Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le Message Islam
Publicité
2 décembre 2014

Dix profits à baisser le regard

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

1 - Baisser le regard permet de se conformer aux ordres d’Allah, ce qui constitue l’essence même du bonheur de l’homme. Rien n’est plus bénéfique au serviteur, dans cette vie d’ici bas comme dans l’au-delà, que de se conformer aux ordres de son Seigneur. Aussi, personne n’atteint le bonheur dans ce monde et dans l’au-delà qu’en s’y conformant et personne n’est touché d’un malheur si ce n’est pour les avoir négligés.

 

2 – Baisser le regard empêche cette flèche empoisonnée (le regard illicite) d’atteindre le cœur, ce qui le conduirait sans doute à sa perte.

 

3 - Baisser le regard permet de ressentir une intimité avec Allah et d’amener le cœur à se consacrer entièrement à Lui. Par opposition, poser son regard sur l’illicite disperse l’attention du cœur, le distrait et l’éloigne d’Allah. Et rien n’est plus nuisible à l’homme que de regarder tout ce qui peut être proscrit, dans la mesure où cela provoque chez l’homme un comportement désinvolte envers son Seigneur.

 

4 – Baisser le regard renforce le cœur et le réjouit . Inversement, le cœur de l’homme s’affaiblit et s’attriste lorsque celui-ci ne contrôle pas son regard.

 

5 - Baisser le regard illumine le cœur qui, au contraire, s’assombrit lorsqu’on le porte sur l’illicite. C’est pour cette raison qu’Allah a révélé le verset de la lumière à la suite du verset sur le regard, Allah dit :

« Dis aux croyants de baisser leur regard et de préserver leur chasteté »,

ensuite Il en a donné les fruits :

« Allah est la lumière des cieux et de la terre, Sa lumière est semblable à une niche dans laquelle il y a un flambeau ».

C’est-à-dire semblable à Sa lumière dans le cœur du croyant qui a accompli ses obligations et s’est éloigné des interdictions. Et lorsque le cœur s’illumine, il accepte une multitude de bonnes œuvres venant de toute part. Au contraire, lorsqu’il s’assombrit, il laisse place à un déluge de calamités qui l’atteint de tout coté. Donc, tout ce que l’on peut concevoir de blâmable, d’innovations, d’égarements, de suivi des passions, d’éloignement de la guidée et de ce qui conduit au bonheur, et d’occupation vers ce qui mène au malheur, tout ceci, seule la lumière qui se trouve dans le cœur peut le dissiper. Mais si cette lumière s’éteint, l’homme se retrouve alors comme l’aveugle qui cherche son chemin dans l’obscurité de la nuit.

 

6 – Baisser le regard donne au visage une expression de sincérité qui permet de distinguer le véridique de l’imposteur, le sincère du menteur. Shah ibn Shajâ’ Al-Karamânî disait : « Celui qui affiche son attachement à la sunna et s’astreint à un contrôle de soi permanent, détourne son regard de l’illicite, renonce a ses passions, et a pour habitude de manger des nourritures licites, alors l’expression de son visage ne trompe pas. » Et ainsi était Shah ibn Shajâ’.

 

7 – Baisser le regard raffermit le cœur et lui donne courage et force. Par sa grâce, Allah réunit en lui deux facultés : Le jugement et de discernement d’une part, et la maîtrise de soi d’autre part. Comme il est dit dans un récit (âthar) : « Iblîs fuit toute personne qui combat ses passions. » Et au contraire le diable suit celui qui est à l’opposé de cela de par le caractère abjecte, servile, méprisable et indigne de son âme. Comme l’a dit Al-Hasan : « Qu’ils avancent au son des sabots d’une mule ou du pas souple d’un cheval, l’humiliation du péché ne quitte jamais leur cœur. Ainsi Allah humilie celui qui Lui désobéit. » Allah veut en cela avilir ceux qui Lui désobéissent. Dans le Coran, la puissance et l’honneur sont liés à l’obéissance d’Allah. L’avilissement et l’humiliation sont liés à Sa désobéissance. Allah dit :

« La puissance appartient à Allah, ainsi qu’à Son Messager et aux croyants »

La foi se compose de paroles et d’actes; extérieurs et intérieurs. Allah dit :

« Celui qui cherche la Puissance, alors la puissance toute entière appartient à Allah, vers Lui monte la bonne parole par la bonne action qui l’élève ».

C’est-à-dire que celui qui veut la puissance, qu’il la cherche dans l’obéissance à Allah, le rappel de bonnes paroles, les œuvres pieuses, comme il est rapporté dans l’invocation de la prière de nuit. « Certes, ne sera pas humilié celui que Tu as protégé, et ne sera pas honoré celui que Tu as pris comme ennemi ». Celui qui obéit à Allah, Allah l’a protégé dans cette obéissance et il en tire honneur en fonction du degré d’obéissance. Et en Lui désobéissant, il s’éloigne de Lui et s’avilit par la même.

 

8 - Baisser le regard interdit au Diable l’accès au cœur, car il pénètre par le regard (interdit) et parvient au cœur plus vite que l’air ne pénètre dans un lieu vide. Le Diable lui représente alors l’image qu’il a vue et l’embellit, il en fait alors une idole à laquelle le cœur est accroché. Puis, il le surveille et l’éprouve en embrasant son cœur avec le feu des désirs qu’il alimente par des pêchés qu’il n’aurait jamais atteint sans ce regard illicite, mais le cœur est d’ores et déjà dans un feu ardent. Chaque souffle ne fait qu’attiser ce feu qui crépite maintenant, il est trop tard, le cœur est encerclé, cerné de toute part. comme une brebis au sein d’un enclos incendié. Ainsi, ceux qui regardaient l’illicite seront châtiés dans leur tombe par un lit de feu sur lequel les âmes seront déposées jusqu’à ce qu’elles soient réintroduites dans leurs corps (au Jour de la Résurrection). C’est ce qui fut montré en songe au prophète صلى الله عليه و سلم d’après un hadith authentique.

 

9 – Baisser le regard libère le cœur afin qu’il puisse méditer sur ce qui lui est bénéfique, et s’y consacrer. Au contraire, regarder l’illicite détourne le cœur, comme si cela s’immisçait entre l’homme et son cœur. Ses pensées le perdent et il suit ses passions en oubliant le rappel de son Seigneur. Allah dit :

« Et ne suis pas celui que nous avons rendu insouciant à Notre rappel, qui suit ses passions et dont le comportement est outrancier ».

Le regard illicite est la cause de ces trois maux.

 

10 - L’œil et le cœur sont liés, l’un est occupé par ce qui occupe l’autre. Le cœur n’est pur que par la pureté du regard et l’œil n’est pur que par la pureté du cœur. De même, le cœur se corrompt par la corruption du regard, et l’œil, par celle du cœur. Donc, si l’œil se corrompt, il entraînera le cœur. Il deviendra alors comme une poubelle dans laquelle se mêleront impuretés, souillures et saletés. Un tel cœur n’est pas en mesure d’acquérir la connaissance d’Allah, il n’est apte ni à L’aimer ni à revenir vers Lui. Comment ce cœur pourrait-il ressentir une intimité avec son Seigneur et goûter au plaisir de se rapprocher de Lui, alors qu’il contient tout ce qui y est contraire.

 

 

Ibn Qayyim Al-Jawziyyah رحمه الله

  

Publicité
2 décembre 2014

Que peuvent faire les vivants pour la personne décédée ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya رحمه الله

 

 

Quand un vivant intercède pour un mort en train d’être châtié, son châtiment est suspendu, même pour un court temps.
Quand il intercède pour une personne qui connaît le bonheur dans l’Isthme*, cette personne est élevée d’un degré.

Bachar ibn Ghalib a dit : J’ai vu Rabî’ah, pour laquelle j’ai fait de fréquentes supplications, lors d’un rêve. Elle m’a dit : « Bachar ibn Ghalib ! Tes cadeaux m’ont été apportés sur des plateaux de lumière, recouverts de vêtements en soie ». Je demandai : « Comment cela peut-il se passer ? » Elle répondit : « C’est ainsi que sont les supplications des croyants encore vivants. Lorsqu’ils adressent des supplications en faveur de quelqu’un, celles-ci sont servies sur des plateaux de lumière, voilées par des vêtements de soie. Puis elles sont apportées au défunt pour lequel les supplications on été faites, et il est dit au défunt : « Voici le cadeau d’untel pour toi » ».

Amr ibn Jarir رضي الله عنه a dit que lorsque l’un des serviteurs d’Allah Le supplie pour son frère défunt, un Ange lui apporte cette invocation dans sa tombe et dit : « Ô toi l’étranger dans la tombe ! Voici un cadeau de la part d’un frère qui ressent de la pitié pour toi ! ».

Allah dit :

{Et (il appartient également) à ceux qui sont venus après eux en disant: « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi;} S 59 v 10

Allah, Gloire à Lui !, a fait leur éloge pour avoir demandé le pardon de leurs frères qui ont vécu avant eux.

* Un isthme est quelque chose séparant deux entités : le ciel et la terre, ou ce monde et le monde de l’au-delà. En d’autres termes, c’est la période comprise entre la mort et la résurrection.

Il existe 3 étapes dans l’existence humaine.

La première = le séjour dans le ventre de la mère

La deuxième =  la vie dans laquelle nous commettons des bonnes ou des mauvaises actions

La troisième = la tombe ou l’Isthme

Extrait de : Le voyage de l’âme après la mort De bn Al-Qayyim Al-Jawziyya رحمه الله

2 décembre 2014

Quiconque dit « je sais » est un ignorant

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Quiconque dit « je sais » est un ignorant. J’ai découvert par ma propre expérience que chaque fois que l’on progresse dans la science, on découvre combien plus grande encore est notre ignorance.

 

Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya رحمه الله dans son livre Le voyage de l’âme après la mort

30 novembre 2014

Parler ou se taire ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après Abu houreira رضي الله عنه, le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit: « Que celui qui croit en Allah عز و جل et au jour dernier dise du bien ou qu’iL se taise.. » sahih boukhari (6475), mouslim (74)

An nawawi رحمه الله a dit dans Charhoul Arbain en commentant ce hadith: « Ach chafii a dit: Ce hadith veut dire que s’il veut parler, qu’il réfléchisse d’abord. Dans le cas où il ne voit aucun préjudice à cela, qu’il parle, mais s’il y voit un préjudice ou bien à quelques doutes, qu’il s’abstienne. »

On rapporte que certains savants ont dit : « Si vous achetiez du papier pour les Anges qui consignent vos paroles, vous éviteriez beaucoup de paroles. »

L’imam Abu hatim ibn hibban Al bassati a écrit dans son livre Rawdatoul Ouqala wa Noouzhatoul Foudhala (page 45): « Il incombe à la personne douée de raison de garder le silence jusqu’à ce qu’elle soit obligée de parler; qu’ils sont nombreux, ceux qui regrettent après avoir parlé, et peu nombreux, ceux qui regrettent d’avoir gardé le silence. La personne dont le malheur est le plus durable et dont l’épreuve est la plus grande est celle dont la langue est bavarde ».

Il poursuit p 47, « ce qui incombe à tout individu doué raison, c’est d’être juste envers ses oreilles par rapport à sa bouche, et de savoir que si on lui a donné deux oreilles et une seule bouche, c’est justement pour qu’il écoute plus qu’il ne parle, parce que si il parle , peut être qu’il éprouvera des regrets mais si ne parle pas, il n’aura rien à regretter. Et il est plus en mesure de se prémunir contre ce qu’il n’a pas dit que contre ce qu’il a dit. Dès qu’il profère un mot, ce dernier devient son maitre, mais s’il ne le prononce pas, c’est lui qui en est maitre ».

Puis on lit plus loin page 49, « La langue de la personne sensée se trouve derrière son cœur. Lorsqu’elle veut parler, elle revient vers son cœur, si c’est à son avantage, elle parle; sinon elle se tait. En revanche l’insensé a son cœur au bout de sa langue: il prononce ce qui vient à sa langue; or celui qui ne préserve pas sa langue n’a pas compris sa religion ».

Et afin de clore ce petit rappel, Al boukhari et Mouslim ont rapporté dans les sahihain (6477 et 2988) que d’après Abu Hurayra رضي الله عنه, le Messager d’ALLAH صلى الله عليه و سلم a dit :  » En vérité, l’individu prononce parfois un mot sans savoir ce qu’il implique, et se précipite avec cela dans le feu de l’enfer à une distance supérieure à celle comprise entre le Levant et le Couchant.

30 novembre 2014

Après la mort

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Al Bara رضي الله عنه rapporte :

 

Nous sommes sortis avec le Prophète صلى الله عليه و سلم aux funérailles d’un homme parmi al-Ansar. Lorsque nous sommes parvenus à la tombe et que le mort fut enterré, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم s’assit (en direction de la Qibla) et nous nous assîmes autour de lui comme si des oiseaux étaient sur nos têtes et il (le Prophète صلى الله عليه و سلم) avait un bâton avec lequel il tapait la terre (puis il regarda le ciel, la terre et il se mit à lever ses yeux et les baisser, et ceci trois fois) puis dit :

 

« Demandez à Allah la préservation du supplice de la tombe » deux ou trois fois (puis il dit : »Ô Seigneur ! Préserve-moi contre le supplice de la tombe ») (trois fois).

 

Il صلى الله عليه و سلم dit ensuite :

 

 « Lorsque le croyant quitte la vie terrestre pour la vie future, viennent à lui des anges célestes aux visages blancs, tels le soleil, avec eux un linceul parmi les linceuls du Paradis et un hanût (ce qu’on mélange avec le parfum pour envelopper le mort et particulièrement le corps) parmi les hanuts du Paradis et s’assoient jusqu’à portée de vue ».

 

Puis vient l’ange de la mort qui s’assit auprès de sa tête et dit : « Ô toi, bonne âme, sors vers le Pardon d’Allah et Son agrément ». Il dit : « L’âme sortira comme la goutte sort de l’outre et l’ange de la mort la prendra, et ne la gardera dans ses mains que le temps d’un clin d’œil, puis il la placera dans le linceul ainsi que le hanut.

Allah dit :

 

{Nos messagers enlèvent son âme sans aucune négligence}

 

Et elle dégagera l’odeur du meilleur parfum disponible sur terre. Il dit : « On l’élèvera, et elle ne passera pas devant un groupe d’anges sans qu’ils ne disent : « Quelle est cette bonne âme ? ». On dira : « C’est untel, fils d’untel ». Il sera nommé par les plus beaux noms qu’il portait sur terre et ceci jusqu’au ciel terrestre, on demandera son ouverture et elle s’ouvrira. De chaque ciel, des rapprochés accompagneront l’âme jusqu’au ciel suivant, jusqu’à arriver au 7ème ciel.

 

Allah dira :

« Inscrivez le registre de mon serviteur dans el-illiyyin :

 

{Et qui te dira ce qu’est Illiyyin. Un livre bien cacheté ! Les rapprochés (les anges) en témoignent}

 

On inscrira son nom dans le registre d’el illiyyin puis Il dira : ramenez le sur terre car (Je leur ai promis que) d’elle Je les ai créé et en elle Je les retournerai et d’elle Je les ferai sortir une fois encore.

Il dit (il sera ramené sur terre et) on ramènera son âme dans son corps (et dit : il entendra les craquements des sandales de ses compagnons lorsqu’ils le quitteront et lui tourneront le dos).

Deux anges viendront et s’assiéront, ils lui diront : « Qui est ton Seigneur ? » Il dira « Allah est mon Seigneur ». Ils lui diront alors « Quelle est ta religion ? » Il répondra : « Ma religion est l’islam ». Ils lui diront : « Qui est l’homme qui fut envoyé parmi vous ? » Il répondra : « C’est le Messager d’Allah ». Ils lui diront : « Quelles sont tes actions ? » Il répondra : « J’ai lu le livre d’Allah et j’y ai cru ». Ils le réprimanderont en disant : « Qui est ton Seigneur ? Quelle est ta religion ? Qui est ton prophète ? ». Et ceci sera la dernière épreuve à laquelle le croyant sera exposé.

C’est Sa Parole :

 

{Allah affermit les croyants par une parole ferme}

 

Il dira :

« Mon Seigneur est Allah, ma religion est l’islam, mon Prophète est Mohammed ».

Il sera appelé par un appel du ciel : « Mon serviteur dit la vérité, garnissez-le du Paradis, habillez-le du Paradis et ouvrez-lui une porte du Paradis ». Il dit : « Il en sentira l’odeur agréable et sa tombe s’élargira jusqu’à perte de vue ». Il dit : « Viens à lui un homme au beau visage et joliment vêtu dont le parfum est excellent et dira : « Réjouis toi par ce qui te plais, réjouis toi de la satisfaction d’Allah et des jardins aux délices éternels, ceci est le jour que tu attendais ». Il lui répondra : « Et toi, qu’Allah t’annonce le bien, qui es-tu ? Ton visage est celui qui apporte le bien ». Il dira : « je suis tes bonnes actions, par Allah ! Je ne t’ai connu qu’accourant à l’obéissance d’Allah et lent dans sa désobéissance ; qu’Allah te récompense par le bien, puis lui sera ouverte une porte du Paradis et une porte de l’enfer et on dira : « Ceci aurait été ta demeure si tu avais désobéi à Allah, mais Allah te l’a remplacé par cela ». Lorsqu’il verra ce qu’il y a dans le Paradis, il dira : « Ô Seigneur, fais parvenir l’Heure, que j’aille chez ma famille et mes biens ! ». (On lui dira, Apaises-toi)

 

Il dit : « Quant au serviteur mécréant (et selon une autre variante : le débauché), lorsqu’il quitte la vie terrestre pour la vie future, viennent à lui des anges (rudes et durs) aux visages noirs accompagnés des gardiens (de l’enfer) et qui l’entoure de toute part. Puis vient l’ange de la mort qui s’assit auprès de sa tête et dit : « Ô âme mauvaise sors vers le mécontentement d’Allah et sa colère ».

 

Elle sortira de son corps, arrachée comme on arrache le tison d’une botte de laine, arrachant aussi les veines et les nerfs (et sera maudite par tous les anges entre le ciel et la terre ainsi que les anges du ciel et on fermera les portes du ciel. Tous les gens de ces portes invoqueront Allah pour qu’Il n’élève pas cette âme devant eux) et il la saisira mais ne la gardera dans ses mains que le temps d’un clignement de paupières, avant de la mettre dans le musûh. Elle dégagera l’odeur la plus désagréable qu’il puisse y avoir sur terre.

 

On l’élèvera et elle en passera pas devant un groupe d’Anges sans qu’ils ne disent : « Quelle est cette mauvaise âme ? ». Ils diront : « C’est untel, fils d’untel, il sera appelé par les pires noms par lesquels il était appelé sur terre jusqu’au ciel mondain et demandera son ouverture mais elle ne s’ouvrira pas pour lui, puis le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم récita :

 

{les portes du ciel ne leur seront pas ouvertes, et ils n’entreront au Paradis que quand le chameau pénètre dans le chas de l’aiguille} Sourate 7 verset 40

 

Allah عز و جل dira :

 

« Inscrivez son registre dans al-sijjîn (ibn Kathir رحمه الله a dit que al-sijin provient du mot prison, c.a.d l’étroitesse), dans la terre la plus basse, ensuite il sera dit :

[Ramenez-le sur terre car J'ai promis que d'elle Je les ai créé, en elle Je les retournerai et d'elle Je les ferai sortir une fois encore].

 

Son âme sera jetée (du ciel) d’un jet jusqu’à son corps, puis il صلى الله عليه و سلم récita :

 

{car quiconque associe à Dieu, c’est comme s’il tombait du haut du ciel et que les oiseaux le happaient, ou que le vent le précipitait dans un abîme très profond.} Sourate 22 verset 31

 

 

Une fois son âme dans son corps, il entendra le craquement des sandales de ses compagnons lorsqu’ils le quitteront. Deux anges lui viendront (qui réprimanderont sévèrement, ils le réprimeront et) s’assiéront ils lui diront : « Qui est ton Seigneur ? ». Il répondra : « Hâh ! Hâh ! Je ne sais pas ! ». Ils lui diront : « Quelle est ta religion ? ». Il dira : « Hâh ! Hâh ! Je ne sais pas ! ». Ils lui diront : « Que dis-tu de l’homme qui fut envoyé parmi vous ? ».

 

Il n’arrivera pas à dire son nom, on dira : « Mohammed », mais il dira : « Ah ! Ah ! je ne sais pas ! (j’ai entendu des gens dire ceci, et on dira : « Tu ne sais pas et tu ne récites pas). Il sera appelé par un appel du ciel : « Il a menti, garnissez-le de l’enfer et ouvrez lui une porte de l’enfer ».

 

Il sera touché par sa chaleur intense et son poison. Et on rendra sa tombe tellement étroite que ses côtes se briseront.

 

Viendra un homme au visage laid, laidement vêtu et à l’odeur puante, il dira : « Sois informé de ce qui te déplaît, ceci est le jour qui t’était promis ». « Et toi, qu’Allah t’annonce le mal, qui es-tu ? -dira t-il- ton visage est le visage de celui qui vient avec du mal ». Il dira : « Je suis tes mauvaises actions. (Par Allah ! Je ne t’ai connu que lent dans l’obéissance d’Allah, et tu accourais dans la désobéissance d’Allah). Qu’Allah te récompense par le mal ».

 

Un aveugle, sourd et muet lui sera affecté, et dans sa main une mirzaba (grand manteau utilisé par le forgeron), s’il frappait une montagne, elle deviendrait poussière. Il le frappera d’un coup et il deviendra poussière puis Allah lui rendra son état initial. Il le frappera encore une fois, il poussera un cri que tout le monde entendra sauf les hommes et les djinns (al-thaqalayn), ensuite une porte de l’enfer lui sera ouverte, il dira : « Ô Seigneur ! Que l’Heure n’arrive jamais ».

 

Rapporté par Abu Dawud : « Sahih sunan », n° 3979. Al hakim, Ahmad et d’autres.

Extrait du livre : La tombe, ses délices et ses supplices de Husayn b. Awda al-Uwaysha

  

Publicité
30 novembre 2014

L’éducation des enfants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaykha Ummu ‘Abdillah Bint Muqbil Ibn Hadi, Al-Wadi’iya

 

L’éducation des enfants est quelque chose de complexe qui demande patience et savoir faire. Certains enfants demandent que l’on agisse avec eux avec douceur, et si l’on fait le contraire, ils s’obstineront. D’autres enfants demandent qu’on soit plus sévère avec eux, mais il ne faut pas que cette sévérité dépasse les limites de ce qui est tolérable. Si on dépasse ces limites, cela conduira l’enfant à s’obstiner et ne pas écouter les ordres de ses parents.

Nous demandons à Allah qu’Il nous accorde une bonne éducation (de nos enfants), et c’est une grande responsabilité qui pèse sur les épaules des parents, Allah dit :

 

« Ô vous les croyants, protégez-vous, ainsi que vos familles d’un feu dont le combustible sera les hommes et les pierres. »

 

‘Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. L’imam est un berger et il est responsable de son troupeau. L’homme est un berger dans sa famille et il est responsable de son troupeau. La femme est une bergère dans la maison de son époux et elle est responsable de son troupeau. Le serviteur est un berger qui a charge des biens de son maître et il est responsable de son troupeau. Ainsi, chacun d’entre vous est un berger et chacun est responsable de son troupeau. » (Bukhari et Muslim).

 

Les parents doivent nécessairement s’entraider dans l’éducation de leurs enfants. Et si l’un néglige sa responsabilité, il y aura un manque d’un côté, sauf si Allah veut (qu’il en soit autrement).

Il faut apprendre aux enfants en fonction de leur niveau et compréhension, par exemple : 

En bas âge :

 

1 * On répète à l’enfant le nom « Allah », en montrant du doigt le ciel.

 

2 * Si on lui donne quelque chose à manger, comme du pain ou autre chose, on lui donne dans la main droite.

 

3 * Si l’aliment est chaud, il ne faut pas souffler dessus, car le prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de souffler dans le plat. Et si l’enfant voit quelqu’un le faire, il l’imitera tout de suite. De même pour toute chose, en conformité avec la parole du prophète : « Tout enfant né sur la fitra (la saine nature), et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un adorateur du feu », aussi dans le hadith rapporté par l’imam Muslim d’après ‘Iyad ibn ‘Umar رضي الله عنه, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Allah a dit : J’ai créé mes serviteurs sur la voie droite (hunafa), puis les démons les ont détournés ».

 

4 * A partir d’un an et demi, s’il veut manger ou boire, on lui rappelle de dire bismillah, ensuite cela devient normal pour lui et il dira de lui-même : bismillah.

 

5 * Lorsqu’on voit qu’il peut comprendre les piliers de l’islam, de la foi (iman) et de la bienfaisance (ihsan), on les lui apprend. Je ne précise pas d’âge car la parole et la mémoire varie d’un enfant à l’autre.

Les piliers de l’islam sont : d’après Ibn ‘Abbas, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « L`islam est bâti sur cinq piliers: Le témoignage qu`il n`est d`autre divinité digne d’être adorée qu`Allah et que Muhammad est Son messager, l`accomplissement de la prière rituelle, l`acquittement de la zakât (impôt rituel), le pèlerinage à la Maison d`Allah, le jeûne du mois de Ramadan » (Bukhari et Muslim).

Les piliers de la foi sont : d’après Abu Hurayra رضي الله عنه, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « La foi consiste en ce que tu crois en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en Ses messagers, et que tu crois au Jugement Dernier. » (Al-Bukhari et Muslim).

Le pilier de la bienfaisance est : « Que tu adores Allah comme si tu Le voyais, car si tu ne Le vois pas, Lui te voit » (Al-Bukhari et Muslim).

 

6 * Il faut également lui apprendre les règles des ablutions.

 

7 * S’il mange dans un plat, il faut lui dire de manger ce qu’il y a devant lui, d’après ‘Umar ibn Abi Salama رضي الله عنه qui rapporte : Je mangeais et ma main se promenait partout dans le plat, le prophète صلى الله عليه و سلم me dit alors : « Ö mon enfant ! Prononce le nom d’Allah, mange de la main droite et mange ce qui est devant toi. »

 

8 * Il faut l’habituer à accomplir le bien, et lorsqu’il atteint l’âge de sept ans, il faut l’exercer à accomplir la prière. Abu Dawud rapporte (…) que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Ordonnez à vos enfants d’accomplir la prière à l’âge de sept ans, frappez-les (s’ils ne l’accomplissent pas) à l’âge de dix ans et séparez-les dans les lits » (…)

 

9 * Séparer les enfants dans les lits à l’âge de dix ans, d’après le hadith précédent.

 

10 * L’entraîner à jeûner, si cela ne l’affaiblit pas, afin qu’il soit accoutumé au jeune en étant plus grand. Al-Bukhari a intitulé un chapitre de son Sahih : « le jeûne des enfants » (…) d’après Rubay’ bint mu’awidh رضي الله عنه: le prophète صلى الله عليه و سلم a envoyé un message aux villes des Ansars le jour de ‘Ashura où il dit : « Celui qui s’est levé sans avoir jeûné qu’il continue ainsi et celui qui jeûne qu’il termine son jeûne ». Rubay’ dit : Ensuite, nous jeûnions ce jour, et nous faisions jeûner nos enfants et si l’un d’eux pleurait à cause de la faim, nous lui donnions un jouet en laine afin qu’il patiente jusqu’à la rupture.

 

11 * Il faut apprendre à l’enfant la croyance authentique, en lui disant comme disait le prophète صلى الله عليه و سلم à Ibn ‘Abbas رضي الله عنه«Ô mon enfant ! Je vais t`enseigner quelques préceptes. Observe les commandements d’Allah, Il te protègera. Observe les commandements d’Allah, tu Le trouveras devant toi. Si tu demandes quelque chose, demande-la à Allah. Si tu cherches de l’aide, cherche-la auprès d`Allah Sache que si la communauté s’unissait pour te faire du bien, ils ne te feraient que le bien qu’Allah t’a écrit, et s’ils se réunissaient pour te causer du tort, ils ne te feraient que le tort qu’Allah t’a écrit. Les plumes sont levées et l’encre des feuillets a séché».

 

12 * Il faut conseiller l’enfant à la manière de Luqman, Allah dit :

 

« Et lorsque Luqman exhorta son fils en lui disant : « Ô mon enfant, ne donne pas d’associé à Allah, car le polythéisme est certes une injustice énorme ». Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses parents; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine, son sevrage a lieu à deux ans. » Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents et vers Moi est la destination finale. Et si tous deux te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas; mais vis avec eux ici-bas de façon convenable. Et suis le sentier de celui qui revient (se repent) vers Moi. Vers Moi est votre retour, et Je vous informerai alors de ce que vous faisiez ». « Ô mon enfant, fût-ce le poids d’un grain de moutarde, au fond d’un rocher, dans les cieux ou sur terre, Allah le fera venir. Allah est infiniment Doux et Parfaitement Connaisseur. Ô mon enfant, accomplis la prière, ordonne le bien, interdis le mal et endure ce qui t’arrive avec patience. Telle est la résolution à prendre dans toute entreprise ! Et ne détourne pas ton visage des hommes, et ne foule pas la terre avec arrogance, car Allah n’aime pas le présomptueux plein de gloriole. Sois modeste dans ta démarche, et baisse ta voix, car la voix la plus détestable est bien la voix des ânes ». »

(Luqman 13-19)

 

13 * il faut lui apprendre à demander la permission lorsqu’il veut entrer, Allah dit :

 

« Ô vous les croyants ! Que les esclaves que vous possédez et les enfants qui n’ont pas encore atteint la puberté vous demandent permission avant d’entrer, à trois moments : avant la prière de l’aube, à midi quand vous enlevez vos vêtements, ainsi qu’après la prière de la nuit; trois occasions de vous dévêtir. En dehors de ces moments, nul reproche ni à vous ni à eux d’aller et venir, les uns chez les autres. C’est ainsi que Allah vous expose clairement Ses versets, et Allah est Omniscient et Sage. »

 

 

14 * Il faut lui apprendre les choses interdites afin qu’il s’en écarte, Abu hurayra رضي الله عنه rapporte que Al-Hassan رضي الله عنه avait pris une datte donnée en aumône et la mis dans la bouche, et le prophète صلى الله عليه و سلم lui dit : « Crache ! Crache ! Et écarte-toi en, ne sais-tu pas que nous ne mangeons pas de l’aumône ».

 

15 * Il faut lui expliquer le sens des versets ou des hadiths qu’on lui récite.

 

16 * Il faut lier son cœur à Allah, alors que certains enfants, on va lier leur cœur à cette vie ou aux diplômes. Leurs cœurs sont remplis de ténèbres et il se peut que ces ténèbres ne l’emportent.

 

17 * Il faut prendre soin de lui apprendre le Coran, il faut lui apprendre tous les jours, ne serait-ce qu’un verset. Ceux qui s’adonnent au Coran sont les meilleurs de gens, comme il est rapporté par Al-Bukhari d’après ‘Uthman ibn ‘Affan رضي الله عنه, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Le meilleur d’entre vous est celui qui apprend le Qur’an et l’apprend aux autres ». Et le prophète صلى الله عليه و سلم a recommandé de donner de l’importance au Qur’an. Al-Bukhari rapporte que Talha a demandé à ‘Abdallah ibn abi Awfa : « Le prophète a-t-il recommandé quelque chose ? Il dit : non. Je dis : Comment donc est parvenu aux gens sa recommandation : on leur a ordonné mais pas recommandé ? Il dit : il leur a recommandé le Livre d’Allah. » Al-Hafidh ibn Hajar dit : Le sens de sa parole « il leur a recommandé le Livre d’Allah » signifie l’apprendre par cœur, le suivre, mettre en pratique ses ordres, s’éloigner de ses interdits, le réciter et l’apprendre constamment.

Et le Qur’an intercèdera pour celui qui l’apprend, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Umama Al-Bahili رضي الله عنه, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Lisez le Qur’an, car il intercédera le Jour de la Résurrection pour ceux qui le lisaient ». Il rapporte aussi d’après An-Nawas ibn Sam’an Al-Kilabi رضي الله عنه, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « On fera venir le Qur’an et ceux qui le mettaient en pratique. Sourate Al-Baqara et Al-‘Imran seront devant et intercèderont pour celui qui les aura appris ».

Il y a beaucoup de hadiths sur les vertus du Qur’an et de ceux qui l’apprennent :

Aisha رضي الله عنها rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Celui qui lit le Qur’an avec aisance est parmi les scribes nobles et pieux (le anges) et celui qui le lit avec difficulté a deux récompenses » (Al-Bukhari et Muslim)

Abu Musa Al-‘Ash’ari رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Le croyant qui lit le Qur’an est comme le citron, son odeur et son goût sont bons ; le croyant qui ne lit pas le Qur’an est comme la datte : elle n’a pas d’odeur et son goût est bon ; l’hypocrite qui lit le Qur’an est comme le basilic : son odeur est bonne et son goût est amer ; et l’hypocrite qui ne lit pas le Qur’an est comme la coloquinte (sorte de concombre) : elle n’a pas d’odeur et son goût est amer. »

Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Par ce Livre, Allah élève des peuples et en abaisse d’autres » (Muslim).

Abdullah ibn ‘Amru ibn Al-‘As رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « On dira à celui qui lisait le Qur’an : récite mélodieusement comme tu récitais sur terre, ton degré (au paradis) sera fonction du dernier verset que tu réciteras » (Ahmad, Abu Dawud, at-Tirmidhi)

Abdullah ibn ‘Umar رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « La jalousie est interdite sauf en deux cas : un homme à qui Allah a donné le Qur’an et qui le met en pratique nuit et jour et un homme à qui Allah a donné de l’argent et qui le dépense (sur le sentier d’Allah) nuit et jour ». (Al-Bukhari et Muslim).

Et celui qui apprend doit réviser sous peine d’oublier rapidement ce qu’il a appris, l’imam Al-Bukhari rapporte d’après Abu Musa رضي الله عنه que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Révisez le Qur’an, car par Celui qui détient mon âme dans Sa main, il est plus prompt à se sauver que la chamelle qui n’est pas attachée ».

 

18 * Il ne faut pas laisser les enfants fréquenter les enfants des gens grossiers, car ce faisant il prendra leurs mauvaises habitudes, et cela détruira ce qu’il a appris. Le poète dit : « l’enfant apprend ce qu’on lui donne et il n’oublie pas, car son cœur est comme un joyaux pur. Grave dans son cœur ce que tu veux, il s’en souviendra. » L’esprit de l’enfant est vide, prêt à tout accepter, comme on dit : « graver pendant la jeunesse est comme graver dans la pierre ».

 

19 * Il ne faut pas laisser l’enfant sortir le soir, car les diables se répandent à ce moment et peuvent lui causer du tort. L’imam Al-Bukhari rapporte, d’après Jabir ibn ‘Abdillah رضي الله عنه que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Lorsque le soleil se couche, faites rentrer vos enfants, car les diables sortent à ce moment. Puis, lorsqu’une heure est passée, laissez-les et fermez les portes en mentionnant le nom d’Allah, car les diables ne peuvent ouvrir une porte fermée »

 

20 * Il faut parfois laisser l’enfant jouer seul, car si on l’empêche constamment de jouer, il sera moins disponible intellectuellement et il s’ennuiera. (Al-Bukhari et Muslim)

 Si les parents veulent élever leurs enfants, qu’ils leur donnent une éducation islamique, qu’ils leur apprennent le Qur’an et la sunna. Parmi les choses qui élèvent les parents dans l’au-delà, s’ils sont musulmans, est l’invocation de l’enfant pieux pour eux, comme il est rapporté par l’imam Muslim d’après Abu Hurayra رضي الله عنه, le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Lorsque le fils d’Adam meurt, des œuvres s’arrêtent, sauf pour trois d’entre-elles : une aumône continue, une science dont les gens profitent, un enfant pieux qui invoque pour lui ».

Abu Hurayra رضي الله عنه rapporte que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « On élèvera le rang du serviteur pieux au paradis et il dira : ô Seigneur, comment pourrais-je avoir cela ? On lui dira : grâce à la demande de pardon de ton enfant pour toi. »

Si les parents et les enfants sont pieux, mais que ces derniers n’atteignent pas le niveau de leurs parents, Allah les élèvera au niveau de leurs parents, Allah dit :

(Sahih Al-Musnad).

« Ceux qui auront cru et que leurs descendants auront suivis dans la foi, Nous ferons que leurs descendants les rejoignent. Et Nous ne diminuerons en rien le mérité de leurs oeuvres, chacun (n’ayant pour lui) que ce qu’il aura acquis » (At-Tur 21)

 

L’enfant peut être un bienfait pour ses parents, en leur obéissant, en étant bon avec eux, et c’est ce que les pieux demandent à leur Seigneur, comme Allah dit :

 

« Et ceux qui disent : « Seigneur, fais de nos épouses et nos enfants la réjouissance de nos yeux et fais de nous des guides pour les pieux » » (sourate Al Furqane 74)

 

 

21 * Il faut chercher à ce que l’enfant fréquente des gens pieux, c’est pour cela que cette mère pieuse qu’est Umm Sulaym رضي الله عنها a amené son fils Anas au prophète صلى الله عليه و سلم en lui disant : Ô messager d’Allah, Anas est à ton service, invoque Allah pour lui. Il dit alors : « Ô Seigneur ! Augmente et béni sa richesse et ses enfants »

Umm Hudhayfa رضي الله عنها demanda à son fils Hudhayfa Ibn Al-Yaman رضي الله عنه : Quand dois-tu le voir ? Elle voulait dire le prophète صلى الله عليه و سلم. Je lui dis : je ne l’ai pas vu depuis, tant et tant. Elle n’a cessé de me le reprocher, et je lui a dit : laisse-moi, j’irai prier avec le prophète صلى الله عليه و سلم la prière du maghrib et je lui demanderai qu’il demande pardon pour toi et moi. Je suis allé voir le prophète صلى الله عليه و سلم, j’ai prié avec lui le maghrib, il s’est en allé et je l’ai suivi. Il entendit ma voix et dit : Qui est là ? Hudhayfa. Je dis : oui, c’est moi. Il dit : « Que désires-tu, qu’Allah te pardonne ainsi qu’à ta mère ? Il dit : Cet ange n’était jamais descendu sur terre avant cette nuit, il a demandé la permission à Allah de me saluer et m’a annoncé que Fatima est la princesse des femmes du paradis » (At-Tirmidhi)

Les parents doivent faire beaucoup d’efforts dans l’éducation de leurs et enfants, et la guidée reste entre les mains d’Allah. L’homme ne peut se guider lui-même, comment le pourrait-il pour quelqu’un d’autre. A l’exemple de Nuh عليه سلام, un des prophètes d’Allah qui n’a pu guider son fils, il l’incitait pourtant à être avec eux et pas avec les mécréannts, comme Allah dit :

 

« Et Nuh appela son fils, qui était resté en un lieu écarté (non loin de l’arche) : « ô mon enfant, monte avec nous et ne reste pas avec les mécréants ». Il répondit : « Je vais me réfugier sur un mont qui me protégera de l’eau ». Et Noé lui dit : « Il n’y a aujourd’hui aucun protecteur contre l’ordre d’Allah. (Tous périront) sauf celui à qui Il fait miséricorde ». Et les vagues s’interposèrent entre eux, et le fils fut du nombre des noyés » (Hud 42-43)

 

De même qu’Ibrahim عليه سلام qui exhortait son père à laisser le polythéisme, comme il est rapporté dans de nombreuses sourates, pourtant il n’a pas suivi les conseils de son fils, et dit au contraire :


« Si tu ne cesses pas, je te lapiderai, et éloigne-toi de moi pour un long moment » ». (Maryam 46)

 

Ainsi que notre prophète, Muhammad صلى الله عليه و سلم qui incitait son oncle Abu Talib à se soumettre, malgré tout il refusa et mourut sur le polythéisme. Et les exemples sont nombreux, y compris parmi les salafs :

Shu’ba ibn Al-Hajaj disait : « J’ai eu un fils et je l’ai nommé Sa’d, mais il n’a pas réussit (mâ sa’ada). Je lui disais : va voir Hisham Ad-Dustawa’i. Et il me répondait : je préfère m’amuser avec les pigeons » (Mizan al-‘itidal 2/122)

Isma’il ibn Ibrahim ibn Muqasim était un homme pieux, et parmi ses enfants était Ibrahim, c’était un pur jahmi, il disait que le Qur’an était créé.

La guidée est donc entre les mains d’Allah, mais il faut mettre en œuvre les causes (de la guidée), et si Allah veut du bien (à cet enfant), il le fera suivre les conseils (de ses parents), et s’Il veut autre chose pour lui, il restera sur sa voie, comme dit le poète : « Si la nature est mauvaise, ni le bon comportement, ni l’éducateur ne seront d’aucune utilité ».

Certains enfants sont des épreuves pour leurs parents, c’est pour cela qu’Allah dit :

 

« Ô vous les croyants ! Vous avez en (certains de) vos épouses et vos enfants un ennemi [une tentation]. Prenez-y garde. »
(At-Taghabun 14).

Dans ce verset « en » (min) signifie : certains.

 

« Ô vous les croyants ! Que ni vos biens ni vos enfants ne vous distraient du rappel d’Allah. Et ceux qui le font sont les perdants » (Al-Munafiqun : 9)

 

 

L’enfant est une épreuve pour ses parents s’il est la cause de leur éloignement de la religion, parmi les exemples de cela :

1 * Si le père est musulman et que son enfant tombe malade et qu’il essaie par tous les moyens de le soigner au point d’aller chez les voyants, les devins, ce qui est une mécréance, car ils prétendent connaître l’Invisible, que seul Allah connaît :

 

« Et Allah ne vous a pas fait connaître l’invisible » (Al-‘Imran 179),

 

« Les clés de l’Invisible sont auprès de Lui, personne ne les connaît en dehors de Lui… » (Al-An’am 59).

 

Et il y a beaucoup d’autres preuves. Ainsi, par la cause de son enfant, ce père commettra un acte de polythéisme.

2 * D’autres négligent leurs obligations (religieuses) pour pourvoir aux besoins de leurs enfants et les distraire.

3 * D’autres installent la télévision chez eux pour distraire leurs enfants, alors que la télévision est haram, pour tout le mal qu’elle comprend : les images, les instruments de musique, le fait de regarder les hommes et les femmes, son adhésion aux principes des ennemis de l’islam, et d’autres maux encore.

C’est en cela que l’enfant peut être un ennemi pour ses parents, et il ne leur sera d’aucune utilité le Jour de la résurrection, au contraire, il se sauvera d’eux, comme Allah dit :

 

« le jour où l’homme fuira son frère, sa mère, son père, son épouse et ses enfants, car chacun d’eux, ce jour-là, sera préoccupé pour lui-même » (‘Abasa : 34-37).

 

Et quiconque est éprouvé par un enfant désobéissant, qu’il invoque son Seigneur, comme Allah dit :

 

« Et votre Seigneur dit : invoquez-Moi, Je vous répondrai… » (Al-Ghafir 60).

 

La douceur des parents est restreinte par les limites de la Législation, il n’est donc pas permis d’accomplir un acte illicite pour son enfant.

Source : Nasihati li nisa p.54-64

30 novembre 2014

Le meilleur temps pour faire la Salat

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Quel est le meilleur temps pour faire la Salat ? Le début de son temps est-il le meilleur ?

 

Réponse :

Le temps parfait est de la faire en son heure prescrite par la religion. 

C’est donc pour cette raison que le Prophète صلى الله عليه و سلم
 répondit à une question sur la meilleure parmi les bonnes œuvres auprès d’Allah le Tout-Puissant en disant :

« La Salat en son temps »

 [Cité par Al-Boukhârî dans le livre des temps de la Salat, chapitre de la vertu de la Salat faite en son temps, et par Mouslim dans le livre de la foi, chapitre, sur le fait que la foi en Allah est la meilleure vertu.]

 

Il ne dit pas "La Salat au début de son temps" , car il y a des prières qu’il est recommandé de les précipiter et d’autres qu’il est recommandé de les tarder.

Il serait donc préférable par exemple de retarder la Salat du soir (Ichâ) au premier tiers de la nuit.
Ainsi, si une femme qui se trouve chez elle se demande s’il serait préférable de faire la Salat du soir (Ichâ) juste après l’appel à cette Salat ou la reporter jusqu’au premier tiers de la nuit, nous lui dirons qu’il serait préférable de la reporter jusqu’au premier tiers de la nuit, car le Prophète صلى الله عليه و سلم
 se tarda une fois de faire cette Salat au point que les gens dirent que les femmes et les enfants s’étaient endormis.

Il sortit ensuite pour diriger la Salat en disant :

« Certes, ceci est son temps, mais je ne veux cependant rien imposer à ma nation de difficile »

[Cité par Mouslim dans le livre des mosquées, chapitre sur le temps de la Salat du soir (Ichâ).]

Il est donc préférable pour la femme qui se trouve chez elle de tarder cette Salat.

Supposons, par ailleurs, que des hommes qui sont en voyage se demandent s’il est préférable de précipiter la Salat ou la tarder, nous leur dirons qu’il serait mieux de la tarder.
Si un groupe de personnes sort pour une promenade, est-il préférable de faire la Salat du soir (Ichâ) à son temps, ou la reporter à plus tard ?
Nous leur disons qu’il est mieux de la reporter à plus tard à moins que ce report ne constitue pas une difficulté pour eux.

Pour ce qui est des autres prières, il est préférable de les faire le plus tôt possible à moins qu’il y ait une raison valable.

- Les prières de l’aube (Fajr),

- de midi (Dhor),

- de l’après-midi (Asr)

- et du coucher du soleil (Maghrib) doivent être faites le plus tôt possible sauf quand il y a une raison valable.

 

*** Pour les éléments qui peuvent causer le report d’une Salat, la chaleur intense.
Quand il fait très chaud, il serait préférable de reporter la Salat du Dhor à plus tard, c’est-à-dire jusqu’à ce que la chaleur s’apaise.
Dans un cas pareil, il faut reporter cette Salat jusqu’à l’approche du temps de la Salat du Asr, car en cette heure-là, le temps devient moins chaud.

Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« S’il fait très chaud, reportez la Salat jusqu’à ce que la chaleur soit allégée, car la chaleur caniculaire est un souffle de l’Enfer »

[Cité par Al-Boukhâri dans le livre des horaires de la Salat, chapitre sur l'attente que la chaleur s'apaise pour la Salat de midi, et par Mouslim dans le livre des mosquées, chapitre sur la recommandation d'attendre l'apaisement de la chaleur intense avant de faire la Salat de midi].

 

*** Parmi les autres causes du report de la Salat jusqu’à l’approche de la fin de son heure, il faut noter le cas où la Salat ne peut pas se faire en commun au début de l’heure.

Par exemple, un homme qui se trouve dans le désert au moment où l’heure de la Salat commence, doit-il faire la Salat là où il se trouve ou attendre jusqu’à ce qu’il arrive à la ville en sachant qu’il arrivera à temps pour faire la Salat en commun ?
Nous disons qu’il est mieux pour cet homme de reporter la Salat pour la faire avec le groupe et nous disons aussi qu’il est de son devoir de la reporter afin de pouvoir la faire en commun.

 

 

Source : livre : Fatâwas sur les piliers de l’Islam ; Vol.2 page 453, 454.
Par Son Eminence Cheikh Mohammed ibn Saleh Al-Otheimine رحمه الله

30 novembre 2014

Le bon comportement pendant le jeûne

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

SHeikh al-Imâm Muhammad Ibn Sâlih al-‘Uthaymîne رحمه الله 

 

 

 

Question : 

Quel est le bon comportement [Adab] pendant le jeûne ?

 

Réponse : 

Parmi le bon comportement prescrit pendant le jeûne, il y a l’attache à la piété [Taqwa] en Allah en respectant Ses commandements et en s’éloignant de Ses interdits. Allah dit :

« Ô les croyants ! On vous a prescrit as-Siyam comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété » [Coran, 2/183]

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui ne renonce ni à dire des mensonges, ni à pratiquer des faussetés, Dieu n’a nul besoin qu’il se prive de boire ou de manger. » [Rapporté par al-Bukhârî]

Parmi le bon comportement encore, il y a la générosité et la bienfaisance envers les gens surtout pendant le mois de Ramadhân, car le Messager d’Allâh صلى الله عليه و سلم était le plus généreux des gens et il l’était encore plus pendant le mois de Ramadhân durant lequel il rencontrait Djibrîl pour étudier le Qor’ân. [Rapporté par al-Bukhârî] Celui qui jeûne doit aussi s’éloigner des interdits, il doit notamment s’abstenir de mentir, d’insulter, de jurer, de tricher, de trahir, de regarder ou d’écouter ce qui est interdit.

Parmi le bon comportement de ce mois-ci, il y a le Souhoûr qui doit être retardé, car le Prophète صلى الله عليه و سلم disait :

« Prenez le dernier repas [as-souhoûr], car il y a dans ce repas une bénédiction. » [Rapporté par al-Bukhârî]

Il y a encore le fait de rompre le jeûne avec des dattes fraîches, sinon avec des dattes sèches, sinon avec de l’eau. La rupture du jeûne doit être faite aussitôt que le soleil se couche, car le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Les gens ne cessent d’être dans une bonne voie tant qu’ils se hâteront de rompre le jeûne. » [Rapporté par al-Bukhârî]

Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Uthaymîne رحمه الله, vol-19 p.349-350

30 novembre 2014

La vie dans la tombe et ce qui s’y rapporte

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sheikh ‘Abdel-’Azîz Ibn Bâz رحمه الله

 

 

Al-HamdouLLiLLeh


En un premier temps, il est obligatoire de savoir que tout croyant [mu'min] et toute croyante [mu'minat] se doit de croire véritablement aux informations données par Allah dans Son livre ou par le biais de Son messager صلى الله عليه و سلم
.Ces choses concernent les affaires de l’au-delà [al-Âkhira] et le règlement des comptes, ainsi que le paradis et l’enfer, la mort, le châtiment et les délices de la tombe, ainsi que toutes les affaires touchant le monde de l’invisible [al-Ghayb] dans le Qor’ân ou l’authentique Sounnah purifiée [Moutaharah]. Nous devons porter foi à cela, nous y soumettre et y croire sincèrement. Car nous savons que notre Maître est véridique. Ce qu’Il dit et rapporte est vrai comme Il l’a affirmé :

 

« Et quant à ceux qui ont cru et fait de bonnes œuvres, Nous les ferons entrer bientôt aux Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Promesse d’Allah en vérité. Et qui est plus véridique qu’Allah en parole ? »
[Coran, 4/122]

 

Et :

« Où que vous soyez, la mort vous atteindra, fussiez-vous dans des tours imprenables. »
[Coran, 4/78]

 

Nous savons aussi que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم. est le plus véridique des hommes, et qu’il ne parlait pas sous l’impulsion de la passion [al-hawa] et ne faisait que rapporter la révélation qu’il recevait. Ce qui a été rapporté de lui dans des ahâdîth authentiques [sahîh] est une chose à laquelle nous devons croire, même si nous n’en comprenons pas véritablement le sens. Notre obligation est de croire à ce qu’il nous rapporte au sujet de l’au-delà [al-Âkhira] : le paradis [al-Djannah], l’enfer [al-Nâr], les délices réservés aux gens du paradis [ahl al-Djannah] et le châtiment infligé aux gens de l’enfer [ahl an-Nâr]. Le châtiment subi dans la tombe ['adhâb al-qabr], les délices que l’on y reçoit et le retour de l’âme au corps du mort, tout cela est véridique et se confirme dans les textes. L’adorateur [d'Allah] doit l’accepter et ajouter foi à tout ce qu’il apprend dans le Qor’ân, dans la Sounnah authentique et dans le consensus des savants de l’Islâm ['Ulamâ al-Islâm].

Aussi, par le biais d’Allah, si le croyant ou la croyante arrive à pénétrer la sagesse [hikma] ou les secrets [isrâr] dans cela, ceci est un bien pour un bien [encore meilleur], lumière sur lumière [nûr 'ala nûr], et une connaissance pour une science [encore meilleure]. Qu’il loue Allah et rende grâce pour ce qu’Allah lui a accordé en connaissance, en science, et perception qui lui ont permis d’accroître ses connaissances et renforcer sa tranquillité. Concernant les questions dans la tombe et de l’état du mort à ce moment-là, ces questions sont une vérité. Et l’on restitue au mort son âme. Des informations authentiques rapportées d’après le Prophète صلى الله عليه و سلم. indiquent que le mort mène dans sa tombe une vie différente de celle d’ici-bas. C’est une vie intermédiaire différente de celle que l’on avait déjà menée et pendant laquelle on avait besoin de manger et de boire et autres choses semblables. C’est une vie particulière qui permet de comprendre des questions et d’y répondre.

[...]

Deux anges lui diront : « Qui est ton prophète ? Qui est ton Maître ? Quelle est ta religion ? » Le croyant dira : « Mon Maître est Allah, ma religion l’Islam et mon prophète Muhammad ». C’est de cette manière que seront questionnés le croyant et la croyante et qu’ils répondront. Et puis on dira à l’adorateur [d'Allah] : « Que sais-tu de cet homme (Muhammad) ? » – Il dira : « Il est le Messager صلى الله عليه و سلم. ; il nous a apporté la vérité et nous avons cru en lui et l’avons suivi ». On lui dira alors : « Nous savons que tu étais croyant ». Et on lui ouvrira une porte qui débouche sur le paradis et il en recevra le souffle et les bienfaits. Et puis on lui dira : tu resteras là jusqu’à ce qu’Allah te ressuscite. Mais on lui montrera sa place en enfer et lui dira : voilà la place que tu aurais occupée si tu n’avais pas cru en Allah. Maintenant Allah t’en a sauvé et tu es revenu au paradis.

Quant au mécréant, si on l’interroge sur son Maître, sur sa religion et sur son prophète, il dit : « Hâ ! Hâ ! Je ne sais pas. J’ai entendu les gens dire des choses et j’en ai fait de même ». On lui assènera un coup avec une barre de fer et il lancera un cri que tout être entendra à l’exception des djinns et des hommes. Et puis on lui ouvrira une porte qui débouche sur l’enfer et on rendra sa tombe si étroite que ses côtes se croiseront. Sa tombe se transformera en une fosse infernale et on lui ouvrira une porte d’où viendra un vent de l’enfer en guise de châtiment. On lui dira : voici ta place jusqu’à ce qu’Allah te ressuscite. On lui ouvrira encore une porte qui débouche sur le paradis et lui dira : ceci serait ta place si Allah t’avait bien guidé ».

Cela permet de savoir que la tombe peut être soit un des jardins, des jardins du paradis, soit un des fossés, des fossés de l’enfer. Le châtiment et le bienfait s’appliquent dans la tombe aussi bien au corps qu’à l’âme. Et il en est de même dans l’au-delà au paradis ou en enfer.

Quant à celui qui meurt noyé, brûlé ou dévoré par un fauve, son âme recevra sa part de châtiment ou de bonheurs. Cette part l’atteindra sur terre ou en mer ou dans le ventre des fauves ou dans n’importe quel autre endroit, en fonction de la volonté d’Allah.

Mais la majeure partie du châtiment ou des délices qui touchent l’âme seront subit éternellement, que ce soient les délices, ou que ce soit le châtiment. L’âme du croyant va au paradis. Le Prophète صلى الله عليه و سلم. a dit : « l’âme du croyant est un oiseau qui perche sur les arbres du paradis et se nourrit de leurs fruits. Et l’âme du mécréant ira en enfer ».

L’obligation qui incombe à tout musulman et à toute musulmane est d’accepter avec soumission les informations données par Allah عز و جل et par Son Messager صلى الله عليه و سلم.. Ils doivent y croire de la manière voulue par Allah عز و جل même si un côté de leur signification n’est pas clair pour l’adorateur [d'Allah]. Car la sagesse parfaite appartient à Allah عز و جل.

 

Madjmu’ Fatâwa du SHeikh Ibn Bâz رحمه الله, vol-8 p. 338

30 novembre 2014

Le Paradis n’est pas qu’un simple nom

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

La véritable vérification [Tahqîq] consiste à dire que le Paradis [al-Djannah] n’est pas un nom qui désigne simplement les arbres, les fruits, les boissons, les houris [Qui sont les femmes du Paradis], les fleuves et les palais. Beaucoup de personnes se trompent sur la signification véritable du Paradis. En effet, le Paradis, c’est le nom de la demeure de la félicité absolue et parfaite. Ainsi, parmi les délices du Paradis, il y a la jouissance de regarder la Face d’Allah le Sage, d’entendre Sa Parole et d’être comblé par Sa proximité et Son agrément. Ce véritable plaisir n’a aucune mesure proche avec le plaisir de la nourriture, des boissons, des habits et des images. Car la moindre part d’agrément divin vaut le Paradis et tout ce qu’il peut contenir – Comme Allah عز و جل le dit :

 

 

{ Et la satisfaction d’Allâh est plus grande encore } [Coran, 9/72]

 

 

Il est rapporté dans un hadîth authentique, le hadîth sur la vision [d'Allah] : « Par Allah ! Allah ne leur a pas donné une chose qui soit plus agréable pour eux que le fait de voir Sa Face » [Rapporté par Muslim] [...] Car il s’agit d’une chose trop sublime pour effleurer l’imagination et les esprits. Surtout lorsque les amants gagnent là-bas la compagnie de l’amour, car la personne est avec celui qu’elle aime. C’est une règle qui n’endure aucune exception car elle se confirme dans la présence [Châhid] comme dans l’absence [Ghâ-ibân]. Quelle peut être [en dehors de cela] l’autre félicité ? Quel succès ? Quelle tranquillité peuvent-ils soutenir en comparaison à la félicité et au plaisir de cette compagnie ? Y’a-t-il un apaisement supérieur à l’apaisement que procure la compagnie du « Bien-Aimé » dont rien n’est plus beau et plus parfait à la vision ? Et c’est cela – Par Allah – que recherchent les amants [al-Mouhiboûne] et c’est le drapeau que visent ceux qui ont la connaissance, et telle est l’âme [ar-Roûh] qui désigne le terme « al-Djannah » [Le Paradis] et sa vie éternelle. C’est par lui que le Paradis devient réel et agréable.

 

Comment peut-on dire dans ce cas qu’on n’adore pas Allah pour rechercher le Paradis et par crainte de Son Feu ? De même que le Feu [an-Nâr] – Qu’Allah nous en préserve ! – Ses habitants souffrent du voile par rapport à Allah, de Son mépris, de Sa colère, de Son courroux et de Son éloignement à côté desquels les flammes de l’Enfer qui brûlent leurs corps et leurs esprits s’avèrent insignifiantes, car les flammes de ce feu jaillissent d’abord dans les cœurs avant d’atteindre leurs corps.

 

Kitâb « Madâradj as-Sâlikîn » de Ibn al-Qayyîm رحمه الله, vol-2 p.294-296

  

30 novembre 2014

L’objectif et les bienfaits recherchés derrière la pratique du Jeûne

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Par l’Imâm « l’ascète » Ibn Qayyim al-Djawziyyah رحمه الله  

 

 

 

 

L’objectif visé dans la pratique du jeûne est de retenir son âme de [ses] désirs et de la prévenir de ces choses qui lui sont bien-aimées, dans le but de contrôler la force de l’âme, afin qu’elle puisse atteindre ce qui se trouve [dans le jeûne] comme succès et joie pour l’âme.

[Et ce qui est recherché encore] à travers le jeûne, c’est le fait de casser sa faim et sa soif, ce qui est un moyen de rappel quand à la situation de l’affamé parmi les nécessiteux [al-Massâkîn].

[À travers le jeûne] on restreint le passage du Chaytân [Satan] à l’intérieur de l’adorateur [d'Allâh] en restreignant le passage de la nourriture et de la boisson. Aussi, cela empêche la force des membres de prendre aise à des choses qui lui cause du tort dans cette vie d’ici-bas et celle de l’au-delà. Et le jeûne immobilise les membres du corps contre cela ainsi que toute force contre les caprices.

Et le jeûne est la bride [les rênes] de ceux qui craignent Allah, et le bouclier des guerriers, un jardin pour les serviteurs vertueux et les rapprochés [d'Allah]. Et cela est pour le Seigneur des mondes parmi tout le reste des actions. Et certes le jeûneur ne fait rien, si ce n’est qu’il abandonne ses désirs, sa nourriture et sa boisson par égard à Celui qu’il adore. Et [jeûner] est ainsi l’abandon de ces choses que l’âme aime et désire, pour leur préférer l’amour d’Allah et Son agrément. Ceci est un secret entre l’adorateur et son Seigneur dont personne en dehors de lui n’en est informé. Voici donc le véritable jeûne.

Jeûner à un effet surprenant quand à la préservation des membres externes et des capacités intérieures [...] Il a un effet remarquable dans l’épuisement de toutes choses malfaisantes qui empêchent l’âme d’être saine, vidée de cela.
De ce fait, le jeûne préserve la santé du cœur de la personne et les membres de son corps. Il rend tout ce que les mains du désir ont pris de lui à l’âme.
Et c’est donc la plus grande façon d’améliorer sa piété [at-Taqwâ], comme Allah عز و جل
 a dit :

 

{O les croyants ! On vous a prescrit as-Siyâm comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété} (S2/V183)

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم  a dit :

« Jeûner est un bouclier. » [Rapporté par al-Bukhârî et Muslim -n°1151]


Et il a ordonné à ceux qui avaient des désirs intenses à vouloir se marier mais qui n’en étaient pas capables, d’observer le jeûne qui est [pour eux] un bouclier contre ces désirs [dans l'attente du mariage].[ Rapporté par al-Bukhârî et Muslim -n°1400]

- Et ce qui est visé en cela :

Ce sont les privilèges du jeûne qui sont le témoignage pour ceux doués d’esprit sensible et de perceptions droites [al-Mustaqîma], [d'une reconnaissance] de la législation d’Allah [prescrite] comme une miséricorde à l’adorateur [d'Allah], excellente pour eux ainsi qu’une protection et un bouclier. Et la pratique du Prophète صلى الله عليه و سلم sur le sujet est la plus parfaite des pratiques, et la meilleur afin d’atteindre l’objectif désiré et ce qui est le plus facile pour l’âme.
Quant à retenir l’âme de ce qu’elle aime et de ses désirs, c’est ce qui est le plus difficile et la plus dure des choses.

L’obligation [du jeûne] a été différée jusqu’au milieu de l’Islam après la « Hijrah » [L'hégire du Prophète صلى الله عليه و سلم]. Et cela [a été imposé] quand le « Tawhîd » [l'Unicité d'Allâh] et la Prière avaient été établis fermement dans les âmes [des Musulmans] et quand ils honoraient les ordres prescrits du Qor’ân. Ainsi ces prescriptions avaient été [imposées] graduellement, et il [le jeûne] est devenu obligatoire dans la deuxième année de l’Hégire [al-Hijrah].

Lorsque le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم est mort, il avait jeûné neuf Ramadân dans sa totalité. En un premier temps, il a été légiféré le choix entre jeûner ou nourrir tous les jours des gens nécessiteux [al-Massâkîn]. Et par la suite, le jeûne a été rendu obligatoire, et la possibilité de nourrir des nécessiteux a été laissée seulement aux personnes âgées et aux femmes qui n’avaient pas la capacité de jeûner [...]

 

Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm رحمه الله, vol-2 p.28-30

29 novembre 2014

L’histoire de Nouh عليه سلام

 

Voici en vidéo, un extrait des “histoires des prophètes” avec l’histoire de Nouh عليه سلام, raconté par le sheykh Nabi el-Awadi حفظه الله

 Vous avez 2 épisodes divisés chacun en 3 parties :

EPISODE 1

Les Histoires des Prophètes E03 [Noé] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E03 [Noé] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E03 [Noé] - part 3/3 vost fr

 

EPISODE 2

Les Histoires des Prophètes E04 [Noé] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E04 [Noé] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E04 [Noé] - part 3/3 vost fr

http://youtu.be/wJFACT9hpM8

 

 

25 novembre 2014

Les noms de notre Prophète صلى الله عليه و سلم

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après Mohammed ibn Joubair ibn Mout’am d’après son père , l’envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit:

 

 « J’ai cinq noms :

 

Je suis Mohammed et Ahmed,

 

Je suis al-Mahi (le destructeur), par qui Allah éliminera la mécréance;

 

Je suis al-Hashir (le rassembleur), qui sera le premier à être ressuscité et après qui les gens seront ressuscités;

 

Et je suis al-Aqib (ce qui signifie qu’il n’y aura pas d’autre prophète après lui). »

 

Rapporté par al Boukhari n°3268

 

29 novembre 2014

Les Sunnas négligées pendant Ramadan

 

Par l’imam Muhammad Nasir-Din Al-Albani رحمه الله

 

 بسم الله الرحمن الرحيم


Shaikh Al-Albani رحمه الله
 a dit : « Allah, le Glorifié et le Très-Haut, dit dans le Noble Quran:

« ô vous qui croyez ! On vous a prescrit as-Syam comme on l’a presctit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété.. » [Sourate Al-Baqara : 183]

Ainsi dans ce verset, comme il n’est pas inconnu à ceux qui sont présents, Allah, le Puissant et Majestueux, informe la Umma de Muhammad صلى الله عليه و سلم, par ce verset, qu’Il a fait du jeûne une obligation pour eux, de même qu’Il l’avait rendu obligatoire aux communauté avant nous. C’est une question qui est bien connue de tous les musulmans qui lisent ce verset et comprennent clairement sa signification. Mais ce dont je veux parler est autre chose, une question que très peu de gens remarquent- et c’est la parole d’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin de ce verset:

« …ainsi atteindrez-vous la piété. » 

Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, lorsqu’Il commande Ses serviteurs croyants, ou les obligent à une législation, d’habitude, mentionne seulement l’ordre, sans expliquer la sagesse derrière cela. Ceci parce que la sagesse générale derrière le fait qu’Allah, le Puissant et Majestueux, impose des devoirs à Ses serviteurs est qu’Il doit les évaluer par cela, pour que devienne apparent, ceux qui Lui obéissent et ceux qui Lui désobéissent, le Glorifié et le Très-Haut.

Cependant dans ce verset, Il a mentionné quelque chose qui n’est pas trouvé fréquemment dans le Noble Quran, Il a mentionné la raison de l’ordre du jeûne, par Sa parole :

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

Donc la sagesse derrière la participation au jeûne n’est pas juste qu’ils doivent s’abstenir de bonnes choses agréables et permises, bien que ce soit une obligation sur la personne prenante part au jeûne – mais ce n’est pas la seule chose qui est exigée et visée par le jeûne. Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu Son commandement du jeûne en disant :

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

C’est à dire : la sagesse derrière la prescription du jeûne est que le musulman doit augmenter dans l’obéissance à Allah, le Glorifié et le Très-Haut, le mois de jeûne et devenir plus obéissant qu’il ne l’était avant cela.

 

Aussi le prophète صلى الله عليه و سلم a clairement exposé et clarifié ce point de sagesse divine, par sa parole, comme il est rapporté dans le Sahih d’Al-Bukhari (n°1903), qu’il صلى الله عليه و سلم a dit :

« Celui qui n’abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson. »

C’est à dire : Allah, le Puissant et Majestueux, n’a pas destiné et voulu, par l’obligation du jeûne- qui est de se retenir pendant un temps donné, bien connu tous – qu’ils s’abstiennent seulement de manger et de boire. Plutôt ils doivent aussi s’abstenir de ce qu’Allah, le Puissant et Majestueux, leur a interdits en ce qui concerne les péchés et les actes de désobéissance; et parmi cela, le mensonge et sa pratique.

 

Donc le Messager صلى الله عليه و سلم souligne le verset:

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

 

C’est-à-dire que vous devez, comme acte d’adoration pour vous rapprocher d’Allah, le Puissant et Majestueux, en plus de l’abstention de la nourriture et de la boisson, également vous abstenir des actes interdits comme la médisance, rapporter des histoires pour causer du mal aux gens, le faux témoignage, le mensonge, et d’autres parmi ces manières interdites dont nous sommes tous conscients.

 


Donc, il est obligatoire que tous les musulmans soient conscients que les actions qui rompent le jeûne, ne sont pas seulement les actes physiques, qui sont de notoriété publique, comme manger, boire et avoir des relations sexuelles. Le jeûne ne consiste pas seulement à ce que vous vous absteniez de cela. Donc certains savants distinguent et divisent ces choses qui rompent le jeûne en deux catégories et c’est ce que je vise par mon allocution, en ce temps béni, si Allah le veut.

Il est particulièrement important que ceux qui font des sermons avertissent les gens pendant Ramadan, quand ils parlent de ces choses qui rompent le jeûne, alors ils parlent seulement des choses matérielles, que nous venons de mentionner – la nourriture, la boisson et les relations sexuelles. Mais ce qu’ils devraient faire, en tant que conseillers sincères et personnes qui délivrent le rappel aux musulmans, c’est de se concentrer sur la deuxième catégorie de choses qui rompent le jeûne. Ceci, parce que les gens se sont habitués à penser que le jeûne consiste juste à s’abstenir de la première catégorie, s’abstenir des choses matérielles. Mais il y a une autre catégorie de choses, qui rompent le jeûne, que nous pouvons appeler les choses immatérielles qui rompent le jeûne.

Donc vous venez d’entendre sa parole صلى الله عليه و سلم:

« Quiconque n’abandonne pas le mensonge et sa pratique, Allah n’a pas besoin qu’il délaisse sa nourriture et sa boisson. »



Donc toute personne qui jeûne doit s’examiner et voir : s’abstient-il seulement des choses matérielles, ou s’abstient-il aussi de ces choses immatérielles ? C’est à dire : a-t-il de bonnes manières et un bon comportement quand vient le mois béni de Ramadan ? Si c’est le cas, il a accompli la parole d’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, à la fin du verset:

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

Mais quant à celui qui se limite dans son jeûne au seul refus de nourriture et de boisson, mais qui continue et persiste dans les mauvaises manières sur lesquelles il était précédemment, avant Ramadan, alors ce n’est pas le jeûne désiré et exigé par la sagesse derrière la législation de ce noble mois, que notre Seigneur, le Puissant et Majestueux indique dans Sa parole :

« …ainsi atteindrez-vous la piété. »

C’est pourquoi nous conseillons et rappelons à nos frères musulmans qu’ils doivent se rappeler cette autre catégorie de choses, celles qui sont immatérielles, qui rompent le jeûne. Et c’est quelque chose dont les prêcheurs, et ceux qui cherchent à diriger les gens vers la voie correcte, parlent rarement, sans parler des gens de la masse, qui ne sont pas conscients de cette catégorie de choses qui rompent le jeûne, c’est-à-dire les choses immatérielles.

C’est ce que j’ai voulu rappeler à nos frères qui sont présents dans cette assise bénie, incheAllah, pour que cela puisse être une cause de leur augmentation dans les actes d’adoration, en cherchant à se rapprocher d’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, en ce mois béni, le mois du jeûne, qui est tel que nous espérons qu’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, nous guidera et nous accordera le succès d’accomplir le droit dû à ce mois béni. (Et ce droit) est que nous nous abstenions des choses matérielles et immatérielles qui rompent le jeûne.

En outre, j’espère que vous prêterez attention à quelques questions, qui ont été négligées par une majorité des musulmans de la masse, sans parler de ceux qui ont cette connaissance.

 

Il y a un hadith qui est très souvent négligé en raison d’un autre hadith, parce que la majorité des gens est incapable de concilier leur pratique et application. Ce hadith est sa parole صلى الله عليه و سلم :

« Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu’ils s’empresseront de se rompre le jeûne et retarderont le repas de l’aube. »

Donc, ici deux choses ont été mentionnées et sont négligées par la plupart des gens et elles sont : l’empressement de la rupture du jeûne et le retardement du repas de l’aube (Sahur).

Quant à la négligence de la première question, qui est de se presser pour rompre le jeûne, d’après certaines personnes il contredit autre hadith, qui est sa parole  :

« Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu’ils s’empresseront de prier la prière du Maghrib. » 


Ainsi, ici nous avons deux commandements, nous presser dans les deux cas. Donc il apparaît à certaines personnes que nous ne pouvons pas nous empresser d’exécuter les deux ensemble.

Mais concilier le commandement de se presser pour rompre le jeûne et le commandement de se presser pour prier la prière du Maghrib, est une chose très facile. Et c’est quelque chose que notre prophète صلى الله عليه و سلم nous a fait comprendre par son action et sa pratique. Il صلى الله عليه و سلم avait l’habitude de rompre le jeûne avec trois dattes. Il mangeait trois dattes. Puis il priait la prière du Maghrib, puis il mangeait de nouveau s’il trouvait qu’il avait besoin de manger le repas du soir.

 

Mais aujourd’hui nous tombons dans deux infractions :

Premièrement nous retardons l’Adhan de son temps légiféré. Alors, après ce retard vient un autre retard, qui est que nous nous asseyons pour un repas – à part quelques personnes qui sont ardents et prient la prière du Maghrib à la mosquée. Mais la majorité des gens attendent d’entendre l’Adhan, et ensuite s’assoient pour manger comme s’ils dînaient, ou prenaient leur repas du soir, et pas seulement rompre leur jeûne.

Ainsi l’Adhan de nos jours – dans la plupart des pays d’Islam, est malheureusement je dois le dire, et pas seulement en Jordanie, et je l’ai su après une enquête, dans la plupart des pays d’Islam – l’Adan du Maghrib est fait après le temps qui est le sien. Et la raison est que nous avons abandonné l’attachement et l’application des lois islamiques, et au lieu de cela nous en sommes venus à dépendre des calculs astronomiques. Nous dépendons du calendrier.

Mais ces calendriers sont basés sur les calculs astronomiques qui considèrent la terre comme étant une simple étendue plate. Donc ils donnent un temps pour cette étendue plate, tandis qu’en réalité la terre, en particulier la nôtre, varie, elle varie entre les dépressions des vallées et l’élévation des montagnes. Donc, il n’est pas correct qu’un temps simple soit donné, couvrant le rivage, les plaines et les montagnes. Non, chaque partie de la terre a son propre temps. Donc quiconque est capable dans son domicile, sa ville ou village, de voir le coucher du soleil de ses propre yeux, quelle que soit l’heure indiquée, alors (ce qu’il faut) c’est l’empressement que l’on nous a commandés dans sa parole, que nous avons mentionnée :

« Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu’ils s’empresseront de rompre le jeûne. »
Donc le prophète صلى الله عليه و سلم
 s’attachait à appliquer cette Sunna en l’apprenant et en la mettant en pratique.

Quant à son enseignement, il صلى الله عليه و سلم a dit, dans le hadith rapporté par Al-Bukhari dans son Sahih (n°1954) :

« Si la nuit tombe de ce côté, et il a indiqué vers l’est, et le jour disparaît d’ici, et il a indiqué vers l’ouest, et que le soleil se couche, alors le jeûneur rompt son jeûne. » 

Que veut dire « le jeûneur rompt son jeûne » ? Cela signifie qu’il est entré sous l’ordre, qu’il doit rompre son jeûne. Vient alors l’ordre précédent où le messager صلى الله عليه و سلم
 a encouragé l’empressement de la rupture du jeûne et le messager صلى الله عليه و سلم s’employait à appliquer cela, même quand il était en voyage.

 

Donc il est rapporté dans le Sahih d’Al-Bukhari (n°1955) que le prophète صلى الله عليه و سلم a ordonné à un de ses compagnons de préparer l’Iftar. Il a alors répondu : « ô messager d’Allah, c’est toujours jour devant nous. » C’est à dire : la lumière du soleil, bien qu’il soit couché, sa lumière était toujours claire à l’ouest. Le messager صلى الله عليه و سلم n’a pas répondu à ce qu’il a dit, plutôt il lui a souligné, de nouveau, l’ordre de préparer l’Iftar. Puis le narrateur du hadith a dit : « On pouvait voir la lumière du jour devant nous » C’est à dire : la lumière du jour, la lumière du soleil, Quand nous avons rompu notre jeûne. Il dit : « si l’un d’entre nous était monté sur son chameau il aurait vu le soleil. » Vu d’ici, le soleil était couché et le messager صلى الله عليه و سلم a ordonné à un des compagnons de préparer l’Iftar – Pourquoi ? Pour s’empresser vers le bien. « Ma Umma ne cessera d’être sur le bien tant qu’ils s’empresseront de rompre le jeûne. »

Ainsi l’important est que nous remarquons que l’Iftar, qui est légiféré pour être fait rapidement, doit être fait avec quelques dattes. Puis nous devons nous empresser d’exécuter la prière. Seulement après cela, les gens peuvent s’asseoir et manger comme ils ont besoin.

 

C’est la première question, que j’ai voulu vous rappeler, qui est comment concilier les deux choses que le prophète صلى الله عليه و سلم nous a commandé de nous empresser d’exécuter. Le premier étant l’ordre de se presser pour rompre le jeûne et le second étant l’ordre de se presser pour exécuter la prière du Maghrib. Donc l’Iftar doit être fait avec quelques dattes, comme rapporté dans la Sunna et si les dattes ne sont pas disponibles, alors avec quelques gorgées d’eau. Puis on doit prier la prière en commun dans la mosquée. (le sheikh s adresse a des hommes)

L’autre question que je veux vous rappeler est ce qui apparaît dans hadith précédent : « Et retarderont le repas de l’aube ». C’est à dire : ce qui est exigé ici, est l’opposé du cas de l’Iftar. Donc il صلى الله عليه و سلم nous a commandé de nous empresser de faire l’Iftar. Quant au Sahur, il doit être retardé. Mais ce qui arrive aujourd’hui est totalement contraire à cela, puisque beaucoup de personnes mangent leur Sahur peut-être une heure avant l’apparition du Fajr. Cela ne convient pas. C’est contraire à la Sunna indiquée par la parole du prophète صلى الله عليه و سلم et par sa pratique. Ainsi, les compagnons du prophète صلى الله عليه و سلم s’employaient à laisser le Sahur si tard, que l’un d’entre eux entendait presque l’Adhan et il mangeait toujours parce qu’il avait retardé le Sahur.

 

En effet il y a hadith authentique rapporté du prophète صلى الله عليه و سلم qui montre la facilité permise par l’islam, et qui doit être compté comme un des principes de l’islam, dont les musulmans sont fiers, particulièrement en ce qui concerne la question du jeûne. Allah, le Puissant et Majestueux, a conclu le verset concernant le jeûne avec Sa parole:

« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas la difficulté pour vous. »

Ainsi la facilité est dans sa parole  :

« Si l’un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. » 

« Si un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main », le récipient contenant la nourriture, que ce soit du lait, de la boisson, de l’eau, tout ce qu’une personne peut prendre comme Sahur et il entend l’Adhan, alors il ne doit pas dire : « Maintenant la nourriture est interdite car on entend l’Adhan », pour la personne qui en a eu assez, il ne lui est pas permis d’en avoir encore, que ce soit une boisson, ou un fruit, quand il s’est repu de ce qu’il mangeait.

Mais quant à celui qui entend l’Adhan et qui n’a pas encore pris ce de dont il a besoin comme nourriture et boisson, alors le messager صلى الله عليه و سلم l’a rendu licite pour lui. Donc il a clairement dit, en langue arabe claire et éloquente

« Si l’un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. » 

Et ce qui est signifié ici par l’appel est le deuxième appel, le second Adhan. Ce n’est pas le premier Adhan, qu’ils appellent à tort l’Adhan de l’abstention (Imsak). Nous devons savoir qu’il n’y a aucune base pour appeler le premier Adhan l’Adhan de l’abstention (imsak).

Le second Adhan est le moment où nous devons nous abstenir et ceci est clairement exposé dans le Quran, lorsqu’Allah, le Puissant et Majestueux, dit :

« mangez et buvez jusqu’à ce que se distingue pour vous, le fil blanc de l’aube, du fil noir de la nuit. » [sourate Al-Baqara :187]

Donc le repas devient interdit au début du temps de la prière du Fajr. Il n’y a aucune séparation entre ces deux choses. Il y a aucune abstention de nourriture et de boisson un quart d’heure, ou moins que cela, ou plus que cela, avant le début du temps de la prière du Fajr. Pas du tout.

Parce que la prière est due quand la vraie aube apparaît, et la nourriture devient interdite pour la personne qui jeûne quand la vraie aube apparaît. Ainsi il n’y a aucune séparation entre ces deux questions.

C’est pourquoi il apparaît dans le hadith authentifié par Al-Bukhari et Muslim, le hadith de ‘Abdullah Ibn ‘Umar Ibn Al-Khattab رضي الله عنه, que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Que ne vous trompe point l’Adhan de Bilal… » c’est à dire, le premier Adhan« … parce qu’il fait l’Adhan pour éveiller la personne qui dort et pour que la personne qui veut manger le repas de l’aube puisse le faire. Mangez donc et buvez jusqu’à ce qu’Ibn Oumm Maktoum fasse l’Adhan. » 

Ibn Oumm Maktoum, dont le prénom était ‘Amr, était un aveugle et il était celui pour qui la Parole d’Allah, le Glorifié et le Très-Haut, est descendu :

« Il s’est renfrogné et il s’est détourné, parce que l’aveugle est venu à lui »

Donc il avait l’habitude de faire le second Adhan, l’Adhan qui signifie que le repas devient interdit et qu’il est maintenant temps pour la prière du Fajr.

Comment faisait-il l’Adhan alors qu’il était aveugle ? C’est une question, qui arrive naturellement à l’esprit de certaines personnes. ‘Amr Ibn Oumm Maktoum avait l’habitude de monter sur le toit de la mosquée, mais il ne pouvait pas voir l’aube, donc il attendait jusqu’à ce que quelqu’un passant par là ne voit l’aube. Ainsi quand quelqu’un voyait que l’aube apparaissait et s’étendait à travers l’horizon, il lui disait : « C’est le matin. C’est le matin. » Alors il faisait l’Adhan.

Donc vous remarquerez ici que l’Adhan de ‘Amr ibn Oumm Maktoum était après que le Fajr n’apparaisse et soit vu par les gens alors qu’ils marchaient dans les rues. Ainsi quand on lui disait « C’est le matin. C’est le matin » il faisait l’Adhan.

Donc, il y a une certaine latitude dans la question, puisque le muadhdhin retarde l’Adhan jusqu’à ce qu’il entende les gens dire « C’est le matin, c’est le matin. » Et le messager Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

« Si l’un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. »

Ainsi Allah, le Puissant et Majestueux, a vraiment parlé quand Il a dit à la fin des versets liés au jeûne:

« Allah veut pour vous la facilité, il ne veut pas pour vous la difficulté. » 

« … afin que vous complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants. » 

C’est pourquoi le Fiqh qui doit être critiqué et qui court contrairement à la Sunna, est qu’une personne dise : « si quelqu’un entend l’Adhan et a de la nourriture dans sa bouche, alors il doit la cracher. » Ceci est au-delà de la sévérité et dépasse (ghuluww) les limites de la religion et le Seigneur de toute la création nous a avertis et nous a rappelé, dans Son Livre et dans la Sunna de Son prophète صلى الله عليه و سلم
 que nous ne devons pas dépasser les limites fixées dans notre religion. Donc Il a dit, dans le Noble Quran:

« ô Gens du Livre ! N’exagérez pas les limites dans votre religion et ne dites sur Allah que la vérité. » [sourate An nisa :171]

Et notre messager صلى الله عليه و سلم nous a dit :

« Prenez garde (du ghuluww) à l’excès des limites dans la Religion. Parce que ceux qui sont venus avant vous ont été détruits par leur excès dans les limites de leur religion. »

Ainsi le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم nous a précisé qu’il y a une latitude et une marge de facilité dans le fait qu’une personne prenne le sahur, dans la mesure de ce qu’il a dit :

« Si l’un d’entre vous entend l’appel (à la prière) et que le récipient est dans sa main, qu’il ne le dépose qu’après en avoir bu ce qu’il voulait. »

Donc c’est une opposition à Allah et au messager, qu’une personne dise que celui qui entend l’Adhan alors qu’il a de la nourriture dans sa bouche doit la cracher par terre. Ce n’est pas la Sunna. Plutôt c’est contraire à la Sunna et c’est contraire à l’ordre clair du messager صلى الله عليه و سلم.

Et j’ai été questionné plusieurs fois, donc je ne laisserai pas le besoin d’une telle question, mais plutôt je vous précéderai dans (la réponse) en cela, en déclarant que ce hadith se trouve dans certains des livres les plus célèbres de la Sunna. Comme les Sunan d’Abû Dawud et c’est le troisième livre des six livres bien connus. Le premier étant Sahih Al-Bukhari, le second étant Sahih Muslim et le troisième étant les Sunan d’Abû Dawud.

Ce hadith se trouve dedans, et il est aussi rapporté par Abû ‘Abdillah Al-Hakim dans son Mustadrak, et il est aussi rapporté par l’imam de la Sunna, l’imam Ahmad Ibn Hanbal, رحمه الله, dans son livre excellent connu comme le Musnad de l’imam Ahmad.

Donc le hadith n’est pas un hadith étrange, plutôt c’est hadith bien connu et il a été rapporté par les imams de la Sunna dans les premiers temps et avec une chaîne de narration authentique.

Ainsi je dis, pour conclure cette allocution, car peut-être certains d’entre vous ont des questions, auxquelles nous répondrons, insha Allah, donc je le conclurai avec sa parole صلى الله عليه و سلم

« Allah aime qu’on prenne Ses faveurs, de même qu’Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et dans une narration, « de même qu’Il déteste qu’on Lui désobéisse. » 

Ainsi il y a deux narrations,

« Allah aime qu’on prenne Ses faveurs de même qu’Il aime que Ses ordres prescrits soient mis en pratique » et la deuxième narration est, « comme Il déteste qu’on Lui désobéisse. »

Donc le musulman ne doit pas pratiquer la fausse piété et s’abstenir (en conséquence) d’obéir au prophète صلى الله عليه و سلم sur ce qu’il nous a encouragés et ce qu’il a clarifié pour nous.

Et ce qui a été dit est suffisant et la louange est à Allah, le Seigneur de toute la création. »

 

Source : Silsilah Al-Huda wa-Nur, Cassette n°590

25 novembre 2014

Conditions de l’acceptation de nos actions auprès d’Allah

 

 

 Shaikh Al-Uthaymîn رحمه الله

 

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question : 

Quelles sont les conditions de l’acceptation de nos actions auprès d’Allah ?

 

Réponse :

Qu’il soit apporté à l’attention des frères que le suivi de la Sunnah du prophète صلى الله عليه و سلم ne se réalisera pas tant que l’acte d’adoration ne sera pas en conformité avec la loi d’Allah en six points :

 

1 – La cause, la raison. – السبب

Si une personne s’adonne à un acte d’adoration pour se rapprocher d’Allah, dont la cause n’est pas légiférée, cet acte d’adoration devient une innovation rejetée à la face de son auteur.

Exemple :

Celui qui veille le 27ème jour du mois lunaire de « Rajab » car c’est la nuit pendant laquelle le prophète صلى الله عليه و سلم fut monté au ciel. 
La veillée est, certes, un acte d’adoration mais le fait de l’associer à cette raison relève de l’innovation car cet acte d’adoration est basé sur une cause non légiférée. Et ce point-là, à savoir la conformité de l’acte d’adoration avec la loi d’Allah de par sa cause, est très important en ce sens qu’il indique à beaucoup de personnes qui penseraient qu’un acte fait partie de la Sunnah alors que ce n’est pas le cas du fait de la non-conformité de cet acte au sujet de la cause.

 

2 – Le genre, la nature, la sorte, l’espèce. – الجنس

Il est obligatoire pour l’acte d’adoration d’être en conformité avec la loi d’Allah dans son genre. Celui qui s’adonne à un acte d’adoration qui n’est pas légiféré de par son genre verra son acte rejeté.

Exemple :

Une personne qui sacrifie une cheval le jour du « ‘Id al Adha » (jour du sacrifice) verra son sacrifice rejeté car il est en contradiction avec la loi d’Allah dans son genre. La bête sacrifiée ne doit pas être autre que les bêtes de la race du chameau, de la vache ou des moutons.

 

3 – La quantité, le montant. – القدر أو المقدار

Si une personne veut ajouter une prière obligatoire aux cinq déjà prescrites, cette dernière sera considérée comme innovée car en contradiction avec la loi d’Allah, plus encore, une prière d’une personne qui décide de son propre chef de prier cinq unités de prière pour la prière du « dhror » sera nulle à l’unanimité des savants.

 

4 – La description, le comment, la manière, la façon. – الكيفية أو الصفة

Si une personne fait ses ablutions en commençant par les pieds puis continue en nettoyant la tête, les mains et enfin le visage, nous dirons que son ablution est nulle car non conforme à la loi d’Allah dans la manière.

 

5 – Le temps, la période. – الزمان

Une personne qui égorge sa bête (sacrifice) au début du mois lunaire de « Dhul Hijjah » ne verra pas son sacrifice accepté car elle se met en contradiction avec la loi d’Allah en ce qui concerne le temps (NDT : la bête doit être sacrifiée le 10ème jour de « Dhul Hijjah », le jour de « ‘Id al Adha »). 
Il m’a été rapporté que certaines personnes égorgent des moutons pendant le mois de Ramadhan dans le but de se rapprocher d’Allah par ce sacrifice. Sachez que ce dernier est une innovation en ce sens que les seuls moments légiférés pour le sacrifice dans le but de se rapprocher d’Allah sont au nombre de trois :

- Le sacrifice du jour du ‘Id al Adha – الأضحية

- Le sacrifice expiatoire pendant le Hadj – الهدي

- Le sacrifice suite à la naissance d’un enfant – العقيقة

Pour ce qui est du sacrifice pendant le mois de Ramadhan en pensant avoir la même récompense que le sacrifice du ‘Id al Adha, ceci est une innovation ! Par contre, égorger une bête dans le but d’avoir de la viande est autorisé.

 

6 – Le lieu, l’endroit. – المكان

Si une personne fait une retraite pieuse ailleurs que dans une mosquée verra sa retraite pieuse rejetée car cette dernière ne se fait que dans les mosquées. 
Et si une femme dit qu’elle veut faire une retraite pieuse dans la salle de prière de la maison, nous lui dirons que son acte est rejeté en raison de sa contradiction avec la loi d’Allah au sujet du lieu.
Ou encore, si une personne veut tourner en dehors de la ka’bah (maison d’Allah) en raison du manque de place à l’intérieur à un moment donné verra son action annulée car l’endroit approprié pour tourner autour de la ka’bah est autour de la maison d’Allah.

Allah, Le Très-Haut, dit à Ibrahim  عليه سلام:

« Et purifie ma maison pour ceux qui tournent autour » Sourate Al-Hadj (22) , verset 26.

En conclusion, un acte d’adoration ne sera jamais considéré comme une bonne œuvre tant que ne seront pas remplies deux conditions :

-  la pureté dans l’intention – الإخلاص

-  la conformité avec la Sunnah – المتابعة

et le suivi de la Sunnah ne se réalisera que lorsqu’il sera en conformité avec les six points cités précédemment.

Et je (Shaykh Al-Uthaymîn) dis à ceux qui ont été éprouvés par les innovations qui peuvent parfois partir de bonnes intentions et qui veulent le bien, je jure par Allah qu’il n’y a pas de meilleurs chemins pour acquérir ce bien que celui emprunté par nos pieux prédécesseurs, qu’Allah les agrée.

 

Source : Al Ibdâ’ fi kamâl Ach-Char’i wa khatarou Al Ibtidâ’ ; page 20 à 23

Auteur : Shaikh Al-Uthaymîn رحمه الله

 

25 novembre 2014

Lecture du Coran pendant Ramadan

 

Shaykh ‘Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan حفظه الله 

بسم الله الرحمن الرحيم

  


Abû Umama رضي الله عنه
 a rapporté que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Récitez le Qur’an, car en effet il viendra le Jour du Jugement comme un intercesseur pour les siens (ceux qui le lisent, le retiennent et le mettent en application). » [Sahih Muslim] Ce hadith indique les vertus de réciter le Qur’an, la grandeur de sa récompense et qu’il intercédera pour ses détenteurs le Jour du Jugement pour leur entrée dans le Paradis.

 

Nawas Ibn Sam’an رضي الله عنه a rapporté: « J’ai entendu le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dire :

« Le Qur’an sera amené le Jour du Jugement comme les gens qui le mettaient en application. Sourate Al-Baqara et Al-’Imran s’approcheront alors d’eux. » Le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم  les a assimilées à trois exemples, que je n’ai pas oublié ensuite. Il صلى الله عليه و سلم  a dit : « Comme s’ils étaient deux nuages ou deux voiles noirs sombres avec de la lumière entre eux deux ou comme deux masses d’oiseaux tendant leurs ailes en l’air, invoquant pour celui qui les a récitées. »
[Rapporté par Muslim (804)]

 

‘Abdullah Ibn ‘Amr رضي الله عنه a rapporté que le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

« Le jeûne et le Qur’an intercéderont pour le serviteur le Jour du Jugement. Le jeûne dira : « Seigneur, je l’ai éloigné de la nourriture et de la boisson, permets-moi d’intercéder pour lui. » Et le Qur’an dira : « Je l’ai empêché de dormir la nuit, permets-moi d’intercéder pour lui. » Donc on leur permettra d’intercéder. » 
[Sahih Muslim]

 

Donc, il est essentiel pour le jeûneur de beaucoup réciter le Qur’an pendant ces jours bénis et nuits honorables. En effet, il y a une vertu spéciale dans l’abondance des récitations en ces jours, qui n’est pas trouvée un autre mois. Il doit profiter de la noblesse du temps pendant ce mois, dans lequel Allah a révélé le Qur’an.

 

Il y a un mérite spécial à la récitation du Qur’an pendant les nuits de Ramadan. En effet, la nuit met fin aux occupations des affaires quotidiennes, l’enthousiasme est réveillé et le cœur et la langue plus aptes à réfléchir. Et Allah est celui en qui nous cherchons l’aide.

 

Il est rapporté que Jibril (‘alayhi salam) rencontrait le prophète صلى الله عليه و سلم chaque nuit de Ramadan et ils étudiaient le Qur’an ensemble. [Al-Bukhari (1/30) et Muslim (2308)] Donc, si faire du dhikr (rappel d’Allah) était meilleur que le Qur’an ou égal à cela (dans ces nuits), ils l’auraient fait tout le temps ou à certains moments alors qu’ils se rencontraient constamment pour cette occasion.

 

Ainsi, ce hadith illustre la préséance d’étudier le Qur’an pendant Ramadan et de se réunir pour cette occasion, de même que de se tourner vers celui qui est plus fort dans sa mémorisation.

 

Les prédécesseurs de cet Umma récitaient constamment le Qur’an pendant Ramadan. Et quand ils jeûnaient, ils s’asseyaient dans les masajid et disaient : « Nous préserverons notre jeûne et ne médiront personne. »

 

Ils récitaient le Qur’an dans leur prière et en dehors. ‘Uthman رضي الله عنه achevait la récitation du Qur’an une fois par jour. Et certains Salaf l’achevaient pendant leur qiyam de Ramadan en trois nuits. Certains d’entre eux le faisaient en sept jours et d’autres en dix jours.

 

As-Shafi’i achèverait le Qur’an soixante fois pendant Ramadan, en le récitant en dehors de la prière. Al-Aswad récitait tout le Qur’an en deux nuits de Ramadan. Qatada complétait toujours le Qur’an en sept jours. Il le faisait en trois jours pendant Ramadan et pendant les dix derniers jours, il le faisait chaque nuit. Leurs narrations concernant cela sont célèbres.

 

Al-Hafidh Ibn Rajab رضي الله عنه a dit : « L’interdiction de réciter le Qur’an en moins de trois jours (comme exposé dans un hadith) a seulement été mentionnée en ce qui concerne ce qui doit être fait sur une base normale. Quant aux temps spécifiques qui sont vertueux, comme le mois de Ramadan et particulièrement les nuits dans lesquelles la nuit d’Al-Qadr est cherchée. Ou des lieux vertueux, comme Makkah pour celui qui y vient sans y résider, alors il est recommandé de beaucoup réciter le Qur’an en ces temps et lieux, en cherchant leurs mérites. Ceci est l’avis d’Ahmad, Abu Ishaq et d’autres savants. Et les actions d’autres indiquent ce qui a été exposé précédemment. » [Lata'if-ul-Ma'arif : pg. 102-103]

 

La personne récitant le Qur’an doit observer les comportements appropriés à la récitation. Parmi lesquels: faire son intention sincèrement pour Allah, réciter en état de pureté, employer le Siwak et réciter en réfléchissant à sa signification et en étant totalement conscient. Allah عز و جل dit :

{(Voici) un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent!} s 38 v 29

 

Aussi, parmi les comportements de la récitation est que l’on n’arrête pas sa récitation pour parler à quelqu’un. En effet, de nombreuses personnes assises pour réciter le Qur’an arrêtent leur récitation et parlent à leurs voisins. Ce n’est pas approprié puisqu’il se détourne de la récitation sans une raison valable.

 

Et celui qui récite doit agir sur le Qur’an, rendre permis son halal et interdire son haram, pour que le Qur’an puisse être une preuve pour lui le Jour du Jugement et intercéder pour lui pour l’entrée aux jardins du bonheur.

 

Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg.63-65)

25 novembre 2014

Dans quel but le Coran a t-il été révélé ?

 

Sheykh Ibn Qayyîm al-Djawziyyah رحمه الله

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Il a été révélé pour être médité. Concentrer le cœur sur ses significations, concentrer l’esprit et la réflexion pour le comprendre, tel est le but de sa révélation et non pas seulement la simple récitation de son texte sans compréhension ni réflexion.

Allâh عز و جل a dit :

{[Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’intelligence réfléchissent !} Coran, 88/29

Et :

{Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Où y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ?} Coran, 38/24

Et :

{Ne méditent-ils donc pas sur la parole (le Coran) ?} Coran, 118/68

Et Il عز و جل dit :

{Nous en avons fait un Coran arabe afin que vous raisonniez.} Coran, 89/3

 

Al-Hassan a dit : « Le Qor’ân a été révélé pour qu’on le médite et qu’on agisse en conséquence. Faites donc de sa lecture une pratique. » C’est-à-dire, que rien n’est plus bénéfique pour l’adorateur [d'Allah] dans sa vie de tous les jours, dans la préparation de son retour final et dans l’obtention de son salut, que de réfléchir sur le Qor’ân, de méditer longuement sur son texte et de concentrer l’esprit sur le sens de ses versets. Car cela fait découvrir à l’adorateur tous les sentiers du bien [Kheyr] et du mal [Char], leurs ramifications, leurs causes, leurs débouchés et leurs fruits ainsi que les issues pour ceux qui les pratiquent, et il met dans sa main les clés [Mafâtîh] des trésors de la félicité et des sciences bénéfiques [‘Ouloûm an-Nâfi'ah], ce qui est de nature à fortifier les bases de la foi dans son cœur, à construire son édifice et à assurer ses piliers [Arkân].

 

En effet, la méditation du Qor’ân fait voir au serviteur dans son cœur l’image du bas monde, de la vie future, du Paradis et de l’Enfer, lui inculque des enseignements exemplaires, lui fait contempler la justice d’Allah عز و جل et Ses faveurs, lui fait connaître Son Essence, Ses noms, Ses attributs et Ses actes, ce qu’Il aime et ce qu’Il déteste, Sa voie droite qui mène à Lui, les obligations de l’itinérant sur ce chemin et les difficultés ainsi que les calamités qui menacent sur cette voie. Elle lui fait connaître également l’âme et ses caractéristiques [Sifât], ce qui corrompt les œuvres et ce qui les améliore. Elle lui fait connaître aussi les gens du Paradis [Ahl al-Djannah] et les gens de l’Enfer [Ahl an-Nâr] ainsi que leurs œuvres, leurs états et leurs marques, ainsi que les rangs des gens heureux et des réprouvés, et la répartition des créatures. En un mot, elle lui faitconnaître le Seigneur [Rabb] vers lequel il est appelé, la voie qui mène à Lui, et la félicité qu’il aura en accédant auprès de Lui.

 

Kitâb « Madâradj as-Sâlikîn » de Ibn al-Qayyîm, vol-2 p.34-36

Al-Imâm Chams id-Dîn Abî ‘Abdullâh Muhammad Ibn Abî Bakr az-Zar’î al-Ma’roûf Ibn Qayyîm al-Djawziyyah [691-751 H]

 

29 novembre 2014

La biographie du compagnon Khalid ibn Said رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Il faisait partie d’une des familles les plus aisées et les plus nobles de la Mecque. Son père, Sa’îd Ibn Al-’Âs, était en effet issu de la célèbre tribu qurayshite des ‘Abd Manâf. C’est donc au sein d’une grande tente que vit le jour et grandit notre noble illustre compagnon Khâlid Ibn Saîd. Comme tous les jeunes des familles aisées de la Mecque, Kâlid vivait dans l’insouciance matérielle, profitant de la vie et de ses plaisirs. Il faisait la joie de ses parents qui le croyaient et accédaient à toutes ses demandes.

 

Or, depuis quelque temps, Kâlid n’était plus le même homme, joyeux et insouciant. Il semblait préoccupé par quelque chose qui troublait son esprit et l’empêchait de se concentrer sur quoi que ce soit. C’est que la nouvelle de la révélation faite à Mohammed صلى الله عليه و سلم à la grotte de Hirâ commençait à se propager dans la Mecque pour devenir le sujet de discussion de tous les qurayshites. Kâlid non plus ne pouvait échapper à cette terrible interrogation : Mohammed صلى الله عليه و سلم était-il sincère ? Comme tous les habitants de la Mecque, il connaissait la sincérité et l’honnêteté de son concitoyen. Tout ce qu’il préférait dans cette vie, c’était la retraite et la solitude dans une grotte des environs de la Mecque appelée Ghâr Hirâ. C’est là qu’il avait l’habitude de se retirer pour méditer des journées entières. C’est là, dira-t-il, que l’Ange Gabriel est venu lui apporter la révélation pour quelle raison mentirait-il, se demandait sans cesse Kâlid, et pour récolter quoi, puisqu’il ne voulait ni de ce monde ni de ses plaisirs ?

Et les questions harcelaient l’esprit de Kâlid durant des jours et des jours jusqu’à ce que la lumière divine pénétrât son cœur. Une nuit, alors qu’il dormait, il fit un rêve étrange. Il s’est vu devant un grand feu au milieu duquel son père voulait le jeter, en le poussant de ses deux mains. Il vit ensuite le Prophète صلى الله عليه و سلم s’approcher de lui et s’interposer entre lui et le feu en le protégeant de son manteau. Cette vision bouleversa Kâlid qui vit là un signe du destin. Le lendemain matin, il se hâta vers Abû Bakr رضي الله عنه et lui raconta ce qu’il avait vu en rêve. Ce dernier lui dit : « Ô Kâlid, c’est le bien que je veux pour toi. C’est le Messager de dieu صلى الله عليه و سلم que tu as vu. Suis-le, car l’Islam te sera une barrière contre le feu. »

 

Et cet homme illustre, que la quête de dieu attirait, s’en alla à la recherche du Messager de dieu صلى الله عليه و سلم pour proclamer sa conversion à l’Islam. A partir de ce jour, une métamorphose totale s’opéra en lui. Kâlid devint un autre homme. Il venait de découvrir les jouissances que procurent la foi, la spiritualité et l’amour de dieu. Il n’allait vivre que pour cet idéal. Il va de soi que sa conversion ne resta pas secrète. Son père, mis au courant, l’appela et l’interrogea en ces termes : « Est-ce vrai que tu viens de rejoindre Mohammed صلى الله عليه و سلم qui ne cesse de dire du mal de nos divinités ? »

 

Notre illustre compagnon répondit : « Oui, je l’ai rejoint et j’ai cru en lui, par Dieu, il est sincère et ce qu’il dit est vrai ! » Excédé, son père le frappa durement puis l’emprisonna dans une pièce et le soumit au supplice de la soif. Mais rien n’y fit, et notre glorieux compagnon ne cessait de répéter comme un leitmotiv : « Par Dieu, il est sincère et je crois en lui. » Son père, qu’une telle proclamation mettait hors de lui, l’emmena alors dans le dessert aride de la Mecque et le laissait des heures durant dans la chaleur caniculaire et suffocante sans une goute d’eau ou un coin d’ombre. Les séances de torture alternaient avec les promesses et les tentatives de séduction, mais Kâlid, imperturbable, répondait : « Je n’abandonnerai jamais l’Islam et je mourrai musulman, advienne que pourra ! » Alors, désespéré de voir revenir à ses anciennes croyances, son père lui dit : « Va-t-en, ô insolent, par Lât, je te priverai de ressources ! » Kâlid lui répondit : « Dieu est le meilleur dispensateur de ressources. »

 

Kâlid quitta le luxe et l’opulence de la maison paternelle sans aucun regret, tant il est vrai qu’il savait que sa nouvelle foi exigeait de lui ascétisme et détachement des choses de ce monde. Mais qu’importe. Notre illustre compagnon était prêt à tout abandonner pour préserver sa foi ; les richesses, la vie facile et les honneurs, il n’en a que faire. Son choix était fait. Il sera musulman et advienne que pourra.

 

Lors de la deuxième émigration en Abyssinie, il sera du nombre de ceux qui partiront pour échapper aux persécutions des qurayshites. Il restera là-bas jusqu’à la prise de Khaybar par les musulmans. La société islamique était en train de se constituer doucement mais sûrement. Kâlid y prit sa place et contribua avec ses compétences et ses atouts à leur édification et à leur défense. Certes, il avait regretté de ne pas avoir assisté à la bataille de Badr, mais le Messager de dieu صلى الله عليه و سلم lui avait dit :  » Ne regrette rien, ô Kâlid, car les gens ont eu une seule émigration alors que vous en avez eu deux. Vous êtes partis chez le roi d’Abyssinie et vous êtes revenus auprès de moi. »

Le Prophète صلى الله عليه و سلم l’estimait beaucoup et lui vouait une grande confiance. C’est ainsi qu’il l’envoya comme gouverneur au Yémen d’où il ne revint qu’après la mort du Prophète صلى الله عليه و سلم. C’était lors de l’investiture d’Abû Bakr رضي الله عنه comme calife. On rapporte que notre illustre compagnon resta plus de trois mois avant de faire allégeance à Abû Bakr رضي الله عنه. Il semble qu’il ait préféré que le califat soit confié a ‘Ali رضي الله عنه ou à ‘Uthmân رضي الله عنه. Quoi qu’il en soit, ceci n’altéra en rien les relatons cordiales et fraternelles avec Abû Bakr رضي الله عنه qui l’estimait beaucoup. C’est à lui, en effet, qu’il confia le commandement des armées en route vers la Syrie pour combattre les troupes romaines. Cependant, suite à l’intervention de ‘Umar Ibn Al-Khattâb رضي الله عنه, le commandement lui fut retiré et confié à Shurahbil Ibn Hasna. Khâlid accepta d’être un simple soldat sous le commandement de Shurahbil et n’en tint nullement rancune à ‘Umar رضي الله عنه. Il continua à l’aimer et à l’estimer jusqu’à sa mort, nous rapporte sa fille Um Khâlid. Avant le départ des armées en Syrie, Abû Bakr رضي الله عنه fit à Shurahbil les recommandations suivantes :

 

« Observe Khâlid Ibn sa’îd, et sache que tu as des obligations vis-à-vis de lui, comme tu aurais aimé qu’il ait des obligations vis-à-vis de toi, si tu étais à sa place et lui à la tienne. Et tu n’ignores pas la place qu’il occupe parmi les musulmans. Et tu n’ignores pas qu’il était gouverneur du temps du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم. Je lui avais confié, certes, le commandement et je le lui avais retiré. Et il se peut que cela lui soit profitable pour sa foi, car je n’envie jamais quelqu’un pour le pouvoir. Je lui ai laissé la liberté de choisir avec quel commandement il préférait être, et il t’a préféré à son cousin ‘Amar. » En effet, Khâlid avait choisi d’être avec Shurahbil plutôt qu’avec son cousin ‘Amar Ibn Al-‘Âs. Il dit à Abû Bakr رضي الله عنه: « Mon cousin m’est préférable par la parenté et Shurahbil par la ferveur religieuse. » Et c’est ainsi que notre illustre compagnon accepta de guerroyer comme simple soldat sous le commandement de Shurahbil Ibn Hasna. Durant la terrible bataille de Marj As-Sufr contre les romains, Khâlid s’illustra glorieusement en donnant toute la mesure de sa bravoure et de son aspiration au martyr. De se fait, à la fin de la bataille, on trouva son corps parmi les dizaines de martyrs tombés ce jour-là, dont ses frères ‘Amr et ‘Abbân. Que Dieu soit satisfait d’eux et de tous les compagnons du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم.

 

Tiré du livre : Les compagnons du Prophète (tome1) Les premiers hommes de l’Islam. Par Messaoud Abou Oussama

 

 

30 novembre 2014

L’histoire de Chuaïb عليه سلام

 

Voici en vidéo, un extrait des “histoires des prophètes” avec l’histoire de Chuaïb عليه سلام, raconté par le sheykh Nabi el-Awadi حفظه الله

 Vous avez 1 épisode divisé en 3 parties :

 

Les Histoires des Prophetes E11 [Chuaïb] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophetes E11 [Chuaïb] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophetes E11 [Chuaïb] - part 3/3 vost fr

 

 

30 novembre 2014

Les annulations des ablutions

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Les actes qui annulent les ablutions sont au nombre de six:

 

1- Ce qui sort par les deux voies naturelles (urine, selles, gaz, sang…)

 

2- Toute substance impure qui sort du corps en grande quantité.

 

3 - La perte de conscience, après s’être endormi ou autre

 

4 - Toucher directement ses parties intimes, devant ou derrière, sans tissu ou vêtement.

 

5 - Manger de la viande de chameau,

 

 L’apostasie, qu’Allah nous en protège ainsi que tous les musulmans

 

 

Remarque importante

 

Quant au lavage du mort :

 

L’avis authentique est que cela n’annule pas les ablutions. Ceci est l’avis de la majorité des savants, car il n’y a aucune preuve à ce sujet. Mais si celui qui lave un corps touche les parties intimes du mort, sans tissu, ni vêtement, il doit obligatoirement refaire les ablutions.

 

De même, toucher une femme n’annule jamais les ablutions, que ce soit avec plaisir ou non, d’après l’avis le plus authentique des savants, tant qu’aucun liquide n’est secrété, car le Prophète  embrassait certaines de ses épouses, puis il priait sans refaire ses ablutions.

 

Quant à la parole d’Allah Le Très Haut, dans le verset de la sourate « Les Femmes » et de la sourate « La Table servie » :

 

{Ou si vous avez touché les femmes} S 4 v 43 / S 5 v 6

 

Le sens voulu est en fait l’acte sexuel, et ceci, d’après l’avis le plus authentique des savants. C’est également l’avis d’Ibn °Abbâs  ainsi qu’un groupe de prédécesseurs et de ceux qui les ont suivis.

Et Allah est le Garant du succès…

 

Source : Les leçons importantes pour toute la communauté par Son Excellence : Sheykh ibn Baz رحمه الله

 

12 décembre 2014

La quête de la nuit du destin et de la manière de la célébrer

 

بسم الله الرحمن الرحيم
 

 

Question : 

 

Quels sont les actes méritoires à accomplir pendant Laylat Al-Qadr (la nuit du Destin) ?

Serait-ce par la prière ou bien par la récitation du Saint Coran, la lecture de la biographie du Prophète, Salla Allahou `Alaihi wa Sallam, l’écoute de sermons et de prêches et la célébration de cette nuit dans la mosquée ?

 

Réponse  : 

 

Premièrement : Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم s’évertuait au cours des dix derniers jours de Ramadan à accomplir des pratiques cultuelles plus qu’il ne le faisait au cours de n’importe quel autre moment de l’année, et ce par la prière, la récitation du Coran et la multiplication des invocations.

A cet égard, Al-Boukhârî et Mouslim rapportèrent, d’après `A’îcha رضي الله عنها ce Hadith : 

« Dès l’arrivée de la dernière décade (du Ramadan), le Prophète صلى الله عليه و سلم passait les nuits en priant, éveillait ses femmes (pour rendre culte à Allah, elles aussi), s’appliquait avec zèle aux pratiques cultuelles et s’abstenait de tout rapport charnel (avec ses femmes) . » 

Ahmad et Mouslim rapportèrent également ce Hadith: : 

« Durant la dernière décade du Ramadan, le Prophète صلى الله عليه و سلم s’appliquait aux pratiques cultuelles plus qu’il ne le faisait au cours de n’importe quel autre moment de l’année . »

 

Deuxièmement : Le Prophète صلى الله عليه و سلم incita à accomplir la prière nocturne lors de la nuit d’Al-Qadr avec une foi sincère et en toute pureté d’intention.

A ce sujet, d’après ’Abou Horayrah رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : 

« Quiconque accomplit la prière nocturne pendant la nuit d’Al-Qadr, avec une foi sincère et en toute pureté d’intention, se verra pardonnés ses péchés antérieurs »  
(Rapporté par les sept compilateurs de Hadith, à savoir: Al-Boukhârî, Mouslim, Ahmad, Abou Dâwoud, An-Nassâ’î, At-Tirmidhî, exception faite de Ibn Mâdja. C’est de ce Hadith que l’on tire argument quant à légitimité de célébrer cette nuit s’appliquant à accomplir le Qiyâm – prière nocturne).

 

Troisièmement : Parmi les meilleures invocations à faire lors de la nuit d’Al-Qadr, celle que le Prophète صلى الله عليه و سلم fit apprendre à `A’îcha رضي الله عنها . A cet égard, At-Tirmidhî rapporta et jugea Sahîh (authentique), le Hadith narré par `A’îcha رضي الله عنها où elle dit :

J’ai dit: « O Messager d’Allah! S’il m’arrivait de savoir quelle nuit est celle d’Al-Qadr, dis-moi ce que je devrais y dire ». Il lui dit: « Dis: ‘O, Allah! Tu es Pardonneur et Tu aimes le pardon. Aussi pardonne- moi !’» 

 

Quatrièmement : Quant au fait d’indiquer une des nuits de Ramadan en particulier et considérer que telle est la nuit d’Al-Qadr, ceci doit se fonder sur un argument qui attribue exclusivement à cette nuit ce statut.

Cependant, les nuits impaires des dix derniers jours de Ramadan sont estimées plus méritoires d’avoir parmi elles cette nuit glorieuse.

De même la vingt septième nuit est à plus forte raison plus méritoire que les autres nuits du mois de se voir attribuer ce statut éminent.

L’on tire argument à cet égard des Hadiths étayant ce qu’on vient de mentionner.

 

Cinquièmement : Quant aux « Bid`as » (innovations religieuses), elles ne sont pas autorisées ni pendant le Ramadan ni en aucun autre mois de l’année.

A cet égard, il fut authentiquement prouvé que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit :

« Quiconque introduit une innovation en matière de religion, verra son acte rejeté » 

et dans une autre narration : 

« Quiconque accomplit un acte sans être conforme à la Sunna, son acte sera rejeté « 

Ceci dit, les célébrations organisées lors de certaines nuits de Ramadan ne reposent sur aucun fondement et vont ainsi à l’encontre de la Sunna de Mohammad صلى الله عليه و سلم ; or, les pires des choses sont les innovations religieuses.

Qu’Allah vous accorde la réussite; que l’éloge et le salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammad, sa famille et ses Compagnons 

Comité permanent [des savants] de l’Ifta

 

  

12 décembre 2014

Ne pas frapper le visage

 

SHeikh ‘Abdel-‘Azîz Ibn ‘Abdullâh Ibn BâZ  رحمه الله

 

 

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Il y a un hadîth rapporté du Prophète صلى الله عليه و سلم dans lequel il interdit d’enlaidir le visage, et où il est dit qu’AllAh a créé Adam à Son image. Quelle est la croyance correcte quant à ce hadîth ?

 

Réponse :

Ce hadîth est authentifié du Prophète صلى الله عليه و سلم et il y dit : « Si l’un d’entre vous frappe [une personne] qu’il évite le visage, certes AllAh a crée Adam à Son image. »« A l’image du Tout Miséricordieux. » d’après une autre version : Cela n’implique pas la ressemblance et l’exemple.

 

Le sens voulu d’après les gens de science [Ahl al-‘Ilm] est qu’Allah a créé Adam avec la capacité d’entendre [Samî'an], de voir [Bassîran] et de parler quand il le souhaite. Et ce sont aussi des attributs d’Allah, car certes Il entend, voit et parle quand Il le souhaite et Il a un Visage – Djalla wa ‘Ala.

 

Mais cela ne veut pas dire qu’Il ressemble et [qu'Il] est à l’exemple [de ces créatures]. Bien au contraire, l’image d’Allah est différente de l’image de Ses créatures. Et le sens voulu dans le fait qu’Il entend, voit et parle quand Il veut, est qu’Il a aussi créé Adam capable d’entendre et de voir, avec un visage, des mains et des pieds. Mais l’audition [de Ses créatures] n’est pas comme Allah entend, comme Il voit et comme Il parle. Plutôt, Allah a des attributs qui conviennent à Sa Majesté et à Sa Grandeur, et Ses créatures ont des attributs qui leurs conviennent, attributs qui sont limités et imparfaits, alors que les attributs d’Allah sont parfaits, sans défauts, illimités et sans fin. Et c’est pour cela qu’Allâh عز و جل dit :

 

{ Il n’y a rien qui Lui ressemble ; et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant. } [Coran, 42/11]

 

Et Il عز و جل dit :

{ Et nul n’est égal à Lui. } [Coran, 112/4]

 

Et il n’est donc pas permis de taper et d’enlaidir le visage. 

 

Madjmu Fatâwa de SHeikh Ibn BâZ رحمه الله, 4/226

 

12 décembre 2014

La mort de Moussa عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Il est rapporté qu’Abou Hourayra رضي الله عنه dit : « Quand l’Ange de la Mort fut envoyé à Moussa عليه سلام, Moussa le battit et le repoussa. L’ange revint à son Seigneur, et se plaignit en disant : « Tu m’as envoyé à un serviteur qui ne veut pas mourir ». Allah dit : « Reviens à lui et dis lui de mettre sa main sur le dos d’un boeuf, et quel que soit le nombre de poils que couvre sa main, il aura autant d’années à vivre. Moussa dit : « Ô mon Seigneur ! Ensuite, que se passera t-il ? ». Il dit : « La mort ». Moussa dit : « Donc maintenant »
Al Boukhary

Puis Moussa عليه سلام demanda à Allah qu’Il le fasse mourir à une distance du jet d’un caillou de la terre sacrée.

Abou Hourayra  dit que le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« Si j’étais là, je vous aurait montré sa tombe au pied de la colline de sable, sur le côté de la route ».

Abou Hourayra  dit dans une autre version du hadith que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « L’Ange de la Mort se rendit à Moussa afin qu’il prenne son âme de son corps. Il dit à Moussa : « Obéis à ton Seigneur ». Mais Moussa le gifla et lui aveugla son oeil ».

Puis, il cita le reste de ce hadith comme est rapporté par Al Boukhary.

Moussa attendait beaucoup de tâches à accomplir avant sa mort, tels que sauver les Israélites de leur errance et les emmener à la Terre Sacrée, mais il était décrété par Allah que Moussa meure dans la terre de l’errance après Aaron. Quelques oulemas ont prétendu que c’était Moussa qui a sauvé les Israélites, et il est entré avec eux dans la Terre Sacrée. Mais ceci est contre l’opinion des gens des anciennes Saintes Ecritures et la majorité des Musulmans.

Quand Moussa choisit de mourir, il dit : « Ô mon Seigneur ! Apporte moi près de la Terre Sacrée, à une distance du jet d’un caillou ». Alors, s’ils étaient déjà entrés, Moussa n’aurait pas demandé ceci. Donc, quand sa mort s’approcha dans l’errance, il désira être près de la Terre Sacrée, et recommanda aux siens de faire de la sorte, c’est pourquoi le Prophète صلى الله عليه و سلم dit : « Si j’étais là, je vous aurais montré sa tombe au pied de la colline de sable sur le côté de la route ».

L’imam Ahmed rapporta d’Anas ibn Malik  que le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« Lors de mon Voyage Nocturne, je suis passé à côté de Moussa, et il était en train de prier dans sa tombe au pied de la colline de sable ».

Les histoires des Prophètes de Ibn Kathir رحمه الله

 

12 décembre 2014

La signification des 2 attestations

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Cheikh Otheimine  a été questionné à propos des deux attestations.

 

Réponse :

Les deux témoignages : le témoignage que nulle divinité sauf Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah sont les clefs de l’Islam. En effet, l’entrée dans l’Islam n’est possible que par le biais de ces deux attestations. Et c’est pour cette raison que le Prophète  ordonna à Mou’âdh Ibn Jabal  lorsqu’il l’envoya au Yémen, de commencer son appel par le témoignage que « nulle divinité sauf Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah ».

 

A)  La signification du témoignage  « nulle divinité sauf Allah ».


La signification de la première phrase : l’attestation que « nulle divinité sauf Allah » ( Lâ ilâha illa lâhou) est la reconnaissance de l’homme, par la parole et le cœur, que nul n’est adoré sauf Allah.

En arabe le mot « ilâha » a la signification d’adoré « ma’louh ». Et de ce mot on ressort « ta’alouh » qui signifie « adoration ».

Ainsi le sens de ce témoignage est : nul adoré sauf Allah Seul.

De plus, cette phrase se compose d’une négation (An-Nafîy) et d’une affirmation (Al-Ithbât) : la négation se trouve dans « nulle divinité » et l’affirmation dans « sauf Allah ».

Il y a, dans cette phrase, un sous-entendu implicite, qui est la reconnaissance par la langue après la croyance par le cœur que nul ne mérite (en vérité) d’être adoré en dehors d’Allah Seul. Ceci implique, non seulement, un culte pur voué à Allah uniquement, mais aussi, l’annulation de toute adoration vouée à autre que Lui.

Ainsi, par notre sous-entendu implicite qui est « ne mérite » s’éclaircit la réponse à l’ambiguïté prononcée par plusieurs personnes qui est : comment pouvez-vous dire « nulle divinité sauf Allah », alors qu’il existe d’autres divinités qui sont adorées en dehors d’Allah,  qu’Allah a nommé divinités ainsi que leurs adorateurs ? En effet,

Allah (béni et exalté) a dit :

 

{…Leurs divinités, qu’ils invoquaient en dehors d’Allah, ne leur ont servi à rien, quand l’ordre (le châtiment) de ton Seigneur fut venu…} Sourate ‘Hûd’ verset 101).

 


Et le Très-Haut عز و جل a dit :

 

{N’assigne point à Allah d’autres divinités…} (Sourate ‘Le voyage nocturne’ verset 22).

 


Et le Très-Haut عز و جل a dit :

 

{Et n’invoque nulle autre divinité avec Allah…} (Sourate Al-Qassas  verset 88).

 

Comment est-il possible d’affirmer « nulle divinité sauf Allah » tout en sachant que l’adoration est vouée pour autre qu’Allah ?


De plus, comment peut-on affirmer que l’adoration est vouée à autre qu’Allah alors que les Prophètes ont dit à leurs peuples :

 

{…Adorez Allah. Pour vous, pas de divinité à part Lui…} (Sourate ‘Al-A’râf’ verset 59).

 

La réponse à cette ambiguïté apparaît lorsque nous sous-entendons « ne mérite en toute vérité d’être adoré » dans notre formulation « Nulle divinité sauf Allah ».


Nous répondons alors : Ces divinités, qui sont adorées en dehors d’Allah, sont de fausses divinités qui ne possèdent rien des droits divins, et la preuve à cela est la Parole d’Allah, le Vrai, -qu’Il soit glorifié :

 

{Il en est ainsi parce qu’Allah est Lui le Vrai, alors que tout ce qu’ils invoquent en dehors de Lui est le faux, et qu’Allah est le Haut, le Grand.} (Sourate ‘Louqmân’  verset 30).


Et aussi Sa parole (qu’Il soit glorifié) :

 

{Avez-vous vu (les divinités), Lât et ‘Ouzzâ ainsi que Manât [1], cette troisième autre ? Sera-ce à vous le garçon et à Lui la fille ? Que voilà donc un partage injuste ! Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leur sujet.} (Sourate ‘L’étoile’ verset 19 à 23).


Et aussi Sa parole selon Youssouf 
عليه سلام :

 

{Vous n’adorez, en dehors de Lui, que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n’a fait descendre aucune preuve à leurs sujets…} (Sourate Yousouf verset 40).

 

 En conclusion, la signification de « Nulle divinité sauf Allah » est « nul ne mérite d’être adoré en vérité sauf Allah ». Quant aux divinités autres que Lui parmi les messagers, les anges, les saints, les pierres, les arbres, le soleil ou la lune (etc.) ; leur caractère divin  prétendu par leurs adorateurs n’est que fausseté et en aucun cas une vérité. La seule divinité digne d’adoration est Allah, Gloire à Lui.

 


B) La signification du témoignage « Muhammad est le Messager d’Allah »


Ensuite, la signification du témoignage que Muhammad 
 est le Messager d’Allah (Muhammadou-rassoulou-llâh) est la reconnaissance par la parole et la croyance par le cœur que Muhammad Ibn Abdillâh El-Hâchimy El-Qorachy est le Messager d’Allah  pour l’ensemble de la création, qu’ils soient djinns ou humains.

Allah le Très-Haut a dit :

 

{Dis : « Ô hommes ! Je suis, pour vous tous, le Messager d’Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie et Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en Son Messager, le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés ».} (Sourate Al-A’râf  verset 158).

 


Et le Très-haut عز و جل a dit :

 

{Qu’on exalte la bénédiction de Celui qui  a fait descendre le livre de discernement sur Son serviteur, afin qu’il soit un avertisseur à l’univers.} (Sourate ‘Le discernement’ verset 1).


Parmi les exigences de ce témoignage est de ne pas croire que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
  a un droit à la Seigneurie (rouboubîya) [2], à l’organisation de l’univers ou un droit à l’adoration. Ce Messager صلى الله عليه و سلم est, plutôt, un serviteur que l’on ne doit pas adorer et un Messager que l’on ne doit pas démentir. Aussi, parmi ces exigences, nous devons croire qu’il  ne possède pour lui-même ou pour autrui aucun bienfait, ni aucune nuisance à part ce qu’Allah aura voulu. Comme Allah dit :

 

{Dis-(leur) : « Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah, ni que je connais l’Inconnaissable, et je ne vous dis pas que je suis un ange. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé. »…}(Sourate ‘Les bestiaux’ verset 50).


C’est, donc un serviteur, qu’Allah commande, qui suit uniquement, ce qui lui a été ordonné de faire.

Le Très-haut عز و جل a également dit :

 

 

{ Dis: « Je ne possède aucun moyen pour vous faire du mal, ni pour vous mettre sur le chemin droit ».Dis: « Vraiment, personne ne saura me protéger contre Allah; et jamais je ne trouverai de refuge en dehors de Lui. } (sourate ‘des djinns’ verset 21 et 22)


Le Très-Haut عز و جل a aussi dit  :

 

{Dis : « Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu’Allah veut. Et si je connaissais l’Inconnaissable, j’aurais eu des biens en abondance, et aucun mal  ne m’aurait touché. Je ne suis, pour les gens qui croient, qu’un avertisseur et un annonciateur ».} (Sourate Al-A’râf verset 188).


Voici, donc, le sens du témoignage « nulle divinité excepté Allah, et Muhammad est le Messager d’Allah ».
Et par ce sens, tu sais que ni le prophète 
 ou autre créature ne sont en droit d’être adorés car l’adoration n’est qu’à Allah seul :

 

{ Dis: « En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l’Univers. À Lui nul associé! Et voilà ce qu’il m’a été ordonné, et je suis le premier à me soumettre. } (sourate ‘les bestiaux’ verset 162 et 163)

 

et que le droit du prophète صلى الله عليه و سلم est d’avoir comme place celle qu’Allah lui a donné, celle de serviteur et de messager d’Allah et que la prière et le salut d’Allah soient sur lui.

 

 

  • Fatwa du cheikh  ibn ‘Otheimine رحمه الله tirée de son livre « Les piliers de l’islam »
  • Question 17 p 47

________________

[1] Lât est une divinité qui fut adorée à Tâïf, une ville proche de la Mecque et ’Ouzzâ est une divinité qui fut adorée à Nakhla entre la Mecque et Tâîf et enfin, Manât est une divinité qui fut adorée à Sayfoul-Bahr, qui se situait au niveau de Médine sur la Mer Rouge. (NdT)

[2] La rouboubîya : le pouvoir de créer, de pourvoir à la subsistance des créatures, de donner la vie et la mort, de destiner toutes choses…Tout cela doit être attribuer à Allah Seul, et il faut croire qu’Il n’a en cela aucun associé. (NdT)

12 décembre 2014

« Aucun de vous ne croira jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même »

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

« Aucun de vous ne croira jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même »

 

Commentaire du Cheikh Muhammad Ibnu Salih Al ‘Utheymine رحمه الله

 

« Aucun de vous ne croira… » : La foi désignée dans ce passage est la foi parfaite.

« … jusqu’à ce qu’il aime pour son frère » c’est-à-dire, son frère dans l’Islam.

« …ce qu’il aime pour lui-même » et ce, aussi bien dans le domaine de la religion que dans le domaine de la vie, car la fraternité dans la foi consiste aimer pour son frère ce qu’on aime pour soi-même.

 

 Leçons tirées de ce Hadith :

 

- La foi est de différents degrés, elle peut être parfaite tout comme elle peut être basse – c’est là un des principes du credo des Gens de la sunna et la communauté [ Ahl Sunna wa al Djama'a ], elle est susceptible d’augmentation et de diminution.

 

- L’incitation à aimer le bien pour les croyants, le Prophète صلى الله عليه و سلم a en effet dit : « …jusqu’à ce qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui-même ».

 

- La mise en garde contre le fait d’aimer pour les croyants ce qu’on n’aime pas pour soi-même, car cela fera diminuera la foi de l’homme, à tel point que l’Envoyé d’Allah صلى الله عليه و سلم a nié en lui l’existence de la foi, ce qui prouve l’importance de l’amour que doit avoir l’homme vis-à-vis a de ses frères.

 

- Ce Hadith appelle à la consolidation des liens entre les croyants.

 

- Celui qui se pare de cette vertu ne peut s’en prendre à l’un des croyants, ni dans ses biens, ni dans son honneur, de la même façon qu’il n’aime pas qu’on s’en prenne à lui dans cela.

Publicité
<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 > >>