva et, s’adressant à Sa`d ibn `Ubâda en disant: « Tu as menti. Par Allah nous le tuerons; car toi tu n’es qu’un hypocrite qui plaide la cause des hypocrites ».

Les deux tribus des ‘Aws et des Khazraj furent si excitées, qu’elles furent sur le point de se combattre, alors que l’Envoyé d’Allah était encore en chaire. L’Envoyé d’Allah ne cessa de les apaiser jusqu’à ce qu’ils gardent le silence et alors ils se turent. Tout ce jour-là, je le passai en larmes et je n’y goûtai aucun instant de sommeil. La nuit suivante, je la passai également dans cet état à tel point que mes parents crurent que mes larmes me briseraient le cœur. Pendant qu’ils étaient assis auprès de moi et alors que j’étais encore en larmes, une femme des ‘Ansâr demanda de me voir. Je la fis entrer chez moi, elle s’assit et commença à pleurer à son tour. Nous étions dans cet état lorsque l’Envoyé d’Allah entra, salua, puis s’assit. Il ne s’était plus assis auprès de moi depuis qu’on avait colporté des propos sur mon compte et cela avait duré un mois sans qu’aucune révélation ne se fût produite à mon sujet. En s’asseyant, l’Envoyé d’Allah prononça l’attestation de foi, puis dit: « O `A’icha! Il m’est parvenu telle et telle chose sur ton compte; si tu es innocente, Allah t’innocentera; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Allah et repens-toi, car quand le Serviteur reconnaît ses péchés et se repent, Allah accepte son repentir ».

A peine l’Envoyé d’Allah eut-il achevé ces paroles, que mes larmes cessèrent de couler et je ne versai plus un seul pleur. M’adressant à mon père, je le priai de répondre à l’Envoyé d’Allah. – « Par Allah !, me répondit-il, je ne sais pas que dire à l’Envoyé d’Allah ». Alors, me tournant vers ma mère, je la priai de répondre à l’Envoyé d’Allah. – « Par Allah, répondit-elle, je ne sais pas que dire à l’Envoyé d’Allah ». Je répliquai alors que j’étais encore très jeune et que je ne retenais pas beaucoup du Coran: « Par Dieu, je sais que vous avez entendu raconter cette histoire (à mon sujet), qu’elle s’est gravée en vous-même et que vous y avez ajouté foi. Si je vous dis que je suis innocente – et Allah sait que je le suis – vous ne me croirez pas; mais si j’avoue que j’ai commis un tel péché – et Allah sait que je suis innocente – vous me croirez. Par Dieu! Je n’ai à dire de ma situation que ces paroles du père de Joseph:

{Il ne me reste plus donc qu’une belle patience! C’est Allah qu’il faut appeler au secours contre ce que vous racontez ! }

Cela dit, je me retournai et m’étendis sur mon lit. A ce moment, par Allah, je savais que j’étais innocente et qu’Allah m’innocentera; mais, par Allah! Je n’aurais jamais cru qu’Allah ferait descendre à mon sujet une révélation. Il me semblait que j’étais trop insignifiante, pour qu’Allah révélât des versets à mon égard. Cependant, j’avais espéré, que l’Envoyé d’Allah verrait pendant son sommeil une vision dans laquelle Allah me déclarait innocente. Par Allah! L’Envoyé d’Allah ne sortit pas non plus que personne des gens de la maison, avant d’avoir reçu la révélation et d’avoir été saisi de l’état (de fatigue) qui accompagnait toute révélation; même dans un jour d’hiver, les gouttes de sueur tombaient en abondance et étaient si grosses que les perles, tant est lourd le fardeau de la Parole divine quand elle descend. Dès que cet état eut quitté l’Envoyé d’Allah, il se montra souriant et les premières paroles qu’il prononça furent celles-ci: « Réjouis-toi, `A’icha quant à Allah, Il te déclare innocente ». – « Va vers lui », me dit alors ma mère. – « Par Allah! Répondis je, je n’irai pas à lui et c’est Allah Seul que je dois louer, c’est Lui qui a déclaré mon innocence ». Allah, ajouta `A’icha révéla les dix versets qui commencent ainsi :

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d’entre vous…} [La lumière sourate 24 : verset 11].

Quand Allah eut révélé ceci pour déclarer mon innocence, ‘Abû Bakr As-Siddîq qui donnait des subsides à Mistah parce que celui-ci était de ses parents et était pauvre, dit: « Par Allah! Je ne lui donnerai plus jamais aucun subside après ce qu’il a dit de `A’icha ». C’était alors qu’Allah révéla ce verset :

{ Et que les détenteurs de richesse et d’aisance parmi vous, ne jurent pas de ne plus faire des dons aux proches, aux pauvres, et à ceux qui émigrent dans le sentier d’Allah. Qu’ils pardonnent et absolvent. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne? } [La lumière 24 : verset 22].

D’après Habân ibn Mûsa, `Abd-Allah ibn Al-Mubârak a dit: « Ce verset du Livre d’Allah est le plus qui donne de l’espoir ». ‘Abû Bakr a dit: « Certes, je désire qu’Allah me pardonne ». Et il renouvela à Mistah la pension qu’il lui faisait et affirma qu’il ne la lui supprimerait jamais. `A’icha poursuit: l’Envoyé d’Allah avait interrogé à mon sujet Zaynab bint Jahch, une des femmes de l’Envoyé d’Allah et lui dit: « O Zaynab que sais-tu (de ce sujet) et qu’as-tu vu? ». – « O Envoyé d’Allah, répondit-elle, je garde mon ouïe et ma vue du péché (c-.à.d. je ne dirai que ce que j’ai vu et entendu). Je ne sais que du bien (d’elle) ». Or Zaynab était la seule parmi les femmes de l’Envoyé d’Allah, qui rivalisait avec moi de beauté et de rang, mais Allah la préserva (de mentir à mon sujet) à cause de sa piété. Quant à sa sœur Hamna bint Jahch, elle soutint les propos des calomniateurs, voulant ainsi débarrasser sa sœur de sa rivale, aussi périt-elle avec les calomniateurs.

Rapporté par Mouslim [Arabe uniquement] : 4974

 

La calomnie au sujet de Aicha (radhiAllahou anhe) dans F- LES COMPAGNONS f36

 

Ibn Kathir رحمه الله a dit : « Alors, Allah عز و جل la secourut et fit descendre son innocence dans dix versets qui sont récités de tout temps. Il عز و جل éleva donc son honneur et son rang, afin que sa chasteté soit entendue alors qu’elle était encore dans son enfance ».

Allah عز و جل l’innocenta du haut de ses sept cieux, lorsque les gens, et à leur tête les hypocrites, ont dit qu’elle avait commis l’adultère, en révélant dans le Coran dix versets dans la sourate « an-Nour » la lumière.

 

{Ceux qui sont venus avec la calomnie sont un groupe d’entre vous. Ne pensez pas que c’est un mal pour vous, mais plutôt, c’est un bien pour vous. A chacun d’eux ce qu’il s’est acquis comme péché. Celui d’entre eux qui s’est chargé de la plus grande part aura un énorme châtiment. * Pourquoi, lorsque vous l’avez entendue (cette calomnie), les croyants et les croyantes n’ont-ils pas, en eux-mêmes, conjecturé favorablement, et n’ont-ils pas dit: « C’est une calomnie évidente? » * Pourquoi n’ont-ils pas produit (à l’appui de leurs accusations) quatre témoins? S’ils ne produisent pas de témoins, alors ce sont eux, auprès d’Allah, les menteurs. * N’eussent été la grâce d’Allah sur vous et sa miséricorde ici-bas comme dans l’au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés pour cette (calomnie) dans laquelle vous vous êtes lancés, * quand vous colportiez la nouvelle avec vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n’aviez aucun savoir; et vous le comptiez comme insignifiant alors qu’auprès d’Allah cela est énorme.} [La lumière s 24 : v 11 à 15].

 

f36 dans F- LES COMPAGNONS

 

Tafsir d’Ibn Kathîr رحمه الله concernant le verset 11 : « Ce verset et les deux autres sont descendus au sujet de la Mère des croyants ‘Aisha, qui avait été la cible d’une calomnie propagée par les hypocrites. Mais Dieu l’innocenta de cette calomnie et préserva l’honneur de Son Envoyé صلى الله عليه و سلم. C’était Abdallah Ibn Ubay qui avait réussi à faire passer cette calomnie parmi les Musulmans. Elle troubla effectivement le climat médinois durant un mois ou presque, autrement dit jusqu’à la descente des versets innocentant ‘Aisha  » etc…

1 décembre 2014

Les différents noms du paradis

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

gifs puces bullets Le Paradis gifs puces bullets

 

est le nom désignant d’une façon générale la demeure éternelle réservée aux Croyants. Exprimant ce qu’il renferme de béatitude, de délectation, d’exaltation, d’allégresse, de félicité, de ravissement, d’euphorie, de volupté, d’extase, de satisfaction, d’émerveillement, d’enchantement, de délice, de joie d’allégresse et de réjouissance.

 

 

 gifs puces bullets Es-Salem gifs puces bullets

 

Allah l’a surnommée « Dar Es-Salem » la maison de la Paix.

Allah dit: « A eux la demeure de la Paix, pour séjour auprès de leur Seigneur. il sera leur Maître incontesté, en sa récompense pour ce qu’ils faisaient. » (S.6, V.127)

 

 

gifs puces bullets La demeure éternelle gifs puces bullets

 

parce que ses résidents ne vieilliront jamais, ni se lasseront ni la quitteront.

Allah dit: « Les bienheureux seront au Paradis, où ils demeureront immortels tant que dureront les cieux et la terre à moins que ton Seigneur ne décide autrement. C’est un don intarissable. »(S.11, V.108)

 

 

gifs puces bullets La demeure durable gifs puces bullets

 

Allah dit: « Et ils diront: Louanges à Allah qui a éloigné de nous le chagrin. Notre Seigneur est infiniment Clément et Reconnaissant. » (S.35, V.34)

Mouqatil a dit: « Il nous a logé dans la demeure durable, où la mort n’aura aucun effet sur nous et où nous demeurerons sans être transférés.

 

 

gifs puces bullets Le Paradis du Ma’ewa (refuge) gifs puces bullets

 

Allah dit: « C’est prés de Lui que se trouve le Paradis-Refuge. » (S.53, V.15)

‘Ata a rapporté d’Ibn Abbas: « C’est le Paradis où résideront l’Ange Gabriel ainsi que d’autres Anges. »

 

 

gifs puces bullets L’Eden: c’est un ensemble de Paradis, appelé Eden gifs puces bullets

 

Allah dit: « Allah a promis aux Croyants et aux Croyantes des jardins sous lesquels coulent des ruisseaux et où ils demeureront éternellement, ainsi que des demeures agréables dans les jardins d’Eden. Mais une satisfaction entière de la part d’Allah est bien plus grande encore, voilà le bonheur illimité. » (S.9, V.72)

Ses habitants y logeront éternellement.

 

 

gifs puces bullets La demeure de la vie gifs puces bullets

 

Allah dit: « La vie de ce monde n’est que divertissement et jeu. La demeure ultime est incontestablement la vraie vie, si du moins ils savaient. » (S.29, V.64) C’est la demeure où la mort n’existe pas.

 

 

gifs puces bullets El-Ferdaous: le plus haut lieu du Paradis gifs puces bullets

 

Allah dit: « Qui héritent du Fardaous où ils seront pour l’éternité. » (S.23, V11)

 » Ceux qui auront cru et accompli les bonnes œuvres, ce sont les jardins du Ferdaous qui seront leur demeure éternelle. » (S.18, V. 107)

C’est la plus haute et la meilleure partie des Paradis. Il y a énormément d’arbres fruitiers.

 

 

gifs puces bullets Le Paradis des Délices gifs puces bullets

 

Allah dit: « Ceux qui auront cru et fait les bonnes œuvres auront le jardin des Délices. » (S.31, V.

C’est un ensemble de Paradis, où les réserves d’abondance avec lesquelles les habitants se délecteront de nourritures, de boissons, de vêtements, de parfums exquis, de sites extraordinaires, de grandes demeures et d’autres félicités.

 

 

 gifs puces bullets La Place Sûre gifs puces bullets

 

Allah dit: « Ceux qui craignent Allah demeureront dans un séjour paisible:

- au milieu des vergers et des sources

- ils seront vêtus de satin et de brocart et placé face à face.

- il en sera ainsi, et Nous leur donnerons pour épouses des Houris aux grands yeux

- là, ils demanderont en toute quiétude toutes sortes de fruits. » (S.44, V.51/55)

 

 

gifs puces bullets La Place Véridique gifs puces bullets

 

Allah dit: « Dans une ambiance de toute vérité chez un grand Roi, Tout-Puissant » (S.54, V.55)

C’est une excellente place de vérité, où l’immortalité est de rigueur.

 

 

source : « Le Paradis » d’Ibn Qayim El Jawzia رحمه الله aux éditions Universel

1 décembre 2014

Connaitre la signification de l’hypocrisie et distinguer ses differents types

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sache mon frère, ma soeur en islam qu’Allah t’éloigne et te préserve de l’hypocrisie (an-nifaq) et du mauvais comportement, que l’on distingue 2 types d’hypocrisie :

 

- An-Nifaq I’tiqadiy (l’hypocrisie de croyance)

 

- An-Nifaq ‘Amaliy (l’hypocrisie d’action)

 

 

 An-nifaq I’tiqadiy 

 

 

(Il s’agit de) l’hypocrisie de croyance qui est lorsqu’une personne montre l’islam mais cache l’incredulité (le koufr).

Et cette personne qui montre l’islam mais qui au fond d’elle cache sa mécréance, si elle meurt dans cet état (sans se repentir) elle finira au plus bas fond de l’enfer.

Conformément à la parole d’Allah (sens du verset) :

 

« Les hypocrites seront certes au plus bas fond du Feu, et tu ne leur trouveras jamais de secoureur, sauf ceux qui se repentent, s’amendent, s’attachent fermement à Allah, et Lui vouent une foi exclusive. Ceux-là seront avec les croyants. Et Allah donnera aux croyants une énorme récompense. » 145-146 An-nissa

 

 

 An-nifaq ‘Amaliy 

 

 

(Il s’agit de) l’hypocrisie d’action, ce type d’hypocrisie est mentionné dans ses deux hadiths mentionnant au total 5 mauvaises qualités :

=>  Abou Houreyra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 « les signes de l’hypocrite sont au nombre de 3 :

-quand il parle il ment

-lorsqu’il promet il ne tient pas sa promesse

-lorsqu’on lui confie quelque chose il ne respect pas le dépôt. » (Boukhari et Mouslim)

 

=>  Abdullahi ibn omar رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 « Il est quatre défauts qui lorsqu’ils entachent quelqu’un, le rendent un parfait hypocrite. Celui qui en possède un est atteint d’une des caractéristiques de l’hypocrisie, à moins qu’il ne s’en débarrasse, à savoir :

-tenir des propos mensongers

-trahir ses serments

-manquer à ses promesses

-être grossier au cours des disputes » (Boukhari et Mouslim)

Cette hypocrisie (d’action) ne fait pas sortir la personne de l’islam mais la personne est dans l’obligation de se repentir.

 

gifs fleches pour webmaster L’on peut donc dire que l’hypocrisie se divise en 2 :

‘itiqadiy (hypocrisie dans la croyance) et ‘Amaliy (hypocrisie dans l’action).

On peut également diviser l’hypocrisie de la manière suivante :

Akbar (grande hypocrisie) et Assghar (la petite hypocrisie).

Ou bien de cette manière :

Moukhrij mina milat (l’hypocrisie qui fait sortir de l’islam) et Ghayr moukhrij mina milat (l’hypocrisie qui ne fait pas sortir de l’islam).

 

gifs fleches pour webmaster Donc pour résumer :

- L’hypocrisie de croyance (nifaq i’tiqadiy) qui est aussi appelée la grande hypocrisie (akbar) ou bien l’hypocrisie qui fait sortir de l’islam (nifaq moukhrij mina milat) : « c’est lorsqu’une personne montre l’islam mais cache au fond d’elle l’incredulité (le koufr). »

- L’hypocrisie d’action (nifaq ‘amaliy) qui est aussi appelée la petite hypocrisie (nifaq assghar) ou bien encore l’hypocrisie qui ne fait pas sortir de l’islam (nifaq ghayr moukhrij mina milat).

 

gifs fleches pour webmaster On distingue 2 types d’hypocrites :

1- Le parfait hypocrite (mounafiq khaliss)

2- La personne qui est tombé dans une des branches de l’hypocrisie.

 

Extrait de QAWOULOU L-MOUFID FI ADILATI TAWHID de Sheikh Muhammad Ibn AbdelWahab al-yamani al-wassabi رحمه الله

1 décembre 2014

Biographie de Ibnu l-Qayyim رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Il est l’Imam, le gardien des hadiths , le Savant du tafsir (exégèse coranique), de l’ousoul (fondements de la jurisprudence et de la loi) et du Fiqh (jurisprudence), Abu ‘Abdullah Shamsud-Din Muhammad Ibn Abi Bakr – plus connu sous le nom de Ibn Qayyim al-Jawziyyah (ou Ibnul-Qayyim).

 

 

Sa naissance et son éducation

 

 

Il est né au sein d’une famille noble et savante, le septième jour de Safar en 691H (1291) dans le village de Zar’, près de Damas en Syrie. Dès son plus jeune âge il s’est mis à acquérir le savoir des sciences islamiques des savants de son époque. Décrivant sa soif de connaissance, al-Hafidh Ibn Rajab a dit dans Dhayl Tabaqatul-Hanabilah (4/449) :  » Il avait un amour intense pour le savoir et les livres, les publications et les écrits. » De même, Ibn Kathir a dit dans al-Bidayah wan-Nihayah (14/235) : « Il acquit de ces livres ce que d’autres n’ont pu acquérir, et il développa une grande compréhension des livres des Salafs (Pieux Prédecesseurs) et des khalafs (venus après les Salafs). »

 

 

Ses professeurs et shaikhs

 

 

On trouve parmi eux Shihab an-Nablusi et Qadi Taqiyud-Din Ibn Sulayman, chez lesquels il a étudié la science du hadith ; Shaikh Safiyyud-Din al-Hindi et Shaikh Isma’il Ibn Muhammad al-Harani, chez qui il a étudié le fiqh et l’usul ; et aussi son père, chez lequel il appris les fara’id (lois de l’héritage). Cependant, le plus notable de ses Shaikhs était Shaikhul-Islam Ibn Taymiyyah, il l’a accompagné et a étudié avec lui pendant 16 ans. Al-Hafidh Ibn Kathir a dit dans al-Bidayah wan-Nihayah (14/234) : « Il a atteint un haut niveau dans plusieurs domaines du savoir, particulièrement dans le savoir du tafsir, du hadith et de l’usul. Lorsque Shaikh Taqiyyud-Din Ibn Taymiyyah est retourné d’Egypte en 712H, il est resté avec le shaikh jusqu’à sa mort ; ayant appris une grande part de savoir de lui en plus de la science qu’il s’était occupé d’acquérir. Il est donc devenu un Savant unique dans plusieurs domaines du savoir. »

 

 

Son comportement et son adoration

 

 

Plusieurs de ses étudiants et contemporains ont témoigné de son excellent caractère et de son comportement dans l’adoration. Al-Hafidh Ibn Rajab a dit à son sujet dans Dhayl Tabaqatul-Hanabilah (4/450) : « Il رحمه الله était constant dans l’adoration et dans le tahajjud (prière de nuit), atteignant les limites en allongeant sa Prière et sa dévotion. Il était constamment en état de dhikr (rappel d’Allah) et éprouvait un amour intense envers Allah. Il aimait profondément se tourner vers Allah dans le repentir, en s’humiliant devant Lui avec un grand sens de la modestie et d’impuissance. Il se jetait aux portes de l’obéissance divine et de la servitude. En fait, je n’ai pas vu pareil que lui en ce qui concerne cela. »
Ibn Kathir رحمه الله
 a dit dans al-Bidayah (14/234) : »Il était constant dans l’imploration et l’appel de son Seigneur. Il récitait bien et avait de bonnes manières. Il avait beaucoup d’amour et n’entretenait aucune envie ou méchanceté envers personne, ni il ne cherchait à nuire ou à trouver des défauts aux gens. J’étais un de ceux qui était le plus souvent en sa compagnie et un de ceux qu’il aimait le plus. Je ne connais personne en ce monde aujourd’hui, qui soit meilleur adorateur que lui. Sa prière était souvent très longue, prolongée de rukou’ et soujoud (prosternations). Ses collègues le critiquaient pour cela, mais il n’a jamais répondu (à leurs critiques) et n’a jamais abandonné cette pratique. Qu’Allah le couvre de Sa Miséricorde. »

 

 

Ses étudiants et ses travaux 

 

 

On trouve parmi ses étudiants les plus éminents : Ibn Kathir (mort en 774H-1372), adh-Dhahabi (mort en 748H-1347), Ibn Rajab (mort en 751H-1350) et Ibn ‘Abdul-Hadi (mort en 744H-1343), ainsi que deux de ses fils, Ibrahim et Sharafud-Din ‘Abdullah. L’Imam Ibnul-Qayyim رحمه الله fut l’auteur de plus de soixante travaux. Ses livres et écrits sont caractérisés par ses discours touchants destinés au cœur et à l’âme, ainsi que par leur exactitude, leur précision, la force des arguments et la profondeur de la recherche. Ses écrits incluent : l’Iamul-Muwaqi’in, Turuqul-Hukmiyyah, Ighathatul-Lahfan, Tuhfatul-Mawlud, Ahkam Ahlul-Dhimmah et al-Farousiyyah, tous dans le domaine du fiqh et de l’ousoul. En matière de hadith et de sirah (biographie) on peut trouver : Tahdhib Sunan Abi Dawoud, al-Manarul-MunifZadul-Ma’ad. Dans le domaine de la ‘aquidah (croyances) : Ijtima’ al-Juyyoushul-lslamiyyah, as-Sawa’iqul-Mursalah, Shifa‘ul-’Aleel, Hadyal-Arwah, al-Kafiyatush-Shafiyah et Kitabur-Rooh. Dans le domaine de l’akhlaq (morale) et tazkiyah (purification)  : Madarijus-Salikin (un commentaire de Manazilus-Sa’irin), ad-Da’ wad-Dawa’ : al-Jawabul-Kafi, al-Wabilus-Sayyib, al-Fawa‘id, Risalatut-Taboukiyyah, et ‘Uddatus-Sabirin. D’autres livres comprennent : at-Tibyan fi Aqsamil-Qur‘an, Bada‘i’ul-Fawa‘id, Jala‘ul-Afham et Miftah Darus-Sa’adah. et

 

 

Paroles des savants a son sujet

 

 

Des hommages sur sa compréhension du savoir et sa ferme adhérence à la voie des Salafs ont été donnés par un nombre de Savants  ; avec parmi eux :

gifs puces bullets  Al-Hafidh Ibn Rajab, qui a dit dans Dhayl Tabaqatul-Hanabilah (4/448) : « Il avait une grande connaissance du tafsir et de ousoulud-din (fondements de la Religion), ayant atteint le plus haut degré dans ces deux domaines. De même dans le domaine du hadith, en ce qui concerne la compréhension de leurs sens, leurs subtilités et en déduire des règles. Egalement, en matière de fiqh et ses ousoul (principes), ainsi que la langue arabe. Il a rendu un grand service à ses sciences. Il était aussi bien instruit au sujet du kalam (discours et rhétorique des innovateurs), qu’au sujet des subtilités et des détails que l’on trouve dans les paroles des gens du tasawwuf (soufisme).  »

gifs puces bullets  Al-Haafidh Ibn Hajar, qui a dit à son sujet dans ad-Durarul-Kaaminah (4/21) : « Il possédait aussi bien un esprit courageux qu’un savoir complet et extrêmement étendu. Il avait une profonde connaissance concernant les divergences d’opinions des Savants et concernant les voies des Salafs. » 
Ibn Hajar رحمه الله
  a aussi dit, dans son éloge de ar-Raddul-Waafir (p.68) :  » Et si chaykh ibn taymiyya n’avait aucune vertu sauf son célèbre étudiant, Shaykh Shamsud-Deen Ibnul-Qayyim al-Jawziyyah -l’auteur de plusieurs travaux, dont autant ses opposants que ses partisans ont profité – alors cela serait une indication suffisante de sa (de Ibn Taymiyyah) grande position. »

gifs puces bullets  Ibn Naasir ad-Dimishqee a dit à son sujet dans ar-Raddul-Waafir (p. 68) : « Il a la science des sciences (islamiques), particulièrement la science du tafsir et de l’ousoul. Il a aussi dit : Aboo Bakr Muhammad Ibnul-Muhib a dit, tel qu’il est écrit dans sa lettre : J’ai dis devant notre Shaykh al-Mizzee : Ibnul-Qayyim est-il au même niveau que Ibn Khuzaymah ? Il répondit : Il est à cette époque, ce que Ibn Khuzaymah était à son époque. »

gifs puces bullets  As-Suyootee a dit dans Baghiyyatul-Wi’aat (1/62) : « Ses livres n’avaient pas d’égal et il a fait des efforts et a traversé la voie des grands Imams dans le [domaine du] tafsir, hadith, ousoul (fondements), furou’ (branches) et la langue Arabe. »

gifs puces bullets  Mullaa ‘Alee al-Qaaree, qui a dit dans al-Mirqat (8/251) : « Ce sera clair pour quiconque désire lire l’explication de Manaazilus-Saa‘ireen, qu’ils [i.e. Ibn Taymiyyah et Ibnul-Qayyim] font partie des kibar (les plus grands) de Ahlus-Sunnah wal-Jama’ah, et de al awliya’ de cette Ummah. »

 

 

Sa mort 

 

 

Imaam Ibnul-Qayyim est décédé à l’âge de soixante ans, la 13ème nuit de Rajab, 751H (1350). Qu’Allah le couvre de Sa miséricorde.

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