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Le Message Islam
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9 décembre 2014

Mus’ab Ibn ‘Umayr رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم
 

 

« J’ai vu Mus’ab Ibn ‘Umayr à la Mecque alors qu’il n’avait pas son pareil dans la considération et les faveurs de ses parents. Mais il a tout abandonné pour l’amour de Dieu et Son Messager » [ Parole du Prophète Muhammad صلى الله عليه و سلم, rapportée par At-Tabarani, Al-Bayhaqî, Al-Hakîm et Abû Nu'aym sans sa Hilya. ]

 

Dans les cercles de la jeunesse dorée et raffinée de la Mecque, Mus’ab Ibn ‘Umayr رضي الله عنه passait pour être la vedette et la coqueluche. Sa présence égayait l’assistance et sa compagnie donnait un plus aux soirées mondaines.

Il est vrai que ce jeune homme avait tous les atouts pour plaire. Issu d’une famille noble et aisée de la Mecque, il avait les faveurs de ses parents qui le gâtaient et cédaient à tous ces caprices. On disait à la Mecque qu’aucun jeune homme n’avait été aussi gâté par ses parents autant que le fût Mus’ab.

Toujours élégant, soigné, parfumé, il ne vivait que pour les soirées mondaines et les rencontres joyeuses où il mettait en valeur son charme. L’insouciance marquait la vie de ce jeune homme qui faisait la fierté de ses parents. Toutes les jeunes filles de la Mecque convoitaient son coeur et aspiraient secrètement à le conquérir. On rapporte que lorsque Mus’ab sortait dans les rues de la Mecque, toutes les jeunes filles des familles nobles de Quraysh se mettaient à leur fenêtre dans l’espoir d’attirer son attention. Chacune d’elle rêvait d’être l’heureuse élue.

Comme tous les habitants de la Mecque, Mus’ab avait entendu parler de Muhammad صلى الله عليه و سلم et du message qu’il affirmait recevoir du Ciel. Comme tous les habitants de la Mecque, il connaissait les qualités d’honnêteté et de sincérité par lesquelles se distinguait Muhammad  parmi ses concitoyens. Mais plus que cela, les paroles que Muhammad صلى الله عليه و سلم récitait semblaient avoir une grande influence sur l’esprit du jeune Mus’ab qui découvrait pour la première fois combien était vaniteuse et illusoire la vie qu’il avait toujours menée.

Une véritable transformation s’opéra en lui. Il se mit à fréquenter la maison d’Al-Arqam où le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم se réunissait avec ses premiers compagnons رضي الله عنهen s’imprégnant avidement des paroles que celui-ci prêchait de la part de son Seigneur  عز و جل. Les versets du Coran agissaient sur son âme qui découvrait sa véritable vocation. Elle répondit alors à l’appel émanant de la Vérité éternelle et entra dans la communion des élus.

Mus’ab رضي الله عنه était devenu un musulman convaincu et un disciple fervent du Prophète صلى الله عليه و سلم. Il ne le quittait plus, s’imprégnant de son comportement moral et spirituel et apprenant de lui la sagesse et les vérités révélées.

L’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم avait, de son côté, beaucoup d’estime pour ce jeune homme à la foi si profonde et à la passion si forte, qui avait tout abandonné pour l’amour de Dieu et de Son Messager صلى الله عليه و سلم, supportant toutes les épreuves et acceptant tous les sacrifices.

En effet, la conversion de Mus’ab ne tarda pas à être connue et particulièrement de sa mère, la tendre mais néanmoins terrible Khunnas Bint Mâlik, dont la forte personnalité imposait le respect et la crainte. Autant cette femme aimait son fils et le gâtait, autant elle était capable de le punir et même de le renier. C’est ce qui arriva malheureusement, en dépit des précautions prises par Mus’ab pour garder sa foi secrète.

Un jour, alors qu’il entrait dans la maison d’Al-Arqam, il fut repéré par ‘Uthmân Ibn Talba qui s’empressa de rapporter la nouvelle à sa mère. Celle-ci entra dans une rage folle et promit de lui faire payer cher son sacrilège s’il ne revenait pas à la religion de ses ancêtres. Elle attendit son retour de pied ferme pour déverser sur lui sa colère. L’âme sereine et le cœur débordant de foi, notre pieux compagnon affronta sa mère et tous les dignitaires de Quraysh en leur récitant les versets du Saint Coran qui mettaient en exergue l’unicité de Dieu et les vérités de l’Au-delà.

La mère de Mus‘ab utilisa en vain tous les moyens de chantage pour le faire revenir sur sa décision. Mais Mus‘ab restait inébranlable. En désespoir de cause, elle l’enferma dans une pièce de la maison et le laissa sans boire et sans manger dans l’espoir qu’il revienne à de meilleurs sentiments vis-à-vis de ses divinités. Mus’ab رضي الله عنه demeura ainsi jusqu’à l’arrivée du temps de l’émigration en Abyssinie.

Il trompa alors la vigilance de sa mère et de ceux qui le gardaient et rejoignit ses frères dans la foi, en partance pour l’Abyssinie. Il demeura dans cette lointaine contrée, s’adonnant à l’adoration de Dieu jusqu’à ce que le Messager de Dieu le rappela avec ses compagnons. À son retour à la Mecque, il était métamorphosé. Ceux qui le voyaient ne le reconnaissaient plus.

Le jeune homme, élégant et raffiné qu’il était, avait laissé la place à un ascète, vêtu à longueur de journée d’une soutane en haillons, ne se souciant nullement de ce bas monde et de ses plaisirs. Un jour, alors qu’il passait devant le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم et quelques-uns de ses compagnons رضي الله عنه, ceux-ci le virent et baissèrent les yeux. Des larmes coulèrent de leurs yeux. L’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم le regarda avec douceur et compassion, puis dit :

« J’ai vu Mus’ab Ibn ‘Umayr à la Mecque alors qu’il n’avait pas son pareil dans la considération, abandonné de tous pour son amour pour Dieu et Son Messager »

Sa mère, qui avait espéré un renoncement à sa nouvelle foi, avait fini par désespérer en le voyant déterminé dans sa foi et sa ferveur. Elle le chassa alors, le déshérita et le renia, pensant ainsi que cette terrible punition allait le faire fléchir. Mais c’était peine perdue car notre pieux compagnon venait de découvrir sa raison de vivre. Certes, il continuait à aimer sa mère et, de ce fait, fit tout son possible pour qu’elle aussi soit illuminée par la Lumière de l’islam et ne soit pas du nombre des égarés. Mais hélas, en dépit de ses supplications répétées, celle-ci demeura aveugle devant la Lumière qui s’étalait sous ses yeux. Ils se quittèrent alors et chacun suivit son destin.

Mus’ab رضي الله عنه venait de quitter l’aisance et le luxe dans lesquels il vivait. La faim et les privations devenaient le lot quotidien dans sa vie. Mais il avait choisi de son plein gré ce mode de vie et trouvé tout son bonheur. Il avait compensé les privations du corps par l’amour de l’âme pour la beauté divine. Sa foi profonde, sa piété sincère et sa sagesse faisaient de lui un des compagnons les plus proches et les plus estimés du Prophète صلى الله عليه و سلم.

Ce dernier l’aimait beaucoup et admirait sa grande ferveur et son engagement total pour sa foi. Bien qu’il était très jeune par rapport à d’autres compagnons plus âgés et plus éprouvés que lui, c’est à lui que l’Envoyé de Dieu confia la mission, ô combien noble, d’être le premier ambassadeur et le précurseur de l’islam à Yathrib.

En effet, après la première rencontre d’Al-’Aqaba entre le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم et les douze délégués de Yathrib, il fut décidé l’envoi d’un émissaire chargé de prêcher et d’enseigner les préceptes de l’islam aux gens de Yathrib. Notre compagnon fut choisi par le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم pour mener à bien cette mission capitale pour l’islam. Quelques mois seulement après son arrivée à Médine, l’islam avait déjà pénétré la majeure partie des foyers, à tel point qu’à la deuxième rencontre d’Al-’Aqaba, un an après, ils étaient 70 doyens des Ansârs à venir faire serment d’allégeance au Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم.

C’est dans la demeure du compagnon Assad Ibn Zurâra que Mus’ab رضي الله عنه s’installa. Avec cet autre illustre chef chez les Ansârs, il parcourait les rues de Médine, rendait visite aux gens, en prêchant la parole de Dieu et en les appelant au Salut. Ses connaissances du Livre de Dieu et des sentences de Son envoyé, ajoutées à sa sagesse et à ses dons d’orateur, firent grande impression sur les habitants de Médine et les subjuguèrent jusqu’aux plus hostiles d’entre eux. C’est ainsi que l’un de ceux-ci, du nom de Usayd Ibn Hudayr, un des maîtres de la tribu des Banû ‘Abd Al-Ashbal, décida de chasser cet intrus venu de la Mecque avec une nouvelle religion pour détourner les gens de Yathrib de leurs croyances ancestrales. Armé de sa lance, le terrible Usayd partit à la recherche de Mus’ab رضي الله عنه avec la ferme résolution de lui intimer l’ordre de quitter Yathrib et de ne plus y remettre les pieds.

Lorsque les musulmans qui entouraient Mus‘ab virent arriver Usayd, l’air farouche et hostile, ils montrèrent quelques craintes ; notre compagnon les rassura, gardant un air calme et serein, le calme et la sérénité que procurent la foi et la confiance en Dieu. Usayd s’adressa à Mus’ab رضي الله عنه en des termes qui dénotent une grande hostilité. Il lui dit :

« Pourquoi es-tu venu chez nous, trompant et corrompant les plus faibles d’entre nous ?  Va-t-en de notre ville, si tu ne veux pas qu’il t’arrive malheur. »
Et il brandit sa lance en signe de menace. Mais la sérénité de l’ambassadeur du Prophète صلى الله عليه و سلم ne fut nullement affectée par les menaces du terrible Usayd. Il lui répondit imperturbable et le visage souriant :
« Ô frère des arabes ! Assieds-toi d’abord et écoute ce que j’ai à te dire. Si mes paroles te plaisent, tu les acceptes, sinon nous cesserons une fois pour toutes de t’importuner. »

Paroles sages et sensées qui suscitèrent l’accord de Usayd. Il dit à Mus’ab رضي الله عنه :

« Tu dis vrai. »

Il posa sa lance par terre et prit place parmi l’assistance.

Avant que Mus’ab n’eut terminé son prêche, Usayd était déjà musulman. Les paroles douces et véridiques qui sortaient du coeur de Mus‘ab رضي الله عنه le subjuguèrent et le marquèrent jusqu’aux tréfonds de l’âme. Il s’exclama

« Quelles sont belles et véridiques ces paroles ! Que faut-il faire pour adhérer à cette religion ? »

On lui répondit :  

« Purifie ton corps et tes habits et témoigne qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu et que Muhammad est l’Envoyé de Dieu. »

 

Usayd fit avec une extraordinaire ferveur ce qu’on lui demanda de faire et il revint, mais cette fois-ci le visage souriant et bienveillant, proclamer sa conversion à l’islam. La nouvelle de son adhésion à la foi prêchée par Mus’ab se propagea, telle une traînée de poudre, dans toute la ville. Son exemple inspira d’autres illustres dignitaires de Médine.

Tour à tour, ce furent Sa’d Ibn Mu’âdh puis Sa’d Ibn Ubâda رضي الله عنه qui vinrent proclamer leur conversion, suivis par de nombreux autres habitants de Yathrib. Quelques mois après, la lumière de l’islam illuminait toute la ville de Yathrib, devenue depuis Médine l’Illuminée.

Et les jours passèrent… L’islam triomphait partout et gagnait les coeurs et les âmes grâce à des hommes de la trempe de Mus’ab Ibn ‘Umayr رضي الله عنه. Après Badr et la victoire éclatante des musulmans contre les païens qurayshites, la bataille de Uhud donna lieu à une autre confrontation entre le bien et le mal, entre la vérité et l’aveuglement.

Ce jour-là, de nombreux compagnons tombèrent martyrs sous les coups des païens. Parmi ces bienheureux, notre saint homme Mus’ab donna un bel exemple de sacrifice pour la foi. Avant le début de la bataille, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم lui confia l’étendard, en reconnaissance de sa bravoure et de son engagement. Mus’ab, conscient de cette responsabilité, se surpassa ce jour-là en luttant comme un lion, tenant d’une main l’étendard confié par le Messager de Dieu, et de l’autre, son épée qui donnait du fil à retordre.

En effet, lorsque la panique s’empara des musulmans et que certains d’entre eux s’enfuirent, notre compagnon fut de ceux qui restèrent fermes autour du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم, faisant de leur corps un bouclier pour le protéger. Il dut alors subir les assauts acharnés des infidèles qui voulaient arriver jusqu’au Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم pour le tuer. Mus’ab رضي الله عنه reçut un premier coup qui lui trancha la main qui tenait l’étendard. II retint sa douleur et se mit à proclamer à la face de ses ennemis :

« Muhammad n’est qu’un Messager. D’autres messagers sont venus avant lui… »

Il prit l’étendard de l’autre main, mais un autre coup la lui trancha elle aussi. Il tint alors l’emblème avec les moignons de ses bras et le serra contre sa poitrine en répétant les mêmes propos. Un coup de lance l’atteignit et il tomba par terre avec l’étendard. Une fois la bataille terminée, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم et ses compagnons رضي الله عنه se mirent à sillonner le champ de bataille à la recherche de leurs martyrs. C’est alors qu’ils virent le corps de Mus’ab رضي الله عنه étendu sur le sable, les mains tranchées, serrant contre lui l’étendard de l’islam que lui avait confié l’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم et qu’il refusait de lâcher même dans la mort. Ils pleurèrent tellement à la vue de ce spectacle émouvant que leurs larmes mouillèrent le corps du martyr.

‘Abd Ar-Rahmân Ibn ‘Awf رضي الله عنه dira :

« Lorsque nous cherchâmes à ensevelir Mus’ab, nous ne trouvâmes pour lui servir de linceul qu’une courte cape, tellement courte que lorsque nous lui couvrions la tête, ses pieds apparaissaient et vice versa. »
A la fin, le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم leur dira :

« Couvrez-lui la tête et mettez sur ses pieds des plantes de l’idhkhir. »

Ensuite, les yeux pleins de larmes, il regarda avec tendresse son compagnon martyr et lui dit en guise d’adieu :  « Je t’ai vu à la Mecque portant les plus beaux habits, la chevelure bien entretenue, et te voilà maintenant enseveli dans une grossière cape, la tête ébouriffée. »
Il صلى الله عليه و سلم ajouta :

« Il y a parmi les croyants des hommes qui ont été fidèles au serment fait à Dieu »
À la fin, il صلى الله عليه و سلم s’adressa à ses compagnons رضي الله عنه rassemblés autour de lui et leur dit :

« Ô gens ! Rendez-leur visite dans leur tombe et saluez-les. Par celui qui tient mon âme en Sa main, il n’y a pas de musulman qui les salue, jusqu’au jour de la Résurrection, sans qu’ils ne lui rendent son salut. »

 

Depuis ce jour, le corps béni de notre compagnon repose dans la terre de Uhud, là où il s’est si bien distingué par son courage, son héroïsme et son sacrifice pour la cause de l’islam.

 

Tiré du livre les compagnons du Prophète (tome 1)

Les premiers hommes de ‘Islam de Messaoud abou Oussama

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3 décembre 2014

Anecdote au sujet de la vie de Ibn Hadjar رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sheikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-’Uthaymîne رحمه الله

[...] Certains historiens nous ont conté la vie de al-Hâfidh Ibn Hadjar [al-'Asqalânî] رحمه الله, en relatant qu’il était juge des juges en Egypte à son époque. Un jour, alors qu’il se rendait à un endroit pour son travail, avec une charrette tirée par des bêtes, il passa près d’un homme juif en Egypte, qui était vendeur d’huile.

Il [le juif] portait des vêtements sales. Ce juif arrêta donc la charrette [d'Ibn Hadjar], et s’adressa à lui en lui disant : « Certes votre Prophète dit : Ce bas-monde est une prison pour le croyant, et le Paradis du Mécréant. » 
Rapporté par Muslim

 Et toi, tu es juge des juges en Egypte ! Et tu es dans ce bienfait !

 Tandis que moi [le juif] je suis dans ce châtiment et cette difficulté !

C’est alors que Ibn Hadjar lui rétorqua :

« Je suis dans ce que je suis comme bienfait, mais ce bienfait en comparaison à celui-ci du Paradis, est à l’équivalence d’une prison pour moi. Alors que ta difficulté et le châtiment dans lequel tu te trouves, par rapport au châtiment de l’Enfer, sont à l’équivalence du Paradis pour toi ! »

Et l’homme juif de lui rétorquer : « La Ilâha Illa Allâh wa Ach-hadou anna Muhammadan ar-Rassoulou-LLâh ! » [...] 

 

« Kitâb ul-’Ilm » de SHeikh Ibn ‘Uthaymîne, p.47-48

3 décembre 2014

Conditions pour vivre parmi les mécréants (non-musulmans)

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

 

Al-Imam Muqbil Ibn Hadi Al-Wadi’i رحمه الله

 

Question :

 

Quelles sont les conditions pour vivre parmi ceux qui donnent des associés à Allah عز و جل (Mushrikun) ?

 

 

Réponse :

 

Allah, le Puissant et Majestueux dit dans Son Noble Livre :

« Ceux qui ont fait du tort à eux mêmes, les Anges enlèveront leurs âmes en disant : « Où en étiez-vous ?  » (à propos de votre religion) – « Nous étions impuissants sur terre », dirent-ils. Alors les Anges diront : « La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ?  » Voilà bien ceux dont le refuge et l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! A l’exception des impuissants : hommes, femmes et enfants, incapables de se débrouiller, et qui ne trouvent aucune voie : A ceux-là, il se peut qu’Allah donne le pardon. Allah est Clément et Pardonneur »  [Sourate An-Nisa :97-99]

 

Ainsi si la personne est capable d’établir sa religion (Din Al-Islam) en ce lieu et qu’il peut protéger ses enfants et sa famille, alors il n’y a aucun mal en cela. Cependant, je pense qu’il ne sera pas capable de protéger ses enfants, parce qu’il doit les emmener aux écoles des Chrétiens. Et si l’enfant s’enfuit de son père, le gouvernement le prendra et son père n’aura aucune autorité sur lui et de même pour la femme (c’est-à-dire sa femme). Donc je pense qu’il n’est pas permis de vivre dans ces pays, sauf par grande nécessité, ou pour les appeler (da’wa) à Allah, le Glorifié. Et (avec cela) il doit se protéger de la fitna (épreuves, mauvaises tentations), la fitna des femmes et la fitna de dunya (des choses temporelles). En effet, quelqu’un qui est allé en Belgique m’a informé quand il est revenu et c’est quelqu’un duquel les gens ont profité (c’est-à-dire de sa science). Je lui ai dit : « Pourquoi n’es-tu pas restés avec eux (c’est-à-dire les musulmans en Belgique) pour qu’ils puissent profiter de toi ? » Il a dit : « Fitna. » Donc j’ai dit : « Prends ta famille (c’est-à-dire ta femme) avec toi. » Il a dit : « C’est non seulement la fitna des femmes, mais aussi la fitna de dunya  et beaucoup d’autres fitna aussi. » Ainsi, si la personne craint pour lui en raison de la fitna, il lui est obligatoire de fuir avec sa religion (c’est-à-dire vers les pays musulmans).»

 

Source : Tuhfatul-Mujib ‘an As’ilatil-Hadhir wal-Gharib, question n°26.

30 novembre 2014

L’histoire de Younous عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici en vidéo, un extrait des “histoires des prophètes” avec l’histoire de Younous عليه سلام, raconté par le sheykh Nabi el-Awadi حفظه الله

 Vous avez 1 épisodes divisés en 3 parties :

Les Histoires des Prophètes e16 [Yûnus Jonas] vost fr - 1/3

 

Les Histoires des Prophètes e16 [Yûnus Jonas] vost fr - 2/3

 

Les Histoires des Prophètes e16 [Yûnus Jonas] vost fr - 3/3

 

30 novembre 2014

Les habits courts pour les enfants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

L’été arrive, il est temps d’acheter les habits pour l’été à nos enfants. Mais quels habits?

 

On a demandé au cheikh el’Otheymine رحمه الله

 

Il y a des femmes qu’Allah les guide, qui habillent leurs petites filles avec des habits qui ne recouvrent pas les jambes, et lorsque nous les avons conseillé, ses mères nous ont dit que lorsqu’elles étaient enfants, on les habillait comme cela et que par la suite lorsqu’elles ont grandies cela ne leurs a pas nuit. Qu’elle est votre avis?

 

Réponse du cheikh:

 

Il ne faut pas que la personne habille sa fille avec ce genre d’habits lorsqu’elle est petite, car si on lui donne ces habitudes, elle restera ensuite comme cela ce qui est mauvais pour elle. 
Alors que si dès son enfance on l’accoutume à la décence alors, elle restera avec ces (bonnes) habitudes lorsqu’elle grandira.
Je conseille cela à nos sœurs musulmanes, laisser les habits des étrangers parmi les ennemis de la religion, et d’habituer leurs filles à s’habiller avec des habits qui les couvrent. Et je leurs conseille aussi la pudeur, et la pudeur fait parti de la foi.

(fatawa cheikh ‘Otheymine رحمه الله (845,846/2))

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30 novembre 2014

Ibrahim et Ismaël عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

lbn ‘Abbâs dit : « La première fois que les femmes se servirent d’une traîne à leur robe fut quand la mère d’Ismaël en fit usage pour effacer les traces de ses pas [lors de sa fuite] de Sarah. Par la suite, Ibrahim vint avec elle et son fils Ismaël, qui la tétait encore, et la laissa près de la Maison, à côté d’un grand arbre, en amont de Zamzam, à endroit dominant la Mosquée.

A cette époque-là, il n’y avait à La Mecque ni personne ni eau. Il les installa donc là et leur laissa un sac en cuir contenant des dattes et une outre contenant de l’eau puis il prit le chemin du retour.
La mère d’Ismaël le voyant partir ainsi le suivit et lui dit : « 0 Ibrahim ! Où vas-tu et comment nous laisses-tu dans cette vallée qui n’abrite ni être humain ni rien ? » Cela, elle le lui dit plusieurs fois.
Et, comme il ne se retourna pas, elle l’interrogea : « Est-ce que c’est Allah qui t’a ordonné de faire cela ?
- Oui, répondit- il.
- Alors, dit-elle. II ne nous abandonnera pas. »

Après quoi, elle retourna sur ses pas. Ibrahim continua alors son chemin, et arrivé à un col où ils ne pouvaient le voir, il fit face à la Maison et prononça en ayant les mains levées des invocations en ces termes :
- {Ô notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison sacrée [la Kaaba], – ò notre Seigneur – afin qu’ils accomplissent la Salat. Fais donc que se penchent vers eux les coeurs d’une partie des gens. Et nourris-les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ?}. (Ibrahim, 37)

La mère d’Ismaël se mit donc à allaiter son enfant et à boire de cette eau – là jusqu’au moment où toute l’eau s’épuisa. Après quoi, elle eut soif tout autant que son fils.
Elle le vit bientôt se tordre – ou rouler, suivant une variante. Et pour ne pas voir son fils souffrir, elle s’éloigna, mais arrivée à as-Safâ’, la montagne la plus proche, elle y grimpa puis fit face à la vallée dans l’espoir de voir quelqu’un arriver.
Comme elle ne vit personne, elle descendit d’as-Safâ’. Atteignant la vallée, elle souleva le pan de sa robe, et courut, comme le ferait une personne épuisée, jusqu’à la limite de la vallée. A al-Marwa, elle scruta [les alentours] dans l’espoir de voir quelqu’un venir mais elle ne voyait personne.
Elle fit cela par sept fois. »

A ce point du récit, ibn ‘Abbas dit que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit : C’est en raison de cela qu’il y a la course des pèlerins entre les deux monts.
Et, lorsqu’elle surplomba al-Marwa, elle entendit une voix. « Silence ! » se dit-elle, et elle tendit l’oreille ; elle entendit la voix une seconde fois.
« Tu as été entendu, dit-elle alors à la source de la voix, voyons maintenant si tu peux nous secourir. »
Et tout de suite elle voyait à l’endroit du puits de Zamzam l’Ange qui remua le sol avec le talon (ou, a-t-il dit, avec son aile), et bientôt l’eau jaillit.
Hâjar se mit alors à retenir l’eau comme dans un bassin ; et à la prendre avec ses mains pour en remplir l’outre.
L’eau jaillissait chaque fois qu’elle en puisait.

Là, Ibn Abbas dit que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit : Qu’Allah accorde miséricorde à la mère d’Ismaël. Si elle avait laissé Zamzam (ou : si elle n’avait pas pris de l’eau avec ses mains) Zamzam aurait été une source d’eau ruisselante et apparente.

Hâjar but alors et allaita son enfant. L’Ange lui dit : « Ne craignez pas d’être perdus. Vous êtes à l’emplacement de la Maison d’Allah que construiront cet enfant et son père. Allah ne fera pas perdre les siens. »

L’emplacement de la Maison surplombait l’endroit comme une colline ; les eaux des torrents y affluaient à sa gauche et à sa droite sans jamais l’atteindre. Elle était ainsi jusqu’au jour où vint à passer près d’eux un groupe – ou un clan – de la tribu de Jurhum arrivant par la route de Kadâ’.
Ils installèrent leur camp en bas de La Mecque. Après quoi, ils vinrent à remarquer un oiseau tournoyer.
« Cet oiseau ne tournoie qu’autour d’une eau, se dirent-ils, nous connaissons cette vallée et nous savons qu’elle ne contient pas d’eau. »

Et ils envoyèrent un ou deux éclaireurs. Ces derniers, ayant trouvé l’eau, revinrent l’annoncer au clan. Les gens s’y rendirent et rencontrèrent la mère d’Ismaël à qui ils demandèrent la permission de s’installer près d’elle.
Elle accepta en les prévenant qu’ils n’avaient pas le droit de propriété sur l’eau.
« Certainement, répondirent-ils. »

Là, lbn Abbas dit que le Prophète صلى الله عليه و سلم avait dit : Cela plut à la mère d’Ismaël car elle aimait la compagnie.
Après quoi, le clan s’installa et il envoya à la tribu Jurhum qui vint s’installer à son tour. L’enfant grandit et apprit d’eux la langue arabe.
En grandissant, il leur plut si bien qu’ils le marièrent à l’une de leurs femmes.

La mère d’Ismaël mourut et Ibrahim arriva après le mariage d’Ismaël pour s’enquérir de ceux qu’ils avaient laissés. Ne trouvant pas Ismaël chez lui, il interrogea sa femme sur lui.

« Il est sorti à la recherche de notre subsistance, lui répondit-elle. »
L’interrogeant sur leur situation, elle lui dit : « Nous sommes dans la pauvreté, nous sommes dans l’angoisse et dans la peine. » En somme, elle se plaignait.
Alors, il lui dit : « Quand ton époux reviendra, salue-le de ma part et dis- lui de changer le seuil de sa porte. »

A son retour, Ismaël pressentit quelque chose, « Quelqu’un est venu ? demanda-t-il donc.
- Oui, répondit-elle, un vieillard fait ainsi et ainsi a demandé après toi. Je l’ai mis au courant. Et puis il m’a interrogé sur notre situation et je lui ai dit que nous sommes dans la misère et la peine.
- Est-ce qu’il t’a recommandé quelque chose ? lui demanda-t-il.
- Oui, dit-elle, il m’a chargée de te transmettre le salut et il t’a dit de changer le seuil de ta prote.
- C’est mon père, lui dit-il, et il m’enjoint de me séparer de toi. Retourne alors dans ta famille. »
Il la répudia donc et épousa une autre femme des Jurhum.

Ibrahim resta absent le temps qu’Allah voulut, puis il arriva un jour mais il ne trouva pas Ismaël. Alors il entra chez sa femme et l’interrogea sur lui.
« Il est sorti chercher des subsistances, répondit la femme.
- Comment vivez-vous ? demanda-t-il en l’interrogeant aussi sur leur situation.
- Nous sommes dans l’aisance et l’abondance, dit-elle tout en ayant loué Allah.
- Quelle est votre nourriture ? Insista-t-il.
- La viande, répondit-elle.
- Et votre boisson alors ? Insista-t-il encore.
- l’eau, dit-elle. »
Alors, il se tourna vers Allah et lança : « 0 mon Dieu ! Bénis pour eux la viande et l’eau ! »

Là, le Prophète avait dit : A cette époque-là, ils n’avaient pas de grains. S’ils en avaient, il aurait invoqué Allah pour bénir les grains pour eux. Grâce à cette invocation et à La Mecque seulement, la viande et l’eau peuvent à elles seules fournir une alimentation complète.

Ibrahim avait dit donc à la femme : « Quand ton mari reviendra, salue-le de ma part et dis-lui de maintenir le seuil de la porte. »

A son retour, Ismaël demanda : « Quelqu’un est venu ?
- Oui, il nous est venu un vieillard de belle allure, répondit sa femme en faisant l’éloge d’Ibrahim, il m’a interrogé sur toi ; je lui ai répondu ; il m’a interrogé sur notre existence ; je lui ai dit que nous étions dans l’aisance.
- Et est-ce qu’il t’a recommandé quelque chose ? demanda-t-il.
- Oui, répondit-elle, il te salue et te demande de maintenir le seuil de ta porte.
- Celui-là est mon père, et toi tu es le seuil, dit alors Ismaël, et il m’a enjoint de te garder. »

Ibrahim resta absent le temps qu’Allah voulut, puis il arriva un jour pendant qu’Ismaël était assis sous un arbre, près de Zamzam, et s’affairant à tailler des flèches à lui.
Ayant vu son père, Ismaël se jeta sur lui et tous deux firent comme font le père et son fils.
Après quoi, Ibrahim dit : « 0 Ismaël ! Allah m’a donné un ordre à exécuter.
- Fais donc ce que ton Seigneur t’a ordonné de faire, répondit Ismaël.
- Et tu m’aideras ? demanda Ibrahim.
- Je t’aiderai ! assura Ismaël.
- Allah m’a ordonné, dit donc Ibrahim, de construire une Maison là- haut. »

Et il désigna une colline qui dominait les alentours. Alors tous deux se mirent à élever les assises de la Maison ; Ismaël apportant les pierres et Ibrahim les disposant.
Quand la bâtisse était devenue haute, il lui apporta la pierre [du Maqâm]. Ibrahim se tint sur elle et continua la construction pendant qu’Ismaël continuait à lui apporter les pierres.
En travaillant, ils répétaient : Notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient.. (al baqara, 127)

Ils se mirent à construire en faisant le tour autour de la Maison et en répétant : Notre Seigneur, accepte ceci de notre part ! Car c’est Toi l’Audient, l’Omniscient.. »

(Rapporté par Boukhari n°3364).

 

1 décembre 2014

La femme peut-elle se comporter librement avec ses biens sans la permission de son mari ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Réponse de Sheykh el Albani رحمه الله :

« Le jugement est clair, c’est la parole du Prophète صلى الله عليه و سلم :

« Il n’est pas permis à la femme de disposer librement de ses biens sans la permission de son mari »

C’est un Hadith Hassan Sahih ; Hassan en lui-même, Sahih à cause du grand nombre de fois qu’il est rapporté. 

Et tout ce qui semble contredire ce Hadith ne doit pas être perçu comme tel et ne doit pas être utilisé pour justifier le contraire. Concernant le Hadith dans lequel les femmes donnent leurs bijoux en « Sadaqa » comme il est rapporté dans le Sahih il y a plusieurs réponses à cela, Parmi elles :

- Il se peut que cela est été fait avec la permission de leurs maris

- Il se peut que cela c’est produit avant que le Hadith cité n’ai posé la règle.

C’est pour cela que nous conseillons à toutes les femmes musulmanes pratiquant les actions au moyen du livre et de la Sounnah de ne pas agir sur leurs biens comme elles l’entendent sans l’accord de leurs maris, car cela est source de désaccord et de dispute entre les deux époux et les conséquences de cela seraient très mauvaises.

Si l’époux est très mauvais avec sa femme elle peut montrer son affaire auprès des gouverneurs (juge etc…) « Qâdi » qui juge selon la « Charî’a » et particulièrement aujourd’hui les juges sont d’accord entre eux pour que dans ce cas-là la femme puisse disposer librement de ses biens sans l’accord de son mari.
Ainsi si elle expose son affaire au juge, et s’il juge qu’il y a agression du mari sur son épouse alors il lui autorise à disposer de ses biens, sauf si le mari estime qu’elle gaspille alors à ce moment là le juge l’interdit à la femme même s’il avait été adopté que l’origine de cela (la disposition libre) avait pour but  de sortir de la crise.
Mais il ne pourra pas dans l’avenir autoriser la femme à faire une aumône qui la ferait tomber dans le gaspillage. Et Allah est plus savant. »

Extrait du magazine al Assala n°19 (Dhoul Qi’da 1419h) page 76,

  

30 novembre 2014

Description du Paradis

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

l’Imaam Ibn al-Qayyim رحمه الله

 

Ibn al-Qayyim رحمه الله a dit, concernant la description du Paradis et des délices qu’il contient:

« Et si tu te questionne sur son sol et sa terre, il est fait de musc et de safran.

Et si tu te questionne sur sa voûte, c’est le Trône du Tout Miséricordieux.

Et si tu te questionne sur ses pierres, ce sont des perles et des rubis.

Et si tu te questionne sur ses maisons, elles sont faites de briques d’or et d’argent.

Et si tu te questionne sur ses arbres, il ne contient pas un seul arbre qui n’est un tronc fait d’or et d’argent.

Et si tu te questionne sur ses fruits, ils sont plus doux que le beurre et plus doux que le miel.

Et si tu te questionne sur ses feuilles, elles sont plus douces que le plus doux des vêtements.

Et si tu te questionne sur ses rivières, il y a des rivières de lait dont le goût ne change pas, et des rivières de vins qui sont délicieuses pour ceux qui les boivent, et des rivières de miel pures, et des rivières d’eau fraîche.

Et si tu te questionne sur la nourriture, il y a des fruits qu’ils pourront choisir, et de la viande de volaille qu’ils désirent.

Et si tu te questionne sur la boisson, il y a le Tasnim, le gingembre et le Kaafour.

Et si tu te questionne sur les coupes, elles sont en cristal claire et sont faite d’or et d’argent.

Et si tu te questionne sur son ombre, un cavalier rapide parcourrait l’ombre de l’un de ses arbres durant cent ans sans y sortir.

Et si tu te questionne sur son étendu, ses habitants les plus bas auraient à l’intérieur de son royaume, de ses murs, de ses palais et ses jardins la distance qui serait parcouru en mille ans.

Et si tu te questionne sur ses tentes et campements, une tente est comme une perle cachée d’une longueur de soixante milles.

Et si tu te questionne sur ses tours, ce sont des chambres au-dessus d’autres chambres dans des immeubles qui ont des rivières qui coulent au dessous d’eux.

Et si tu te questionne sur quelle longueur il atteint dans le ciel, regarde l’étoile brillante la plus voyante, en plus de celles qui sont lointaines dans les cieux que la vue des yeux ne peut atteindre.

Et si tu te questionne sur les vêtements de ses habitants, ils sont en soie et en or.

Et si tu te questionne sur ses lits, ce sont des couches d’une belle soie étalées au plus haut de ses niveaux.

Et si tu te questionne sur le visage de ses habitants et leur beauté, ils sont comme l’image de la Lune.

Et si tu te questionne sur leur âge, ils sont des jeunes de 33 ans à l’image de Adam, le père de l’humanité.

Et si tu te questionne sur ce qu’ils entendront, [ils entendront] le chant de leurs femmes parmi les Hour al-’Ayn, et ce qui est meilleure que cela sont les voix des Anges et des prophètes, et ce qui est meilleure que cela est la Parole du Seigneur des Mondes.

Et si tu te questionne sur les serviteurs, ce sont de jeunes garçons d’une éternelle jeunesse qui ressemblent à des perles éparpillées.

Et si tu te questionne sur les épouses et les femmes, elle sont jeunes aux seins arrondis et ont le liquide d’une jeunesse coulante à travers leurs membres; le Soleil passe au côté de la beauté de leur visage si elles le regarde, la lumière brille d’entre leurs dents si elles sourient; si tu rencontre son amour, alors dit tous ce que tu veux en ce qui concerne le joignement de deux lumières; il voit son visage dans l’arrondi de sa joue comme s’il regardait dans un miroir poli, et il voit la clareté de derrière ses muscles et ses os; si on l’amenait sur le Monde, elle remplirait ce qui est entre les Cieux et la Terre avec un souffle magnifique, et les bouches de la création glorifieraient, loueraient et exclameraient la grandeur, et tous ce qui est entre l’Est et l’Ouest lui serait orné, et chaque œil serait détourné de toute chose sauf d’elle, et la lumière du soleil serait surpassé comme la lumière du soleil surpasse la lumière des étoiles, et tout le monde sur la surface de la Terre croirait en l’Eternel, Celui qui Nourrit et Protège toute l’existence.

Et le voile sur sa tête est meilleur que le Monde et ce qu’il contient, et elle n’augmente pas en âge sauf dans sa beauté; dégagé d’un cordon ombilicale, des naissances et des menstrues, et purifié du muqueux, de la salive, de l’urine et d’autres choses sales; sa jeunesse ne s’affaiblit jamais, ses vêtements ne sont jamais usés, aucun vêtement n’est fait qui égal sa beauté, et personne qui est à ses côtés ne peut se lasser; son attention est pour son mari uniquement, elle ne désire personne d’autre que lui, tout comme l’intention de son mari est pour elle uniquement, elle est le seul objet de ses désirs, et il est avec elle dans la plus grande sécurité, personne parmi les hommes et les Jinn ne la touché auparavant.

Et si tu te questionne sur le Jour de la Récompense, de la visite du Tout-Puissant et de la vue de Son Visage – qui n’a aucune ressemblance avec les créatures – c’est comme si l’on voyait le Soleil au milieu du jour et la pleine Lune dans une nuit couverte, alors écoute le jour ou l’appeleur s’exclamera: « O Gens du Paradis! Votre Seigneur – l’Exalté – vous demande de venir Le voir, venez donc Le voir! » Ils répondront : « Nous entendons et nous obéissons ! »

Jusqu’à ce qu’ils atteignent finalement la grande vallée ou ils vont tous se rencontrer – et aucun d’entre eux rejettera la demande de l’appeleur – le Seigneur – Exalté – ordonnera que Son Trône soit apporté là-bas. Ensuite les chaires de lumières émergeront, en plus de chaires de perles, de pierres précieuses, d’or et d’argent. Les plus bas d’entre eux en rang s’assoiront sur des draps de musc, et ils ne verront pas ce qu’on a donné à ceux qui sont au-dessus d’eux. Alors qu’ils sont dans le confort assis et sont en sécurité dans leurs places, l’appeleur s’exclamera : « O Gens du Paradis ! Vous avez un rendez-vous avec Allah dans lequel Il veut vous récompenser ! » Alors ils diront : « Et quelle est cette récompense ? N’a-t-il pas déjà rendu nos visages heureux, n’a t-Il pas rendu notre balance lourde, ne nous A-t-il pas fait entré au Paradis et nous a éloigné du Feu ? »

Et alors qu’ils sont dans cet état, une soudaine lumière brillante entourera tout le Paradis. Ils lèveront leurs têtes, et verront: le Contraignant – Exalté soit-Il, viendra vers eux d’au-dessus d’eux, et Il dira: « O Gens du Paradis! Que la paix soit sur vous ! » Et alors on ne répondra quelque chose de mieux à cette salutation que : « O Allah ! Tu es la Paix, et de Toi vient la Paix ! Bénis soit Tu, O Possesseur de la Majesté et de l’Honneur ! » Alors le Seigneur – Bénis et Exalté soit-Il rira et dira : « O Gens du Paradis ! Ou sont ceux qui M’obéissaient sans M’avoir jamais vu ? C’est le Jour de la Récompense ! »

Et ils donneront tous la même réponse: « Nous sommes satisfaits, soit donc satisfait de nous! » Alors, Il dira : « O Gens du Paradis ! Si Je n’étais pas satisfait de vous, Je ne vous aurais pas fait des habitants de Mon Paradis! Demandez moi donc ! » Et ils donneront tous la même réponse: « Montre nous Ton Visage pour que nous le voyons! » Alors le Seigneur enlèvera Son voile, les resplendira et les couvrira de Sa Lumière, qui les aurait brûlé si Allah n’avait pas voulu qu’elle ne les brûle pas.

Et il ne restera pas une seule personne dans ce rassemblement sans que son Seigneur – l’Exalté – lui parlera et lui dira: « Te souviens-tu du jour où tu faisais ça et ça? » Et Il lui rappellera certaines de ses mauvaises actions dans le bas Monde, et il dira : « O Seigneur ! Ne vas-tu pas me pardonner? » Il répondra: « Bien sur! Tu n’as pas atteint cette position (dans le Paradis) sauf avec mon Pardon. »

Comment est bon ce discours à nos Oreilles, et quelle fraicheur des yeux vertueux à la vue de Son Noble Visage dans l’Au-Dela…

 

{Ce jour-là, il y aura des visages resplendissants qui regarderont leur Seigneur…} (al-Qiyaamah:22-23)

 


[Du livre magnifique et exceptionnel Haadi al-Arwaah ilaa Bilaad il-Afraah de Ibn al-Qayyim رحمه الله
, pg. 193]

  

30 novembre 2014

Les conditions des ablutions

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Elles sont au nombre de dix :

 

1- L’Islam (être musulman).

 

2- La raison (être conscient).

 

3- L’âge de discernement (entre le bien et le mal) c.-à-d. l’âge de raison.

 

4- L’intention.

 

5- Ne pas avoir l’intention d’interrompre les ablutions jusqu’à la fin.

 

6- Cesser tout acte qui annule les ablutions.

 

7- Faire précéder les ablutions du lavage ou du nettoyage des parties intimes. (NdT : Si nécessaire.)

 

8- La pureté et le caractère licite de l’eau utilisée.

 

9- Ôter tout ce qui fait obstacle entre l’eau et la peau.

 

10- L’entrée de l’heure de la Prière pour celui qui perd tout le temps les ablutions

 

 

Source : Les leçons importantes pour toute la communauté par Son Excellence : Sheykh ibn Baz رحمه الله

30 novembre 2014

Le mérite du jeûne du jour d’achoura

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Parmi les innombrables sagesses d’Allah le Très-Haut, on peut citer le fait d’avoir accordé des mérites à certains lieux, et d’avoir attribué des saisons au cours desquelles le croyant voit les récompenses de ses actes d’adoration multipliées, et ses péchés pardonnés.


Certaines de ces saisons sont pour très connues comme le mois du Ramadan et le pèlerinage car ils font partie des piliers de l’islam. D’autres sont moins connues, car elles ne rentrent pas dans les obligations, en l’occurrence, le jeûne du jour de ‘Achûrâ’.


Cher frère, chère sœur, sois vigilant(e) et ne délaisse aucune occasion de te rapprocher de ton Seigneur par tous les moyens que notre Prophète Muhammad e nous a enseignés.


Quelle est la date du jour de ‘Achûrâ ?


Comme son nom l’indique, le jour de ‘Achûrâ’ (tiré de Ashr, le nombre dix) correspond au 10ème jour, du mois de Muharram, le 1er mois du calendrier islamique.

 

 

Comment ce jeûne a-t-il été institué ?


Selon ‘Aïchah رضي الله عنها
, « les gens de la tribu de Quraysh jeûnaient le jour de ‘Achûrâ’ à la Mecque avant l’avènement de l’islam, et le Prophète صلى الله عليه و سلم faisait de même. Lorsqu’il arriva à Médine, il continua de jeûner ce jour et ordonna aux gens de le faire. (Al-Bukhârî, 2002 et Muslim, 1125).


Selon Ibn ‘Abbâs, à son arrivée à Médine, le Prophète صلى الله عليه و سلم
 remarqua que les juifs jeûnaient ce jour ; il les interrogea à ce sujet et ils lui répondirent que c’était pour eux un jour de fête, car il correspondait au jour où Allah a sauvé le prophète Moussa عليه سلام et ses disciples, en lui ouvrant la mer et en noyant à sa suite ses ennemis, Pharaon et ses soldats. Moïse عليه سلام jeûna alors ce jour. Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit alors : « Je suis plus en droit de suivre Moïse que vous. » Il jeûna ce jour et ordonna aux gens de le faire. (Al-Bukhârî, 2004 et Muslim, 1130)

 

Aïchah رضي الله عنها rapporte que, lorsque le jeûne du mois de Ramadan devint obligatoire, le jeûne de ‘Achûrâ’ devint facultatif. (Al-Bukhârî, 2002 et Muslim, 1125).

 

Humayd Ibn ‘Abdir-Rahmân rapporte qu’il a entendu Mu’âwiyah ibn Abî Sufyân رضي الله عنه, le jour d’Achûrâ’ de l’année où il accomplit le pèlerinage, dire du haut du minbar : « Ô gens de Médine ! Où sont vos savants ? J’ai entendu le Prophète صلى الله عليه و سلم dire : « Aujourd’hui, c’est le jour d’Achûrâ’… Allah ne vous a pas imposé le jeûne en ce jour, mais pour ma part, je jeûne. Celui qui veut, qu’il jeûne et celui qui veut, qu’il mange [en ce jour]. » (Al-Bukhârî, 2003 et Muslim, 1129)


Quelle est la meilleure manière de jeûner ‘Ashûrâ ?


Jeûner le 9 et le 10 du mois Muharram est la meilleure manière IncheAllah.

Ibn ‘Abbâs رضي الله عنه rapporte que lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم ordonna aux gens de jeûner le jour d’Achûrâ’, ils dirent : « Mais c’est un jour que les juifs et les chrétiens vénèrent ! » Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم répondit : « Si je suis encore vivant l’année prochaine – si Allah le veut, je jeûnerai le 9 (c’est-à-dire avec le 10). » Et le Prophète صلى الله عليه و سلم mourut avant cela. Rapporté par Muslim, 1134.


Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a donc recommandé de jeûner le 9 (avec le 10), pour se différencier des juifs qui ne jeûnaient que le 10. Cependant, si une personne n’a pas eu la possibilité de jeûner le 9, elle peut jeûner le 10 et le 11.


Remarque : la portion de hadith : « Différenciez-vous des juifs, jeûnez un jour avant ou (dans une autre version, « et ») un jour après [en plus du jour de ‘Achûrâ']. » est faible. (Voir Zâd al-Ma’âd, édition revue par Shu’ayb Al-Arnawût)


Le mérite du jeûne en ce jour


Selon le hadith d’Abû Qatâdah, le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit : « J’espère la récompense d’Allah que le jeûne du jour d’Achûrâ’ efface les péchés de l’année qui précède. » (Muslim, 1162)


Avec l’intention, on espère en plus d’obtenir auprès d’Allah, la récompense :

- de faire revivre la Sunnah, en se conformant aux recommandations et à l’exemple du Prophète صلى الله عليه و سلم ;

Il ne convient pas d’organiser des réjouissances, ni de cuisiner des plats en ce jour particulier, encore moins de se flageller ou de s’ouvrir le crâne avec des sabres, comme le font adeptes des sectes égarées et les innovateurs dans certains pays.

Voir Majmû’ Fatâwa Cheikh al-Islam Ibn Taymiyyah رحمه الله , 25/299

 

 

 

29 novembre 2014

L’importance de l’éducation religieuse des enfants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Sheykh  Ibn Otheymine رحمه الله

 

Il est du devoir du croyant d’accorder une attention particulière à l’éducation de ses enfants afin qu’il puisse être le reflet de cette parole d’Allah :

 

{O vous qui avez cru ! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu dont le combustible sera les gens et les pierres, surveillé par des Anges rudes, durs, ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne.}


Qu’il assume aussi la responsabilité dont le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 l’a chargé en ces termes : «L’homme est berger dans sa famille et il lui sera demandé compte au sujet de ses ouailles»


Il ne lui est pas permis de négliger ses enfants, il doit plutôt les guider et les corriger selon leur âge et leur comportement, ainsi que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 a dit : « Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière dès l’âge de sept ans, et à l’âge de dix ans, frappez-les s’ils la négligent ».

 

Qu’il sache qu’il rendra compte de cette responsabilité dont il a été chargé le Jour de la Résurrection ; à lui donc de s’y préparer de façon appropriée. Il récoltera le fruit de son travail : le bien pour le bien et le mal pour le mal et s’il ne se ressaisit pas, il se pourrait qu’il soit châtié ici sur terre par des enfants qui l’offenseront, lui désobéiront et le priveront de ses droits.


Sheykh  Ibn Otheymine رحمه الله
 : Fatawa Islamiya : (1/367)].

 

 

29 novembre 2014

L’histoire de Ibrahim, Isaac, Ismael et Jacob عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici en vidéo, un extrait des “histoires des prophètes” avec l’histoire de Ibrahim عليه سلام, Isaac, Ismael et Jacob عليه سلام raconté par le sheykh Nabi el-Awadi حفظه الله

 Vous avez 3 épisodes divisés chacun en 3 parties :

 

ÉPISODE 1

Les Histoires des Prophètes E07 [Abraham] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E07 [Abraham] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E07 [Abraham] - part 3/3 vost fr

 

ÉPISODE 2

 

Les Histoires des Prophètes E08 [Abraham] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E08 [Abraham] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E08 [Abraham] - part 3/3 vost fr

 

ÉPISODE 3

 

Les Histoires des Prophètes e09 [Abraham, Ismaïl, Isaac, Jacob] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes e09 [Abraham, Ismaïl, Isaac, Jacob] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes e09 [Abraham, Ismaïl, Isaac, Jacob] - part 3/3 vost fr

29 novembre 2014

Les bienfaits du verset du Trône

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah عز و جل dit :

 

« Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même « Al-Qayyoûm ». Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A Lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n’embrassent que ce qu’Il veut. Son Trône « Kursî », déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand. » [S 2 v 255]

 

 

Le verset du trône revêt une grande importance. En effet, d’après un hadîth authentique, le Messager صلى الله عليه و سلم dit qu’il est le meilleur verset du Livre d’Allah. [...]

 

D’après ‘Oubay Ibn Ka’ab رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم l’interrogea à propos du verset le plus important du livre d’Allah et il répondit : « Allah et Son Messager le savent mieux ».

Et puis le Prophète صلى الله عليه و سلم lui répéta la même question et ‘Oubay finit par dire : « C’est le verset du trône ».

Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui dit alors : « Que l’acquisition de la science te soit facile ô Aba Moudhir. Au nom de Celui qui tient mon âme en Sa main, il (le verset) possède une langue et deux lèvres qui glorifient le Roi au pied du Trône » [Rapporté par Muslim] [Kitâb « Tafsîr al-Qor'ân al-'Adhîm » de Ibn Kathîr, 2/399] 

 

Abû Hurayra رضي الله عنه a dit :

« Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم m’a confié la garde de la Zakat du ramadhân. Et puis quelqu’un vint prélever des denrées et je l’ai saisi et lui ai dit : je t’emmènerai au messager d’Allah صلى الله عليه و سلم.

Il me dit : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ».

Je l’ai relaxé.

Au matin, je me suis rendu auprès du Prophète صلى الله عليه و سلم et lui ai dit : « Il a évoqué une grande nécessité et une famille [nombreuse]. C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » 

« La vérité est, dit le Prophète, qu’il vous a menti et il reviendra. » 

C’est alors que j’ai su qu’il retournerait puisque le Prophète صلى الله عليه و سلم l’a prédit. Je l’ai guetté et il revint prélever de la nourriture. Je l’ai saisi et lui ai dit : je te présenterai au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم.

Il dit alors : « Lâche-moi, nous sommes ma famille et moi-même très nécessiteux ».

Je l’ai relaxé.

Au matin je me suis rendu auprès du Prophète صلى الله عليه و سلم et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ? 

– Je lui dis, ô Messager d’Allah ! Il a évoqué le besoin et une famille [nombreuse]. C’est pourquoi j’ai eu pitié de lui et l’ai relaxé. » 

La vérité est qu’il vous a menti et il reviendra, dit le Prophète صلى الله عليه و سلم.

Je l’ai guetté pour la troisième fois et il revint prélever de la nourriture. Je l’ai saisi et lui ai dit, je t’emmènerai au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم car c’est la troisième fois que tu prétends que tu ne reviens pas mais tu l’as fait.

Il dit : « Laisse-moi t’apprendre des mots qui te seront utiles. »

– « Lesquels, lui ai-je dit ? »

- « quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône :« Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le Vivant, le Substituant » Jusqu’à la fin du verset. Si tu le fais Allah t’affectera un gardien, et Satan ne s’approchera pas de toi jusqu’au matin. « Je l’ai relaxé. Et puis, au matin, je me suis rendu auprès du messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et il m’a dit : « Qu’a fait ton prisonnier d’hier ? 

– Je lui ai dit : « Il a prétendu m’avoir appris des mots dont Allah me fera profiter… »

– « Quels sont ces mots ? » 

– « Il m’a dit : quand tu te couches sur ton lit, récite le verset du Trône depuis le début jusqu’à ce que tu le termines : « Allah, il n’y a point de divinité en dehors de Lui, le vivant, le Substituant »

Et il m’a dit qu’Allah m’affecterait un gardien et que Satan ne s’approcherait pas de moi jusqu’au matin ».

– Les gens (de l’époque) étaient les plus soucieux d’apprendre tout ce qui était un bien.

Le Prophèteصلى الله عليه و سلم a dit : « En réalité, il vous a dit la vérité, même s’il est un menteur. Tu sais à qui tu as affaire depuis trois nuits ? » 

– « Non »

– « C’est Satan »  [Rapporté par al-Bukhârî dans son Sahîh]

 

Abû Hurayra a rapporté que l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

« Dans la sourate « La Vache », il y a un verset qui est le Chef des Versets du Coran, il n’est pas récité dans une maison sans que le démon ne la quitte. » [Rapporté par Al-Hâkim]

29 novembre 2014

La responsabilité de l’éducation des enfants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Sheykh Ibn Otheymine رحمه الله

 

La responsabilité de l’éducation incombe au mari et non à l’épouse tant que celui-ci jouit de la raison et de la piété, comme l’a dit le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم : « L’homme est berger dans sa famille et il lui sera demandé compte au sujet de ses ouailles ».


Ainsi, il n’est pas permis à la femme de s’ériger en obstacle entre les enfants et le père qui veut les éduquer, comme le font beaucoup de femmes peu instruites qui empêchent le père de corriger le comportement de leurs enfants et de leur donner une bonne éducation. C’est une façon de s’interposer indûment entre l’homme et son devoir.


Il incombe à l’époux d’être un vrai chef de famille, un homme au sens fort du terme, un homme qui ne se laisse pas fléchir par sa tendresse paternelle, mais qui place plutôt l’intérêt de la famille au-dessus de toute considération, car l’affection peut parfois être à l’origine d’un laisser-aller en matière d’éducation et d’orientation.


Quant à la voie idéale de l’éducation, le sage sait comment s’y prendre : le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a recommandé à sa communauté d’ordonner la prière aux enfants dès l’âge de sept ans et de les punir, s’ils la négligent à l’âge de dix ans. Cela prouve que l’enfant peut supporter la correction et en tirer profit, mais à bas âge, la correction n’est pas utile pour l’enfant, il faut privilégier plutôt le bon exemple, les conseils, les encouragements qui parviennent au cœur.


Mais si les enfants grandissent et atteignent l’âge indiqué par le Prophète صلى الله عليه و سلم
 pour subir la correction disciplinaire, cette correction doit rester exceptionnelle et être utilisée en dernier recours seulement, lorsque les autres moyens ont échoué. Même dans ce cas, il faut savoir faire preuve de mesure et ne pas tomber dans une sévérité disproportionnée par rapport à l’objet de la faute.


Si l’homme utilise la sagesse et tous les moyens adéquats, il ne se limitera pas à cela, mais devra faire de l’invocation et du soutien d’Allah ses plus grands recours pour la réussite de l’éducation de ses enfants, car si Allah ne soutient pas l’homme dans ses entreprises, elles seront toutes vouées à l’échec et à la perte. Qu’Allah nous accorde la réussite.

 

Sheykh Ibn Otheymine رحمه الله : Fatawa Manaril Islam : (3/623)].

 

29 novembre 2014

Les raisons de l’interdiction du port de l’or pour l’homme

 

Sheykh Otheymine رحمه الله 

 


بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sache mon frère, et que tous ceux qui écoutent cette émission sachent que, pour le croyant, la seule raison valable d’appliquer les règles comprises dans la Sharî’a est qu’elles émanent d’un ordre de la part d’Allah et de Son Messager. En effet, Allah, qu’Il soit élevé, dit :

 

« Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son Messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir. » Les coalisés verset 36]

 

Ainsi, à chaque fois qu’on m’interroge sur la raison de l’interdiction ou de l’obligation d’une chose prescrite dans le Coran et la Sunna, je réponds que la raison à cela est qu’Allah l’Exalté ou Son Prophète صلى الله عليه و سلم l’ont ordonnée. Cet ordre devrait être suffisant pour chaque croyant.

 

D’ailleurs, lorsque Aicha رضي الله عنها a été interrogée sur la raison pour laquelle la femme qui a eu ses menstrues rattrape le jeûne et ne rattrape pas la prière, elle a répondu : « Quand nous avions nos menstrues (du vivant du Prophète صلى الله عليه و سلم), on nous ordonnait de rattraper le jeûne mais pas la prière. » [Rapporté par Al-Bukhârî dans le chapitre des menstrues (n°321), et par Muslim dans le chapitre des menstrues (n°335)]

 

Par conséquent, un texte provenant du Livre d’Allah ou de la Sunna de Son Prophète صلى الله عليه و سلم est une raison suffisante pour tout croyant.

 

Toutefois, il n’y a pas de mal à ce que la personne recherche la sagesse qu’il y a dans les lois divines. La recherche de la sagesse a principalement trois intérêts. D’une part, elle renforce la foi du croyant. D’autre part, elle montre la grandeur de la Loi islamique, car pour chaque loi, il y a une sagesse. Enfin, elle permet d’établir des règles par analogie entre deux choses ayant la même sagesse, lorsque pour l’une, on dispose d’un texte clair, et pas pour l’autre.

On rapporte de manière authentique que le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit l’or aux hommes et pas aux femmes. La raison à cela est que l’or est la chose la plus précieuse que l’on puisse utiliser pour se parer et s’embellir. Il est un bijou et une parure. Or, l’homme n’est pas concerné à ce sujet, c’est-à-dire qu’il n’est pas une personne qui se complète par d’autres choses. L’homme est complet en lui-même de par sa virilité, et il n’a pas besoin de se parer pour séduire une autre personne, contrairement à la femme. Celle-ci a besoin de parfaire sa beauté. C’est pour cette raison que l’or est licite pour la femme, et illicite pour l’homme, car elle a besoin de se parer avec le meilleur des bijoux, afin d’améliorer la vie conjugale avec son mari. D’ailleurs, Allah, qu’Il soit élevé, a dit à propos de la femme :

 

 

« Quoi ! Cet être (la fille) élevé au milieu des parures et qui, dans la dispute, est incapable de se défendre par une argumentation claire et convaincante ? » [ L'Ornement, v.18]

Ainsi, tout ce que nous avons cité précédemment permet de déceler la sagesse de la Loi dans l’interdiction de l’or pour les hommes.

 

Je profite d’ailleurs de cette occasion pour adresser un conseil aux hommes qui ont été éprouvés par le port de l’or. Ils ont par là, désobéi à Allah et à Son Messager, se sont pris pour des femmes, et se sont mis dans les mains une braise de l’Enfer pour se parer, comme l’a dit le Prophète صلى الله عليه و سلم dans l’un de ses hadiths. Ils doivent donc se repentir à Allah, qu’Il soit glorifié et élevé, et ils peuvent très bien porter des bijoux en argent tout en restant dans les limites religieuses. Ils peuvent également porter des bagues façonnées dans d’autres métaux, sans que ceci n’atteigne le degré de gaspillage ou soit un objet de séduction.

Louanges à Allah Seigneur de l’univers et prière et salut d’Allah sur notre Prophète Muhammad ainsi que sur sa famille et tous ses Compagnons.

 

Fatwa de cheikh Otheymine رحمه الله

As’ila Fî Bayci wa Chirâ’i adh-Dhahab (Questions sur l’achat et la vente de l’or)

29 novembre 2014

La sagesse dans la récitation à voix haute ou à voix basse dans les prières

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaikh ul-Islâm Ibn ul-Qayyim رحمه الله

 

La différence entre la prière de nuit et la prière du jour dans la récitation à voix haute et à voix basse est en fonction du temps et de la sagesse car la nuit est un moment d’apaisement des voix, du calme des mouvements, du vide des cœurs et de la réunion des préoccupations de la journée.

 

La journée est le temps des longues occupations par le cœur et le corps, et la nuit est le moment de l’harmonie du cœur avec la langue et de la langue avec l’ouïe. C’est pour cela que dans la Sunnah, la lecture du Coran pendant Al-Fajr est plus longue que dans les autres prières. Le Prophète صلى الله عليه و سلم y récitait 60 à 100 versets, le Véridique [as-Siddiq] رضي الله عنه y récitait al-Baqarah, Omar رضي الله عنه y récitait an-Nahl, Hûd, Banî Isra’îl, Yûnus et d’autres sourates semblables car le cœur est déchargé de toutes occupations à l’instant où il se réveille, et si la première chose que son ouïe entend sont les Paroles d’Allah عز و جل, qui contiennent du bien intégralement éloigné et exempté des occupations, s’y consolide alors un allié inégalable.

 

Quant au jour c’est l’inverse de cela. La récitation du Coran pendant la prière est à voix basse sauf s’il y a des exceptions qui s’y opposent comme les assemblés importantes dans la prière des Deux Fêtes, la prière du Vendredi, la prière de la pluie et celle de l’éclipse. La récitation à voix haute est meilleure et plus touchante dans l’atteinte du but, et est plus utile pour l’assemblée. Il s’y trouve également la récitation des paroles d’Allah عز و جل et sa transmission dans les grandes assemblées est un des plus grands objectifs du Message. [Fin de citation]

 

Source : « I’lâm ul-Mawqi’in » 2e volume, page 91

 

25 novembre 2014

La description des ablutions

 

Son éminence Chaykh ‘Abdoul aziz ibn ‘abdallah Ibn baz رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

L’ablution :


C’est l’usage de l’eau pure pour laver les parties du corps prescrites par Allah عز و جل
 et démontrées par le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم.

 

Les vertus de l’ablution :

 

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم  a dit : «Voulez vous que je vous montre une chose par laquelle Allah efface les péchés et hisse les gens à des niveaux supérieurs ! L’ablution selon les règles prescrites, même dans la crainte et la prière fréquente dans les mosquées» (Mouslim)

 

L’intention :


C’est un sentiment intime qui exclut la langue. Avouer l’intention n’est pas permis car les textes ne l’ont pas affirmé.

 

L’évocation du nom d’Allah :


Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit : « Il n’y a pas d’ablution pour celui qui n’évoque pas le nom d’Allah sur cet acte » (At tirmidhi).
Et si quelqu’un oublie d’évoquer le nom d’Allah, il doit le faire dès qu’il s’en rappelle.

 

* Le siwak :


Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit : « J’aurais voulu ordonner à ma nation d’utiliser le siwak pour chaque ablution , mais je n’ai pas voulu leur imposer une contrainte » (At tirmidhi).

 

Le lavage des mains trois fois :

 

Houmrane رضي الله عنه rapporte que ‘Outhmane رضي الله عنه fit l’ablution en se lavant les mains trois fois, puis dit : 
« J’ai vu le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 faire son ablution de cette manière» (Al boukhari et Mouslim).

 

Le rinçage et l’inhalation de l’eau :

 

Le rinçage consiste à laver la bouche en y remuant l’eau, alors que l’inhalation consiste à introduire de l’eau dans le nez en l’attirant par inhalation. Ces deux actes doivent se faire par la main droite. L’exhalation consiste à faire sortir l’eau après son inhalation et doit se faire par la main gauche. Il est préférable de répéter cela trois fois conformément à la Sunna du Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

Le rinçage et l’inhalation par la même poignée d’eau :

 

Abdoullah ibn Zayd Al-Ansâri رضي الله عنه rapporta qu’on lui dit que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم entama une fois son ablution en demandant un récipient d’eau… jusqu’à dire : « II se rinça et inhala en même temps de la même poignée d’eau et répéta cela trois fois.. » (Al-Boukhâri et Mouslim).

 

Laver le visage :


Ceci consiste à laver trois fois, le visage à partir du point où poussent les cheveux de la tête jusqu’au prolongement de la barbe et toute la partie située entre les oreilles ; l’eau doit atteindre toutes les parties du visage.

 

Passer la main mouillée à travers la barbe :


Outhmane رضي الله عنه
 rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم  avait l’habitude de passer sa main mouillée à travers sa barbe (At-Tirmidhi).

 

Laver les mains jusqu’aux coudes :

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم lavait sa main droite jusqu’au coude trois fois, puis la main gauche jusqu’au coude trois fois (Al-Boukhâri et Mouslim).


Passer les mains mouillées sur la tête et les oreilles :


Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 passait ses mains mouillées sur sa tête en commençant par la partie avant. Il glissait ses mains jusqu’à la nuque, puis les ramenait au point de départ (Al-Boukhâri et Mouslim).
Il passait ses mains sur sa tête et ses oreilles une seule fois et avec la même quantité d’eau.

 

Laver les pieds jusqu’aux chevilles :


Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 lavait son pied droit jusqu’à la cheville trois fois et autant pour le pied gauche tout en passant le petit doigt à travers les orteils (Abou Dawoud). 

 

Le massage :


Il consiste à passer la main sur les membres concerné (mains et pieds) avant et après le versement de l’eau.

 

La consécution :

 

II faut laver les différents membres de manière consécutive.
Commencer toujours par les membres droits : l’ablution doit se faire en commençant toujours par le côté droit pour ce qui est des membres pairs.

 

L’ordre :


Allah عز و جل
 dit :


{Ô les croyants! Quand vous vous levez pour la Salât, lavez vos visages et vos mains jusqu’aux coudes, passez les mains mouillées sur vos têtes et lavez-vous les pieds jusqu’aux chevilles} ( S 5  v 6 ).

 

L’Invocation après l’ablution :


Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit : « Celui qui achève son ablution en disant : « J’atteste qu’il n’y a nulle divinité qu’Allah l’Unique Qui n’a pas d’associé et j’atteste que Mohammed est Son serviteur et Son Messager » ; Les huit portes du Paradis s’ouvriront pour lui et il peut y pénétrer par la porte qu’il préfère » (Mouslim).

Et aussi :

« Ô Allah ! Joins-moi à ceux qui se sont repentis et à ceux qui se purifient » (At-Tirmidhi).
Sache, soeur musulmane, frère musulman qu’il n’y pas d’invocation pendant l’ablution car rien de cela n’a été rapporté du Prophète صلى الله عليه و سلم
.

 

Deux Rak’aas après l’ablution :

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit : « Celui qui fait son ablution de la manière la plus correcte et fait ensuite une prière à deux Rak’aas en toute sincérité et vénération, le Paradis lui sera acquis »(Abou Dawoud).

 

Eviter l’excès :


C’est une tradition du Prophète صلى الله عليه و سلم
 de ne pas utiliser de l’eau avec excès et d’en économiser. On rapporta qu’en faisant ses ablutions, le Prophète صلى الله عليه و سلم se lavait le membre une fois, deux fois ou trois fois (Al-Boukhâri).

 

Finalement, fais l’ablution, sœur musulmane, frère musulman de la même manière que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et que ton ablution soit parfaite, afin qu’Allah te récompense parfaitement.

 

30 novembre 2014

Les piliers de la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ils sont au nombre de quatorze :

 

1- Se tenir debout pour celui qui en a la capacité.

 

2- Dire le Takbîr d’ouverture de la prière (le premier « Allahou Akbar »).

 

3- Réciter la sourate « L’Ouverture » (El Fâtiha).

 

4- L’inclinaison.

 

5- Se tenir bien droit après l’inclinaison.

 

6- La prosternation sur sept membres. (Les sept membres sont : le front avec le nez, les deux paumes de mains, les deux genoux, les deux pieds. NDT)

 

7- Le redressement après la prosternation.

 

8- S’asseoir entre les deux prosternations.

 

9- La quiétude dans l’accomplissement de chaque pilier.

 

10- Exécuter ces piliers dans l’ordre cité.

 

11- Dire le dernier Tachahhoud.

 

12- Être assis pour le prononcer.

 

13- Dire la Prière sur le Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

14- Les deux salutations finales.

 

 

Source : Les leçons importantes pour toute la communauté par Son Excellence : Sheykh ibn Baz رحمه الله

30 novembre 2014

L’histoire de Youssouf عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici en vidéo, un extrait des “histoires des prophètes” avec l’histoire de Youssouf عليه سلام, raconté par le sheykh Nabi el-Awadi حفظه الله

 Vous avez 3 épisodes divisés chacun en 3 parties :

EPISODE 1

 

Les Histoires des Prophetes E12 [Joseph] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophetes E12 [Joseph] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophetes E12 [Joseph] - part 3/3 vost fr

 

EPISODE 2

 

Les Histoires des Prophetes E13 [Joseph] vost français - part 1/3

 

Les Histoires des Prophetes E13 [Joseph] vost français - part 2/3

 

Les Histoires des Prophetes E13 [Joseph] vost français - part 3/3

 

EPISODE 3

 

Les Histoires des Prophètes E14 [Joseph] vost fr - part 1/3

 

Les Histoires des Prophètes E14 [Joseph] vost fr - part 2/3

 

Les Histoires des Prophètes E14 [Joseph] vost fr - part 3/3

30 novembre 2014

L’heure de l’Isha

 

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Explication de cheikh Al-Fawzân حفظه الله dans une de ses fatwas :

 

[...] L’heure de la prière de l’Isha débute lorsque les lueurs rouges du crépuscule disparaissent de l’horizon. Et les lueurs du crépuscule sont de deux sortes : des lueurs blanches qui proviennent des rayons du soleil persistants, et des lueurs rouges. Lorsque les lueurs rouges disparaissent de l’horizon, l’heure obligatoire de l’Isha commence. Et la période pour prier cette prière est longue.

 

Le meilleur moment pour la prier dépend de la situation des gens. Si les gens se réunissent au début de l’heure, alors qu’ils prient au début de l’heure. Et si les gens tardent, alors qu’ils prient (en la retardant) dans le premier tiers de la nuit, et cela est préférable. Il est préférable de prier l’Isha dans le premier tiers de la nuit, pour celui à qui cela ne cause pas de gêne. Le Prophète صلى الله عليه و سلمs’empressait de prier l’Isha s’il voyait que les gens étaient tous réunis, et il retardait la prière s’il voyait que les gens tardaient. Le Prophète صلى الله عليه و سلم préférait retarder la prière mais il détestait de causer une gêne à sa communauté.

 

Donc, la durée pour que disparaissent les lueurs rouges de l’horizon varie selon le lieu on l’on se trouve, elle n’est pas la même partout… Comme le coucher du soleil, l’apparition de la lune, elle varie selon le lieu où l’on se trouve. Les astronomes connaissent ces choses-là, mais (de toute façon), cela se voit à l’œil nu.

 

(Donc), si les lueurs rouges ont disparu (de l’horizon), priez, quelque soit l’endroit où vous vous trouvez … Si les lueurs rouges ont disparu, priez ! Quelque soit l’endroit où vous vous trouvez. Et tant que les lueurs rouges sont visibles, ne priez pas !

 

Session de questions-réponses, 20/8/1423 – 4/11/01, Mosquée du cheikh à Riyadh.

 

30 novembre 2014

Le Ramadan et ce qui touche les péchés pendant et en dehors de ce mois

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sheikh ‘Abdel-’Azîz Ibn Bâz رحمه الله

 

 

Ce qui est établi concernant le musulman pendant, et en dehors du Ramadan, est de lutter contre son nefs qui l’incite au mal [ses propres passions, âme charnelle], au contraire, il faut que le musulman exhorte son âme, et l’incite à faire du bien afin qu’elle s’apaise.

Cependant, il est obligatoire pour le musulman de lutter contre l’ennemi d’Allah, «iblîs», afin de se débarrasser de son mal et de ses mauvaises inspirations.
Le musulman ici-bas, mène une lutte continuelle contre son « nafs », sa passion [al-hawa] et Satan [shaytân].
Et il doit souvent se repentir [tawbah] et demander pardon [istighfâr] en toute heure et tout temps.

 

Cependant, un moment peut se différencier d’un autre.

 

Ainsi, le mois de Ramadan est le meilleur des mois de l’année ; il est le mois du pardon et de la miséricorde [rahma], ainsi que de l’affranchissement de l’enfer [an-nâr].

Si le mérite lié au contexte s’ajoute au mérite du mois, les bonnes actions accomplies dans ces circonstances sont augmentées et les mauvaises aggravées. Un mauvais acte commis pendant Ramadan entraîne un péché plus grave que celui commis en dehors de ce mois.
De même, un acte d’obéissance accompli pendant Ramadan entraîne une récompense divine plus importante que celui accompli en dehors de ce mois.

 

Le Ramadan représente cela, et l’obéissance [dans ce mois] est un mérite immense ainsi que la cause d’une récompense abondamment augmentée ; et les actes de désobéissance [al-ma'âsî] commis [en ce mois] constituent des désobéissances plus graves que ceux commis en dehors de ce mois.

 

Voilà pourquoi le musulman doit profiter de ce mois béni [chahr al-mubârak] pour accomplir de bonnes œuvres [a'mal as-sâlihât] et s’éloigner des mauvaises actions dans l’espoir qu’Allah عز و جل agrée son action et le soutienne dans l’attachement à la vérité [haqq].

Ceci dit, la mauvaise action sera sanctionnée en conséquence. Elle ne sera pas multipliée, ni pendant Ramadan, ni en dehors de ce mois.

Quant à la bonne action, elle sera multipliée par dix, si ce n’est plus encore, et ceci telle la parole d’Allah عز و جل dans la sourate « al-An’âm » :

 

« Quiconque viendra avec le bien aura dix fois autant ; et quiconque viendra avec le mal ne sera rétribué que par son équivalent. Et on ne leur fera aucune injustice. » [Coran, 6/160].


Beaucoup de verset [dans le Coran] vont dans ce sens.

Le lieu louable, tels les Deux nobles sanctuaires [al-haramayn ash-sharîfîn], représente le moyen de multiplication, en nombre et en qualité, des bonnes actions.

Quant aux mauvaises actions, elles ne font l’objet d’aucune augmentation quantitative, mais leur augmentation reste d’ordre lié à la qualité comme nous l’avons déjà mentionné.

 Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Bâz رحمه الله , vol-15 p.446

 

 

29 novembre 2014

Degrés dans l’accomplissement de la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Al-Imam Ibn Al-Qayim رحمه الله 

 

 

Ibn Al-Qayim رحمه الله a dit :


« Et les gens, en ce qui concerne l’accomplissement de leur prière, sont divisés en cinq niveaux :

 

Le premier :


Le niveau de celui qui est négligent et fait du tort à son âme : Il est celui qui échoue dans l’accomplissement correct des ablutions, de la prière en son temps, ses limites indiquées et dans l’accomplissement de ses piliers essentiels.

 

Le deuxième :


Celui qui préserve ses prières dans leurs temps appropriés et dans leurs limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et accomplit ses ablutions avec soin. Cependant, son effort (dans la réalisation de ceci) est perdu par des chuchotements dans sa prière, donc il est emporté par des pensées et des idées.

 

Le troisième :


Celui qui préserve ses prières dans les limites indiquées, accomplit leurs piliers essentiels et s’efforce de repousser les chuchotements, les pensées et les idées. Il est occupé à la lutte contre son ennemi (Shaytan) pour qu’il ne vole pas de sa prière. À cause de cela il est engagé (à la fois) dans la prière et le jihad.

 

Le quatrième :


Celui qui est debout pour la prière, achève et perfectionne ses droits, ses piliers essentiels, exécute cela dans ses limites indiquées et son cœur est absorbé par la préservation de ses droits et limites indiquées, pour que rien n’en soit gaspillé. Son souci entier est dirigé vers son établissement, son achèvement et sa perfection, comme il doit être. Son cœur est immergé dans la prière et dans la soumission à son Seigneur le Glorifié.

 

Le cinquième :


Celui qui est debout pour la prière comme celui mentionné ci-dessus. Cependant, en plus de cela, il a pris et placé son cœur devant son Seigneur عز و جل
, regardant vers Lui avec son cœur avec attente, (son cœur) rempli de Son amour et de Sa force, comme s’il voyait Allah. Les chuchotements, les pensées et les idées ont disparu et les voiles entre lui et son Seigneur sont levés. Ce qu’il y a entre cette personne et d’autres en ce qui concerne la prière, est supérieur et plus grand que ce qu’il y a entre le ciel et la terre. Cette personne est occupée par son Seigneur عز و جل, enchanté par Lui.

 

Le Premier type sera puni, on demandera des comptes au deuxième type, le troisième aura ses péchés et défauts expiés, le quatrième sera récompensé et le cinquième sera près de son Seigneur, parce qu’il recevra la part de celui qui fait sa prière le délice et le plaisir de son œil. Quiconque fait de sa prière, le délice et le plaisir de son œil, aura la proximité de son Seigneur عز و جل comme délice et plaisir de son œil dans l’au-delà. Il sera aussi un plaisir pour l’œil dans ce monde, car quiconque fait d’Allah le plaisir de son œil dans ce monde, chaque œil sera enchanté et satisfait de lui. »

 

Source : Al-Wabil As-Sayib

 

29 novembre 2014

La première obligation pour la création

 

بسم الله الرحمن الرحيم


Sheykh Ibn Otheymine رحمه الله

 


La première obligation pour la création est la première chose pour laquelle elle est appelée. Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a expliqué à Mu’aadh ibn Jabal رضي الله عنه, lorsqu’il l’a envoyé au Yémen, et lui a dit:
« En effet tu va aller chez les Gens du Livre, donc la première chose à laquelle tu dois les appeler est l’attestation qu’il n’y a pas de dieu (digne d’être adoré) excepté Allah, et que Muhammad est le messager d’Allah… » [Transmis par l'Imam al-Bukhari - Le Livre de la Zakaah, Numéros 1458, 1496; et l'Imam Muslim - Le Livre de l'Imaan, Numéro 29, 30, 31]

 

Donc ceci est la première obligation pour le serviteur (d’Allah), qu’il distingue Allah (seul dans l’adoration), et qu’il atteste que Son Messager صلى الله عليه و سلم est venu avec le message (de l’Islam).

 

Et en distinguant Allah عز و جل (seul dans l’adoration), et en attestant que son Messager est venu avec le message (de l’Islam), (la personne) réalise la pureté de l’intention et l’adhérence (aux enseignements du messager), qui sont toutes les deux des conditions de l’acceptation de toutes les formes d’adoration.

Donc ceci est la première obligation pour le serviteur (d’Allah), qu’il distingue Allah (seul dans l’adoration), et qu’il témoigne que (tous) Ses messagers ليه سلام sont venus avec le (même) message.

Ainsi l’attestation qu’il n’y a pas de dieu excepté Allah (seul) contient le tawhid (distinction d’Allah seul dans l’adoration) entièrement.

Sheykh Ibn Otheymine رحمه الله 
Fiqh al-’Ibaadaat – Question 4, Page 18

 

29 novembre 2014

Description de la magnificence d’Allah عز و جل

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibn al-Qayyim رحمه الله décrit la magnificence d’Allah par une parole douce et belle :

 

« Allah dirige l’affaire des royaumes, ordonne, interdit, crée, accorde attribution, donne la vie et la mort, accorde la puissance, humilie, alterne la nuit et le jour, alterne les bons et les mauvais jours parmi les gens, change les empires et fais succéder les uns aux autres. Son ordre et Son autorité sont exécutoires dans les cieux et ses régions, au dessus et en dessous de la terre ainsi que dans les mers et dans les airs.

 

Il a embrassé par Sa science toute chose et dénombre exactement toute chose. Son ouïe à saisie par Sa science tous les sons sans qu’Il ne sente confusion. Il entend même leur bruit dans toutes leurs langues et les différents besoins qu’ils expriment. Et l’écoute d’une chose ne l’empêche pas d’en écouter une autre. Il ne confond pas les demandes qu’on Lui adresse malgré leur multiplicité. Et il n’éprouve aucune lassitude devant l’insistance des gens qui L’implorent pour leurs nécessités.

 

Sa vue embrasse toute chose invisible. Ainsi, Il voit même le rampement des fourmis noires sur le rocher massif dans une nuit obscure. Car l’inconnaissable pour Lui est visible et tout secret pour Lui est dévoilé.

 

« Ceux qui sont dans les cieux et la terre l’implorent. Caque jour Il accomplit une nouvelle œuvre. » [Coran, 55 : 29]

 

Et cela en pardonnant un péché, dissipant un souci, écartant un malheur, soulageant un battu, enrichissant un pauvre, guidant un égaré, orientant celui qui ne sait plus quoi faire, venant au secours d’un affligé, en rassasiant un affamé, vêtissant un dénudé, guérissant un malade, agréant un repentir ; récompensant un bienfaisant, secourant un opprimé, anéantissant un tyran, cachant un défaut [de l'une de ses créatures], dissipant une frayeur, attribuant l’honneur à certains, humiliant d’autres.

 

Si les habitants de Ses cieux et de Sa terre, le premier et le dernier, les hommes et les djinns, avaient le cœur de l’homme le plus pieux d’entre eux, cela n’aurait rien ajouté à Son royaume. Et si le premier et le dernier de Sa création, ainsi que tous les hommes et les djinns avaient le cœur du plus pervers d’entre eux, cela n’aurait rien diminué dans Son royaume.

 

Et si les habitants de Ses cieux et de Sa terre, les hommes et les djinns parmi eux, leurs vivants ainsi que leurs morts imploraient auprès de Lui ce qu’ils désiraient, et qu’Il donnait à chacun d’entre eux ce qu’ils demandent, cela ne diminuerait ne fut-ce d’un atome de ce qu’Il possède.

 

Il est Le Premier, il n’existait rien avant Lui. Le Dernier et nulle chose n’existera après Lui. L’Apparent, nulle chose n’existe au-dessus de Lui. Le Caché, et nulle chose n’existe en dessous de Lui, Bénit et Exalté soit-Il. Il est le plus digne d’être invoqué, adoré et remercié, Le plus clément à régner, Le plus généreux à être imploré.

 

Il est le Roi qui n’a pas d’associé, l’Unique sans égale, Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons, celui qui n’a pas d’enfant. Il est Le Très-Haut qui n’a pas de semblables, toute chose périra sauf Sa Face. Et toute chose disparaitra excepté son royaume.

 

Il n’est obéi que par Sa permission et nul n’est désobéissant sans qu’Il Le sache. Lorsqu’Il est obéit, Il remercie et lorsqu’Il est désobéi, Il pardonne.

 

Tout châtiment de Sa part est une justice et tout bienfait de Sa part est une grâce. Il est Le Témoin et Le Gardien le plus proche. Il a saisi [ses créatures] par les toupets, Il y a inscrit les actes et écrit les délais de vie.

 

C’est à Lui que les cœurs divulguent leurs secrets, et tout secret pour Lui est révélé. Son don est une parole, et Son châtiment est une parole.

 

« Quand Il veut une chose, Son commandement consiste à dire : « Soit » et c’est »   [Coran, 38 : 83]

 

Extrait d’Al-Wâbil Al-Sayyib par Ibn al-Qayyim رحمه الله

 

29 novembre 2014

Les noms d’Allah l’exalté ne se limitent pas à un nombre particulier

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Sheykh el Otheymine رحمه الله

 

Ceci d’après le hadith connu de tous, les noms d’Allah ne sont pas déterminés par un nombre en particulier : « Je te demande par tous les noms avec lesquels tu t’es nommé, ou que Tu as descendu avec Ton livre, ou que Tu as enseigné à l’une de Tes créatures, ou ceux que Tu as gardé secrètement auprès de Toi. »

[Hadith authentique, rapporté par Ibnu Hibbân, Ahmad et al-Hakim]

 

Il est impossible pour qui que soit de dénombrer ou de connaître les noms qu’Allah s’est gardé de révéler.

 

Quant au dire du Prophète صلى الله عليه و سلم : « Il y a pour Allah quatre dix neuf noms, cent moins un. Celui qui les apprend, entrera au Paradis. » [Les apprendre signifie les mémoriser, comprendre leur sens et servir Allah selon leur contenu] [Bukhârî]

 

Il n’indique pas de dénombrement des noms par ce nombre. Si le propos voulu était le dénombrement total des noms, cela aurait été formulé ainsi : « Les noms d’Allah sont au nombre de quatre vingt dix neuf. Celui qui les connaît entrera au Paradis. »

 

Ainsi la signification du hadith lorsqu’il s’agit du nombre est : que celui qui connaît un nombre de quatre vingt dix neuf noms entrera au Paradis. Cela dit, la proposition : « Celui qui les connaît entrera au Paradis » est une proposition complémentaire à celle qui l’a précédée. Elle n’est pas indépendante. Un exemple identique à cela est que l’on dise : « Je possède cent dirhams. » Je les ai préparés pour en faire don. Cela n’exclut pas le fait que tu possèdes d’autres dirhams qui n’ont pas été compté pour être offert en charité.

 

Aucun hadith authentique ne provient du prophète صلى الله عليه و سلم où le nombre serait déterminé. Le hadith que l’on rapporte de lui au sujet d’un nombre déterminé est déclaré non authentique. [1]

 

Règle VI du livre LES REGLES EXEMPLAIRES SUR LES NOMS ET ATTRIBUTS DIVINS de Sheykh el Otheymine رحمه الله (p.47)

 

[1] hadith non authentique : il est fait allusion au hadith rapporté par at-Tirmîdhî, Ibn Madja, al-Hâkim, al Baghwî, dans charch as-sunna, al-Khattabî dans Cha’n ad-du’a, az-Zadjâdj dans tafsîr asmâ’ Allahi al-husna’ de Sufwân bn sâlih ad-Dimachqî, de al-Walîd bn Muslim, Chu’ayb bn Abî Hamza, de Abû az-Zanâd, de al-‘a’radj, de Abû Hurayra radia qui dit : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : Il y a pour Allah quatre vingt dix neuf noms, cent moins un. Celui qui les apprend entrera au Paradis. Il cite ensuite les noms. »

At-Tirmîdhî a dit que ce hadith était rapporté par un seul rapporteur (gharîb) et sans comporter la liste des quatre vingt dix neuf noms. Al-Bûsûrî a dit : « Aucun des six auteurs de recueils de hadith n’a rapporté le hadith comprenant un nombre de noms parfaits d’Allah. » Ibn Hamza a déclaré : « Tout hadith comprenant une liste de noms d’Allah est déclarée comme non authentique. » Le hadith est également déclaré non authentique par les savants contemporains, comme al-Albanî et ‘Abd al-Qâdir al-‘Arna’ût.

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