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Le Message Islam
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2 décembre 2014

Est-il permis d’avoir peur des djinns ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

La peur des djinns n’atteint pas le degré du chirk excepté si une personne croit qu’ils influent sur l’univers en dehors d’Allah ou en collaboration avec Allah, alors à ce moment il atteint le degré de l’associationnisme et de l’exagération. En ce qui concerne la peur naturelle, la personne ne commet pas de péché pour cela, mais ceci est une sorte d’effroi et le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Une des choses mauvaise chez l’homme parmi sa déficience est l’impatience et d’être peureux ». Donc l’homme  se doit de fortifier sa foi et qu’il s’en remette à Allah.

Et Allah est celui a qui on demande le secours


Fatwa du cheikh Moqbil رحمه الله
 
tiré d’une cassette intitulée : Protection de l’être humain contre les djinns

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2 décembre 2014

La miséricorde du coran et son remède

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah عز و جل dit :

 

« Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. Cependant, cela ne fait qu’accroître la perdition des injustes. » Coran, 17/82

 

 Allah عز و جل dit de Son livre révélé à Son Envoyé Muhammad صلى الله عليه و سلم que ce Qor’ân ni :

 

 « Le faux ne l’atteint (d’aucune part), ni par devant ni par derrière : c’est une révélation émanant d’un Sage, Digne de louange. » Coran, 41/42

 

Ce qui constitue : « une guérison et une miséricorde pour les croyants ». Ce qui veut dire : qu’il débarrasse les cœurs de leurs maladies comme doute, hypocrisie, polythéisme et déviations – Le Qor’ân est la guérison de tout cela. De plus, il est une miséricorde qui apporte la foi et la sagesse, et incite à la demande du bien. Ceci dit, il ne profite qu’à celui qui y croit, y adhère sincèrement et l’applique. Pour celui-là, il constitue certes un remède et une miséricorde. Quant au mécréant injuste à l’égard de lui-même, l’écoute du Qor’ân ne fait que l’éloigner davantage et le raffermir dans sa mécréance. Mais cela n’est aucunement dû au Qor’ân, incontestablement Allah عز و جل dit :

 

« Dis : . Et quant à ceux qui ne croient pas, il y a une surdité dans leurs oreilles et ils sont frappés d’aveuglement en ce qui le concerne ; ceux-là sont appelés d’un endroit lointain. » Coran, 41/44

 

Et :

 

« Et quand une Sourate est révélée, il en est parmi eux qui disent : Quant aux croyants, elle fait certes croître leur foi, et ils s’en réjouissent. – Mais quant à ceux dont les cœurs sont malades, elle ajoute une souillure à leur souillure, et ils meurent dans la mécréance. » Coran, 9/124-125

 

 

Et les versets allant dans ce sens son nombreux. Qatâda a dit de la parole d’Allah : « Nous faisons descendre du Coran, ce qui est une guérison et une miséricorde pour les croyants. » Cela concerne le croyant qui l’entend, en tire profit, le mémorise et le craint. Mais « elle ne fait qu’accroître la perdition des injustes » c’est-à-dire : qu’ils n’en tirent pas de profit et ne le mémorise pas. Certainement, Allah a fait de ce Qor’ân un remède et une miséricorde pour les croyants.

 

 Kitâb « Tafsîr al-Qor’ân al-‘Adhîm » de Ibn Kathîr رحمه الله , 3/86

1 décembre 2014

La femme peut-elle corriger la prononciation de l’imam ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Si une femme fait la prière derrière les hommes et que l’imam fait une erreur dans sa récitation et qu’aucun homme ne le corrige. Peut-elle le corriger si elle le sait ?

 

Réponse :

 

Si cela se produit au cours de la récitation de el Fatiha, il est alors obligatoire pour elle de le corriger, parce que s’il fait une erreur dans la récitation de El Fatiha alors sa prière est incorrect.

Si c’est dans une autre sourate que El Fatiha et que les hommes présents sont connus par elle et que, par conséquent, il n’y aurait pas de surprise de leur part à l’entendre parler, alors, à ce moment, il n’y a pas de mal si elle corrige l’imam. Cela parce que la voix de la femme n’est pas une awrah (qu’elle doit protéger et couvrir) et pour preuve, la parole d’Allah :

{…ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade (l’hypocrite) ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent.} s 33 v 32

Ainsi, l’interdiction d’être complaisante dans le discours est la preuve de la permission pour la femme de parler.

 

Shaykh Ibn ‘Uthaymeen رحمه الله 
I`laam al-Mu`aasireen bi-Fataawa Ibn `Uthaymeen – Page 58

1 décembre 2014

Jouer au papa et à la maman

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Question :

 

Quand les enfants jouent entre eux, le garçon joue le rôle du père et la fille le rôle de la mère, doit on les laisser ou les empêcher de faire cela ? Et pourquoi ?

 

Réponse :

 

je vois qu’il faut les en empêcher car cela pousse le garçon de dormir avec [la fille], et fermer cette porte est prioritaire.

Cheykh ibn ‘outheymine رحمه الله

Source : Majmou’atou as’ilatin tahoum alousrah almouslima page 138
Edition : minhaj

 

1 décembre 2014

Marcher dans la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaykh Muhammad Umar Bazmul حفظه الله

 

 

Question :

 

Est-il permis à une femme de marcher quelques pas en avant dans sa prière pour prendre un bébé qui pleure ?

 

Réponse :

 

Oui, il est permis à une femme, ou un homme, d’avancer de quelques pas en priant tant qu’il existe raison pour ce mouvement.

Cela est établi dans la Sunna.

 

Il a été rapporté que le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم priait dans sa maison tout seul.
Puis, Aisha رضي الله عنها
 est arrivée à la porte, donc il صلى الله عليه و سلم a marché en avant quelques pas et lui a ouvert la porte et ensuite elle est entrée. [Sunan At-Tirmidhi *601, Al-Albani l'authentifié dans Sahih Sunan At-Tirmidhi (1/330)]

Il est aussi établi que le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a prié sur le minbar pour apprendre aux compagnons la façon correcte de prier.
Ainsi quand il a voulu se prosterner, il a reculé et a descendu les trois marches du minbar. Puis, il s’est prosterné en bas du minbar et est ensuite retourné à sa position (sur le minbar) pour que les musulmans puissent voir sa prière. [Voir Sifat Salat An-Nabi de shaikh Al-Albani رحمه الله
]

Il est aussi authentiquement rapporté qu’il صلى الله عليه و سلم priait en tenant Umamah. Il l’a posée lorsqu’il se prosternait et la reprenait lorsqu’il se relevait. [Sahih Al-Bukhari *516 (1/735 de Fathul-Bari)]

Tout cela montre qu’il n’y a aucun problème à faire des mouvements légers dans sa prière, même s’ils sont répétitifs dans chaque rak’a. Il n’y a aucun problème en cela, incheAllah.

Source : cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh حفظه الله, fichier n°AAMB026, daté 1423/7/25

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1 décembre 2014

Le tarliil et le fait d’embellir sa voix en récitant le Coran

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم récitait le Coran – tel que Allah عز و جل le lui a ordonné- lentement, avec un ton rythmique mesuré, sans se précipiter ni se dépêcher, sa lecture était plutôt « claire, distinguant chacune des lettres » [1], à tel point que « lorsqu’il récitait une suurah de cette manière ; que l’on aurait dit qu’elle est plus longue que ce qu’il paraît » [2]

 

[1] Ibn Al-Mubaarak dans az-zudh (162/1 de « al-Kawaakib » 575) et Abu Dawud et Ahmad avec un sanad sahih

[2] Muslim et Malik

 

Il صلى الله عليه و سلم disait également :

 

« Il sera dit au lecteur du Coran (le Jour du Jugement) : « récite et monte, récite doucement et avec rythme comme tu le faisais dans le bas-monde. Ta place sera au dernier verset que tu réciteras » Abu Dawud et At-Tirmidhi qui l’a authentifié (sahih)

 

(…) Il صلى الله عليه و سلم recommandait d’embellir la voix en récitant le Coran et disait :

 

« Embellissez le Coran avec vos voix [car une jolie voix augmente la beauté du Coran] » Boukhary sous forme ta’liiq, Abu Dawud, Daarimi, Haakim, et Tamaan Al-Raazi avec deux sanad sahih

 

Il صلى الله عليه و سلم disait aussi :

 

« Vraiment, celui qui a l’une des plus belles voix parmi les hommes quand il récite le Coran, est celui qui lorsque vous l’écoutez, vous pensez qu’il craint Allah » Hadith sahih (authentique) rapporté par ibn Al-mubaarak dans « Az-Zuhd » (162/1 de « al-Kawaakib » 575)

 

Il صلى الله عليه و سلم recommandait également de réciter le Coran sur un ton plaisant ; il صلى الله عليه و سلم dit :

 

« Etudiez le livre d’Allah, récitez le continuellement, retenez le (mémorisez) et récitez le avec un ton mélodieux, car par Celui qui détient mon âme entre ses Mains, il s’échappe plus vite que les chameaux de leurs entraves » Daarimi et Ahmad avec un sans sahih.

 

Il صلى الله عليه و سلم disait aussi :

 

« N’est pas des nôtres celui qui ne récite pas le Coran sur un ton plaisant » Abu Dawud et Hakim l’ont authentifié (sahih) et Dhahabi l’a accepté

 

Source : La description de la prière du Prophète صلى الله عليه و سلم de l’Imam Mohammed Nasir Ad-Din el-Albani رحمه الله. Editions Dar al-Athar

1 décembre 2014

Le vêtement noir durant la période de viduité

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Est-il permis de mettre un vêtement noir pour le deuil d’un défunt, surtout s’il s’agit de son mari ?  

 

Réponse :

 

Se vêtir de noir en cas de malheur est une habitude fausse et sans fondement, et il convient devant un malheur de faire ce qui est conforme à la Loi islamique. Il convient de dire : « Nous appartenons à Allah et c’est vers Lui que nous retournons ; ô Allah, récompense-moi dans mon malheur et fais-le suivre par ce qui est meilleur pour moi. » Si la personne dit cela avec foi et en comptant sur Allah, qu’Il soit Glorifié, Allah la récompense et lui accorde mieux que ce qu’elle a perdu dans son malheur. Par contre, mettre un vêtement particulier comme le noir ou autre est un acte sans fondement, faux et blâmable.

 

 

Fatwa de cheikh Otheimine رحمه الله
Fatâwâ al-Mar’a, page 75.

1 décembre 2014

Percer les oreilles d’une fille

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

La question suivante a été posé à SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîne رحمه الله :

Question:

 

Peut-on percer les oreilles ou le nez d’une fille pour l’embellir ?

 

Réponse:

 

Ce qui est correct de dire, c’est que se percer les oreilles n’a rien de mal car il fait partie de la parure permise. Car il a été rapporté des femmes des compagnons qu’elles portaient des boucles d’oreilles.

Et le mal causé est infime ; d’autant plus si les oreilles sont percées dès le très jeune âge, le mal guérit très vite.

Quant au fait de se percer le nez, je ne connais aucune parole des savants à ce sujet. Mais je considère que cela revient à déformer la création et peut-être que d’autres que moi le considèrent autrement.

En somme, si la femme se trouve dans un pays dans lequel se percer le nez fait partie de la parure et de la beauté, alors il n’y a aucun mal à se percer le nez pour y accrocher une boucle d’oreilles.

[Al-Fatâwa al-Djâmi', page - 913]

1 décembre 2014

Les sources des péchés

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibn El-Qayyim  رحمه الله a dit :

 

«   Les sources des péchés sont au nombre de trois :

 

- L’orgueil qui a mené Iblis là où il l’a mené ;

 

- l’avidité qui a fait sortir Adam du Paradis et

 

- la jalousie qui a incité l’un des deux fils d’Adam à tuer son frère.

 

Celui qui est prémuni du mal de ces trois choses aura été prémuni de tout mal.

 

La mécréance vient de l’orgueil, les péchés de l’avidité et l’injustice et la tyrannie de la jalousie ».

 

(voir « Fawa’id » p.105)

Cheikh Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm al-jawziya رحمه الله

  

1 décembre 2014

Refuser une invitation

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cheikh al otheimine  رحمه الله a dit dans l’explication du livre :

 

 القواعد والأصول الجامعة والفروق والتقاسيم البديعة النافعة

 

S’il est donné un cadeau à quelqu’un par gêne (honte), il est obligatoire à celui qui reçoit le cadeau de le refuser, dans le sens ou il dit : « je n’en veux pas ». 

 

De même que si on l’invite à manger, et qu’il sache que l’on ne l’a invité que par gêne (honte), il n’accepte pas l’invitation, et il n’est pas permis qu’il réponde (accepte). 

 

Et ceci arrive souvent, un homme sort de chez lui pour des affaires, et il tombe sur son ami devant la porte, alors il dit : « entre !». 

Sincèrement ou par honte (gêne) ?……….. Par gêne !

Alors nous disons à celui-ci : ne répond pas à l’invitation (n’accepte pas).

Il t’est interdit d’accepter, car tu sais qu’il n’a fait ceci que par gêne. 

 

Cheikh Mouhammad Ibn Salih Ibn ‘Outheymine رحمه الله

1 décembre 2014

Comment les croyants verront leur seigneur le Jour de la Résurrection

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après ‘Abû Sa`îd Al-Khudrî رضي الله عنه :

Comme des gens demandèrent au Prophète صلى الله عليه و سلم : « O Envoyé d’Allah! Verrons-nous le Seigneur au Jour de la Résurrection? ».

 

Il leur répondit: « Oui, éprouvez-vous de la peine à voir le soleil quand il est au zénith au temps clair et serein et éprouvez-vous de la peine à voir la pleine lune quand le temps est clair et serein? ».

 

- »Non, ô Envoyé d’Allah », répondirent-ils.

 

- Eh bien, vous n’aurez pas non plus de peine à voir le Seigneur ce jour-là ainsi que vous n’en avez pas à voir l’un de ces deux astres. Ce jour-là, un héraut viendra crier: « Que chaque communauté suive ce qu’elle adorait ». Ainsi ceux qui associaient une autre divinité à Allah en vouant un culte aux fétiches ou aux pierres dressées, seront tous précipités au Feu. Il ne restera que ceux qui adoraient Allah, pieux ou pervers soient-ils, et les restants des gens du Livre (qui ont suivi la religion non-interpolée révélée à leurs prophètes).

 

On dira aux juifs: « Qu’adoriez-vous? ». – « Nous adorions, répondront-ils, `Uzayr, le fils d’Allah ». – « Vous mentez, répondra-t-on, Allah n’a ni compagne ni enfant. Que désirez-vous? ». – « Nous avons soif, ô Seigneur. Donne-nous à boire », répondront-ils. – « Eh bien, buvez », leur sera-t-il dit. Et alors ils seront précipités d’affilée en Enfer qui s’étendra devant eux comme un mirage.

 

On s’adressera ensuite aux chrétiens et on leur dira: « Qu’adoriez-vous? » – « Nous adorions, répondront-ils, le Messie, fils d’Allah ». – « Vous mentez, leur répondra-t-on, Allah n’a ni compagne ni enfant. Que désirez-vous? ». – « Nous avons soif, ô Seigneur. Donne-nous à boire », répondront-ils. - »Eh bien buvez », leur sera-t-il dit. Et alors ils seront précipités d’affilée en Enfer qui s’étendra devant eux comme un mirage.

 

Il en sera ainsi jusqu’à ce qu’il ne restera plus que ceux qui adoraient Allah, pieux soient-ils ou pervers. Le Tout-Puissant s’incarnera alors à eux dans une forme inférieure à celle sous laquelle Il s’était montré à eux auparavant et leur dira: « Qu’est-ce vous attendez, alors que chaque communauté a rejoint ce qu’elle adorait ». Ils répondront: « O Seigneur! Nous nous sommes séparés d’eux bien que nous ayons grand besoin de s’attacher à eux ». Il leur dira: « Je suis votre Seigneur ». – « Nous nous réfugions contre toi auprès d’Allah. Nous n’associons rien à Allah », répéteront-ils deux ou trois fois. Certains parmi eux seront tentés, et ils diront alors: « Avez-vous un signe conventionnel au moyen duquel vous pouvez Le reconnaître? ». – « Oui », répondront-il. Ils seront alors exposés à une grande horreur et tous ceux qui se prosternaient devant Allah de bon gré seront autorisés à se prosterner tandis que ceux qui se prosternaient devant Allah par crainte (des gens) ou par ostentation; lorsqu’ils voudront se prosterner, leur dos restera raide et ils tomberont à la renverse chaque fois qu’ils essayeront de se prosterner. Puis, ils relèveront tous la tête et verront Allah réintégrant Sa forme qu’ils avaient vu la première fois. Il leur dira alors: « Je suis votre Seigneur ». Et eux de répondre: « Oui, certes, Tu es notre Seigneur! ». A ce moment, le pont sera suspendu entre les deux extrémités de l’Enfer, l’intercession sera permise et l’on entendra implorer le salut d’Allah.

 

Ils lui demandèrent, ajoute le transmetteur: « O Envoyé d’Allah! Que sera-ce que ce pont? ».

 

- « Ce sera, répondit-il, un bourbier où l’on risque de glisser, hérissé de harpons, de grappins et d’épines comme celles se trouvant à Nedjd, que l’on appelle le Sa`dân. Les Croyants passeront sur ce pont (graduellement) avec la rapidité d’un clin d’œil, de l’éclair, du vent, des oiseaux, des chevaux rapides et des autres troupeaux. Les uns échapperont sains et saufs; d’autres échapperont tout en étant égratignés, et d’autres enfin seront précipités dans le feu de l’Enfer. Et cela durera jusqu’à ce que les Croyants soient délivrés de l’Enfer. Eh bien! Par Celui qui tient mon âme en Son pouvoir! Nul parmi vous n’imagine à quel point les Croyants (sauvés) déploieront d’énormes efforts en suppliant le Tout-Puissant à sauver les autres qui n’auraient pas pu échapper au Feu.

 

Ils s’écrieront: « Seigneur, ce sont nos confrères, ils jeûnaient, priaient et accomplissaient le Hajj comme nous ». – « Faites sortir ceux que vous connaissez », leur dira Allah. Leurs figures ne seront pas atteintes par le feu. Certains parmi eux seront brûlés jusqu’aux mi-jambes et d’autres jusqu’aux genoux. Les Croyants diront alors: « O Seigneur! Il n’y reste personne parmi ce que Tu nous as ordonné d’en faire sortir ». – « Retournez-y et faites sortir quiconque ayant au cœur le poids d’un dinar de bien », dira Allah. Ils feront donc sortir beaucoup de damnés, puis diront: « O Seigneur! Il n’y reste personne parmi ce que Tu nous as ordonné d’en faire sortir ». – « Retournez-y et faites sortir quiconque ayant au cœur le poids de la moitié d’un dinar de bien », dira Allah. Ils feront donc sortir beaucoup de damnés, puis diront: « O Seigneur! Il n’y reste personne parmi ce que Tu nous as ordonné d’en faire sortir ». – « Retournez-y et faites sortir quiconque ayant au cœur le poids d’un atome de bien », dira Allah. Ils feront donc sortir beaucoup de damnés, puis diront: « O Seigneur! Nous n’y trouvons aucun bien ».

 

 ’Abû Sa`îd Al-Khudrî رضي الله عنه ajoutait: « Si vous ne me croyez pas, référez-vous à ces paroles du Coran : {Certes, Allah ne lèse (personne), fût-ce du poids d’un atome. S’il est une bonne action, Il la double, et accorde une grosse récompense de Sa part}.

 

Allah l’Exalté, poursuivit le Prophète, dira alors: « Les prophètes, les anges et les Croyants ont intercédé et c’est maintenant le tour du plus Miséricordieux des miséricordieux ». Allah prendra alors une poignée (de réprouvés) de l’Enfer, qui n’avaient point fait du bien et qui seront alors tout calcinés. Il les jettera dans un fleuve se trouvant près des entrées du Paradis et qu’on appelle le fleuve de la vie; et ils renaîtront ainsi comme renaît le grain semé dans le limon de l’inondation. Vous le voyez à côté du rocher et à côté des arbres; ce qui est exposé au soleil est vert et jaune; tandis que ce qui est dans l’ombre est blanc.
 - « Vous en parlez comme un pâtre nomade, ô Envoyé d’Allah », dirent-ils.

 

- « Ces hommes, ajouta le Prophète, sortiront éclatants comme des perles et portant au cou des sceaux. Ils entreront au Paradis et, en les voyant, les bienheureux diront: « Ceux-là, ce sont les affranchis du Clément; Il les a fait entrer au Paradis bien qu’ils n’aient jamais fait du bien ». On leur dira alors: « Entrez au Paradis, ce que vous y voyez est à vous ». – « O notre Seigneur! Vous nous avez donné ce que Vous n’aviez donné à nul autre aux mondes », diront-ils. – « Je vous réserve mieux que cela », dira Allah. – « O notre Seigneur! Est-ce qu’il y a mieux encore que cela? », diront-ils. – « Je serai satisfait de vous et ne serai jamais courroucé contre vous ».

 

Hadith dans le Sahîh de Muslim numero: 269

30 novembre 2014

La sincérité et le conseil sincère

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Tamim ad-dari رضي الله عنه a dit :

« Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit (3 fois) :  « la religion est nasihah (sincérité et conseil sincère). » nous dimes « a qui ? » il dit : « à Allah, son livre, son messager, et aux gouverneurs des musulmans et les gens en général. » [Rapporté par Muslim n°55]

 

 

Commentaire du hadith :

L’imam an Nawawi رحمه الله a dit :

« Cela concerne la sincérité envers Allah عز و جل donc sa signification fait référence au fait d’avoir d’avoir l’imen (la foi) en Allah, et à la dénégation de l’ilhad [Nier ou altérer les sens des Noms et Attributs d'Allah] en ce qui concerne Ses Attributs. Le décrire Lui -LeTrés Haut- avec les qualités d’intégrité, de perfection, et de grandeur en Le déclarant totalement exempt de tout défaut ou déficience. Eviter la désobéissance envers Lui. Aimer pour Lui et détester pour Lui. Garder de bonnes relations avec ceux qui sont obéissants envers Lui et avoir de l’inimitié envers ceux qui Lui désobéissent. (…). Reconnaître Ses faveurs et Le remercier pour cela. Etre sincère dans chaque affaire. Appeler à tout ce que nous avons mentionné, et y encourager. Montrer de la gentillesse envers tout le monde, tous ceux envers qui vous pouvez, dans cet appel.

 

L’imam al-Khattabi (d.388H) رحمه الله a dit,

« La réalité de cette attachement se réfère au servant étant sincère envers lui même, puisque Allah -Le Plus Haut- n’a pas besoin de la sincérité de celui qui l’accomplit. »

Concernant la sincérité envers le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, il s’agit de témoigner de la vérité avec laquelle il a été envoyé. Lui obéir dans ce qu’il a ordonné et interdit. L’aider et l’assister dans la vie et la mort. Eprouver de la haine envers ceux qui sont ses ennemis. S’aligner avec ceux qui lui ont porté allégeance. Respecter ses droits et son honneur. Raviver sa voie et sa Sunna. Répandre sa Da’wah (prêche), et sa shari’ah (loi). Rejeter tout doute soulevé à son encontre. S’intéresser aux sciences du Hadith. Acquérir la compréhension de son sens, et appeler à cela. Avoir de la douceur et de la bonté en l’apprenant et en l’enseignant. Donner la place et l’importance qui lui est due. Exposer les bonnes manières en le lisant. Eviter d’en parler sans le savoir qui lui est dû. Eprouver le respect qui est dû à ses gens pour leur attachement à cela. Prendre en compte ses manières et son comportement. Aimer Ahlul Bayt (la famille du Prophète صلى الله عليه و سلم), et ses Compagnons. Eviter ceux qui introduisent des bida’ (innovations) dans la Sunna, et éviter ceux qui attaquent ne serait ce qu’un seul de ses Compagnons.

La sincérité envers les gouverneurs est de les aider dans la vérité. Les exhorter par son biais. Les rappeler et les conseiller avec bonté et douceur. Les rappeler dans ce sur quoi ils sont étourdis et négligents. Les aider à donner aux musulmans des droits qu’ils n’avaient pas auparavant. Ne pas se rebeller contre eux. Faire que les cœurs des gens soient attachés à l’obéissance envers les gouvernants.

L’imam al Khattabi رحمه الله dit :

 » fait partie de la sincérité envers eux la prière derrière eux, (…), leur donner la zakat (l’aumône), et de ne pas se rebeller contre eux avec l’épée lorsque vous subissez une injustice ou un mauvais traitement de leur part. Et de ne pas les louer avec de fausses louanges, et faire des dou’a (invocations) afin qu’ils soient droits. » Tout cela est basé sur le fait qu’être le gouverneur des musulmans veut dire être Calife, ou être un des administrateurs autres que lui, qui prennent en charge les affaires des musulmans. L’imam al Khattabi رحمه الله cite aussi cela, et dit :  » Et il a été également rapporté de se référer aux imams – qui sont les savants de la Religion. Et que la sincérité envers eux inclut aussi le fait d’accepter ce qu’ils apportent ou transmettent, de les suivre en ce qui concerne les lois, et d’avoir de bonnes pensées à leur sujet. »

La sincérité envers les musulmans en général, à part les gouverneurs et les savants, consiste à les guider vers ce qui est bénéfique pour eux, que ce soit dans l’Au-Delà ou dans cette vie. Les garder loin du mal pour leur enseigner ce sur quoi ils sont ignorants en ce qui concerne la Religion. Les aider par les mots et les actions. Cacher leurs fautes et satisfaire leurs besoins et leurs désirs. Enlever ce qui est maléfique pour eux, et apporter ce qui est bénéfique pour eux. Leur ordonner le bien et leur interdire le mal, avec douceur, sincérité, et compassion envers eux. Avoir du respect pour leur âge avancé, et du respect pour leur jeune âge. Leur donner de bons conseils, ne pas agir en les trompant. Aimer les bonnes choses pour eux, qu’on aimerait pour soit même. Détester les mauvaises choses pour eux, qu’on détesterait pour soit mêmes. Protéger leur richesse, et réputation, et d’autres choses, avec les paroles et les actions. Les encourager à prendre en compte tout ce que nous avons mentionné, de tous les types de sincérité. Et d’animer leur sentiment pour des actes d’obéissance. Il y avait quelques Salafs رضي الله عنه dont le conseil était si important, qu’il a causé un mal sévère aux affaires terrestres -wa Allahu a’lem. »

Sharh Saheeh Muslim (2/38) 
Auteur : l’Imam Abou Zakariyya an-Nawawi رحمه الله

30 novembre 2014

Zayd ibn Thâbit رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

« Ô Zayd, tu es un homme sage et personne ne peut te reprocher quoi que ce soit ! »
[ Parole d' Abû Bakr رضي الله عنه
 demandant à Zayd رضي الله عنه de compiler le Coran.]

 

On était en l’an II de l’Hégire. Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم et ses compagnons s’apprêtaient à affronter l’armée de Quraysh à Badr.

 Tous les hommes valides commençaient à affluer chez le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم pour lui affirmer leur disponibilité à combattre.

L’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم était en train de passer en revue la première armée de l’islam, lorsqu’un jeune garçon qui ne dépassait pas les treize ans vint vers lui, avec un air décidé et enthousiaste qui tranchait avec son âge juvénile.

 

Une fois devant le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم, le jeune garçon s’adressa à lui en ces termes :

« Ô Envoyé de Dieu, donnes-moi la permission de combattre, à tes côtés, les ennemis de Dieu. »

Le Prophète صلى الله عليه و سلم sourit à la vue de cet adolescent qui se donnait des airs d’adulte pour pouvoir participer à la guerre.

Avec une tendresse paternelle, il lui rappelait que son jeune âge ne lui permettait pas de porter les armes. Le jeune garçon qui répondait au nom de Zayd Ibn Thâbit رضي الله عنه retourna chez lui en pleurant, déçu de ne pouvoir accompagner le Prophète صلى الله عليه و سلم et ses compagnons dans leur bataille contre les païens.

 Il revint, plus tard, accompagné cette fois-ci de sa mère dans l’espoir que celle-ci intercède en sa faveur auprès du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم .

Celle-ci voulait, en effet, voir son fils honorer sa famille par sa participation avec les compagnons du Prophète.

 

Mais l’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم ne pouvait accepter que des adolescents aillent combattre une armée composée de soldats adultes et aguerris.

Toutefois, il promit à la mère de Zayd de prendre celui-ci avec lui lors d’une prochaine expédition. Mais le jeune Zayd était décidé à être parmi les personnes proches du Messager de Dieu.

À défaut de participer aux batailles à ses côtés, il trouva une autre astuce. Il alla trouver sa mère et lui suggéra d’aller trouver le Prophète صلى الله عليه و سلم et de lui proposer de le prendre comme élève étant entendu qu’il savait lire et écrire et qu’il mémorisait plusieurs versets du Coran. Sa mère accepta cette proposition avec joie et alla trouver des hommes de son clan qu’elle chargea de voir le Messager de Dieu pour intercéder en faveur de son enfant.

Ces derniers firent part au Prophète صلى الله عليه و سلم du souhait du jeune garçon en lui rappelant ses qualités et ses prédispositions et, pour lui donner des preuves de ce qu’ils avançaient, ils emmenèrent avec lui l’enfant pour une démonstration. En effet, celui-ci était un vrai enfant prodige en matière de récitation du Saint Coran. Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم fut subjugué par sa belle voix et par le sérieux et la sincérité qu’il mettait dans sa récitation. En plus, sa connaissance de l’écriture était un atout en sa faveur.

L’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم vit en ce jeune garçon doué, un futur savant et érudit qui apportera beaucoup à l’islam.

Il commença par lui recommander d’apprendre l’hébreu pour lui rédiger ses correspondances avec les juifs. Zayd رضي الله عنه s’y mit aussitôt et, en si peu de temps, il put assimiler la langue juive suffisamment pour lire et écrire les lettres du Prophète.

Il apprit aussi l’assyrien, montrant ainsi des signes évidents d’intelligence. Voyant cela, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم le chargea d’une fonction encore plus grande : faire fonction de scribe en mettant par écrit les versets révélés au gré des événements et des circonstances.

 

C’est ainsi que le jeune Zayd رضي الله عنه entra au service du Prophète en tant que scribe avec un groupe de compagnons parmi lesquels il y avait ‘Ali Ibn Abî Tâlib, Ubay Ibn Ka`b, ‘Abdallah Ibn Mas’ûd, ‘Abdallah Ibn ‘Abbâs et d’autres رضي الله عنه. Ce groupe mémorisait les versets du Saint Coran et les mettaient par écrit sous la dictée du Messager de Dieu.

On les appelait les secrétaires de la Révélation. À chaque fois qu’un verset était révélé, le Prophète صلى الله عليه و سلم les appelait et le leur dictait, et eux le mettaient par écrit sur des parchemins, des peaux de chèvres ou des omoplates de chameaux.

C’est grâce à eux donc que le Saint Coran fut transcrit et mis par écrit de la façon dont il nous est parvenu aujourd’hui. Mais le mérite de Zayd Ibn Thâbit رضي الله عنه est plus grand encore en ce domaine.

 

En effet, après la mort du Messager صلى الله عليه و سلم, le premier calife Abû Bakr رضي الله عنه entrevit avec tristesse et appréhension de nombreux huffâz – ceux qui apprennent par cœur le coran- tomber dans les batailles livrées par les musulmans contre les apostats.

C’est alors que l’idée de compiler le Saint Coran et d’assembler ses versets en un seul volume germa dans sa tête, surtout après que ‘Umar lui eut exprimé la nécessité impérieuse d’une telle tâche.

On fit donc appel à l’homme qui seul était en mesure d’accomplir une telle mission. Il s’agit, bien sûr, de Zayd Ibn Thâbit, l’illustre compagnon à qui le Messager de Dieu avait accordé le privilège de mettre par écrit, sous sa dictée, la parole de Dieu.

Abû Bakr رضي الله عنه le convoqua et lui dit :

« Ô Zayd, tu es un homme sage et personne ne peut te reprocher quoi que ce soit. »

Et il lui proposa de prendre en charge l’opération de compilation du Saint Coran en lui expliquant la nécessité de procéder à un tel travail. Abû Bakr رضي الله عنه lui recommanda de se faire seconder par tous ceux qui pouvaient lui être utiles en ce domaine.

Et notre pieux compagnon commença son travail en rassemblant les fragments du Saint Coran dispersés chez les compagnons  , en recueillant aussi de la bouche de ces derniers les versets et les sourates, en les comparant et en les confrontant jusqu’à en faire un livre bien compilé et bien agencé, renfermant toute la révélation telle que descendue sur le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم. Plus tard, il dira : « Par Dieu, s’ils m’avaient chargé de déplacer une montagne de sa place, cela m’aurait été moins pénible que de compiler le Saint Coran. »

 

Plus tard, sous le califat de ‘Uthmân رضي الله عنه, c’est à lui également qu’on fit appel pour un autre travail plus important encore, puisqu’il consistait à uniformiser et à unifier le Saint Coran.

En effet, après la compilation du Coran, plusieurs copies en furent faites, que des compagnons conservèrent chez eux.

Bien que les différences entre les copies somme toutes formelles, il n’en demeure pas moins que la nécessité s’imposa aux musulmans d’avoir une seule copie qui ferait le consensus entre tous les musulmans.

La nécessité devenait d’autant plus impérieuse que la multiplicité des variantes du Coran risquait de diviser la communauté au moment où l’islam faisait des conquêtes stupéfiantes et gagnait à sa cause des milliers de nouveaux convertis.

 ’Uthmân رضي الله عنه, alors Calife, décida d’entreprendre la tâche colossale mais combien noble d’unifier les différentes vulgates en possession de certains compagnons en une seule vulgate faisant le consensus entre tous les musulmans.

Et c’est encore à Zayd رضي الله عنه qu’il confia cette tâche.

 

C’est ainsi que le Coran lu par les musulmans aujourd’hui est le même que celui compilé et unifié par Zayd رضي الله عنه et son équipe de secrétaires de la Révélation, il y a plus de quatorze siècles.

 

Le mérite de cet illustre compagnon ne s’est pas limité à la compilation et à l’unification du Saint Coran, loin s’en faut. Cet homme-là avait des qualités exceptionnelles, faites de piété, de courage et de sagesse. Il suffit de rappeler qu’il fut l’un de ceux qui, par leur sagesse et leur poids moral, ont pu éviter à la communauté de se diviser après la mort du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم.

 

C’est lui, en effet, qui décida ses compatriotes, les Ansârs, à faire acte d’allégeance à Abû Bakr رضي الله عنه, après que des divergences furent apparues entre les Muhâjirîn et les Ansârs sur le droit des uns et des autres au califat lors de la fameuse réunion de la Saqîfa des Banû Sâ’ada.

 

À sa mort, les musulmans le pleurèrent beaucoup, en se rappelant sa science, sa piété et sa sagesse qui leur manqueront désormais. Et ce n’est pas sans raison que le poète du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم, Hassan Ibn Thâbit, fit son apologie en ces termes :

« Que restera-t-il de la poésie après Hassan et son fils ? »

« Que restera-t-il de la science après Zayd Ibn Thâbit ? »

 

Tiré du livre : Les compagnons du Prophète (tome1)
Les premiers hommes de l’Islam
Messaoud Abou Oussama

 

30 novembre 2014

Ce qui est le mieux pour la femme : son foyer ou la science ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Réponse du Shaykh Saalih al-Fawzaan حفظه الله

 

 

Question :

Qu’est-ce qui est préférable pour la femme musulmane : s’occuper des obligations dues à son foyer et son mari, ou l’étude de la science, en employant une femme de ménage qui s’occuperait des tâches ménagères de la maison ? Renseignez-nous, qu’Allah vous récompense par le bien.

 

Réponse :

Oui, il est obligatoire à la femme musulmane de chercher la compréhension de sa religion selon ses capacités. Mais l’entretien de son époux, lui obéir et l’éducation de ses enfants sont des obligations très importantes. Qu’elle consacre donc à l’apprentissage un temps quotidien, même s’il est court, ou une courte réunion, ou elle consacre du temps à la lecture tous les jours, et le reste du temps pour ses tâches ménagères. Mais il ne faut pas qu’elle délaisse la recherche de la science, ni qu’elle néglige son foyer et ses enfants en les laissant à une domestique.

Qu’elle trouve un équilibre entre les deux en consacrant du temps à la science, même peu, et le temps nécessaire aux tâches ménagères.

Fatwa n.15496

  

30 novembre 2014

Le jeûne des enfants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Il n’est pas obligatoire pour lui de jeûner jusqu’à ce qu’il soit pubère par rapport au dire du Prophète صلى الله عليه و سلم:

 » Le qalam a été levé pour trois (cas), pour le dormeur jusqu’à ce qu’il se réveille, pour le petit jusqu’à ce qu’il grandisse, et pour le fou jusqu’à ce qu’il retrouve la raison » rapporté par ahmed et abou daoud et nissa’i et la rendu sahih al hakim

Mais son tuteur (les parents) doit lui demander de jeuner s’il le supporte pour s’exercer a l’obéissance (d’Allah) et pour que cela devienne plus facile pour lui lorsqu’il grandira. En prenant comme exemple les pieux prédécesseurs qui faisaient jeuner leurs enfants et ils étaient très petits. Ils les emmenaient a la mosquée et leur faisaient des poupées de laine et lorsque les enfants pleuraient de faim ou par manque de nourriture, ils leur donnaient les poupées (laine) pour leur faire oublier la faim.

La plupart des parents aujourd’hui oublient cet ordre et ne demandent pas a leurs enfants de jeûner, et il y en a même qui interdisent a leurs enfants de jeûner alors que eux mêmes (les enfants) le veulent, en pensant que c’est une miséricorde pour leurs enfants (de ne pas les faire jeûner).

En vérité la miséricorde c’est d’apprendre à leurs enfants les principes de l’islam et ses merveilleux préceptes. 
Celui qui néglige ou interdit cela (le jeûne des petits), devient injuste envers ces enfants et lui même.

Effectivement s’ils jeûnent et que le tuteur s’aperçoit que le jeune leur nuit, dans ce cas la il n’y a pas de mal a ce qu’il leur interdise de jeuner.

Cheikh al otheimine رحمه الله dans le livre Majaliss chahr Ramadan page 38

 

30 novembre 2014

La voix de la femme, une awra ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

La femme est là où les hommes assouvissent leurs désirs, ils penchent donc vers elle par l’instinct du plaisir.

Par conséquent, si elle s’adresse à eux d’une voix trop complaisante, elle ne fait qu’accroître leur tentation.

C’est pour cette raison qu’Allah a ordonné aux croyants de s’adresser aux femmes derrière un rideau s’ils veulent leur demander un service ou un objet :

 

« Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : c’est plus pur pour vos cœurs et leurs cœurs » [Les Coalisés, v. 53].

 

Il a par ailleurs recommandé aux femmes d’éviter d’être trop complaisantes lorsqu’elles s’adressent aux hommes, afin que celui dont le cœur est malade ne les convoite pas :

 

« Ô femmes du Prophète ! Vous n’êtes comparables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l'hypocrite] ne vous convoite pas. » [Les Coalisés, v. 32]

 

Si ceci était la recommandation au moment où les musulmans avaient une foi forte, alors que dire de notre époque où la foi est faible et où l’attachement à la religion a diminué ! Vous devez donc limiter vos contacts avec les hommes étrangers et limiter les conversations avec eux au strict cas de nécessité. Et même dans ce cas, vous ne devez pas être trop complaisante conformément au verset précédent.

 

De là, on conclut que la voix ordinaire qui ne comporte pas de complaisance n’est pas une Awra, car les femmes s’adressaient au Prophète صلى الله عليه و سلم et l’interrogeaient sur des questions religieuses. De même, elles s’adressaient aux Compagnons pour certains besoins sans que le Prophète صلى الله عليه و سلم ne le leur reproche.

Et le succès ne vient que d’Allah.

 

Le Comité Permanent de l’Ifta

Fatâwâ al-Mar’a (Fatwas concernant les femmes), page 209.

 

30 novembre 2014

L’histoire du Prophète Ozair عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibn Asâkir dit : il était Ozair ibn Jarwah. Il est aussi dit qu’il était ibn Sourique ibn Adya ibn Job ibn Darzna ibn Adi ibn Taqi ibn Asbu ibn Phineas ibn Eléazar ibn Aaron. Selon Abdillâh ibn Salâm, Ozair était l’homme qu’Allah a fait mourir cent ans puis ressuscité.

Is’âk ibn Bichr rapporta sur l’autorité d’ibn Abbâs رضي الله عنه et beaucoup d’autres que Ozair عليه سلام était un homme pieux et sage. Un jour, il alla inspecter une de ses propriétés. En revenant chez lui, il passa à côté d’un endroit ruiné. C’était à midi et la chaleur était intense. Il entra dans la ruine sur son âne, et quand il trouva une ombre fraîche, il descendit. Il avait avec lui un panier de figues et un autre de raisins. Il prit une tasse et y pressa du jus de raisins, mis du pain sec dans le jus et le pain fut humidifié et bien servi. Il mangea sa nourriture et se coucha sur son dos en calant ses jambes sur un mur. Tout en contemplant les toits et les ruines de cet endroit, il dit : {Comment Allah peut-il redonner la vie à celui-ci après sa mort ?} (2 :259). Ce qu’il dit n’était pas hors de doute en la capacité d’Allah, il le dit hors de curiosité. Alors, Allah lui envoya l’ange de mort, qui prit son âme et le fit mourir. Il resta mort pendant 100 ans.

Les Israélites étaient, pendant cette période, dans un enfer de turbulences et de changements. Quand cent années furent écoulées, Allah envoya un ange à Ozair عليه سلام qui lui ranima le cœur pour pouvoir comprendre, ses yeux pour pouvoir regarder l’évènement des choses autour de lui, et il pourra ainsi voir comment Allah ranime la vie morte. Ensuite Allah assembla les os et la chair de son propre corps alors qu’il se regardait. Ensuite il créa des cheveux et une peau, puis il lui inspira son âme. Ozair عليه سلام se redressa. L’ange lui dit : « Combien de temps es-tu resté en sommeil ? » Il répondit : « Un jour, ou plutôt une partie d’un jour ! ». Il pensa ainsi parce que, quand il avait voulu dormir, c’était à midi, et quand il se réveilla, il était le moment du coucher du soleil. L’ange lui dit : « En réalité, tu es resté dans ton sommeil pendant cent années. Regarde ta nourriture et ta boisson, le pain sec et le jus de raisins que tu as pressé dans ta tasse, qui sont restée fraîches ». {Regarde ta nourriture et ta boisson, rien ne s’est gâté} (2 :259). Ni les figues ni les raisins n’ont changé. Quand il vit tout cela, il sentit le doute en ce que l’ange lui disait. L’ange lui dit alors : « Regarde ton âne mort, tu pourrais voir ses os ». Ensuite l’ange appela ces os pour se rassembler. Ils commencèrent à venir de tous les lieux où ils étaient éparpillés. L’ange les joignit ensemble, puis il les vêtit de chair et de muscles. Ensuite poussèrent sur eux des cheveux et une peau. L’ange lui inspira et l’âne se mit debout devant lui.

Ensuite, Ozair عليه سلام monta à dos de son âne, jusqu’à ce qu’il arriva à son voisinage, mais personne ne put le reconnaître, et il ne put reconnaître personne non plus. Il retourna à sa maison en étant confondu dans ses pensées. Il trouva une vieille dame qui était aveugle et infirme et qui avait plus de 120 ans. Cette dame était sa domestique. Quand Ozair عليه سلام avait quitté la maison, elle avait 20 ans. Ozair عليه سلام lui dit : « Ô toi vieille dame ! Cette maison est-elle celle d’Ozair ? ». Elle répondit : « Oui, c’est la maison d’Ozair », et elle commença à pleurer. Puis elle dit : « Depuis longtemps je n’ai pas vu quelqu’un qui me fait rappeler d’Ozair. Les gens l’ont oublié. ». Ozair عليه سلام dit : « Je suis Ozair. Allah m’avait fait mourir une durée de 100 ans et maintenant Il m’a redonné la vie ». Elle s’exclama en disant : « Nous avons perdu Ozair depuis 100 ans environ et nous n’avons rien de nouveau sur lui ». Il dit : « Je suis Ozair ». Elle dit : « Ozair était un homme duquel Allah exauçait ses prières, et il guérissait les malades et ceux qui étaient infligés de n’importe quelle maladie par la prière, alors implore Allah qu’Il rende ma vue pour pouvoir te voir. Si tu es Ozair, je te reconnaîtrai ».

Alors Ozair عليه سلام implora Allah et passa sa main sur ses yeux qui devinrent sains. Il lui tint la main et lui dit : « Lève-toi par l’autorisation d’Allah ». Elle se leva et marcha et devint saine. Elle le vit et dit : « Je témoigne que tu es Ozair ».

Elle alla aux Israélites qui étaient rassemblés dans leurs clubs et assemblées, à un fils d’Ozair qui avait 118 ans et à ses petits fils. Elle les appela en disant « Ozair est revenu ». Mais ils ne purent pas la croire. Elle leur dit : « Je suis votre domestique, et Ozair a prié pour moi, et je suis guérie, et je ne suis plus aveugle ou infirme ». Ozair عليه سلام prétendit qu’Allah l’avait fait mourir une durée de 100 ans et lui redonna ensuite la vie. Les gens se dépêchèrent vers lui, et se rendirent autour de lui. Son fils dit : « Mon père avait une taupe noire entre ses épaules ». Alors, Ozair عليه سلام découvrit ses épaules et la taupe noire apparut. Les Israélites dirent : « Il n’y avait personne parmi nous qui aurait pu mémoriser la Torah comme Ozair. Nabuchodonosor a brûlé la Torah, et rien n’est resté que ce que les gens ont mémorisé ». Ils demandèrent qu’il l’écrive pour eux. Le père d’Ozair avait caché une copie de la Torah dans un endroit que personne ne savait sauf Ozair. Il alla avec eux à cet endroit et fit sortir la Torah. Ses pages étaient pourries et les écritures étaient fades.

Ozair عليه سلام s’assit sous l’ombre d’un arbre avec des Israélites qui l’entouraient. Il est dit que deux flammes descendirent du ciel et entrèrent dans sa poitrine, et ainsi il se rappela la Torah et il l’écrivit pour eux. C’est pourquoi les Israélites prétendirent qu’Ozair عليه سلام était le fils d’Allah.

Ibn Abbâs رضي الله عنه dit : {Et pour faire de toi un signe pour les gens} (2 :259), signifie pour les Israélites, parce que ses fils étaient plus vieux que lui en apparence. En effet, quand il mourut, il n’avait que 40 ans, et quand il fut ressuscité après 100 ans, il fut ressuscité dans l’apparence d’un homme jeune.

Ce qui est bien connu est qu’Ozair était un prophète israélien et qu’il vécut dans la période entre Soulayman et Zacharie. Allah عز و جل lui avait inspiré la Torah quand personne de ceux qui la savaient n’était vivant. Wahb ibn Mounabbih dit : « Allah ordonna un ange de descendre avec une flamme de lumière et la mettre à l’intérieure d’Ozair, et ainsi il récrivit la Torah lettre par lettre tel qu’elle avait été révélé la première fois ».

Ibn Asâkir rapporta d’Ibn Abbâs رضي الله عنه
 qu’il interrogea Abdallah ibn Salâm رضي الله عنه au sujet de ce verset :

{Les juifs dirent : Ozair est fils d’Allah}  (Sourate « At-Tawbah » – Verset 30)

 

Pourquoi ont-ils dit cela ? Ibn Salâm lui raconta l’histoire d’Ozair عليه سلام et comment il récrivit la Torah pour eux de sa mémoire. Les Israélites dirent : « Moussa ne put nous apporter la Torah que dans un livre, mais Ozair nous l’a apportée sans aucun livre », et ainsi quelques Israélites prétendirent qu’il était le fils d’Allah.

C’est la raison pour laquelle beaucoup d’oulémas Musulmans disent que la chaîne de la Torah s’est cassée dans le temps d’Ozair 
عليه سلام.


Il est raconté qu’Al-Hasan dit : « Ozair et Nabuchodonosor étaient dans la même période du temps ».

Il est rapporté dans un Hadith que le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« La personne la plus proche à Issa c’est moi, il n’y avait aucun Prophète entre moi et lui » . (Al-Boukhâri)

Wahb Ibn Mounabbih dit : « Il était entre Soulayman et Issa ».

Abou Houraira رضي الله عنه rapporta que le prophète صلى الله عليه و سلم  dit :

« L’un des prophètes s’assit sous un arbre, et une fourmi l’a mordu. Alors, il ordonna qu’elle soit sortie. Ensuite, il ordonna que sa niche soit brûlée par le feu. Allah lui révéla : « Si tu va le faire, pourquoi ne brûles-tu pas une seule fourmi » (c’est à dire pourquoi brûles-tu toutes les fourmis) »

Ibn Abbâs et Al-Hasan Al-basri dirent qu’il était Ozair عليه سلام

 

Source : Histoire des Prophètes de Ibn Kathir رحمه الله

 

30 novembre 2014

Salâm, l’affranchi d’Abû Hudayfa رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Salâm l’affranchit de hudayfa était un ancien esclave converti très tôt à l’Islam. Il appartenait à un noble qurashite, Abû Hudayfa Ibn ‘Uthba, lui aussi converti, qui l’avait affranchi. On n’appela plus Salâm que sous le nom de « l’affranchi d’Abû Hudayfa ».

 

Avant, Salâm était considéré comme fils adoptif de Hudayfa Ibn Uthba. Une fois le verset révélé abrogeant et interdisant l’adoption, il reprit son nom. Or, comme on ne connaissait pas le nom de son père, on ne le désigna plus que par le nom de Salâm, l’affranchi d’Abû Hudayfa. Quoi qu’il en soit, les deux hommes devenus musulmans devinrent inséparables autant par les liens affectifs qui les unissaient à la suite d’une enfance passée ensemble que par la foi et la piété qui étaient des traits communs aux deux compagnons.

 

C’était là, l’admirable esprit égalitaire de l’Islam qui avait pu réunir deux hommes que tous séparait : l’origine sociale aussi bien que l’esprit de caste. Mais le Coran ne dit-il pas que le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux ? C’est ainsi que Salâm devînt une partie intégrante de la famille de ‘Uthba qui le compta parmi ses membres. On lui accorda même la main d’un membre de la famille, nommée Fâtima Bint Al-Walîd Ibn ‘Utba. C’est dire l’estime et le respect que cet homme admirable suscitait autour de lui.

 

C’est un savant confirmé dans la parole divine et son interprétation. Le Prophète صلى الله عليه و سلم à dit de lui :  » Prenez les sciences du Coran de ces quatre personnes :Abdallah Ibn Mas’ûd, Salâm, l’affranchi d’Abû Hudayfa, Ubay Ibn  Ka’b et Mu’âdh Ibn Jabal. »

 

Après l’établissement des musulmans à Médine, Salâm fut chargé de mener la prière à la mosquée de Qubâ. Il devint ainsi le premier imâm des musulmans après l’émigration. C’est un privilège qui prouve d’une façon incontestable le mérite qu’avait ce compagnon en matière de piété et de savoir.

 

« Un jour, rapporte ‘Aïcha رضي الله عنها, je me suis attardée plus que de coutume à la mosquée. En revenant à la maison, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم m’a dit : ‘où étais-tu ?’ J’ai répondu : ‘Nous étions en train d’écouter un de tes compagnons nous réciter le Coran à la mosquée. ‘Ô Messager de Dieu, je n’ai jamais entendu pareille lecture, ni pareille voix parmi tes compagnons. Il se leva et nous partîmes ensemble à la mosquée. L’Envoyer de Dieu صلى الله عليه و سلم se mit à écouter puis se tourna vers moi et me dit : ‘C’est Salâm l’affranchi d’Abû Hudayfa ! Louange à Dieu qui a mis au sein de ma communauté un homme comme lui.’ L’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم savait juger les hommes.  

 

Abû Hudayfa ne supportait jamais les injustices, dussent-elles être des plus illustres des musulmans. Sa fameuse querelle verbale avec Khâlid Ibn Walîd en constitue un parfait exemple à ce sujet. On rapporte que lors d’une expédition de musulman dirigée par Khâlid Ibn Walîd, qui fut envoyé par le Messager pour prêcher l’Islam dans les tribus arabes de la péninsule arabique, à la suite d’un regrettable malentendu, Khâlid fut amené à combattre et à tuer des hommes bien que ceux-ci aient annoncé leur conversion à l’Islam. Dès qu’il fut informé de cet événement, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلمdemanda pardon à Dieu en disant : « Mon dieu, je désapprouve ce qu’a fait Khâlid. » Parmi les nombreux compagnons qui prirent cette position, il y avait notre illustre Salâm qui, fort de ses connaissances des sources (Coran et sounna), engagea la polémique avec Khâlid en lui reprochant son acte contraire aux principes de l’Islam. Khâlid venait de commettre une grave erreur et Salâm n’était pas homme à laisser faire une injustice sans réagir. D’ailleurs, la première chose que demanda le Messager صلى الله عليه و سلم après ce triste événement, c’est de savoir si quelqu’un avait polémiqué avec le chef de l’expédition en désapprouvant son acte. A Cette réponse, la colère du Prophète صلى الله عليه و سلم s’apaisa car il savait que tant qu’il y avait des hommes justes au sein de sa communauté, et Salâm en était un, l’injustice et l’erreur ne pouvaient être cautionnées ni admises. 

 

Après la mort du Messager صلى الله عليه و سلم, salâm resta fidèle au serment et fut de ceux qui luttèrent avec acharnement pour protéger et consolider l’Etat central de Médine menacé par les complots des apostats et les soulèvements des tribus menées par de faux Prophètes. Et ce fut la fameuse journée d’Al-Yamâma. Ce jour là, les musulmans affrontèrent les apostats dans une terrible bataille qui décida du destin de l’Islam. Salâm et son frère en Islam Hudayfa furent parmi les premiers combattants à porter les armes pour la défense de l’Islam. La bataille avait mal commencé pour les musulmans. Les apostats, plus nombreux, attaquèrent avec férocité obligeant les musulmans à ce replié un peu. Mais le chef des armées musulmanes, Khâlid Ibn Al-Walîd, réussit, grâce à son grand génie militaire, à regrouper ses soldats et la bataille continua de plus belle. Et c’est alors que survint, portant l’emblème, avec à ses côtés un autre pieux compagnon, Thâbit Ibn Quays. Haranguant les musulmans pour stimuler davantage, il s’écria : « Ce n’est pas cette façon que l’on combattait avec le Messager صلى الله عليه و سلم. » Joignant le geste à la parole, nos deux compagnons creusèrent un fossé et y entrèrent. Ils luttèrent dans cette position avec acharnement jusqu’à ce qu’ils tombèrent martyrs au champ d’honneur. Salâm continua à haranguer les musulmans en récitant ce verset de la révélation :

« Combien de Prophètes ont combattu, en compagnie de beaucoup de disciple, ceux-ci ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit dans le sentier de Dieu. Ils ne faiblirent pas et ils ne cédèrent point. Et Dieu aime les endurants. » Coran 3/146

Hélas, encerclé de toute part, il ne tarda pas à succomber sous les coups des apostats. Peut importe pour lui de mourir maintenant. Dans un dernier soupir, il demanda des nouvelles de son frère en islam, Hudayfa Ibn ‘Utba, qui combattait lui aussi. On lui répondit qu’il était tombé en martyr. Il demanda qu’on les mette côte à côte pour qu’ils puissent mourir unis comme ils avaient vécu unis. Aussitôt après, il rendit l’âme, le sourire aux lèvres. Ainsi mourut cet homme juste et véridique à propos duquel ‘Umar Ibn Al-Khattâb رضي الله عنه avait dit, sur le point de mourir : « Si Salâm était encore vivant, c’est à lui que j’aurais confié le commandement. » Comme hommage, on ne pouvait trouver mieux.

 

Source : Les conpagnons du Prophète (tome1)
Les premiers hommes de l’Islam
Messaoud Abou Oussama

 

30 novembre 2014

La biographie de la compagnonne Umm Soulaym رضي الله عنها

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici l’histoire d’une grande dame musulmane : Ummu Soulaym رضي الله عنها, mère de Anas bin Malik رضي الله عنه et épouse de Abu Talha.

D’après Anas رضي الله عنه, Malick abu Anas dit à sa femme, Umm Soulaym, la mère d’Anas, : « Cet homme (le Prophète) interdit le vin ». Et puis il regagna la Syrie où il périt (c’est-à-dire qu’il quitta Médine suite à l’arrivée du Prophète صلى الله عليه و سلم dans cette ville parce que l’interdiction du vin ne lui plaisait pas. C’est pourquoi il partit pour la Syrie et y mourut mécréant.)

Par la suite Abou Talha s’adressa à Umm Soulaym, histoire de lui demander sa main. La dame répondit en ces termes : « Abou Talha, un homme comme toi ne peut pas être éconduit, mais tu es encore mécréant et moi je suis musulmane, ce qui rend notre mariage impossible ».

 

- «Dis, quel en est le coût ?»

 

- «De quel coût s’agit-il ? »

 

- «De l’or et de l’argent. » (Il entend lui faire désirer une importante dot en or et en argent.

 

- «Je ne veux ni or ni argent, mais je veux que tu deviennes musulman. Si tu te convertis, je m’en contenterai à titre de dot et je ne veux rien d’autre. »

 

- « Comment m’y prendre (c’est-à-dire qui va m’aider à le faire) ? »

 

- « le Messager d’Allah. »

Abou Talha alla sur le champ retrouver le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم au milieu d’un groupe de ses compagnons. Quand le Messager le vit venir, il leur dit « Voilà Abou Talha qui arrive le visage éclairé par l’Islam. »

 

Abou Talha lui raconta ce qu’Umm Soulaym رضي الله عنها avait dit et il la lui donna en mariage.

Thait al-Banani (l’un des rapporteurs du hadith d’après Anas) a dit : « Nous ne connaissions pas une dot qui fût plus importante que la sienne puisqu’elle se contenta de l’adhésion à l’Islam (de son mari). Cette épouse était de petite taille aux yeux charmants. Elle resta auprès de son mari qui l’aimait très fort et ils eurent un enfant. Ensuite celui-ci tomba gravement malade. Ce qui toucha Abou Talha رضي الله عنهprofondément.

Abou Talha رضي الله عنه se levait à l’aube, faisait ses ablutions et se rendait auprès du Prophète صلى الله عليه و سلم pour prier avec lui et restait en sa compagnie jusqu’au milieu de la journée. Et puis il rentrait chez lui pour manger et se reposer. Après avoir accompli la prière du zuhr, il repartit pour rejoindre le Prophète صلى الله عليه و سلم et ne revenait qu’après la prière du crépuscule.

Une fois Abou Talha رضي الله عنه alla retrouver le Prophète صلى الله عليه و سلم dans la soirée (une version précise : à la mosquée) et l’enfant décéda (pendant son absence). Um Soulaym رضي الله عنها se dit : personne n’informera Abou Talha du décès de son fils avant moi. Elle prépara le corps de l’enfant, le couvrit et le plaça dans un coin de la maison comme s’il dormait. Abou Talha رضي الله عنه revint de chez le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم en compagnie d’un groupe de ses compagnons et co-utilisateurs de la mosquée.

- « Comment va mon fils ? » Dit-il.

 

- «Ô Abou Talha, il est aujourd’hui plus calme qu’il ne l’a jamais été depuis le début de sa souffrance et j’espère qu’il s’est reposé. » Dit-elle.

 

Et puis elle servit le dîner et ils mangèrent. Puis les gens prirent congé de lui. Et Il alla se coucher. Sa femme se mit dans sa meilleure toilette.

 

Elle vint se coucher à côté de lui. Dès qu’il sentit l’odeur du parfum, il fit avec elle ce qu’un homme fait à sa femme.

 

Vers la fin de la nuit, elle dit : « Abou Talha, dis-moi ! Si des gens prêtaient à d’autres un objet et venaient le leur réclamer ensuite, les emprunteurs pourraient-ils refuser la restitution de l’emprunt ? »

 

- « Non. »

 

- « Allah le Puissant, le Majestueux t’avait prêté ton fils et Il l’a repris. Sois patient et espère en être compensé par Allah. »

 

Il fut furieux et lui dit : « Tu me laisses faire ce que j’ai fait (les rapports intimes) puis tu m’annonces le décès de mon fils ?! » Et puis il dit : « Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons » et loua Allah.

Au matin, il prit un bain, se rendit auprès du Messager d’Allah v, pria avec lui et l’informa de ce qui s’était passé. Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit : « Puisse Allah faire de la nuit dernière une nuit bénie pour vous ». Cette prière prophétique profita à Umm Soulaym رضي الله عنها et elle conçut un enfant.

Elle accompagnait le Messager صلى الله عليه و سلم dans ses voyages et ne le quittait nulle part. Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit : « Si elle accouche, amenez-moi l’enfant. »
Une fois, elle l’accompagna dans un voyage et le Prophète صلى الله عليه و سلم
 avait l’habitude, à son retour à Médine, de ne pas y entrer en pleine nuit. Quand ils arrivèrent à proximité de Médine, Umm Soulaym رضي الله عنها commença le travail d’accouchement. Abou Talha رضي الله عنه alla s’occuper d’elle tandis que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم poursuivait son voyage. Abou Talha رضي الله عنه dit : « Ô Maître, tu sais qu’il me plaît de sortir avec ton Prophète et de rentrer avec lui. Mais voilà que je me trouve retenu par ce que Tu vois.. ».

Umm Soulaym رضي الله عنها lui dit : « Abou Talha, je ne sens plus ce que je sentais. ».

 

Le couple reprit son voyage et la femme ne recommença son travail d’accouchement qu’après leur arrivée à Médine. Elle eut un garçon et dit à son fils Anas : « Anas, je ne l’allaiterai que quand tu l’aurais montré au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et elle lui remit des dattes avec le bébé.

 

Anas رضي الله عنه dit : « Le bébé pleura toute la nuit et je m’en occupais jusqu’au matin.

Puis je le portai au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم que je trouvai vêtu d’un manteau et entrain de marquer des chameaux et des moutons (il s’agissait du marquage des chameaux issus de la zakat pour éviter leur perte). Quand il regarda le bébé, il dit :

 

- « Est-ce que la fille de Malhane a accouché ? »

 

- « Oui» Lui dit Anas رضي الله عنه.

 

- « Attends que je sois entièrement à vous. » Et puis il jeta ce qu’il avait en main, saisit le bébé et dit : « Est-ce qu’il est venu avec quelque chose ? »
- « Oui, des dattes » Lui dirent-ils. Et puis, le Prophète صلى الله عليه و سلم
 prit quelques dattes, les mit dans sa bouche pour les mouiller avec sa salive. Puis il ouvrit la bouche du bébé, y introduisit les dattes et les fit passer à la partie supérieure de la bouche Le bébé se mit à lécher les dattes et les sucer. Ainsi la première nourriture reçue par l’estomac de ce bébé fut mélangée avec la salive du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم. Celui-ci dit : « Voyez comment les Ansars aiment les dattes !»

 

Anas رضي الله عنه dit : je lui dit : ô Messager d’Allah donne-lui un nom. Il essuya son visage et l’appela Abd Allah.

Aucun jeune des Ansars n’était meilleur que lui. Il eut beaucoup de descendants et subit le martyr pendant la conquête de la Perse par les Musulmans. Ceci fait partie des effets de la prière bénie du Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

 

Rapporté par Boukhari, Mouslim et Ahmad at-Tayalissi (auteur de la présente version) et d’autres. Shaikh al-Albani رحمه الله a rassemblé les différentes versions du hadith dans « Ahkam al-Djanaïz », p. 26).

 

  

30 novembre 2014

Les arrêts pendant la lecture du Coran

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Quelle est la Sunnah dans le fait de s’arrêter pendant la lecture du Quran ?

 

 

Réponse :

 

Il est rapporté qu’Umm Salâmah  رضي الله عنها a dit : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم récitait le Quran par coupures… » (Sahih Sunan At-Tirmidhi : 2927).

 

On trouve également dans le Sahih Sunan ABi Dawûd (n°4001) d’Al-Albâni رحمه الله d’après Umm Salâmah رضي الله عنها : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم récitait ainsi : ‘Bismillahi Rahmâni Rahim… Alhamdulillahi rabbil ‘âlamîn… ar-rahmân ir-rahîm… mâliki yawmid-dîn…’ (il faisait une courte pause après chaque verset). »

 

Shaikh ul-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله a dit dans « Al-Fatâwa al-Kubra », volume 4, page 418 : « L’arrêt que font les lecteurs avant chaque verset est une Sunnah, même si le verset suivant est relié au précédent par un adjectif qualificatif ou autre. »

 

Ibn Qayyim رحمه الله a dit dans Zâd ul-Mi’âd, 1er volume page 337 : « Il faisait des coupures dans sa récitation et faisait une courte pause après chaque verset. Il disait donc : ‘Alhamdulillahi rabbil-‘âlamîn’ et s’arrêtait, ‘ar-rahmân ir-rahîm’ et s’arrêtait etc. 

Et Az-Zuhri mentionne que la lecture du Prophète صلى الله عليه و سلم se faisait verset par verset, et c’est ce qui est préférable ; s’arrêter avant chaque verset, même s’il est relié au suivant. » (Fin de ses paroles)

 

Shaikh al-Albâni رحمه الله affirme aussi cela dans son livre « La Description de la Prière du Prophète  » chapitre « La récitation verset par verset » (p.81-82, édition al-Ma’ârif) et il dit : « C’est une Sunnah de laquelle se sont détournés la plupart des récitateurs de Quran à cette époque, sans compter les autres. »

29 novembre 2014

Explication du verset 108 de la sourate 6 « Les Bestiaux »

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah عز و جل a dit :

 

« N’injuriez pas ceux qu’ils invoquent, en dehors d’Allah, car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance. De même, nous avons enjolivé (aux yeux) de chaque communauté sa propre action. Ensuite, c’est vers leur Seigneur que sera leur retour; et Il les informera de ce qu’ils œuvraient. »

 

Ibn Kathir رحمه الله dit dans son tafsir de ce verset: « Dieu interdit à Son Messager et aux croyants d’insulter les divinités des polythéistes même s’il y en a là un certain intérêt de le faire, car il pourrait y arriver une certaine cause de corruption et porter les polythéistes à insulter le Seigneur des croyants.

A cet égard Ibn ‘Abbas رضي الله عنه raconte que les idolâtres auraient dit au Prophète صلى الله عليه و سلم : « O Mohammed, cesse d’insulter nos dieux sinon nous satiriserons ton Seigneur » Dieu, dans ce verset, interdit d’insulter leurs idoles.

 

Ibn Jarir رضي الله عنه rapporte que As Souddy رضي الله عنه a dit: « Lorsque la mort se présenta à Abou Talib, les qoraichites dirent les uns aux autres: « allons rendre visite à cet homme et lui demander d’ordonner à son neveu de ne plus nous attaquer, car nous aurons honte de le tuer après sa mort et alors les arabes diront: « de son vivant il le défendait mais une fois mort ils l’ont tué. »

Abou Sofyan, Abou Jahl, An nadar ibn al Harith, Oumaya et Oubay les deux fils de Khaaf, ‘Ouqba ibn abi Mou’it, Amr ibn al ‘As et Aswad ibn al Boukhtouri envoyèrent un homme appelé Al Mouttaleb pour leur demander l’autorisation d’entrer chez Abou Taleb.

L’homme se rendit chez Abou Talib et lui dit: « les notables de Qoraich demandent l’autorisation de te rendre visite ». L’autorisation accordée, ils entrèrent chez lui et dirent:

« O Abou Taleb, tu es notre cher et maître, Mohammed nous a nui et blasphémé nos divinités. Nous désirons que tu envoie le chercher et de lui interdire de dire du mal de nos divinités ».

Le Prophète صلى الله عليه و سلم arriva chez son oncle qui lui dit : « ces hommes là ne sont que tes concitoyens et cousins »

« que voulez vous » demanda le Prophète.

Ils lui répondirent : « nous désirons que tu nous laisse avec nos divinités pour qu’on te laisse avec ton Dieu ».

Il leur répliqua : « que pensez vous si je réponds à votre demande, me donnerez vous la parole d’accepter une chose, que si vous l’agréez vous dominerez tous les non arabes et ils vous payeront la capitation? »

Abou Jahl lui demanda: « je jure par ton père nous te donneront la parole et dix fois autant. De quoi s’agit-il?  »

Il rétorqua: « dites : il n’y a d’autres divinités digne d’adoration en dehors de Dieu » mais ils refusèrent et manifestèrent leur répugnance.

Abou Talib dit alors : « O mon neveu, demandes leur autre chose car ils redoutent cette attestation »

Et le Prophète صلى الله عليه و سلم de riposter: « O oncle! Je ne leur demande que cette chose là, même s’ils mettent le soleil dans ma main je ne leur demanderai pas autre chose que cette attestation ». Il voulut certes les désespérer.

Ils refusèrent et lui dirent:  » cesse alors d’insulter nos divinités sinon nous t’insulteront ainsi que Celui qui t’ordonne. »

C’est pourquoi Dieu fit descendre ce verset : « (…) car par agressivité, ils injurieraient Allah, dans leur ignorance (…) »

 

Il est cité dans le sahih que l’envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم a dit :  » maudit est celui qui insulte ses parents » on lui demanda:
« O Envoyé de Dieu, comment un homme peut insulter ses parents? »

Il répondit:
« l’homme insulte le père d’un autre, et celui ci insulte (à son tour) son père et sa mère »

« De même, nous avons enjolivé (aux yeux) de chaque communauté sa propre action », c’est à dire nous avons embelli aux yeux de chaque peuple ses propres actions en le laissant dans son égarement

« Ensuite, c’est vers leur Seigneur que sera leur retour; et Il les informera de ce qu’ils œuvraient. » pour qu’Il leur rétribue ce qu’ils méritent pour prix de leurs œuvres

 

SOURCE: L’interprétation du Coran ; Ibn Kathir رحمه الله ; Vol.2

  

29 novembre 2014

L’histoire de Houd عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Voici en vidéo, un extrait des “histoires des prophètes” avec l’histoire de Houd عليه سلام, raconté par le sheykh Nabi el-Awadi حفظه الله

 Vous avez 1 épisode divisé en 3 parties :

 

Les Histoires des Prophètes E05 [Houd] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E05 [Houd] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes e05 [Houd] - part 3/3 vost fr

29 novembre 2014

La description de la prière du Prophète صلى الله عليه و سلم

 

Par son éminence le cheikh Abdul-Azîz Ibn Abdullâh Ibn Bâz رحمه الله

Traduction révisée par Yaqub Abou Younes

 Publié par Le bureau de prêche de Rabwah (Riyad)

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Louange à Allah et que la prière et le salut soient sur le serviteur et le Messager d’Allah, Muhammad, sa famille et ses Compagnons.

 

J’adresse ces quelques paroles à tout musulman et musulmane pour expli­quer comment le Prophète صلى الله عليه و سلم accomplissait la prière, afin qu’ils fournissent des efforts pour se conformer aux actes du Prophète صلى الله عليه و سلم, [mettant ainsi en pratique] sa parole, après en avoir pris connais­sance :

 

)صَلُّوا كَمَا رَأَيتُمُوني أُصَلِّي(

« Priez comme vous m’avez vu le faire. » (rapporté par Al Boukhary)

 

1-   Il faut d’abord faire les ablutions avec le plus grand soin, c’est-à-dire comme Allah عز و جل l’a prescrit dans Sa parole :

 

)يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا قُمْتُمْ إِلَى الصَّلاةِ فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ وَأَيْدِيَكُمْ إِلَى الْمَرَافِقِ وَامْسَحُوا بِرُءُوسِكُمْ وَأَرْجُلَكُمْ إِلَى الْكَعْبَيْنِ(

« Ô vous qui avez cru ! Quand vous vous levez pour la prière, lavez-vous le visage et les mains jusqu’aux coudes, passez-vous les mains sur la tête et [lavez-vous] les pieds jusqu’aux chevilles. »  La Table Servie, verset 6.

 

 … Et selon la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

 

) لا تُقْبَلُ صَلاةٌ بِغَيرِ طَهُور وَلا صَدَقَةٌ مِن غَلُول (

« La prière sans ablutions et l’aumône provenant d’un escroc ne sont pas acceptées. » Rapporté par Muslim dans son recueil authentique.

 

2-   La personne qui veut prier se dirige, où qu’elle se trouve, en direction de la Qiblah (c’est-à-dire la Mecque ou Al-Kaabah) et lui fait face de tout son corps, en ayant l’intention dans son cœur de faire la prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire. Elle ne doit pas prononcer l’intention, ceci n’est pas permis ; c’est une innovation (Bidah) car le Prophète  صلى الله عليه و سلم ne l’a jamais fait, ni ses Compagnons رضي الله عنه.

Il est recommandé de mettre un objet devant soi, en direction duquel on prie, (pour empêcher les gens de passer), que l’on préside la prière ou que l’on prie seul, en application de l’ordre du Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

3- On prononce la première formule de grandeur de son Seigneur (Takbîr) qui est le Takbîratu-l-Ihrâm :

(اللهُ أَكْبَر)

(Allâhu ‘Akbar)

 

« Allah est le Plus Grand », en fixant le regard vers l’endroit de la prosternation.

 

4- On lève les deux mains, au moment du Takbîr, parfois au niveau des épaules, parfois au niveau des oreilles.

 

5- On place les mains sur la poitrine, en posant la main droite sur la main gauche, le poignet et l’avant-bras, tel que c’est mentionné dans un hadith rapporté par Wâ’il Ibn Hujr, et Qubaysah Ibn Hulub At-Tâ’îy selon son père رضي الله عنه.

 

6- Prononcer l’invocation d’ouverture fait partie de la tradition du Prophète صلى الله عليه و سلم (Sunnah) :

 

( اللَّهُمَّ بَاعِدْ بَيْني وَ بَيْنَ خَطَايَاي كَمَا بَاعَدْتَ بَيْنَ المَشْرِقِ وَ المَغْرِبِ , اللَّهُمَّ نَقِّني مِنْ خَطَايَاي كَمَا يُنَقَّى الثَّوْبُ الاَبْيَضُ مِنَ الدَّنَسِ , اللَّهُمَّ اغْسِلْني مِنْ خَطَايَاي بِالمَاءِ وَ الثَّلْجِ وَ البَرَد)

 

 « Ô Allah ! Eloigne de moi mes péchés comme tu as éloigné l’orient de l’occident. Ô Allah ! Purifie-moi de mes péchés comme on nettoie le vêtement blanc de sa saleté. Ô Allah ! Purifie-moi de mes péchés avec l’eau, la neige et la grêle. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, selon Abû Hurayra رضي الله عنه.

 

 Si on veut, on peut dire à la place :

( سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ وَ بِحَمْدِكَ وَتَبَارَكَ اسْمُكَ وَتَعالَى جَدُّكَ وَلا إِلَـهَ غَيْرُكَ )

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, et à Toi la louange. Que ton Nom soit béni et Ta Majesté soit élevée, et il n’y a pas d’autre divinité [digne d'adoration] en dehors de Toi. »

(Subhânak Allâhumma wa Bihamdika wa Tabâraka-Smuka, wa Tacâla Jadduka wa lâ Ilâha Ghayruk)

 

Il est confirmé que le Prophète صلى الله عليه و سلم a pronon­cées ces deux formules. Si on souhaite prononcer d’autres invo­cations rapportées de manière sûre du Prophète صلى الله عليه و سلم, il n’y pas de mal. Et si on prononce de temps en temps celle-ci et de temps en temps, celle-là, c’est préférable, car c’est se conformer encore plus aux actes du Prophète صلى الله عليه و سلم.

Puis, on dit :

 

(أَعُوذُ بِاللهِ مِنَ الشَّيْطَانِ الرَّجِيْمِ بِسْمِ اللهِ الرَّحمَنِ الرَّحِيم)

« Je me mets sous la protection d’Allah contre Satan le lapidé. Au Nom d’Allah le Tout Misé­ricordieux, le Très Miséricordieux. »

 

(Aûdhu billâhi minash-Shaytân ir-Rajîm, Bismillah ir-Rahmân ir-Rahîm.)

 

Ensuite, on récite la sourate Al-Fâtihah (Le Prologue) selon la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

 

(لاَ صَلاةَ لِمَنْ لمَ يَقرَأُ بِفَاتِحَةِ الكِتَاب)

« Pas de prière pour celui qui ne récite pas le premier chapitre du Coran [c.-à-d. Al-Fâtihah]. »

 

Puis, on dit, après cette récitation : (آمِين) (Âmîn)  à  voix haute dans les prières à voix haute, et à voix basse, dans les prières à voix basse.

On récite ensuite (une sourate ou un passage) du Coran. Il est préférable que l’on récite, dans les prières du Dhouhr, de l’Asr, et de l’Ishâ’, les sourates moyennes, dans le Fajr, les sourates les plus longues, et dans le Maghrib, les plus courtes. Mais, parfois au cours de cette dernière prière, on peut réciter des sourates longues ou moyennes, comme l’a fait le Prophète صلى الله عليه و سلم. Il est religieusement correct que la prière de l’Asr soit plus courte que celle du Dhouhr.

 

7- On s’incline ensuite en prononçant le Takbîr (Allâhu ‘Akbar), tout en levant les mains au niveau des épaules ou des oreilles. [Une fois incliné,] Il faut que la tête soit dans le prolongement du dos, les mains sur les genoux, les doigts écartés ; on marque un temps d’arrêt en disant :

 

( سُبْحَانَ رَبيَ العَظِيم )

« Gloire et pureté à mon Seigneur le Très Grand. »

(Subhâna Rabbiy-al-cAzhîm)

 

Il est préférable de répéter cette formule trois fois ou plus.

Il est recommandé d’ajouter ceci :

 

(سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي )

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et à Toi la louange. Ô Allah, pardonne-moi. »

 

(Subhânak Allâhumma Rabbanâ wa Bihamdika AIlâhumma Ghfirlî)

 

 

8- Puis, on se redresse de l’inclinaison, et on lève les mains au niveau des épaules ou des oreilles, en disant :

 

( سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَه )

« Qu’Allah exauce celui qui L’a loué. » (Samic-Allâhu liman Hamidah) que la personne mène la prière (en groupe), ou bien qu’elle prie derrière un imam.

 

Après s’être redressé, on dit :

(رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْدُ حَمْداً كَثيراً طَيِّباً مُبَارَكاً فِيهِ,  مِلءُ السَّمَاوَاتِ وَمِلءُ الأَرْضِ وَمِلءُ مَا بَينَهُمَا وَمِلءُ مَا شِئْتَ مِن شَيءٍ بَعْد.. )

« Notre Seigneur, à Toi la louange, une louange abondante, pure et bénie, qui remplit les cieux et la terre et ce qu’il y a entre les deux, et qui remplit tout ce que Tu voudras au-delà de cela… »

 

(Rabbanâ wa lakal-Hamd Hamdan Kathîran Tayyiban Mubârakan fîh, Mil’us-Samâwât wa Mil’ul-‘Ardh wa Mil’u mâ baynahumâ wa Mil’u mâ Shi’ta min Shay’in bacd…)

 

C’est bien si l’on rajoute après cela :

 

)أَهْلُ الثَّنَاءِ والمجَدِ أَحَقُّ مَا قَالَ العَبْدُ وَكُلُّنَا لَكَ عَبْدٌ اللَّهُمَّ لاَ مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ وَلاَ مُعْطِيَ لمَِا مَنَعْتَ وَلاَ يَنْفَعُ ذَا الجَدِّ مِنْكَ الجَدّ (

« Tu es Digne d’éloges et de grandeur, c’est la parole la plus véridique que le serviteur puisse dire et nous sommes tous Tes serviteurs. Nul ne peut retenir ce que Tu as donné et nul ne peut donner ce que Tu as retenu. Le fortuné ne trouve dans sa fortune aucune protection contre Toi », car il est prouvé dans certains hadiths authentiques que le Prophète صلى الله عليه و سلم l’a dit.

 

Par contre, si l’on prie derrière l’imam, on dit en se relevant [de l'inclinaison] :

)رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْد (

(Rabbanâ wa lakal-Hamd)

 

… puis, tout ce qui a été mentionné ci-dessus.

 

Il est recommandé que l’imam et la per­sonne qui prie derrière lui placent [à nouveau] les mains sur la poitrine, comme ils l’ont fait en position debout, avant l’inclinaison, selon la pratique du Prophète صلى الله عليه و سلم confirmée dans le hadith de Wâ’il ibn Hujr et Sahl ibn Sad رضي الله عنه

 

9- Puis, on se prosterne en prononçant le Takbîr, en posant les genoux au sol avant les mains, si on y arrive ; mais si cela pose problème, on peut poser les mains avant les genoux. Les doigts des mains et des pieds sont dirigés vers la Qiblah ; les doigts des mains sont joints entre eux. On repose sur les sept membres suivants : le front et le nez, les (deux) mains, les (deux) genoux, la plante des (deux) pieds -les orteils repliés. On dit alors :

 

( سُبْحَانَ رَبيَ الأَعلَى )

(Subhâna Rabbiy-al-Ac)

 

« Gloire et pureté à mon Seigneur le Très Haut » … trois fois ou plus.

Il est recom­mandé de dire après cela également :

 

)سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبحَمْدِكَ اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي(

« Gloire et pureté à Toi, ô Allah, notre Seigneur, et à Toi la louange. Ô Allah, pardonne-moi. »

 

(Subhânak Allâhumma Rabbanâ wa Bihamdika AIlâhumma Ghfirlî)

 

On s’efforce de faire le plus d’invo­cations possible, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 

أَمَّا الرُّكُوعُ فَعَظِّمُوا فِيهِ الرَّبَ وَأَمَّا السُّجُودُ فَاجْتَهِدُوا في الدُّعَاءِ فَقَمِنٌ أَنْ يُسْتَجَابُ لَكُم (

« Dans l’inclinaison, proclamez la grandeur du Seigneur ; quant à la prosternation, faites dans cette posture beaucoup d’invocations, car elles sont plus à même d’être acceptées par Allah. »Rapporté par Muslim. … Et il a dit aussi :

 

)أَقْرَبُ مَا يَكُون العَبْدُ مِن رَبِّهِ وَهوَ سَاجِدٌ فَأَكْثِرُوا الدُّعَاء(

« La position dans laquelle le serviteur se trouve le plus proche de son Seigneur est lorsqu’il est prosterné. Faites donc le plus d’invo­cations possible [dans cette posture]. » Rapporté par Muslim

 

On demande à Allah, le bien de ce bas-monde et de l’au-delà, pour soi-même et les autres musulmans, que la prière que l’on accomplit soit une prière obligatoire ou suré­rogatoire. On écarte les coudes de ses côtes, le ventre de ses cuisses, et les cuisses de ses mollets. On lève les avant-bras au-dessus du sol, selon la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

 

)وَاعْتَدِلُوا في السُّجُودِ وَلاَ يَبْسُطُ أَحَدُكُم ذِرَاعَيهِ انْبِسَاط الكَلْب(

« Et restez en prosternation sans bouger, et n’allongez pas vos avant-bras comme le fait le chien. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

 

10- On relève ensuite la tête en pro­nonçant le Takbîr, on étend son pied gauche sur le sol (sous soi) de manière à s’asseoir dessus, [la jambe droite repliée], le pied droit relevé, et on pose les mains sur les cuisses et les genoux. On dit alors :

 

)رَبِّ اغْفِرْ لي رَبِّ اغْفِرْ لي رَبِّ اغْفِرْ لي اللَّهُمَّ اغْفِرْ لي وَارْحَمْني وَارْزُقْني وَعَافِني وَاهْدِني واجْبُرْني(

« Seigneur, pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi, Seigneur, pardonne-moi. Ô Seigneur, pardonne-moi, accorde-moi Ta misé­ricorde ; accorde-moi ma subsistance et le salut, guide-moi et panse mes blessures. »

 

(Rabbi Ghfirlî, Rabbi Ghfirlî, Rabbi Ghfirlî, Allâhumma Ghfirlî wa-Rhamnî, wa-Rzuqnî wa cÂfinî wa-Hdinî wa-Jburnî.)

 

On marque une pause de manière à ce que toutes les vertèbres reprennent leur place, comme on l’a fait en se relevant de l’incli­naison, car le Prophète صلى الله عليه و سلم marquait une longue pause, après l’inclination et entre les deux proster­nations.

 

11- On se prosterne ensuite pour la deuxième fois en prononçant le Takbîr, et on fait la même chose que ce que l’on a fait la première fois.

 

12- On relève la tête en prononçant le Takbîr, et on s’assied comme on l’a fait entre les deux proster­nations, mais un moment très court. Cette courte pause s’appelle la position du repos (Jalsatu-l-‘Istirâhah) et il est recommandé de la faire, selon l’avis le plus correct des savants. Si on ne la fait pas, il n’y pas de mal. On ne prononce dans cette posture aucune formule de rappel, ni d’invocation.

 

On se lève ensuite pour la deuxième unité de prière (Rakcah), en s’appuyant sur ses genoux, et si cela cause une difficulté, on peut s’appuyer avec ses mains sur le sol. On lit la sourate Al-Fâtihah et (une sourate ou un passage) du Coran, après cela, comme on l’a fait dans la première Rakcah ; ensuite, on procède de la même manière que dans la première Rakcah.

 

 

[Remarque]

 

Il n’est pas autorisé à celui qui prie derrière l’imam de le précéder, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a mis en garde sa commu­nauté contre cela. De même, il est détestable de faire les mouvementsen même temps que lui ; la tradition du Prophète صلى الله عليه و سلم (As-Sunnah) veut que celui qui prie derrière l’imam fasse les mouvements après lui, sans tarder, juste après qu’il ait terminé de prononcer [le Takbîr], selon la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

)إِنَّمَا جُعِلَ الإِمَامُ لِيُؤْتَمَّ بِهِ فَلاَ تَخْتَلِفُوا عَلَيْهِ فَإِذا كَبَّرَ فَكَبِّرُوا وَإِذَا رَكَعَ فَارْكَعُوا. إِذَا قَالَ سَمِعَ اللهُ لِمَنْ حَمِدَهُ فَقُولُوا رَبَّنَا وَلَكَ الحَمْدُ وَإِذَا سَجَدَ فَاسجُدُوا(

 

« L’imam a été désigné pour être suivi ; donc ne le précédez pas, et ne tardez pas à suivre ses mouvements. S’il dit « Allâhu ‘Akbar », dites « Allâhu ‘Akbar » (après lui) ; s’il s’incline, inclinez-vous (après lui) ; s’il dit « Allah a entendu celui qui L’a louangé », dites « Ô Seigneur, à Toi la louange » ; et lorsqu’il se prosterne, prosternez-vous (après lui). » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

 

13- Si la prière comporte deux unités de prière, comme le Fajr, la prière du Vendredi ou de l’Aïd, on s’assied après avoir relevé la tête de la deuxième prosternation, le pied droit relevé, en étendant le pied gauche sur le sol (sous soi). On pose la main droite sur la cuisse droite, en serrant le poing sauf l’index que l’on pointe vers l’avant, lorsque l’on mentionne le nom d’Allah, dans la formule du Tawhîd et les invocations. On peut aussi garder l’annu­laire et l’auriculaire de la main droite pliés, former une boucle avec le pouce et le majeur et pointer son index vers l’avant. Ces deux manières ont été rapportées, et le mieux est de faire parfois ceci, parfois cela. La main gauche est posée sur la cuisse et le genou gauches.

 

On lit alors la formule de l’attestation (at-Tachahhud) :

 

)التَّحِيَّاتُ للهِ وَالصَّلَواتُ الطَّيبَاتُ السَّلامُ عَلَيْكَ أَيُّهَا النَّبيُّ وَرَحْمَةُ اللهِ وَبَرَكَاتُهُ السَّلامُ عَلَينَا وَعَلَى عبَادِ اللهِ الصَّالِحِينَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللهُ وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّداً عَبْدُهُ وَرَسُولُه(

 

« Les salutations sont pour Allah, ainsi que les prières et les bonnes œuvres. Que le salut soit sur toi, ô Prophète, ainsi que la miséricorde d’Allah et Ses bénédictions. Que le salut soit sur nous et sur les serviteurs vertueux d’Allah. J’atteste qu’il n’y pas de divinité [digne d'adoration] en dehors d’Allah, et j’atteste que Muhammad est Son serviteur et Son messager. »

 

(At-Tahiyyâtu Lilâhi was-Salâwâtu wat-Tayyibâtu, as-Salâmu calayka Ayyuhan-Nabiyyu wa Rahmatu-Llâhi wa Barakâtuhu, as-Salâmu cAlayna wa calâ-cIbâdillâh is-Sâlihîna, Ash-hadu an lâ Ilâha Illallâhu wa ash-Hadu anna Muhammadan cAbduhu wa Rassûluh.)

 

Puis, on dit :

)اللَّهُمَّ صَلِّ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آَلِ مُحَمَّدٍ كَمَا صَلَيْتَ عَلى إبْرَاهيمَ وَعَلَى آَل إبْرَاهيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيدٌ وَبَارِكْ عَلَى مُحَمَّدٍ وَعَلَى آَلِ مُحَمَّدٍ كَمَا بَارَكْتَ عَلَى إبْرَاهيمَ وَآَلِ إبْرَاهيمَ إِنَّكَ حَمِيدٌ مَجِيد(

« Ô Seigneur, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad comme Tu as prié sur Ibrâhîm et sur la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes Digne de louange et de glorification. Ô Seigneur, accorde Tes bénédictions à Muhammad et à la famille de Muhammad comme Tu as accordé Tes bénédictions à Ibrâhîm et à la famille d’Ibrâhîm, Tu es certes Digne de louange et de glorifi­cation. » Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim.

 

(Allâhumma Salli cala Muhammadin wa cala Âli Muhammadin, kama Sallayta cala Ibrâhîma wa cala Âli Ibrâhîma, Innaka Hamîdun Majîd. wa Bârik cala Muhammadin wa cala Âli Muhammadin, kama Bârakta cala Ibrâhîma wa cala Âli Ibrâhîma, Innaka Hamîdun Majîd.)

 

Ensuite, on invoque Allah contre quatre choses :

 

)اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنْ عَذَابِ جَهَنَّم وَمِنْ عَذَابِ القَبْرِ وَمِنْ فِتْنَةِ المحَيْا وَالمَمَات وَمِنْ فِتْنَةِ المَسِيحِ الدَّجَّال(

« Ô Seigneur, je cherche refuge auprès de Toi contre le châtiment de l’enfer, le châtiment de la tombe, l’épreuve de la vie et de la mort et l’épreuve du Faux Messie. »

(Allâhumma innî Acûdhu Bika min cAdhâbi Jahannami wa min cAdhâb il-Qabri wa min Fitnat il-Mahyâ wal-Mamât, wa min Fitnat il-Massîh id-Dajjâl.)

 

On demande ensuite à Allah ce que l’on veut comme bienfait ici-bas ou dans l’au-delà ; c’est bien de faire des invocations en faveur de ses parents, ou d’autres musul­mans. Ceci se fait, aussi bien dans une prière obligatoire que surérogatoire, car la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم, dans le hadith rapporté par Ibn Mascûd décrivant ce que faisait le Prophète صلى الله عليه و سلم dans leTachahhud, est générale :

 

)ثُمَّ لَيَتَخَيِّرُ مِن الدُّعَاءِ أَعْجَبُهُ إلَيْهِ فَيَدْعو(

« Ensuite, qu’il choisisse parmi les invocations ce qui lui plaît, et qu’il invoque. »

 

Dans une autre version :

 

)ثُمَّ لَيَخْتَر مِنَ المَسْأَلَةِ مَا شَاء(

« Ensuite, qu’il demande ce qu’il veut… » et cela englobe tout ce qui peut être bénéfique au serviteur ici-bas et dans l’au-delà.

 

Puis, on salue [en tournant la tête] vers la droite et vers la gauche, en disant :

 

( السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله.. السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله)

 

« Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous… Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous. »

 

(As-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh, as-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh)

 

 

 

14- Si la prière comporte trois unités de prière, comme le Maghrib, ou quatre, comme le Dhouhr, l’Asr, ou l’Ishâ’, on récite le Tachahhud mentionné précédemment, la prière sur le Prophète, puis on se lève en s’appuyant sur ses genoux ; [une fois debout,] on lève les mains à hauteur des épaules en disant :

 

)اللهُ أَكْبَر (

« Allah est le Plus Grand. »

(Allâhu Akbar)

 

On met les mains sur la poitrine, comme décrit précédemment, et on lit la sourate Al-Fâtihah seulement. Il n’y a pas de mal, au cours de la prière du Dhouhr, à réciter de temps en temps, en plus de laFâtihah, dans la troisième et la quatrième Rakcah, un passage du Coran, selon le hadith authentique rapporté par Abû Sacîd رضي الله عنه.

 

Puis, on récite le Tachahhud après la troisième Rakcah du Maghrib, ou après la quatrième, pour le Dhouhr, l’Asr, ou l’Ishâ’ ; on récite aussi la prière sur le Prophète صلى الله عليه و سلم, on cherche refuge auprès d’Allah contre le châtiment de l’enfer, le châtiment de la tombe, l’épreuve de la vie et de la mort, et l’épreuve du Faux Messie ; et enfin, on fait beau­­coup d’invocations.

 

Parmi les invocations permises à ce moment-là, on peut citer :

 

)رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ (

« Seigneur ! Accorde-nous belle part ici-bas, et belle part aussi dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment du Feu !«  La Vache, v. 201.

 

(Rabbanâ Âtina fid-Duniya Hassanatan wa fil-Âkhirati Hassanatan wa Qinâ ‘Adhaban-Nâr)

 

… comme l’a rapporté Anas  رضي الله عنه qui a dit :

 

)كَانَ أَكْثَرُ دُعَاءِ النَّبيِ صَلَّى الله عَلَيْهِ وَسَلَّم رَبَّنَا آتِنَا فِي الدُّنْيَا حَسَنَةً وَفِي الآخِرَةِ حَسَنَةً وَقِنَا عَذَابَ النَّارِ(

« L’invocation que le Prophète صلى الله عليه و سلم récitait le plus est : « Ô Seigneur, accorde-nous un bienfait ici-bas, et un bienfait dans l’au-delà, et protège-nous du châtiment de l’enfer. »

 

Puis, on s’assied comme on l’a décrit pour la prière de deux Rakcah, sauf que l’on passe sa jambe gauche sous la jambe droite, on s’assied sur le sol, le pied droit relevé, comme le confirme le hadith d’AbûHumayd.

 

Puis, on salue [en tournant la tête] vers la droite et vers la gauche, en disant :

 

( السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله.. السَّلامُ عَلَيْكُم وَرَحمَةُ الله)

« Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous… Que le salut et la miséricorde d’Allah soient sur vous. »

 

(As-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh, as-Salâmu cAlaykum wa Rahmatullâh)

 

 

 

 

3 décembre 2014

La Générosité du Prophète صلى الله عليه و سلم

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Dans la générosité, il صلى الله عليه و سلم est la personne la plus généreuse, il صلى الله عليه و سلم donnait ce que personne d’autre ne donnait. Un homme est venu le voir et il صلى الله عليه و سلم lui a donné un troupeau de moutons comme entre deux montagnes. Celui-ci revint a son peuple et dit : « Ô peuple, soumettez-vous car, certes Muhammad donne comme celui qui ne craint pas le manque. »
(Rapporté par Muslim n° 57-58 livre des mérites)

 

Jâbir Ibn ‘Abdillah رضي الله عنه a dit : « Le Messager d’Allah n’a jamais répondu : non, lorsqu’on le sollicita, pas une seule fois. »
(Rapporté par Muslim n° 56 livre des mérites)

 

Lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم se déplaçait en caravane durant l’expédition de Hunayn, les bédouins le suivaient en le questionnant. Ils s’abritèrent sous un arbre, son vêtement fut arraché alors qu’il était sur sa monture puis il صلى الله عليه و سلم dit : « Remettez-moi mon vêtement, craignez-vous pour moi l’avarice ! Par Allah, si j’avais le nombre de ces arbres robuste (Arbre touffu bien enraciné ) comme bienfaits, je l’aurais partagé entre vous et vous ne m’auriez pas trouvé avare ni lâche ni menteur. »
(Rapporté par Al-Bukhari n° 2821 livre de la lutte et des faits et n° 3848 livre de l’obligation du cinquième butin)

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم était très altruiste, il devançait les autres sur lui-même. Il صلى الله عليه و سلم donnait et pendant un ou deux mois, on n’allumait pas le feu chez lui.
(D’apres le hadith de ‘Aicha رضي الله عنها elle disait : « Nous regardions le croissant de lune, puis un autre croissant de lune. Trois croissants de lune en deux mois et pas un feu n’était allumé dans les maisons du Messager d’Allah . » Rapporté par Al-Bukhari n° 6459 et Muslim n° 28)

 

Une femme offrit au Prophète صلى الله عليه و سلم une cape tissée puis elle dit : « Ô Messager d’Allah, revêts-la. » Il  l’a pris car il était dans le besoin puis il l’a mis. Un homme parmi ses compagnons le remarqua, il dit : « Ô Messager d’Allah, quelle belle cape que celle-ci ! Habilles-moi en » Il lui dit : « Oui » Lorsque le Prophète  se leva, ses compagnons le blâmèrent et lui dirent : « Tu as mal agi lorsque que tu as vu le Prophète. Ce dernier l’a pris en étant dans le besoin, puis toi, tu lui as demandé. Et tu sais, assurément, qu’il n’y a pas quelque chose qu’on lui demande sans qu’il ne refuse. » Il dit : « J’en ai espéré sa bénédiction au moment où le Prophète l’a vêtu et il se peut que celle-ci soit mon linceul. »
(Rapporté par Al-Bukhari n° 6036 livre de l’éducation)

 

Sa générosité était à sa place. Il صلى الله عليه و سلم dépensait l’argent en Allah et pour Allah, aux pauvres, aux besogneux, aux voyageurs pour attacher les cœurs à l’Islam ou encore par légalité pour la communauté afin de l’inciter à dépenser.

 

Extrait du livre : Les Nobles Caractères, éditions sabil, Cheikh Muhammad ibn Salih Al ‘Utheymine رحمه الله

 

3 décembre 2014

La perfection de l’ame et la noblesse de caractère du Prophète صلى الله عليه و سلم

 

Dans la générosité, il صلى الله عليه و سلم est la personne la plus généreuse, il صلى الله عليه و سلم donnait ce que personne d’autre ne donnait. Un homme est venu le voir et il صلى الله عليه و سلم lui a donné un troupeau de moutons comme entre deux montagnes. Celui-ci revint a son peuple et dit : « Ô peuple, soumettez-vous car, certes Muhammad donne comme celui qui ne craint pas le manque. »
(Rapporté par Muslim n° 57-58 livre des mérites)

 

Jâbir Ibn ‘Abdillah رضي الله عنه a dit : « Le Messager d’Allah n’a jamais répondu : non, lorsqu’on le sollicita, pas une seule fois. »
(Rapporté par Muslim n° 56 livre des mérites)

 

Lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم se déplaçait en caravane durant l’expédition de Hunayn, les bédouins le suivaient en le questionnant. Ils s’abritèrent sous un arbre, son vêtement fut arraché alors qu’il était sur sa monture puis il صلى الله عليه و سلم dit : « Remettez-moi mon vêtement, craignez-vous pour moi l’avarice ! Par Allah, si j’avais le nombre de ces arbres robuste (Arbre touffu bien enraciné ) comme bienfaits, je l’aurais partagé entre vous et vous ne m’auriez pas trouvé avare ni lâche ni menteur. »
(Rapporté par Al-Bukhari n° 2821 livre de la lutte et des faits et n° 3848 livre de l’obligation du cinquième butin)

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم était très altruiste, il devançait les autres sur lui-même. Il صلى الله عليه و سلم donnait et pendant un ou deux mois, on n’allumait pas le feu chez lui.
(D’apres le hadith de ‘Aicha رضي الله عنها elle disait : « Nous regardions le croissant de lune, puis un autre croissant de lune. Trois croissants de lune en deux mois et pas un feu n’était allumé dans les maisons du Messager d’Allah . » Rapporté par Al-Bukhari n° 6459 et Muslim n° 28)

 

Une femme offrit au Prophète صلى الله عليه و سلم une cape tissée puis elle dit : « Ô Messager d’Allah, revêts-la. » Il  l’a pris car il était dans le besoin puis il l’a mis. Un homme parmi ses compagnons le remarqua, il dit : « Ô Messager d’Allah, quelle belle cape que celle-ci ! Habilles-moi en » Il lui dit : « Oui » Lorsque le Prophète  se leva, ses compagnons le blâmèrent et lui dirent : « Tu as mal agi lorsque que tu as vu le Prophète. Ce dernier l’a pris en étant dans le besoin, puis toi, tu lui as demandé. Et tu sais, assurément, qu’il n’y a pas quelque chose qu’on lui demande sans qu’il ne refuse. » Il dit : « J’en ai espéré sa bénédiction au moment où le Prophète l’a vêtu et il se peut que celle-ci soit mon linceul. »
(Rapporté par Al-Bukhari n° 6036 livre de l’éducation)

 

Sa générosité était à sa place. Il صلى الله عليه و سلم dépensait l’argent en Allah et pour Allah, aux pauvres, aux besogneux, aux voyageurs pour attacher les cœurs à l’Islam ou encore par légalité pour la communauté afin de l’inciter à dépenser.

 

Extrait du livre : Les Nobles Caractères, éditions sabil, Cheikh Muhammad ibn Salih Al ‘Utheymine رحمه الله

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