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Le Message Islam
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2 décembre 2014

L’histoire de Moussa عليه سلام et d’Al Khidr dans le Coran et le hadith

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah عز و جل dit :

{(Rappelle-toi) quand Moïse dit à son valet : « Je n’arrêterai pas avant d’avoir atteint le confluent des deux mers, dussé-je marcher de longues années ». Puis, lorsque tous deux eurent atteint le confluent, ils oublièrent leur poisson qui prit alors librement son chemin dans la mer. Puis, lorsque tous deux eurent dépassé [cet endroit,] il dit son valet : « Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage ». [Le valet lui] dit : « Quand nous avons pris refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson – le Diable seul m’a fait oublier de (te) le rappeler – et il a curieusement pris son chemin dans la mer ». [Moïse] dit : « Voilà ce que nous cherchions ». Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces.} (18/60-64)

 

 

Allah عز و جل a dit :

{Ils trouvèrent l’un de Nos serviteurs à qui Nous avions donné une grâce, de Notre part, et à qui Nous avions enseigné une science émanant de Nous. Moïse lui dit : « Puis-je suivre, à la condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant une bonne direction ? ». [L'autre] dit : « Vraiment, tu ne pourras jamais être patient avec moi. Comment endurerais-tu sur des choses que tu n’embrasses pas par ta connaissance ? ». [Moïse] lui dit : « Si Allâh veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres ». « Si tu me suis, dit [l'autre,] ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention ».} (18/65-70)

 

 

Allah عز و جل a dit :

{Alors les deux partirent. Et après qu’ils furent montés sur un bateau, l’homme y fit une brèche. [Moïse] lui dit : « Est-ce pour noyer ses occupants que tu l’as ébréché ? Tu as commis, certes, une chose monstrueuse ! ». [L'autre] répondit : « N’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ? ». « Ne t’en prend pas à moi, dit [Moïse,] pour un oubli de ma part; et ne m’impose pas de grandes difficultés dans mon affaire ». Puis ils partirent tous deux; et quand ils eurent rencontré un enfant, [l'homme] le tua. Alors [Moïse] lui dit : « As-tu tué un être innocent, qui n’a tué personne ? Tu as commis certes, une chose affreuse ! » [L'autre] lui dit : « Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ? » « Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, dit [Moïse,] alors ne m’accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi ». Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite, ils y trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. L’homme le redressa. Alors [Moïse] lui dit : « Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire ». « Ceci [marque] la séparation entre toi et moi, dit [l'homme,] Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pu supporter avec patience. Pour ce qui est du bateau, il appartenait à des pauvres gens qui travaillaient en mer. Je voulais donc le rendre défectueux, car il y avait derrière eux un roi qui saisissait de force tout bateau [en bon état]. Quant au garçon, son père et sa mère étaient des croyants; nous avons craint qu’il ne les entraînât dans la rébellion et la mécréance. Nous avons donc voulu que leur Seigneur leur accordât en échange un autre plus pur et plus affectueux. Et quant au mur, il appartenait à deux garçons orphelins de la ville, et il y avait dessous un trésor à eux; et leur père était un homme vertueux. Ton Seigneur a donc voulu que tous deux atteignent leur maturité et qu’ils extraient, [eux-mêmes] leur trésor, par une miséricorde de ton Seigneur. Je ne l’ai d’ailleurs pas fait de mon propre chef. Voilà l’interprétation de ce que tu n’as pas pu endurer avec patience ».} (18/71-82)

 

D’après ‘Ubayy Ibn Ka’b رضي الله عنه : Sa’îd Ibn Jubayr a dit :

« Je dis un jour à Ibn ‘Abbâs : Nawf Al-Bikâlî prétend que Moïse, le compagnon d’ Al-Khadir, n’est pas le même Moïse des Enfants d’Israël ».

 

- « Il a menti, cet ennemi d’Allah! », répondit Ibn ‘Abbâs qui ajouta : J’ai entendu ‘Ubayy Ibn Ka’b dire qu’il a entendu le Prophète صلى الله عليه و سلم dire :

« Le Prophète Moïse عليه سلام , alors qu’il fit le prône aux Enfants d’Israël, fut demandé : « Qui est le plus instruit des hommes? ». – « C’est moi », répondit-il. Allah reprocha alors à Moïse de ne point lui avoir reporté toute science; puis Il lui fit la révélation suivante : « Certes un de Mes adorateurs qui se trouve au confluent des deux mers est plus instruit que toi ». – « Seigneur, s’écria Moïse, comment pourrai-je le rencontrer? ». – « Prends un poisson, répondit Allah, mets-le dans un panier et emporte-le. Lorsque tu perdras ce poisson, c’est là que tu le trouveras ».

Moïse s’en alla, en étant accompagné de son serviteur Yûcha’ Ibn Nûn. Moïse emporta le poisson dans un panier, et partirent avec son serviteur jusqu’à leur arrivée à un rocher. Ils reposèrent leurs têtes et s’endormirent. Le poisson se glissa hors du panier et trouva une voie pour parvenir à la mer et Allah fit arrêter le courant d’eau qui ressembla alors à une voûte (pour aider le poisson à trouver son chemin vers la mer). Ce fait causa la surprise à Moïse et à son serviteur. Puis tous deux continuèrent de marcher pendant le reste de leur journée et pendant toute leur nuit. Le serviteur de Moïse oublia de le rappeler l’incident. Le lendemain matin Moïse dit à son serviteur : Apporte-nous notre déjeuner : nous avons rencontré de la fatigue dans notre présent voyage. Or Moïse n’avait éprouvé aucune fatigue avant d’avoir dépassé l’endroit fixé par Allah. Le valet lui dit alors : Quand nous avons prit refuge près du rocher, vois-tu, j’ai oublié le poisson – le diable seul m’a fait oublier de (te) rappeler – et il a curieusement pris son chemin dans la mer. Et Moïse reprit : Voici ce que nous cherchions. Puis, ils retournèrent sur leurs pas, suivant leurs traces.

Ils revinrent exactement sur leurs pas et, arrivés au rocher, ils aperçurent un homme drapé dans une pièce d’étoffe (thawb). Moïse l’ayant salué, Al-Khadir lui dit : « Où est-elle la paix dans ton pays? ». – « Je suis Moïse ». – Moïse, le Prophète des Enfants d’Israël? ». – « Oui », dit Moïse. – « Tu possèdes de la part d’Allah une science qu’Allah t’a enseignée et que je l’ignore. Et moi, je possède de la part d’Allah une science qu’Allah m’a enseignée et que tu l’ignores. Moïse lui dit alors : Puis-je te suivre à condition que tu m’apprennes de ce qu’on t’a appris concernant la bonne direction? (L’autre) dit : Jamais tu ne pourras être patient avec moi. Comment endurerais-tu sur des choses que tu n’embrasses pas par ta connaissance? (Moïse) lui dit : Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres. Al-Khadir dit alors : Si tu me suis, (…) ne m’interroge sur rien tant que je ne t’en aurai pas fait mention.

Ils continuèrent ensemble leur route en marchant le long du rivage de la mer, n’ayant pas de navire à leur disposition, lorsqu’un bateau passa près d’eux. Ils entrèrent en pourparlers avec les marins de ce navire pour qu’ils les prissent à leur bord. Ceux-ci reconnaissant Al-Khadir et les embarquèrent sans leur demander de paie. Tout à coup, un moineau vint se poser sur le bord du navire et piqua son bec à une ou deux reprises dans la mer. « Ô Moïse, dit alors Al-Khadir, toute ta science et la mienne n’ont pas plus amoindri la masse de la science d’Allah que la mer n’a été diminuée par la goutte d’eau puisée par le bec de ce moineau. Alors, de propos délibéré, Al-Khadir prit une des planches du navire et l’arracha ». Comment, dit Moïse, voici des gens qui nous ont embarqués sans demander de nolis et, de propos délibéré, tu lacères leur navire pour noyer leur équipage ! Tu as commis certes une chose monstrueuse! – (L’autre) répondit : N’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? – Ne t’en prends pas à moi, dit (Moïse) pour un oubli de ma part; et ne m’impose pas de grande difficulté dans mon affaire (mon voyage en votre compagnie). Tel fut le premier oubli de Moïse en ce qui concerne sa promesse d’être patient.

Continuant leur route, les voyageurs rencontrèrent un jeune garçon qui jouait avec des enfants de son âge. Al-Khadir, lui saisissant la tête par le sommet, l’arracha du corps. Alors Moïse lui dit : As-tu tué un être innocent, qui n’as tué personne? Tu as commis certes une chose affreuse! – (L’autre) lui dit : Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? Un transmetteur ajoute : « Et ceci est plus grave ». Moïse dit alors : Si, après cela, je t’interroge sur quoi que ce soit, dit (Moïse) alors ne m’accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi.

Ils partirent donc tous deux; et quand ils furent arrivés à un village habité, ils demandèrent à manger à ses habitants; mais ceux-ci refusèrent de leur donner l’hospitalité. Ensuite ils y trouvèrent un mur sur le point de s’écrouler. L’homme le redressa. D’un geste de la main, Al-Khadir montra le mur à son compagnon et le releva. – « Agis-tu ainsi envers des gens qui nous avaient refusé la nourriture et l’hospitalité? ». Si tu voulais, tu aurais bien pu réclamer pour cela un salaire. – Ceci (marque) la séparation entre toi et moi, dit (l’homme). Je vais t’apprendre l’interprétation de ce que tu n’as pas pu supporter avec patience.

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Moïse! Comme nous aurions aimé qu’il eût eu assez de patience en sorte qu’il eût pu nous raconter d’autres de leurs aventures ». (Mouslim n°4385)

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2 décembre 2014

L’invocation et le Destin

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Par l’imam ibn Qayim Al-Jawziya رحمه الله

 

 

Il y a une question très populaire qui est :

 

Si la chose pour laquelle on invoque est déjà décrétée pour le serviteur, il n’y a aucun doute qu’elle va lui arriver, qu’il invoque pour cela ou non. Et si elle n’a pas été décrétée pour lui, alors elle ne lui arrivera pas, qu’il le demande à Allah ou non.

 

Il y a un groupe qui considère cette question comme valable, donc ils ont abandonné l’invocation et sont de l’avis qu’il n’y a aucun avantage à le faire. Ces gens, avec leur ignorance excessive et leur égarement sont en contradiction claire, car si nous devions suivre leur avis, il exigerait que nous rejetions tous les différents moyens pour la réalisation de quelque chose (désirée).

 

Donc on peut leur répondre:

 

Si le fait de satisfaire votre appétit et d’étancher votre soif a été déjà décrété pour vous, alors il n’y a aucun doute que cela va vous arriver, que vous mangiez et buviez ou non. Et si cela n’a pas été décrété pour vous, cela ne vous arrivera pas, que vous mangiez et buviez ou non.

 

Et de même, si un enfant a été décrété pour vous, donc vous le recevrez certainement, que vous ayez des relations sexuelles avec votre femme ou non. Et si cela n’a pas été décrété pour vous, il ne viendra pas. Ainsi il n’y a aucun besoin du mariage, d’avoir des rapports sexuels et ainsi de suite.

 

Qui dit une telle chose ? Est-ce quelqu’un qui a du bon sens ou une bête ? Même l’animal a une inclination naturelle (fitra) vers la recherche des moyens de réalisation de quelque chose (désirée), qui lui donneront par exemple sa nourriture et son gagne-pain. Donc les animaux ont plus de bon sens et possèdent plus de compréhension que ces types des gens qui sont comme le bétail – non, beaucoup plus mauvais!

 

Certains d’entre eux essaient d’être intelligents et disent :

 

Se préoccuper avec l’invocation tombe dans le royaume de l’adoration seulement – Allah récompensera l’invocateur, sans que cela ait un effet sur ce qu’il demande de n’importe quelle façon. Selon ce type de personne, il n’y a aucune différence entre invoquer et s’abstenir d’invoquer par le cœur et la langue, pour la réalisation de ce que l’on demande. Et selon eux, la relation entre l’invocation et cela (ce que l’on demande) est comme sa relation avec le silence. Il n’y a aucune différence entre eux.

 

Un autre groupe, plus lisse que celui-ci dit :

 

Plutôt la supplication est un signe, qu’Allah montre comme un symbole qu’une chose a été effectuée. Ainsi quand Allah accorde à son serviteur la capacité d’invoquer, c’est un signe et un symbole que la chose qu’il demandait a été effectuée. De même que si on voyait un nuage noir glacial en hiver. C’est un signe et cela implique qu’il pleuvra.

 

Ils disent : De la même façon accomplir de bonnes actions en ce qui concerne la récompense et commettre une mécréance et pêcher en ce qui concerne la punition – ce sont des signes purs pour que survienne la récompense ou la punition – pas des moyens (par lequel le résultat sera atteint).

 

De même, selon eux, pour ce qui est de casser, d’enflammer et de détruire – aucune de ces choses n’est un moyen pour que survienne, respectivement, un accident, le feu et la mort,. Il n’y a non plus aucun rapport entre ces choses et ce qui résulte d’eux, autre que le fait qu’ils sont normalement associés- pas que l’un est causé au moyen de l’autre !

 

Ils ont contredit l’observation et le bon sens avec cet avis, aussi bien que la révélation et la fitra (l’inclination naturelle), pour ne pas mentionner tous les autres groupes intellectuels. Plutôt ces intellects rient d’eux !

 

L’avis correct : Il y a une troisième catégorie, en dehors de ceux mentionnés par la personne qui interroge. Et qui est que le résultat décrété est prédestiné avec ses moyens appropriés, qui mènent à sa réalisation. Un de ces moyens est l’invocation. Il n’est pas prédestiné comme cela, sans aucun moyens (menant à sa réalisation), plutôt il est prédestiné avec ses moyens appropriés (qui assureront sa réalisation). Ainsi quand une personne rencontre les moyens, la chose décrétée arrivera. Et s’il ne rencontre pas ces moyens, la chose décrétée est refusée.

 

Donc satisfaire son appétit et étancher sa soif est prédestiné avec le fait de manger et de boire. Les enfants sont prédestinés au moyen des relations sexuelles. La récolte est prédestinée moyen de la plantation, et retirer l’âme d’un animal est décrétée avec l’abattage. De même, l’entrée au Paradis est prédestinée avec les bons actes, tandis que l’entrée au Feu de l’enfer est prédestinée avec les mauvais actes.

 

Cette catégorie est celle qui est véridique. Et c’est celle dont la personne qui interroge a été privée et qu’on ne lui a pas accordé.

 

Par l’imam ibn Qayim Al-Jawziya رحمه الله

Son livre Ad-Da wa-Dawa [la Maladie et le Remède] (page. 22-23)

2 décembre 2014

Les différents mondes et leurs différents habitants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Les mondes sont au nombre de 3 :


1- Dar douniya : Le monde terrestre


2- Dar l-Barzakh : Le monde intermédiaire


3- Dar l-Akhira : Le monde de la vie future


Et les gens occupant ces trois mondes se divisent en trois catégories dont chacune se divisant elle-même en plusieurs parties :

 

 

1 Al-Mouminoun, les croyants, qui sont de deux sortes :

 

 

- As-sabiqouna wa houm l-Mouqaraboune : les premiers [ à suivre les ordres d'Allah sur terre ] qui sont les rapprochés [ d'Allah ].


- Ashab l-Yamin wa houm l-Abrar : les gens de la droite qui sont les pieux.

 

 

 

2 Les hypocrites, qui sont de deux sortes :

 


- Les hypocrites purs.


- les hypocrites ne possédant qu’une part de l’hypocrisie.

 

 

 

3 Les mécréants, qui sont de deux sortes :

 

 

- Ceux qui ont toujours étaient mécréants


- Al-koufar mourtadoune : ce sont les apostats

 

Extrait de QAWOULOU L-MOUFID FI ADILATI TAWHID de Sheikh Mohammad Ibn abdelwahab al-yamani al-wassabi رحمه الله

 

2 décembre 2014

Dix moyens de repousser le châtiment du Feu

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Shaikhul-Islam Ibn Taymiya رحمه الله

 

 

Shaikhul-Islam Ibn Taymiya رحمه الله a dit dans son livre : « Minhaj As-Sunna » ou « La voie de la Sunna » :

 

« … Et certainement les péchés, dans l’absolu, commis par n’importe quel croyant, sont la cause du châtiment. Mais ce châtiment par le Feu dans l’au-delà, pour ces péchés commis, peut être repoussé par dix moyens :

 

1 - Le repentir

 

La personne qui se repent d’un péché peut être assimilée à une personne qui n’a commis aucun péché, et le repentir est accepté pour tout péché : l’impiété, le libertinage, la désobéissance. Allah le Très-Haut a dit :

{Dis à ceux qui ont mécrut que s’ils cessent, Il leur pardonne ce qu’il ont pu faire}

Quant aux propos rapportés du prophète صلى الله عليه و سلم, ils sont très nombreux et connus.

 

 

2 - Demander l’absolution

 

Demander l’absolution qui consiste à implorer le pardon et qui est une forme d’invocation et de requête. En général, elle est toujours associée au repentir et est exigée, bien qu’une personne puisse se repentir sans invoquer et invoquer sans se repentir.

 

 

3 - Les œuvres pieuses

 

Allah le Très-Haut dit :

{Les bonnes œuvres effacent les mauvaises}

Le prophète صلى الله عليه و سلم a donné les recommandations suivantes à Mu’adh Ibn Jabal : « Ô Mu’adh ! Où que tu sois, crains Allah, et fais suivre une mauvaise action par une bonne action qui l’effacera. Et traite les gens avec bonté ».

 

 

4 - L’invocation faites pour les croyants

 

La prière mortuaire de musulmans sur un mort et leurs invocations en sa faveur sont un moyen d’obtenir l’absolution, de même que leurs invocations et leurs demandes d’absolution en d’autres circonstances que la prière mortuaire.

 

 

5 : L’invocation faite par le prophète صلى الله عليه و سلم

 

L’invocation faite par le prophète صلى الله عليه و سلم et sa demande d’absolution de son vivant ou après sa mort : comme par exemple son intercession (chafa’a) au Jour de la Résurrection.

 

 

6 : Toute œuvre pieuse accomplie (pour le défunt)

 

Toute œuvre pieuse accomplie (pour le défunt) après sa mort et qui lui est dédiée : comme de faire l’aumône pour lui ou d’accomplir le pèlerinage ou de jeûner en son nom. Il a été rapporté dans des hadiths authentiques que ces œuvres lui parviennent et lui sont bénéfiques, et ce sans faire référence aux invocations faites par son enfant qui sont considérées comme faisant partie des œuvres du parent. Le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Lorsque le fils d’Adam décède, ses œuvres sont stoppées à l’exception de trois : une aumône continue, ou une science utile, ou un enfant pieux qui invoque en sa faveur ». Rapporté par Muslim.

 

Son enfant fait partie de ses biens et les invocations de son enfant lui sont comptées comme si elles étaient de ses œuvres. Contrairement aux invocations d’une personne autre que son enfant, qui ne sont-elles pas comptées comme faisant parties de ses œuvres. Et Allah fait en sorte qu’elles lui soient profitables.

 

7 - Les épreuves de la vie ici-bas

 

Les épreuves de la vie ici-bas par lesquelles Allah expie les péchés : comme il a été rapporté dans le Sahih , le prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Pour toute maladie, souffrance, chagrin, affliction, tristesse ou préjudice qui atteint un croyant, ne serait-ce qu’une épine qui le pique, Allah lui expie ses péchés ».

 

8 - Les épreuves que subit le croyant dans sa tombe 

 

La compression dans sa tombe et l’épreuve des deux anges.

 

 

9 - Les angoisses de la terreur du Jour de la Résurrection

 

Les angoisses de la terreur du Jour de la Résurrection qu’il connaîtra dans l’au-delà.

 

 

10 - Ce qui est attesté dans les deux Sahih

 

Les croyants, lorsqu’ils passent sur le Sirat, parviennent à un pont entre le Paradis et l’Enfer. Ils se dédommageront mutuellement de leurs offenses. Lorsqu’ils seront épurés et nettoyés, on leur autorisera l’entrée au Paradis.

 

Ces raisons ne peuvent toutes échapper au croyant excepté un tout petit nombre ».

(…)

 

« Et nous avons dit à plusieurs reprises : qu’un homme pieux, pour lequel on témoigne du Paradis peut avoir commis des péchés pour lesquels il s’est repenti, ou que ses bonnes actions ont effacé, ou qu’ils aient été expiés par les épreuves qu’il a subi ou autre chose encore. Le croyant, s’il commet un péché, bénéficie de dix moyens pour repousser le châtiment du Feu :

 

Trois viennent de lui, trois autres d’autrui et quatre sont attribuées par Allah :

 

- Le repentir, demander l’absolution et les bonnes actions qui effacent les péchés.

 

- Les invocations des croyants en sa faveur, les œuvres pieuses qu’ils lui dédient et l’intercession de notre Prophète.

 

- Les épreuves d’ici-bas par lesquelles Allah absout les péchés, dans le Barzakh (Le Barzakh est la vie intermédiaire entre les deux mondes : entre la vie d’ici-bas et le Jour de la Résurrection) , dans les différentes étapes du Jour de la Résurrection et l’absolution d’Allah par Sa grâce et Sa miséricorde ».

 

2 décembre 2014

Biographie de Cheikh Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

* Sa naissance, son enfance *

 

Cheikh Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab ibn Souleyman ibn’Ali ibn Ahmad ibn Rachid at-Tamimi  رحمه الله naquit en l’an 1115 de l’hégire (1703 AC) à ‘Uyayna au nord de Ryad. Il y grandit avec son père sous le règne de ‘Abdoullah ibn Mouhammad ibn Hamad ibn Mou’amar. Il a appris le Coran à l’âge de 10 ans. Pubère à l’âge de 12 ans, son père le jugea apte à diriger la prière en commun et le maria. Il a étudié le Madhab Hanbalite, l’exégèse du Coran (Tafsir) et le Hadith auprès de son père. Dès sa jeunesse, il avait une préférence pour les ouvrages du Cheikh al Islam ibn Taymiyya ainsi que ibn al Qayyim رحمه الله.

 

Ses études *

 

Après son Hajj, il se rendit à Médine étudier auprès du cheikh ‘Abdoullah ibn Ibrahim ibn Seyf avec qui, il eut une entente harmonieuse : tous deux étaient hostiles à l’égard des actes détestable d’innovations et de ChirkNejd, c’est pour partir à la recherche du savoir utile pour mieux s’armer religieusement en vue de mener l’action qu’il avait décidé d’entreprendre pour diffuser l’appel au Tawhid et se livrer au combat dans le chemin de Dieu .Ensuite, il repartit pour le Nejd, puis pour Basra, où il commença à rédiger des livres de très grande qualité concernant l’innovation, les fausses croyances et l’imploration des morts ; il fut démenti, maltraité puis chassé. Il retourna au Nejd étudier auprès de son père et diagnostiqua le mal qui s’étendait sur la région : pratiques religieuses idolâtres, instabilité politique, guerres incessantes… (association) majeurs et mineurs fondés sur de fausses croyances.

 

Son appel *

 

Il lança son appel à Huraymilla en expliquant les règles  du Tawhid : réfuter tout type d’adoration destinée à autre qu’Allah. Le cheikh savait qu’Allah était Le Seul à mériter l’adoration et à qui on n’associe ni ange privilégié, ni prophète envoyé. Il dénonçait tout culte rendu à autre qu’Allah, il dénonçait le culte de la pierre, celui des arbres et celui des saints. Il reconnaissait tous les attributs sublimes et les plus beaux noms d’Allah affirmés par le Coran et la Sounnah authentique tels que l’ouïe, la vue, la parole, l’élévation au dessus du trône, la descente chaque dernier tiers de la nuit au ciel le plus bas…En matière de croyance , il se conformait à celle des pieux prédécesseurs (Salafs Salihs). Il interdisait le Tawassoul  innové qui consistait à demander une chose par intercession auprès d’une personne morte, absente ou incapable, tout en reconnaissant le Tawassoul licite et légiféré qui consiste à faire des invocations à Allah par l’intermédiaire de Ses noms et attributs, les œuvres pieuses etc…Il condamnait la construction des mausolées, l’habillage et l’éclairage des tombeaux, l’écriture sur eux et l’affectation de gardes à eux ainsi qu’une certaine forme de visite teintée d’idolâtrie telle que le massage de la tombe, le Tawaf autour d’elle, la prière en sa direction et l’invocation du mort… Il condamnait les innovations telles que la célébration de la naissance du Prophète  صلى الله عليه و سلم (Mawlid), la proclamation de l’intention à haute voix…Tout ceci étayé par des versets coraniques et des Hadith, mais il fut démenti.

 

Ses détracteurs et sa mort *

 

Son père qui épousa ses principes fut rappelé à Allah  en 1153 de l’hégire (1740 AC). Il quitta cette ville après une tentative d’assassinat à son égard pour sa ville natale où il reçut un accueil honorable. Il y perpétra son prêche sur le Tawhid. ‘Othman ibn Hamad ibn Muammar, le gouverneur, accepta cette croyance ( le Monothéisme pur) et prit des mesures dans ce sens : il ordonna de couper les arbres adorés en dehors d’Allah, de détruire les tombeaux adorés et appliqua la peine requise contre l’adultère. Puis, celui-ci, soumis à un chantage, l’expulsa et commanda de l’assassiner.

 Il trouva un soutien auprès de Mouhammad ibn Sa’oud à Derriya (en1158 de l’hégire) à qui il prêta serment de fidélité pour appeler à Allah, ordonner le bien, interdire le mal et appliquer les prescriptions religieuses selon le Coran et la Sounnah. Il fut rejoint dans son appel par tous ceux qui avaient épousé ce chemin (Minhaj) qui est celui du Prophète صلى الله عليه و سلم. Les hommes affluaient vers lui.

Il persista obstinément dans son effort. Cependant, l’opposition à son égard grandissante, certains se moquèrent, d’autres se révoltèrent, on le traita d’ignorant, de magicien, etc…Quand ses adversaires se sentirent incapables sur le terrain de l’argumentation et des preuves, ils rivalisèrent d’ardeur dans la fabrication de mensonges contre le cheikh [ Voir « Le Hadith de Nejd »]. Ils répandaient des rumeurs jusqu’en Turquie et au Hidjaz disant que sa doctrine étaient la cinquième école juridique (l’école « Wahhabite » ), ou bien qu’il ne reconnaissait pas les quatre écoles juridiques de l’Islam, et qu’il ordonnait la destruction des livres véhiculant leurs enseignements, ou encore qu’il n’aimait pas le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et qu’il empêchait les gens de visiter sa tombe et de prier sur lui صلى الله عليه و سلم. Devant cette opposition et le manque de moyens, le cheikh et l’Émir se trouvèrent dans l’obligation de recourir à l’épée pour se défendre contre leurs attaques, en plus de la propagande religieuse.

 Ces guerres durèrent de nombreuses années et étaient favorables aux partisans du Tawhid, malgré l’agressivité tyrannique des ennemis. Ryadh fut conquise en 1187 H (1733 AC) et l’Irak fut envahie en 1215 H (1800 AC). Le dôme surplombant le tombeau de Hussayn à Karbala fut détruit. De nombreux hommes se ralliaient à lui volontairement quand ils découvraient la vérité. Mouhammad ibn Sa’oud, suivi de son fils ‘Abdoul’Azziz, étaient chargés de l’administration des hommes et du butin, tandis que le cheikh se consacrait à la science et à l’enseignement religieux. Tous deux travaillaient en collaboration jusqu’à la mort du cheikh en 1206 de l’hégire (1791 AC) du mois de dhoul Qa’da. Puisse Allah l’installer dans Son paradis spacieux.

Le cheikh, puisse Allah lui accorder Sa miséricorde, fut un érudit, un partisan de la Sounnah, combattant averti des innovations, une autorité scientifique en matière d’exégèse coranique, de Hadith, de droit musulman, de jurisprudence et de sciences instrumentales telles que la grammaire, l’étymologie et la littérature, un connaisseur des croyances fondamentales et secondaires de l’Islam, un homme éloquent aux arguments puissants, mettant en relief les évidences dans un style d’une extrême clarté.            

 

Sa personnalité *

 

Les indices de la piété, de la certitude et de la pureté étaient perceptibles sur son visage. Ces dons traduisaient sa confiance en Allah. Il allait même jusqu’à s’endetter pour offrir l’hospitalité à ses visiteurs. Il témoignait un grand amour envers ses étudiants, dépensait de ses propres biens à leur profit et les orientait selon leurs aptitudes. Il tenait quotidiennement plusieurs séances d’enseignement portant sur différentes disciplines telles que le Tawhid, etc…Il cernait les détails les plus subtils de l’exégèse coranique et du Hadith et il était plus particulièrement instruit sur les défauts du Hadith et de ses transmetteurs. Il ne se lassait pas de la vérification, de la rédaction des livres et de l’enseignement.

Il était patient, raisonnable et clément, la colère ne le dominait que lorsque la religion d’Allah était violée et les préceptes de l’Islam méprisés. Il se battait alors par la parole et l’épée. Il avait un profond respect pour les savants en évoquant leurs mérites, ordonnait le bien, interdisait le mal et ne supportait pas les innovations religieuses. Il les réprouvait doucement, en évitant la dureté, la colère et la violence sauf quand cela s’avérait nécessaire.

Mais l’appel du cheikh (sa Da’wa) ne fut pas enterré avec lui. L’appel fut diffusé et sa zone d’influence a atteint le monde entier. La conquête de la Mecque en 1228H (1813 AC) par l’état saoudien entraîna la diffusion de l’appel à l’extérieur du Nejd. Les pèlerins qui se rendaient à la Mecque rencontraient les savants porteurs de cet appel véridique et écoutaient leurs prêches. Ils constataient l’application de la justice, de l’équité et le maintien de la sécurité dans l’état saoudien. Au Soudan, un résidu de paganisme ainsi que le culte des morts furent condamnés ; et en Inde, les traditions religieuses qui formaient une symbiose avec les coutumes hindous furent condamnées.

 

Ses rivaux *

 

Mais ses rivaux qui ne cessaient de rédiger contre lui des livres bourrés de mensonges, de Hadith faibles ou inventés, présentaient le cheikh comme un Kharijite. Mais si n’importe quel sage doué d’une raison saine venait à analyser les écrits de Mouhammad ibn ‘Abdil Wahhab, il s’apercevrait qu’ils ne comportent pratiquement que des versets coraniques et des Hadith, donc, quel est son péché, si ce n’est que d’avoir combattu ce qu’ont combattu les Prophètes عليه سلام, c’est à dire Le Chirk ?

L’appellation de « Wahhabite » fut collée à ses partisans. Mais ce sobriquet, construit à partir du nom de son père, n’est pas conforme aux normes de la langue arabe. Car pour trouver une appellation dérivée de son nom, il faudrait dire « Mouhammadite » car c’est Mouhammad et non son père qui lança cet appel. Il s’agit d’une étiquette collée par ses adversaires notamment les turques soufis de l’époque.

Si on te qualifie de « Wahhabite », Louange à Allah ! Car ce qualificatif est devenu élogieux, distinguant un groupe qui suit le livre d’Allah et la Sounnah de Son Messager -prières et bénédiction d’Allah sur lui- et tous ceux qui prêchent le Tawhid. Et rappelons que al Wahhab (Le Grand Donateur) n’est  qu’un des noms parmi les noms d’Allah, Glorifié et Exalté soit Il !!!

Et sachez que dans le passé, lorsque l’Imam Ahmed ibnou Hanbal رحمه الله fut confronté à la secte des Mou’tazila, les gens de la bonne croyance furent nommés « Ahmadites », et il en est de même pour Cheikh al Islam ibn Taymiyya رحمه الله  (« Taymiyyistes »), ou encore à notre époque pour cheikh al Albani  رحمه الله (« Albanistes ») . Alors qu’Allah a dit :

« Et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets (injurieux) » S49 V11

Aujourd’hui la situation a changé, la vérité s’est manifestée, le savoir s’est propagé et les hommes doués d’intelligence et de science de tous les pays ont réalisé que les auteurs adversaires du cheikh al Islam et ses partisans, étaient des faussaires dépourvus de toute science. D’ailleurs leurs ouvrages perdirent toute valeur et ne sont plus cités que par certains ignorants tombolâtres.

 

 « Cheikh Mouhammad ibn ‘AbdilWahhab Ses croyances, sa reforme et les témoignage des savants en sa faveurs. »
de Ahmad ibn Hajar abou Tamy, annoté par cheikh ‘Abdoul ‘Aziz ibn Baz رحمه الله

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2 décembre 2014

Le Châtiment de l’Isthme

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Tout d’abord, qu’est ce que l’Isthme ?

Un isthme est quelque chose séparant deux entités : le ciel et la terre, ou ce monde et le monde de l’au-delà. En d’autres termes, c’est la période comprise entre la mort et la résurrection.

Il existe 3 étapes dans l’existence humaine.

La première = le séjour dans le ventre de la mère

La deuxième =  la vie dans laquelle nous commettons des bonnes ou des mauvaises actions

La troisième = la tombe ou l’Isthme

Beaucoup de témoignages montrent la réalité du châtiment de la tombe, ou châtiment de l’Isthme. Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Je suis passé à Badr et j’ai vu un homme sortir du sol. Un autre homme l’a frappé avec un bâton jusqu’à ce qu’il fut de nouveau rentré dans la terre. Puis tout cela recommença »

Le Messager صلى الله عليه و سلم continua en ces termes :

« C’était Abu Jahl ibn Hicham, qui sera puni de cette manière jusqu’au jour de la Résurrection ».

L’un des premiers musulmans a dit :

« Alors que nous passions près d’un point d’eau sur la route de Bassora, nous entendîmes le braiement d’un âne et nous demandâmes aux gens de ce lieu d’où venait ce cri. Ils répondirent que cela provenait d’un homme qui faisait partie des leurs et qui avait répondu à sa mère de braire comme un âne lorsqu’elle lui avait demandé de l’aider. Depuis sa mort, ce braiement a été entendu chaque nuit provenant de sa tombe »

 

 

* Travailler ici-bas pour l’au-delà *

 

L’auteur dit :

Pour confirmer ce que j’ai dit (à savoir que l’on doit travailler ici bas pour l’au-delà), je vais mentionner un rêve du Messager صلى الله عليه و سلم, en rappelant que tous les rêves des prophètes sont véridiques.

Il صلى الله عليه و سلم eut un rêve dans lequel il vit un Musulman. L’Ange de la mort vint lui prendre son âme mais son comportement correct envers ses parents arriva et chassa l’Ange de la mort.

Il vit un autre Musulman entouré par des chaytans. Puis son souvenir d’Allah (dhikr) vint et dispersa les chaytans.

Puis, il vit un troisième Musulman entouré par les Anges du châtiment. Sa prière arriva et le sauva de leurs mains.

La langue d’un 4ème Musulman pendait de soif et à chaque fois qu’il s’approchait d’un point d’eau, il en était refoulé. Puis son jeûne du mois de Ramadan arriva et lui donna à boire.

Il vit un autre homme qui essayait de s’approcher d’un cercle où des prophètes étaient assis, mais il en était refoulé. Sa grande ablution arriva, le prit par la main, et le fit s’asseoir dans le cercle.

Un autre Musulman était plongé dans l’obscurité. Il y était complètement perdu. Puis son Hajj et sa Umra arrivèrent et le guidèrent de l’obscurité vers la lumière.

Un autre Musulman était poursuivi par des flammes et des étincelles. Ses sadaqah arrivèrent et furent comme un écran entre lui et les flammes, et elles ombragèrent sa tête.

Un autre Musulman parlait à un groupe de croyants qui le boudaient. Son maintien des liens de parenté arriva et dit au groupe de croyants qu’il avait gardé les liens avec sa famille et il leur ordonna de lui parler. Puis les croyants lui parlèrent et lui serrèrent la main.

Un autre Musulman était encerclé par les Zabaniyyah (les Anges de Jahannam – l’enfer). Son commandement du bien et son pourchas du mal arrivèrent et le sauvèrent et le placèrent parmis les Anges de la Miséricorde.

Un autre Musulman était agenouillé avec un voile placé entre lui et Allah. Son bon tempérament arriva, le prit par la main et Allah le fit entrer en Sa présence.

Un autre Musulman reçut son livret dans sa main gauche. Sa crainte d’Allah arriva et prit son livret et le plaça dans sa main droite.

Les bonnes oeuvres d’un autre Musulman étaient légères dans la balance. Ceux parmis ses enfants qui étaient morts jeunes arrivèrent et rétablir l’équilibre dans la balance.

Un autre Musulman se tenait au bord de Jahannam. Son espoir en Allah vint et le sauva du feu.

Un autre Musulman était tombé dans le feu. Les larmes qu’il avait versé par crainte d’Allah arrivèrent et le sortirent du feu.

Un autre Musulman se tenait sur le Sirât en tremblant comme une feuille un jour de grand vent. Sa bonne opinion envers Allah arriva et dissipa sa terreur et il put ainsi continuer d’avancer.

Un autre Musulman se trainait sur le Sirât, parfois rampant et parfois contentant de se cramponner. Sa prière arriva et le remit sur ses pieds et le secourut.

Un autre Musulman atteignit les portes du Paradis mais elles lui étaient fermées. Son attestation qu’il n’y a pas d’autre divinité qu’Allah arriva et ouvrit les portes pour lui et le fit entrer au Paradis.

 


Parmi les rêves des premiers Musulmans, il y en a un rapporté par Yazid ibn Nu’amah رضي الله عنه
 qui a dit :

Une fille mourut de la peste d’Al-Jarif. Son père la rencontra en rêves après sa mort et lui demanda de lui décrire le monde de l’au-delà. Elle lui répondit : « Mon père, c’est un vaste sujet que celui-là. Nous savons mais nous ne pouvons pas agir. Toi tu peux agir mais tu ne sais pas. Par Allah, un ou deux actes de glorification et une ou deux rakats de la prière dans le livret de mes actions sont préférables pour moi au monde d’ici-bas et tout ce qu’il contient ».

La tombe exerce une étreinte à laquelle aucun croyant ou incroyant ne peut échapper. Après cette épreuve, le croyant est relâché tandis que l’incroyant reste dans une situation de châtiment.

La sagesse qui est liée à l’existence de cette étreinte dans la tombe est exprimé dans ce que Ibn Abi Ad-Dunya رضي الله عنه a rapporté d’après Mohammed At-Taymi رضي الله عنه. Il a dit que les gens considèrent que la terre est leur mère. Ils furent crées à partir d’elle et ils furent éloignés d’elle pendant un temps assez long. Quand ils y retournent, elle les serre comme une mère serre son fils après une longue absence lorsqu’il revient vers elle. Quiconque a obéit à Allah est étreint avec compassion et tendresse. Quiconque a désobéit à Allah est serré durement parce que la terre est en colère contre lui pour l’amour de son Seigneur.

Extrait de : Le voyage de l’âme après la mort De Ibn Al-Qayyim Al-Jawziyya 

 

2 décembre 2014

L’assiduité dans nos actes

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Aïcha رضي الله عنها rapporta que le Prophète صلى الله عليه و سلم rentra chez elle et la trouva avec une femme.

« Qui est-ce ? » Demanda-t-il.

Elle répondit : « C’est une telle qui me parle de ses prières nocturnes ».

Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui dit :

« Du calme ! Prenez des adorations que vous pouvez accomplir car je jure par Allah, qu’Allah ne se lasse pas (de vous inscrire la récompense de vos œuvres) tant que vous ne vous lassez pas (de les accomplir). C’est pourquoi l’œuvre la plus aimée à Lui est celle que le serviteur accomplit avec assiduité et constance. »


Le livre de la Foi
Chapitre 29. L’œuvre la plus aimée d’Allah est celle qui est accomplie de façon constante. Sahih Al Bukhary

 

 

30 novembre 2014

Les droits et les devoirs de l’épouse

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Les droits et les devoirs de l’épouse n’ont pas été cités explicitement par le Législateur. Pour les connaître, on doit revenir aux usages et aux traditions en vigueur. En effet, Allah le Très-Haut dit : 

« Et comportez-vous convenablement envers elles (bil-Ma’rûf : selon ce qui est connu ou coutume d’être convenable entre vous). » [Les Femmes, v. 19]

et Il dit aussi : 

« Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance (Ma’rûf). » [La Vache, v. 228]

 

Les droits qui sont communément connus par les coutumes (al-Ma’rûf) sont applicables ; ils ne le sont qu’à condition qu’ils ne contredisent pas la Loi qui reste toujours prioritaire. Si, par exemple, les gens ont eu pour habitude que l’homme n’ordonne pas à sa famille d’observer la prière ou d’avoir un bon comportement, alors ceci est une mauvaise habitude qu’il ne faut pas respecter. Lorsque les coutumes ne contredisent pas la religion, alors Allah nous permet d’y revenir comme il est stipulé dans les versets précédents.

Les tuteurs doivent craindre Allah vis à vis de ceux dont ils ont la charge, qu’ils soient hommes ou femmes, et ne pas les négliger. Il nous arrive même de voir un homme qui néglige tellement ses enfants, filles ou garçons, au point de ne pas savoir s’ils sont présents ou absents, et de ne pas se réunir avec eux. Il arrive même qu’un homme ne se réunisse pas avec sa femme et ses enfants pendant un mois ou deux. Ceci est une grande erreur. Nous conseillons à nos frères de veiller à unir et à réunir la famille, et de faire en sorte que les déjeuners et les dîners soient des occasions pour réunir toute la famille.

Toutefois, la femme ne doit pas se trouver avec des hommes étrangers, et ceci est en fait l’une des mauvaises habitudes prises par les gens, car elle contredit la religion. Elle consiste à ce que les hommes et les femmes se réunissent tous autour d’un repas même s’ils ne sont pas des Mahârim les uns pour les autres. Nous implorons d’Allah la guidée pour tous.

Fatwa de Cheikh Otheimine رحمه الله 
Recueil des Cours et des Fatwas de la Mosquée Sacrée de la Mecque, volume 3, page 245.

 

2 décembre 2014

« Le châtiment et les délices éprouvés dans la tombe s’appliquent réellement au corps et à l’âme »

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ibn Qayyîm al-Djawziyyah & SHeikh al-Islâm [Ibn Taymiyyah] رحمه الله

 

 

Ibn Qayyîm al-Djawziyyah رحمه الله a dit :

 

SHeikh al-Islâm [Ibn Taymiyyah] رحمه الله a été interrogé sur cette question et il répondit :

 

« Le châtiment ['adhâb] et les délices [na'îm] s’appliquent à l’âme et au corps à la fois selon l’avis unanime de la communauté des Sunnites [Ahl us-Sounnah wal-Djamâ'ah] ;

L’âme est tantôt séparément plongée dans les délices ou le châtiment tantôt elle est revêtue du corps.

Dans ce dernier cas, le châtiment ou les délices sont ressentis par les deux ensemble comme ils peuvent être ressentis par l’âme toute seule [...]

 

La doctrine des ancêtres de la communauté [madhhab as-Salaf al-Umma] et ses guides

 

Elle enseigne qu’après la mort on sera plongé soit dans des délices [na'îm], soit dans le châtiment ['adhab] et que cela est ressenti par l’âme [roûh] et le corps et que l’âme, une fois séparée du corps, plongera soit dans des délices soit dans le châtiment et qu’elle réintègre le corps parfois et lui fait partager délices et châtiment.

Et puis, après la grande résurrection, les âmes réintégreront leurs corps et les morts sortirent de leurs tombes pour se présenter au Maître des Univers [rabbî al-'âlamîne].

La résurrection des corps est admise aussi bien par les Musulmans que par les Juifs et Chrétiens [...] » [Kitâb « Ar-Roûh » de Ibn al-Qayyîm رحمه الله , p.152-155]

 

SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله dit aussi :

 

« Le dormeur peut au cours de son sommeil éprouver physiquement du plaisir ou de la douleur. Il peut même lui arriver [dans le cadre d'un rêve] d’être frappé au point qu’au matin, il ressente de la douleur. Il peut encore rêver dans son sommeil qu’on lui offre une nourriture agréable et se retrouve au matin avec la saveur dans la bouche.

Cela existe.

Le dormeur peut éprouver des délices et un châtiment qui touchent aussi bien son âme que son corps sans que celui qui se trouve à ses côtés s’en rende compte.

Il arrive même que le dormeur crie en raison de l’intensité de la douleur ou du cauchemar qui l’envahissent de sorte qu’une personne éveillée l’entend.

 

Il peut aussi réciter le Qor’ân ou des « dhîkr » ou prononcer une réponse de façon à se faire entendre par les personnes éveillées tout en dormant les yeux bien fermés… Si on lui parlait dans cet état, il n’entendrait pas. Comment alors nier l’état de l’enterré dont le Messager صلى الله عليه و سلم dit qu’il entend le bruit produit par leurs [ceux qui viennent de l'enterrer] sandales au contact du sol » et ses propos « vous ne m’entendez pas mieux qu’eux ? »

 

Le cœur ressemble à la tombe [al-Qabr].

C’est pourquoi quand il [le Prophète] صلى الله عليه و سلم manqua la prière d’al-asr lors du siège de la Fosse, il dit :

 

« Puisse Allâh remplir leurs ventres et leurs tombes de feu »

 

Selon une autre version :

 

« leurs cœurs et leurs tombes de feu ».

 

 

Allah les distingua dans sa parole :

 

« Et pour l’amour des richesses il est certes ardent. Ne sait- il donc pas que lorsque ce qui est dans les tombes sera bouleversé, » [Coran, 100/8-9]

 

Ceci est un rapprochement visant à confirmer la possibilité de cela [le châtiment dans la tombe].

 

Il n’est pas permis de dire que ce que le mort éprouve en fait de délices ou de châtiment est identique à ce que ressent le rêveur.

Bien au contraire, les délices et le châtiment dans la tombe sont beaucoup plus parfaits et ils sont réels.

On ne fait cette comparaison que pour expliquer la possibilité de cela à celui qui dit que le mort ne se remue pas dans sa tombe et le sol ne change pas, etc. Cette question est largement développée et il serait trop long de l’aborder ici exhaustivement. Allah le sait mieux [...]

 

Madjmu’ al-Fatâwa de Ibn Taymiyyah رحمه الله, vol-4 p.142-143

30 novembre 2014

Les actes annulatifs de la prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ils sont au nombre de huit :

 

1 - Parler volontairement et consciemment, en sachant que ceci annule la prière. Quant à celui qui a oublié ou est ignorant, sa prière n’est pas annulée.

 

2 - Rire.

 

3 - Manger.

 

4 - Boire.

 

5 - Découvrir les parties intimes.

 

6 - Dévier de façon importante de la direction de la Qibla.

 

7 - Multiplier les gestes inutiles de façon successive durant la Prière.

 

8 - Perdre ses ablutions.

 

Source : Les leçons importantes pour toute la communauté par Son Excellence : Sheykh ibn Baz رحمه الله  
  

30 novembre 2014

Uthmân Ibn Mad’ûn رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

‘Uthmân Ibn Mad’ûn était parmi les tous premiers convertis à l’Islam. D’une nature calme et austère, il avait un penchant marqué pour la vie ascétique. Il abhorrait, depuis sa plus tendre enfance, l’esprit libertin et obscurantiste de ses concitoyens et semblait toujours à la recherche d’une voie susceptible de le mener vers la Vérité. L’élan de son âme vers la révélation coranique fut donc des plus naturels dès lors qu’il avait trouvé la réponse à tous ses questionnements existentiels.

 

En effet, dès le moment où les lueurs de la Révélation commencèrent à poindre, illuminant les cœurs des chercheurs de Dieu, ‘Uthmân Ibn Mad’ûn n’hésita pas à aller rejoindre le groupe des disciples de Mohammed صلى الله عليه و سلم, les « compagnons » comme il sera d’usage de les appeler. Il deviendra ainsi un des habitués de la demeure  d’Al-Arqam, lieu où le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلمtransmettait et expliquait les versets révélés. Comme tous les musulmans faibles et sans défense, il sera la victime des persécutions et des exactions des païens qui s’acharnèrent sur lui. Il fera donc partie de ceux qui émigreront en Abyssinie pour échapper aux persécutions des qurayshites. Il y sera lors de la première et de la deuxième émigration en compagnie de son fils As-sayb. En Abyssinie, il gardera toujours sa foi en l’unicité de Dieu et la mission prophétique de Mohammed صلى الله عليه و سلم. Il restera fidèle au message en qui il avait trouvé paix spirituelle et sérénité.

 

Et les mois passèrent. ‘Uthmân et ses compagnons d’exil attendaient avec impatience le jour où ils pourraient revenir chez eux. Un jour, une rumeur parvint à nos exilés disant que la Mecque s’était convertie à l’Islam et que les qurayshites avaient fini par se prosterner devant le Dieu unique. Ce fut la joie chez Ibn Mad’ûn et ses compagnons, heureux d’entendre une telle nouvelle. Ils firent leurs adieux à l’accueillante et tolérante Abyssinie et reprirent le chemin du retour. Or, une déception les attendait. La conversion des qurayshites n’était qu’une rumeur sans fondement. La Mecque, du moins une grande partie de sa population, restait hostile au Message du Prophète صلى الله عليه و سلم. Il ne leur restait plus que la vieille pratique arabe du jiwâr, le droit de protection à un homme menacé ou traqué. Celui qui jouissait de ce droit de la part d’un noble était immunisé contre toute poursuite ou violence. Seuls, quelques exilés pouvaient se permettre ce privilège. Ibn Mad’ûn était de ceux-là. Il se mit sous la protection du chef qurayshite Al-Walîd Ibn Al-Mughîra et put, de ce fait, entrer librement à la Mecque. Plus personne ne pouvaient s’en prendre à lui, et il pouvait aller et venir à sa guise dans les rues de la Mecque. Ce n’était pas le cas, par contre, pour les autres croyants qui n’avaient pas eu le bonheur d’être protégés comme lui. Pour eux, les brimades continuèrent comme avant. C’est pourquoi, ne pouvant supporter de voir ses compagnons maltraités alors qu’il jouissait d’une protection, il alla trouver Al-Walîd Ibn Al-Mughîra et lui demanda de lever son immunité. Etonné, ce dernier lui dit : « pourquoi ô fils de mon frère ! Un des hommes de mon clan t’a-t-il fait du tort ? » – « Non, mais la protection de Dieu me suffit et je ne veux pas que quelqu’un d’autre me protège. » Al-Walîd lui dit alors : « Allons à la Ka’ba pour déclarer publiquement que tu n’es plus sous ma protection. » Devant l’oratoire, Al-Walîd déclara solennellement qu’Ibn Mad’ûn n’était plus, selon son désir, sous sa protection. Ibn Mad’ûn en fit de même et déclara qu’il avait demandé lui-même la levée de la protection.

 

C’était sa façon à lui de partager les souffrances de ses frères. Du jour au lendemain, il se retrouva comme eux, sans défense autre que celle de dieu. Un jour, alors qu’il passait devant une assemblée de qurayshites, il entendit le poète Labîd Ibn Rabî’a réciter des vers. Il s’assit devant eux tandis que Labîd déclamait les vers suivants : « toute chose en dehors de Dieu n’est que vanité. » Ibn Mad’ûn répliqua : « Tu dis vrai. » Labîd reprit : «  Tout bienfait est fait pour ne pas durer. » Ibn Mad’ûn répliqua : « Tu mens car les bienfaits du Paradis sont éternels. » Vexé, Labid se tourna vers ses auditeurs et  leur dit : « Ô peuple de quraysh ! Par Dieu, jamais auparavant un membre de votre assemblée ne se faisait traiter ainsi. Comment acceptez-vous cela ? » Une personne de l’assistance lui répondit : « Celui-là est insolent, il a apostasié notre religion. Ne fais pas attention à lui. »  Uthmân répliqua à l’homme et vice versa jusqu’à ce que la polémique se transforma en dispute. L’homme se leva et donna un coup de poing l’atteignant à l’œil. Al-Walîd Ibn Al-Mughîra qui avait assisté à la scène, dit à Ibn Mad’ûn : « Par Dieu ! Ô fils de mon frère, si ti étais sous ma protection, ton œil n’aurait pas été atteint. » Ce dernier lui dit : « Par Dieu, mon œil sain voudrait bien recevoir ce qu’à reçu l’autre œil pour l’amour de Dieu. Et sois assuré, je suis sous la protection de Celui qui est plus fort et plus puissant que toi. » Ibn Al-Mughîra lui proposa une nouvelle fois de revenir sous sa protection mais il déclina l’offre, confiant en sa foi en Dieu. Son destin et celui de ses frères parmi les faibles et les persécutés ne faisaient qu’un et il ne pouvait en être autrement.

 

C’est alors qu’eut lieu l’émigration de Médine des exilés d’Abyssinie qui purent échapper ainsi et d’une façon définitive aux persécutions des infidèles de Quraysh. La miséricorde de Dieu n’avait pas de limites. Après les épreuves et les vicissitudes, vint le temps de la quiétude et de la paix. A Médine, les croyants pouvaient se consacrer à l’adoration de Dieu sans craindre les exactions de qui que ce soit.

 

La vie de ‘Uthmân Ibn Mad’ûn était faite d’adoration passionnée et de renoncement aux plaisirs de ce monde. Il jeûnait le jour et s’absorbait dans les prières la nuit. Sa vie était devenue un hymne continuel à la gloire du Seigneur. Ayant renoncé d’une façon définitive aux attraits de la vie, il ne mangeait que des repas simples et ne portait que des habits en haillons ou en étoffes rugueuses. La vie  n’avait plus d’intérêt pour lui. Un jour, il entra à la mosquée, alors que le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم s’y trouvait avec un groupe de compagnons. Il portait un habit déchiré qu’il avait rafistolé avec un morceau de fourrure. En le voyant ainsi, le Prophète صلى الله عليه و سلم eut de la compassion pour lui et ses compagnons se mirent à pleurer. L’Envoyé de Dieu leur dit : « Qu’en êtes-vous du jour où l’un de vous portera le matin un vêtement et le soir un autre, où vous enveloppez vos demeures comme on enveloppe la Ka’ba ? » Les compagnons répondirent : « Nous souhaitons que tout cela se produise, ô Messager de Dieu et que nous soyons dans le bien-être et le confort. » Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم leur rétorqua : «  Certes ce jour arrivera mais sachez que la façon dont vous vivez aujourd’hui est préférable à celle que vous vivrez ce jour-là. »

 

Le renoncement de ‘Uthmân était tel qu’il alla jusqu’à négliger ses devoirs conjugaux. Le Messager l’appela un jour et lui dit : « Ô ‘Uthmân ! Tu as des obligations vis-à-vis de ta femme. C’est ainsi qu’est ma sunna en ce domaine. » Il revint à sa femme, mais continua sa vie de renoncement et d’ascétisme avec plus de rigueur. Car c’était là son tempérament et sa vocation. Le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم savait cela et lui manifestait un grand amour. Le jour de sa mort, il le pleura tellement que ses larmes inondèrent son visage. Il l’embrassa sur le front en lui disant : « Que Dieu te soit miséricordieux, ô Abû As-sayb ! Tu es parti de ce monde sans qu’il n’ait rien pris de toi, et sans que tu n’aies rien pris de lui. »

 

Le jour de sa mort, ‘Umar رضي الله عنه  dira : « Lorsque ‘Uthmân Ibn Mad’ûn décéda de mort naturelle, il perdit un peu de mon estime dans mon cœur. Je me suis dit : ‘Regardez un peu celui d’entre nous qui était le plus renonçant à ce monde. Voilà qu’il meurt de mort naturelle.’ Mais lorsque le Prophète صلى الله عليه و سلم décéda de mort naturelle et après lui Abû Bakr رضي الله عنه, je me suis dit : ‘Malheur à toi, les meilleurs d’entre nous meurent de mort naturelle.’ Et il reprit l’estime qu’il avait dans mon cœur. »

‘Umar رضي الله عنه s’attendait à ce que ‘Uthân meure sur le champ de bataille en martyr.  ‘Uthmân Ibn Mad’ûn, l’ascète, le sage, sera le premier musulman à mourir à Médine. Il sera aussi le premier à être enterré au cimetière d’Al-Baqî’. Que Dieu soit satisfait de lui !

 

Tiré du livre : Les compagnons du Prophète (tome1)
Les premiers hommes de l’Islam
Messaoud Abou Oussama

2 décembre 2014

La foi en Allah

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Louange à Allah qui envoya Son Messager avec la guidance (hudâ) et la Religion Vraie (Dînu-l-haqq) pour la faire prévaloir sur toute autre religion ; Allah suffit comme Témoin.

 

Je témoigne qu’il n’y a de dieu qui merite l’adoration en toute verite qu’Allah, l’Unique qui n’a point d’associé, en attestant Son existence et Son unicité (Tawhîd) à la fois.

 

Je témoigne que Muhammad est Son serviteur et Son Envoyé – Que la prière soit sur lui, sur sa famille et ses Compagnons et qu’Allah leur accorde salut et davantage encore.

 

Voici le credo du groupe qui aura le salut, et qui aura d’Allah assistance jusqu’au jour où se dressera l’Heure ; c’est la croyance des gens de la Tradition et du Consensus (Ahl as-sunna wal-Jamâ’a), elle revient à ajouter foi en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, en la Résurrection après la mort et en le destin imparti en bien ou en mal.

 

Participe de la foi en Allah, le fait de croire à la description que Allah a donnée de Lui-même dans Son Livre, et à celle qu’en fait Son Messager Muhammad صلى الله عليه و سلم, sans déformation, ni négation (Ta’til), sans s’interroger sur le comment de ses attributs (Takyîf) et sans anthropomorphisme (Tamthîl).

 

Les Gens de la Tradition et du Consensus pensent que :

« Il n’y a rien qui Lui ressemble ; et c’est Lui l’Audient, le Clairvoyant. » [S.42, II]

 

Ils ne nient rien de la description qu’Il a donnée de Lui-même.

Ils n’altèrent pas le sens des paroles révélées, ne L’offensent pas dans Ses noms et ne dénaturent pas le sens de Ses versets (Ayât). Ils ne comparent pas non plus les attributs d’Allah à ceux de Ses créatures, car Allah n’a ni homonyme ni égal à Lui.

Il ne peut être connu par analogie avec Ses créatures – Gloire à Lui et qu’Il soit exalté – car II se connaît et connaît tout ce qui est en dehors de Lui mieux que quiconque. Il n’est pas plus Véridique que Lui lorsqu’Il parle ni plus beau récit que le Sien.

 

Ses Envoyés sont véridiques et foi a été ajoutée à leur mission, contrairement à ceux qui disent sur Allah ce qu’ils ne savent pas. C’est pourquoi Allah le Glorieux et le Très- Haut dit :

 

« Gloire à ton Seigneur, le Seigneur de la puissance. Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent ! Et paix sur les Messagers, et louange à Allah, Seigneur de l’univers ! » [S/37, V/180-182]

 

Il s’est déclaré au-dessus des attributs que Lui ajoutent les contradicteurs des Envoyés, puis II a salué Ses Messagers car leurs propos portent la marque de la perfection.

 

Touchant Ses descriptions et Ses attributs. Allah recourt aussi bien à la négation (Nafy) qu’à l’affirmation (lthbâth). Les Gens de la Tradition et du Consensus ne s’écartent pas du Message apporté par les Envoyés, car il représente la voie rectiligne, celle des gens qu’Allah a gratifiés : Prophètes, véridiques, martyrs et vertueux.

 

Auteur : Ibn Taymiyya رحمه الله

Al-Wasitiyya

2 décembre 2014

Le juste milieu en religion

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaykh Al ‘Utheymine رحمه الله  a été questionné sur la finalité du juste milieu en religion

 

Il a répondu en disant :

 

Le juste milieu en religion consiste pour l’homme à ne pas exagérer en allant au delà de ce sur quoi Allah a posé des limites, et à ne pas être laxiste en n’accomplissant pas ce sur quoi Allah a posé des limites.

 

Le juste milieu en religion consiste à s’accrocher à la Sirah du Prophète صلى الله عليه و سلم, l’excès consiste à exagérer dessus et le laxisme à ne pas l’apprendre.

 

En voici l’exemple: Un homme qui dit : « Je veux prier jusqu’à ma mort toutes les nuits sans dormir, car la Salat est parmi les actes d’adoration les plus méritoires, j’aimerais donc passer toutes mes nuits en prière. »

Nous disons : ceci est de l’excès dans la religion d’Allah, et n’est pas conforme à la vérité, et une chose similaire s’est produite à l’époque du Prophète صلى الله عليه و سلم, lorsqu’un groupe d’hommes s’est réuni et on dit chacun à leur tour :  » Moi, je prie toute la nuit et je ne dors pas » ; Un autre lui dit : « Je jeûne et je ne romps pas mon jeûne » ; Et le troisième dit : « Je n’épouse pas les femmes. » Le Prophète a été informé de cela et dit : « Est-ce bien vous qui avez dit telle et telle chose? Je jeûne et je romps mon jeûne, je prie la nuit et je dors, et j’épouse des femmes. Celui qui se détourne de ma Sunnah ne fait pas partie des miens. »

 

Ces personnes ont donc exagéré dans la religion et le Messager صلى الله عليه و سلم s’est désavoué d’eux car ils se sont détournés de sa Sunnah, qui comprend le jeûne et la rupture du jeûne, la veillée en prière et le sommeil, et le mariage avec les femmes.

 

Quant au laxiste : il est celui qui dit : « Je n’ai pas besoin d’agir avec dévouement, je ne me dévoue donc pas et je me contente uniquement des actes obligatoires. » Et peut-être même qu’il sera négligent dans les actes obligatoires. Voilà ce qu’est un laxiste. Le tempéré est celui qui évolue avec ce sur quoi étaient le Messager صلى الله عليه و سلم et ses Califes Bien Guidés.

 

Un autre exemple: Trois hommes se retrouvent face à un homme pervers.

L’un deux dit : « Moi, je ne salue pas ce pervers, je m’éloigne et m’écarte de lui, et je ne lui parle pas. »

Quant au second, il dit : « Moi, je marche avec ce pervers, je le salue, je me réjouis de le voir, je l’invite chez moi, je répond à son invitation et je me comporte comme si il était un homme vertueux. »

Quant au troisième, il dit : « Concernant ce pervers, je le déteste pour sa perversion et je l’aime pour sa foi. Je ne m’écarte pas de lui sauf si cet écartement peut être la cause de son retour à la vertu. Si cet écartement ne lui permet pas de se corriger, mais est au contraire la cause de l’augmentation de sa perversion, alors je ne m’écarte pas de lui. »

Nous disons : Le premier est un exagérateur extrémiste, le second est un laxiste est le troisième est dans le juste milieu.

 

Troisième exemple: Un homme prisonnier de sa femme. Elle l’oriente dans la direction qu’elle souhaite. Il ne la détourne pas du péché et ne l’exhorte pas à la vertu. Elle a pris possession de sa raison et elle devient celle qui détient l’autorité. Un autre homme qui fait preuve d’oppression, d’orgueil et de vanité à l’égard de sa femme. Il ne s’intéresse pas à elle et se comporte comme si elle était inférieure à un domestique.

Et un troisième homme, dans le juste milieu, agit (avec sa femme) en conformité avec l’ordre d’Allah عز و جل et de son Messager صلى الله عليه و سلم : « Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. » (2/228) et « Un croyant ne déteste pas une croyante. Si un de ses côtés lui déplaît, il acceptera d’elle un autre de ses cotés. » (Rapporté par Muslim)

Le dernier homme se trouve donc dans le juste milieu. Le premier est un laxiste et le second se comporte de façon exagérée avec sa femme.

  

2 décembre 2014

Abû Ubayda Al-Jarrâh رضي الله عنه

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

« Chaque communauté à un garant parmi ses membres. Quand au garant de ma communauté, c’est Abû ‘Ubayda Al-Jarrâh. »

 Parole du Prophète Mohammad صلى الله عليه و سلم rapportée par Bukhârî et Muslim.

 

C’est grâce à Abû Bakr رضي الله عنه, dont il était l’ami, qu’Abû ‘Ubayda Ibn Al-Jarrâh est venu à l’Islam. Il fut donc parmi les premiers convertis qui se réunissaient à la maison de Compagnon Al-Arquan au début de la Révélation. Lors de la deuxième émigration en Abyssinie, il fut du nombre de ceux qui partirent chercher protection auprès du Négus sur la recommandation du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم. Mais il ne tarda pas à retourner auprès du Prophète صلى الله عليه و سلم et à être présent à la journée décisive de Badr. Ce jour-là, notre compagnon fit preuve d’un courage exemplaire et d’une foi surhumaine.

 

Durant la bataille de Uhud, notre compagnon résista aux assauts des qurayshites. Il ne cessait de scruter l’endroit où se trouvait le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم de peur qu’il ne lui arrive quelque chose de fâcheux. Il se souciait de la vie di Prophète صلى الله عليه و سلم plus que sa propre vie. Tout à coup, il vit avec effroi une flèche atteindre l’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم. Il se dégagea violemment de soldats ennemis qui l’entouraient et courut vers l’endroit où se trouvait le Prophète صلى الله عليه و سلم. Heureusement, ce dernier n’était que blessé. Du sang coulait de son visage béni. L’Envoyé de Dieu essuyait son visage en disant : « comment un peuple pourrait-il prospérer lorsqu’il blesse le visage de son Messager dont le seul tort est de les appeler à leur Seigneur ? » Notre compagnon s’approcha de ce dernier et vit que deux mailles provoquaient une effusion de sang. Sans perdre un instant, Abû ‘Ubayda s’approcha du visage du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم et tira avec ses incisives les deux mailles. Il ne réussit pas à les arracher mais il perdit, hélas, ses incisives. L’essentiel pour lui était d’avoir soulagé le Prophète صلى الله عليه و سلم de ses blessures.

 

Cet homme exceptionnel par sa foi et son engagement pour l’Islam avait gagné toute la confiance et l’estime du Prophète صلى الله عليه و سلم à tel point que celui-ci l’avait surnommé « Le garant de la communauté ». Les raisons ayant amené le Prophète صلى الله عليه و سلم à le surnommer ainsi sont les suivantes : un jour, une délégation de chrétiens de Najrân vint à Médine pour se convertir. A la fin de la cérémonie d’allégeance, les membres de celle-ci dirent au Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم : « Délègue-nous un de tes compagnons pour nous servir de juge. » Le Prophète صلى الله عليه و سلم leur répondit : « Revenez ce soir et je vous indiquerai l’homme le plus apte à vous servir de juge. » ‘Umar dira alors : « Je partis très tôt à la prière de midi dans l’espoir que je serai la personne à laquelle faisait allusion le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم. A la fin de la prière, le Prophète صلى الله عليه و سلم se mit à regarder à droite et à gauche comme s’il cherchait quelqu’un. Je me mis alors à lever la tête de façon à attirer son attention, mais il continua à scruter l’assistance jusqu’à ce qu’il vit Abû ‘Ubayda. Il l’appela alors et lui dit : « Vas avec eux et juge leurs différends en toute équité. » Voyant cela, je me suis dit : « Ubayda a eu cette faveur. »

 

C’est dire combien le Messager صلى الله عليه و سلم estimait et appréciait ce compagnon. Il faut dire aussi que cet homme exceptionnel fut toujours à la hauteur des responsabilités qu’on lui confiait. Un jour, l’Envoyé de Dieu صلى الله عليه و سلم lui confia le commandement d’une expédition composée de trois  cent hommes afin d’intercepter une caravane appartenant à Quraysh. Ils n’avaient comme provision qu’un sac de dattes et de l’eau. La distance à parcourir était très longue et la route périlleuse, mais Abû ‘Ubayda tenait à remplir cette mission. Comme les provisions étaient limitées, les membres de l’expédition ne mangeait qu’une poignée de dattes chacun. Lorsque celles-ci commencèrent à s’épuiser, ils en arrivèrent à manger une seule datte par jour. Une fois les dattes épuisées, ils furent réduits à ramasser les feuilles des arbres, à les écraser et à les mâcher en les accompagnent d’eau. C’est pour cette raison que cette expédition fut appelée dhât al-khabt (celle des feuilles mortes). La responsabilité de cette mission fit oublier à ‘Ubayda et à ses compagnons les affres de la faim et la fatigue du voyage. Leur seul souci était de mener à terme la mission dont les avait chargés le Prophète صلى الله عليه و سلم.

 

Abû ‘Ubayda fut toujours fidèle à son serment d’allégeance fait au Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم lors de sa conversion à l’Islam. Il fut ainsi de tous les événements et de toutes les batailles où le destin de l’Islam se décidait. Jamais il n’avait failli à son surnom de « garant de la communauté ».

 

Après la mort du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم, ‘Umar Ibn Al-Khattâb voulut prêter serment d’allégeance à Abû ‘Ubayda, le jour de la fameuse réunion de la Saqîfa, il lui dit : Abaisse ta main que je te prête serment d’allégeance car j’ai entendu le Messager صلى الله عليه و سلم  dire : « Chaque communauté a un garant parmi ses membres. Quant au garant de ma communauté, c’est Abû ‘Ubayda.» Et notre compagnon de lui répondre : « Il n’est pas question pour moi de prendre la place d’un homme à qui le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم avait confié le soin de nous diriger dans les prières, ce qu’il fit jusqu’à la mort du Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم. » C’est ainsi qu’il désista au profit d’Abû Bakr en le servant durant tout son califat avec fidélité et loyauté.

 

Il en fut de même avec ‘Umar qui lui confia à plusieurs reprise le commandement des armées musulmanes. Mais notre compagnon ne se laissa jamais griser par le pouvoir et se considéra toujours comme un simple soldat parmi tant d’autres. L’exemple suivant montre à quel point l’humilité de ce compagnon était admirable. En effet, dès son accession au califat, ‘Umar décida de relever Khâlid Ibn Al-walîd du commandement des armées musulmanes en Syrie et de remplacer par Abû ‘Ubayda. Ce dernier, à qui un émissaire du Calife avait remis un message l’informant de cette décision, garda le secret et n’en révéla rien à son chef Khâlid. Il le laissa continuer son commandement sans l’informer de la teneur du message du calife.  Ce n’est qu’une fois les conquêtes terminées, que notre compagnon montra le message du calife à Khâlid. Ce dernier, après l’avoir lu, dit à Abû ‘Ubayda : « Que Dieu te fasse miséricorde ô Abû ‘Ubayda ! Pourquoi ne m’as-tu pas remis cette lettre dès sa réception ? » Abû abayda lui répondit : « Je n’ai pas voulu briser tes offensives victorieuses et puis ce n’est pas le pouvoir ni les biens de ce bas monde qui nous intéressent. Ne sommes-nous pas tous frère en Dieu ? »

 

Après la conquête de Damas, le Calife ‘Umar nomma Abû ‘Ubayda gouverneur de la ville. Celui-ci donnera alors la pleine mesure de ses qualités de justice, d’humilité et de détachement des biens de ce monde que ‘Umar exigeait de ses gouverneurs. Un jour, lors d’une visite à Damas, ‘Umar se rendit chez son gouverneur et vit qu’il n’y avait aucun meuble dans sa demeure à l’exception de son bouclier, de son épée et de sa selle. ‘Umar lui demanda en souriant : « Pourquoi n’achètes-tu pas pour toi-même ce que les gens achètent ? »

 

Abû ‘Ubayda lui répondit : « Ô émir des croyants, cela me donnera envie de faire la sieste ! » En effet, ce compagnon de la première heure ne connaissait jamais le repos. S’il n’était pas en adoration de nuit et de jour, s’il n’était pas au service de ses administrés, il était en campagne pour d’autres conquêtes de l’Islam.

 

Un jour, une terrible peste se propagea en Syrie ou Abû ‘Ubayda était en campagne à la tête des armées musulmanes. De nombreux habitants de Syrie périrent à la suite de cette épidémie. Ceci amena ‘Umar à envoyer un message urgent à Abû ‘Ubayda dans lequel il disait : « Si mon message que voici te parvient la nuit n’attends pas le jour pour me rejoindre. » Abû ‘Ubayda prit connaissance du message puis dit à ses hommes : « J’ai compris les intentions du calife. Il veut préserver ce qui ne peut être préservé. » Ensuite, il répondit en ces termes : « Ô émir des croyants ! J’ai compris combien tu as besoin de moi. Mais je suis dans une armée de musulman et je n’éprouve aucun désir de me préserver de ce qui les atteint. Je ne veux pas les quitter jusqu’à ce que Dieu accomplisse sa volonté à mon égard et à leur égard. Alors de grâce, lorsque ma réponse te parviendra, délie-moi de ta décision et laisse-moi demeurer là où je suis. » En lisant la réponse de son gouverneur, ‘Umar se mit à pleurer. Ceux qui étaient avec lui dirent : «  Est-ce Abû ‘Ubayda qui vient de mourir, » Il leur répondit : « Non, mais il ne va pas tarder à partir. » En effet, la terrible épidémie ne tarda pas à le toucher et il tomba malade. Sentant sa fin proche, il fit réunir ses hommes et leur dit : « Je vous laisse ces recommandations qui vous apporteront le bonheur tant que vous y demeurerez attachés : faites la prière, jeûnez le mois de ramadan, donnez les aumônes, faite le grand et le petit pèlerinage, portez-vous conseil les uns les autres et portez conseil à vos gouvernants. Ne les trompez pas et ne laissez pas la vie d’ici-bas vous séduire. Même si un homme arrive à vivre mille ans, il n’aura pas d’autre échappatoire que de passer par la voie que je m’apprête à emprunter. Que la prière et le salut de Dieu soit sur vous ! » Il se tourna ensuite vers Mu’âdh et lui dit : « Ô Mu’âdh ! Charge-toi de diriger la prière. » Il rendit l’âme quelques instants après.

 

Après la prière des morts, Mu’âdh fera son éloge posthume en ces termes : « Ô hommes ! Vous venez de perdre un être exceptionnel dont je n’ai jamais vu de pareil dans sa piété, sa pureté de cœur, sa soif de l’Au-delà et sa sollicitude envers les gens. Demandez pour lui la miséricorde de Dieu, il vous sera fait miséricorde. »

 

C’est ainsi que, depuis ce jour, repose dans la terre de Jordanie le corps noble et pur d’un juste, d’un homme exceptionnel que le Messager de Dieu صلى الله عليه و سلم avait qualifié de garant de la communauté.

 

Tiré du livre les compagnons du Prophète (tome 1)

Les premiers hommes de ‘Islam de Messaoud abou Oussama

2 décembre 2014

Le visage radieux

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cheikh Muhammad Ibn Salîh Al ‘Utheymine رحمه الله

 

 

La gaieté du visage est le fait d’avoir le visage radieux illuminé quand il rencontre la créature. Son opposé est le visage renfrogné.

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Ne méprisez rien de convenable, ne serait-ce que le fait de rencontrer ton frère avec un visage gai. » (Rapporté par Muslim et At Tirmidhi)

 

Il a été rapporté d’après Ibn ‘Abbas رضي الله عنه, qu’on l’a questionné concernant la bonté il a dit : « un visage radieux et une langue douce. »

 

Certains poètes ont dit : « Mon petit fils, la bonté est une chose simple, c’est un visage radieux et une langue douce. »

 

La gaieté du visage fait rentrer la joie chez les gens, elle attire l’amour et la tendresse, elle induit la largesse de la poitrine pour ta propre personne et les gens qui viennent a ton encontre.

 

Mais si tu es renfrogné, les gens te fuient. Ils ne désirent pas s’asseoir avec toi, ni discuter avec toi. Il se peut même qu’il t’arrive un complexe psychologique, voire une maladie dangereuse qui est appelé la tension

 

En effet, avoir une poitrine large, un air épanoui est le meilleur des remèdes pour empêcher ce mal. Voilà pourquoi les médecins conseillent à ceux qui sont éprouvés par ce mal de s’éloigner de tout ce qui peut les fâcher, les contrarier et les mettre en colère car ceci ne fait qu’ajouter à sa maladie. Donc, ces deux caractères solutionnent cette maladie et ainsi l’homme devient aimé auprès des créatures et noble envers eux.

2 décembre 2014

L’imam Mouslim رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Son nom

 

Abou al Hussayn Mouslim ibn al Hajjàj ibn Mouslim ibn Ward an Naysàbùri était originaire d’une tribu arabe d’où est tiré son nom de famille : Al Quchayri. Quant à An Naysàbùri c’est un dérivé du nom de son pays de séjour, le Nichapour, une grande cité du Khorassan. Sa date de naissance, incertaine, se situe autour de 204 ou 206 de l’hégire (819-821 calendrier grégorien)

 

Son enfance

 

Le milieu où il a été élevé lui a facilité l’apprentissage de la science utile. En effet, le Nichapour était un pays animé par les sciences de la loi islamique. On y trouvait de nombreux enseignants et étudiants. Son père était parmi ceux qui s’intéressaient à la science et c’est probablement lui qui l’a encouragé dans ce chemin. Dés l’âge de 12 ans (ou 14 ans) il participait aux séances de Hadith. Deux ans plus tard, à l’occasion de son pèlerinage (il était encore un garçon imberbe), il rencontra les savants de la Mecque ainsi que d’autres savants alors qu’il était sur la route du voyage. Il entreprit de nombreux voyages (autour du Khorassan, en Irak, au Hidjaz, dans le Châm, en Egypte …) en quête de Hadith à cause de la dispersion des transmetteurs.

 

 

Sa quête de la science

 

Il avait placé la science du Hadith en tête de ses préoccupations, qui consiste à connaître les contextes du Hadith, ses chaînes de transmetteurs, ses énoncés…. dans le but de les préserver et d’en distinguer l’authentique du faible.


Son recueil SAHIH MOUSLIM est considéré par l’ensemble de la nation musulmane comme étant la seconde source dans l’autorité sunnite après SAHIH AL BOUKHARI. L’élaboration de cette œuvre dura 15 années pendant lesquels l’Imam Mouslim ne cessa de la remanier et de la corriger. Il dira à son propos: « J’ai exposé ce répertoire de 300 000 traditions entendues« .


Et il ajoutera: « Je n’ai rien inséré à ce recueil sans argument et je n’ai rien exclu sans argument ».


Il connaissait les noms, les surnoms, les noms de famille, la généalogie, l’histoire et les décès des transmetteurs du Hadith, comme un vérificateur perspicace. Il les critiquait ou les louait afin de distinguer les dignes de confiance des médiocres. Il est aussi compté parmi les pionniers de la science du Hadith défectueux qui est la science la plus subtile et la plus ardue. Il était digne de confiance et réputé pour sa grande mémoire. Il cita le nom de ses professeurs dans ses ouvrages. Ad Dhahabi en a compté 220, mais en réalité la liste est beaucoup plus longue.


Il a suivi les enseignements de l’imam al Boukhari qu’il accompagnait partout pendant une longue période. Ad Daraqutni raconte: « Sans al Boukhari, Mouslim n’aurait rien pu« . Malgré cela, il critiquait indirectement la méthode de travail de ses professeurs: al Bukhari et al Madini, ce pour quoi il reçu de nombreux reproches de la part des savants. C’est probablement pour cela qu’il ne rapporta pas d’après al Madini. Il ne rapporta pas non plus selon al Boukhari et Ad Dhuhli par souci de rester neutre dans l’affaire qui opposait ces deux professeurs : Mouhammad ibn Yahyia Ad Dhuhli prétendait que al Boukhari disait que le Coran était une création. Al Boukhari, innocent de toute accusation, disait plutôt que le Coran était la parole d’Allah, le Très Haut, non créée. Pourtant, Ad Dhuhli avait interdit à ses élèves de fréquenter al Boukhari, jusqu’à  ce que celui-ci quitta le Nichapour. Au cours de ce calvaire, tout le monde rompait les liens avec al Boukhari, à l’exception de Mouslim qui faisait cause commune avec lui. Lors d’une séance d’enseignement ad Dhuhli fit une remarque au sujet de al Boukhari, Mouslim se leva et s’en alla, après quoi, Mouslim rassembla tout ce qu’il avait écrit d’après lui et le renvoya à son domicile. Il s’occupa de diffuser son savoir à travers le monde par sa langue et par sa plume. Il fut d’ailleurs l’un des premiers à conserver en livre les traditions, ce qui était à l’époque assez rare. Parmi ses œuvres, il y en a qui ont été conservées, d’autres ont été égarées. Mais la majeure partie traitait du domaine du Hadith. …

 

Sa fin

 

Mouslim رحمه الله s’est éteint dans la soirée du dimanche au mois de Rajab en l’an 261 de l’hégire (874 grégorien) dans le pays du Nichapour. Il était âgé de 50 et quelques années. Prions qu’Allah lui accorde Sa miséricorde et Sa satisfaction. 

 

30 novembre 2014

L’histoire de Ayoub عليه سلام

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici en vidéo, un extrait des “histoires des prophètes” avec l’histoire de Ayoub عليه سلام, raconté par le sheykh Nabi el-Awadi حفظه الله

 Vous avez 1 épisodes divisés en 3 parties :

 

Les Histoires des Prophètes E15 [Ayyûb Job] vost fr - part 1/3

 

Les Histoires des Prophètes E15 [Ayyûb Job] vost fr - part 2/3

 

Les Histoires des Prophètes E15 [Ayyûb Job] vost fr - part 3/3

30 novembre 2014

Les Angoisses du Jour Dernier

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Shaikh Muhammad ibn Salih Al-‘Uthaymin رحمه الله

 

Ô vous, les humains ! Craignez Allah le Très-Haut, et méditez sur votre vie d’ici-bas et votre vie dans l’au-delà, sur votre vie et sur votre mort, sur votre temps présent et votre futur. Méditez, donc, sur la vie présente et sur ceux qui ont vécu avant vous parmi lesquels les tout premiers et les derniers d’entre eux. Certes, il y a en eux, une leçon pour ceux qui en tiennent compte. Ils ont, en effet, bel et bien exploité et peuplé la terre, et ils nous surpassaient tant en bien et dans la descendance, qu’en puissance et dans l’exploitation de la terre. Malgré cela, ils disparurent sans laisser de traces, comme s’ils n’avaient jamais existé, et ils n’appartiennent, désormais, qu’au passé. Vous suivez, actuellement, leur même chemin, et vous deviendrez inéluctablement ce qu’ils sont devenus. صلى الله عليه و سلم si elles étaient bonnes, alors le chemin n’en sera que plus facile, mais si elles étaient mauvaises, alors le chemin n’en sera que plus mauvais.

Ce jour, on soufflera dans la trompe, dès lors les gens surgiront de leurs tombes pour le Seigneur de l’univers, ils seront pieds nus sans aucunes chaussures, nus sans aucun habit, et non circoncis.

Le prophète صلى الله عليه و سلم informa Aïcha رضي الله عنها de cela, puis elle dit :

« Ô Messager d’Allah ! Les hommes et les femmes seront-ils ensemble et l’un pourra contempler l’autre ! » Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم rétorqua« La situation sera suffisamment terrible pour que l’homme prenne le temps de contempler les femmes, et réciproquement. La situation sera suffisamment terrible pour que la mère s’interroge sur son enfant, et pour que le fils s’interroge sur son père »,

 

 

« Puis quand on soufflera dans la trompe, il n’y aura plus de parenté entre eux ce jour-là, et ils ne se poseront pas de questions. » 
(Sourate ‘Les croyants’ verset 101),

 

« Le séisme [qui précédera] l’heure est une chose terrible. Le jour où vous le verrez, toute nourrice oubliera ce qu’elle allaitait, et toute femelle enceinte avortera de ce qu’elle portait. Et tu verras les gens ivres, alors qu’ils ne le sont pas. Mais le châtiment d’Allah est dur. » 
(Sourate ‘Le pèlerinage’ verset 2)

 

On verra ce jour-là des cœurs agités d’effroi, et des regards baissés et humiliés. On verra ce jour-là les livres des comptes déployés qui sont les feuilles où sont inscrites nos œuvres. C’est ce jour où le croyant tiendra son livre de sa main droite, alors que le mécréant le saisira de sa main gauche ou derrière son dos. Ainsi, celui qui recevra son livre de sa main droite, dira joyeusement et radieusement : « Tenez ! Lisez mon livre », « par contre celui qui recevra son livre de sa main gauche » dira tristement, et avec désespoir : « Hélas pour moi ! J’aurais souhaité qu’on ne m’ait pas remis mon livre », et il invoquera la destruction sur lui-même. Ce jour, on placera les balances où seront pesées les œuvres des créatures qu’elles soient bonnes :

« Quiconque fait un bien fût-ce le poids d’un atome, le verra ».
(Sourate ‘Le séisme’ verset 7)

 

Allah dit :

« Au jour de la résurrection, Nous placerons les balances exactes. Nulle âme ne sera lésée en rien, fût-ce du poids d’un grain de moutarde, nous le ferons venir. Nous suffisons largement pour dresser les comptes. » 
(Sourate ‘Les prophètes’ verset 41).

 

Ce jour-là, on verra, également, les gens qui déferleront comme les flots les uns sur les autres, alors qu’un malheur et une angoisse insupportables les affligeront, et ils diront : pourquoi vous ne chercheriez pas quelqu’un qui puisse intercéder en votre faveur auprès de votre Seigneur ? Ils allèrent trouver Adam, puis Noé, puis Ibrâhîm, puis Moussa (Aleyoum salem), mais ils présentèrent tous des excuses, ensuite ils iront voir ‘Issa (Aleyi salem) qui dira : « je ne peux rien faire, mais allez, donc, trouver Muhammad le serviteur à qui Allah a pardonné ses péchés passés et futurs. Ils iront, donc trouver le Prophète صلى الله عليه و سلم qui dira en étant fier de ce qu’Allah lui a donné comme gratitude : « je suis celui qui lui faut (pour le début du jugement) ». C’est alors qu’il demande la permission à son Seigneur, et soudain, il tombe en prosternation, puis Allah lui offrira, pour toutes les louanges et les remerciements (que le Prophète ne cessa de prodiguer dans la vie d’ici-bas), ce qu’Il n’a jamais offert à personne auparavant, et Allah le laissera ainsi prosterner le temps qu’Il voudra, puis Il lui dira : « Ô Muhammad ! Relève ta tête. Parle et tu seras écouté. Intercède et on acceptera ton intercession. Demande et on te donnera. »

Ce jour-là, Allah descendra pour trancher entre les créatures, et pour les juger. Allah s’isolera Lui et son serviteur croyant, ne dévoilera pas ces péchés, lui parlera sans qu’il n’y ait entre eux besoin de traducteur, Il l’informera de ses péchés jusqu’au moment où le serviteur admettra et reconnaîtra pour qu’ensuite la faveur d’Allah sur lui se dévoile lorsqu’Allah lui dira : « Je n’ai pas dévoilé tes péchés dans la vie d’ici-bas, et aujourd’hui, Je te les pardonne ».

Ce jour-là, il y aura le bassin du prophète صلى الله عليه و سلم où les créatures apaiseront leurs soifs. Son eau est plus blanche que le lait, son goût est plus sucré que le miel, et son odeur est plus agréable que celle du musc. Sa longueur mesure un mois (de marche), ainsi que sa largeur. Ses coupes sont aussi nombreuses et éclatantes que les étoiles dans le ciel. Seuls sont ceux qui ont cru en lui et suivi sa sunna qui boiront de ce bassin. Celui qui en boira une seule gorgée n’aura plus jamais soif après cela. Les premiers qui en boiront sont les pauvres Mouhâdjirînes (personnes qui fuirent de la Mecque, encore habitée par les polythéistes, vers Médine).

Ce jour-là, le soleil se rapprochera des créatures d’une distance de mile, les gens nageront dans leur transpiration selon la nature de leurs actions. Chez certains d’entre eux, la transpiration atteindra les chevilles, chez d’autres, elle atteindra les genoux, chez d’autres, elle atteindra le niveau des reins, et chez d’autres, la transpiration les submergera entièrement. Par ailleurs, Allah couvrira de Son ombre celui qu’il voudra, le jour où il n’y aura aucune ombre à part la Sienne.

 


Ce jour-là, Allah interpellera Adam : « Ô Adam ! », il répondra : « À votre service ! À vos ordres mon Seigneur ! Tous les bienfaits sont entre vos Mains ». Il lui dira : « Extrais de ta descendance ceux qui seront envoyés en enfer ». Adam demandera : « Mais qui sera envoyé en enfer ? » Il répondra : « Sur mille personnes, neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (seront envoyés en enfer). » C’est à cet instant où le jeune se fera des cheveux blancs.

 


Ce jour-là, sera déposé le pont au-dessus de la Géhenne, dont l’épaisseur sera plus fine qu’un cheveu, et qui sera plus aiguisée qu’une épée. On enverra le dépôt et les liens de parenté qui se poseront sur les flancs droits et gauches du pont, alors que les gens le traverseront selon la nature de leurs actions. Leur situation sur le pont dépendra de leurs actions, il y en a parmi eux qui le traverseront d’un clin d’œil, d’autres d’un coup de tonnerre, d’autres le traverseront en rampant, d’autres entre les deux, et votre Prophète se tiendra debout sur le pont en disant : « Ô Seigneur ! Préserve-nous, préserve-nous ! ». On verra suspendus sur les bords du pont, des crochets dirigés (par Allah) qui agripperont tous ceux qu’on lui ordonnera de saisir : soit cette personne sera écorchée puis secourue, ou soit elle sera ancrée en enfer.

Ce jour-là, les gens se diviseront en deux groupes, un groupe sera au paradis et l’autre dans la fournaise ardente :

 

« Le jour où l’heure arrivera, ce jour-là ils se sépareront (les uns des autres). Ceux qui auront cru et accompli de bonnes œuvres se réjouiront dans un jardin ; et quant à ceux qui n’auront pas cru et auront traité de mensonges nos signes ainsi que la rencontre de l’au-delà, ceux-là seront emmenés au châtiment. » 
(Sourate ‘Les romains’ verset 14, 15 et 16)

 

Ô les serviteurs d’Allah ! Craignez-le donc, et préparez-vous pour ce jour, car il est inévitablement votre seule destination, et sans le moindre doute votre ultime rendez-vous.


Par ailleurs, même si ce jour est immense, dur, et terrible, il sera facile pour les pieux croyants, car Allah dit :

 

« Et ce jour sera difficile aux mécréants. »
(Sourate ‘Le discernement’ verset 26)

 

Croyez donc, en Allah, et sachez qu’Allah connaît ce qu’il y a dans vos poitrines, prenez-y garde.

Ô créateur des cieux et de la terre, celui qui connaît l’invisible et le visible, nous te demandons par le fait que nous attestons que Tu es Allah, nulle divinité à part Toi, l’Unique, le seul à être imploré pour ce que nous désirons, Celui qui n’a pas engendré, et qui n’a pas été engendré, et qui n’a aucun égal ; nous te demandons ô Celui qui est plein de majesté et de largesse, ô le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même ! Nous te demandons d’alléger pour nous les angoisses de ce jour, et de nous rendre ce jour-là bienheureux, et fais-nous rejoindre les vertueux.

 

 

 

2 décembre 2014

Frapper ses enfants

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Est-il permis au père ou à la mère de punir son enfant en le frappant ou en mettant dans sa bouche quelque chose d’amer ou de piquant comme du piment, s’il a commis une faute ?

 

Réponse :

 

Le punir en le frappant est permis s’il a atteint un âge où cela lui serait profitable, et la plupart du temps c’est une dizaine d’années. Mais lui faire avaler quelque chose de piquant n’est pas permis, plutôt, cela le marquera et il se peut qu’il ait des boutons dans sa bouche à cause de cela ou qu’il ait des brûlures d’estomac. Et cela peut être néfaste contrairement au fait de le frapper, car cela est fait sur l’extérieur du corps. Il n’y a donc pas de mal si c’est pour corriger l’enfant et si ce n’est pas un coup violent.

  

2 décembre 2014

Les 40 qualités pour entrer au Paradis

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Abd-Allah ibn Amru ibn Al As رضي الله عنه rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Il y a 40 qualités dont la plus haute est de donner une bête laitière à quelqu’un afin qu’il tire profit de son lait pendant toute sa période de lactation. Quiconque met en pratique l’une de ces qualités espérant sa récompense et en croyant à ce qui a été promis, Allah le fera entrer au paradis" 
 (hadith rapporté par al Bukhari)

 

- La 1ère qualité : Donner une bête laitière à quelqu’un afin qu’il tire profit de son lait pendant toute sa période de lactation.

 

- La 2ème qualité : Dégager des objets encombrants sur le chemin

 

- La 3ème qualité : Abreuver des animaux

 

- La 4ème qualité : Rendre visite au malade

 

- La 5ème qualité : Rendre visite à un frère en Allah

 

- La 6ème qualité : Accepter ce qu’Allah donne comme bien

 

- La 7ème qualité : Prescrire le bien

 

- La 8ème qualité :  proscrire le mal

 

- La 9ème qualité : venir en aide au sot (maladroit)

 

- La 10ème qualité : venir en aide au vaincu

 

- La 11ème qualité : se retenir de nuire aux gens

 

- La 12ème qualité : répondre au salut (salem)

 

- La 13ème qualité : suivre un cortège funèbre

 

- La 14ème qualité : répondre à une invitation

 

- La 15ème qualité : invoquer Allah pour celui qui éternue

 

- La 16ème qualité : être le premier à passer le salem

 

- La 17ème qualité : donner des conseils

 

- La 18ème qualité : enlever les impuretés de la mosquée

 

- La 19ème qualité : sourire à son frère musulman

 

- La 20ème qualité : orienter celui qui est perdu

 

- La 21ème qualité : aider celui qui a une mauvaise vue

 

- La 22ème qualité : l’altruisme

 

- La 23ème qualité : aider le sourd à comprendre

 

- La 24ème qualité : guider l’aveugle

 

- La 25ème qualité : orienter et aider le nécessiteux dans ses besoins

 

- La 26ème qualité : venir en aide au faible

 

- La 27ème qualité : venir en aide à celui qui est sur sa monture

 

- La 28ème qualité : rendre justice entre deux

 

- La 29ème qualité : dire la bonne parole

 

- La 30ème qualité : traduire les paroles du bègue

 

- La 31ème qualité : distribuer de l’eau

 

- La 32ème qualité : entretenir les liens de parenté

 

- La 33ème qualité : tenir compagnie à l’angoissé

 

- La 34ème qualité : attacher les lacets d’une chaussure de quelqu’un d’autre, même si cela parait petit à nos yeux, cela est grand auprès d’Allah

 

- La 35ème qualité : l’indulgence dans la vente et l’achat

 

- La 36ème qualité : l’indulgence dans le jugement et dans la rigueur

 

- La 37ème qualité : accorder des délais à celui qui est dans la difficulté (financière)

 

- La 38ème qualité : être au dessus de l’argent; que le manque ou la diminution d’argent ne nous touche pas

 

- La 39ème qualité : couvrir les parties intimes du croyant

 

- La 40ème qualité : présenter des condoléances au musulman et à la musulmane en cas de calamité.

 

 

D’après Abdullah Al Jârullah : « Accéder au Paradis et se préserver du feu de l’enfer »

2 décembre 2014

Les bonnes œuvres qui ont permis aux 3 compagnons de sortir de la grotte dont ils étaient prisonniers

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après ben ‘Umar, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit :


« Etant en train de marcher, trois hommes furent surpris par la pluie. Aussitôt, ils cherchèrent refuge dans une grotte qui se trouvait dans une montagne, [mais tout d'un coup] un rocher tomba [du haut] de cette montagne et boucha la sortie de la grotte.

Alors, ils se dirent :

« Voyons ce que nous avons fait comme bonnes œuvres en vue d’Allah et invoquons Le en les citant ! il se peut qu’Il nous délivre. »

A ces mots, l’un d’eux dit :

« 0 mon Dieu ! J’avais des parents très avancés dans l’âge et des enfants pour lesquels je m’occupais à faire paître [le troupeau]. A mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant mes enfants. Un jour, je mis du retard à rentrer ; en arrivant la nuit, je trouvai mon père et ma mère endormis.

Et comme d’habitude, je trayais les bêtes et je me mis ensuite au chevet de mes parents sans que je ne prît de décision : je ne pus ni les réveiller, ni donner à boire aux enfants qui restèrent à pleurer à mes pieds jusqu’au lever de l’aube

Si Tu juges que je fis cela en vue de Ta Face, fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! »

Allah fit alors une ouverture et ils purent voir le ciel.

Le deuxième :

« 0 Allah ! j’avais une cousine que je désirais comme un homme peut désirer fortement une femme. Je lui demandai de me céder mais elle refusa, et ce jusqu’au jour où je lui apportai cent dinar, je la demandai et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que j’étais entre ses jambes, elle me dit : « Crains Allah et ne me touche que si tu en as le droit ! »

Sur ce, je me levai… 0 mon Dieu ! si tu juges que j’ai fait cela en vue de Ta Face, fais-nous une ouverture [plus grande].

Aussitôt, Allah pratiqua une ouverture…

Quant au troisième, il dit :

« 0 mon Dieu ! j’avais engagé un ouvrier contre un faraq de riz. Ayant terminé son travail, il me dit : « Donne-moi mon dû ! »

Je le lui présentai mais il préféra ne pas le prendre.

Depuis lors, je restai à lui semer son bien jusqu’à ce que je pusse en avoir des vaches avec leur berger. Un jour, l’ouvrier revint me dire : Crains Allah, et ne sois pas injuste envers moi ! Donne-moi mon dû.

Va prendre ces vaches et leurs bergers ! lui dis-je.

- Crains Allah et ne te moque pas de moi !

- Je ne me moque pas de toi, prends-les ! »

En effet, il les prit et partit. Si Tu juges que j’ai fait cela en vue de Ta Face, écarte ce qui reste [du rocher] !

Sur ce, Allah écarta le rocher. »

(bukhary n° 5974).

 

1 décembre 2014

Le rêve qui fit couler les larmes de Cheikh al-Albany رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

On rapporte de l’Imam du Hadith, le Cheikh Mouhammad Naçiroudine al-Albany رحمه الله ce récit :


« Une sœur d’Algérie appela le Cheikh et dit: « O Cheikh ! J’ai une bonne nouvelle.  » 

Le Cheikh répondit : « Qu’Allah vous bénisse par de bonne nouvelles « .

Elle a dit:  » Une des sœurs a fait un rêve, et je voudrait vous le raconter ».

Le Cheikh dit :  » J’espère qu’elle a vu (quelque chose) de bon « .

Elle dit:  » O Cheikh ! Est-ce que lorsque quelqu’un vient et vous raconte un rêve il faut dire :  » j’espère que vous avez vu (quelque chose) de bon et (si tout va bien) c’est bon « ? Est ce que ceci est confirmé dans la Sounnah ? « 

Le Cheikh a répondu:  » Non. Ceci n’est pas confirmé, cependant, il n’y a aucun mal a employer cette expression de temps en temps « .

Elle a dit :  » Cette sœur s’est vue sur un balcon qui donnait sur un chemin. Et sur ce chemin elle a vu le Messager صلى الله عليه و سلم par sa description (connue). Puis elle m’a vu debout devant le Messagerصلى الله عليه و سلم et a vu le Messager صلى الله عليه و سلم me sourire, et je lui souriait aussi.

Puis je l’ai appelée, et lui ai dit :  » Descends. Descend avec nous. « 

Ainsi quand elle est descendue elle m’a demandée:  » Qui regardes-tu ? « 

Et je lui ai dit:  » Regardes donc vers celui que je regarde « ,

et elle a vu le Messager صلى الله عليه و سلم, puis le Messager صلى الله عليه و سلم a souri et il a avancé sur ce chemin.

Nous avons alors marché ensemble le long de ce (même) chemin (la sœur et moi) et tandis que nous marchions nous avons vu un Cheikh sur ce (même) chemin, et nous lui avons adressé nos salutations, nous avons dit:  » as-Salâmou ‘alaykoum « , et il nous a répondu:  » wa ‘alaykoumous-Salâm wa Rahmatou-llâh wa Barakâtouh. »

Alors ce Cheikh nous a demandé:  » Avez-vous vu le Messager صلى الله عليه و سلم ? «  

Nous avons dit:  » Oui, nous l’avons vu. « 

Puis cette sœur m’a demandée:  » Qui est ce Cheikh? « 

Et je lui ai dit :  » C’est le Cheikh al Albany.  » » [ fin du rêve ]

La sœur qui avait appelé le Cheikh, dit alors :  » Je demande à Allah de faire que ceci soit une bonne nouvelle pour vous O Cheikh, et je souhaitai vous en informer, O Cheikh, j’espère vraiment que ce soient une bonne nouvelle, incha-Allah, que vous êtes sur la voie de la Sounnah, incha-Allah Ta’ala. Alors que dites-vous O Cheikh? « 

Ici, le Cheikh n’a rien répondu, mais plutôt les larmes ont commencées à couler (sur son visage) et il a pleuré abondement. Ensuite il a demandé aux frères qui étaient en sa présence, de partir.

  

1 décembre 2014

La récompense de 50 compagnons

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Lorsqu’on questionna le Prophète صلى الله عليه و سلم au sujet du verset suivant : 

 

« Ô les croyants ! Vous êtes responsables de vous mêmes. Celui qui s’égare ne vous nuira point si vous, vous avez pris la bonne voie. » (alMa’idah (5), verset 105)

 

Il répondit :

   « Encouragez le bien et interdisez le blâmable jusqu’à ce que vous voyiez que l’avarice est loi, que les désirs sont assouvis, que ce bas monde est préféré à l’au-delà et que chacun est infatué de son opinion.

A ce moment-là, occupez-vous de vous-mêmes et fuyez le public.

Des jours pénibles viendront après vous ; vivre à cette époque nécessitera, pour les musulmans, une patience équivalente à celle qu’il faut pour tenir du charbon ardent dans la main.

Quiconque, à ce moment-là, sera capable d’avoir cette patience recevra la récompense de cinquante personnes. » 

 

On lui demanda : « Ô Messager d’Allah, la récompense de cinquante d’entre eux ? ». 

 

Il répondit : 

 

« La récompense de cinquante d’entre vous. ».

 

 

[Recueilli par atTirmidhi et Abou Daoud avec une chaîne de narration faible, mais avec des preuves à l'appui. Selon Al-Albani, le hadith est authentique ‘sahih'. Voir al-Sahiha, #957]

1 décembre 2014

7 Catégories de personnes sous l’ombre d’Allah

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah le Très Haut mettra sous son ombre 7 catégories de personnes le Jour où il n’y aura que Son ombre (Le Jour de la Résurrection).

Abou Hourayra رضي الله عنه rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : Allah le Très Haut mettra sous son ombre 7 catégories de personnes le Jour où il n’y aura que Son ombre :

 

1- Un dirigeant juste

2- Un jeune homme qui a passé sa jeunesse dans l’adoration d’Allah

3- Un homme dont le cœur est attaché aux mosquées (c’est-à-dire qu’il y prie les 5 prières obligatoires avec amour)

4- Deux hommes qui se sont aimés en Allah. En Lui ils se sont rencontrés et en Lui ils se sont séparés.

 

5- Un homme qui dit : « Moi je crains Allah » quand il est appelé par une femme charmante et de naissance noble (haut rang social) à faire le mal

 

6- Un homme qui fait une aumône en la cachant au point que sa main gauche ignore ce que sa main droite donne.

 

7- Et un homme qui se rappelle Allah dans la solitude et dont les yeux versent des larmes (par crainte ou amour de son Seigneur)

Rapporté par Boukhary

1 décembre 2014

Iblis, ange ou djinn ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Certaines personnes croient qu’Iblîs (le Diable) fait partie des anges, notamment en lisant le verset :

{Et lorsque Nous demandâmes aux Anges de se prosterner devant Adam, ils se prosternèrent à l’exception d’Iblis qui refusa, s’enfla d’orgueil et fut parmi les infidèles.} (Al-Baqara v34)

Shaykh Muhammad Ibn Salih Al-’Uthaymîn رحمه الله a été interrogé à propos d’Iblîss :

Fait-il partie des anges ?

II a répondu :

Iblîs ne fait pas partie des anges car il a été créé à partir de feu alors que les anges ont été créés à partir de lumière. La nature d’Iblîs n’est pas la même que celle des anges.

Allah a décrit les anges comme :

{Ne désobéissant jamais à Allah en ce qu’Il leur commande, et faisant strictement ce qu’on leur ordonne.} (At-Tahrîm, v6)

{Ceux qui sont auprès de Lui [Les Anges] ne se considèrent point trop grands pour L’adorer et ne s’en lassent pas. Ils exaltent Sa Gloire nuit et jour et ne s’interrompent point.} (Al-Anbiyâ, v19-20)

Quand au diable, il est à l’opposé de cela :

Il a été orgueilleux, comme Allah le Très-Haut dit (lorsqu’Il leur ordonna de se prosterner devant Adam et qu’Iblîs refusa) :

{… à l’exception d’Iblis qui refusa, s’enfla d’orgueil et fut parmi les infidèles.} (Al-Baqara, v34)

Mais quand Il s’est adressé aux anges (en leur demandant) de se prosterner devant Adam, et qu’Iblîs était parmi eux, c’est-à-dire avec eux, associés à eux dans l’adoration, même si son cœur – qu’Allah nous protège – renfermait du kufr (de la mécréance) et de l’orgueil, Il s’est adressé à l’ensemble. C’est pour cela qu’il a été fait exception de lui.

Allah le Très-Haut dit :

{ils se prosternèrent à l’exception d’Iblîss}

Sinon il ne fait pas partie d’eux par son origine sans aucun doute, comme Allah dit :

{Ils se prosternèrent, excepté Iblîss qui était du nombre des jinns et qui se révolta contre l’ordre de son Seigneur.} (Al-Kahf v50)

 

Et Allah est plus savant.

Source : Fatâwa Al-‘Aqîda, p174

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