Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Message Islam
Publicité
9 décembre 2014

La Zakat

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Sheikh ibn Bâz رحمه الله

 

 

Louange à Allah le Seul ! Que la Prière et le Salut soient sur celui après qui il n’y aura plus de Prophète, ainsi que sur ses proches et ses Compagnons !

 

 QU’EST-CE QUE C’EST ?

 

L'aumône Légale par sheykh Ibn Baz (Rahimou Allah) dans J- L'AUMONE LEGALE (la Zakat) img454  Bon nombre de musulmans prennent à la légère la façon dont ils versent l’Aumône légale (la Zakat). Cette négligence à l’origine de certaines illégalités nous a poussé à composer ce traité qui sert de recommandation ; il rappelle notamment aux adeptes de l’Islam qu’ils doivent scrupuleusement se conformer aux règles établies par le Législateur dans un domaine des plus importants de leur religion. La Zakât en effet fait partie intégrante des cinq piliers indispensables à la fondation de la dernière des religions comme le confirme le Prophète صلى الله عليه وسلم à travers ses dires : « L’Islam est fondé sur cinq (piliers) : attester qu’il n’y a d’autre dieu en dehors d’Allah et que Mohamed est le Messager d’Allah, observer la Prière, verser l’Aumône, jeûner le mois de Ramadhan, et accomplir le pèlerinage. » [ Rapporté par el Bukhârî et Muslim.]

 

img454 dans J- L'AUMONE LEGALE (la Zakat)  L’Aumône « Légale » est l’un des mérites qui met le plus en valeur l’Islam. Génératrice d’avantages innombrables, celle-ci permet de prendre en charge les affaires de ses adeptes en général mais surtout des nécessiteux en palliant à certains de leurs besoins.

 

 SES MERITES

 

img454 Elle permet notamment de souder les liens entre le riche et le pauvre, car l’homme est naturellement attiré vers son bienfaiteur.

 

img454 Elle permet également à l’individu de se purifier et de s’épanouir.

 

img454 Elle le forge à se débarrasser de défauts tels que l’avarice et la cupidité comme le signale le Noble Coran à travers le verset suivant :

 

{Prend sur leur bien une aumône pour les purifier et les élever}.[ Le repentir ; 103]

 

img454 Entre autre, elle inculque au musulman l’esprit de générosité, d’altruisme, et de compassion envers les déshérités.

 

img454 Elle suscite entre autre la bénédiction, l’abondance, et une compensation d’Allah des biens sacrifiés comme Lui-même le révèle :

{ Et toute dépense que vous faites (dans le bien), Il la remplace, et c’est Lui le Meilleur des donateurs }.[ Saba ; 39]

Le Prophète صلى الله عليه وسلم déclare aussi dans un hadith : « Allah Tout-puissant a dit : Ô fils d’Adam ! Dépensez (dans les bonnes œuvres), il sera dépensé pour vous en retour… » Il existe bien d’autres avantages liés à ce rite.

 

 LES SANCTIONS ENVERS CEUX QUI NE LA DONNE PAS

 

img454 Les Textes font mention de la menace terrible prévue à l’encontre de ceux qui en sont avares ou négligents lorsqu’il faut la sortir. Allah le Très-Haut dit en effet :

 

{Ceux qui amassent l’or et l’argent sans le dépenser sur le chemin d’Allah, annonce-leur un châtiment douloureux. Le jour où ces trésors seront portés à incandescence dans le feu de l’Enfer et que leur front, leurs flancs et leur dos en seront brûlés. Voici ce que vous avez amassé pour vous- mêmes ; goûtez ce que vous amassiez.}.[ Le repentir ; 34-35]

 

img454 Ainsi, tout argent dont une partie n’est pas réservée à l’aumône est considéré comme un trésor thésaurisé qui sera la cause du châtiment le Jour de la Résurrection comme le précise le propos authentique où le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Quiconque possède de l’or ou de l’argent sans en verser une part, il lui sera étendu le Jour de la Résurrection une plaque en feu cuit dans les flammes de la Géhenne pour lui marquer les côtes, les tempes, et le dos. Toutes les fois où celle-ci se refroidit, elle y est replongée tout au long d’un jour qui vaut cinquante mille ans, et cela jusqu’au moment où débutera le Grand Jugement. Dès lors, il verra sa place soit au Paradis soit en Enfer. »

 

img454 Il صلى الله عليه وسلم a mentionné ensuite  les propriétaires de chameaux, de vaches, et de moutons qui ne versent pas leur Zakât ; il a informé qu’ils en seront châtiés le Jour de la Résurrection.

Il est authentifié notamment que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit  : « Quiconque à qui Allah a comblé d’argent n’en verse pas l’Aumône, il lui sera représenté un serpent sans poils (à la tête lisse) ayant deux points noirs (à la place des yeux) qui lui entourera le cou le Jour de la Résurrection et le prendra ensuite par ses deux maxillaires (c’est-à-dire ses mâchoires) pour lui crier : C’est moi ton argent ! C’est moi ton trésor ! Il a récité ensuite la Parole d’Allah 'azza wa jall : {les gens avares avec les faveurs qu’Allah leur a comblées ne doivent pas penser que c’est un bien pour eux. C’est plutôt pour eux un mal. Il Leur sera entouré au cou l’objet de leur cupidité le Jour de la Résurrection}.[ La famille de ‘Imran ; 180] »

 

 

SUR QUELS BIENS VERSER LA ZAKAT ?

 

La Zakât concerne quatre domaines différents :

 

img454 Les graines provenant de la terre et les plantations, les bêtes qui vont au pâturage, l’or et l’argent, et les produits consacrés à la vente. Chacune de ces catégories concède une limite (le nissâb) en dessous de laquelle la Zakât n’est pas réclamée.

 

 img454 La limite des cultures de la terre et des arbres est de cinq Wasaq. Un Wasaq correspond à soixante Sa’ (de la mesure du Prophète صلى الله عليه وسلم). La quantité imposée en dattes, raisins secs, blé, riz, orge, etc. est de trois cent Sa’ (de la mesure du Prophète صلى الله عليه وسلم) qui correspond à quatre poignées remplies en prenant la main d’un homme normalement constitué. Il incombe de prendre un dixième pour les palmiers ou les cultures qui ont la particularité de s’arroser sans difficulté grâce aux pluies, aux fleuves, aux sources, etc. Par contre, si l’arrosage demande un effort et du matériel à l’exemple des moulins ou des machines pour extraire l’eau, etc. il incombe la moitié d’un dixième comme il l’est rapporté par le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم à travers un Hadith authentique.
img454 Concernant la part fixée pour le bétail, celle-ci a clairement été exposée à travers les Propos prophétiques authentiques. Il est possible du reste pour la personne voulant posséder plus de bétail, d’interroger les gens de sciences sur le sujet. Si ce n’était notre intention d’être bref, nous aurions cité chacun de ces quotas en détail pour que l’information soit plus complète.

 

img454 Quant à l’argent, sa limite est fixée à cent quarante Mithqâl (soit 25g environ). Cela correspond en monnaie arabe saoudienne à cinquante six Rials.

 

img454 La limite de l’or est de vingt Mithqâl. Cela correspond en Livre saoudienne à onze Livres et trois septièmes de Livre. En gramme, cela fait quatre vingt douze grammes. Il incombe de verser le quart d’un dixième (2.5%) pour celui qui posséderait la quantité correspondante pour l’un de ces deux métaux ou bien qui les posséderait tous les deux, dans la mesure où il a gardé cette quantité la durée d’un an. Par ailleurs, le bénéfice dépend de la somme initiale, il n’est pas besoin de faire un nouveau calcul pour délimiter sa durée, dans la mesure où la somme initiale remplit les conditions voulues. Concernant le statut du papier-monnaie équivalant en or ou en argent, que les gens utilisent aujourd’hui pour leurs échanges (Dinar, Dirham, Dollars, etc.), si leur valeur atteint la quantité en or dans une limite d’une année entière, il faut verser la Zakât.

 

img454 Parmi les monnaies fiduciaires, il faut compter les bijoux en or et en argent pour femme ; surtout si le quota a été atteint et si une année entière est passée. Il leur correspond donc la Zakât, même s’ils sont prévus à des fins usagés ou pour les emprunts d’après la plus probable des opinions recensées par les savants conformément au sens général qu’indique le Propos prophétique : « Quiconque possède de l’or ou de l’argent sans en verser une part, il lui sera étendu le Jour de la Résurrection une plaque en feu, etc. » En outre, comme il est certifié, le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit à une femme  l’ayant vu porter au poignée un bracelet en or : « Est-ce que tu en prévois l’aumône ?

- Non, répondit-elle.

- Voudrais-tu qu’Allah te réserve deux bracelets en feu le Jour de la Résurrection a-t-il rétorqué pour te les entourer avec ! Des lors, elle les a jetés, et a déclaré :

- Ils sont pour Allah et Son Messager. »[ Rapporté par Abû Dawûd et e-Nasâî avec une bonne chaîne narrative]   

 

Il est certifié également qu’Ûm Salama radhiallahuanha revêtait des bijoux en or. Elle a demandé la chose suivante : « Ô Messager d’Allah ! Cela fait-il partie des richesses accumulées ?

- Si tu en as une quantité soumise à l’aumône que tu verses, cela ne fait pas partie des richesses accumulées. » Il existe maints d’autres Hadiths dans ce sens.

 

img454 Concernant les marchandises, ce sont les produits consacrés à la vente. Leur estimation se fait en fin d’année, il faut en sortir un quart d’un dixième du montant total ; celui-ci peut correspondre plus ou moins au prix coûtant conformément au Hadith où Samura raconte : « Le Messager d’Allah  صلى الله عليه وسلم nous ordonnait de sortir la Zakât pour des produits prévus à la vente. »[ Rapporté par Abû Dawûd]

 

img454 Dans ce registre, il y a les lots de terrains prévus à la vente, ainsi que l’immobilier, les voitures, les pompes à eau (puits, forage), et toute sorte de marchandises destinées à la vente. Quant à l’immobilier non destiné à la vente comme les locations, la Zakât est prélevé après un an sur le montant total de la location, mais elles ne sont pas concernées par cet impôt en elle-même étant donné qu’elles ne sont pas disposées à la vente. En outre, les voitures à usage privé ou les taxis ne sont pas soumis à la Zakât si elles ne sont pas apprêtées à la vente, car les propriétaires les ont achetés uniquement pour leur usage personnel.

 

img454 Or, si le propriétaire d’un taxi ou autre accumule une somme équivalent au minimum du quota requis pour la Zakât, il doit le cas échéant la verser si l’année écoulée est passée. Peu importe la façon dont il utilise ses économies : les dépenses en ménage, frais de mariage, achat de lot de terrain, remboursement des dettes, etc. cela, en raison du sens général qu’expriment les Textes imposant sans distinction la Zakât pour tout ce genre de choses.

 

img454 L’opinion la plus pertinente des savants précise que les dettes ne sont pas un frein à la Zakât comme nous l’avons vu. Dans cet ordre, nous pouvons recenser l’argent des orphelins ou des handicapés mentaux soumis également à la Zakât pour la majorité des savants si le quota est effectif dans la limite d’une année entière écoulée. Il incombe à leurs tuteurs respectifs de la sortir à leur place au bout de 365 jours conformément au sens général des Textes. A titre d’exemple, il y a le Hadith selon lequel le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit à Mu’âdh lorsque ce dernier l’a envoyé au Yémen : « Allah leur a imposé de prélever l’aumône sur leur argent que l’on prend aux riches pour redistribuer aux pauvres. »

 

 

LA ZAKAT POUR QUI ?

 

img454 La Zakât est un droit qui appartient à Allah. Il n’est donc pas permis de favoriser certaines personnes qui légitimement n’en sont pas bénéficiaires. L’individu ne doit pas non plus se l’accaparer pour un intérêt personnel quelconque ou pour parer un mal éventuel ni chercher par son biais à protéger son argent ou de s’acquitter d’un blâme. Le musulman doit cependant veiller à distribuer la Zakât aux ayants droit étant donnés qu’ils en sont les bénéficiaires non pour une autre raison. Il doit  la verser avec plaisir et avec sincérité envers Allah afin de s’acquitter de sa responsabilité, de mériter une récompense immense et pour qu’Allah lui rende en mieux. Le Très-Haut عز و جل a mis en lumière dans Son Noble Livre les différentes catégories bénéficiaires de la Zakât en disant :

{Les aumônes sont pour les pauvres, les indigents, ceux qui les prélèvent, ceux que l’on rallie, les esclaves, les submergés de dettes, pour le sentier d’Allah, et les voyageurs (en détresse), cela par ordre d’Allah. Allah est certes Savant et Sage}.[ Le repentir ; 60] 

En ayant conclu ce Noble Verset par ces deux Noms Illustre, le Seigneur عز و جل fait remarquer à Ses serviteurs qu’Il est Savant de leur situation en distinguant qui parmi eux mérite de percevoir la Zakât de celui qui ne le mérite pas. Il est Sage dans Ses Lois et Sa Prédestinée. Il ne fait que mettre les choses à leur place adéquate même si certaines gens ne pénètrent pas certains mystères de Sa Sagesse. Le but, c’est de faire adhérer Ses serviteurs à Sa Législation et de les faire soumettre à Sa Volonté.

 

Enfin, Allah est Celui que nous implorons de nous concéder ainsi qu’à tous les musulmans la compréhension de sa religion, la sincérité dans nos relations avec Lui, d’être prompt à vouloir Le satisfaire, et qu’Il nous garde des actions attirant Sa Colère ! Il est certes Proche et Entendant !

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Son serviteur et Messager Mohamed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

Sheïkh ‘Abd el ‘Azîz ibn ‘Abd Allah ibn Bâz رحمه الله

Publicité
9 décembre 2014

La femme a-t-elle le droit de demander le divorce ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 Par le cheikh `Abdal-`Azîz Bin `Abdallah Bin Bâz رحمه الله

 

 

 

gifs puces bullets L’interrogateur demande :

 

Si la femme demande à son mari le divorce sans raison valable et que le mari refuse sa demande, est-elle de ce fait une pécheresse ?

 

gifs puces bullets Le cheikh  رحمه الله répond :

 

Si la femme n’a pas de raison valable, le mari n’est pas forcé de répondre à sa demande de divorce, mais il est aussi nécessaire pour lui de chercher les choses qui apporteront l’harmonie et l’amour (dans leur relation) et la débarrasser (cette relation) des choses qui amèneront au divorce. Car il est possible qu’elle ait quelques raisons valables.

 

Il est donc nécessaire qu’il prenne en considération cela car elle peut avoir des raisons légitimes , soit à cause du mauvais caractère du mari ou de son avarice ou du fait qu’il reste dehors toute la nuit ou qu’il rentre très tard à la maison ou encore d’autre raisons que celles-ci. Donc il lui est obligatoire d’observer ces choses et de craindre Allah afin qu’il donne à la femme son droit.

 

Quand à elle, alors il ne lui est pas permis de demander le divorce sauf avec une raison valable. Comme cela provient de l’autorité du Messager d’Allah  صلى الله عليه وسلم qui a dit : « Toute femme qui demande le divorce sans raison légitime ne sentira pas le parfum du Paradis » (Al-Bukhari).

 

Et cela est une menace sévère. Donc, il incombe à la femme de vivre avec son époux dans la bonté, la gentillesse et de l’écouter et lui obéir dans ce qui est en conformité avec le Coran et la Sunnah du prophète صلى الله عليه وسلم, et de ne pas demander le divorce à son mari sauf pour une raison valable.

 

Et si il y a une raison valable, alors il n’y a pas de problème à cela. Par exemple: il est avare, ce qui va l’empêcher de donner à sa femme les droits qui lui sont dûs, ou bien il est plongé dans le péché et la désobéissance comme prendre de l’alcool ou de la drogue, ou encore il reste dehors toute la nuit, tout le temps, ou il rend la vie de sa femme très restreignant (oppressante), ou d’autre raison que celles-ci qui sont légitimes, alors c’est une excuse qui doit être considérée et honorée.

 

Ou il est possible que se soit du fait que probablement elle déteste vraiment son époux et du fait qu’Allah n’ait pas placé dans son coeur l’amour pour lui et elle ne peut donc pas respecter ses devoirs envers lui en conséquence de cette haine qu’elle éprouve pour lui, alors il n’y a pas de mal à ce qu’elle demande le divorce. Ainsi, en retour, elle ne commettra pas de péché en ne lui donnant pas ses droits. Et si elle lui demande le divorce, alors elle devra lui rendre la dot qu’il lui a donné pour l’épouser et qui lui a donné pour préparer le mariage (cadeaux ,vêtements et l’argent qui fut nécessaire pour le repas de noce).

 

Et si la raison du divorce est qu’elle le déteste alors on devra lui donner ce qu’il lui a donnée comme dot et ce qu’il lui a donné comme cadeaux autre que la dote.

 

Donc, si la raison pour laquelle elle demande le divorce est parce qu’il ne lui donne pas son droit ou s’il est avare envers ses besoins ou s’il reste toute la nuit dehors et qu’il ne rentre à la maison que très tard dans la nuit et qu’il est fatigué, ou qu’il sombre dans l’alcool ou les drogues, alors ces raisons sont des raisons légitimes à sa demande de divorce. Et si le mari refuse, alors elle devra le « traîner » devant le tribunal musulman afin qu’il puisse analyser cette affaire.

 

Quand à celui qui ne prie pas, alors il n’est pas permis à la femme de rester avec lui car abandonner la prière est de la mécréance et le refuge est auprès d’Allah.
Et ceci car la prière est le pilier qui garde la religion bien droite, donc si le mari abandonne la prière alors cela devient une raison valable pour la femme de refuser d’être avec lui. Et il ne lui est pas permis de rester avec elle, jusqu’à ce qu’il se repente à Allah de son abandon de la salat, et ceci est basé sur la parole du Prophète صلى الله عليه وسلم : « L’engagement entre nous et eux est la prière. Donc quiconque l’abandonne a mécru » ( Ahmad,Tirmidhi,Nasa’i)

 

Et aussi sa parole صلى الله عليه وسلم: « La tête de cette affaire est l’Islam et son pilier central est la prière » ( Ahmad, Tirmidhi)

 

Et aussi , le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit : « Ce qu’il y a entre l’homme, la mécréance et l’association c’est la prière » ( Muslim, Abou Dawoud, Nasa’i)

 

Donc cela montre que la prière est une affaire importante et elle est le pilier de l’Islam et c’est la première chose parmi les actes dont le serviteur devra rendre compte le Jour du Jugement.

 

Donc il incombe à tous les croyants et les croyantes ou chaque individu qui proclame l’islam de craindre Allah et de sauvegarder sa prière à son heure et de les réaliser en groupe avec les musulmans à la moquée car ne pas les accomplir ainsi est une désobéissance et un péché et le fait qu’il les prie à la maison est aussi une désobéissance mais pas une mécréance.

 

Mais le fait qu’il abandonne la prière entièrement , alors cela est de la mécréance, même s’il ne renie pas le fait que la prière est obligatoire et cela à la lumière de l’avis le plus correcte entre les 2 positions existantes chez les érudits (savants).

 

Et celui qui renie le fait que la prière soit obligatoire est un mécréant par consensus des musulmans et de même celui qui renie le fait que la prière soit obligatoire ou le jeûne du mois de ramadan ou la zakat ou quoique se soit des choses connues dans la religion comme une obligation, alors il est par conséquent un kaafir (mécréant), et le refuge est auprès d’Allah.

3 décembre 2014

La Partie Cachée de la Prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Le grand savant Ibn Qayim El Jawziyyah رحمه الله a dit :

 

« La prière a une partie apparente et une partie cachée.

 

gifs fleches pour webmaster Sa partie apparente est constituée par les gestes que l’on voit et les paroles que l’on entend.

 

gifs fleches pour webmaster Alors que sa partie cachée est le fait de se recueillir, de surveiller ses actes, de consacrer son cœur à Allah, et de s’adonner totalement à Lui ; de sorte que le cœur ne se détourne pas de Lui dans la prière.

 

Donc, la partie cachée de la prière est son âme, et sa partie apparente est son corps. 

 

Et si l’âme manque à la prière, elle sera semblable à un cadavre.

Le serviteur n’a -t-il pas honte de présenter une telle chose à son Maître ! »

 

Cheikh Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya رحمه الله

3 décembre 2014

Les Mérites de maîtriser sa colère

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Le prophète صلى الله عليه و سلم   a dit :

 » Si un homme en colère dit : « Je demande protection à Allâh. », sa colère s’apaise. «  (Source: “sahîh al-djâmi’ as-saghîr.”, n°695).

 

Le Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم   a dit :

« Quand l’un de vous se trouve en colère, qu’il se taise. » (Rapporté par l’imâm Ahmad dans : « al-musnad. », 1/339 et cité dans : « sahîh al-djâmi’. », n°639 et 4027).

 

Voici une anecdote qui fut arrivé à Abû Dharr رضي الله عنه : Un jour où il abreuvait ses bêtes dans un bassin à lui, des hommes arrivèrent auprès de lui. Abû Dharr leur dit : « Lequel d’entre vous viendrait m’aider quitte à en recevoir la récompense de la part d’Allâh ?»
Un homme dit :
« Moi. »
Puis il se présenta et finit par casser l’abreuvoir et le détruire. Autrement dit Abû Dharr voulait qu’on l’aidât à abreuver les chameaux, mais son visiteur lui s’y mal prit puisque qu’il provoqua la destruction du bassin. Au moment des faits Abû Dharr était debout. Et puis il s’assit puis se coucha.

 

On lui dit alors :

 

- « Abû Dharr pourquoi tu t’es assis d’abord, ensuite tu t’es couché ? »
- « C’est parce que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم   dit : « Si l’un de vous se trouve en colère, qu’il s’assoie s’il était debout pour chasser la colère. Si celle–ci ne le quitte pas, qu’il se couche. » (Mentionné dans le : « musnad. » d’Ahmad, 5/152. Voir : « sahîh al-djâmi’. » n° 694).
Selon une autre version du hadîth, Abû Dharr abreuvait (des chameaux) dans un bassin lorsqu’un homme le mit en colère. Il s’assit… (Voir : « faydhal qadir » d’Al–Manawî, 1/408).

D’après Abû Hurayrah رضي الله عنه, un homme dit a prophète صلى الله عليه و سلم :

 

- « Donne-moi un conseil :

« Ne te mets pas en colère. » Lui dit le prophète صلى الله عليه و سلم   .
L’homme répéta plusieurs fois la demande et le prophète صلى الله عليه و سلم répéta de le même manière sa réponse. » (Rapporté par Al-Bukhârî, « fath al-bârî. », 10/465). Selon une autre version, l’homme dit : « J’ai réfléchi sur les propos du Prophète et me suis rendu compte que la colère est la source du mal. » (Source : Le « musnad. » d’Ahmad, 5/373).

Egalement il صلى الله عليه و سلم dit : « Ne te mets pas en colère, tu iras au paradis. » (C’est un hadîth authentique. Voir : « sahîh al-djâmi’. », n° 7374. Ibn Hadjar l’a attribué à at-tabarânî, voir : « al-fath. », 4/465).

 

Aussi le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Celui qui maîtrise la colère tout en ayant la possibilité de lui laisser libre cours aura son cœur rempli de lumière au jour de la Résurrection. » (Rapporté par at-tabarânî,12/453 et cité dans : « sahîh al-djâmi’. », n° 176).

 

Et encore le Prophèteصلى الله عليه و سلم a dit : « Quiconque étouffe sa colère alors qu’il est en mesure de lui laisser libre cour, Allâh, le Puissant, Le Majestueux, l’interpellera au jour de la Résurrection devant toutes les créatures et l’invitera à choisir celle des Houris* qui lui plaira. » (Rapporté par Abu Dâwûd, 4777 et jugé bon dans : « sahîh al-djâmi’. », n° 6518). *Femme du Paradis.

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Le fort qui l’est réellement est celui qui est capable de faire face à et dominer un coup de colère, qui rend ses yeux rouges et le fait trembler. » (Rapporté par l’imâm Ahmad, 5/367 et jugé bon dans : « sahîh al-djâmi’. », n° 3859).

 

D’après Anas رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم passa prés de gens qui s’adonnaient à la lutte (ludique). Il dit :
- « Qui est celui-là ? »
- « Un tel, un champion invincible. » Lui dit-on.
- « Ne vais-je pas vous dire qui est plus fort que lui ? Un homme à qui l’on a infligé une injustice mais qui maîtrise sa colère et domine son démon et celui de son adversaire. »
(Rapporté par Al-Bazzâr. Ibn Hadjar qualifie sa chaîne de transmission de ‘belle’. Voir : « al–fath. », 10/519)

 

Anas رضي الله عنه dit : « Une fois je marchais avec le Messager d’Allahصلى الله عليه و سلم qui était vêtu d’un manteau fait à Nadjran et doté d’une bordure grossière. Un bédouin le saisit et tira son manteau si brutalement que le manteau a laissé des marques sur les épaules du Prophète صلى الله عليه و سلم que je pus constater. Puis le bédouin lui dit : « Emets un ordre pour qu’on me remette (ma part) des biens d’Allâh que tu gardes ! » Le Prophète صلى الله عليه و سلم se retourna vers lui, sourit puis donna l’ordre de lui remettre ce qu’il sollicitait. » (Rapporté dans les deux : « sahîh. » (celui d’Al-Bukhârî et de Muslim), voir : « fath al-bârî. », 10/375).

 

D’après Ibn Abbas رضي الله عنه un homme demanda et obtient une audience avec ‘Umar Ibn Al-khattâb رضي الله عنه. Reçu par ce dernier, le visiteur lui dit : « ‘Umar Ibn Al-khattâb, au nom d’Allâh, tu ne nous donnes pas beaucoup et n’administres pas bien la justice ! » ‘Umar se mit en colère et voulut le frapper. Harr Ibn Qays, un membre de l’entourage de ‘Umar, dit à celui-ci : « Ô commandeur des croyants, Allâh a dit à Son prophète صلى الله عليه و سلم :

 

{Accepte ce qu’on t’offre de raisonnable, commande ce qui est convenable et éloigne-toi des ignorants.} (Coran : 7/199)

 

or celui-là fait partie des ignorants. Au nom d’Allâh, ‘Umar se conforma immédiatement au contenu du verset qui lui fut récité. Car il était très attaché à l’application du livre d’Allâh, le Puissant, Le Majestueux. » (Rapporté par Al-Bukhârî, : « Fath. », 4/304).

http://www.01gif-anime.com/img/nature/etoile/etoiles009.gif PATIENTER FACE A LA COLERE D’AUTRUI http://www.01gif-anime.com/img/nature/etoile/etoiles009.gif

 

Par Ibn Al-Djawzî رحمه الله

 

 

Quand tu vois ton compagnon se mettre en colère et l’entends dire des choses déraisonnables, n’y attache aucune importance, ne lui en fais pas reproche !
Il est dans l’état d’un homme ivre, il est inconscient. Supporte plutôt son emportement avec patience, ne cherche pas d’aide contre lui ; Le démon l’a vaincu, la nature s’est déchaînée et la raison s’est retirée.
Et si tu lui fais des reproches ou que tu lui répondes sur le même ton, tu seras comme un homme en possession de sa raison qui fait front devant celui que le démon possède, ou comme un homme qui a toute sa conscience et qui en réprimande un autre tombé en défaillance. C’est toi qui commets la faute !

Considère-le plutôt avec pitié,

regarde comment le destin se joue de lui, assiste en spectateur au mouvement de la nature en lui et sache bien que, lorsqu’il retrouvera sa lucidité, il se repentira de ce qui est arrivé et saura reconnaître le mérite de ta patience.

Le moins que tu puisses faire pour l’exorciser est de l’abandonner à ce qu’il fait dans sa colère jusqu’à ce qu’il se reprenne.

C’est là une attitude que doit observer l’enfant devant la colère de son père, l’épouse devant celle de son mari. Lui laisser trouver soulagement dans ce qu’il dit, ne pas en faire cas, il se remettra, repentant et demandera qu’on l’excuse.

 

Mais si l’on se dresse contre ce qu’il dit et ce qu’il fait, l’hostilité deviendra réelle et quand il retrouvera ses esprits il réclamera compensation pour l’injure qui lui aura faite pendant son ivresse.

 

3 décembre 2014

Prêter Attention à celui qui me Parle

 

بسم الله الرحمن الرحيم 

 

 

Cheikh Al ‘Outheymine رحمه الله a dit:

 
 » Il convient de bien prêter attention aux propos de son interlocuteur par la parole et par le geste quand son propos n’est pas illicite.

 
http://www.commerces-erstein.com/Interfaces/Puces/PucesVerte.png Par la parole:

 
En ne parlant pas en même temps que lui car cela dérange. de même, lors d’une assemblée il convient qu’une seule personne parle et non pas chacun avec son voisin afin que tout le monde puisse profiter. 

 
http://www.commerces-erstein.com/Interfaces/Puces/PucesVerte.png Par le geste:

 
Lorsque ton interlocuteur te parle il convient de lui faire face et de ne pas tourner ta tête à droite et à gauche car en te tournant de la sorte il t’accusera d’être orgueilleux .

 

Allah a dit :

 

{Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance} ( S 31 v 18)

 
Il convient donc de lui faire face afin qu’il sache que tu es présent avec lui et que tu prête attention à son propos sauf si son discours est illicite comme de la médisance ou de la futilité ou autre. Dans ce cas, ne lui accorde pas ton attention , mais plutôt interdis lui de parler de la sorte. S’il ne t’écoute pas , il t’incombe alors de le quitter car Allah عز و جل dit

 

{ Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci: lorsque vous entendez qu’on renie les versets d’Allah et qu’on s’en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu’à ce qu’ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux.} (S4 v140)

 

 

Explication Ryad As Salihin k7 50 face B

Publicité
1 décembre 2014

Le Ghusl du vendredi est-il obligatoire ou sounna ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Le bain rituel est obligatoire le jour du vendredi. La preuve réside dans la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم qui dit : « le bain rituel du vendredi est obligatoire pour tout musulman pubère »
rapporté par Boukhâry.

Cheikh Jamil Zinou حفظه الله

 

Le Ghusl du vendredi est-il obligatoire ou sounna ? dans H- LES ABLUTIONS l26

 

Cependant, dans Sharh Ryad Salihin, Shaikh ul-’Utheymin رحمه الله dit qu’il n’est pas obligatoire de faire le ghusl le vendredi pour la femme car l’obligation de prier à la mosquée ce jour-là ne la concerne pas.

1 décembre 2014

La Qouniya même sans enfant

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Aicha رضي الله عنها rapporte qu’elle a dit au messager d’Allah صلى الله عليه و سلم :

 » O Messager d’Allah ! Toutes tes femmes possèdent une Qouniya excepté moi »

Le messager d’Allah répondit  » Tu es Oum ‘Abdillah « .

[Jugé Authentique par Cheikh Al Albani رحمه الله [Retourner à Noudhoum l-farayd mima fi silsilatiy Al Albani min fawaîd Tome 2 p 398] :

« Ce Hadith constitue une preuve démontrant qu’il est légiféré à celui qui n’a pas d’enfant de posséder une Qouniya..

En effet, ceci fait partie de l’éducation (Adab) Islamique qui n’a pas de semblable dans les autres communautés.

Il convient donc aux musulmans Hommes et femmes de s’accrocher à ceci… »

Il dit plus loin :  » Les Musulmans, surtout les non arabe parmi eux, ont délaissé cette coutume (arabe) islamique.

Il est rare de trouver chez ces gens là une personne possédant une Qouniya, même lorsqu’elle possède plusieurs enfants… »

Cheikh Abdel Mouhssine Al ‘Abbad [dans son Charh 40 Nawawi K7 n°1] en commentant le première Hadith rapporté par Abu Hafs ‘Omar Ibn Khattab, explique lui aussi :

Qu’il est tout à fait permis à celui qui ne possède pas d’enfant de prendre une Qouniya.

Comme cela fut le cas de Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya رحمه الله qui avait comme Qouniya « Abou l-Abbas » or il n’avait pas d’enfant.

De même que l’Imam An-nawawi رحمه الله avait comme Qouniya « Abou Zakariya », or il n’avait pas d’enfant.

Omar Ibn Khattab رضي الله عنه  avait comme Qouniya Abu Hafs, or celui-ci n’avait pas d’enfant appelé « Hafs », Abou Bakr radhiallahuanhu ne possédait pas d’enfant appelé « Bakr »

Je rajoute aussi, que Cheikh Al Albani رحمه الله dans As-sahiha Hadith n°33, a authentifié un récit dans lequel un homme été venue voir un Sahabi, et lui a demandé la raison pour laquelle il avait une Qouniya, alors qu’il n’avait pas d’enfant. Le compagnon lui a donc répondu que c’était le messager d’Allah qui l’avait nommé « Abu Yahya » (malgré qu’il n’avait pas d’enfant).

Dans un autre récit authentifié par Cheikh Al Albani رحمه الله le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم avait même donné une Qouniya à une tout petite fille

1 décembre 2014

Tafsir sourate 2 verset 146

 

بسم الله الرحمن الرحيم

« Ceux à qui Nous avons donné le Livre, le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs enfants. Or une partie d’entre eux cache la vérité, alors qu’ils la savent! » 
{Al-Baqarah : 146}

 

Tafsir sourate 2 verset 146 dans C- SA PAROLE, LE CORAN bouton%20%2813%29  L’imâm Ibn Kathir رحمه الله dit : « Il عز و جل nous informe que les savants des Gens du livre connaissent la véracité de ce qui a été révélé avec le Prophète صلى الله عليه و سلم comme ils connaissent leurs propres enfants. Les arabes avaient l’habitude de comparer l’authenticité d’une chose à cette connaissance (…) »

bouton%20%2813%29 dans C- SA PAROLE, LE CORAN  Shaykh al-’Uthaymîn رحمه الله:

« Ce qui est entendu par « le Livre » est la Torah, les Evangiles et ce qui a été révélé aux Juifs et aux Chrétiens. Ils reconnaissaient le Prophète صلى الله عليه و سلم
 comme ils reconnaissaient leurs propres enfants car ils trouvaient cela écrit dans la Torah et les Evangiles, [le Prophète صلى الله عليه و سلم] leur recommandant le bien et leur interdisant le mal, ainsi que d’autres caractéristiques avec lesquelles ils l’ont reconnu. Allah a utilisé un verbe au Mudhâri’ (forme de présent) pour « يعرفونه» (ils le reconnaissent) car cette reconnaissance se renouvelle à chaque fois qu’ils réfléchissent sur ses signes et ses caractéristiques. Le terme « يعرفونه» (au lieu de يعلمون) est employé car dans la plupart des cas «العلم» exprime des choses rationnelles que l’on peut ressentir intérieurement. Quant à «المعرفة», le terme est utilisé pour les choses concrètes qui sont palpables. Je dis donc « j’ai connu untel » (أعرفت فلاناً) et je ne dis pas « j’ai su untel » (أعلمت فلاناً). Mais je dis plutôt « j’ai connu untel et j’ai su ce qu’il a fait » (أعرفت فلاناً فعلمت ما فعل). Ici, la science (العلم) est rattachée aux actes.

Bénéfices à tirer :

1- Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 était très bien connu auprès des Gens du Livre, comme cela a été révélé dans leurs livres et comme dit Allah : «Ceux qui suivent le Messager, le Prophète illettré qu’ils trouvent écrit (mentionné) chez eux dans la Thora et l’Evangile. Il leur ordonne le convenable, leur défend le blâmable, leur rend licites les bonnes choses, leur interdit les mauvaises et leur ôte le fardeau et les jougs qui étaient sur eux. » {Al-A’râf : 157}

 

2- Les Gens du Livre n’ont pas d’excuses pour leur dénigrement du Prophète صلى الله عليه و سلم car il leur a été révélé ce qui leur permettrait de le reconnaître comme ils reconnaîtraient leurs enfants.

3- La relation de l’homme avec le fils est plus forte qu’avec la fille, c’est pour cette raison que le mot أبناءهم est employé.

 

4- La précaution utilisée dans le Noble Quran lorsqu’Il عز و جل dit « une partie d’entre eux » car la dissimulation de la vérité ne les concernait pas tous dans l’absolu, mais plutôt certains d’entre eux cachaient la vérité et d’autres parmi les Chrétiens croyaient en lui (comme An-Najâshi), et parmi les Juifs (comme Abdullah bin Salâm) qui ne dissimulaient pas la vérité) »

 

bouton%20%2813%29  Shaykh as-Sa’di رحمه الله: « Il nous informe que parmi les Gens du Livre il y en a qui savaient que Muhammad était le Prophète d’Allah et que ce qui a été révélé avec lui est vérité. Ils reconnaissaient cela comme ils reconnaissaient leurs propres enfants, et ils ne peuvent pas les confondre parmi d’autres. Leur connaissance de Muhammad صلى الله عليه و سلم était telle qu’ils ne doutaient pas de lui. Mais une partie d’entre eux -la majorité -, celle qui ne croyaient pas en lui, a dissimulé cette attestation alors qu’ils la reconnaissaient. Et ils savaient que «وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّنْ كَتَمَ شَهَادَةً عِنْدَهُ مِنَ اللَّهِ » (Qui est plus injuste que celui qui cache un témoignage qu’il détient d’Allah?). Cela permet au Prophète صلى الله عليه و سلم et aux musulmans d’être avertis de leur mal et de leurs ambiguïtés. Une autre partie ne cachait pas la vérité alors qu’ils la connaissaient.
Certains d’entre eux croyaient en lui et d’autres mécroyaient par ignorance.
Le savant se doit donc de montrer la vérité, de l’expliquer et de l’embellir avec tous les moyens dont il dispose comme éloquence, preuves, exemples et d’autres… Il doit également dénigrer ce qui est faux et le distinguer de ce qui est vrai, et l’enlaidir pour les âmes. (…) »

 

 

1 décembre 2014

Les Mérites du Jeûne

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

gifs fleches pour webmaster  Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit:

 

 » Il n’y a aucun serviteur qui jeûne un jour dans le sentier d’Allah sans qu’Allah n’éloigne son visage de l’enfer de soixante-dix automnes (années) » (c’est à dire d’une distance de 70 années.) (Al Bukhari et Muslim)

 

gifs fleches pour webmaster Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit:

 

« Le jeûne est un bouclier par lequel le serviteur se protège de l’Enfer. » 
(Ahmad, t. III, p.241, d’après Jâbir et ‘Uthman ibn Abî Al ‘Âs, avec une chaîne authentique)

 

gifs fleches pour webmaster Il صلى الله عليه و سلم dit aussi:

 

«  Quiconque jeûne un jour dans le sentier d’Allah, Allah met entre lui et l’Enfer une tranchée comme (la distance) entre le ciel et la terre. » 
(At Tirmidhi, h. n° 1624, d’après Abû Umâma. Dans sa chaîne de transmission il y a une lacune à cause de al-Walid ibn Jamîl qui était un personnage crédible mais qui faisait des erreurs. Mais at Tabarânî l’a rapporté par deux autres chaîne de transmission via al Qâsim d’après Abû Umâma ce qui rend le hadith authentique)

 

gifs fleches pour webmaster Abû Umâma رضي الله عنه a rapporté qu’il a dit:

 

« Ô Messager d’Allah indique moi un acte par lequel j’entrerai au paradis »

 

Il صلى الله عليه و سلم a dit:

 

« Pratique le jeûne car il est sans pareil. »
(An Nasâ-î t.IV, p.165; Ibn HIbban,al-Mawârid, p.232; al Hakîm, al MUstadrak, t.I, p.421. Chaîne authentique)

 

gifs fleches pour webmaster Abû Hurayra رضي الله عنه a rapporté que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit:

 

« Allah عز و جل a dit:  » Tout acte du fils d’Adam est pour lui sauf le jeûne (c’est à dire que chaque acte aura une récompense limitée à part celle du jeûne qui est, elle, illimitée.), car il est pour Moi. Et c’est Moi qui le rétribuerai. Et le jeûne est une protection. Et quand l’un de vous jeûne, il ne doit pas tenir de propos obscènes ni crier. Et si quelqu’un l’insulte ou l’importune qu’il dise : « Je jeûne ». Et par celui qui détient l’âme de Muhammad entre Ses Mains, l’haleine du jeûneur est plus agréable auprès d’Allah que l’odeur du Musc. Pour le jeûneur, il y aura deux joies: lorsqu’il rompt le jeûne il se réjouit, et quand il rencontrera Son Seigneur il se réjouira de (la récompense de) son jeûne. » (Al Bukhâri et Muslim)

 

gifs fleches pour webmaster D’après une version chez Muslim, il صلى الله عليه و سلم  a dit:

 

« Toute (bonne) action des fils d’Adam sera multipliée: la bonne action en vaut dix (en récompense) et peut-être multipliée jusqu’à sept cents fois. Allah Exalté soit-Il dit:  » Sauf le jeûne car il est à Moi, et c’est Moi qui en accorde la récompense. IL (l’homme) abandonne son désir et sa nourriture pour Moi. Et pour le jeûneur il y aura deux joies: l’une lors de sa rupture du jeûne et l’autre lorsqu’il rencontrera Son Seigneur. Et certes, l’haleine du jeûneur est plus agréable auprès d’Allah que l’odeur du Musc. »

 

gifs fleches pour webmaster Il صلى الله عليه و سلم a dit:

 

« Le jeûne et le Coran intercèdent pour le serviteur le jour de la résurrection. Le jeûne dira:  » Ô Seigneur, je l’ai privé de la nourriture et du désir. Pour cela accorde moi l’intercession en sa faveur. » Et le Coran dira:  » Je l’ai empêché de dormir la nuit. Accorde-moi l’intercession en sa faveur. » Ainsi ils seront tous deux autorisés à intercéder. »
(Ahmad, al Musnad, h. n°6626; al Hak’im, t.I, p.554. Le Hadith est fiable (hasan))

 

 

Jeûner le lundi et le jeudi

 

gifs fleches pour webmaster Selon Abou Hourayra رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit: 

 

 » Les œuvres sont présentées (à Allah) le lundi et le jeudi et j’aime bien que mes œuvres soient présentées alors que je jeûne. » 
(At Tirmidhi n°745 , Cheikh al Albâni le qualifie d’authentique: vois sahih at ATirmidhi (1/227) (n°596))

 

 

Jeûner les 13,14 et 15ème jour du mois lunaire

 

gifs fleches pour webmaster Abû Dharr رضي الله عنه rapporte que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit:

 

« Celui qui tient à jeûner trois jours par mois qu’il jeûne de préférence les « trois jours  blancs » (le 13e, le 14e et le 15e jours du mois lunaire). » 
(An Nasa-î (2/222), Cheikh Al Albâni le qualifie d’authentique: voir sahih An Nasa-î (n°2276))

 

gifs fleches pour webmaster Abou Hourayra رضي الله عنه a dit:  » Mon grand ami (le Prophète) m’a recommandé trois choses: 


1-  Le jeûne de trois jours par mois.

 

2- Deux unités de prière entre le lever du soleil et midi (ad-douha).

 

3- Une unité de prière avant de m’endormir (la prière du witr). » (Al Bukhâri et Muslim)

 

gifs fleches pour webmaster Selon ‘Abdullâh Ibn ‘Amr Ibn Al ‘As رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit:

 

«Le jeûne de trois jours par mois est comme le jeûne de tout le temps». (Al Bukhâri et Muslim)

 

30 novembre 2014

La femme peut-elle se couper les cheveux ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Avis de cheikh al-Albanî رحمه الله :

Quel est le jugement relatif à la femme qui raccourcit ses cheveux ?

 

R : Il faut voir quelle raison l’a poussée à accomplir cet acte. Si la femme raccourcit ses cheveux pour imiter les mécréantes ou les libertines, il ne lui est alors pas permis de les raccourcir dans ce but.

Par contre, si elle les raccourcit pour diminuer sa chevelure ou pour accéder à la requête de son mari, je n’y vois aucun inconvénient.

Il est rapporté dans le Sahih de Muslim que les femmes du Prophète صلى الله عليه و سلم raccourcissaient leurs cheveux jusqu’aux lobes des oreilles.*

*Rapporté par Muslim, t.1, p.256. L’origine du hadith se trouve chez al-Bukhari, t.1, p.101 et al-Nasâ’i, t.1, p.127[/i

 

9ld6qrez

 

Avis de sheykh Ibn'Uthaymîn رحمه الله :

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 

 » Qu’Allah maudisse celles d’entre les femmes qui imitent les hommes. »**

Rapporté par al-Bukhârî, t. 4, p. 181 ; Abû Dâwud, n° 4930 ; al-Tirmidhî, n° 2785 et al-Nasâ’î dans ‘Ishrât al-Nisâ’, n° 369 d’après Ibn’Abbas رضي الله عنه qui dit : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a maudit les efféminés et les hommasses. » 

De même, que si elle raccourcit d’une façon qui ressemble à la chevelure des mécréantes, cela est aussi illicite car il n’est pas permis d’imiter les mécréantes libertines, conformément à la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم


« Quiconque imite un peuple fait partie d’eux. »

S’il n’y a pas d’imitation envers celles-ci ni celle-là, son jugement est que cela est réprouvé selon les savants Hanbalites qu’Allah leur accorde Sa Miséricorde. (…)

Recueil de fatwas concernant les femmes aux éditions Al-Hadith

 

9ld6qrez

 

Avis de Shaykh Ibn Baz رحمه الله : 

 

 

Nous ne connaissons rien qui interdit à la femme de se couper les cheveux. Ce qui est interdit est de les raser. Vous ne devez pas raser vos cheveux mais vous pouvez les couper et réduire leur longueur ou volume; nous ne connaissons rien mal en cela. Mais cela doit être fait d’une façon appropriée qui vous plaira ainsi qu’à votre mari. Vous devez parvenir à un accord avec lui sur une coupe de cheveu qui ne ressemble pas aux coupes des mécréantes, parce que si vous les laissez longtemps, il sera difficile de les laver et peigner.

 

Ainsi si les cheveux sont très longs ou épais et que la femme les coupe pour réduire leur longueur ou volume, il n’y a aucun mal. En couper un peu les rend plus jolis, ce qui plaira à la femme et à son mari. Donc nous ne connaissons pas de raison de rejeter cela. Mais le rasage n’est pas permis, sauf dans le cas de maladie. Et Allah est le détenteur du succès.

 

Voir Fatawa Al-Mar’a Al-Muslima, partie 2, p. 515.

 

9ld6qrez

 

Avis de Shaykh Salih Al-Fawzan حفظه الله :

 

 

Il n’est pas permis à une femme de couper ses cheveux courts dans le dos et de laisser les côtés plus longs, parce que c’est une défiguration et une bêtise pour ses cheveux qui font partie de sa beauté et cela implique aussi une imitation des mécréantes. Cette prohibition s’applique aussi aux coupes qui sont nommées d’après des mécréantes ou des animaux, comme la coupe « Diana », du nom d’une mécréante, ou la coupe « lion » ou la coupe « souris », parce qu’il est interdit d’imiter les mécréants ou d’imiter les animaux et parce que cela implique de faire des bêtises avec les cheveux d’une femme qui font partie de sa beauté.

 

Fatawa Al-Mar’a Al-Muslima, 2/516,517

30 novembre 2014

Rompre volontairement le jeûne

 

Shaykh Al-Albânî رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم


Question :

Celui qui rompt volontairement un jour de jeûne du mois de Ramadan est-il privé de la récompense des autres jours ?

 

Réponse :

La réponse est tirée de deux choses.

 

gifs puces bullets La première est la parole d’Allah :

 

«Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra.» s 99 v 7-8

 

gifs puces bullets La deuxième est que nous n’avons aucune preuve montrant que celui qui rompt (volontairement) un jour de jeûne du mois de Ramadan et jeûne les autres jours, son jeûne n’est pas accepté par le Seigneur de l’univers. Nous n’avons aucune preuve sur cela. Et même si on trouvait une telle preuve, je m’appuierai alors sur le verset :

 

«Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra.» s 99 v 7-8

 

Il obtiendra donc une bonne récompense pour son jeûne et sera châtié pour avoir rompu volontairement un jour, sauf si Allah veut lui pardonner (sans le châtier). Car cela entre sous la volonté d’Allah exposé dans Sa Parole :

 

«Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelque associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut »  s 4 v 48

 

Ceci, si le sens de la question est bien que cet homme a rompu volontairement son jeûne (sans excuse légale).

 

Au sujet de la rupture volontaire du jeûne, il est un hadith qu’on rappelle sur les chaires et dans les assises dans lesquelles ils prétendent que le Prophète صلى الله عليه و سلم aurait dit : « Celui qui rompt (volontairement) un jour de jeûne du mois de Ramadan, ne peut compenser ce jour même en jeûnant toute sa vie. » Il peut m’être permis de dire : louange à Allah, ce hadith n’est pas authentique. Il m’est permis de dire qu’il n’est pas authentique, car je sais cela, mais je ne sais pas s’il m’est permis de dire : la louange est à Allah que ce hadith ne soit pas authentique. Ceci car il montre le châtiment de celui qui rompt volontairement un jour de jeûne du mois de Ramadan et dit que même s’il jeûnait toute sa vie, il ne pourrait compenser ce jour.

 

Je dis cela, en liant cette question, qu’il est important de rappeler à cette occasion, même si elle concerne la prière qui est un des cinq piliers de l’islam comme vous le savez, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 

« La première chose sur laquelle le serviteur sera jugé au Jour de la Résurrection est la prière. Si elle est complète, il aura réussi et sera sauvé. Mais si elle est incomplète, Allah dira à Ses anges – et c’est là qu’est la preuve – : « Regardez si Mon serviteur a des prières surérogatoires afin de compléter sa prière obligatoire. »

 

C’est-à-dire que s’il a été écrit qu’un musulman devait négliger une prière (ne pas accomplir volontairement une prière à son heure), la voie pour sortir de cette situation a été exposée dans ce hadith authentique. Et cette voie est qu’il accomplisse de nombreuses prières surérogatoires afin qu’au Jour où il rencontrera Allah, la récompense qu’il aura amassé à travers ses prières obligatoires viennent compenser celle qu’il a perdu en négligeant cette prière obligatoire. Sur cette balance, nous pouvons dire en citant ce hadith authentique que celui qui a rompu volontairement un jour de jeûne du mois de Ramadan doit multiplier les jeûnes surérogatoires afin de compenser la récompense qu’il a manqué en rompant ce jour de jeûne. Ainsi nous pouvons dire que le hadith cité précédemment est faible aussi bien dans sa chaîne de transmission que dans son sens : « Celui qui rompt un jour de jeûne du mois de Ramadan sans excuse, ne peut compenser ce jour même en jeûnant toute sa vie. » cela est excessif, mais la louange est à Allah ce hadith n’est pas authentique.

 

30 novembre 2014

Toucher les parties intimes de l’enfant

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Avis de Shaikh ibn Salih al-Utheymin رحمه الله

 

 

Question:

Le fait de toucher le sexe de l’enfant afin d’enlever l’impureté annule-t-il les ablutions ?

 

Réponse :

Non, cela n’annule pas les ablutions.

 

Source :Majmou’atou as’ilatin tahoum alousrah almouslimah page 149 
Edition : Minhaj

 

http://www.gifsmaniac.com/gifs-animes/lignes/puce/lignes-puce-19.gif

 

Avis du comité permanent

 

 

Toucher les parties génitales sans obstacle annule les ablutions, qu’il s’agisse d’un enfant ou d’un adulte; comme il a été affirmé par le Prophète صلى الله عليه و سلم :

 « Que celui qui touche son sexe reprenne ses ablutions. »

 Et la partie touchée est semblable à la partie de celui qui touche.

Tome 5, Page 286.

 

30 novembre 2014

Toucher le Coran en état d’impureté (mineure ou majeure)

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Avis  de cheikh Ibn Baz رحمه الله

 

 

« Il n’est pas permis au musulman de toucher au Coran quand il n’a pas fait ses ablutions. C’est l’avis de la majorité des ulémas notamment les quatre imams. C’est aussi l’opinion qu’exprimaient les Compagnons du Prophète. Elle est corroborée par un hadith passablement authentique. Il est rapporté par Amr ibn Hazm selon lequel le Prophète صلى الله عليه و سلم avait écrit aux habitants du Yémen ceci : « Seule une personne propre peut toucher le Coran ». C’est un bon hadith rapporté à travers des voies qui se consolident mutuellement. Ceci permet de savoir qu’il n’est permis de toucher le Coran qu’à quelqu’un qui est débarrassé des souillures mineures et majeures. Il en est de même du transport du Coran par une personne qui n’est pas propre. Mais il n’y a aucun mal à le toucher ou le transporter indirectement comme si on l’enveloppe de quelque chose, ce qui est interdit c’est le toucher directement alors qu’on n’est pas propre. Cela n’est pas permis selon l’avis juste soutenu par la majorité des ulémas sur la base de ce qui a été dit plus haut. Cependant il n’y a aucun inconvénient à ce que l’on récite le Coran de mémoire, même quand on n’est pas propre. Dans ce cas-là, le Coran peut être tenu par une personne propre pour corriger la récitation de l’autre, le cas échéant. Il demeure vrai que la personne qui traîne une souillure majeure consécutive à l’acte intime n’est pas autorisée à réciter le Coran parce qu’il a été rapporté de façon sûre que seule cette souillure empêchait le Prophète صلى الله عليه و سلم de réciter le Coran. L’imam Ahmad a rapporté grâce à une chaîne solide d’après Ali que le Prophète صلى الله عليه و سلم était allé aux selles puis avait récité une partie du Coran et dit : « Ceci est permis à celui qui ne traîne pas une souillure majeure. Celui qui se trouve dans cet état n’a pas à le faire, même pas pour un seul verset ».
Il s’agit d’expliquer que celui qui traîne une souillure majeure ne peut lire le Coran ni le réciter de mémoire avant d’avoir pris un bain rituel. Quant à celui qui traîne une souillure mineure, il peut réciter le Coran de mémoire, mais ne doit pas le toucher.

(source:majmu’ fatawas 10/150)

 

Toucher le Coran en état d’impureté (mineure ou majeure) dans C- SA PAROLE, LE CORAN l26

 

Avis de cheikh Fawzan حفظه الله

 

« Il est permis au musulman de lire le Coran en état d’impureté mineure s’il récite ce qu’il connaît par cœur, car rien n’empêchait le Prophète صلى الله عليه و سلم de réciter le Coran si ce n’est l’impureté majeure. Il lisait donc le Coran, qu’il soit en état d’impureté mineure ou non.
Quant au coran (le livre), il n’est pas permis de le toucher en état d’impureté (mineure ou majeure) car Allah le Très-Haut a dit : « Que seuls les purifiés touchent », c’est-à-dire les purifiés de toute impureté, souillure et polythéisme.
Dans le hadith du Prophète صلى الله عليه و سلم
 dans une lettre qu’il a envoyé à son émissaire ‘Amr ibn Hazm, il a dit : « Seule une personne en état de pureté rituelle peut toucher le Coran. »Ceci est un consensus parmi les imams : il n’est pas permis à une personne en état d’impureté mineure ou majeure de toucher le Coran, sauf s’il y a quelque chose qui s’interpose comme le fait que le Coran soit dans une boîte, un sac, ou bien le fait de le toucher en interposant un habit ou sa manche. »

 

l26 dans C- SA PAROLE, LE CORAN

 

Avis de Sheykh el albani رحمه الله

 

 

Question : Pour ce qui est de la récitation du Qur’ân, la femme en état de menstrues, de lochies ou l’homme en état de grande impureté récitent parfois le Qur’ân en le touchant. Il n’y a rien de mal en cela incheAllah ?


Réponse : Pour ce qui est de la femme en état de lochies pu de menstrues, il n’y a aucun mal, car dans la Législation leur cas n’est cas comme celui (ou celle) qui est en état de grande impureté, car ce dernier, s’il veut réciter ou toucher le Qur’ân, premièrement il peut se purifier et deuxièmement cela est meilleur pour lui et plus méritoire. Quant à la femme en état de menstrues ou de lochies, elle ne peut se purifier, et celui qui veut la conseiller n’a d’autre choix que de lui dire « Cesse de réciter le Qur’ân » que ce soit par cœur ou en touchant le Qur’ân, surtout la femme en état de lochies et plus encore celle dont la période s’étend sur quarante jours (après l’accouchement). Mais cela sera la cause de la rupture de son lien entre elle et son Seigneur par la lecture du Livre d’Allah. Soit il l’empêche de maintenir ce lien, soit il lui dit : puisque tu ne peux te purifier, récite (et touche) le Qur’ân, et c’est ce que nous disons. Pourquoi ?

 

Premièrement : car il n’y a pas de preuve qui vienne interdire à celui qui est en état de grande impureté, homme ou femme, de toucher ou réciter le Qur’ân. La base est que les choses sont permises et c’est une règle connue dans les fondements du Fiqh.

Deuxièmement : on trouve des hadiths qui viennent confirmer cette règle. Comme on dit : « lumière sur lumière », mais même s’il n’y avait pas ces hadiths, la règle serait suffisante, car toute règle religieuse, si c’est vraiment une règle religieuse, repose sur des preuves religieuses, et pas seulement sur la raison ou les passions. Ainsi, si on ne trouve pas dans la Législation une preuve qui vienne interdire une chose, nous revenons pour cette chose à la règle de base. Parmi ces règles par exemple : La base pour les choses (de ce monde) est qu’elles sont permises et pures. Par exemple ces enregistreurs, il y en a des blancs, des noirs, en plastique… cela est-il pur ? Oui nous disons que c’est pur comme l’a dit notre frère, et si quelqu’un nous demande notre preuve pour ces milliers de choses que les gens utilisent sur terre, nous ne pouvons donner une preuve pour chaque chose, mais notre preuve est la règle : la base pour les choses est qu’elles sont pures. Autre exemple : la mangue est-elle licite ou illicite ?

Q : Licite.

R : Donne nous une preuve textuelle qui dise le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit que la mangue était licite… Il y a des règles : la base pour les choses est qu’elle sont permises. Revenons à notre sujet de conversation : la base est que l’homme en état de grande impureté, la femme en état de menstrues ou de lochies peuvent lire le Livre d’Allah, plus encore cela est meilleur pour eux ! Si quelqu’un vient et dit : Non cela n’est pas permis, nous lui disons « apportez vos preuves si vous êtes véridiques. » tant qu’il n’y a pas de preuve, nous restons sur la règle de base. Parmi ces règles : la base est de libérer sa conscience (barâ’ah ad-dhimmah) qu’est-ce que cela signifie ? Je dis que j’ai prêté à untel 100 dinars, la Législation me dit : apporte une preuve, sinon la base est qu’il a sa conscience pour lui (et ne doit rien), et c’est une règle très importante.

De là vient aussi la règle : la base pour les choses est qu’elles sont permises, et sur notre question nous avons des preuves qui viennent confirmer cette règle de base sur cette question précise. Par exemple, lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a accompli son pèlerinage d’adieu et qu’ils sont arrivés en un lieu appelé Sarif aux environs de la Mecque, car il venaient à dos de bêtes, ils ont installé un camp et le Prophète صلى الله عليه و سلم rentra dans la tente de ‘Aishah رضي الله عنها et la trouva en train de pleurer. Il lui dit : « Qu’as-tu, ô ‘Aishah ? Tu as tes règles ? » Elle dit : « Oui, Messager d’Allah. » Il dit : « C’est une chose qu’Allah a écrit aux filles d’Adam. Fais tout ce que fait (normalement) le pèlerin, sauf tourner (autour de la Ka’ba) et prier. » Le pèlerin rentre-t-il dans la Mosquée sacrée ? Oui, il y entre. Et lui a-t-il interdit de rentrer dans la Mosquée Sacrée ? Non, mais seulement de tourner autour de la Ka’ba, c’est pour cela qu’il lui a dit : « Fais tout ce que fait (normalement) le pèlerin, sauf tourner (autour de la Ka’ba). » Ainsi, la femme en état de menstrues peut entrer dans la Mosquée Sacrée, et a fortiori dans les autres mosquées, c’est une analogie par ordre de priorité. Le pèlerin ne lit-il pas le Qur’ân ? Si, il lit le Qur’ân donc il est permis (à la femme en état de menstrues) de lire le Qur’ân. Tout ceci a comme preuve ce hadith, et la règle de base est la permission, donc il est permis à la femme en état de menstrues ou de lochies de lire le Qur’ân, et lorsqu’elle se purifie, si elle se lave et fait ses ablutions pour lire cela est meilleur pour elle. »

 

l26

 

Avis de Sheykh Otheymine رحمه الله

 

« Les savants ont divergé sur le fait que l’homme en état d’impureté puisse toucher le Qur’ân. Certains disent que cela est permis car on ne trouve aucune preuve authentique et claire qui vienne l’interdire, et la base est qu’il faut se préserver et ne pas rendre obligatoire (ce qui ne l’est pas). D’autres disent qu’il n’est permis de toucher le Qur’ân qu’en état de pureté d’après le hadith de Amrû ibn Hazm auquel le Prophète صلى الله عليه و سلم a (fait envoyer) une lettre dans laquelle il lui a dit : « Seul un homme pur (Tâhir) peut toucher le Qur’ân. » Et ici « pur » désigne celui qui n’est pas atteint par une impureté.

Ce deuxième avis est l’avis le plus authentique des savants, car même si le mot « pur » englobe la pureté physique et morale (par opposition au mécréant qui est décrit par l’impureté morale), il faut revenir à la parole du Législateur qui ne va pas utiliser le mot « pur » pour s’adresser à quelqu’un qui est déjà (décrit) par la pureté morale (puisqu’il est musulman). Et nul doute que ce deuxième avis est plus sûr, car nous enracinons en eux le respect envers la Parole d’Allah. Mais si cela est difficile, on peut recouvrir le Qur’ân d’un tissu, car toucher un Qur’ân recouvert d’un tissu est permis pour celui qui est en état d’impureté et d’autres que lui (comme les enfants). »

 

(Fatâwâ Islâmiyyah lil-Musnad, 4/313)

30 novembre 2014

Les dispositions régissant les objets perdus

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Avis de Cheikh Salih Ibn Fawzan al-Fawzan حفظه الله

 

 

Question : Que doit faire celui qui trouve un bien sur la voie publique ? Lui est-il permis de le prendre ?

Réponse : Louange à Allah

Cette question intéresse les objets perdus et le sujet est traité dans le cadre d’un chapitre du droit musulman. Il s’agit d’un bien perdu par son propriétaire.

Cette religion droite se préoccupe de la garde et de la protection des biens et prône la sauvegarde des biens du musulman y compris ceux perdus.

Quand un bien est perdu par son propriétaire, trois cas se présentent.

Le premier est le cas où l’objet perdu est insignifiant tel qu’une cravache, un pain, un fruit et un bâton. Ces objets peuvent devenir la propriété de celui qui les ramasse et il n’a pas besoin de les annoncer en raison de ce hadith rapporté par Djabir : «  Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم nous a autorisé à ramasser le bâton, la cravache et la corde que l’on trouve ». (Rapporté par Abou Dawoud).

Le deuxième cas est celui dans lequel il s’agit d’un animal capable de se défendre soit à cause de sa force comme le chameau, le cheval, le bœuf et le mulet, soit pour sa capacité de s’envoler comme les oiseaux, soit pour sa rapidité comme les gazelles, soit pour sa férocité comme le léopard. Il est interdit de prendre ces animaux, et celui qui les prend ne deviendra pas leur propriétaire après les avoir annoncé en raison des propos du Prophète صلى الله عليه و سلم quand il a été interrogé à propos des chameaux perdus : «  En quoi vous concerne-t-il ? Il dispose d’un gros ventre et de solides pieds et peut trouver de l’eau pour s’abreuver et des arbres pour se nourrir jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve » (rapporté par Boukhari et Mouslim). Omar رضي الله عنه dit : « Quiconque ramasse un objet perdu est un égaré » c’est–à-dire qu’il se trompe. Dans le hadith qui vient d’être cité, le Prophète صلى الله عليه و سلم juge que ce genre d’animaux perdus ne doit pas être récupéré et qu’il faut les laisser chercher de l’eau pour s’abreuver et des arbres pour se nourrir jusqu’à ce que leur maître les retrouve. On leur assimile les gros instruments comme les grandes écuelles, le bois, le fer et tout ce qui se conserve de lui-même et ne se déplace pas. Il est interdit de prendre ces choses là comme il l’est pour les grands animaux ou plus encore.

Le troisième cas intéresse le reste des biens comme l’argent, les bagages et les petites bêtes incapables de se défendre tels les moutons, les chamelets sevrés et les veaux. Si celui qui trouve une chose perdue relevant de ce cas se sait capable de la garder, il lui est permis de la ramasser. Là aussi, il y a trois distinctions à faire.

http://www.clipart-fr.com/data/gif/puces-1/gif_anime_puces_284.gif La première concerne les animaux consommables comme le chamelet sevré, le mouton et le poulet. Celui qui les ramasse doit opter pour la solution la plus favorable pour le propriétaire, soit il les consomme et en rembourse la valeur au moment de leur ramassage, soit il les vend et conserve le prix pour le remettre au propriétaire une fois identifié, soit il les garde et dépense de ses propres biens pour assurer leur entretien sans en faire une propriété. Si le propriétaire se présente, il lui remet son bien et lui réclame le remboursement de ses dépenses d’entretien. Il en est ainsi parce que quand le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a été interrogé à propos du mouton, il a dit : «  Prends le car il est soit pour toi, soit pour ton prochain, soit pour un loup » (rapporté par Boukhari et Mouslim). Ces propos signifient que cette bête est faible et vulnérable et susceptible de tomber soit dans les mains de l’interlocuteur ou d’un autre ou être dévorée par un loup.

Dans le cadre de son commentaire de ce noble hadith, Ibn al-Qayyim رحمه الله dit : «  Il autorise la récupération du mouton et indique que si le propriétaire ne se présente pas, celui qui l’a ramassé a le choix entre sa consommation immédiate, quitte à en rembourser la valeur, sa vente et la garde de son prix, et sa conservation avec la dépense de ses propres biens pour en assurer les frais d’entretien. Tous les ulémas soutiennent que si le propriétaire se présentait avant qu’il ne soit consommé, il pourrait la reprendre.

http://www.clipart-fr.com/data/gif/puces-1/gif_anime_puces_284.gif La deuxième distinction concerne les denrées périssables telles que les fruits. Là, le ramasseur doit prendre la mesure la plus profitable au propriétaire, soit la consommation suivie du remboursement de la valeur, soit la vente et la conservation du prix pour le propriétaire.

http://www.clipart-fr.com/data/gif/puces-1/gif_anime_puces_284.gif La troisième distinction intéresse les biens autres que ceux déjà mentionnés comme l’argent et les ustensiles. Ces choses doivent être bien gardées et annoncées dans les lieux publics.

Il n’est permis de ramasser un objet perdu que si l’on est sûr de pouvoir le garder et en assurer l’annonce pour ce qui le mérite. Cela s’atteste dans le hadith de Zayd Ibn Khalid al-Djuhani رضي الله عنه qui dit : «  Le Prophète صلى الله عليه و سلم a été interrogé à propos de l’or et de l’argent perdus et il a dit : « Identifie bien la bourse et ce qui l’attache (ifas) puis annonce le durant une année. S’il n’est pas reconnu, utilise le tout en le considérant comme un dépôt qui t’est confié. Si jamais son propriétaire se présentait, remets-le-lui » Puis on lui a interrogé sur le mouton et il a dit : «  Prends le car il est soit pour toi, soit pour ton prochain, soit pour le loup ». Puis on l’a interrogé sur les chameaux perdus et il a dit : «  En quoi te concernent-ils ? Ils disposent d’un gros ventre et de solides pieds et peuvent chercher de l’eau pour s’abreuver et des arbres pour se nourrir jusqu’à ce que leur propriétaire les retrouve » (rapporté par Boukhari et Mouslim. Quant aux propos du Prophète صلى الله عليه و سلم  « Identifie son wika et son ifas », le premier terme désigne le fils qui attache et le second la bourse qui contient la dépense. Quant à ses propos: «  Faites le connaître durant un an »ils signifient qu’il faut en informer les gens dans leurs lieux de rassemblement pendant toute une année. Au cours de la première semaine, l’annonce doit être quotidienne car c’est le temps dans lequel l’apparition du propriétaire est la plus attendue. Après la première semaine, l’annonce se fait selon les habitudes courantes du milieu. 

Ceci était la méthode d’annonce suivie dans le passé. Aujourd’hui, il est permis d’utiliser les voies et moyens appropriés, l’important étant de restituer le bien à son propriétaire.

Le hadith montre le caractère obligatoire de l’annonce des objets retrouvés. Les propos du Prophète صلى الله عليه و سلم : «  Identifie la bourse et ce qui l’attache » indiquent la nécessité de l’identification des caractéristiques de l’objet afin de demander à celui qui vient le réclamer d’en faire une description correcte  avant de pouvoir le récupérer. Si la description n’était pas correcte, on ne le lui remettrait pas. Les propos du Prophète صلى الله عليه و سلم  «  Si vous ne le connaissez pas, utilisez-le » indiquent que le ramasseur peut entrer en possession de l’objet après une année d’annonce. Mais il ne doit pas l’utiliser avant d’en connaître les caractéristiques : le contenant, les attaches, la quantité, l’espèce et les aspects… Si le propriétaire se présente après un an et en fait une description exacte, on le lui remet en application des propos du Prophète صلى الله عليه و سلم  : «  Si quelqu’un vient un jour le demander, qu’on le lui donne… »

Il se dégage de ce qui précède que les objets perdus nécessitent ce qui suit :

Premièrement, celui qui les retrouve ne doit les ramasser que s’il est sûr de pouvoir les garder et continuer de les annoncer jusqu’à ce qu’on retrouve leur propriétaire. Celui qui n’en est pas capable n’est pas autorisé à les prendre. Si, malgré tout, il les prend, il est assimilable à un usurpateur car il s’est emparé du bien d’autrui d’une façon qui ne lui est pas permise et parce que la prise du bien dans ce cas peut aboutir à se spoliation.

Deuxièmement, avant de prendre le bien, il faut en noter les caractéristiques et connaître le contenant, les attaches, la quantité, l’espèce et la variété. Par contenant, on entend l’enveloppe, qu’il s’agisse d’une caisse ou d’un sac. Par attache, on entend ce qui serre à l’attacher. Ceci, conformément à l’ordre du Prophète صلى الله عليه و سلم qui implique une obligation.

Troisièmement, il faut l’annoncer durant une année entière. Dans la première semaine, l’annonce doit se faire quotidiennement. Ensuite, elle se fera selon l’usage en cours. Dans l’annonce, on doit dire : quelqu’un a-t-il perdu une telle ou telle chose? Cela doit se dérouler dans les lieux de rassemblement des gens comme les marchés et aux portes des mosquées au moment des heures de prière. Toutefois, il n’est pas permis de faire les annonces à l’intérieur des mosquées car elles ne sont pas construites pour cela et parce que le Prophète صلى الله عليه و سلم  a dit : « Quiconque entend quelqu’un demander des renseignements dans la mosquée au sujet d’un objet perdu qu’il lui dise : « Puisse Allah ne vous le restituer ».

Quatrièmement, si quelqu’un vient les réclamer et en fait une description exacte, il faut les lui remettre conformément à l’ordre du Prophète صلى الله عليه و سلم  et parce que la description tient lieu de la preuve et du serment. Bien plus, elle peut être plus évidente et plus vraie que la preuve et le serment. En plus de la restitution de l’objet retrouvé, il faut aussi restituer le surplus direct ou indirect qui résulte de l’objet. Si celui qui réclame l’objet n’est pas capable de le décrire, on ne doit pas le lui remettre car c’est un dépôt que le ramasseur a le devoir de garder et il n’est  autorisé à le donner qu’à celui qui prouve qu’il en est le propriétaire.

Cinquièmement, si le propriétaire ne se manifeste pas après une année d’annonce, l’objet devient la propriété de celui qui le détient. Mais, il doit en noter les caractéristiques avant de l’utiliser. C’est pour en demander la description à celui qui viendra le réclamer. Si la description est exacte, on lui remet l’objet ou une compensation si l’objet n’existe plus, car la propriété conférée au ramasseur prend fin dès l’apparition du propriétaire originelle.

Avertissement

Les prescriptions de l’Islam relatives aux objets perdus traduisent le soin dont cette religion les entoure et la manière dont il assure et préserve les biens du musulman. En somme, nous en déduisons que l’Islam exhorte à la coopération dans le bien. Nous demandons à Allah de nous raffermir dans l’Islam et de ne nous faire mourir qu’en tant que musulmans.

 

Extrait du livre : al-mulakhkhas al-fiqhi de Cheikh Salih Ibn Fawzan al-Fawzan حفظه الله, p. 150.

 

Image du Blog lecoindefranie.centerblog.net

 

Avis de Cheikh Ibn Baz رحمه الله

 

 

Question : J’ai ramassé une pièce d’or perdu et l’ai vendu et donné son prix en aumône avec l’intention de rembourser le propriétaire, s’il n’approuve pas mon acte. J’ai agi de la sorte après avoir découvert la pièce au centre d’une grande ville. Est-ce que cela me vaut un péché ?

Réponse :

Louange à Allah

Votre devoir et celui de toute personne qui ramasse un objet perdu d’une certaine importance consiste à l’annoncer durant une année dans les lieux de rassemblement des gens, et ce, deux fois ou trois tous les mois. Si le propriétaire est retrouvé, on le lui donne, sinon on le garde conformément à l’ordre du Prophète صلى الله عليه و سلم. A cela sont exceptés les objets ramassés dans les périmètres sacrés car celui qui les ramasse n’est pas autorisé à en faire sa propriété. Il doit continuer à les annoncer jusqu’à la découverte de leur propriétaire. Il peut aussi les remettre aux responsables locaux pour qu’ils en assurent la garde au profit du propriétaire, compte tenu des propos du Prophète صلى الله عليه و سلم au sujet de La Mecque « Ses objets perdus ne doivent être ramassés que pour les faire connaître » et ses propos : «  J’ai déclaré Médine sanctuaire comme Ibrahima l’avait fait de La Mecque » (rapporté par Boukhari et Mouslim).

Si l’objet retrouvé est peu signifiant comme une corde ou une partie de sandale (shish) ou une petite somme d’argent, on n’est pas tenu de les annoncer. Le ramasseur peut les utiliser ou en faire une aumône au nom du propriétaire.

A cela sont exceptés les animaux perdus tels que les chameaux et les autres bêtes capables de se défendre contre les petits fauves comme le loup et animaux pareils. Car il n’est pas permis de les prendre compte tenu des propos du Prophète صلى الله عليه و سلم en réponse à une question à ce sujet : «  laissez-les, ils possèdent des pieds solides et un gros ventre, et peuvent chercher de l’eau pour s’abreuver et des arbres pour se nourrir jusqu’à ce que leur propriétaire les retrouve » (rapporté par Boukhari et Mouslim). C’est Allah qui nous assiste.

 

Cheikh Ibn Baz رحمه الله Fatawa islamiyya,3/8.

30 novembre 2014

L’iqama de la femme

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Avis du comité permanent

 

Il ne leur est pas demandé de faire « l’iquama », qu’elles prient seules ou que l’une d’entre elles les diriges, comme il ne leur est pas autorisé de faire le grand appel à la prière.

Page 87, tome 6, fatwa numéro : 5176

 

 

L’iqama de la femme dans O- FATWAS SPECIFIQUES AUX FEMMES fleu32

 

 

Avis de sheykh el Otheymine رحمه الله

 

Si elles font l’iqama, il n’y a aucun mal là-dedans. Si elles ne le font pas, il n’y aucun mal non plus car le adhan et l’iqama sont obligatoires seulement pour les hommes.

 

 

fleu32 dans O- FATWAS SPECIFIQUES AUX FEMMES

 

Avis de Shaykh Muqbil ibn Hadi Al-Wadi’i رحمه الله

 

Et il n’y a aucun mal si elle fait l’Iqama (deuxième appel), bien que je ne connaisse pas de preuve (non plus) quant au fait qu’elle puisse faire l’Iqama.

 

 

30 novembre 2014

Méthode pour apprendre le Coran

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sheykh ibn Baz رحمه الله a dit :

 

Nous te recommandons de mémoriser avec soin et attention et de choisir les moments qui conviennent à la mémorisation, comme la fin de la nuit ou après la prière du Fajr, ou encore au milieu de la nuit ou tout autre moment pendant lequel tu es tranquille moralement, afin de pouvoir  mémoriser.

 

Nous te conseillons également de choisir un camarade vertueux qui t’aidera à apprendre et à réviser, tout comme tu dois demander à Allah qu’Il t’aide et t’accorde le succès.

 

Tu dois également L’implorer pour cela et pour qu’Il te préserve des obstacles. Celui qui demande sincèrement l’aide divine, Allah l’aidera et lui facilitera son entreprise.

 

Fatwa du cheikh Ben Baz رحمه الله

Revue des Recherches Islamiques, n°36, page 133

 

Méthode pour apprendre le Coran dans A- L'ISLAM li3

 

Sheykh Fawzen حفظه الله a dit :

 

Louange à Allah. L’apprentissage du Coran est simple et aisé. Allah a dit :

 

{En effet, Nous avons rendu le Coran facile pour la méditation. Y a-t-il quelqu’un pour réfléchir ? } (Al-Qamar : 17)

 

Il est question ici de la détermination et de l’intention véridique de l’homme, s’il possède ces deux qualités ainsi que l’intérêt porté au Coran, Allah l’aidera dans son apprentissage et lui facilitera.

 

Il y a des éléments qui améliorent sa mémorisation, comme :

 

==> y consacrer un temps précis chaque jour,


==> assister à un cours de Coran à la mosquée,

 

Et louange à Allah, de nos jours les professeurs de Coran sont nombreux, tu ne trouves pas un quartier sans qu’il n’y ait un professeur de Coran. Et c’est une opportunité énorme car cela n’existait pas dans les époques précédentes.

 

Fatwa de cheikh Fawzen حفظه الله

Tirée de son site, fatwa n°160000

 

30 novembre 2014

Quelques anecdotes de la vie de cheikh Ibn Baz رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici quelques anecdotes de la vie de cheikh Ibn Baz رحمه الله ancien Mufti d’Arabie Saoudite…

 

Saalih ibn Rashid al Huwaymil rapporte d’une personne de confiance :

 

« …qu’un jour, un pèlerin (du Hajj) qui arrivait de l’Union Soviétique, entra dans la demeure du Shaykh (Ibn Baz) à Mina, et quand il le vit il lui dit :

 

« Etes-vous Shaykh Abd al Aziz Ibn Baz ? »

 

Et le Shaykh répondit de la plus humble des manières :

 

« Oui, je suis Abd al Aziz Ibn Baz. »

 

Le pèlerin lui a alors donné le salem, puis l’a étreint, l’a embrassé sur le front et dit :

 

« Par Allah, j’ai souvent prié Allah de ne me pas faire mourir avant de vous rencontrer. »

 

(Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 12-13)

 

 Quelques anecdotes de la vie de cheikh Ibn Baz (RahimouAllah) dans G- LES SAVANTS tribar7

 

Shaykh Badar ibn Nadir al Mashari raconte :

 

 

« Je me rappelle d’une lettre d’une femme Philippine, qui a été traduite et lue au Shaykh, et dans laquelle elle a écrit :

 

 « J’étais chrétienne et j’ai embrassé l’Islam, et ma famille a également embrassé l’Islam – c’est une bénédiction d’Allah et c’est le résultat de la lecture de votre livre. »

 

 (Après cela,) le Shaykh fut extrêmement ému (par de si bonnes nouvelles) et se mit à pleurer.

 

Mawaaqif madhi’ah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 13

 

 tribar7 dans G- LES SAVANTS

 

 Fahd al Bakran raconte :

 

 « Beaucoup ont raconté que quand quelqu’un voulait partir des réunions du Shaykh pendant la soirée, le Shaykh l’invitait à rester et à se joindre à lui pour le dîner, et il se comportait de la sorte avec tous ses invités. Et si quelqu’un lui présentait des excuses, le Shaykh répondait immédiatement en disant :

 

« Dans ce cas, tu dois vraiment avoir peur d’elle (voulant dire : de ta femme), car si ça n’était pas le cas, tu resterais avec nous pour le dîner ! »

 

Qu’Allah l’inonde de Son immense Miséricorde et le fasse entrer au Paradis. »

 

 Mawaaqif madhi’ah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 13

 

 tribar7

 

Shaykh Muhammad ibn Abd Allah Ibn Baz (le frère du Shaykh) raconte :

 

« Que son frère de sang, Shaykh Abd Al Aziz Ibn Abd Allah Ibn Baz, a toujours maintenu les liens de parenté avec lui et ses parents, depuis sa jeunesse.

 

Il lui rendait régulièrement visite, se renseignait sur sa santé, et l’embrassait sur le front, quand il vivait dans le quartier de Al Badi’ah Al Qadimah, à Riyadh.

 

Et il posait des questions sur mes enfants, et demandait à ses propres enfants de me rendre visite, qu’Allah fasse miséricorde à Abu Abdallah.

 

Depuis sa jeunesse, il a toujours profondément aimé la science et les savants, il était très reconnaissant envers eux, et il demandait toujours à notre mère رحمه الله davantage de nourriture lors du déjeuner et du dîner, pour qu’il puisse l’apporter à ses frères (en Islam) étudiants en science.

 

 Et quand nous étions jeunes, ils lui disaient :

 

« Pourquoi fais-tu toujours cela ? »

 

 Il répondait :

 

« Allah est certes Pourvoyeur et il nous facilitera notre situation en subsistance. »

 

 Mawaaqif madhi’ah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 29

 

 tribar7

 

Dr. Muhammad ibn Sa’d Ash Shuwa’ir raconte :

 

« Quand j’ai été nommé (en charge des) écoles pour filles, j’ai dû aller à Madinah pour une affaire importante. (Une fois là bas), je lui ai rendu visite (au Shaykh Ibn Baz) à l’Université Islamique afin de lui transmettre mes salutations. Il m’a alors donné des conseils, et m’a encouragé à me montrer digne de confiance (concernant ma position) dans l’éducation des petites filles, et de les protéger. »

 

Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 28

 

 tribar7

 

Shaykh Abd Allah ibn Salih Al Ubaylan raconte :

 

« Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz se démarquait des autres, dans sa manière de conseiller, et de répondre à ceux qui étaient en divergence avec lui.

 

Je lui ai demandé lors d’une conférence :

 

« Beaucoup sont en divergence (avec vous, cependant) ils aiment tous le noble Shaykh Abd Al Aziz Ibn Abd Allah Ibn Baz. Nous voudrions connaître la raison de cela. Quelle est cette bénédiction qu’Allah a donné à Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz, qui provoque l’amour pour lui dans tous leurs cœurs ? »

 

Il répondit :

 

« Je ne sais rien en dehors du fait que – et la louange est à Allah -, depuis que j’ai été amené à apprendre la vérité durant ma jeunesse, j’ai invité les gens à elle, et je reste patient sur tout ce qui peut m’arriver dans ce domaine. Et je ne favorise personne, et je n’adule personne. J’expose la vérité et je reste patient sur tout ce qui peut m’arriver. Si elle est acceptée, alors toutes les louanges vont à Allah, et si elle n’est pas acceptée, toutes les louanges vont à Allah. C’est la voie que je me suis tracée, aussi bien verbalement qu’à l’écrit, celui qui l’accepte – l’accepte, et celui qui la rejette- la rejette. Tant que je me fais clairement comprendre, tant que je parle avec science (claire) de ce en quoi je crois (fermement), alors je l’exprime, et quant à ceux qui sont en divergence avec moi, c’est le résultat de leur ijtihad. Allah donne deux récompenses à un mujtahid s’il ne se trompe pas, et une récompense s’il se trompe. Je ne connais donc aucune autre raison – sauf le fait que j’appelle à la vérité selon ma capacité – et la louange est à Allah – et je la propage aussi bien verbalement que par l’action, et je ne fais aucune remontrance, et je ne cause aucun tort non plus. Plutôt, si j’en suis capable, j’invoque Allah pour qu’il lui accorde le succès – c’est ainsi que je procède, aussi bien avec les rois (gouverneurs), qu’avec tous les autres. »

 

Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 25

 

tribar7

 

Shaykh Abd Al Aziz ibn Muhammad ibn Dawoud raconte :

 

« J’ai marché avec le Shaykh, depuis Jami’ al Imam Turki ibn Abd Allah, jusqu’à sa maison, et il m’a posé des questions au sujet de ma lecture du Qur’an. Je lui ai dit que j’en lisais de temps en temps, mais que je n’avais pas de durée particulière pendant laquelle je le lis tous les jours. Il m’a donc dit de me fixer sur une portion du Qur’an chaque jour, même si elle est petite. Car celui qui se fixe une portion quotidienne finira par compléter sa lecture du Qur’an, mais celui qui ne se fixe pas une portion (quotidienne), mettra du temps à achever sa lecture du Qur’an, et de nombreux mois passeront, pendant lesquels il n’aura pas achevé sa lecture. »

 

Il m’a donc donné un exemple en me disant :

 

« Celui qui lit quotidiennement un juz (partie) complet, aura fini de réciter le Quran en un mois, et celui qui lit quotidiennement deux juz (aura fini le réciter le Qur’an) en 15 jours, et ainsi de suite. »

 

Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz رحمه الله– Page 25

 

 tribar7

 

Dr Muhammad ibn Sa’d Ash Shuway’ir raconte :

 

« Durant le Hajj de 1406 H (1986), le premier groupe officiel de pèlerins arriva en Arabie Saoudite en provenance de la Chine communiste, et parmi eux se trouvaient certains savants qui ont rendu visite à Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz afin de lui transmettre leurs salutations. A la tête de ce groupe se trouvait un très vieil homme qui avait étudié à Al Azhar. Il a conduit ce groupe de savants, qui étaient 7 au total, à saluer Shaykh Ibn Baz. Après avoir salué les gens présents lors de la réunion, le vieil homme se tourna vers moi et me demanda :

 

 « Ou est Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz, et quand arrivera-t-il ? »

 

Je lui dis alors :

 

« Le voilà, c’est celui qui vous venez de saluer. »

 

Mais le vieil homme ne me crut pas, et il me dit dans un arabe clair :

 

« Je veux le voir immédiatement. »

 

Je lui dis donc :

 

«Le voilà », en le désignant (Shaykh Ibn Baz) fermement.

 

Il se leva alors et se présenta devant Shaykh Ibn Baz une seconde fois afin de le saluer.

 

Quand j’ai informé le Shaykh de l’âge avancé de ce vieil homme, le Shaykh s’est levé pour l’embrasser. J’ai vu le vieux chinois s’accrocher avec affection à la poitrine du Shaykh, et il pleurait tout en disant :

 

« Louange à Celui qui m’a permis de vous voir ; Nous avons entendu à votre sujet en Chine que vous donniez de l’espoir aux musulmans, que vous étiez leur sauveur, et que vous les souteniez. »

 

Un de ses compagnons dit alors (à Shaykh Ibn Baz) :

 

« Demandez à Allah, O Shaykh, qu’il ôte dix années de ma vie pour les ajouter à la vôtre, pour le bien que vous avez apporté à l’Islam et aux musulmans, tandis que moi, je ne suis qu’un (simple) être humain comme tous les autres parmi les enfants de l’Islam. »

 

Le vieux Chinois se mit alors à pleurer abondamment, se retournant à nouveau pour l’étreindre (Shaykh Ibn Baz), et répétant :

 

« Louange à Celui qui m’a permis de vous voir avant ma mort, car j’ai désiré ardemment cette opportunité toute ma vie. »

 

Mawaaqif madhiah fi hayaat al-Imaam ‘Abdul-’Aziz Ibn Baaz – Page 8-9

 

 tribar7

 

On raconte à propos du Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz رحمه الله :

 

Il pleurait à chaque fois qu’il se rappelait de son Shaykh, Muhammad Ibn Ibrahim Ibn Abd Al Latif Aal Ash Shaykh, en même temps qu’il faisait ses éloges. Il a été raconté que Shaykh Ibn Baz disait de lui qu’il ne connaît personne sur la surface de la terre de plus savant que lui, aucun meilleur professeur que lui, et aucune personne étant plus inquiète pour ses élèves que lui. Cela faisait fondre le Shaykh en larmes, et il demandait à Allah de lui faire Miséricorde.

 

Al-Ibriziyyah fi Tis’in al-Baaziyyah – Page 97

 

 tribar7

 

Le fils du Shaykh Abd Al Aziz Ibn Baz, Ahmad, raconte :

 

« Le Shaykh appelait ses enfants par le téléphone interne afin de les réveiller pour la prière du Fajr.

 

Et quand il les appelait, il récitait l’invocation (authentique et recommandée) :

 

« الحمد لله الذي أحيانا بعد ما أماتنا و إليه النشور »

 

« Al Hamdu Lillahi alladhi ahyaanaa ba’da maa amaatanaa wa ilayhi an noushour »

 

« Louange à Allah qui nous a fait vivre après nous avoir fait mourir, et la résurrection se fera vers Lui. »

 

… car ils étaient pris par le sommeil, et il répétait cette invocation jusqu’à s’être assurés qu’ils se soient réveillés ! »

 

Al Imaam Ibn Baaz – dourous wa mawaaqif wa ‘ibar – Page 71

 

tribar7

 

Une femme raconte :

 

« Il y a 12 ans, une femme a rêvé pendant (le mois de) Ramadhan, qu’elle entrait au Jannah à travers une immense porte, et elle vit deux palais faits de verre.

 

Les deux palais n’étaient pas complètement construits, (mais) de l’extérieur on pouvait voir ce que contenait l’intérieur. L’intérieur des deux palais était fait d’un sol revêtu de façon luxueuse, qui n’était pas complètement posé, mais qui était entreposé dans un des cotés du palais.

 

Elle dit alors :

 

« Le premier palais était pour Shaykh Ibn Baz, et l’autre pour Shaykh Ibn Uthaymin… »

 

Al Imaam Ibn Baaz – dourous wa mawaaqif wa ‘ibar – Page 97

 

 tribar7

 

‘Alî bn ‘Abd-Allâh Ad-Darbî a dit :

 

« Parmi les anecdotes qui m’ont interpellées et m’ont beaucoup marquées, il y a celle-ci : Quatre hommes d’une des organisations de Secours du Royaume [saoudien] ont entrepris d’aller dans la savane africaine afin de distribuer des vivres de la part de cet Etat béni ; le Royaume d’Arabie Saoudite.

 

Après une marche à pied de quatre heures et épuisés par le trajet, ils arrivèrent chez une vieille femme dans une tente, ils la saluèrent et lui donnèrent quelques vivres.

 

Elle dit : « De quel pays, êtes-vous/venez-vous ? »

 

Ils répondirent : « Nous sommes/venons du Royaume d’Arabie Saoudite. »

 

Elle dit : « Transmettez mon salut (salâm) au Chaykh Ibn Bâz ! »

 

Ils dirent : « Qu’Allah te fasse miséricorde, comment [Chaykh] Ibnu Bâz peut-il te connaître en ces lieux éloignés ? ! »

 

Elle dit : « Par Allah ! Tous les mois, il m’envoie mille riyals depuis que je lui ai adressé une lettre lui demandant/sollicitant de l’assistance et de l’aide après Allah عز و جل. » »

 

30 novembre 2014

Eloigner Chaytan

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Eloigner Chaytan dans A- L'ISLAM bout%20%281%29  Abou Houraira رضي الله عنه rapporta que le Messager  d’Allah صلى الله عليه و سلم avait dit: « Satan vient voir l’un d’entre vous et lui dit: Qui a créé ça et qui a créé ça jusqu’à ce qu’il lui dise: Qui a créé ton Seigneur? S’il parvient à ce point là qu’il cherche refuge auprès d’Allah et qu’il s’arrête là ». (Sahih Al-Boukhari n° 1385)

 

bout%20%281%29 dans A- L'ISLAM Abdoullah ibn Omar رضي الله عنه rapporta avoir vu le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم : montrer du doigt vers l’orient et dire: « La dissension (Al-Fitna) se trouve là-bas, la dissension se trouve là-bas d’où apparaît la corne de Satan ». (Sahih Al-Boukhari n° 13856)

 

bout%20%281%29 Jâbir رضي الله عنه rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit: « Quand la nuit tombe, retenez vos enfants car c’est à ce moment là que les diables se déploient. Une heure plus tard, vous pouvez les laisser libres. Ferme ta porte (la nuit) et mentionne le Nom d’Allah, éteins ta lampe et mentionne le Nom d’Allah, couvre tes ustensiles en mentionnant le Nom d’Allah et si tu n’as rien pour les couvrir, contente-toi de placer par-dessus ne serait-ce un morceau de bois ». (Sahih Al-Boukhari n° 1387)

 

bout%20%281%29 Soulaymân ibn Sorad رضي الله عنه rapporta qu’il était assis en compagnie du Prophète صلى الله عليه و سلم alors que deux hommes étaient en train de s’insulter. L’un d’eux rougit de colère et ses veines jugulaires se gonflèrent.

Le Messager d’Allah  dit: « Je connais une expression qui le calmerait s’il la disait: Aouthou Billâhi Minach-Achaytân Arrajîm (Je cherche refuge auprès d’Allah du diable maudit), sa colère se dissiperait ». On lui dit que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a recommandé qu’il cherche refuge auprès d’Allah (en disant l’expression ci-dessus). L’homme en colère répondit: Suis-je fou ? (Sahih Al-Boukhari n° 1388)

 

bout%20%281%29 Abou Houraira رضي الله عنه rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit: « Le bâillement provient de Satan. Quiconque baille, qu’il essaie de se retenir car quand l’un d’entre vous dit: Hâ, Satan rit à ses dépends ». (Sahih Al-Boukhari n° 1389)

 

bout%20%281%29 Abou Katâda رضي الله عنه rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit: « Le bon rêve provient d’Allah et le mauvais rêve provient de Satan. Quiconque voit un mauvais rêve à craindre, qu’il crache à sa gauche et qu’il cherche refuge auprès d’Allah, aucun mal ne le touchera ». (Sahih Al-Boukhari n° 1390)

 

bout%20%281%29 Abou Houreira رضي الله عنه rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit: « Quiconque se réveille de son sommeil et fait ses ablutions, qu’il se nettoie le nez en y plaçant de l’eau puis en la faisant souffler à l’extérieur à trois reprises car Satan avait passé la nuit sur le bout de son nez ». (Sahih Al-Boukhari n° 1391)

 

30 novembre 2014

Entretien avec oum abdullah l’épouse de cheick Al’ Uthaymine رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ses proches et tous ses compagnons et ceux qui les suivent jusqu’au Jour de la Résurrection. Ceci dit:

Ce qui suit est un entretien avec Oumm ‘Abdullah, la femme de notre Sheikh, Muhammad ibn Saleh Al-’Uthaymine رحمه الله. Cette interview a été réalisée par la sœur Maha bint Hussein Ash-Shammari et publiée dans le « Magazine Al-Mutamayyizah, » Riyad, Royaume de l’Arabie Saoudite; Edition No. 45, Ramadhan, 1427.

 

 

Question 1: Y a t-il eu un changement notable dans la motivation du Sheikh رحمه الله, entre sa jeunesse et sa vieillesse, concernant la science, le prêche, et l’adoration?

 

Réponse: Je n’ai noté aucune diminution ni affaiblissement dans la motivation du Sheikh رحمه الله concernant la connaissance, la da’wa, et l’adoration malgré son âge avancé. Bien au contraire, son programme n’arrêtait pas d’accroître avec le temps, de même que son adoration et son prêche, au tel point qu’il ne négligeait pas un moment de son temps dans le rappel d’Allah, dans Son adoration, dans l’enseignement ou l’orientation, durant les moments les plus critiques de sa maladie.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 2: Qu’avez vous pu voir de plus étonnant dans la vie du Sheikh رحمه الله ?

 

Réponse: Sa vie, fut un modèle à suivre ! Ce qui fascinait chez lui c’était sa patience et sa motivation dans la quête de la science ainsi que son engagement dans l’enseignement et la diffusion de la science. Aussi, on pouvait déceler chez lui un ascétisme [Az-Zouhd] et une abstinence (wara’) qui pouvait étonner sans doute toute personne ne connaissant pas de près le Sheikh رحمه الله.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 3: Comment le Sheikh رحمه الله, se comportait- il avec ses enfants dans leurs vies privées?

 

Réponse: Les rapports qu’il entretenait avec ses fils et filles ont été marqués par deux phases :

La première étant pendant la période de leur enfance : il prenait soin d’eux et veillait à être toujours proche d’eux. Ensuite, il suivait leur scolarité en veillant à l’évolution de leurs niveaux scolaires une fois qu’ils étaient en âge d’aller à l’école. Durant cette phase, il veillait tout particulièrement à les guider, les orienter et leur inculquer certains principes islamiques.

Par exemple, il emmenait parfois les enfants avec lui à la mosquée pour accomplir les prières obligatoires. Il les encourageait à jeûner certains jours de Ramadan sans pour autant que cela leur soit pénible. De plus, il les incitait à mémoriser certaines petites sourates du Coran et il les récompensait pour cela.

La seconde phase, celle de l’adolescence et de la maturité : il était extrêmement ferme quant à l’accomplissement des obligations religieuses, veillant ainsi à bien les éduquer sans hésiter à les réprimander en cas de négligence. Il arrivait à combiner les deux avec indulgence. Dans certains cas, il n’hésitait pas à faire ce qui était nécessaire pour changer ou corriger leurs erreurs afin d’améliorer leurs comportements. En plus de cela, il accordait une confiance totale à ses enfants et leur confiait la gestion de certaines de leurs affaires dans le but de leur apprendre à se débrouiller seul ; de même, il les encourageait continuellement à la droiture et à la préservation des liens de parenté et il les surveillait pour cela.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 4: Pourquoi le Sheikh رحمه الله n’utilisait pas de henné pour sa barbe?

 

Réponse: Peut être qu’il n’avait pas le temps de le faire. Je pense l’avoir entendu dire quelque chose comme cela…

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 5: Quand est ce que Sheikh رحمه الله s’enflait-il de colère, et comment gérait-il la votre ?

 

Réponse: Il s’enflait de colère quand on violait les interdits d’Allah. S’il m’arrivait de me mettre en colère contre l’un des enfants par exemple, il essayait au contraire de me calmer et il sermonnait ensuite celui qui avait commis l’erreur. En général, il était calme et ne s’énervait pas promptement et quand c’était le cas, alors sa colère se dissipait aussitôt. D’ailleurs je l’enviais pour ce bienfait d’Allah عز و جل

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 6: Comment le Sheikh se réveillait-il de son sommeil ? Dépendait-il du réveil, ou demandait-il à quelqu’un de le réveiller ?

 

Réponse: Il s’en remettait à Allah, ensuite au réveil matin et ensuite à nous. Il se levait habituellement avant la sonnerie du réveil et avant que je ne le réveille.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 7: Est ce que le Sheikh رحمه الله sortait avec sa famille pour se promener ?

 

Réponse: Oui, la famille effectuait une sortie hebdomadaire tous les vendredis, après la prière (Al Joumou’a). On se rendait à un emplacement aux étendues sauvages où nous prenions notre repas. Il profitait de ce moment pour partager certaines activités avec les enfants comme la course à pied, la résolution de devinettes et il apportait également un petit fusil pour s’exercer au tir et rivaliser avec ses enfants et ainsi de suite…

 

637175Barres_fleurs.gif

 

 

Question 8: Comment se déroulait le jeûne du Sheikh رحمه الله pendant l’année

 

Réponse: Le Sheikh a jeûné de façon régulière trois jours de chaque mois, les six jours de Shawal, les dix jours de Dhul-Hijjah, et le jour de ‘Achoura et cela durant toute sa vie.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 9: Pour quelle raison le Sheikh ne répondait jamais au téléphone de façon directe lorsque les questions lui étaient posées par des femmes?

 

Réponse: Je ne sais pas vraiment, mais je suppose qu’il pensait qu’il n’était pas dans l’intérêt de la femme qui le questionnait de faire entendre sa voix. Toutefois, celles qui désiraient obtenir par téléphone une fatwa en privée, il répondait pour régler leurs problèmes.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 10: Comment le Sheikh رحمه الله a t-il choisit les noms de ses enfants?

 

Réponse: Il choisissait des noms tels que ‘Abdullah et ‘Abd Ar-Rahman et ensuite il nous laissait le libre choix pour le reste de manière à ce que nous choisissions un nom pour le lui exposer. Au final, soit il optait pour, soit il nous demandait d’en choisir un autre.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

 

Question 11: Quelles étaient les choses qui provoquaient la joie du Sheikh رحمه الله?

 

Réponse: il n’y a aucun doute que la joie du Sheikh augmentait quand il voyait que l‘Islam et les Musulmans jouissaient d’une grande valeur.

Concernant sa joie à la maison, elle était manifeste lors des rencontres avec sa famille et ses enfants, grands et petits.

On pouvait aussi observer chez lui des signes manifestes de joie et de plaisir quand il recevait ses petits enfants. Il ouvrait sa cape pour leur permettre d’entrer en dessous et après il les recherchait un peu avant de la rouvrir, il faisait cela plusieurs fois. Plus tard, il les emmenait dans sa librairie où il conservait une sorte de bonbon un peu spécial que les enfants appelaient « halawat abouya » (les bonbons de mon père). On s’assurait qu’ils ne puissent les trouver qu’en sa présence. En dépit de son agenda chargé, il n’hésitait pas à se déplacer pour rendre visite à ses petits enfants si l’un d’entre eux tombait malade même s’il fallait se rendre à l’hôpital s’ils étaient là bas. Ce geste là provoquait chez les enfants et leurs parents un fort sentiment.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 12: Combien le Sheikh رحمه الله a t’il eu de garçons et de filles ?

 

Réponse: Le Sheikh a eu cinq garçons et trois filles.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 13: Qui parmi ces enfants était le plus proche de son cœur?

 

Réponse: Le Sheikh رحمه الله avait pour règle d’agir en toute équité en ce qui concerne l’éducation de ses enfants et cela en toutes choses, que cela fut d’une grande importance ou d’une importance moindre. S’il trouvait une quelconque distinction entre eux, il ne le disait jamais en public car cela ne relève pas de la justice. S’il aimait être juste dans des questions moins importantes que celle ci, alors à quoi devons nous nous attendre dans ce cas ci?

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 14: Qui d’entres ses enfants a été le plus affecté par sa mort ?

 

Réponse: Ils l’ont tous été, mais en réalité j’ai ressenti que nous n’étions pas les seuls à l’avoir perdu. Il رحمه الله été comme un père pour nous tous et sa disparition fut un véritable choc pour les musulmans du monde entier.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 15: Qui est son plus jeune enfant ?

 

Réponse: Le plus jeune d’entres eux est une fille qui a 21 ans.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 16: Quelles sont les différentes étapes que le Sheikh a suivi dans ses débuts pour rechercher la science, et quel a était votre rôle dans son assistance ?

 

Réponse: Le Sheikh رحمه الله a commencé l’enseignement dans la Grande Mosquée de Unayzah suite à la mort de son Sheikh, ‘Abd Ar-Rahman ibn Nasir As-Sa’idi رحمه الله cela avant même que je sois sa compagne. A cette époque, il se considérait toujours comme un étudiant en science. Concernant mon assistance, cela se manifestait dans le fait de ne pas le distraire de la recherche de la science et de sa propagation. Je le servais et je mettais à sa disposition ce qui le pouvait l’aider dans on effort. Je suivais également les enfants et je m’occupais d’eux, sauf dans les sujets qui nécessitaient sa notification de manière à ce qu’il puisse diriger et chercher une solution.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 17: Comment a-t-il pu concilier la da’wa, qui pris la plupart de son temps, et ses responsabilités sociales et familiales?

 

Réponse: Il رحمه الله organisait son temps et il y faisait très attention. Par exemple, il consacrait du temps pour l’enseignement, les fatwas, la da’wa, l’adoration, la famille, les enfants, les responsabilités sociales et le maintien des liens de parenté. Si à certains moments il était incapable de partager directement entre certaines de ses responsabilités, il s’efforçait de le faire même par téléphone.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 18: Quelle était sa politique concernant l’éducation et la direction des enfants?

 

Réponse: concernant l’enseignement, il ne forçait pas ses enfants à choisir une spécialité ; plutôt, il avait l’habitude de les consulter pour cette décision. La preuve évidente est que ses enfants ont été diplômés de différents types de facultés, parmi elles : les facultés scientifiques, les facultés religieuses, les facultés militaires.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 19: Prenant en considération le travail et l’engagement du Sheikh, ceci l’a mené inévitablement à s’absenter de la maison et de la famille. Quelle était votre rôle concernant ce problème et comment couvriez vous son absence?

 

Réponse: Même si il était absent de la maison, que ce soit pour l’enseignement et la propagation dans Unayzah ou pendant ses voyages, il avait l’habitude de suivre ses enfants par le téléphone et en vérifiant leurs affaires à son retour. Cela ne servirait a rien de mentionner mon rôle car nous sentions toujours sa présence avec nous. En général, je faisais ressentir aux enfants que les responsabilités de leur père étaient grandes et qu’il avait beaucoup de travail. Ainsi, je les incitai à la patience sur cela, et il avait l’habitude de compenser cette absence à son retour.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 20: Pouvez vous nous informez au sujet de son adoration à la maison?

 

Réponse : Il رحمه الله aimait faire les prières surérogatoires (Ar-Rawatib), sauf dans des circonstances limitées. Il avait l’habitude de se lever dans la dernière partie de la nuit autant que possible et il faisait alors le witr avant le fajr, en plus des formules de rappels et d’istighfâr qu’il ne délaissait jamais.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 21: Quelle était son programme quotidien? Par exemple, quand se couchait- il, quand se levait- il et quand prenait- il son petit déjeuner, déjeuner et dîner ?

 

Réponse: Le Sheikh رحمه الله avait l’habitude de se lever pendant le dernier tiers de la nuit, priant autant qu’Allah voulait et après il faisait le witr avant l’appel à la prière d’Al Fajr. Après l’appel à la prière, il priait la prière surérogatoire avant celle de l’aube. Après, il réveillait sa famille avant de sortir pour aller accomplir salat Al Fajr à la mosquée. Ensuite, il retournait alors à la maison et s’installait dans la cour pour lire les rappels quotidien et les quelques passages du Coran jusqu’au lever du soleil. Après, il retournait dormir alors jusque vers 8h00, cela lorsqu’il n’enseignait pas à l’université.

Après son second réveil, il prenait son petit déjeuner et il finissait son travail et ses lectures dans son bureau à la maison. Il priait aussi salaat ad-duhaa avant d’aller à la mosquée pour salaat adh-dhuhr. A son retour, il déjeunait avec les enfants vers 1:30. Ensuite, il prenait les appels téléphoniques et répondait aux questions jusqu’à 20 minutes avant l’Asr. Il se reposait alors 15 minutes ou moins avant d’aller à la mosquée pour prier ‘asr et pour traiter les besoins des gens qui sont venus à la mosquée sachant qu’il sera là. Il retournait ensuite à son bureau après avoir traité les besoins des gens pour lire avant de retourner à la mosquée pour maghrib et ses cours quotidiens qui durait jusqu’à isha. Habituellement, il retournait à la maison après cela pour manger un léger dîner avant d’aller à son bureau. Occasionnellement il devait donner des conférences en dehors du Royaume par téléphone. Ceci était à peu près son agenda régulier durant la majeure partie de l’année, bien que cela changeait durant certaines saisons comme Ramadan, Hajj, et les vacances d’été.

Il avait aussi des engagements hebdomadaires qui avaient lieu à la maison ou en dehors. Certains de ces engagements hebdomadaires incluaient : Mercredi soir : rencontre avec les juges, rencontre avec les imams qui étaient programmés pour donnés les khutbah du jumu’ah dans les mosquées, rencontres avec les professeurs de l’Université, et rencontres avec les gens de hisbah (ceux qui commande le bien et interdise le mal) jusque 23h ou 00h après il allait se coucher.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 22: Quelle était son agenda pendant Ramadan, particulièrement après iftaar?

Réponse: Durant Ramadan, le Shaykh avait un agenda différent. Il passait la plupart de son temps à la mosquée pour réciter le Qur’aan et satisfaire les besoins des gens. Aussi, pendant toute la durée du mois honorable il invitait les gens pauvres et certains étudiants à rompre le jeûne à la maison. Après salaat al-maghrib, ils retournaient à la maison pour le dîner. Il profitait de ce moment pour donner des fatawa par téléphone. De plus, beaucoup de gens visitaient notre maison soit pour dire salaam au Shaykh soit pour demander une fatwa.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 23: Ou le Sheikh رحمه الله aimait t-il passer ses moment de repos?

 

Réponse: En réalité, le Sheikh ne connaissait pas de moment de repos, tout sont temps était chargé. Même quand il était assis avec nous, le téléphone sonnait des fois et il رحمه الله restait longtemps à répondre au téléphone. Son temps de repos était dans la propagation de la connaissance, la satisfaction des besoins des gens, et les fatwas

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 24: Combien d’heure par jour le Sheikh رحمه الله dormait il?

 

Réponse: Son temps de sommeil continu n’excédait pas 3 ou 4heures. Au total, le Sheikh رحمه الله ne dépassait pas 6 heures par jour en sommeil.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 25 : Qui parmi les étudiants le Shaykh louait-il et mentionnait souvent et dont la visite le rendait heureux?

 

Réponse: Ses étudiants étaient tous égaux à ses yeux. Ils étaient tous comme ses fils, et il ne louait aucun d’entre eux en particulier, mais ils étaient tous égaux à ses yeux quand il les rencontrait ou les invitait à la maison. De plus, il partageait avec eux leurs occasions spéciales, leurs rencontres, leurs voyages, ou il les supportait si ils avaient besoin de quelque chose.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 26: Comment la famille du Sheikh رحمه الله se comportait-elle face à son ascétisme et sa piété?

 

Réponse: Nous le voyions comme un exemple dans toutes choses. Nous avions de la révérence pour son ascétisme et sa piété ce qui nous confortait puisqu’il n’aimait aucunes manières artificielles ni il ne voulait de cela autour de lui. Il était une personne simple qui aimait la facilité en toutes choses.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 27: A t-il pleuré à la mort de Sheikh ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz رحمه الله?

 

Réponse: Il a été vraiment affecté par la mort de son Sheikh ‘Abd Al ‘Aziz Ibn Baz رحمه الله, de qui il prit la science. Tout le monde autour de lui a sentit l’ampleur de l’impact profond qu’elle a eu. Qu’Allah fasse qu’on les rencontre tous dans les béatitudes du Paradis.

 

637175Barres_fleurs.gif

 


Question 28 : A t-il voyagé dans un but autre que la recherche de la science?

 

Réponse: Non, il n’a pas voyagé sauf pour la recherche de la science. Il voyageait à la Mecque pour la ‘Umrah, où il consacrait du temps pour des conférences. De plus, il est allé à Riyad et Taïf pour participer aux rencontres du Comité des Grands Savants, où il avait aussi programmé des conférences

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 29: Pouvez vous nous informer au sujet de la générosité apparente du Sheikh رحمه الله envers les gens dans le besoin?

 

Réponse: Nous sentions son attention pour les gens dans le qui étaient dans le besoin parmi les membres de sa famille et ses parents, ils les aidaient et satisfaisait leurs besoins. Aussi, il faisait de même avec ses voisins, les aidant dans tout ce dont ils avaient besoin, les réconfortant dans leurs soucis, et partageant leurs moments de joies.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 30: Qu’avez vous appris du Sheikh رحمه الله ? Des questions de fatwas ? Avez-vous déjà donné des fatwas ?

 

Réponse: J’ai appris du Sheikh رحمه الله tout ce qui est lié aux affaires de cette vie, que ce soit du point de vue social ou du point de vue légal. Concernant le fait de donner des fatwas, je ne me permettais pas de faire cela. Je lui présentais juste les questions que je recevais ensuite je rapportais ses réponses et ses fatwas à ceux qui avaient demandé.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 31: Avant la mort du Sheikh رحمه الله, qu’a t-il conseillé à sa famille et à ses bien-aimés?

 

Réponse: Le Sheikh رحمه الله n’a pas donné d’instruction spécifique avant sa mort mais tout au long de sa vie, il conseillait tout le monde et les invitait à suivre ce qui leur était bénéfique pour leur religion et leur vie ici-bas.

 

637175Barres_fleurs.gif

 


Question 32: Nous voudrions un conseil de votre part pour les femmes des prêcheurs et des étudiants.

 

Réponse: Elles doivent préserver leurs maris, en public et en privé. De plus, elles doivent les mettre dans les meilleurs conditions afin qu’ils puissent continuer à s’acquitter de leurs devoirs de da’wa et de connaissance. De plus, je les encourage à ne pas perdre patience face l’agenda chargé de leurs maris et le temps passé en voyage, dans la recherche de la science, la lecture et la da’wa car par la volonté d’Allah, elles ont une part de la récompense

 

637175Barres_fleurs.gif

 


Question 33: y a t-il une rare et agréable rencontre qu’il a eue avec ses enfants ou ses voisins?

Réponse: Le Sheikh رحمه الله agissait avec simplicité envers ses enfants et ses voisins et tous ceux qui l’entourait. Et une de ces rare et agréable occasions est que le Sheikh رحمه الله avait l’habitude d’enregistrer certaines petites récitations et des chansonnettes pour ses enfants et parfois en présence des enfants des voisins. Ils écoutaient ensuite les cassettes avec eux durant certaines rencontres avec eux quand ils étaient un peu plus âgés. Nous avons encore certains de ces enregistrements à ce jour.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 34: Pouvez vous nous informer sur la manière dont le Sheikh رحمه الله recevait ses invités?

 

Réponse: Il recevait ses invités avec simplicité et un réel sens de l’accueil. Il s’assurait qu’ils ne se sentent pas comme des invités. Il était rare qu’un jour passe sans qu’il n’amène un invité pour le déjeuner, le dîner ou entre les deux. Nous étions satisfaits de ses invités et nous les honorions.

 

637175Barres_fleurs.gif

 


Question 35: Quelle est votre conseil à ceux qui propagent des troubles dans notre Royaume?

 

Réponse: Nous demandons à Allah de préserver notre terre et de continuer à nous accorder la faveur de la sécurité et de la sûreté. Le Shaykh répétait et mentionnait souvent qu’il ne connaît pas une nation sur la terre qui applique la shari’ah et qui se tienne sur la croyance correcte comme celle ci. De même, il avait l’habitude de nous encourager à gérer les affaires en utilisant la sagesse, la bonne exhortation et l’indulgence au lieu d’avoir recours à la violence.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 36: Y a t-il une chose que le Sheikh رحمه الله vous a demandé de faire qui vous sembla étrange et qui vous a fait hésité?

 

Réponse: Cela doit être ignoré de tous que je ne maîtrisais pas la lecture et la lecture au sens que je n’ai eu aucun type d’enseignement. Au début, quand je me suis mariée avec le Sheikh رحمه الله, j’étais complètement occupée par son service et à lui fournir un correct et confortable environnement pour la recherche de la science et l’enseignement. Après que nous ayons eu nos enfants, je fus occupée avec eux, et leur éducation me prit tout mon temps en plus du temps que je passai à aider et supporter le Sheikh رحمه الله dans la recherche de la science et le travail.

Après que les enfants aient grandi et que mes responsabilités ont commencé à se réduire un peu, je fus surprise que le Sheikh رحمه الله commença à m’encourager à aller à l’école pour les personnes âgées. Bien qu’hésitant au début, j’ai décidé d’y aller. Durant cette période il suivit mon évolution et il n’acceptait pas qu’un seul de mes fils signe mes carnets de note. Il disait : Je suis celui qui signe pour tout ce qui est lié à ta scolarité. Ce moment d’apprentissage est une période qui ne peut être oubliée due aux grands et innombrables bénéfices.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 37: Quelle genre de cadeaux le Sheikh رحمه الله vous donnait-il, à vous-même, à ses enfants et aux gens en général?

 

Réponse: à aucun moment de sa vie, il ne se montra avare envers ceux qui étaient proches ou lointain de lui en donnant tout ce qu’il pouvait. Le plus précieux cadeau qu’il avait l’habitude de nous donner était ses invocations pour moi et mes enfants; je demande à Allah de les accepter, qu’Il les écrive pour lui dans son compte de bonnes actions, et qu’Il nous donne la capacité d’être pieux après sa mort.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 38: Est ce que le Sheikh رحمه الله vous racontait des choses qui se sont passées à la mosquée?

 

Réponse: Il nous disait toujours les choses qu’il jugeait utile d’être mentionnées.

 

 637175Barres_fleurs.gif


Question 39: quel comportement adoptiez-vous avec le cheikh lorsqu’ il voyageait pour prêcher ?

 

Réponse: J’avais l’habitude de l’inciter et de l’encourager et aussi de lui faciliter les choses en lui fournissant ce dont il avait besoin. En général, il voyageait peu et j’avais l’habitude de l’accompagner dans la plupart d’entre eux. Concernant les voyages en dehors du Royaume, il n’a quitté le pays qu’une fois, cela lorsqu’il partit se soigner en Amérique, voyage qui n’a duré que 10 jours environ et durant lequel je l’ai accompagné.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 40: Quel a été le degré d’utilisation d’Internet du Sheikh رحمه الله quand cela fut introduit dans le Royaume au tout début ?

 

Réponse : Il fut parmi ceux qui se dépêchèrent de tirer profit de ce service et de l’utiliser pour propager et servir la science religieuse. Il n’y a rien de plus évident de cela que la mise en place de son site internet qui contient tous ses travaux. Ce site est actuellement géré par l’organisation caritative qui a été créée après sa mort

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 41: Quand le Sheikh رحمه الله acheta t-il le répondeur téléphonique automatique?

Réponse: Parmi les choses qui sont inconnues de beaucoup est que le Sheikh رحمه الله aimait et avait de l’intérêt pour les instruments électronique modernes. Il y avait ceux qui avaient l’habitude de lui fournir les technologies les plus récentes de telle manière que vous trouviez souvent avec lui de l’électronique qui n’avait pas encore été mis sur le marché public, par exemple : les montres électroniques, des instruments qui pouvait déterminer la direction de la qibla, des appareils d’enregistrement audio, des téléphones fixes et portables, et des répondeurs téléphoniques automatiques parmi beaucoup d’autres appareils. Il acheta ce répondeur téléphonique automatique dès qu’il fut disponible dans le Royaume. Il l’a beaucoup utilisé, le programmant souvent et enregistrant les messages de lui-même, au point où quand il voyageait, il changeait les messages de l’endroit où il se trouvait. Il était en cela une référence pour nous tous.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 42: Est ce que le Sheikh رحمه الله achetait les journaux, et comment apprenait-il les informations locales et nationales?

 

Réponse: Nous recevions un des journaux à la maison en cadeau, et il le regardait s’il avait du temps. Dès fois, il nous demandait de couper des articles ou des informations importantes afin de les garder. Aussi, il entendait les informations à la radio, surtout pendant le petit déjeuner vers 7 ou 8 du matin quand il écoutait soit la Station Radio de Qur’aan de Riyad ou la BBC. De plus, il écoutait parfois longuement l’analyse des informations lors d’événements importants.

 

637175Barres_fleurs.gif

Question 43: combien d’offres de déménagement pour Riyad le Sheikh رحمه الله s’est-il vu proposées?

 

Réponse: Plusieurs fois on lui a demandé de déménager à Riyad, Médine et la Mecque. Il a même été assigné comme étant un juge à Al-Ihsaa, mais il voyait que le fait qu’il reste à Unayzah avait beaucoup plus de bénéfices, donc il refusa toutes ces offres.

 

637175Barres_fleurs.gif

Question 44: Durant les visites du Roi Faysal, le Roi Khaled, le Roi Fahd, et les autres princes, qu’est ce que le Sheikh رحمه الله leur offrait?

 

Réponse: Quand il fut dans sa maison qui était faite de boue à Unayzah, il reçu la visite du Roi Saud, le Roi Khaled, et le Roi Fahd, ils furent étonnés par la simplicité de son habitation ainsi que par sa piété et son ascétisme dans la vie d’ici bas.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 45: Y a t-il eu une offre de quelqu’un pour installer les instruments d’écho pour le microphone dans la mosquée du Sheikh رحمه الله ?

Réponse: Le Sheikh رحمه الله n’était pas pour cela.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 46: Est ce que le Sheikh رحمه الله fut marié à quelqu’un d’autre que vous, et combien de femmes avait t-il?

 

Réponse: Non, le Sheikh رحمه الله n’était pas marié à une autre que moi. Il était marié à deux femmes avant moi, la première mourut, et Allah n’a pas voulu que le second mariage persiste.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 47: Nous avons besoin d’un conseil de votre part pour les hommes qui ont plus qu’une femme.

 

Réponse: La justice… la justice… la justice.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 48: Si une personne demandait au père (c’est à dire le Sheikh رحمه الله) de me conseiller en tant que fille, à quoi vous attendriez-vous?

Réponse: Il vous aurait conseillé comme il aurait conseillé une de ses filles et toutes les filles des Musulmans de craindre Allah en public et en privé, d’être bon avec les parents, maintenir les liens de parenté, préserver le mari, et craindre Allah concernant l’éducation des enfants basé sur l’Islam avec indulgence et gentillesse.

 

637175Barres_fleurs.gif


Question 49: Comment le Sheikh رحمه الله a t-il reçu la nouvelle de sa maladie, et comment vous informa t-il à ce sujet?

 

Réponse: Il reçu la nouvelle avec patience, espérant la récompense. Un de mes fils m’a rapporté qu’après qu’il ait reçu les nouvelles qu’il leur ordonna de ne rien dire à leurs frères et sœurs ou à moi-même et que ce problème revenait à lui. Il nous transmit la nouvelle progressivement. Nous demandons à Allah de lui pardonner de lui donner une résidence spacieuse au Paradis.

 

637175Barres_fleurs.gif

 

Question 51: Si vous pouviez nous relater les différentes étapes par lesquelles est passé le Sheikh رحمه الله tout au long de sa vie de prêche ?

 

Réponse: Les étapes ont été nombreuses et ceci a été rapporté dans des écrits après la mort du Sheikh رحمه الله

 

637175Barres_fleurs.gif

Question 52: Nous avons appris que le Sheikh رحمه الله durant sa maladie refusa d’appeler son cancer « vilain », choisissant au lieu de cela de simplement de l’appeler « dangereux ». Pouvez vous nous informer à ce sujet et au sujet de sa patience ?

 

 

Réponse: Ceci n’était pas seulement après sa maladie, mais plutôt il avait cette opinion avant car il n’aimait pas utiliser le terme « vilain » pour cette maladie. En ce qui concerne sa patience, elle était manifeste durant sa maladie, et je savais qu’il a considérablement souffert d’elle. La douleur le réveillait plusieurs fois durant la nuit. A chaque fois qu’il était questionné à ce sujet, il confirmait qu’elle était présente et il ajoutait qu’il leur disait cela à titre d’information et non comme une plainte, puisqu’il connaissait la récompense de ceux qui sont patients.

Toutes les louanges sont à Allah, que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ses proches et tous ses compagnons et ceux qui les suivent jusqu’au Jour de la Résurrection.

 

 

30 novembre 2014

Les vertus de la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Sheykh Muhammad Ibn Salih El Otheymine رحمه الله

 

gifs puces bullets La Prière est le deuxième pilier des piliers de l’islam et le pilier le plus important de l’islam après la Shahada (le témoignage de foi).

 

gifs puces bullets La Prière est un lien entre le serviteur et son Seigneur. Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« en effet, quand l’un d’entre vous prie, il parle en privé avec son Seigneur. » [rapporté par Al-Bukhari]

 

Et Allah dit dans le hadith qudsi : « J’ai divisé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties et Mon serviteur aura ce qu’il demande. »

Ainsi quand le serviteur dit : ‘ Al-Hamdulillahi Rabb-il-’Alamin ‘, Allah dit : ‘ mon serviteur m’a loué. ‘

Et quand il dit : ‘Ar-Rahman-ir-Rahim’, Allah dit : ‘ mon serviteur m’a glorifié. ‘

Et quand il dit : ‘Maliki-yawm-id-Din’, Allaah dit : ‘ mon serviteur m’a honoré. ‘

Et quand il dit : ‘ Iyyaka Na’bdu wa Iyyaka Nasta’in ‘, Allah dit : ‘ ceci est entre Moi et Mon serviteur et Mon serviteur aura ce qu’il demande. ‘

Et quand il dit : ‘ Ihdinas-Siraat-al-Mustaqim. Sirat-aladhina an’amta ‘ alaihim. Ghairil-Maghdoubi ‘ alaihim wa la Dallin ‘, Allah dit : ‘ ceci est pour Mon serviteur et pour Mon serviteur ce qu’il demande. ‘  » [Rapporté par Muslim]

 

gifs puces bullets La Prière est un jardin de ‘ibadat (les actes d’adoration), dans lequel chaque type splendide d’adoration est trouvé. Il y a le takbir, par lequel la prière est introduite, la position debout pendant laquelle la personne récite la parole d’Allah, l’inclinaison pendant laquelle il vante son Seigneur, le retour de l’inclinaison, qui est remplie des louanges à Allah, la prosternation pendant laquelle il glorifie Allah le Très-Haut et pendant laquelle il l’implore par l’invocation, l’assise dans laquelle il y a le tashahud, des invocations et la fermeture par le taslim.

 

gifs puces bullets La Prière est le moyen d’appui et d’aide en période de détresse et de chagrin. Et elle empêche les actes mauvais et honteux. Allah dit : « cherchez l’aide dans la patience et la prière. » Et Il dit : « récitez ce qui vous a été révélé du Livre et établissez la prière. En vérité, la prière empêche les actes mauvais et honteux. »

 

gifs puces bullets La Prière est la lumière des croyants dans leurs cœurs et en leur lieu de réunion (le jour du jugement). Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « la prière est légère. » Et il صلى الله عليه و سلم a dit : « quiconque la préserve (la prière), elle sera une lumière, une preuve et un (moyen de ) salut pour lui le jour du jugement. » [Rapporté par Ahmad, Ibn Hiban et At-Tabarani]

gifs puces bullets La Prière est la joie et le plaisir des âmes des croyants. Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « mon plaisir a été placé dans la prière. » [Rapporté par Ahmad et Nasa'i]

gifs puces bullets La Prière efface les péchés et expie les mauvais actes. Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « que pensez-vous s’il y avait une rivière devant la porte de l’un d’entre vous et où il se baignerait cinq fois par jour, resterait-il une saleté sur lui ? » Ils (les compagnons) ont répondu : « il ne resterait pas là de saleté sur lui. » Le prophète صلى الله عليه و سلم dit : « Il en est de même avec les cinq prières (quotidiennes), par elles Allah efface les péchés (mineurs). » » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim] Et le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « les cinq prières (quotidiennes) et du Jumu’ah (la prière) au Jumu’ah (la prière) sont une expiation pour ce qui (des péchés) arrive entre eux tant que l’on ne commet pas de grands péchés. » [Rapporté par Muslim]

gifs puces bullets La Prière en congrégation : Ibn ‘Umar رضي الله عنه a rapporté que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « la Prière en congrégation est meilleure que la prière seul de vingt-sept degrés. » [Rapporté par Al-Bukhari et Muslim]
Ibn Mas’ud رضي الله عنه
 a dit : « Quiconque serait heureux de rencontrer Allah demain en étant musulman, qu’il préserve ces cinq prières du lieu où elles sont appelées (c’est-à-dire les masajid), car en vérité, Allah a légiféré pour votre prophète les voies de la guidée. Et en effet ces (cinq prières au masjid) font partie des voies de la guidée. Et si vous deviez prier dans vos maisons comme cet homme qui s’abstient (de prier dans le masjid) et prie dans sa maison, alors vous auriez abandonné la Sunna de votre prophète. Et si vous deviez abandonner la Sunna de votre prophète صلى الله عليه و سلم vous vous égareriez. Il n’y a pas un homme qui fasse ses ablutions et les fasse bien, puis a l’intention d’aller à un de ces masjids sans qu’Allah ne lui enregistre une bonne action pour chaque pas, l’élève d’un degré et efface un mauvais acte par cela. Vous nous avez certainement vu et personne ne s’abstenait de la prière (dans le masjid) sauf l’hypocrite dont l’hypocrisie était bien connue. Et en effet un homme était porté soutenu par deux hommes jusqu’à ce qu’il soit debout dans le rang (pour la prière). » [Rapporté par Muslim]

 

gifs puces bullets Al-Khushu’ (le recueillement) dans la Prière, ce qui signifie

 

1 gifs fleches pour webmaster que le cœur est présent et attentif

2 gifs fleches pour webmaster préserver cet état

 

Sont tous deux des moyens d’entrer au Paradis. Allah dit :

 

« en effet les croyants sont couronné de succès. Ceux qui craignent dans leurs prières (khashi’oun). Et ceux qui se détournent de la conversation vaine. Et ceux qui payent leur Zakat. Et ceux qui protègent leurs parties intimes- Sauf avec leurs conjointes ou ce (des femmes) que leurs mains possèdent, car en effet ils ne sont pas blâmable (). Ainsi quiconque recherche en dehors de cela, alors ceux-là sont les transgresseurs. Et ceux qui maintiennent leur confiance et leurs engagements. Et ceux qui préservent leurs prières. Ils sont les héritiers – ceux qui hériteront Al-Firdaws (le plus haut le niveau dans le Paradis), dans lequel ils seront pour toujours. »

 


Etre sincère envers Allah dans la prière et l’exécuter selon la manière décrite dans la Sunna sont les deux conditions fondamentales pour son acceptation. Le prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit : « en vérité, les actions ne valent que par leurs intentions et chaque personne aura selon ce qu’elle a eu comme intention. » [rapporté par Al-Bukhari et Muslim] Et il صلى الله عليه و سلم a dit : « priez comme vous m’avez vu prier. » [Rapporté par Al-Bukhari]

 

 

Écrit par Muhammad Ibn Salih El Otheymine رحمه الله, le 4/13/1406

 

30 novembre 2014

L’interdiction de la musique en Islam

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

L’Islam prohibe la musique, car elle dévie le cœur, le pénètre et le distrait de l’invocation d’Allah. Et l’homme a été créé pour adorer Allah عز و جل, donc si son cœur est épris de musique, elle le détournera du rappel d’Allah عز و جل.

 

[Ibn Kathîr رحمه الله a rapporté à ce sujet la parole d'Ibn Mas‘ûd رضي الله عنه commentant ce verset :

 

« Et, parmi les hommes, il est [quelqu'un] qui, dénué de science, achète de plaisants discours pour égarer hors du chemin d’Allah. » (Sourate Luqmân, v.6).

 

Puis Il رضي الله عنه a déclaré : « Par Allah, en dehors duquel il n’y a point de divinité [digne d'être adorée] (à trois reprises), c’est bien du chant musical dont il est question (« les plaisants discours »).»]

 

C’est pour cette raison que l’on voit le passionné de musique et de chansons, lorsqu’il marche, taper avec sa main ainsi (NDT : C’est comme si le cheikh faisait le geste de taper avec sa main à ce moment-là.)…  comme s’il jouait de la musique, parce que son cœur et son esprit sont envahis par la musique.

 

Et l’Islam attend de ses adeptes qu’ils soient constamment tournés vers Allah عز و جل, car c’est ainsi qu’ils s’améliorent et atteignent le bonheur.

 

Mohammed Ibn Uthaymîn رحمه الله
Majmû‘ fatâwâ Ibn Uthaymîn رحمه الله , t.43, p.60.

 

 

L’interdiction de la musique en Islam dans A- L'ISLAM s15

 

Et le meilleur exemple est celui de notre Prophète صلى الله عليه و سلم :

Selon un rapport d’ibn Al-Athîr, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit : « Je n’ai songé que dans deux cas, à ce que faisaient les gens de l’époque anté-islamique, mais Allah m’empêchait toujours de parvenir à ces fins. Ensuite, je ne cessais de songer à Allah jusqu’au moment où il me fit l’honneur de me confier Son message.

Pour le premier cas, je dis, une nuit, au jeune homme avec lequel je gardais els moutons au dessus de la Mecque : «Ah ! Si seulement tu me surveillais mes moutons pour me permettre d’aller à la Mecque veiller comme les autres jeunes ! ». Celui-ci accepta. Alors je me mis en route.

Juste à l’entrée de la Mecque, j’entendis une flûte. « Qu’est ce que c’est ? » demandais-je. On me répondit : «C’est le mariage de tel homme avec telle femme ». Alors je me mis assis pour écouter mais Allah me poussa au sommeil et ce fut la chaleur des rayons du soleil qui, le lendemain, me réveilla. Ainsi, retournais-je à mon compagnon.

Celui-ci m’interrogea sur la veillée et je lui racontai ce qui s’était passé.

A propos du second cas, il m’arriva dans une autre nuit, de vouloir faire la même chose mais, une fois à la Mecque, le même sommeil me reprit, après quoi je n’ai plus songé au mal et au perfide ».  

 

Source : Ar-Raheeq Al-Makhtoum (le Nectar Cacheté) p93-94

 

30 novembre 2014

L’invocation de clôture du Quran (Du’a Khatm il-Quran)

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

gifs puces bullets Avis de Shaykh Sâlih al-Fawzân حفظه الله gifs puces bullets

 

Question :

Je suis en train de terminer la lecture du Quran, walillah il-hamd wal-minnah, et j’ai envie de réunir les gens de ma famille lorsque j’aurai fini, afin d’invoquer Allah avec ce que l’on connaît comme invocations. Est-ce un acte permis ?

 

Réponse :

Louange à Allah. Il est permis de réunir sa famille et des frères lors du du’â de clotûre du Quran car c’est une occasion propice à l’exaucement. C’était également une habitude de plusieurs Sahabas. L’invocation de clôture du Quran est donc une chose héritée des Salafs dans la prière et en dehors, et est propice à l’exaucement.

Voir « At-Tibyân fi Âdâb himlat il-Quran » (p.89-91), « Tarikh Baghdâd » (9/309) et « Faydh ul-Qadîr » (4/365)

Source : Site du Shaykh – Fatwa n° 16032

 

216134Barres_fleurs__10_.gif

 

gifs puces bullets Avis de Shaykh al-Albâni رحمه الله  gifs puces bullets

 

L’invocation imprimée à la fin de la plupart des maçâhif (éditions de Quran) édités en Turquie et ailleurs sous l’intitulé « Du’a Khatm il-Quran » (invocation de clôture du Quran) et qui est attribuée à Shaykh ul-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله, fait partie des choses dont nous ne connaissons aucune origine chez Ibn Taymiyyah ou d’autres savants de l’Islâm. [...]

Et il ne fait aucun doute que s’attacher à une invocation spécifique à la clôture du Quran est une innovation non permise, conformément à l’ensemble des preuves [adillah], comme sa parole صلى الله عليه و سلم
 « Toute innovation est égarement et tout égarement est en Enfer ». Et cela fait partie des bida’ que l’imâm ash-Shâtibî nomme « les innovations attribuées » [al-bid'at ul-idhâfiyyah]*. De plus, Shaykh ul-Islâm ibn Taymiyyah est la dernière personne qui pratiquerait ce genre d’innovations, comment cela serait possible, alors qu’il a le plus grand mérite – dans son époque et après- d’avoir revivifié des sunnah et détruit des innovations ? Qu’Allah le récompense !

Source : « Silsilat ud-Dha’îfah » (Série des Hadiths faibles) – hadith n°6135, volume 13, page 315.

*NDT : Ce sont des innovations qui ont une origine mais qui ne sont pas conformes à la Sunnah (comme le dhikr en groupe ou avec des pierres)

 

216134Barres_fleurs__10_.gif

 

gifs puces bullets Avis de Shaykh ibn Salih al-’Uthaymîn رحمه الله gifs puces bullets

 

Question :

Quel est le dalîl pour l’invocation de clôture du Quran lors des prières du Tarawih, et quel est le mieux entre l’effectuer tout le temps ou la délaisser de temps en temps ?

 

Réponse :

Il n’y a pas de dalîl pour l’invocation en fin de lecture du Quran lors des prières du Tarawîh. Cela n’a pas été rapporté du Prophète صلى الله عليه و سلم ni de ses compagnons رضي الله عنه  d’après ce que je sais, ou à la limite on peut citer ce qui a été mentionné par Anas bin Mâlik qui, lorsqu’il avait fini de lire le Quran, réunissait sa famille et faisait des invocations. Mais pour ce qui est de faire cela durant la prière de nuit du Tarawîh je ne connais pas cela mais de nos jours les gens ont pris l’habitude de clôturer ou de lire ces invocations après avoir terminé la lecture du Quran.

Pour celui qui suit la personne qui est devant lui, il n’y a pas de mal [à le faire] mais quant à celui qui le fait de sa propre initiative, mon avis est qu’il ne doit pas le faire car ce qui n’a pas été affirmé du Prophète صلى الله عليه و سلم
 ni de ses compagnons, nous ne devons pas le pratiquer.
Et si l’imâm a fait en sorte de réciter la fin du Quran dans la prière du Witr et qu’il invoque après avoir terminé le Quran avec l’intention que cela fait partie du « Qunût », c’est une bonne chose. Le plus important est que n’a pas été rapporté du Prophète صلى الله عليه و سلم
 ni de ses compagnons qu’ils avaient l’habitude de clôturer le Quran avec ces invocations dans la prière du Tarawîh et ce qui n’a n’a pas été confirmé, il n’y a pas de doute que le mieux est de le délaisser et de ne pas s’y habituer.

Mais suivre l’imâm dans cela est prioritaire à ne pas le faire et à sortir de la mosquée. D’ailleurs, l’imâm Ahmad رحمه الله
 était d’avis que le Qunût lors de la prière du Fajr est une innovation et non une Sunnah, néanmoins, il disait que s’il était derrière quelqu’un (imâm) qui faisait ce Qunût lors de Salat ul-Fajr il le suivrait et croirait à ses invocations. Et cela est une preuve que les Salafs et les imâms étaient d’avis que la concordance dans une chose où n’apparaît pas une désobéissance à Allah et Son Prophète, même si c’est un sujet d’Ijtihâd (effort d’interprétation), est meilleure que la divergence.

Source : site du cheykh, article 2691

216134Barres_fleurs__10_.gif

 

 

gifs puces bullets Avis de Shaykh Ibn Bâz رحمه الله gifs puces bullets

 

Question :

Quel est le jugement concernant l’invocation de clôture du Quran ?

 

Réponse :

Les Salafs n’avaient pas l’habitude de conclure le Quran en lisant des invocations de clôture lors des prières de Ramadhân et je ne connais pas de divergence entre eux [à ce sujet]. L’avis le plus proche de la vérité dans ce cas est de lire ces invocations mais de ne pas trop les prolonger pour les gens, de préférer des invocations utiles et générales comme ce qu’a dit ‘Aisha رضي الله عنها « Le Prophète صلى الله عليه و سلم préférait les invocations générales et laissait les autres. »

Le mieux pour l’imâm dans l’invocation de clôture du Quran et le Qunût est de choisir des paroles globales et pas trop longues pour les gens. Il lit « Allahumma ihdina fiman hadayt » (Ô Allah compte nous parmi ceux que tu as guidés) rapporté dans un hadith de Al-Hasan dans le Qunût, et il ajoute ce qu’il connaît comme belles invocations comme a ajouté ‘Umar, sans que ce soit trop long et difficile pour les gens.

Il commence par louer Allah, puis les prières sur Son Prophète صلى الله عليه و سلم et conclut avec ce qu’il sait lors des prières de nuit ou le Witr. (…)

En résumé, il n’y a donc pas de mal, cela est même recommandé car c’est une occasion propice à l’exaucement des invocations après la récitation du Livre d’Allah. Et Anas رضي الله عنه, lorsqu’il avait terminé le Quran, avait l’habitude de réunir sa famille et d’invoquer en dehors de la Salat. Et le jugement est le même pendant la Salat, car les invocations sont légiférées pendant la prière et en dehors de celle-ci, il n’y a donc pas de désapprobation à cela.

Il est connu que les invocations durant la prière sont requises lors de la lecture de versets sur les châtiments ou sur la miséricorde comme l’a fait le Prophète صلى الله عليه و سلم
 durant les prières de nuit. Cela est donc légiféré après la clôture du Quran. Quant au fait de savoir si cela se fait pendant la prière ou en dehors de celle-ci, je ne connais pas de divergence entre les Salafs, mais c’est durant la prière que cela a le plus d’effets. Je ne connais pas de Salaf qui ait déconseillé cela pendant la prière comme je n’en connais pas qui l’ai déconseillé en dehors de la prière (…)

 

 

Question :

A quel endroit [de la prière] s’effectue l’invocation de clôture du Quran ? Est-ce avant le Roukoû’ ou après ?

 

Réponse :

Le mieux est que cela soit après qu’il ait terminé de réciter les deux sourates protectrices [Al-Maw'ûdhatayn, NDT : les deux dernières sourates du Quran]. S’il termine de réciter le Quran, il invoque soit dans la première rak’ah, soit la deuxième ou dans la dernière, c’est-à-dire que lorsqu’il clôture le Quran il commence par invoquer à n’importe quelle moment de la prière ; au début, au milieu ou à la dernière rak’ah. Tout cela est permis. L’essentiel est d’invoquer après la récitation de la fin du Quran et la Sunnah est de ne pas prolonger [les invocations] et de raccourcir l’ensemble des invocations dans le Qunût ou les invocations de clôture du Quran.

Il a été rapporté que le Prophète صلى الله عليه و سلم a fait le Qunût avant le Roukoû’ et après, mais la plupart du temps il l’a fait après le Roukoû. Les invocations de clôture du Quran font partie du Qunût du Witr car la cause est la fin de la lecture du Quran, ce qui est un grand bienfait accordé par Allah à Son serviteur (…) donc il invoque Allah de lui accorder la guidée de Son livre, et qu’Il fasse partie de ses lecteurs, que son rappel, sa gratitude Lui soient exclusivement consacrés, qu’il réforme son cœur et ses actes (…)

 

 

Question :

Y’a-t-il une invocation spécifique à la clôture du Quran ? Et quelle est l’authenticité de l’invocation attribuée à Shaykh ul-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله ?

 

Réponse :

Il n’y a pas de dalil mentionnant un du’a spécifique d’après ce que je sais. Il est donc permis au musulman d’invoquer avec ce qu’il veut, en préférant les invocations utiles comme la demande de pardon des péchés, d’obtenir le Paradis, d’être sauvé de l’Enfer, ainsi que demander protection contre les tentations, demander la réussite dans la compréhension du Noble Quran d’une manière agréée par Allah, sa mise en pratique, son apprentissage et d’autres [invocations] du même genre. Il a été rapporté de Anas رضي الله عنه qu’il réunissait sa famille lors de la clôture du Quran et il invoquait, quant au Prophète صلى الله عليه و سلم il n’a rien été apporté de lui à ce sujet, selon ce que je connais.

Concernant l’invocation attribuée à Shaykh ul-Islâm رحمه الله
, je n’en connais pas l’authenticité de cette attribution, mais elle est connue parmi nos savants et d’autres. Quant à moi, je ne m’exprime pas sur ce sujet, wallahu a’lam.

30 novembre 2014

Cinq sounnan à pratiquer à l’écoute de l’appel à la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibnou el Qayim رحمه الله a dit : Cinq sounnan à pratiquer à l’écoute de l’appel à la prière.

 

 1 : Répondre au mouadhin.

La preuve en est la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم
 :

« Lorsque le mouadhin dit « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand » (allahou akbar allahou akbar) et que l’un d’entre vous répète après lui « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand »(allahou akbar allahou akbar). Puis, le mouadhin dit « J’atteste qu’il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah » (as-hadu an la ilaha illa-llah, as hadu an la ilaha illa-llah), il (l’un d’entre vous) répète « J’atteste qu’il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah » (as-hadu an la ilaha illa-llah, as hadu an la ilaha illa-llah). Puis le mouadhin dit « J’atteste que Mouhammad est le messager d’Allah » (as-hadu anna muhammadan rasulu-llah, as-hadu anna muhammadan rasulu-llah), il répète « J’atteste que Mouhammad est le messager d’Allah » (as-hadu anna muhammadan rasulu-llah, as-hadu anna muhammadan rasulu-llah). Puis le mouadhin dit « Venez à la prière » (hayya ala-s-salat, hayyat-ala-salat) et il prononce après lui « Il n’y a de force ni de puissance que par Allah » (Lâ `hawla walâ quwwata illâ billâh). Puis le mouadhin dit « Venez au succès » (hayya’alal falah, hayya’alal falah) et il prononce après lui « Il n’y a de force ni de puissance que par Allah » (Lâ `hawla walâ quwwata illâ billâh). Puis le mouadhin dit « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand » (allahou akbar allahou akbar) et il répète « Allah est le Plus Grand, Allah est le Plus Grand »(allahou akbar allahou akbar). Puis le mouadhin dit « Il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah » (la ilaha illa-llah ) et il répète de tout cœur » Il n’y a point de divinité digne d’adoration en dehors d’Allah » (la ilaha illa-llah ). Il entrera au Paradis. » Rapporté par Mouslim.

 

 2 : La prière sur le Prophète صلى الله عليه و سلم.

La preuve est la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم
 :

 

« Lorsque vous entendez le mouadhin, répétez ce qu’il dit, puis priez sur moi, car celui qui prie sur moi Allah priera sur lui dis fois. » Rapporté par Mouslim.

 

 3 : La demande à Allah le Trés Haut d’el Wassila pour le Prophète صلى الله عليه و سلم.

La preuve est la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم
 :

« Lorsque vous entendez le mouadhin, répétez ce qu’il dit, puis priez sur moi, car celui qui prie sur moi Allah priera sur lui dis fois, puis demandez à Allah pour moi el Wassila (la place imminente) car c’est un degrés au Paradis qui ne revient qu’à un seul serviteur parmi les serviteurs d’Allah et j’e souhaite être celui là. Et celui qui demandera pour moi el Wassila il bénéficiera de mon intercession. » Rapporté par Mouslim.

 

Et la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

« Lorsqu’il entend l’appel à la prière qu’il dise : « Oh Allah Seigneur de cet appel parfait et de cette prière qu’on accomplie accorde à Mouhammad el Wassila et le mérite et accorde lui la place louée que tu as promise. » Celui qui dit cela bénéficiera de mon intercession le Jour du Jugement. » Rapporté par Al Boukhari.

 

 4 : La parole : « J’agrée Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion et Mouhammad صلى الله عليه و سلم comme Messager.

La preuve en est la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم
 :

 » Celui qui, lorsqu’il entend le mouadhin dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée en dehors d’Allah, le Seul sans associé, et j’atteste que Mouhammad est Son serviteur et messager, j’agrée Allah comme Seigneur, l’Islam comme religion et Mouhammad, sallallahou ‘alayhi wa sallem, comme messager. » Allah lui pardonne ses péchés. Rapporté par Mouslim.

 

 5 : Implorer Allah pour soi même librement.

La preuve est dans le recueil d’abi Dawoud, d’aprés ‘Abdilleh bni ‘Amrou رضي الله عنه  qui a dit au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم :

« Certes ceux qui appellent à la prière sont mieux que nous. » Et le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :  » Dit ce qu’ils disent, et quand tu as terminé, demande, il te sera accordé. »
Et dans le recueil d’At Tirmidhi, d’aprés Anas رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« L’invocation entre l’adhan et l’iquamah n’est pas rejetée. »

Source : Al Wabil as Sayyib d’Ibn al Qayyim رحمه الله , page 141
Notes : Al iqhamah est le deuxième appel à la prière, plus bref que le premier et qui survient quelques minutes après celui ci.

30 novembre 2014

L’enfer

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

L’enfer dans M- APRES LA MORT bouton%20%2857%29 Yazid ibn Shajara رضي الله عنه a dit : « La Géhenne a des puits, à chaque puits se trouve un rivage tel le rivage de la mer. Il s’y trouve des bestioles et des serpents comparables aux cous des chameaux ainsi que des scorpions comparables aux mulets noirs. Lorsque les gens de l’enfer demandent un allègement, on leur dit : « Sortez vers le rivage ». C’est alors que les bestioles les saisissent par les lèvres et les flancs tel qu’Allah le désire en cela et les écorchent. Ils reviennent ensuite et se précipitent vers les plus grands feux, alors ils sont atteints par la gale à tel point que l’un d’eux frotte sa peau jusqu’à ce qu’apparaisse l’os. On dit alors : « Ô untel, cela te fait-il mal ? » Et lui de répondre : « oui ». Alors on lui dit : « Ceci est pour avoir fait du mal aux croyants » (rapporté par ibn Abu al-Dunya, authentique avec chaine de transmission coupé selon sheykh el Albani رحمه الله, dans son livre L’enfer)

 

bouton%20%2857%29 dans M- APRES LA MORT Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Croyez vous qu’il (le feu de l’enfer) soit rouge comme votre feu ? Il est certes plus noir que le goudron » (Rapporté par Malik et Al Bayhaqi et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Il y a entre les épaules du mécréant [en enfer] la distance de trois jours pour le cavalier rapide ». (rapporté par Al Boukhary et Mouslim et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « L’épaisseur de la peau du mécréant équivaut à 22 coudées, sa dent sera comparable à Uhud et sa place dans la Géhenne sera telle (la distance) entre la Mecque et Médine ». (rapporté par At-Tirmidhi et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Votre feu -ce qu’attisent les fils d’Adam- n’est qu’une seule partie de soixante-dix parties du feu de la Géhenne ». Ils dirent :  « Par Allah, cela suffit déjà ! ». Il poursuivit : « Il en est supérieur de soixante neuf parties donc chacune est équivalente à sa chaleur ». (rapporté par Al Boukhary, Mouslim et at Tirmidhi et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « S’il y avait dans cette mosquée cent milles (personnes) ou davantage et qu’il y avait parmi eux un homme des gens de l’enfer, qu’il exhalait un souffle et que celui-ci les touchait, la mosquée brûlerait et tous ceux qui s’y trouvent » (Rapporté par Abu Ya’la et authentifié par sheykh el Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Selon En No’man رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Au Jour de la Résurrection, le damné le moins puni sera l’homme auquel on placera un charbon ardent sous la plante des pieds, au point que sa cervelle entrera en ébullition. » el boukhary

 

bouton%20%2857%29 Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit: «Ce jour-là on fera venir l’enfer avec soixante-dix mille rênes et avec chaque rêne soixante-dix mille Anges pour le traîner». (Rapporté par Moslem) 

 

bouton%20%2857%29 Abou Hourayra رضي الله عنه relate : « Nous nous trouvions chez le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم lorsque nous entendîmes un bruit étrange. Le prophète صلى الله عليه و سلم demanda alors : « Savez vous ce que c’est ? ». Nous dîmes : « Allah et Son Messager savent mieux ». Il dit : « C’est une pierre qu’Allah a jeté en enfer depuis soixante-dix automnes, ce n’est que maintenant qu’elle a atteint son fond ». (Rapporté par Mouslim et authentifié par Sheykh El Albani رحمه الله)

 

bouton%20%2857%29 Selon Samoura Ibn Joundab رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit: «Parmi eux l’un est saisi par le feu jusqu’aux chevilles, l’autre jusqu’aux genoux, l’autre jusqu’à la ceinture et l’autre jusqu’à la clavicule». (Rapporté par Moslem)

 

bouton%20%2857%29 Selon Nadia Ibn ‘Oubeyd Al Asiami رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit: «Les pieds d’un homme ne franchiront pas le seuil du Paradis ou de l’enfer avant qu’on ne l’interroge sur sa vie à quoi il l’a consacrée, sur son œuvre dans quoi il l’a faite, sur ses biens d’où il les a acquis et où il les a dépensés et sur son corps en quoi il l’a usé». (Rapporté par Attirmidhi)

 

bouton%20%2857%29 Selon Anas رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit: «Le jour de la résurrection, on fera venir d’entre les gens de l’enfer celui qui aura le plus joui de la vie ici-bas. On le plonge alors une seule fois dans le Feu et on lui dit: «O fils d’Adam! As-tu jamais connu quelque bien? As-tu jamais rencontré quelque opulence?» Il dit: «Non, par Dieu, ô mon Seigneur!» Puis on fait venir celui des gens du Paradis qui aura connu la vie la plus misérable dans ce bas-monde et on le plonge une seule fois dans la Paradis. On lui dit alors: «O fils d’Adam! As-tu jamais connu quelque misère? As-tu jamais rencontré la gêne?» Il dit: «Non, par Dieu! Je n’ai jamais connu la misère et je n’ai jamais rencontré la gêne». (Rapporté par Mouslim)

 

bouton%20%2857%29 Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit :«II y eut une dispute entre le Paradis et l’enferL’enfer dit: «J’ai chez moi les tyrans et les orgueilleux». Le Paradis répliqua: «J’ai chez moi les faibles et les miséreux d’entre les humains». Dieu arbitra alors entre eux en disant : «C’est toi, Paradis, qui es Ma miséricorde et c’est par toi que Je la donne à qui Je veux. Et toi, enfer, tu es Mon supplice et c’est par toi que Je tourmente qui Je veux. Je M’engage personnellement à assurer son plein à chacun de vous deux». (Rapporté par Mouslim)

 

bouton%20%2857%29 Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit: «L’homme dit sûrement une parole digne de la satisfaction de Dieu sans lui prêter la moindre attention et voilà que Dieu l’élève à cause d’elle de plusieurs degrés. Et l’homme dit sûrement une parole provoquant la colère de Dieu sans lui prêter la moindre attention et voilà qu’elle le fait plonger dans l’enfer». (Rapporté par Al Boukhàri)

 

bouton%20%2857%29 Selon Abou Hourayra رضي الله عنه, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم fut interrogé sur ce qui faisait entrer le plus les gens au Paradis. Il dit: «La crainte de Dieu et la bonne moralité». On l’interrogea de même sur ce qui faisait entrer le plus les gens en enfer et il dit: «La bouche et le sexe». (Rapporté par Attirmidhi)


bouton%20%2857%29 Selon Samoura Ibn Joundab رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Parmi eux l’un est saisi par le feu jusqu’aux chevilles, l’autre jusqu’aux genoux, l’autre jusqu’à la ceinture et l’autre jusqu’à la clavicule ». (Mouslim)

bouton%20%2857%29 Selon Anas رضي الله عنه, l’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit : « Lorsque je fus élevé aux cieux, je passais devant des gens dotés d’ongles de cuivre avec lesquels ils se griffaient le visage et la poitrine.
Je demandai : Qui sont-ils, ô Jibril?
Il me répondit : Ce sont ceux qui médisaient (litt : mangeaient la chair) des gens et portaient atteinte à leur honneur ». (Abou Dâwoud)

bouton%20%2857%29 Samoura Ibn Joundoub رضي الله عنه rapporte : « Un matin le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم nous dit : « Nous reprîmes notre marche et passâmes devant un homme étendu sur le dos. Prés de lui se tenait debout un homme avec une scie en acier à la main. Il lui posait la scie sur l’une des moitiés de son visage et coupait sa bouche en deux moitiés jusqu’à la nuque. Il en faisait de même de la narine et de l’œil de cette partie du visage. Puis il faisait le même chose avec l’autre moitié. Il ne revenait à chacune des deux moitiés qu’une fois complètement guérie pour la scier de nouveau ».
Il dit : « Je dis : « Gloire et pureté à Dieu Que sont ces deux-la? » [...]
Il dirent: Quant à l’homme devant qui tu es passé et dont on sciait la bouche jusqu’à la nuque ainsi que sa narine et son œil, c’est un homme qui sortait le matin de chez lui pour dire un mensonge qui se propageait jusqu’aux provinces lointaines.. (Al-Boukhâri)

bouton%20%2857%29 Samoura Ibn Joundoub رضي الله عنه rapporte : « Un matin le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم nous dit : « Nous reprîmes notre marche et passâmes devant quelque chose comme un four à pain. (Il me semble qu’il a dit : « Voila que montaient de ce four une rumeur confuse et des voix ».) Nous nous penchâmes pour voir dans son intérieur et voilà qu’il y avait des hommes et des femmes nus. Des flammes venaient les lécher par en bas. Quand les flammes les touchaient, ils se mettaient a crier ».
Je dis : « Que sont ceux-là? » [...]
Ils dirent: Pour ce qui est des hommes et des femmes nus qui se tenaient dans une fosse semblable à un four à pain, ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. . (Al-Boukhâri)

bouton%20%2857%29 D’après Samoura Ibn Djoundoub رضي الله عنه le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « J’ai vu hier (en rêve) que deux hommes sont venus me prendre pour m’amener à une terre sainte. Nous sommes partis pour arriver près d’une rivière de sang dans laquelle il y avait un homme qui se trouvait en face d’un autre installé au bord de la rivière des pierres à la main. Chaque fois que le premier voulait sortir de l’eau, l’autre lui jetait une pierre à la bouche et le ramener à son point de départ et cette opération se répétait sans cesse et j’ai dit : « qu’est-ce que c’est ? »
- Il (mon compagnon) dit : « celui que tu as vu dans la rivière est celui qui se nourrit du fruit de l’usure »". (Al-Boukhâri, 1979)

bouton%20%2857%29 Samoura Ibn Joundoub رضي الله عنه rapporte : « Parmi les questions que posait le plus souvent le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم à ses compagnons est celle-ci : « Est-ce que l’un de vous a vu quelque chose en rêve »
Celui qui avait eu un rêve le lui racontait. Un matin il nous dit : « J’ai vu cette nuit en rêve deux visiteurs venus me dire : « Viens avec nous! » Je partis avec eux et nous trouvâmes en chemin un homme étendu sur le coté. Prés de lui se tenait debout un homme portant une grosse pierre. Il en frappait la tête du premier jusqu’à la lui fendre, la pierre roulait alors et il allait la ramasser de nouveau. Il ne frappait l’autre que lorsque la blessure de sa tête était guérie. A ce moment il le frappait encore une fois et lui fendait la tête comme à la précédente ».
Il dit : « Je dis aux deux visiteurs : « Gloire et pureté à Dieu ! Qu’est-ce donc que cela? » [...]
Ils me dirent : « Maintenant nous allons t’en informer. Le premier homme devant qui tu es passé et dont on fendait le crâne avec une pierre, c’est celui qui apprenait le Coran et refusait de le mettre en pratique. Il dormait aussi avant d’avoir fait sa prière obligatoire ». (Al-Boukhâri)

bouton%20%2857%29 Hodheyfa ibn el Yaman رضي الله عنه rapporte que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a donné, en guise de mise en garde, la description de certains prédicateurs en ces termes « Des prédicateurs aux portes de l’Enfer, dans lequel ils précipiteront ceux qui leur répondent ». Hodheyfa  رضي الله عنه, Compagnon du Prophète  صلى الله عليه و سلم, demanda à ce dernier : « O Messager d’Allah décris les nous ». L’Envoyé d’Allah  صلى الله عليه و سلم, répondit alors :« Ils sont des nôtres et ils parlent notre langue » (Al Boukhary et Mouslim)

 

bouton%20%2857%29 Ibnou Abbâs رضي الله عنه rappporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « On m’a montré l’Enfer et j’ai vu que la majorité de ses habitants sont des femmes à cause de leur ingratitude ». On lui صلى الله عليه و سلم demanda : « Sont-elles ingrates envers Allah »? Il صلى الله عليه و سلم répondit : « Elles sont plutôt ingrates envers leurs maris car elles ne reconnaissent pas la bienfaisance qu’on leur fait. Même si tu fais du bien pour l’une d’elles toute la vie, si elle voit en toi ce qui lui déplait, elle dira : « Je n’ai jamais vu de bon en toi »". (Sahîhoul-Boukhâry, Hadîs no 29).

 

bouton%20%2857%29 Abdullah ibn Amr رضي الله عنه a dit : « Les gens de l’enfer appelleront Malik qui ne leur répondra pas durant 40 ans, ensuite il dira : {Vous y resterez}. C’est alors qu’ils invoqueront leur Seigneur et diront :{Seigneur, fais nous-en sortir ! Et si nous récidivons, nous serons alors des injustes}. Mais Il ne leur répondra pas autant que la vie terrestre avait duré puis dira :  {Soyez-y refoulés (humiliés) et ne Me parlez plus}. Alors ces gens désespéreront, cela ne sera que sanglots et gémissements, leurs voix seront comparables aux voix des ânes, la première est sanglot et la dernière gémissement » (rapporté par al-Tabarani et al-Hakim et authentifié par Sheykh El Albani رحمه الله)

 

 

bouton%20%2857%29 AbdAllah ibn Amr رضي الله عنه rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Au jour de la Résurrection, on rassemblera ceux qui s’enflaient d’orgueil et ils seront semblables à de petites fourmis à l’apparence humaine. Ils seront plus infimes que la plus petite des choses. Une prison de l’enfer nommée bûlis les dominera et ils seront dominés par le plus grand des feux, ils seront abreuvés d’une boisson qui altère l’esprit, ce sera là une boisson des gens de l’enfer. » Rapporté par Ahmed  

 

 

30 novembre 2014

Les 10 annulations de l’Islam

 

بسم الله الرحمن الرحيم
 

 

« Au Nom de Allah seul et unique, et bénédiction et paix sur le dernier des prophètes sur sa famille et ses compagnons, ainsi que sur tous ceux qui suivent sa voie.

 

Apprends, cher Frère musulman, qu’Allah a prescrit à tous les êtres humains d’adopter la religion de l’Islam, de s’en tenir à ses commandements et d’éviter tout ce qui la viole. Il a envoyé son prophète Muhammad صلى الله عليه و سلم pour inviter les gens à cette relation. Il (Allah) nous a informés (gloire à lui) que celui qui suit son Prophète sera bien guidé, et celui qui s’en éloigne sera égaré. Il nous a mis en garde dans plusieurs versets du Coran contre les causes de l’apostasie et tout autre genre de polythéisme de divinités et de mécréance.

 

Les savants théologiens (que Allah leur soit miséricordieux) ont mentionnés, dans le chapitre concernant l’apostasie, que le musulman peut devenir apostat pour plusieurs sortes de contradictions qui le rendent passible de la peine capitale et permettent de lui confisquer ses biens, car il est alors considéré comme ayant renié l’Islam.

 

Parmi les plus dangereuses violations souvent rencontrées, les dix que nous mentionnons ci-après succinctement pour vous permettre de les éviter, vous et vos confrères.

 

Les 10 annulations de l’Islam dans A- L'ISLAM bout%20%2811%29 La première de ces dix violations 

 

C’est d’associer à Allah, dans son adoration, d’autres divinités. Allah le Très Haut a dit :

 

« Certes, Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne des associés. À part cela, Il pardonne à qui Il veut. » Sourate ‘Les femmes’ verset 116

 

De même Il a dit :

 

« Quiconque associe à Allah (d’autres divinités), Allah lui interdit le Paradis ; et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs ! » Sourate ‘La table servie’ verset 72

 

Et de ces genres de polythéisme, l’invocation des morts, leur appel au secours, leur faire des vœux et leur présenter des immolations.

 

bout%20%2811%29 dans A- L'ISLAM La deuxième violation

 

L’acceptation des intermédiaires entre Allah et soi-même, leur invocation pour leur demander d’intercéder en sa faveur auprès d’Allah, en se fiant complètement à eux. Celui-là devient impie d’après l’unanimité des savants théologiens exégètes.

 

bout%20%2811%29 La troisième violation

 

Celui qui ne considère pas les polythéistes comme impies ou doute de leur impiété (mécreance) ou bien justifie leur croyance, celui-là devient lui-même apostat.

 

bout%20%2811%29 La quatrième violation

 

Celui qui croit que la guidée vers le droit chemin d’une autre personne que le Prophète Muhammad صلى الله عليه و سلم est plus parfaite que la sienne, ou bien que les jugements et principes d’autres personnes sont meilleures que ceux de Muhammad صلى الله عليه و سلم, par exemple, ceux qui accordent leurs préférences aux jugements et principes des Taghoutes (Tyrans démoniaques) plutôt qu’à Muhammad صلى الله عليه و سلم.

 

bout%20%2811%29 La cinquième violation

 

Celui qui hait et déteste quelques principes ou préceptes de ceux que nous a enseignés Muhammad صلى الله عليه و سلم), même s’il les pratique, et aussi impie, parce que Allah, le Très Haut a dit dans le saint Coran :

 

« C’est parce qu’ils ont de la répulsion pour ce qu’Allah a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres. » Sourate ‘Mohamed’ verset 9

 

bout%20%2811%29 La sixième violation

 

Celui qui tourne en dérision quelque principe de la religion du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم ou nie sa récompense ou son châtiment, est aussi impie. Voici l’évidence divine dans le Coran :

 

« Dis : »  Est- ce d’Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son messager que vous vous moquiez ? »  Ne vous excusez pas: vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru. » Sourate ‘le repentir’ verset 65 et 66

 

bout%20%2811%29 La septième violation

 

La magie diabolique, dont entre autres, toutes œuvres démoniaques qui essaye de pousser quelqu’un par des moyens maléfiques soit à haïr sa famille, son prochain ou sa religion, soit à aimer ce qu’il déteste et qui peut lui causer du tort. Celui qui pratique ces actes ou les approuve est aussi mécréant, impie ; voici l’évidence divine dans le Coran à ce sujet :

 

« Mais ceux-ci n’enseignaient rien à personne, qu’ils n’aient dit d’abord : « Nous ne sommes rien qu’une tentation : ne sois pas mécréant» Sourate ‘la vache’ verset : 102

 

bout%20%2811%29 La huitième violation

 

Le soutien des impies et leur aide contre les musulmans. Voici l’évidence d’Allah dans le Coran :

 

« Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.» Sourate ‘La table servie’ verset 51

 

bout%20%2811%29 La neuvième violation

 

Celui qui croit qu’il est possible à certains gens de se passer de la religion et de la loi de Muhammad صلى الله عليه و سلم, devient lui aussi apostat. Car Allah a dit dans le Coran :

 

« Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà parmi les perdants. » Sourate ‘La famille d’Imran’ verset 85

 

bout%20%2811%29 La dixième violation

 

Celui qui évite la religion de Allah, s’en éloigne, s’y oppose, refuse ses préceptes est aussi impie et apostat. Voici l’évidence divine dans le Coran :

 

« Qui est plus injuste que celui à qui les versets d’Allah sont rappelés et qui ensuite s’en détourne ? Nous nous vengerons certes des criminels. » Sourate ‘La prosternation’ verset 22.

 

bout%20%2811%29 Quelques points bout%20%2811%29

 

Dans toutes ces violations, aucune différence entre le badin plaisant, le sérieux et le craintif (sauf le contraint). Toutes ces contradictions sont des plus dangereuses et souvent rencontrées, dans la vie courante. Il convient à tout musulman de les éviter, de les craindre pour son salut personnel. Nous sollicitons la protection d’Allah contre tout ce qui peut causer sa colère et son douloureux châtiment, que sa bénédiction et sa paix soient sur sa meilleure créature Muhammad, sur sa famille et ses compagnons.

 

Fait partie de la quatrième violation, le cas de celui qui croit que les régimes et les lois établies par les êtres humains valent, mieux que la législation de l’Islam ; ou qui croit que le régime islamique ne convient pas ou ne peut nullement être mis en application au vingtième siècle ou qu’il est limité à la relation de l’être humain avec son Seigneur-Créateur, sans pouvoir régir les autres affaires de ce bas monde.

 

Fait aussi partie de cette quatrième violation le cas de toute personne qui voit ou croit que l’exécution du jugement divin (…) ne convient pas aux temps modernes.

 

De même, en fait partie, celui qui pense qu’il est possible d’émettre des jugements suivant des législations autres que celles de Allah dans les affaires, les relations sociales et les interdictions morales, même s’il ne croit pas que ces lois sont meilleures que les lois divines, car alors il aura permis ce que Allah a strictement interdit.

 

Et est mécréant et apostat celui qui permet une interdiction divine très connue certainement dans la religion, comme l’adultère, les boissons alcoolisées et l’usure ou émet un jugement d’après des lois autres que la loi de Allah, et ce, suivant l’accord unanime de tous les fidèles croyants musulmans.

 

Nous sollicitons de Allah qu’Il nous accorde le succès dans nos actes qui Lui plaisent et qu’il nous guide ainsi que tous les musulmans dans le droit chemin, la voie du salut, car Il est Audient et Tout proche, et qu’il accorde Sa Bénédiction et Sa Paix, à notre Prophète Muhammad, à sa famille et à ses Compagnons.»

 

Ecrit par Shaykh Abdel Aziz Ibn Abdallah Ibn Baz رحمه الله

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>