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Le Message Islam
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12 décembre 2014

Quelle est la première chose créée par Allah ?

 

SHeikh Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîn رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم
 

 

Il a été demandé à notre éminent SHeikh Muhammad Ibn ‘Uthaymîn رحمه الله comment concilier les hadîth suivant : « Allah était et rien n’avait existé avant Lui. Son Trône flottait sur de l’eau – et Il avait tout écrit avant de créer les cieux et la terre » et le hadîth : « La plume est la première chose créée par Allah ». Il y a une apparente contraction entre ces hadîth au sujet de ce qui a été créé le premier. Il en est de même de l’information selon laquelle Muhammad صلى الله عليه و سلم est la première créature d’Allah ?

 

SHeikh a répondu que ces hadîth sont concordants et cohérents et ne se contredisent pas.

La première chose créée par Allah à notre connaissance c’est le « Trône », et Il s’y installa après avoir créé les cieux. Allah عز و جل dit :

« Et c’est Lui qui a créé les cieux et la terre en six jours, – alors que son Trône était sur l’eau, – afin d’éprouver lequel de vous agirait le mieux.. » Coran, 11/7

 

S’agissant de la plume, le hadîth susmentionné n’est pas une preuve sur le fait qu’elle est la première chose créée par Allah. Le sens voulut plutôt, est que dès qu’Allah l’a créé, Il lui a donné l’ordre d’écrire et elle a écrit toute chose. Quant à Muhammad صلى الله عليه و سلم, il est comme les autres êtres humains donc créé à partir de la semence de son père, ‘Abdullâh Ibn ‘Abdel-Moutalib. Il ne se distingue en rien des autres sur le plan physique d’après sa propre déclaration : « Je ne suis qu’un être humain, j’oublie comme vous oubliez ». Le Prophète صلى الله عليه و سلم s’effrayait, éprouvait de la soif, souffrait du froid et de la chaleur, comme il lui est arrivé de tomber malade et de mourir. Tout ce qui pouvait naturellement arriver à l’homme lui arrivait. Toutefois il se distinguait des autres par le fait qu’il recevait la révélation divine, car il faisait partie des Envoyés. Allah عز و جل dit :

« Allah sait mieux où placer Son message. » Coran, 6/124

 

Madjmu’ Fatâwa de SHeikh Ibn ‘Uthaymîn رحمه الله  1/62-63

 

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12 décembre 2014

Prier sur un tapis contenant des images

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Quel est l’avis concernant la prière sur des tapis de prière [Sadjâdah] sur lesquels il y a des images de mosquées, des dômes sous lesquels il y a des tombeaux, des minarets et autres ?

 

Réponse : 

Les images ne contenant pas d’âme sont permises, et prier sur des tapis qui contiennent des images de choses ayant une âme est détestable [Makroûh], car cela distrait l’adorateur dans sa prière, ceci dit, la prière est authentique, d’après un récit de Ahmad et Abû Dâwoud selon ‘Uthmân Ibn Talhah qui rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم l’a appelé après qu’il soit entré dans la Ka’bah et lui a dit :

« J’ai vu les cornes d’un bélier quand je suis entré dans la maison et j’ai oublié de te dire de les couvrir, alors couvre-les, car il ne convient pas qu’il y ait quoi que ce soit dans la Maison qui distrait l’adorateur. »
Il est rapporté par Ahmad et al-Bukhârî d’après Anas رضي الله عنه :

« ‘Aishah avait une couverture avec laquelle elle couvrait un mur de la maison, et le Prophète صلى الله عليه و سلم lui a dit : « Eloigne cette couverture de moi, parce que les images qu’elle contient ne cessent de me perturber dans la prière. »

Ainsi il a ordonné que les cornes et que les couvertures soient retirées, et donc il est évident que cela distrait l’adorateur pendant ses prières. 
Mais il n’a pas été authentifié que le Prophète صلى الله عليه و سلم a interrompu sa prière [à cause de cela].

Al-Bukhârî et Muslim rapportent d’après ‘Aishah رضي الله عنها que le Prophète صلى الله عليه و سلم a prié avec une chemise qui comportait des motifs, et il a regardé les motifs, et après qu’il eut fini, il a dit :

« Prend cette chemise et va la donner à Abu Djahm, et apporte-moi l’Anbidjâniyyah [1] car celle-là me distrait dans ma prière. »

En cela, il y a une mise en garde du Prophète صلى الله عليه و سلم.

Cependant, l’ensemble de ces choses qui distraient l’adorateur dans ses prières, n’annule pas sa prière, et cela indique l’interdiction de l’ensemble de ces choses qui distraient dans la prière, et prouve que la prière est correct en dépit de cela. [2]

 

[1] Anbijaniyyah : est un vêtement de tissus épais sans motif ni broderie.

[2] Fatâwa Islâmiyyah – Lajnah ad-Dâ-ima, Vol-1 p.278

12 décembre 2014

La marque sur le front

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Question :

La marque que l’on trouve parfois chez certains sur le front est-elle celle des vertueux ?

 

Réponse :

Elle (la trace) n’est pas parmi les signes des gens de bien.

Parmi les signes (des gens de bien) il y a la bonté du visage, la grandeur du cœur, la bonne morale etc…

Alors que la trace (ou couleur) qui reste sur le front à cause de la prosternation, elle peut aussi apparaître sur ceux qui ne prient que les Fardh (prières obligatoires), et cela car ils ont la peau douce (ou faible) et elle (la trace) peut ne pas apparaître (sur les visages) de ceux qui prient beaucoup et restent beaucoup en prière. 

 

Fatawa Arkan al islam wa-l iman 

(version albanaise, édition « NUN » page 309) 

Cheikh Muhammad Ibn Salih Al ‘Outhaymin  رحمه الله   Chapitre de La Prière (Salah) 

9 décembre 2014

Le Khôl pour les yeux de la femme

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Enjoliver les yeux d’ une femme avec du Khôl, cela est-il licite ? 

 

Réponse :

Il est autorisé pour la femme de mette du Khôl dans ses yeux, si elle est entre femmes, ou avec son mari et son interdit (une personne qui lui est illicite – avec qui elle ne peut pas se marier). 

 

Mais concernant un étranger, elle ne doit pas montrer son visage, ni ses yeux remplis de Khôl. 
Allah dit :

{…..Et si vous leur demandez (à ses femmes) quelque objet, demandez-le leur derrière un rideau : c’ est plus pur pour vos coeurs et leurs coeurs……} Les coalisés 53 

 

Il n’ y a pas de mal à utiliser le voile qui laisse apparaître les deux yeux ou un seul, mais sans que les yeux soient remplis de Khôl, et cela concernant les étrangers. 

 

Ce qui est voulu par étranger, c’est : celui qui ne lui est pas illicite, comme le frère de son mari, ou l’ oncle de son mari, le fils de son oncle, le fils de son oncle maternel, etc. 

 

Et cela qu’ ils soient musulmans ou pas. 

 

Ibn Baz رحمه الله a-Taharah wa as-Salat Page 47

9 décembre 2014

Conseils pour Ramadan de Sheykh Ibn Bâz رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم 

 

de Sheykh Ibn Bâz رحمه الله 

 

De ‘Abdul ‘Aziz Ibn Baz رحمه الله à celui qui le lira parmi les musulmans, qu’Allah me fasse emprunter, ainsi qu’à eux, le chemin de la foi, et qu’Il m’accorde, ainsi qu’à eux, la compréhension de la Sunna et du Coran. Amîn. Que la paix et la miséricorde d’Allah soient sur vous, ainsi que Sa bénédiction.

 

Ceci dit : ceci est conseil concis sur la vertu du jeûne et de la prière de la nuit du mois de Ramadan, et la vertu de s’empresser à accomplir des œuvres pieuses, et un éclaircissement de quelques règles importantes qui pourraient échapper à certaines personnes.

 

Il a été authentifié du messager d’Allah صلى الله عليه و سلم qu’il annonçait à ses compagnons la venue du mois de ramadan, et les informait que pendant ce mois étaient ouvertes les portes de la miséricorde et du paradis, que les portes de l’enfer étaient fermées et les diables enchaînés.

 

Il صلى الله عليه و سلم dit :

« Lors de la première nuit de Ramadan, les portes du paradis sont ouvertes et on n’en ferme aucune, et les portes de l’enfer sont fermées et on n’en ouvre aucune, et les diables sont enchaînés. Un héraut appelle : « ô toi qui veut le bien, avance, ô toi qui veut le mal, recule ». Et Allah a des affranchis de l’enfer. Et ceci chaque nuit. »

Et il صلى الله عليه و سلم dit  :
« Le mois de ramadan vous est venu, mois de bénédiction de laquelle Allah vous couvre pendant celui-ci, la miséricorde descend et les péchés cessent, l’invocation est exaucée. Pendant ce mois, Allah observe votre concurrence dans l’accomplissement des bonnes actions et s’en vante auprès de Ses anges. Montrez à Allah lequel parmi est le meilleur en bonnes actions, et certes le perdant est celui qui est privé (pendant ce mois) de la miséricorde d’Allah. »

Et il صلى الله عليه و سلم dit  :
« Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie les nuits de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie la nuit d’Al-Qadr avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés. »

Et il صلى الله عليه و سلم  dit  :

« Allah Tout Puissant dit : Toute (bonne) action du fils d’Adam est pour lui, elle est multipliée de dix à sept cent fois, sauf le jeûne car Il est à Moi et c’est moi qui le récompense. Il (le jeûneur) abandonne pour Moi son désir et sa nourriture. Le jeûneur a deux joies : l’une lorsqu’il rompt le jeûne, l’autre lorsqu’il rencontre son Seigneur. Et certes, l’haleine du jeûneur est plus agréable auprès d’Allah que l’odeur du musc. »

Et les hadiths sur les vertus de Ramadan, de passer ses nuits en prière et du jeûne sont très nombreux.

 

Il convient au croyant qu’il profite de cette occasion qu’Allah lui a accordé d’atteindre le mois de Ramadan. Donc, il s’empresse vers l’obéissance, s’éloigne des mauvaises actions et s’efforce d’accomplir ce qu’Allah lui a rendu obligatoire, surtout les cinq prières car elles sont le pilier de l’islam et les obligations les plus importantes après les deux attestations. Il est obligatoire à chaque musulman et musulmane de les préserver et des les accomplir en leurs temps avec recueillement et quiétude.

 

Et parmi les obligations (de la prière) les plus importantes, pour les hommes, est de les accomplir en congrégation dans les maisons d’Allah, dans lesquelles Allah a permis qu’on évoque Son nom, comme Il dit :

 

{Et accomplissez la prière, et acquittez la Zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent } [sourate Al-Baqarah : 43]

 

{Soyez assidus aux prières et surtout la prière médiane; et tenez-vous debout devant Allah, avec humilité }  [sourate Al-Baqarah : 238]

 

{ Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur prière, qui se détournent des futilités, qui s’acquittent de la Zakât, et qui préservent leurs sexes [de tout rapport], si ce n’est avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs; et qui veillent à la sauvegarde des dépôts confiés à eux et honorent leurs engagements, et qui observent strictement leur prière. Ce sont eux les héritiers, qui hériteront le Paradis pour y demeurer éternellement} [sourate Al-Mu'minun : 1-11]

 

Et le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

«Le pacte entre nous et eux est la prière, celui qui l’abandonne a mécru.»

Et l’obligation la plus importante après la prière est l’acquittement de la zakat, Comme Allah Tout Puissant dit :

 

{ Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif, d’accomplir la prière et d’acquitter la Zakât. Et voilà la religion de droiture } [sourate Al-Bayinah : 5]

 

{ Accomplissez la prière, acquittez la Zakât et obéissez au messager, afin que vous ayez la miséricorde } [sourate An-Nur : 56]

 

Le Livre d’Allah et la Sunna de Son prophète صلى الله عليه و سلم montrent que celui qui ne s’acquitte pas de la zakat sur ses biens sera châtié par cela le Jour de la Résurrection.

Et la chose la plus importante après la prière et la zakat est le jeûne du mois de Ramadan qui est un des cinq piliers de l’islam cités dans la parole du prophète صلى الله عليه و سلم :

« L’islam est bâti sur cinq : l’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est le messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement de la Zakat, le jeûne de Ramadan et le pèlerinage. »

Il est obligatoire au musulman de préserver son jeûne et sa prière de nuit de tout ce qu’Allah lui a interdit comme paroles et actes, car ce qui est visé par le jeûne est l’obéissance à Allah, la glorification de Ses interdits, et le jihad de l’âme contre ses passions dans l’obéissance à Son Maître, afin de la forger à la patience sur ce qu’Allah a interdit. Et le but n’est pas seulement de délaisser la nourriture et la boisson et toute autre chose qui annule le jeûne, ainsi il a été authentifié que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Le jeûne est un bouclier, si l’un de vous jeûne qu’il ne tienne pas de propos obscènes et ne crie pas, et si quelqu’un l’insulte ou l’importune, qu’il dise : Je jeûne.»

 

Et il a été authentifié qu’il صلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui ne laisse pas le mensonge et sa pratique et l’ignorance, Allah n’a pas besoin qu’il laisse sa nourriture et sa boisson. »

 

On sait d’après ces textes et d’autres que le jeûneur doit prendre garde à tout ce qu’Allah lui a interdit et préserver tout ce qu’Allah lui a rendu obligatoire. De cette façon, on espère pour lui le pardon, l’affranchissement du feu et l’acceptation de son jeûne et de sa prière de nuit.

 

Et il est des choses qui peuvent échapper à certains, parmi lesquelles :

Il est obligatoire au musulman de jeûner avec foi et espoir en la récompense, non par ostentation, ni par suivi des gens, de sa famille et du pays. Mais il faut que ce qui l’amène au jeûne soit sa foi qu’Allah le lui a rendu obligatoire, et qu’il espère la récompense auprès de son Seigneur pour cela. De même pour la prière de nuit du mois de Ramadan, le musulman doit l’accomplir avec foi et en espérant la récompense de son Seigneur, pas pour une autre raison.

 

C’est pour cela que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui jeûne le mois de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie les nuits de Ramadan avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés, et celui qui prie la nuit d’Al-Qadr avec foi et en espérant la récompense d’Allah, ses péchés passés lui seront pardonnés. »

Et parmi les règles qui peuvent échapper à certains :

 

Ce qui peut atteindre le jeûneur comme blessure, saignement de nez, vomissement ou remontée gastrique involontaire…Toutes ces chose n’annulent pas le jeûne, par contre pour celui qui s’est fait vomir cela annule son jeûne, d’après la parole du prophète صلى الله عليه و سلم :

« Celui qui vomit n’as pas à compenser le jeûne, et celui qui se fait vomir doit compenser le jeûne »

Et parmi ceci : ce qui peut arriver au jeûneur comme retardement du ghusl (grandes ablutions) jusqu’au fajr. Et ce qui peut arriver à certaines comme retardement du ghusl après les menstrues ou les lochies, jusqu’après le lever du fajr. Si la femme voit qu’elle est de nouveau en état de pureté avant le fajr, il lui est obligatoire de jeûner, et il n’y a pas de mal à retarder le ghusl jusqu’à l’arrivée du fajr, mais elle ne doit pas le retarder jusqu’au lever du soleil, au contraire elle doit se purifier et prier avant le lever du soleil. De même pour celui qui est en état d’impureté majeure (après un rapport sexuel ou une éjaculation), il ne doit pas retarder le ghusl jusqu’après le lever du soleil, mais il doit se purifier et prier le fajr avant le lever du soleil. Et l’homme doit se presser de le faire afin de pouvoir accomplir la prière du fajr en congrégation.

 

Et parmi les choses qui n’annulent pas le jeûne : La prise de sang et l’injection non nutritive, mais le fait de le repousser jusqu’à la nuit est prioritaire et meilleur, si cela est possible, d’après la parole du prophète صلى الله عليه و سلم :

« Laisse ce qui te jette dans le doute pour ce qui ne t’y jette pas. » Et sa parole : « Celui qui délaisse les ambiguïtés a préservé sa religion et son honneur. »

Et parmi les choses dont le jugement échappe à certains : l’absence de quiétude dans la prière, qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire, les hadiths authentiques du prophète صلى الله عليه و سلم montrent que la quiétude est un pilier de la prière, sans laquelle la prière n’est pas valide. Et la quiétude est le calme (l’immobilité) dans la prière et le recueillement et l’absence d’empressement, jusqu’à ce que chaque vertèbre revienne à sa place. De nombreuses personnes prient pendant Ramadan la prière du Tarawih sans réfléchir (sur le sens des versets) et sans quiétude, au contraire ils picorent, et la prière accomplie de cette façon est nulle, et celui qui l’accomplit est pécheur et n’est pas récompensé.

 

Et parmi les choses dont le jugement peut échapper à certains : L’opinion de certains qu’il n’est pas permis de prier moins de vingt raka’at pour tarawih, et l’opinion de certains qu’il n’est pas permis de prier plus que onze ou treize raka’at, et toutes ces opinions sont déplacées, et elles sont une erreur qui contredit les preuves.

 

Les hadiths authentiques du messager d’Allah صلى الله عليه و سلم montrent qu’il y a une certaine largesse pour la prière de la nuit, il n’y a pas de limite définie qu’il n’est pas permis de dépasser. Au contraire, il a été authentifié que le prophète صلى الله عليه و سلم priait onze raka’at pendant la nuit, et il a pu en prier moins pendant Ramadan ou en dehors. Lorsqu’il a été interrogé sur la prière de la nuit, il a dit :

« Deux par deux, et si l’un d’entre vous craint que le Subh n’arrive qu’il prie une raka’a qui rendra impair ce qu’il a prié.» (Unanimement reconnu authentique)

 

Et il n’a pas précisé un nombre de raka’at, ni pendant Ramadan ni en dehors, c’est pourquoi les compagnons, à l’époque de ‘Umar رضي الله عنه, ont parfois prié vingt-trois raka’at, et d’autres fois onze raka’at, tout ceci a été authentifié de ‘Umar رضي الله عنه et des compagnons رضي الله عنه à son époque.

 

Certains Salaf priaient pendant Ramadan trente-six raka’at et en ajoutaient trois pour le witr, d’autres priaient quarante et une raka’at, shaykh Al-islam Ibn Taymiyyah رحمه الله et d’autres ont rapporté ceci des gens de science, et comme il l’a rappelé, il y a une certaine largesse dans cette question, et il a également rappelé qu’il est meilleur pour celui qui allonge la récitation, l’inclination et la prosternation, de réduire le nombre (de raka’at), et pour celui qui raccourci la lecture, l’inclination et la prosternation, d’augmenter le nombre (de raka’at). Et ceci est le sens de sa parole.

 

Et celui qui médite sur la Sunna verra qu’il est meilleur de prier onze ou treize raka’at, pendant Ramadan ou en dehors, car c’est là que s’est arrêté l’acte du prophète صلى الله عليه و سلم la plupart du temps. Et c’est ce qui est moins contraignant pour les musulmans et plus proche du recueillement et de la quiétude. Et il n’y a pas de mal à rajouter (dans le nombre de raka’at), cela n’est pas détesté, comme il a précédé.

Il est préférable, pour celui qui prie avec l’imam la prière de nuit de ramadan, qu’il ne s’en aille qu’avec l’imam, d’après la parole du prophète صلى الله عليه و سلم :

« Si l’homme prie avec l’imam jusqu’à ce qu’il parte, on lui écrit la prière d’une nuit (entière). »

Et il est légiféré à l’ensemble des musulmans de faire des efforts dans les différentes adorations dans ce mois béni parmi les prières surérogatoires, la lecture du Coran avec contemplation et réflexion, l’augmentation dans le Tasbîh (Subhannallah), Tahlîl (La ilaha illallah), Tahmîd (Al-Hamdu lillah), Takbîr (Allah Akbar), la demande du pardon, les invocations légiférées, ordonner le bien, réprouver le mal, appeler à Allah Tout Puissant, aider les pauvres et les indigents, faire des efforts dans l’obéissance aux parents, honorer les liens de parenté, s’occuper de son voisin , visiter le malade, et d’autres choses encore parmi les types de bonnes actions. Ceci d’après la parole du prophète صلى الله عليه و سلم citée précédemment :

« Pendant ce mois, Allah observe votre concurrence dans l’accomplissement des bonnes actions et s’en vante auprès de Ses anges. Montrez à Allah lequel parmi est le meilleur en bonnes actions, et certes le perdant est celui qui est privé (pendant cemois) de la miséricorde d’Allah. »

 

Et d’après ce qu’on rapporte de lui : « Celui qui accomplit (pendant Ramadan) un acte parmi les actes de bien est comme celui qui a accomplit une obligation en dehors (du mois de Ramadan), et celui qui accomplit une obligation est comme celui qui en accomplit soixante-dix en dehors (du mois de Ramadan). »

 

Et sa parole dans le hadith authentique : « Une ‘Umra accomplit pendant Ramadan est comme (la récompense) d’un hajj -ou il a dit- d’un hajj en ma compagnie. »

 

Et les hadiths et les narrations qui montrent cet empressement et concurrence dans les différents types de bonnes actions pendant ce noble mois sont nombreux.

 

Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde, ainsi qu’à tous les musulmans, tout ce qu’il contient comme agrément, et qu’Il accepte notre jeûne et notre prière, et qu’Il améliore nos situations et nous fasse revenir des égarements des tentations, comme nous Lui demandons, gloire à Lui, qu’il améliore les gouverneurs des musulmans, et qu’Il réunisse leurs paroles sur la vérité, Il est certes Celui qui possède cela et Celui qui en est capable.

 

Wasalamu alaikoum wa rahmatullahi wa barakatuh

 

Source : Risâlatân Mawjiztân fi Az-Zakât wa As-Siyâm

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9 décembre 2014

Divorcer de sa femme en son absence

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 
Un homme est parti en laissant son épouse depuis longtemps et l’a répudiée en son for intérieur mais ne l’en a pas informée, le divorce a-t-il lieu ?

 

Réponse de Sheykh el-Otheymine رحمه الله :

 
Le divorce a lieu même si l’épouse n’en a aucune connaissance. Ainsi, si la personne prononce le divorce en disant : « Je répudie mon épouse », l’épouse est divorcée, qu’elle soit au courant ou non. C’est pourquoi, en supposant que cette épouse n’est au courant de ce divorce qu’après avoir eu ses menstrues à trois reprises, son délai de viduité sera écoulé malgré qu’elle n’était pas au courant. De même si un homme meurt et que l’épouse n’est au courant qu’après que le délai de viduité se soit écoulé, il n’y aura plus de délai à ce moment-là car le délai de viduité se sera déjà écoulé.
Extrait du livre : recueil de fatwas concernant les femmes 

9 décembre 2014

Le compagnon Suhayl ibn Amr رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

« Ô ‘Umar, peut-être que Suhayl prendra demain une position qui te réjouira.»

[ Parole du Prophète Muhammad صلى الله عليه و سلم , rapportée par Ibn Asâkir d'après le récit de 'Ubaydallah Ibn 'Umayr.]

 

C’était un ennemi acharné et irréductible du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم et de l’islam. Il avait mis ses dons de tribun et de poète au service de la propagande qurayshite dirigée contre le Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

Son redoutable sens de la diplomatie et sa réputation de fin négociateur furent utilisés par Quraysh lorsqu’il fallait ouvrir des négociations avec le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم. Et c’est ainsi que son nom allait se confondre dans l’histoire avec le traité d’Al-Hudaybiya signé entre le Prophète صلى الله عليه و سلم et la tribu de Quraysh en l’an six de l’Hégire.

Ce jour-là, Suhayl fit preuve d’une intransigeance excessive en refusant que soit mentionné sur le parchemin du traité le terme de « Clément », qualifiant Dieu, et celui de Messager de Dieu, qualifiant le Prophète صلى الله عليه و سلم, en dépit des protestations des compagnons.

Mais le Messager de Dieu savait ce que ses compagnons ignoraient. Et c’est ainsi que le traité d’Al-Hudaybiya s’avérera être un vrai succès diplomatique pour la cause de l’islam.

Il en va de même pour Suhayl à qui beaucoup de compagnons en voulaient pour son hostilité contre l’islam mais que le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم ménagea pour des raisons que lui seul connaissait.

 

En effet, lors de la bataille de Badr, Suhayl Ibn ‘Amr رضي الله عنه fut fait prisonnier par les musulmans avec d’autres qurayshites. ‘Umar رضي الله عنه qui lui en voulait terriblement, s’approcha du Prophète صلى الله عليه و سلم et lui dit :

« Ô Messager de Dieu ! Laisse-moi arracher les incisives à Suhayl pour qu’il ne puisse plus dénigrer. »

L’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم lui répondit :

« Ô ‘Umar, je n’ai pas le droit de mutiler quiconque afin que Dieu ne me mutile pas, bien que je sois prophète. »

Puis, il fit à ‘Umar رضي الله عنه  cette confidence :

« Ô ‘Umar, peut-être que Suhayl prendra demain une position qui te réjouira…»

 

Là aussi, l’observation du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم s’avérera vraie… Le plus grand tribun de Quraysh, son plus fin diplomate, devint un des plus acharnés défenseurs de l’islam qu’il avait tant combattu. Et cette heureuse métamorphose ne fut possible que grâce à la grandeur d’âme et la magnanimité dont fit preuve le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم lors de son entrée à la Mecque.

C’est en l’an huit de l’Hégire, en effet, que le Prophète صلى الله عليه و سلم, à la tête de quelques dix mille musulmans, marcha sur la Mecque d’où il avait été expulsé avec ses compagnons huit ans auparavant. Jamais la Mecque et ses environs n’avaient vu un tel monde discipliné scandant l’unicité de Dieu.

L’islam, qui ne comptait qu’un nombre restreint d’hommes et de femmes obligés de se cacher pour adorer Dieu était maintenant au fait de sa gloire et de sa puissance. La Mecque, voyant que toute résistance était vaine, ouvrit ses portes et retint son souffle. Qu’allait faire d’elle le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم après qu’elle l’eût traité d’imposteur, torturé et persécuté ses compagnons jusqu’à ce qu’elle les ait chassés de leur terre natale ?

 Et c’est ainsi que la crainte de la vengeance pour les torts subis par les musulmans s’installa dans les coeurs des qurayshites. Suhayl Ibn ‘Amr رضي الله عنه était de ceux qui avaient cette impression. Laissons-le nous raconter lui-même ce qu’il avait ressenti ce jour-là :

« Lorsque le Messager d’Allah entra à la Mecque, je me suis réfugié chez moi et me suis barricadé. Ensuite, j’ai envoyé mon fils ‘Abdallah demander au Prophète de m’accorder l’amân (protection) et le pardon car je craignais pour ma vie. ‘Abdallah alla voir le Messager et lui dit :  » Ô Envoyé de Dieu ! Mon père demande de l’amân. Peux-tu le lui accorder ? »

Il lui répondit : « Oui, il a l’aman de Dieu, qu’il sorte sans crainte. »

Ensuite, l’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم s’adressa à ceux qui l’entouraient et leur dit : صلى الله عليه و سلم

Abdallah courut annoncer la bonne nouvelle à son père. Celui-ci s’écria alors :

« Par Dieu, il a été magnanime !»

Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم reçut ensuite les habitants de la Mecque inquiets quant à leur sort, et leur dit : « Ô peuple de Quraysh, qu’attendez-vous de moi ? »

Suhayl, qui venait de recevoir le pardon du Prophète صلى الله عليه و سلم, s’approcha et parla au nom des Quraysh.

Il dit : « Nous n’attendons que le bien. Tu es un frère généreux, fils d’un frère généreux…»

Le visage éclairé par un large sourire, le Messager صلى الله عليه و سلم les regarda avec affection puis leur dit :

« Allez, vous êtes libres ! »

 

Depuis ce jour-là, Suhayl رضي الله عنه ne sera plus le même homme. Ces paroles l’avaient troublé, bousculé et profondément bouleversé. Il pensa et repensa au cas de Muhammad صلى الله عليه و سلم et n’ arrivait pas à admettre qu’un tel homme aux qualités spirituelles et morales indéniables fût un imposteur.

Le Messager صلى الله عليه و سلم a dit vrai :

« Un homme raisonnable et noble ne peut ignorer l’islam… »

Et c’est ainsi, graduellement, que son coeur s’ouvrit à la lumière de l’islam, ce qui est admirable pour cet homme qui ne s’est pas converti par peur ou par contrainte, mais après une longue réflexion sur le Prophète et son message.

On rapporte que le jour de la bataille de Hunayn, il n’était pas encore musulman, et ce n’est que plus tard qu’il embrassa l’islam à Al-Ja’rana, près de la Mecque. Et là, il devint un musulman fervent et convaincu qui se surpassa pour faire oublier son passé.

Abû Bakr رضي الله عنه rapportera ce qui suit :

« J’ai vu Suhayl Ibn ‘Amr le jour du pèlerinage d’adieu, offrant au Messager de Dieu une bête qu’il sacrifia de sa main.
Ensuite, ce dernier se fit couper les cheveux et je vis Suhayl les prendre et les mettre sur ses yeux.
Je me rappelai alors le refus de Suhayl d’écrire « Au nom de Dieu, Clément et Miséricordieux »
et « Muhammad, Messager de Dieu » et je remerciai Dieu de l’avoir guidé… »

 

Ses contemporains ont tous témoigné de sa piété, de ses penchants pour la prière et le jeûne, de sa crainte révérencielle de Dieu et de sa passion pour le Saint Coran, qu’il entreprenait d’apprendre avec beaucoup d’efforts. Quant à ses dons de tribun et de diplomate, il les mettra désormais au service de l’islam, seulement de l’islam.

C’est ainsi qu’il prendra une position historique à la mort du Messager صلى الله عليه و سلم ; position qui redonnera à la communauté sa cohésion et sa stabilité après que celle-ci eût connu des moments de flottement et de panique, aussi bien à Médine qu’ à la Mecque.

Si, à Médine, Abû Bakr رضي الله عنه a su par sa grande sagesse remettre les choses dans l’ordre, à la Mecque, ce fut notre illustre compagnon Suhayl qui joua ce rôle décisif. Il rassembla les musulmans désorientés par la mort du Prophète صلى الله عليه و سلم et leur tint un discours admirable qui leur rendit leur sérénité et leur stabilité.

Il leur dit que Muhammad صلى الله عليه و سلم était un vrai messager et que sa mission était authentique, car ce n’est qu’après l’ avoir accomplie qu’il rendit l’âme. Maintenant qu’il est mort, ajouta-t-il son message est toujours là et leur devoir à eux est de suivre ce message et d’être fidèles à ses enseignements. Et c’est là que s’accomplira la prédiction du Prophète صلى الله عليه و سلم disant à ‘Umar :

« Ô ‘Umar. peut-être que Suhayl prendra demain une position qui te réjouira !»

 

Et à propos des incisives que ‘Umar رضي الله عنه voulait arracher, « Laisse-les ô ‘Umar, peut-être qu’un jour elles te plairont. », ‘Umar رضي الله عنه se remémora cette prédiction et rit longuement. Suhayl رضي الله عنه était maintenant un des plus ardents défenseurs de l’islam.

 Lorsque les armées musulmanes prirent le chemin menant aux empires romain et perse, Suhayl رضي الله عنه y prit sa place le plus naturellement du monde, en luttant, cette fois-ci, pour un idéal de salut et de justice pour les peuples asservis et soumis au règne des tyrans.

Le jour de la bataille d’Al-Yarmûk, il fit preuve d’un héroïsme légendaire, trouvant par là l’occasion d’effacer le souvenir de son passé d’ennemi de l’islam. Et il l’effaça aussi courageusement qu’admirablement.

Les armées musulmanes victorieuses revinrent à leur point de départ, mais Suhayl, lui, refusa d’y revenir en dépit de l’attachement qu’il éprouvait pour sa ville natale.

Un de ses compagnons, Abû Sa`d Ibn Fudhâla qui l’avait accompagné en Syrie rapporte à son sujet ce qui suit : « J’ai entendu Suhayl رضي الله عنه dire, alors que nous étions en Syrie :

« J’ai entendu le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم dire :  » Celui qui consacre une heure de sa vie au service de Dieu a plus de mérites que celui qui oeuvre toute sa vie dans sa famille. »

Aussi, je me consacrerai là au service de Dieu et je ne retourne plus à la Mecque. » »

Et c’est dans les environs de la Palestine qu’il mourut, alors qu’il était mobilisé dans la voie de Dieu, prêt à tout moment à lutter pour la défense de l’islam et pour sa gloire.

 

Que Dieu soit satisfait de cet illustre compagnon repentant et plein de résipiscence !

 

Tiré du livre les compagnons du Prophète (tome 1)

Les premiers hommes de ‘Islam de Messaoud abou Oussama

9 décembre 2014

Quelques raisons qui provoquent le châtiment de la tombe

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Par L’Imâm Ibn Qayyim al-Djawziyyah رحمه الله

 

 

Deux points de vue sont concevables [dans ce qui provoque le châtiment de la tombe] : « L’abrégé » et « le détaillé ».

 

- Le premier qui est « l’abrégé » est :

 

Les gens qui seront châtiés à cause de leur méconnaissance d’Allah عز و جل, la désobéissance à Ses ordres et les péchés qu’ils commettent.

 

Car Allah ne châtie pas une âme qui L’a connu, L’a aimé, a obéi à Ses ordres et s’est abstenue de Ses interdits, ni même le corps ne sera châtié, car ce châtiment n’est qu’une traduction de la colère contre Son sujet.

 

Tout pécheur qui aura courroucé Allah عز و جل en ce monde sans se repentir et meurt ainsi, subira le châtiment dans le « Barzakh » [monde intermédiaire entre ce bas monde et l'au-delà] qui sera en fonction de ce qu’il aura avancé.

 

 - Le deuxième qui est « le détaillé » :

 

Certes le Prophète صلى الله عليه و سلم nous a informé au sujet de ces deux hommes qui subiront un châtiment dans leur tombe, dont l’un était dû au fait qu’il colportait les propos des gens [al-Namîmah], et l’autre délaissait le soin de ne pas être souillé par l’urine.

Ainsi, il a délaissé l’obligation de la purification [at-Tahara], et l’autre était la cause de discorde et de haine entre les gens dues à sa langue quand même celle-ci était véridique.

 

Et certes, la calomnie, le mensonge, la diffamation et la médisance [entre ces gens] sont la cause d’un grand châtiment, tout comme le délaissement du soin de ne pas être souillé par l’urine qui est à l’exemple du délaissement de la prière ; et la souillure de l’urine est parmi ses obligations et ses conditions d’où la raison d’un dure châtiment [pour cela].

 

Comme il est rapporté dans le hadîth de Chou’bah où le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 

« Et ceux qui agissent de la sorte, sont à l’image de ceux qui mangent la chair des gens »

 

et cela est la calomnie.

 

[...]

 

Et aussi le hadîth de Samarah [Ibn Djoundoub] dans le « Sahîh al-Bukhârî » qui mentionne la personne qui forge des mensonges, dont la gravité de ces mensonges atteint l’horizon, de celui qui lit le Qor’ân la nuit sans l’appliquer le jour, de ceux qui forniquent, hommes et femmes, de celui qui mange de l’intérêt, comme le Prophète صلى الله عليه و سلم en a témoigné [dans le Barzakh].

 

[...]

 

Et certes le Prophète صلى الله عليه و سلم nous a informé aussi de celui qui vola une ceinture du butin et qui a été transformée en ceinture de feu dans sa tombe, alors qu’il avait un droit sur ce butin [étant combattant]. Que dire alors de celui qui fraude injustement ?

 

=> Le châtiment de la tombe ['Adhâb ul-Qabr] résulte de la désobéissance du cœur, de l’oeil, de l’oreille, de la bouche, de la langue, du ventre, du sexe, de la main, du pied et de tout le corps.

 

* [Et aussi par] la calomnie, le mensonge, la médisance, le faux témoignage, le diffamateur de l’homme marié, le passé dans la discorde,

 

* celui qui appelle à l’innovation, les dires sur Allah et Son Prophète sans que la personne n’ait de connaissance sur le sujet, l’imprudent dans ses paroles, le fait de manger l’intérêt, celui qui dévore les biens de l’orphelin, le consommateur de bien illicite provenant des pots-de-vin et ce qui ressemble à cela.

 

* Celui qui mange les biens de son frère injustement ou les biens de son ami, le buveur de vin, le consommateur qui ingurgite l’agriculture interdite, la fornication, l’homosexualité, le voleur, le traite, le perfide, le trompeur, le malicieux.

 

* Celui qui prend l’intérêt ou le donne ou l’enregistre ou qui en témoigne,

 

* celui qui rend licite les choses ou se les rend licites,

 

* l’imposteur qui n’applique pas les obligations d’Allah et Ses interdits,

 

* celui qui nuit aux musulmans et suit ses vices,

 

* celui qui juge avec une loi autre que celle d’Allah, le savant [Muftî] qui prononce un avis basé sur autre que la Loi d’Allah,

 

* celui qui aide aux crimes et à l’agression,

 

* celui qui tue une âme qu’Allah a rendu sacrée, l’incroyant dans les interdits d’Allah,

 

* celui qui renie les qualités des Noms et Attributs d’Allah et l’athée en cela [...]

 

Kitâb « ar-Roûh » de L’Imâm Ibn al-Qayyim رحمه الله , p.211-213

9 décembre 2014

L’obligation de la Zakât

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Shaykh Sâlih Al-Fawzân حفظه الله

 

Sachez, qu’Allah vous accorde ainsi qu’à moi le succès, qu’il est nécessaire de connaître en détails les règles de la Zakât, ses conditions, à qui elle est obligatoire et à qui elle revient, et quel en est le montant.

 

La Zakât est un des piliers de l’islam et de ses grands fondements, comme le montrent les preuves du Coran et de la Sunna.

 

Allah a lié la Zakât à la prière dans Son Livre en 82 endroits, ce qui montre sa grande importance et son lien fort avec la prière. Ceci, au point que le Véridique de cette Communauté et le successeur du Prophète صلى الله عليه وسلم, Abû Bakr As-Siddîq رضي الله عنه, a dit :

 

« Je combattrai celui qui dissociera la prière de la Zakât. »

 

Allah dit :

 

« Accomplissez la prière, acquittez la Zakât, et inclinez-vous avec ceux qui s’inclinent. » (Al-Baqarah : 43)

 

« Accomplissez la prière et acquittez la Zakât. » (Al-Baqarah : 110)

 

« Si par la suite ils se repentent, accomplissent la prière et acquittent la Zakât, alors ne leur faites aucun mal » (At-Tawbah : 5)

 

Et le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« L’islam est bâti sur cinq : l’attestation qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah, l’accomplissement de la prière, l’acquittement le la Zakât, le pèlerinage à la Maison sacrée et le jeûne du mois de Ramadan. » (Al-Bukhârî et Muslim)

 

Les musulmans sont unanimes sur son caractère obligatoire, qu’elle est le troisième pilier de l’islam, la mécréance de celui qui renie son caractère obligatoire et le combat contre celui qui refuse de la donner.

 

Elle a été rendue obligatoire en l’an deux de l’Hégire.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم envoya des agents pour la récolter et la recouvrer, afin qu’elle parvienne à ceux qui la méritent, ce qui fut aussi la sunna des califes bien guidés et des musulmans après eux.

 

La Zakât est un acte de bienfaisance envers les créatures d’Allah, c’est aussi une purification des biens de toute souillure, une protection contre les fautes et une adoration du Seigneur.

 

Allah dit :

 

« Prélève de leurs biens une aumône par laquelle tu les purifies et les élèves, et invoque pour eux. Ton invocation est un apaisement pour eux. Et Allah entend parfaitement et Il sait tout. » (At-Tawbah : 103).

 

De plus, c’est une purification des âmes contre l’avarice et une épreuve pour le riche qui doit se rapprocher d’Allah en donnant une partie de ce qu’il aime parmi ses biens.

 

Allah a rendu la Zakât obligatoire sur les biens qui apportent le réconfort et multiplient la prospérité et le profit, comme ce qui provient des troupeaux et des grains, des transactions commerciales comme l’or, l’argent ; et les biens destinés à la vente.

Allah a fixé le montant de la Zakât en fonction du labeur accompli pour obtenir le bien sur lequel on va s’en acquitter.

 

Il a rendu obligatoire de donner un cinquième de la valeur des trésors (découverts), un dixième de ce qui ne nécessite un effort qu’une des deux parties – ce qui est arrosé uniquement par la pluie – un vingtième de ce qui nécessite un effort des deux parties, et un quarantième de ce qui nécessite beaucoup d’efforts et de changements comme les espèces et les biens destinés à la vente.

 

Allah a nommé cette aumône Zakât car elle purifie (du verbe zakkâ, yuzakkî, purifier) l’âme et les biens.)

Ce n’est pas une amende ou un impôt qui diminue les biens et nuit à celui qui donne, au contraire elle augmente les biens d’une manière dont l’individu ne s’attend pas.

 

Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

 

« Jamais des biens n’ont été diminués par une aumône. » (Muslim)

 

Dans la Législation, la Zakât est donc un devoir obligatoire sur un bien particulier, qui revient à une catégorie de gens donnés en un temps déterminé – qui est de posséder ces biens une année entière – sur les troupeaux, les espèces et les biens destinés à la vente ; lors de la récolte pour les cultures, le miel (il y a une divergence sur cet avis), donner une part des minerais (en dehors de l’or et de l’argent il y a une divergence) ; et le coucher du soleil de la nuit du ‘Îd pour Zakât Al-Fitr.

 

La Zakât est obligatoire au musulman s’il remplit cinq conditions :

 

1 – la liberté. La Zakât n’est pas obligatoire à l’esclave car il n’ a pas de biens propres, et ce qu’il possède appartient à son maître, ainsi sa Zakât doit être acquittée par son maître.

 

2 – Que le propriétaire des biens soit musulman. La Zakât n’est pas obligatoire au mécréant, on ne lui demande pas de s’en acquitter car c’est une adoration et une obéissance à Allah, et le mécréant ne fait pas partie de ceux qui adorent (se rapprochent) et obéissent à Allah. Ceci car la Zakât demande une intention (niyah, en toute pureté pour Allah) qui n’est pas présente chez le mécréant. Quant au fait de dire qu’elle lui est malgré tout obligatoire, qu’il est concerné par l’ordre d’Allah et qu’il sera châtié dans l’au-delà pour l’avoir délaissée, c’est un sujet de divergence entre les savants. Dans le hadith de Mu’adh ibn Jabal : « Appelle-les à attester qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah – puis il cita la prière – et s’ils t’obéissent en cela, apprends-leur qu’Allah leur a imposé un aumône prise de leurs riches et donnée à leurs pauvres. » (Al-Bukhârî et Muslim) Il a donc fait de l’islam une condition d’obligation de la Zakât.

 

3 – Posséder le minimum (Nisâb). Elle n’est donc pas obligatoire en deçà, et c’est une valeur connue dont le détail viendra (la valeur de 83g d’or), que le propriétaire soit jeune ou âgé, fou ou doué de raison, ceci car les preuves sont générales.

 

4 – Réellement posséder le bien et que celui-ci ne soit pas lié au droit d’un tiers. Il n’y a donc pas de Zakât sur les biens que l’on ne possède pas vraiment, comme l’argent acquis par une dette.

 

5 – Posséder ce bien pour la durée d’une année, d’après le hadith de ‘Â’ishah رضي الله عنها : « Pas de Zakât sur les biens pour lesquels une année ne s’est pas écoulée. » (Ibn Majâh)

 

Ceci pour tout ce qui ne sort pas de la terre comme les grains ou les fruits.

 

Par contre pour tout ce qui sort de la terre, il faut verser la Zakât lors de la récolte, et il ne faut pas attendre un an.

 

Cette durée n’est une condition que pour les espèces (l’argent), les troupeaux, les biens destinés à la vente, par facilité pour son propriétaire afin qu’il puisse pleinement faire fructifier ses biens.

 

Quant aux petits des troupeaux sur lesquels il faut payer Zakât et les bénéfices du commerce, le temps (pendant lequel il faut les posséder) est celui des biens desquels ils sont tirés, il n’est donc pas nécessaire d’attendre une année entière si la valeur des biens dont ils sont tirés a atteint le Nisâb.

Si ce n’est pas le cas, la période commence dès qu’on atteint le Nisâb.

 

Celui qui a prêté de l’argent à un pauvre, donne la Zakât sur cette somme une seule fois lorsqu’il la récupèrera, d’après ce qui est authentique des paroles des savants.

Mais s’il a prêté à un riche, il doit payer la Zakât sur cette somme chaque année.

 

Quant aux autres biens acquis et utilisés, il n’y a pas de Zakât dessus, comme les maisons habitées, les vêtements ordinaires, les meubles de la maison, les voitures et les bêtes montées et utilisées.

 

Quant aux biens destinés à la location, comme les voitures, les magasins et les maisons, il n’y a pas de Zakât sur le bien lui-même mais sur les bénéfices de la location, si cela atteint la valeur du Nisâb, seuls ou ajoutés aux autres biens possédés depuis un an.

 

Si celui qui doit d’acquitter de la Zakât meurt avant d’avoir pu le faire, ses héritiers doivent le faire pour lui, car c’est un devoir obligatoire qui ne disparaît pas avec la mort.

 

Cela reste une dette pesant sur le mort et dont il faut d’acquitter.

 

 

Source : Al-Mulakhas Al-Fiqhi p.229-232.
Shaykh Sâlih Al-Fawzân حفظه الله

9 décembre 2014

Le travail de la Femme

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sheykh el Otheymine رحمه الله

 

 

Question :

 

Est-il licite que la femme sorte travailler ?

Car j’ai dû sortir travailler après certaines difficultés, mais je me pose beaucoup de questions sur moi-même en me demandant si mon Seigneur est satisfait de moi ou non ?

Répondez-moi et conseillez-moi, qu’Allah vous récompense (par un bien) ?

 

Réponse :

 

La louange est à Allah Seigneur de l’univers et que les éloges et le salut soient sur notre Prophète Muhammad, l’imam des pieux, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ceux qui les suivent dans le bienfaisance jusqu’au Jour de la Rétribution.

Il n’y a aucun mal à ce que la femme sorte de chez elle, si c’est par nécessité.

Surtout si elle sort pour combler le besoin d’autres, comme celle qui sort pour enseigner aux jeunes filles musulmanes, elle sera récompensée pour être sortie de chez elle, car elle est sortie pour combler leur besoin et réaliser un bienfait pour elles.

Mais lorsqu’elle sort, elle ne doit pas exposer une partie de son corps devant être caché, elle ne doit pas s’embellir ou se parfumer.

Elle doit également porter le hijab légal qui consiste à recouvrir (l’ensemble du corps, dont) le visage et tout ce qui peut amener à la tentation.

Elle ne doit pas se mélanger aux hommes, car la mixité est une cause de tentation, et c’est pourquoi le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :

«  Le meilleur rang pour les hommes est le premier et le pire est le dernier ; et le meilleur rang pour les femmes est le dernier et le pire est le premier. »

Le meilleur rang pour les femmes est le dernier car il est le plus éloigné des hommes.

Ainsi, le Prophète صلى الله عليه وسلم nous montre que plus la femme est éloignée des hommes, meilleur cela est pour elle.

Ô toi la femme, si tu dois sortir de chez toi, sors pour enseigner à l’école ou pour d’autres fonctions, mais sans mixité, dévoilement d’une partie du corps devant être cachée, et sans te parfumer.  

9 décembre 2014

Les ruses d Iblîs sur les femmes

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Concernant les femmes , Iblîs leur a réservé un panel de ses ruses. D‘ailleurs , je leur ai consacré un livre traitant exclusivement du domaine féminin à tous les niveaux du rituel , ou autre. Rien n’empêche ici de survoler brièvement quelques-uns des artifices qui ont pour objet de les séduire. Entre autre , si celles-ci se purifie de ses menstrues au Zénith, elle se décide de faire la grande Ablution dans l’après midi pour effectuer seulement ‘Asr (prière de l’après midi) bien qu’ayant échappé à sa connaissance , le Zhur (prière du Zénith) lui incombe.

Certaines vont même jusqu’à retarder la douche deux jours durant en arguant devoir laver leurs habits, et aller au hammam ; Il est possible qu’en ayant perdu la grande ablution au milieu de la nuit , elles ne se donnent point la peine de se laver avant le lever du jour. Sans compter qu’au bain, elle ne prend pas le soin non plus de se couvrir d une serviette sous prétexte qu’à part l ‘élite, personne ne peut y pénétrer. Elles sont capables de pousser l’argument, en en revendiquant juste la présence de leurs mères et sœurs ou encore la voisine, qui sont des femmes comme elles , Alors devant qui se couvrir ?.

Tout ceci n ‘a pas lieu d’être ! Il n’est pas permis de reporter la grande ablution sans excuse valable. Il est strictement interdit et défendu pour une femme de voir chez une autre femme les partant allant du nombril aux genoux *, même si elle devait être sa mère ou sa fille, sauf dans le cas où la fille est en bas âge. Une fois atteint les sept ans ; elle doit non seulement se couvrir mais ne peut avoir accès à la nudité de personne .

*Selon l’une des tendances de l’école hanbalite à laquelle est affilié l’auteur , sinon en règle générale, il ne lui est pas permis de ne se laisser paraître devant quiconque , si ce n ‘est son mari,uniquement dans sa tenue de maison , uniquement en abrégé, devant les personnes ayant droit de la voir ainsi !(N du T)

Parfois, la femme prie assise alors qu’elle est en mesure de le faire debout, rendant sa prière vaine . Elle peut très bien mettre en avant ne pouvoir faire autrement en raison de son vêtement souillé de l’urine de son nourrisson alors qu’ elle est capable de le laver . Si elle avait une sortie à faire, elle ne manquerait surtout pas de se préparer pour l’occasion ; malheureusement, elle ne porte pas autant d’intérêt pour le rite ? Ni celle-ci est renseignée sur les obligations rituelles ni elle ne cherche à en savoir plus en posant éventuellement des questions. Il est même susceptible pour la femme libre de découvrir certaines causes venant annuler sa prière, sans en tenir compte.

La femme peut être peu soucieuse aussi de ne pas se faire avorter. C’était sans savoir qu’en faisant tomber son fœtus ayant reçu le souffle de la vie , elle se rendait coupable d’avoir attenté à la vie d’un être humain, en la réduisant au néant. Elle peut ne pas être scrupuleuse aussi quand il s’agit d’expier sa faute après avoir commis ce geste ; il lui incombe de se repentir , de verser une compensation à ses héritiers, autrement dit le prix d un esclave mâle ou femelle dont la valeur équivaut à la moitié du dixième de la Diya(prix du sang) du père ou du dixième de la mère , la mère étant exempt de ce partage . Ensuite , elle doit affranchir un esclave. A défaut d’en avoir , elle doit se conformer à jeûner deux mois consécutifs.

Il est possible également que la femme rende à son mari la vie difficile en lui vociférant par exemple des propos indécent tels que : « C’est le père de mes enfants , il n’y a pas de cela entre nous . » Elle se permet de sortir sans son autorisation en alléguant qu’elle n’est pas sorti pour faire du mal certes, mais c’est sans savoir que le fait de l’avoir fait sans en aviser son conjoint est déjà un mal. En outre , elle s’expose dehors aux tentations.

Certaines sont des habituées des cimetières , et se déclare en deuil pour une personne autre que son époux . Or , il est authentifié selon le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم : « Il n‘est pas permis pour une femme croyant en Allah et en Son Messager de se mettre en deuil, pour un défunt autre que son mari ; Quatre mois et dix jours » [al-Boukhari et Mouslim]

Pour certaines , si leurs époux les invitent aux lits, elles se permettent de refuser en pensant que cette dissension est sans conséquence, alors que sa réaction est formellement interdite conformément au propos Prophétique rapporté par Abou Hourayra où le Messager d’Allah صلى الله عليه وسلم proclame : « Si un homme invite sa femme à sa couche et qu’elle refuse, elle passe le reste de la nuit , son mari en colère contre elle , se faisant maudire par les anges jusqu’au matin. » [al-Boukhari et Mouslim]

Elle est susceptible aussi de gaspiller à outrance l’argent de son mari . Pourtant , rien ne doit sortir de la maison sans l’en avoir avisé et avoir obtenu son consentement au préalable.. Il lui est possible de donner son argent pour se faire sonder le sort avec les cailloux , ou encore se faire faire de la sorcellerie (jaune d œufs, nœud de langue) ; tout cela étant strictement interdit. Elle se permet aussi de faire percer les oreilles aux enfants , quoique interdit.

Pour son aubaine, elle peut prendre la bonne initiative d‘assister aux différents sermons. Au demeurant , elle se revêt d‘un haillon qu‘elle reçoit des mains du doyen soufi en personne sans oublier de la lui serrer pour entrer dans le cercle des filles de la chair, où elle s’initie aux périple les plus insolites.

Mais nous devons hélas, mettre un frein aux rênes du savoir pour conclure et se contenter de cette esquisse , sinon la question prendrait des lignes et risquerait de nous transporter au delà des limites que requiert un tel ouvrage. Si nous devions étaler plus , bâtir et orner nos arguments contre les individus auxquels nous avons pris l‘initiative de réfuter ici, en s’inspirant de Propos Prophétiques et d’annales , cela prendrait plusieurs volumes . En évoquant peu d’exemples, nous en mettons en lumière beaucoup d’autres. Nous nous sommes contentés de citer les pires des œuvres et les plus grotesques , de ces instigateurs abusés en s’inspirant de leur propres récits , sans s’étendre dans l’argumentation tant la chose est évidente .

Qu’Allah , nous prémunisse de l’erreur , et nous garantisse les œuvres pies et les paroles par Sa Grâce et Sa Bonté.

extrait de Talbîs Iblîs de Ibn al Jawzi رحمه الله (deuxième édition) Sabil (pages 612 à 615)

 

9 décembre 2014

La Sagesse du Créateur

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

par l’Imam ibn el Jawzi رحمه الله

 

 

J’ai, un jour, réfléchi à ce qui est imposé à l’homme (At-Taklîf) et j’ai constaté que cela comprenait des choses faciles et d’autres plus difficiles.

 

Ce qui est facile sont les actes des membres, si ce n’est que certains sont plus difficiles que d’autres. Ainsi, les ablutions et la prière sont plus aisées que le jeûne, qui lui-même peut être plus aisé, pour certains, que la Zakat.

 

Ce qui est difficile est aussi de différents degrés.

 

Parmi les choses ardues figure la réflexion et le raisonnement conduisant, tous deux, à la connaissance du Créateur.

 

Cela est difficile pour celui qui est dominé par ce qui est de l’ordre des sens, mais facile pour les hommes doués de raison.

 

De même, il est difficile de dominer ses passions, de dompter son âme et d’empêcher les appétits naturels de faire ce que bon leur semble.

 

Mais cela est facilité à l’homme raisonnable qui réfléchit sur sa rétribution et espère une issue favorable, même s’il souffre dans l’immédiat.

 

Mais la plus pénible et la plus étonnante des impositions religieuses est que la raison admet la sagesse du Créateur, mais ensuite nous Le voyons faire endurer à l’homme qui cherche la science et Lui voue adoration une pauvreté qui le mord cruellement et l’oblige à s’humilier devant l’ignorant pour trouver de quoi vivre.

 

Alors que dans le même temps, Il accorde richesse au pervers malgré son ignorance, si bien qu’il est submergé par les biens de ce bas monde.

 

Nous Le voyons encore faire naître les corps et leur donner perfection, mais II détruit ensuite l’édifice de la jeunesse à ses débuts ou en plein épanouissement et, d’un coup, l’être se retrouve brisé.

 

Nous Le voyons aussi causer de telles souffrances aux enfants qu’ils attirent la pitié de tous.

 

Puis on dit à l’homme : Garde-toi bien de douter qu’il est le plus Miséricordieux des Miséricordieux !

 

Puis l’homme entend parler de l’envoi de Mûsâ عليه سلام auprès de Pharaon et on lui dit : Sois convaincu que c’est Allah qui a égaré Pharaon. Sache également qu’Adam عليه سلام devait nécessairement manger le fruit de l’arbre, alors qu’Allah l’a blâmé par Sa Parole :

 

{Adam a désobéi à son Seigneur} Sourate Ta-Ha, v.121

 

Devant ces choses, certains sont si perplexes qu’ils finissent par tomber dans la mécréance et le reniement.

 

Mais, s’ils recherchaient le secret de ces choses, ils comprendraient que les accepter avec soumission est justement l’imposition religieuse (At-Taklîf) qui pèse sur la raison, afin qu’elle s’y soumette.

 

C’est là un principe, qui, s’il est bien compris, conduit à la sujétion et au salut.

 

Nous demandons à Allah de nous dévoiler les confusions qui troublent celui qui s’égare.

 

Il est certes proche et répond aux invocations. [1]

 

[1] Les propos de l’auteur sont d’une profondeur rare, et ils contiennent des perles de la sagesse pour qui les méditent. Suffit à l’homme doué de raison de savoir que ce bas monde n’est pas une demeure de rétribution, mais une demeure de fléaux et de mises à l’épreuve.

 

 

Titre : Les Pensées précieuse – Sayd Al Khâtir –

Auteur : L’Imam Ibn Jawzi رحمه الله

Editions : Tawbah

Pages : 10 & 11

Retranscription : Asmâa

9 décembre 2014

La vraie lecture du Coran

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Abû ‘Abd Allah رحمه الله a dit:

« La vraie lecture (du Coran) est la lecture du sens et la conformité à lui:

- en tenant pour vraies ses informations,

- en se soumettant à ses ordres,

-en s’interdisant ce qu’il a interdit, – en le prenant pour guide: là où il te conduit, tu te laisses conduire

La lecture du Coran englobe la lecture du mot et du sens.

La lecture du sens est plus noble que la simple lecture du mot, et les gens qui s’intéressent au sens sont ceux qui ont le privilège d’être qualifiés de gens du Coran -ahl al qur’ân-, c’est à dire des gens qui sont loués dans ce monde et dans l’au-delà. Ils sont vraiment des gens de la lecture et de la conformité.

 

source: « exhortations »
auteur: Ibn Al Qayyim al jawziyya
éditions: al madina

note: « Abû ‘Abd Allah » fait référence à l’auteur

9 décembre 2014

La définition du pronom personnel « nous » dans le Coran

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah رحمه الله

 

C’est une caractéristique de style littéraire en arabe, ou une personne se désigne en employant le pronom « nahnu » (nous) par respect ou glorification.

 

 Il peut aussi employer le mot « ana » (je), indiquant une personne, ou à la troisième personne « huwa » (il).

Tous ces trois styles sont utilisés dans le qur’an, ou ALLAH عز و جل s’adresse aux arabes dans leur propre langue.

ALLAH عز و جل se réfère parfois à lui-même au singulier, par son nom ou par l’utilisation d’un pronom, et parfois par l’utilisation d’un pluriel, comme c’est le cas dans la phrase (sens rapprochés) :

 

إِنَّا فَتَحْنَا لَكَ فَتْحاً مُّبِيناً 

 

 » En vérité Nous t’avons accordé une victoire éclatante «  Al-Fath-48:1

 

Et d’autres phrases similaires…

 

Mais ALLAH عز و جل ne se désigne jamais en utilisant la forme « duel », parce que le pluriel fait référence au respect qu’il عز و جل mérite, et peut aussi désigner ses noms et attributs, tandis que le « duel » évoque un nombre spécifique (et rien d’autre), et il عز و جل est bien au dessus de celà.

 

( Al-Aqeedah al-Tadmuriyyah de shaykhul-islam Ibn Taymiyyah رحمه الله p.75)

 

 

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Ces mots, inna « vraiment nous » et nahnu « nous », ainsi que d’autres formes de pluriel, peuvent être employés par une personne parlant au nom d’un groupe ou ils peuvent être employés par une seule personne dans le but de marquer le respect ou la glorification, comme celà est fait par certains monarques lorsqu’ils font des déclarations ou émettent des décrets, dans lesquels ils disent « Nous avons décidés… »etc.

 

Dans des cas comme celui-là, seulement une personne s’exprime mais le pluriel est utilisés comme marque de respect.Celui qui mérite le respect plus que tout autre est ALLAH عز و جل, ainsi quand Il عز و جل dit dans le qur’an inna « en vérité nous » et nahnu « nous », c’est pour le respect et la glorification et non pas pour indiquer la pluralité des nombres.

 

Si un ayah de ce type cause de la confusion, il est essentiel de se référer aux ayat clairs et sans ambiguités pour avoir une clarification, et si un chrétien, par exemple, prend un ayah comme (sens rapprochés):

 

إِنَّا نَحْنُ نَزَّلْنَا الذِّكْرَ وَإِنَّا لَهُ لَحَـفِظُونَ 

 » En vérité c’est nous qui avons fait descendre le coran, et c’est nous qui en sommes gardien «   Al-hijr-15:9

 

comme preuve d’une pluralité divine, il nous est possible de réfuter cette prétention en citant des ayat aussi clairs et dépourvus d’ambiguités que (sens rapprochés): 

 

وَإِلَـهُكُمْ إِلَـهٌ وَحِدٌ لاَّ إِلَـهَ إِلاَّ هُوَ الرَّحْمَـنُ الرَّحِيمُ 

 » Et votre Divinité est une divinité unique. Pas de divinité à part Lui, le Tout Miséricordieux, le très Miséricordieux. «  Al-Baqarah-163

 

et

قُلْ هُوَ اللَّهُ أَحَدٌ 

 » Dis: Il est Allah, Unique. «  Al-Ikhlas-1

 

Ainsi que d’autres ayat qui ne peuvent être interprétés que d’une seule façon.

Par conséquent cette confusion sera dissipés pour celui qui recherche la vérité.

 

Toutes les fois ou ALLAH عز و جل utilise la forme plurielle en se référant à lui-même, cela est fondés sur le respect et l’honneur qu’Il عز و جل mérite, et sur le grand nombre de ses noms et attributs, et sur le grand nombre de ses troupes et ses anges.

 

(Voir Al-Aqeedah al-Tadmuriyyah de shaykhul-islam Ibn Taymiyyah رحمه الله , p.109)

3 décembre 2014

La prière derrière le Pervers Musulman

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cheikh Ibn Otheimine رحمه الله mentionne [Charh Zad Al Mustaqna’Vol 2 p141] qu’au niveau juridique un Fassiq [un pervers] signifie :

« Une personne qui est sorti de l’obéissance à Allah en accomplissant un grand péché autre que la mécréance, ou bien qui persiste dans le petit péché. »

Ce terme s’applique aussi au mécréant comme dans la parole d’Allah رحمه الله
(sens du verset) :

« Sépare-nous donc de ce peuple pervers » S 5 v 25.

Ou comme dans la parole d’Allah رحمه الله :

 

« …Ils se prosternèrent, excepté ‘Iblîs (Satan) qui était du nombre des djinns et qui se révolta ( Fafassaqa) contre le commandement de son Seigneur. » S 18 V 50.

Ou comme dans la parole d’Allah رحمه الله :

 

« ..Et quant à ceux qui auront été pervers, leur refuge sera le Feu » s 32 v 20

.

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.

Pour revenir à l’interrogation : « La prière accomplit derrière le pervers (musulman) est-elle valide ?»

La question suivante fut soumise à Cheikh Ibn Baz رحمه الله :

Question :

Quel est le jugement sur un imam qui accomplit des péchés comme le fait de fumer la cigarette, se raser la barbe ou encore de laisser traîner ses vêtements en dessous des chevilles etc. ?

 

Réponse :

Sa prière est valable à partir du moment ou il la réalise comme Allah l’a légiféré et ceci est l’avis de l’unanimité des savants.

De même que la prière est valide pour ceux qui prient derrière lui selon l’avis le plus juste chez les savants, quand au mécréant, sa prière n’est pas valable et la prière accomplit derrière lui n’est pas valide, car une des conditions de la validité de la prière c’est l’islam. Il convient à l’auteur de la question de choisir un imam connu pour sa science, sa vertu et sa droiture si cela lui est possible.

 

Taharate Wa salat Fatawa Wa maqalat De Cheikh Ibn Baz رحمه الله Vol 2 p 66.

 

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La validité de la prière derrière un fassiq musulman est l’avis de la majorité des savants, C’est aussi l’avis choisi par Cheikh Ibn Otheimine رحمه الله, il dit d’ailleurs :

« Donc [en résumé] la prière effectuée derrière le pervers est valable. Si un homme accomplit sa prière derrière un imam qui se rase la barbe ou fume la cigarette ou consomme Ar-riba (intérêts) ou fornique ou vol, la prière de cet homme est valide ».

 

Charh Zad Al Mustaqna’ Vol 2 p 143

* Parmi les preuves démontrant la validité de la prière derrière un imam pécheur, il y’a le fait que des sahaba dont Ibn Omar et Anas Ibn Malik ont priés derrière Al Hajjaj Ibn Youssouf qui pourtant faisait partie des plus pervers parmi les serviteurs d’Allah.

 

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Question :

 

Un Homme a mémorisé le coran cependant il s’agit d’une personne n’ayant pas de barbe et un deuxième à quand à lui mémorisé moins de coran mais porte la barbe, lequel des deux doit diriger la prière ?

Réponse :

[Dans ce cas] celui qui dirige la prière doit être celui ayant mémorisé le moins de coran [et non] celui qui se rase la barbe mais qui a mémorisé le coran. Car le premier n’est point pécheur tandis que le deuxième du fait qu’il se rase la barbe est pécheur.

 

Majmou Fatawa Lajna Da Ima Vol 7 p 379.

3 décembre 2014

Une seule Salutation en fin de Prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Quand l’imam fait une seule salutation de fin de salat vers la droite est-il permis de se contenter de cette salutation ?

 

Réponse :

 

Certains imams disent qu’on peut se contenter d’une seule salutation d’autres disent qu’il faut faire les deux. Un autre groupe dit qu’il est suffisant de faire une seule salutation dans les prières surérogatoires mais pas dans les prières prescrites.

 

Je dis : par précaution il faut faire les deux salutations de fin de salat car la plupart des hadiths évoquent que le prophète صلى الله عليه و سلم faisait cela.

 

Cependant si l’imam se contente d’une seule salutation et que le fidele derrière lui estime que ce n’est pas valide il peut faire deux salutations sans aucune gène mais si l’imam fait les deux il est donc dans l’obligation de faire autant.

 

Extrait du livre Fatâwas sur les Piliers de l’Islam de Mohammed Ibn Sâleh EL-OTEYMINE رحمه الله. Aux éditions Daroussalam

3 décembre 2014

Quelques points de la biographie de Shaykh Muqbil رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Son origine, Son clan, Ses études

 

Il est Muqbil bin Haadee bin Muqbil bin Qaa’idah al-Hamdaanee al-Waadi’ee al-Khallaalee, de la tribus des Aali Raashid.Il vient de Waadi’ah, qui est un endroit à l’est de la ville de Sa’adah dans la vallée de Dammaaj.
Parlant de son père , Umm ‘Abdillaah Al-Waadi’iyyah a dit :  » son père mourut alors qu’il etait jeune il ne l’a pas connu. Il grandit donc comme un orphelin sous la protection de sa mère, quand elle lui disait de travailler afin de gagner de l’argent et afin d’etre comme tout le monde il lui répondait : « Je vais partir étudier » et elle lui disait alors : « qu’Allah te guide » ainsi elle invoquait Allah pour qu’Il le guide, aussi il se peut qu’une de ses invocations ait coincidé à un moment ou les invocations sont acceptées vu qu’il fut parmi ceux qu’Allah guida. » [Nubdhah Mukhtasarah: pg. 18]
Parlant de son clan Shaykh Muqbel dit dans sa biographie : « Qu’Allah soit Glorifié, la majeure partie des personnes de Waadi’ah, region voisine de Sa’adah me défendirent moi et la Da’wah. Certains le firent pour défendre la religion et d’autres par dévotion tribale. Mais si ce n’eut été pour Allah tout d’abord , les ennemis de la Da’wah as salafiyah, et en particulier les chiites de Sa’adah, nous auraient tous anéantis ». (les chiites du yemen étaient très agressifs à l’encontre de shaykh muqbel car shaykh Muqbel détournait les gens du shisme wal hamdulillah)
Shaykh Muqbel rajoute :  » … si bien qu’Allah me sauva des chiites par l’intermédiaire des hommes de Waadi’ah ainsi que certains autres, les chiites m’en voulaient énormément . »

 

« Dans sa biographie Shaykh Muqbel raconte qu’apres avoir a étudié en arabie saoudite des livres tel que : Saheeh Al-Bukhaary, Buloogh al-Maraam, Riyaadh as-Saaliheen (le jardin des vertueux), Fath-ul-Majeed (l’explication de Kitaab at-Tawheed) aupres des savants de son époque ainsi qu’en auto didacte, il est rentré au yemen et il a commencé a précher à la da’awah authentique et à combattre les fausses pratiques tel que l’adoration des tombes, le sacrifice pour autre qu’Allah etc…

Les chiites yemenites lui en voulaient beaucoup certains le menacèrent de mort et les autorités chiites et communistes de l’époque le menaçait de l’emprisonner, et il fut d’ailleurs emprisonné 11 jours.

 

Concernant cette anedocte shaykh Muqbel rapporte :

 » Une cinquantaine parmi les jeunes de Waad’iah me visitaient en prison certaines nuits, tandis que 150 hommes de Waadi’ah allaient voir les gardiens de prisons durant ces memes nuits si bien qu’à la fin les gardiens de prison extenués  par cela me libérèrent et la louange revient à Allah toute entière.

Un autre exemple du soutien des gens de Waadi’ah est que lorsque je souhaitais voyager et que je l’annonçais ils se concurrençaient les uns les autres, qu’Allah les preserve, pour voir qui m’accompagnerait et qui assurerait ma sécurité à un tel point que parfois nous sortions et voyagions remplissant une quinzaine de voitures. »

 

Ce que les savants disent de lui

 

Concernant Shaykh Muqbel رحمه الله Shaikh Muhammad bin Saalih Al-‘Uthaimeen رحمه الله a dit :
 » Dites lui que je le considère comme étant un revivificateur (mujaddid). » Shaikh Yahyaa al-Hajooree rapporta que Shaikh Rabee’ Al-Madkhalee dit à propos de Shaykh Muqbel :  » Il est le revivificateur (mujaddid) du Yemen » et il dit également  » depuis l’époque de Shaykh ‘Abdur-Razaaq as-San’aanee jusqu’a notre époque actuelle personne n’a établi la da’awah au Yemen et revivifié sa saveur comme l’a fait Al Waadi’i (c’est à dire Shaykh Muqbel). »
Shaikh Al-Albaanee رحمه الله a dit par ailleurs :  » …Ainsi manquer de respect et déprécier ces deux shaykhs (Rabee’ et Muqbil), qui appellent au Qur’aan et au Sunnah, à la méthologie des salaf saalih (pieux prédécesseurs) qui font la guerre à ceux qui s’opposent à cette méthodologie droite et correcte vient de 2 catégories de personnes et ceci est clair a chacun.

Cela peut soi venir de quelqu’un d’ignorant ou de quelqu’un qui suit ses désirs… S’il s’agit d’une personne ignorante alors on peut lui enseigner…par contre si il s’agit d’une personne qui suit ses désirs, ses passions alors nous cherchons le refuge auprès d’Allah contre le mal de cette personne. Et nous demandons à Allah, Le Puissant, Le Sublime de le guider ou de briser son dos. »
[source de cette parole audio tiré de : Silsilah al-Hudaa wan-Noor: 1/851]

 

Perles de sagesse

 

Quelques paroles de Shaykh Muqbel :

« Oh mes enfants, je jure par Allaah si la science pouvait être versée dans un verre, je la verserais pour vous, mais elle n’est que par le dur travail, l’épuisement, et l’éraflure des genoux. Et Yahyaa bin Abee Katheer disait à son fils ` Abdullaah :  » la science ne s’obtient pas par la relaxation du corps ».
Rapporté par Muslim dans son Saheeh chapitre de la prière

 

Nous croyons qu’il n’y aura ni honneur ni victoire pour les musulmans tant qu’ils ne retourneront pas au Livre d’Allah et à la Sunna du messager d’Allah صلى الله عليه و سلم. Tarjuma Abi ‘Abdur-Rahman Muqbil Ibn Hadi al-Wadi’i (p. 135-142)

 

Notre da’wa et notre ‘aqida est plus chère à nos yeux que nous-mêmes, nos biens et nos progénitures. Ainsi nous ne sommes pas prêts à la laisser tomber pour de l’or ni pour de l’argent. Nous disons que cela est tel qu’aucun ne peut espérer nous désintéresser de notre da’wa , ni penser qu’il lui est possible de nous l’acheter pour des dinar ou des dirham. Car les politiques savent déjà cela de nous, et ils ont désespéré de nous l’acheter par des hautes positions sociales ou des biens matériels. Tarjuma Abi ‘Abdur-Rahman Muqbil Ibn Hadi al-Wadi’i (p. 135-142

 

Sa Mort

 

Shaikh Muqbil bin Haadee Al-Waadi’ee est décédé en 1422H (7/21/2001) en raison d’une affection hépatique dont il souffrait depuis longtemps, et pour laquelle il a voyagé en Amérique, en Allemagne et en Arabie Saoudite durant la dernière partie de sa vie pour chercher le traitement. Il avait près de soixante-dix ans lorsqu’il est mort à Jeddah (arabie saoudite). Sa prière funèbre fut célébrée à Makkah et il fut été enterré dans le cimetière d’Al-`Adl près des tombes de Shaikh Ibn Baaz رحمه الله et Shaykh Al-`Uthaimeen رحمه الله , qu’Allah leur fasse misericorde à tous trois.

 

Son oeuvre

 

Shaykh Muqbil a laissé derrière lui un centre au yemen : « le dar al hadith de Dammaaj  » dans lequel les étudiants musulmans (plus de 1000 hommes et femmes) du monde entier viennent étudier le tawhid, la sunnah authentique, le Qour’an, les règles de jurisprudence etc…

 

Shaykh Muqbil a laissé derriere lui des étudiants en science islamique (Toulab el ‘ilm) confirmés qui apellent à Allah selon la compréhension des pieux prédécesseurs, parmi eux Shaykh Yahiaa al Hajoory حفظه الله qui est le remplaçant de shaykh Muqbel à la tete du « dar al hadith de Dammaaj », ou Shaykha Umm Abdillah bint Muqbel (fille de shaykh Muqbel comme son nom l’indique) elle donne des cours aux soeurs, elle est également l’auteur d’ouvrages bénéfiques concernant la femme, l’éducation de enfants et d’autres sujets, حفظه الله.

 

Nous demandons à Allah de faire miséricorde à Shaykh Muqbel, tout comme nous implorons Allah d’améliorer l’état de nos gouverneurs musulmans ainsi que l’etat des musulmans partout dans le monde, Il est certes Celui qui Voit et qui Entend.

 

3 décembre 2014

Biographie de Cheikh Muhammed Nacer Eddine al Albani رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sa naissance…

 

Il est né en 1914 dans la ville de Ouchqou Dara qui était à l’époque la capitale d’Albanie, dans une famille pauvre mais pratiquante et connue pour les connaissances religieuses. Son père al Haj Nouh fut diplômé des instituts religieux de la capitale Othomane  » Istanbul « , puis il est revenu chez lui pour enseigner et éduquer les gens.

 

Lorsque le roi « Ahmed Zogho  » prit le pouvoir en Albanie, et décida de rendre le pays laïque imitant l’occident dans tous les domaines de la vie, le père prit peur et pressentit que le mal s’accroîtra. Alors il prit la décision d’émigrer en Syrie (Cham) pour sauvegarder sa religion et par crainte pour ses enfants des troubles. Son choix fut la ville de Damas dont il avait auparavant prit connaissance lors de son voyage pour le pèlerinage et ce qui le poussa à choisir cette ville ce sont les Hadiths rapportés sur les mérites de cette région et les invocations faites par le Messager .

 

Le grand savant al Albany a terminé ses études primaires dans l’école de  » Jam’yat al Is’af al Kheiry  » à Damas avec un niveau élevé. Du fait de la mauvaise idée que se faisait son père sur les écoles publiques du point de vue religieux, il décida de ne plus le laisser aller à l’école, et lui prépara un programme structuré. De ce programme, il apprit le Coran avec le Tajwid, la grammaire et le Fiqh d’après le Madh-hab Hanafi. De même que des amis à son père ont participé à son enseignement des sciences religieuses et arabes comme on verra plus loin.

 

Il apprit de son père la réparation des montres jusqu’à devenir un des meilleurs réparateurs de la ville, et il commença à gagner sa vie de ce métier. Son apprentissage de ce métier et son émigration vers la Syrie (Cham) furent deux grands bienfaits d’Allah pour lui, et pour cela son père a un grand mérite car le métier de réparateur de montres lui permit d’avoir un grand temps libre pour pouvoir lire et étudier les livres, et l’émigration vers Damas lui permit de connaître la langue arabe et les sciences religieuses depuis leurs sources.

 

Vers la science du Hadith et l’importance qu’il lui donna…

 

Le cheikh al Albany se dirigea vers la science du Hadith alors qu’il n’avait que 20 ans à peu près, attiré par les articles qui paraissaient dans la revue « al Manar » publiée par le cheikh Mouhammad Rachid Rida .

 

Le premier travail qu’il entreprit dans le Hadith fut de recopier le livre : Al Moughni ‘an haml al asfar fil asfar fi takhrij ma fil ihya minal akhbar du Hafidh al ‘Iraquy avec des annotations.

 

Celui qui regarde l’effort du cheikh dans ce travail est étonné par son intelligence, par ses bonnes connaissances à ce jeune âge, et l’étonnement augmente pour son assiduité pour le rangement du livre, et pour sa bonne écriture.

 

Ceci fut pour lui le début d’un grand bien car il avait de plus en plus d’envie pour la science du Hadith jusqu’à que son père désapprouva sa préoccupation pour cette science et lui disait :

 

 » La science du Hadith est réservée à ceux qui font faillite ! « .

 

Malgré tout cela, l’amour du cheikh pour le Hadith du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, et la distinction de l’authentique et du faible ne faisaient qu’augmenter. Et puisqu’il vivait sous la charge de son père qui avait à sa charge une grande famille, il n’avait pas les moyens d’acheter ce qu’il lui fallait comme livres qu’il ne trouvait pas dans la bibliothèque de son père qui était pleine de livres suivant le rite Hanafite.

 

C’est pour cela qu’il se dirigea vers la grande bibliothèque Adhahirya. Ceci fut un grand bienfait d’Allah sur lui car il y trouvait tout livre qu’il ne pouvait acheter, de même certaines librairies commerciales lui prêtaient des livres comme la librairie de Salim al Qouçaibany – et la librairie arabe Hachémite (al Maktaba al ‘arabya al hachimya) de ‘Oubeid Ikhwane.

 

Son intérêt pour le Hadith et ses sciences est devenu sa grande préoccupation, jusqu’à ce qu’il lui arrivait de fermer sa boutique pour aller à la librairie Adhahirya et il y restait douze heures sans se lasser de la lecture, des annotations et de la vérification sauf pour les Salâts pour lesquelles il s’arrêtait. Et souvent il mangeait simplement dans la bibliothèque. Puis la direction de la bibliothèque décida de lui réserver une pièce pour lui seul, pour qu’il puisse faire ses recherches utiles dans la science, et aussi de lui donner la clé de la bibliothèque. Et là, pendant des années, le cheikh venait tôt le matin avant les employés qui eux retournaient chez eux à l’heure du Dhohr sans revenir, alors que lui, y restait ce qu’Allah veuille qu’il reste, et il lui arrivait de ne repartir qu’après avoir prié la Salât du ‘Icha.

 

Tous ceux qui le voyaient à l’époque dans la bibliothèque, savaient le degré de ses efforts et sa volonté de ne pas perdre de temps, jusqu’à que certains lui en voulaient car il était trop dans la lecture et l’écriture lorsqu’ils lui rendaient visite à la bibliothèque. Naturellement le cheikh était excusable car il ne voulait pas perdre son temps avec les longues salutations et bienvenues, il répondait aux questions qui lui étaient posées, tout en regardant dans le livre et sans relever son regard vers celui qui pose la question avec le strict minimum de mots suffisants. Parmi les fruits de ce grand effort béni, il y a eu :

 

- Takhrij ahadith al bouyou’ fi mawsou’ati al fiqh al islami (Recherche sur ceux qui ont rapporté les Hadiths concernant le commerce dans la jurisprudence islamique), et d’autres ouvrages que l’on verra si Allah le veut.

 

- Celui qui lit l’introduction du cheikh dans Fahras makhtoutat al Hadith fil maktaba adhahirya (L’index des manuscrits du Hadith dans la bibliothèque Adhahirya), lorsqu’il parle sur la difficulté de retrouver une feuille perdue ou mal rangée, reconnaît la longue patience et l’énorme effort qu’il a entrepris pour servir la Sounnah purifiée.

 

L’appel à Allah …

 

Les Hadiths du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم  ont eu un grand effet sur la voie qu’entreprit le cheikh dans la science comme dans la pratique, et c’est comme ça que le cheikh prit la bonne voie authentique qui est de ne prendre que d’Allah et de Son Messager seulement en s’aidant de la compréhension des grands Imams parmi les pieux prédécesseurs, sans aucun fanatisme pour l’un d’entre eux, mais plutôt c’est la vérité qu’il recherchait là où elle se trouve.

 

De là, il commença à contredire le Madh-hab Hanafi dans lequel il grandit. Son père s’opposait à lui durement, alors le cheikh lui démontrait qu’il n’était pas permis à un musulman de délaisser la pratique des Hadiths du Messager d’Allah alors qu’ils sont authentiques et que certains Imams les ont mis en pratique quelque soit celui qui les contredit, tout en lui expliquant aussi que ceci est la voie de l’Imam abou Hanifa ainsi que les autres imams, qu’Allah leur soit clément.

 

Et c’est comme ça que les discussions ont commencé entre le cheikh al Albany et les autres savants. Il subit une grande opposition de la part de beaucoup de cheikhs fanatiques à leurs Madh-hab et des cheikhs Soufis et des charlatans innovateurs, et surtout des gens de la même origine que lui (la communauté albanaise de Damas) qui poussaient la masse contre lui en prétendant qu’il était un Wahhabite égaré et ils prévenaient les gens contre lui, alors qu’au même moment des savants connus de Damas étaient d’accord avec lui et l’ont encouragé à continuer dans son prêche. Parmi eux, il y avait le grand savant Bahjat Albaitar, le cheikh ‘Abdoul Fattah al Imam, le cheikh Tawfiq al Barzah et bien d’autres, qu’Allah leur soit clément. Le Cheikh al Albany n’en avait que faire des paroles des gens et de leur opposition, mais bien au contraire ceci ne faisait que le pousser à persister sur la vraie voie. Il s’éduquait à avoir la patience et à supporter le mal (qu’on lui faisait) et ceci comme application du commandement de Louqmane à son fils comme Allah nous le cite dans Son Livre .

 

Et il est véritablement comme le dit sur lui un de ses élèves : « Il est comme la pluie qui ne regarde pas sur quelle terre elle va tomber ».

 

Le cheikh prit en main l’étendard du Tawhid et de la Sounnah, et visita beaucoup de savants de Damas et il y a eu entre lui et eux beaucoup de discussions sur des questions du Tawhid, l’attachement fanatique au Madh-hab et les innovations, et ceci, en compagnie du cheikh ‘Abdoul Fattah al Imam qui était à l’époque le président de l’association des jeunes musulmans.

 

Le cheikh donnait deux cours par semaine auxquels participaient les étudiants en religion et quelques professeurs d’université. Parmi les livres qu’il a enseignés, il y a :

 

1- Fath al Majid Charh Kitab at Tawhid (commentaire du livre de l’unicité) de ‘Abdour-Rahmane ibn Hassan ibn Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab.

 

2- Ar Rawda an Nadya Charh ad Dourar al Bahya.

 

3- Minhaj al Islam fil Houkm (la voie de l’islam dans la façon de gouverner) de Mouhammad Assad.

 

4- Ouçoul al Fiqh (les fondements de la jurisprudence) de ‘Abdoul Wahhab Khallaf.

 

5- Mouçtalah at Tarikh (la science de l’histoire) de Assad Roustoum.

 

6- Fiqh as Sounnah (la compréhension de la Sounnah) de Sayid Sabiq.

 

7- Al Ba’ith al Hathith Charh Ikhtiçar ‘Ouloum al Hadith d’ibn Kathir de Ahmad Chakir.

 

8- At Targhib wa at Tarhib de al Hafidh al Moundhiri.

 

19- Ryad as Salihin (Les jardins des vertueux) de an Nawawy.

 

10- Al Ilmam fa Ahadith al Ahkam d’ibn Daqiq al ‘Id.

 

Mais il n’a pas pu terminer ces deux derniers livres à cause de certains cheikhs qui se sont plaints de lui auprès des autorités et il fut emprisonné à peu près six mois. Il avait déjà connu la prison avant cela en 1967 où il y resta un mois.

 

Le cheikh avait des voyages mensuels organisés, au début c’était pour une semaine par mois, puis ce fut trois jours par mois. Le cheikh allait dans les grandes villes comme Halab, Idlab, Alladhiqya, Salmya, Homs, Hama, Arriqah puis des voyages vers la Jordanie avant qu’il ne décide d’y résider dernièrement. Tous ces efforts et ces voyages eurent de très bons fruits, même s’il y avait l’opposition des gens de la passion, cela ne le décourageait pas à continuer.

 

L’enseignement à l’université Islamique de Médine…

 

Avec l’aide d’Allah, , puis des efforts continus, de bons ouvrages du cheikh ont vu le jour dans les domaines du Hadith, du Fiqh, de la ‘Aquida et autres qui ont montré aux savants ce qu’Allah lui avait donné comme compréhension authentique, grande science, grande compréhension du Hadith, de ses sciences, de ses narrateurs, ainsi qu’un chemin scientifique qui fait du Livre et de la Sounnah le juge et la balance dans tous les domaines, et tout ceci avec la compréhension des pieux prédécesseurs et leur voie dans l’apprentissage et du d’écoulement des règles et des lois.

 

C’est cette voie qu’entreprirent beaucoup de grands savants surtout le cheikh al Islam ibn Taymiya et ses élèves, et ceux qui les ont suivis.

 

Tout ceci rendit le cheikh célèbre, les savants retournaient à lui, les responsables des écoles de science reconnaissaient son degré. Ce qui poussa les responsables de l’université islamique (de Médine) lors de sa fondation, et à leur tête le cheikh et grand savant Mouhammad ibn Ibrahim Âl cheikh le président de l’université islamique à l’époque et le grand Moufti du Royaume d’Arabie Saoudite, de choisir le cheikh al Albany pour le poste de professeur du Hadith, de ses sciences et de sa compréhension à l’université.

 

Le cheikh y resta trois ans, de l’année 1381h (1961) jusqu’à la fin de l’année 1383h (1963), en enseignant le Hadith et ses sciences, et pendant cette période il était un bon exemple à suivre dans l’effort, la sincérité et la modestie. Ceci se voyait très bien dans ses assises avec les étudiants pendant les inter-classes et dans les voyages organisés par l’université. Et à cette époque, il était membre du Conseil de l’université.

 

Le retour du cheikh à Damas…

 

Le cheikh est retourné à Damas avec encore une plus grande volonté, et il rejoignit sa pièce qui lui était réservée dans la librairie Adhahirya, et il se remit à étudier et écrire, et il consacra tout son temps à cela. Il délaissa sa boutique (pour réparer les montres) à un de ses frères, puis à son fils après la mort de son frère. Son temps entièrement réservé à l’étude et l’écriture lui permit de présenter au monde islamique encore plus d’ouvrages utiles et de bonnes vérifications qu’on citera dans cette biographie.

 

Les liens avec les savants, leur étonnement et leurs éloges à son encontre…

 

Le cheikh al Albany rencontra beaucoup de savants et d’étudiants en science, et il leur apprenait des choses comme eux lui en apprenaient. Et parmi les savants qu’il a rencontrés, il y a :

 

Le cheikh Mouhammad Hamid al Faqi président de Jama’at Ansar as Sounah al Mouhammadya en Egypte .

 

Le grand savant Ahmad Chakir .

 

Il y a eu entre eux et lui des recherches et des discussions bénéfiques dans la science.

 

Le cheikh ‘Abdour-Razzaq Hamza

 

Le docteur et grand savant Mouhammad Taqyouddine Al Hilaly

 

Le grand savant et cheikh al Hafidh Mouhammad al Joundalawy durant la période où il enseignait à l’université islamique de Médine.

 

Le grand savant et cheikh Mouhammad Raghib Attabbakh .

 

L’historien de Halab voulu rencontrer le cheikh al Albany, et cela s’est fait par l’intermédiaire du professeur Mouhammad Moubarak . A cette époque, le cheikh al Albany était encore tout jeune, mais le cheikh at-Tabbakh était surpris de ce qu’il entendait sur lui au sujet de sa grande volonté dans le prêche au Livre et à la Sounnah, et son étude des sciences du Hadith. Et il lui donna la permission de rapporter d’après lui ses chaînes de narration et il lui donna son livre : Al anwar al jalya fi moukhtaçar al athbat al halabya.

 

Et en ce qui concerne ses relations avec son excellence le cheikh ‘Abdoul ‘Aziz ibn ‘Abdillah ibn Baz رحمه الله,le président de la direction des recherches scientifiques de l’Ifta et du prêche en Arabie Saoudite, il y avait de très bonnes liaisons entre eux, et ils ont eu des assises et des discussions bénéfiques dans la science lors de leurs rencontres et lorsqu’ils s’écrivaient.

 

Le cheikh ‘Abdous-Samad Charafoud-dine un des savants de l’Inde et qui publia après vérification le premier volume de As-Sounanoul Koubra de an-Nassaï et Touhfatoul Achraf de al Mazi. Ils s’écrivaient beaucoup dans le domaine de la science, et une fois il lui écrivit :

 

« Il est parvenu au Cheikh ‘Oubeidoullah arRouhmani le président de l’université as-Salafya à Banars (en Inde) une question, provenant de Daroul Ifta à Ryad en Arabie Saoudite, sur un Hadith dont le texte est étrange et dont le sens est étonnant, et qui a un lien proche de notre époque. Et il y a eu unanimité des savants réunis ici pour revenir au plus grand savant de cette époque sur les Hadiths prophétiques qui est le cheikh al Albany »

 

Beaucoup de savants lui ont écrit et lui ont fait savoir qu’il les impressionnait et qu’ils l’aimaient, qu’ils avaient envie de le rencontrer, surtout les savants d’Inde et du Pakistan.

 

Le grand savant ‘Oubeidoullah ar-Rouhmany l’auteur de: Mirqat al mafatih Charh Michkat al Maçabih.

 

Le cheikh Mouhammad az-Zamzamy au Maroc qu’il a rencontré et avec qui il y eut des recherches et des discussions dans la science chez lui à Tanger. Et bien d’autres…

 

Beaucoup d’étudiants retournaient à lui, et ceci même encore, durant leurs études et leurs hautes spécialisations pour les diplômes du « Doctorat » et du « Magistère » dans les sciences islamiques. Ils allaient à sa rencontre, l’écoutaient, lui écrivaient et profitaient de lui dans les sciences du Hadith et autres.

 

Parmi eux, il y a le docteur Amine al Miçri , le président du département des études islamiques à l’université islamique de Médine. Et il disait clairement que le cheikh al Albany méritait plus son poste que lui et qu’il en était plus en droit. Il se considérait comme un de ses élèves, et il encourageait les étudiants à profiter de sa présence lorsqu’ils visitaient Médine.

 

Ce même témoignage lui fut donné par le docteur Soubhi As-Salih, ancien professeur du Hadith et de ses sciences à l’université de Damas et à l’université libanaise aujourd’hui.

 

Ainsi que le docteur Ahmad Al ‘Assal, président du département de la culture et des études islamiques à l’université de Ryad.

 

Le cheikh Mouhammad Taïb Oukij Al Yousnari, professeur de l’exégèse, du Hadith et du Fiqh à la faculté religieuse de l’université d’Ankara en Turquie et à l’institut islamique supérieur à Konya, lui envoya beaucoup de lettres où il y montre son étonnement pour le cheikh al Albany et où il pose certaines questions concernant la science. Parmi lesquelles, il y a cette lettre datée du 7 Cha’bane 1389h où il dit :

 

« Son excellence, le grand savant et chercheur, le professeur respecté abou ‘Abdir-Rahmane Mouhammad Naciroud-dine al Albany (Qu’Allah le protège de tout mal et qu’il rende ses connaissances bénéfiques pour nous), mon cher professeur respecté… Je vous félicite pour votre grande réussite dans le domaine de la science, qu’Allah augmente dans le monde islamique le nombre de gens comme vous. Et en réalité, j’aurai voulu avoir tous vos livres, c’est pour cela que je vous demanderai d’en aviser vos éditeurs pour qu’ils me les envoient à mon adresse et je vous en remercie d’avance ».

 

Aussi le docteur ‘Abdoul-’Ali ‘Abdoul-Hamid Al A’dhamy, le professeur à la faculté des études islamiques à l’université de Beirou au Nigéria, qui lui fit de très bons éloges.

 

Le professeur Ahmad Madh-har Al ‘Adhama, président de l’association at-Tamaddou al Islami à Damas, qui fut impressionné de sa science et qui lui permis d’écrire dans sa revue beaucoup d’articles sans faire attention aux dires de beaucoup d’opposants. Il écrit sur lui:

 

« Damas connut son plus grand Mouhaddith, le grand savant Badroud-dine al Housseiny ; et lorsqu’il mourût, la ville n’avait plus d’imam dans les sciences du Hadith vers qui les gens retourneraient, si ce n’est un jeune Arna-outy [Habitant de la région comprenant l'Albani et le Kosovo] qui a grandit dans la science et la piété, qui est le professeur Mouhammad Naciroud-dine (al Albany) connu parmi les jeunes pour son travail dans le Hadith et ses sciences, qui a réunit les jeunes autour de lui et fut remarqué. Il a pu avoir des élèves qui apprennent de lui du fait de sa langue arabe claire, de la douceur de ses paroles et ses bonnes discussions. »

 

Aussi le grand savant Mouhammad ‘Ata-oullah Hanif, auteur de At-Ta’liqat As-Salafya ‘ala Sounane an-Nassa-i qui lui fit des éloges.Et aussi beaucoup d’autres savants et personnalités…

 

Ses efforts dans la science, ses fonctions et ses voyages…

 

Nous avons vu que le cheikh a étudié chez son père certaines sciences comme la grammaire, des livres de Fiqh Hanafi comme Moukhtaçar Al Qaddoury, et il apprit de lui le Coran entièrement avec Tajwid d’après la version de Hafs. Il étudia chez le cheikh Sa’id al Bourhany le livre Maraqi Alfalah dans le Fiqh Hanafi, le livre Choudhour adh-Dhahab dans la grammaire, et certains livres contemporains dans l’éloquence. Il assistait aux assemblées du grand Savant le cheikh Mouhammad Bahjat al Baitar avec des professeurs de al Majma’ al ‘Ilmi à Damas parmi lesquels ‘Izzoud-dine at-Tannoukhy , ils lisaient le livre Al Hamassa de abou Tamam.

 

La faculté des études religieuses de Damas le choisit pour qu’il vérifie qui a rapporté les Hadiths dans le domaine du commerce, concernant l’encyclopédie du Fiqh islamique que l’université voulait publier (en 1955).

 

Il fut choisit comme Membre dans le bureau du Hadith, qui fut créé à l’époque de l’union entre l’Egypte et la Syrie, pour relire et superviser la publication des livres de la Sounnah.

 

L’université as-Salafya de Banars en Inde lui demanda de venir en Inde pour être le Cheikh du Hadith et il s’excusa de son refus car il était difficile pour lui d’emmener toute sa famille à cause de la guerre qui opposait l’Inde au Pakistan à cette époque.

 

Le ministre de l’éducation saoudien Hassan ibn ‘Abdillah Âl Cheikh lui demanda en 1388h (1968) d’être le Superviseur de la faculté des hautes études islamiques à l’université de la Mecque.

 

Il fut choisit Membre du haut conseil de l’université islamique de Médine de l’année 1395h (1974) à l’année 1398h (1977).

 

Il donna une conférence importante en Espagne, suite à l’invitation de l’union des étudiants musulmans en Espagne, et qui fut publiée plus tard avec pour titre : Al Hadith Houjja binafsih fil ‘Aqa-id wal Ahkam (Le Hadith est un argument en lui-même (à part entière) dans les croyances et les règles). Il visita l’émirat du Qatar et y donna une conférence avec pour titre : Manzilatou as-Sounnah fil Islam (la place de la Sounnah dans l’Islam). Il fut envoyé par la direction des recherches scientifiques, de l’Ifta et du prêche (Ryad – Arabie Saoudite) en Egypte, au Maroc et en Grande-Bretagne pour prêcher au Monothéisme et à la vraie voie islamique. Il fut invité à beaucoup de congrès. Il participa à certains et s’excusa à la plupart de ne pouvoir y participer à cause du manque de temps, vu le nombre de ses travaux dans la science. Il visita certains pays européens, il y rencontra les minorités musulmanes ainsi que les étudiants musulmans, et il y donna des cours importants.

 

Les ouvrages et les travaux scientifiques…

 

Le cheikh a laissé beaucoup de livres écrits par lui-même et des travaux scientifiques sur d’anciens ouvrages, dont certains ont été traduits dans d’autres langues.

 

[Ici l'auteur 'Acim al Qar-youty en cita 114 et j'invite les frères et les sœurs à retourner au texte arabe pour voir les titres. Quant à son élève cheikh ‘Ali Hassan al Halaby, il en cite 218 dans son livre Ma'a cheikhina Naçir as-Sounnah wad-Dine.](Le traducteur)

 

D’après une biographie rédigée par aboul Achbal ‘Acim ibn ‘Abdillah al Qar-youty, Professeur à l’université islamique de Médine

(cheikh nasr ad-din al albani رحمه الله est mort en 1420 de l’hégire soit en 1999)

 

3 décembre 2014

Le Courage du Prophète صلى الله عليه و سلم

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cheikh Muhammad ibn Salih Al ‘Utheymine رحمه الله

 

Dans  le courage il  صلى الله عليه و سلم était la personne la plus courageuse, celui qui montrait le plus de résolution et de témérité. Les gens fuyaient mais lui restait ferme.

 

Al-‘Abbâs Ibn ‘Abd al-Muttalib رضي الله عنه a dit  : «  Lorsque les musulmans et les mécréants se rencontrèrent à Hunayn et que les musulmans tournèrent les talons, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم se dirigea au galop avec sa mule vers les mécréants et moi je tenais le mors de sa mule la retenant pour pas qu’elle se précipite, et à ce moment-là il صلى الله عليه و سلم disait : « Je suis le Prophète, nul mensonge à cela. Je suis le fils de ‘Abd al-Muttalib. »
Rapporté par Muslim n°66 livre de la lutte et des faits, Al Bukhâri à peu près similairement d’après le hadith d’Al-Barâ’u Ibn ‘Azib رضي الله عنه n°2864 livre de la lutte et n°4315-4317 livre des expéditions
 

 

‘Ali رضي الله عنه a dit : « Lorsque la bataille se faisait rage et que les assaillants se rencontrèrent, nous nous cachions derrière le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et il n’y avait pas une personne qui était plus proche des ennemis que lui. »
Rapporté par Ahmad dans le Musnad (vol.1 p.156) et Muslim n°79 livre de la lutte d’après le hadith d’al-Barâ رضي الله عنه

 

Anas رضي الله عنه disait : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم était la meilleure personne, la plus généreuse, la plus courageuse.

 

Une nuit, les gens de Médine furent angoissés à cause d’un bruit, les gens s’y rendirent. Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم les rencontra en chemin alors qu’il rentrait et il les avait précédé dans leur démarche. Il était sur le cheval d’Abû Talha, à son cou, il y avait son sabre et il صلى الله عليه و سلم leur dit : « Ne soyez pas effrayés, Ne soyez pas effrayés. »
Cette parole signifie : « N’ayez pas peur. », les arabes parfois parlaient en employant la lettre de négation « lam » au lieu du « la » d’annulation

Anas dit : « Nous trouvâmes le cheval extenué, celui-ci était pourtant lent mais là, il avait galopé. »
Rapporté par Al Bukhâri n°2908 livre de la lutte et des faits n°6033 livre de l’éducation et Muslim n°48 livre des mérites
 

 

An-Nawâwî dans l’explication du Sahih Muslim n°15-67-68 : « Il se trouve beaucoup de bénéfices dans ce hadith, notamment son courage manifeste, sa précipitation pour sortir à l’encontre des ennemis et ceci avant tous les autres, afin qu’il صلى الله عليه و سلم découvre la situation et qu’il صلى الله عليه و سلم revienne avant que les gens arrivent. De même, l’immense bénédiction et le miracle qu’il y a du au fait que le cheval est revenu au galop alors que celui-ci était un cheval lent. Ceci est la signification de sa parole : nous le trouvâmes exténué. »

 

Tiré du livre : Les Nobles Caractères, éditions Sabil, Cheikh Muhammad ibn Salih Al ‘Utheymine رحمه الله  
 

 

2 décembre 2014

La description des Croyants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

par l’Élève des Compagnons Al-Hassan Al-Basri رحمه الله

(m. 110 de l’Hégire)

 

 

Salama ibn ‘Amir a dit:

Nous fîmes la prière du vendredi avec al Hassan al Bassri , et lorsque nous terminâmes, nous nous regroupâmes autour de lui ; il se mit alors à pleurer d’une manière intense, on lui demanda : « Que t’arrive-t-il ?qu’Allah te fasse miséricorde ?alors que durant ton sommeil le Paradis t’a été annoncé? « 

Ses pleurs devinrent plus intenses et il dit :

Et comment ne pleurerais-je pas alors que si l’un des compagnons du Prophète, صلى الله عليه و سلم, entrait par cette porte de la mosquée, il ne reconnaîtrait que la direction vers laquelle [on se tourne pour prier].

Puis il ajouta :

Loin s’en faut ! Les souhaits ont fait périr les gens, ont donné des propos sans actes, une connaissance sans patience et une foi sans certitude ; pourquoi vois-je des hommes et ne vois-je pas d’esprit, et entends-je des bruits légers et ne vois-je ni monture ni compagnon ?

Par Allah ! Les gens sont entrés puis sont sortis, ils ont su et ils ont blâmé, ils ont interdit puis ils ont rendu licite. Certes, la religion de l’un d’entre vous est [semblable à un] brin de paille sur sa langue, si on lui demandait : Crois-tu au Jour de la rétribution ? Il répondrait ; Oui ! Par le Maître du Jour de la rétribution ! Il ment.

 

Certes, parmi les comportements du croyant,

il doit avoir une force dans la religion,

une fermeté accompagnée d’une douceur,

une foi accompagnée d’une conviction,

une science accompagnée d’une indulgence,

une indulgence accompagnée d’une science,

une intelligence accompagnée d’une douceur,

une belle apparence tout en étant pauvre,

une richesse accompagnée d’une modération,

des dépenses accompagnées d’une sollicitude,

une miséricorde envers celui qui est essoufflé,

l’acquittement des droits [d'autrui],

une rectitude accompagnée d’une équité ;

il n’est pas injuste envers celui qu’il hait,

il ne commet pas de péchés afin d’aider celui qu’il aime,

il ne calomnie pas,

il ne fait pas de clins d’oeil,

il ne dénigre pas,

il ne tient pas de propos futiles,

il ne se divertit pas et il ne s’amuse pas,

il ne sème pas la discorde,

il ne convoite pas ce qui ne lui appartient pas,

il ne nie pas les droits qui sont à sa charge,

il ne dépasse pas la limite dans les quantités,

il ne se réjouit pas de la turpitude dont est atteint autrui

et il n’éprouve pas de plaisir lorsqu’un malheur atteint autrui.

Le croyant fait preuve de recueillement dans sa prière,

il s’empresse de s’acquitter de l’aumône légale.

Ses propos sont une guérison, sa patience est une piété, son silence est une réflexion, son regard est une leçon.

Il fréquente les savants afin d’apprendre, il se tait lorsqu’il est avec eux, afin d’être sain et sauf.

Il parle afin de rapporter un butin, s’il se comporte bien, il se réjouit, et s’il se comporte mal, il demande pardon [à Allah].

Si on lui fait des reproches, il cherche à contenter,

si on se moque de lui, il fait preuve d’indulgence,

s’il subit une injustice, il patiente,

si on l’opprime, il s’éloigne, il ne cherche de protection qu’auprès d’Allah, il ne demande l’aide que d’Allah.

Il est posé lorsqu’il est en public,

il est très reconnaissant lorsqu’il est seul,

il est satisfait de ce qu’il possède,

il loue [Allah] pour l’aisance.

C’est un patient lors des malheurs, le désespoir ne l’atteint pas et il n’est pas vaincu par l’avarice.

S’il s’assoit avec ceux qui font du vacarme, on l’inscrit parmi ceux qui invoquent [Allah],

et s’il s’assoit avec ceux qui invoquent [Allah], on l’inscrit parmi les insouciants.

 

Le croyant a un visage souriant, un bon comportement, il est bienfaisant et généreux, il est clément et entretient ses liens de parenté ; on coupe les liens de parenté avec lui et lui, il les entretient, on lui fait du mal et il supporte, on l’humilie et il honore, il est un grand patient lors des malheurs et il supporte les différents préjudices ; la vie terrestre n’a aucune valeur pour lui, c’est pour cela qu’il n’y construit pas de demeure et qu’il n’y change pas de vêtements, il a une bonne confiance [en Allah] et il ne pense pas du mal d’Allah.

 

Le croyant est paisible, tendre, pieux, pur, vertueux, satisfait, il ne se fait pas piquer deux fois par un même terrier, il est pâle, il a les cheveux ébouriffés, il convoite peu, il est intelligent en ce qui concerne sa religion, et il est niais en ce qui concerne sa vie terrestre.

 

Le croyant est très respectueux, généreux avec son voisin, il obéit au Tout-Puissant, il fuit les châtiments de l’Enfer, son âme témoigne de la science d’Allah, ses membres invoquent Allah, sa main est tendue vers le bien, il se fatigue à faire son examen de conscience et les gens sont à l’abri de lui.

 

Le croyant est franc s’il promet, il agrée rapidement, il est loin de la colère, il apprend si on l’instruit, il comprend si on lui explique ; celui qui le prend pour ami est à l’abri, celui qui le fréquente y gagne, il a la raison complète, il oeuvre beaucoup, il a peu d’espoir, il a un bon comportement, il dissimule sa colère. »

 

Puis il pleura et fit pleurer.

Rapporté par Ibn al Jawzi رحمه الله dans sa biographie de al Hassan al Basri رحمه الله

2 décembre 2014

Où va l’âme pendant notre sommeil ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

(…) Dans le sommeil, l’âme humaine sort par les narines et voyage jusqu’à ce qu’elle soit en présence du Seigneur du Trône.

Si le dormeur est dans un état de pureté, son âme se prosterne devant son Créateur. Puis, l’âme peut rencontrer le monde des rêves, ou rencontrer les âmes des gens qui sont morts, mais ce qu’il rencontre réellement est une page du savoir d’Allah concernant l’invisible et contenant le bien ou le mal qu’Il a décrété pour cet être humain en particulier.

Si le dormeur est sincère, généreux et pur, et est quelqu’un qui ne s’adonne pas aux futilités quand il est éveillé, alors quand son âme réintègre son corps, elle transmet à son coeur la vérité de ce qu’Allah, le Grand et le Majestueux, lui a laissé voir. Lorsque cela arrive, cela est appelé un « rêve véridique ».

Dans le sommeil, l’âme peut aussi voyager librement dans le monde et rencontrer les âmes des gens qui sont encore en vie et elle obtient d’elle des informations. Une partie de ce qu’elle apprend est véridique et une partie est fausse. La partie mensongère est le rêve normal ou le chuchotement de l’âme.

Si le dormeur est un menteur et aime ce qui est dévié, son âme s’élève aussi dans les cieux durant le sommeil, elle se déplace librement dans le monde, elle rencontre d’autres âmes et apprend d’elles des informations concernant l’invisible. Cependant, alors que l’âme est en train de réintégrer le corps, elle rencontre chaytan à mi-chemin et il brouille le vrai avec le faux comme il le fait quand une personne est éveillée. Puis, lorsque le dormeur se réveille, il est confus et ne sait pas exactement ce qu’Allah, le Puissant et le Majestueux lui a laissé voir et, par voie de conséquence, il ne comprend pas le savoir obtenu, il ne se souvient que de ce que chaytan lui a montré. Ce sont les rêves confus.

La preuve :

{Allah reçoit les âmes au moment de leur mort ainsi que celles qui ne meurent pas au cours de leur sommeil. Il retient celles à qui Il a décrété la mort, tandis qu’Il renvoie les autres jusqu’à un terme fixé. Il y a certainement là des preuves pour des gens qui réfléchissent.} S 39 v 42

Dans l’état de sommeil, l’âme ne quitte pas complètement le corps contrairement à ce qui se passe dans le cas de la mort, mais reste rattachée au corps, tout en se déplaçant librement à travers les cieux. Nous pouvons comparer celà à un rayon ou à un fil dont l’extrémité demeure dans le corps. Le rayon de cette âme s’allonge jusqu’aux cieux et puis retourne dans le corps lorsque le dormeur s’éveille.

Extrait de : Le voyage de l’âme après la mort De Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya رحمه الله

 

2 décembre 2014

A celui qui soulage un croyant

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après Abou Houreyra رضي الله عنه, l’Envoyé de Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

« Qui soulage un croyant d’une peine parmi les peines de ce monde, Allah le soulagera d’une peine parmi les peines du jour de la Résurrection. Qui facilitera le problème d’un débiteur en difficulté, Allah lui facilitera les choses en ce monde et dans l’autre. Qui garde le défaut d’un musulman, Allah gardera sa faute, en ce monde et dans l’autre. Allah ne cesse d’assister la personne tant qu’elle assiste son frère. Qui emprunte un chemin pour rechercher une science. Allah lui rendra facile un chemin vers le Paradis. Lorsque des gens se réunissent dans une des maisons d’Allah et qu’ils récitent le Livre d’Allah et le lisent entre eux, la quiétude (sakina) descend alors sur eux, la grâce les recouvre, les anges les entourent et Allah les cite à ceux qui sont auprès de Lui. Quant à celui que ses actes laissent en retrait, sa filiation ne pourra combler son retard. »

 

Rapporté par Mouslim رحمه الله en ses termes.

2 décembre 2014

L’effleurement des chaussons

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

de  Muhammad Nâsir al-Din al-Albâni رحمه الله

 

 

L’EFFLEUREMENT DES SANDALES

 

Il est réputé auprès des savants contemporains qu’il n’est pas permis de passer les mains mouillées sur les sandales mais nous ne leur connaissons aucun argument étayant cet avis si ce n’est ce qu’a dit al-bayhaqî dans son Sunan 1/288 :

 

« La base est obligation de laver les pieds sauf ce qui en est spécifié par une Sunna authentique ou un consensus sur lequel il n’y a point de divergence. Mais cela n’est nullement le cas pour l’effleurement des sandales ni celui des chaussons, et Allah sait mieux ».

 

C’est ainsi qu’il s’est exprimé. Il n’échappe guère, hélas, l’ignorance des hadîths cités à ce propos quant à la légitimité de l’effleurement des chaussons et des sandales. Les chaînes de transmission de certains de ces textes sont authentiques. C’est pour cela qu’al-Turkmânî y répond dans al-Jawhar al-Naqî 1/288 en disant :

 

« Cela n’est pas juste car al-Tirmidhî a authentifié l’effleurement des chaussons et des sandales. Il a jugé fiable le hadith de Huzayl d’après al-Mughîra ainsi que le hadîth d’al-Dahhâk d’après Abû Mûsâ. Ibn Hibbân a également authentifié l’effleurement des sandales dans le hadîth de Aws et Ibn Khuzayma a authentifié le hadîth d’Ibn ‘Umar relatif à l’effleurement des sandales de cuir tanné. Quand au hadîth de zayd Ibn al-Habbâb d’après al-Thawrî cité par al-Bayhaqî concernant l’effleurement des sandales, c’est un hadith bon d’après Ibn ‘Umar ».

 

Si l’on sait cela, il n’est donc pas permis d’hésiter quand à l’acceptation de cette permission après que les hadiths l’attestent car « Si le hadîth est authentique, il n’y a plus qu’écoute et obéissance ».

 

Cela est d’autant plus vrai que les compagnons l’ont appliqué. A leur tête, on trouve le calife bien guidé ‘Alî Ibn Abû Tâlib رضي الله عنه. C’est aussi l’avis de certains imans parmi les prédécesseurs pieux.

 

Ibn Hazm a dit al-Muhallâ 2/103 :

 

« Et si les chaussons sont coupés en-dessous des chevilles, l’effleurement est permis, il s’agit de l’avis d’al-Awzâ’î. Il est rapporté qu’il a dit : ‘La personne en état de sacralisation effectue l’effleurement sur les chaussons coupés sous chevilles’. D’autres ont dit : ‘L’effleurement n’est effectué que s’ils sont au-dessus des chevilles ».

 

 

 L’EFFLEUREMENT DU CHAUSSON TROUÉ

 

 

Quand à l’effleurement des chaussons ou des chaussettes troués, les savants ont beaucoup divergé. La plupart penchent pour l’interdiction, après longue divergence que l’on peut trouver dans les livres détaillés de jurisprudence et dans al-Muhallâ.

 

D’autres par contre, disent que cela est permis et c’est l’avis que nous avons aussi choisi. Notre argument à ce niveau est que la base de toute chose est la permission : quiconque l’interdit et pose comme condition l’absence de trous ou propose telle limite, cela est rejeté conformément au hadîth :

 

 « Toute condition ne se trouvant pas dans le Livre d’Allah est caduque » Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

 

Il est authentifié qu’al-Thawrî a dit : « Effectue l’effleurement sur ce qui couvre tes pieds. D’ailleurs, les chaussons des Muhâjirîn et des Ansâr n’étaient-ils pas troué, fendus et cousus ? ».

 

Cela est rapporté par Abd al-Razzâq dans al-Musannaf 753 et d’après al-Bayhaqî 1/283.

 

Ibn Hazm a dit 2/100 : « S’il y a dans les chaussons ou ce qui est porté dans les pieds un petit trou ou un grand, en longueur ou en largeur, et qu’une partie du pied apparaît, une petite partie du pied ou une majeur partie ou tous deux, tout cela est pareil et l’effleurement dans ces cas est permis tant qu’une partie des pieds est concernée. C’est l’avis de Sufyân al-Thawrî, Dâwûd, Abû Thawr, Ishâq Ibn Râhawayh et Yazîd Ibn Hârûn ».

 

Ensuite, il cita les propos des savants qui l’interdisent en plus de la divergence entre eux et des contradictions. Il y répondit et démontra que c’était une chose sur laquelle ne portait aucun argument sinon l’avis personnel. Il termina en disant :

 

« Mais la vérité à ce sujet est ce qui est rapporté par la Sunna explicative du Coran, à savoir que le jugement relatif aux pieds autour desquels rien n’est porté est le lavage. Mais le jugement, lorsque quelque chose est portée, est d’effectuer l’effleurement. C’est ce que propose la Sunna et (« Ton Seigneur n’oublie rien »). Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم savait, en recevant l’ordre d’effectuer l’effleurement sur les chaussons et ce qui est porté autour des pieds, que certains chaussons et chaussettes ou tout autre porté autour des pieds serait troué, trou flagrant ou pas et non troué, rouge, noir, blanc, neuf et vieux,… Il n’a rien spécifié à ce sujet. En outre, si le jugement à ce propos dans la religion changait, Allah n’aurait pas omis d’en faire la révélation et le Messager d’Allah, chargé de le montrer, ne l’aurait pas négligé. Il en est bien incapable. Il est prouvé alors que le jugement relatif à cala est l’effleurement dans toutes circonstances, mais l’effleurement n’implique pas forcément l’exhaustivité dans la langue avec laquel nous sommes interpellés ».

 

Le Shaykh de l’Islam Ibn Taymiyya رحمه الله a dit : « Et il est permis d’effectuer l’effleurement sur les bandes selon l’un des avis rapporté par Ibn Tamîm et d’autres, ainsi que sur les chaussons troués tant que son appellation demeure, et marcher en les portants est possible. C’est un ancien avis d’al-Shâfi’î et l’option choisie par Abû al-Barakât et d’autres parmi le savants ».

 

Al-Râffi’î attribue cela à la majorité, il s’en argumente en disant que l’interdiction de l’effleurement ferme la porte de la permission, d’où l’effleurement incombe. Il a certes eu raison, qu’Allah lui fasse miséricorde.

 

 

ÔTER CE SUR QUOI A ÉTÉ FAIT L’EFFLEUREMENT ANNULE-T-IL LES ABLUTIONS ?

 

 

Les savants ont également divergé au sujet de celui qui ôte ses chaussons et autres après avoir fait les ablutions et effectué l’effleurement, ils ont trois opinions :

 

1°- Les ablutions restent valables et il n’y a rien à faire ;

 

2°- Il doit uniquement laver ses pieds ;

 

3°- Il doit recommencer ses ablutions.

 

Chacune de ces opinions a été émise par un groupe d’entre les prédécesseurs. ‘Abd al-Razzâq a mentionné les textes attestant cela dans al’Musannaf 1/210/809-188 et al-bayhaqî 1/289-290.

 

Il ne fait aucun doute que le premier avis est le plus fort, car il convient au fait que l’effleurement est une permission et une facilité de la part d’Allah. Dire autre chose contredit cela, comme dit al’Râfi’î dans le point précédent.

 

Cet avis prévaut sur les deux autres opinions pour un autre point et même deux :

 

Premièrement, cela est conforme à la pratique du calif bien guidé Alî Ibn Abû Tâlib رضي الله عنه. Il est rapporté avec une chaîne de transmission authentique qu’il perdit ses ablutions puis les refit en effectuant l’effleurement sur ses sandales, il les enleva ensuite et pria.

 

Deuxièmement, cela est conforme à la logique correcte. Si l’on passe les mains mouillées sur la tête puis qu’on la rase, il ne faudra pas ré-effectuer l’effleurement ni les ablutions. C’est aussi l’avis du Shaykh de l’Islam Ibn Taymiyya رحمه الله qui dit :

 

« Et les ablutions de celui qui a effectué l’effleurement sur ses chaussons et son turban ne sont pas annulés lorsqu’il les enlève, ni même après écoulement du temps imparti. Il ne devra pas repasser les mains humides sur la tête ni laver ses pieds. C’est l’avis d’al-Hasan al-Basrî. C’est aussi le cas de celui qui coupe ses cheveux sur lesquels il a passé les mains humides selon l’avis correct d’Ahmad et l’opinion de la majorité ».

 

 C’est aussi l’avis d’Ibn Hazm. Voir al-Muhallâ 2/105-109.

 

Concernant ce qu’a rapporté Ibn Abû Shayba 1/187 et al-Bayhaqî 1/289 au sujet d’un homme parmi les compagnons du Prophète صلى الله عليه و سلم s’interrogeant sur celui qui effectue l’effleurement sur les chaussons puis décide de les enlever, la réponse fut : « Il doit laver ses pieds ». Dans la chaîne de transmission se trouve yazîd Ibn ‘Abd al-Rahmân al-Dâlânî au sujet de qui al-Hâfiz a dit : « Digne de confiance mais se trompe énormément. De plus, il dissimulait ». Al-Bayhaqî rapporta une chose similaire d’Après Abû bakra.

 

Les transmetteurs sont dignes de confiance, sauf ‘Ali Ibn Muhammad al-Qurashî que je ne connais pas. Ensuite, il rapporta d’après al-Mughîra Ibn Shu’ba ces propos attribués au Prophète صلى الله عليه و سلم: « L’effleurement des chaussons est valable pour trois jours et trois nuits pour le voyageur mais un jour et une nuit pour le résident tant qu’il ne les ôte pas ».

 

Il dit : Cela est rapporté uniquement par ‘Umar Ibn Rudayh et il n’est pas fort ».

 

Je dis que ce rajout : « …tant qu’il ne les ôte pas » est réprouvé à cause de la narration unique de ce rapporteur faible et l’absence d’un appui le fortifiant.

 

 

QUAND LE DÉLAI IMPARTI A L’EFFLEUREMENT COMMENCE ?

 

 

 

Les savants ont à ce sujet deux avis connu :

 

Le premier est que cela commence à partir de la perte des ablutions, après avoir chaussé sandales et autre.

 

Le second avis stipule que cela commence à partir de l’effleurement et après perte des ablutions.

 

Le premier avis est celui d’Abû Hanîfa, al-Shâfi’î, Ahmad et ses compagnons. Mais nous ne leur connaissons aucun argument méritant d’être cité sinon l’avis personnel.

 

C’est pourquoi ils ont été contredits par certains de leurs compagnons comme nous allons le voir. Aussi, je ne connais aucun compagnon les ayants devancés dans cet avis, contrairement au second avis. Leur guide est le hadîth authentique et l’avis de ‘Umar Ibn al-Khattâb رضي الله عنه .

 

Les hadîth authentiques rapporté par un groupe de compagnons se trouvant dans un recueil authentique de Muslim, les quatre Sunan, les Musnad et autres indiquent que le Prophète صلى الله عليه و سلمordonna l’effleurement. Dans d’autres versions, il l’a permis et d’autres encore montrent qu’il instaura l’effleurement ; pour le résident il était valable un jour et une nuit tandis que pour le voyageur, c’était valable trois jours et trois nuits.

 

Il apparaît clairement que le hadîth en tant que texte affirme que le temps imparti débute à partir de l’effleurement.

 

De même, le hadiîth en tant que texte réfute le premier avis puisqu’il implique qu’une personne ayant accompli la prière Fajr peu avant le lever du soleil puis perd ses ablutions à l’aube du jour suivant, si elle s’ablutionne et effectue l’effleurement sur ses chaussons pour la première fois afin d’accomplir la prière du Fajr, elle n’aura plus droit à l’effleurement par la suite.

 

Pouvons-nous vraiment dire de cette personne qu’elle a effectué l’effleurement un jour et une nuit ?

 

Par contre, selon la deuxième opinion qui est la plus juste, la personne pourra effectuer l’effleurement jusqu’à peu avant l’aube du troisième jour.

 

Ils ont même dit plus étrange que cela, à savoir : si une personne perd ses ablutions et n’effectue pas l’effleurement si ce n’est que ce soient écoulés après la perte des ablutions un jour et nuit ou trois jours s’il s’agit d’un voyageur, le temps imparti sera terminé et il ne sera pas permis d’effectuer l’effleurement après cela jusqu’à ce qu’elle renouvelle le port de chaussons après purification. Cité par al-Nawawî dans al-Mujmû’ 1/486.

 

Ainsi, ils ont interdit de profiter de cette permission en se basant simplement sur ce raisonnement en contradiction avec la Sunna. C’est ce qui a poussé l’Imam al-Nawawî a contredire son école juridique – il était pourtant assidu à ne pas la contredire tant qu’il en trouverait le moyen – vu la force de la preuve.

 

Il dit, après avoir mentionné la première opinion et ceux qui l’ont adopté 1/487 :

 

« Al-Awza’î et Abû Thawr ont dit : le début du temps imparti commence à partir de l’effleurement après perte des ablutions. C’est l’avis d’Ahmad dans une version et de Dâwûd. Il s’agit de l’opinion choisie dont la preuve est la plus forte. Ibn Mundhir l’à aussi choisie. Il fut relaté chose semblable d’après ‘Umar Ibn al-Khattâb. Al-Mâwrudî et al-Shâfi’î ont relaté d’après al-Hasan al-Basrî que le temps imparti commençait après le port des chaussons.

 

Ceux qui se sont prononcés pour un début commençant à partir de l’effleurement se sont basés sur la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم : « Le voyageur effectue l’effleurement durant trois jours ». Il s’agit là de hadîths authentiques comme nous l’avons vu, voici la déclaration franche d’effectuer l’effleurement durant trois jours. Or, cela ne peut être que si le temps imparti débutait à partir de l’effleurement et parce qu’al-Shâfi’î a dit : «Si une personne perd ses ablutions étant résident mais effectue l’effleurement durant son voyage, elle continuera selon le temps imparti pour l’effleurement du voyageur. Le jugement est donc relatif à  l’effleurement ».

 

Quand à nos compagnons, ils se sont basés sur une version rapportée par l’érudit al-Qâsim Ibn Zakariyya al- Matrazî dans le hadîth de Safwân : « (La période s’étale) de la perte des ablutions jusqu’à la perte (suivante) des ablutions ». C’est un rajout isolé qui n’est pas authentique. Ils se sont également basés sur l’analogie… »

 

Je dit : si l’analogie citée ici était correcte en soi, sa condition d’acceptation et de source d’argumentation serait qu’elle ne contredise pas la sunna. Dans ce cas, il y a contradiction comme tu peux le voir, ne prête donc aucune attention à une telle analogie. C’est pourquoi il est dit : Lorsque le texte est établi, la déduction est rejetée. Que dire alors lorsqu’elle contredit également les propos du calife bien guidé ‘Umar Ibn al-Khattâb رضي الله عنه ?

 

Je sais que ses imitateur aveugles délaissent la Sunna authentique lorsqu’elle contredit la parole de ‘Umar رضي الله عنه comme c’est le cas pour le divorce prononcé trois fois de suite. Mais comment peuvent-ils ne pas prendre son opinion ici alors qu’elle est en accord avec la Sunna ?

 

Abd al-Razzâq rapporte dans son Musannaf 1/209/807 d’après Abû ‘Uthmân al-Nahdî qu’il a dit :

 

« J’étais présent lorsque Sa’d et Ibn ‘Umar se querellèrent auprès de ‘Umar au sujet de l’effleurement des chaussons. ‘Umar dit alors : « Qu’il effectue l’effleurement jusqu’à la même heure du jour et de la nuit suivants ».

 

La chaîne de transmission est authentique selon les normes d’al-Bukhârî et Muslim.

 

Ce texte stipule clairement que l’effleurement débute à partir du moment où il est effectué sur les chaussons, jusqu’à la même heure du jour et de la nuit suivants.

 

C’est également ce qui apparaît au travers de tous les textes rapportés des compagnons au sujet du temps imparti pour l’effleurement à ce que je sache et rapporté par ‘Abd al-Razzâq at Ibn Abû Shayba dans al-Musannaf. A titre d’exemple, je citerai la parole de ‘Amr Ibn al-Hadith rapportée par Ibn Abû Shayba 1/180 :

 

« Je sortis avec Abdullah en direction d’autre villages. Il effectua l’effleurement se ses chaussons durant trois jours sans les enlever ». La chaîne de transmission est authentique selon les normes d’al-Bukhârî et Muslim.

 

Ainsi, les textes relatés par les pieux prédécesseurs concordent avec la Sunna du Prophète Muhammad صلى الله عليه و سلم concernant ce que nous avons cité. Attache-toi donc à cela, tu sera par la grâce d’Allah du nombre des guidés.   

 

 

L’ÉCOULEMENT DU TEMPS IMPARTI ANNULE-T-IL LES ABLUTIONS ?

 

 

Les savants ont plusieurs avis à ce sujet dont les plus connus sont au nombre de trois que l’on trouve dans l’école juridique de l’Imâm al-Shâfi’î :

 

Le premier est qu’il faut nécessairement recommencer les ablutions.

 

Le second avis est qu’il suffit de se laver les pieds.

 

Le troisième avis est le suivant : il n’a rien à faire, son état de purification est valable, il peut donc prier tant qu’il ne perd pas les ablutions.

 

L’Imâm al-Nawâwî رحمه الله a dit :

 

« Ce troisième avis est le plus fort ».

 

C’est donc l’avis qu’a choisi al-Nawâwî, bien qu’il contredise une nouvelle fois son école juridique. Il a dit 1/527 :

 

« Cet avis a été mentionné par Ibn al-Mundhir d’après al-Hasan al-Basrî, Qatâda et Sulaymân Ibn Harb. Ibn al-Mundhir a opté pour cela car il s’agit de l’opinion choisie la plus forte. Certains de nos compagnons l’ont rapporté d’après Dâwûd ».

 

Je dis : al-Sha’rânî l’a relaté dans al-Mîzân 1/150 d’après l’Imâm Mâlik alors qu’al-Nawâwî رحمه الله a relaté autre chose. Il s’agit aussi de l’opinion du Shaykh de l’Islam Ibn Taymiyya رحمه الله, comme tu peux le voir dans ses propos cités au point trois pages 21, suivant ainsi Ibn Hazm.

 

Il cita également parmi les partisans de cet avis Ibrahîm al-Nakhi’î et Ibn Abû Laylâ pour finalement conclure en disant :

 

« Cet avis est celui dont aucun autre n’est permis car il n’y a aucun texte affirmant que la purification des membres des ablutions s’annule suite à l’écoulement du temps imparti pour l’effleurement. En fait, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit que quelqu’un effectue l’effleurement durant plus de trois jour et une nuit pour le résident.

 

Celui qui dit autre chose que cela aura certainement introduit dans le texte ce qui n’en fait pas partie et aura attribué au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم des propos qu’il n’a pas dits. Quiconque agi de la sorte par erreur de sa part n’aura nul grief. Mais celui qui agit volontairement de la sorte après exposé des preuves aura commis un grand péché.

 

L’état de purification ne s’annule que par la perte des ablutions. Mais dans ce cas, l’état de purification est valable et les ablutions n’ont pas été perdues, il reste donc en état de purification.

 

Or, quiconque est en état de purification peut prier tant qu’il ne perd pas ses ablutions ou qu’un texte clair affirme que son état de purification est annulé même s’il n’a pas perdu ses ablutions.

 

Celui dont le temps imparti pour l’effleurement s’est écoulé, n’a pas perdu ses ablutions et aucun texte ne stipule que son état de purifications est annulé, au niveau de l’un des membres ou de l’ensemble, il est donc en état de pureté et pourra prier jusqu’à ce qu’il perde ses ablutions. Il lui suffira alors de retirer ses chaussons où ce qu’il porte aux pieds puis de s’ablutionner. Ensuite, il renouvellera l’effleurement pour un nouveau temps imparti et ainsi de suite. Et c’est en Allah que réside la réussite ».

 

Beyrouth 8/12/1370Hégir

Muhammad Nâsir al-Dîn al-Albânî رحمه الله   

2 décembre 2014

Histoire d’un lépreux, d’un chauve et d’un aveugle chez les Fils d’Israël

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après ‘Abd-ar-Rahmân ben Abi ‘Amra, Abu Hurayra رضي الله عنه rapporta avoir entendu le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dire :

« II y avait parmi les Fils d’Israël trois hommes : un lépreux, un aveugle et un chauve… Décrétant de les éprouver, Allah صلى الله عليه و سلم leur envoya un ange.

Ce dernier vint dire au lépreux : « Qu’est-ce que tu aimes le plus ?
- Les gens me trouve répugnant, répondit le lépreux, je veux bien avoir un beau teint et une belle peau. »
Sur ce, l’ange lui essuya la peau et l’homme de voir [la lèpre] disparaître en cédant la place à un teint et une peau beaux.
« Quel est le bien que tu aimes le plus, interrogea de nouveau l’ange ?
- Les chameaux (ou : « des vaches » ; il y a doute de la part du râwi ; [de toute façon], du lépreux et du chauve, l’un dit « les chameaux » et l’autre dit « les vaches »). On lui donna une chamelle pleine de dix mois et l’ange lui dit : « Pour toi, elle sera bénie. »

Il s’adressa ensuite au chauve et lui dit : « Qu’est-ce que tu aimes le plus ?
- Une belle chevelure, répondit l’homme. »
En effet, l’ange lui essuya [la tête] et l’homme eut tout de suite une belle chevelure.
« Et quel est le bien que tu aimes le plus ? interrogea de nouveau l’ange
- Les vaches. » Il lui donna une vache pleine en lui disant : « Pour toi, elle sera bénie. »

Il passa ensuite à l’aveugle et lui dit : « Qu’est-ce que tu aimes le plus ?
- Qu’Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens. »
Et l’ange de l’effleurer. Allah lui rendit alors la vue. « 
Et quel est le bien que tu aimes le plus ? reprit l’ange.
- Les moutons, fut la réponse de l’homme. » Allah lui donna une brebis sur le point de mettre bas.

« Les trois virent la prolifération de leurs animaux ; le premier eut une vallée remplie de chameaux ; le deuxième, une vallée de vaches ; et le troisième, une vallée de moutons.

« Un jour, ayant repris la figure et l’aspect du lépreux [durant sa maladie], l’ange se présenta à celui-ci et lui dit :
« Je suis un homme malheureux, j’ai perdu tout ce que j’avais au cours de mon voyage ; et à part Allah et ton aide [que j'espère avoir], je ne peux arriver à destination… Je te conjure, par Celui qui t’a donné le beau teint, la belle peau et la richesse, de me donner un chameau pour continuer mon voyage.
- C’est que, répondit le lépreux, j’ai plusieurs charges à assumer.
- II me semble que je te connais, dit l’ange. N’étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient, et un pauvre à qui Allah a donné [des biens] ?
- Moi ! s’écria le lépreux ; mais cette fortune je l’ai héritée de mes ancêtres, qui étaient d’ailleurs des seigneurs.
- Si tu mens, puisse Allah te faire redevenir comme tu étais ! »

« Il fit la même chose avec le chauve. Ayant eu la même réponse, il lui dit aussi : « Si tu mens, puisse Allah te faire redevenir comme tu étais ! »

« Enfin, l’ange se rendit chez l’aveugle en ayant repris son même visage qu’autrefois. Il lui dit :
« Je suis un démuni, un voyageur ayant perdu toutes mes ressources pendant le voyage ; je n’ai personne à qui m’adresser, sinon Allah et toi.
Je te conjure, par Celui qui t’a rendu la vue, de me donner une brebis pour que je puisse poursuivre mon voyage !
- J’étais aveugle, répondit l’homme, et Allah m’a rendu la vue ; j’étais pauvre et II m’a rendu riche.
Prends ce que tu veux. Par Allah ! je ne t’infligerai rien que ce soit pour ce que tu prends en vue d’Allah.
- Garde ton bien ! répondit l’ange, tout cela n’a eu lieu que pour vous éprouver. Allah t’a agréé et manifesté Sa colère contre les deux autres. » »

(bukhary n° 3464).

 

2 décembre 2014

Méditer sur les versets du Coran

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Abû ‘Abd Allah رحمه الله a dit: 

« Il n’y a pas une chose plus utile pour le cœur que la lecture du Coran avec méditation et réflexion.

C’est de cette manière que procèdent les anciens. Il arrive que l’un d’eux répète le même verset (toute la nuit) jusqu’au matin.

 

La méditation du Coran est de deux sortes:

1- Il y a le fait de méditer dessus, afin de parvenir à ce que Dieu le Très Haut vise par lui.

2- Il y a aussi le fait de méditer sur le sens des signes vers lesquels Dieu appelle Ses serviteurs, pour qu’ils méditent dessus.

 

La première consiste à méditer sur l’argument coranique, c’est donc une méditation sur Ses signes révélés.

 

La deuxième consiste à méditer sur la preuve visible, c’est donc une méditation sur Ses signes dont on est les témoins oculaires

 

Dieu à donc fait descendre le Coran pour qu’on médite dessus et qu’on y réfléchisse. Pour le mettre en pratique, et non pas seulement pour le réciter tout en se détournant de lui.

Al Hassan al Basri a dit: « Dieu a fait descendre le Coran pour œuvrer selon lui, mais les gens ont fait de sa récitation une œuvre »

 

source: miftâh dâr as-sa’âda » (1/554-555)
auteur: Ibn Al Qayyim al jawziyya رحمه الله

note: « Abû ‘Abd Allah » fait référence à l’auteur

 

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