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Le Message Islam
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1 décembre 2014

Les hommes les plus éprouvés

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 " Mous’ab ibn Sa’d dit de son père qu’il demanda au Prophète صلى الله عليه و سلم : quels sont les hommes les plus éprouvés?

Le Prophète صلى الله عليه و سلم , lui répondit : « Les plus éprouvés des gens sont les prophètes, puis ceux qui les suivent de la meilleure manière. L’homme est éprouvé suivant la qualité de sa pratique religieuse, si sa pratique est forte, alors il sera durement éprouvé; Si sa pratique est légère, alors il sera éprouvé en fonction de cette même pratique. Le serviteur d’Allah ne cesse d’être éprouvé jusqu’à ce qu’on le laisse marcher sur la terre sans qu’il n’y rencontre un danger. »


( Voir la Silsila Sahihah ( cheikh Albani رحمه الله
) tome 1 hadith 144)

  

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1 décembre 2014

La différence entre le pardon et la miséricorde

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Le Pardon signifie le pardon des péchés passés, alors que la miséricorde signifie l’obtention du bien ET la préservation des péchés dans le futur.

(Extrait du commentaire des 3 principes fondamentaux de Sheykh el-Otheymine رحمه الله 
Sur un texte original de Mohammed ibn Abdul-Wahab)

  

1 décembre 2014

Le mauvais œil de la part d’un djinn ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Le mauvais œil se présente sous deux formes :

1- Le mauvais œil d’un humain

2- Le mauvais œil des Djinns

Umm Salamah رضي الله عنها a rapporté que le Prophète صلى الله عليه و سلم a vu dans sa maison une jeune servante atteinte d’une tâche brune sur le visage. Il dit : « Exorcisez-là, car elle est frappée d’un mauvais œil. » (Rapporté par Muslim – n°2197)

Al-Hussain Ibn Mass’oûd al-Farrâ a expliqué sur la « tâche brune » [de cette servante] que ce qui est entendu par cela, c’est que cela provient des Djinns. Il dit : « Elle est atteinte d’un mauvais œil provenant des Djinns, qui est plus pénétrant que les pointes des lances. »
(Rapporté dans « Charh as-Sounnah vol-13 p.123 » avec vérification de SHeikh ‘Abdel-Qâdir al-Arna’oût)

 

Al-Imâm Shams Ud-Dîn Abî ‘Abdullâh Muhammad Ibn Abî Bakr Ibn Qayyîm Al-Djawziyyah رحمه الله

 

30 novembre 2014

Les trois Compagnons qui restèrent en arrière lors de l’expédition de Tabuk

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici un récit de gens qui étaient sincères avec Allah, et qu’Allah عز و جل a crus, dont Il a accepté le repentir et dont Il a pardonné tous les péchés.

L’histoire des trois Compagnons qui restèrent en arrière lors de l’expédition de Tabuk.

 

Ka’b Ibn Mâlik رضي الله عنه a dit :

Je n’ai faussé compagnie au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dans aucune de ses campagnes sauf dans celle de Tabûk.
Je n’ai pas participé à la bataille de Badr et, néanmoins, aucun de ceux qui s’en étaient absentés ne reçut pour cette raison de reproche.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم n’était alors sorti avec les musulmans qu’à la recherche de la caravane (commerciale) de Quraysh, jusqu’à ce qu’Allah les mît face à leur ennemi, sans préavis. Mais j’étais présent avec le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم durant la nuit d’Al-Aqaba où nous avons scellé notre pacte sur l’Islam.
Et je ne voudrais pas échanger un tel honneur en contrepartie de ma participation à la bataille de Badr, bien que les gens la mentionnent plus souvent que le pacte d’Al-Aqaba en question.

En ce qui concerne l’histoire de ma défection de l’expédition de Tabûk, je n’ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque j’y fis défaut. Par Allah, je n’avais jamais réussi à avoir deux montures à la fois avant cela ; par contre, cette-fois-là, j’avais réussi à les posséder.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم entreprit cette expédition dans la période de très fortes chaleurs. Il se préparait pour un long voyage dans un immense pays désertique et aride. Il devait rencontrer également un grand nombre d’ennemis.
Aussi, cette fois-ci, Il informa les musulmans de leur destination afin qu’ils prennent leurs dispositions. Les musulmans étaient nombreux avec le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 sauf qu’il n’existait aucun registre qui les mentionnent.

Ka’b poursuit en disant :

Celui qui voulait s’absenter avait la certitude de passer inaperçu, à moins qu’Allah exalté ne fasse une révélation coranique à son sujet. Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم entreprit cette expédition lorsque les fruits et l’ombre étaient bien tentantes.
Et en effet, j’avais envie de profiter de ces fruits et de cette ombre.
Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 s’était préparé ainsi que les musulmans avec lui. Quand à moi, je sortais chaque jour pour m’équiper mais je rentrais sans n’avoir rien fait, me disant à chaque fois que je pourrais le faire l’heure venue.

Cette situation dura à tel point que les musulmans s’étaient déjà sérieusement équipés et, le lendemain matin, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 prit la route et les musulmans avec lui, alors que je n’avais toujours rien préparé. Puis je continuais à sortir de chez moi et je rentrais également sans avoir rien fait ; cela dura jusqu’à ce qu’ils eurent pris une grande avance sur moi.
Et puis, je voulus partir les rattraper -si seulement je l’avais fait- mais tel ne fut pas mon destin. Après le départ du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
, lorsque je sortais de chez moi, cela me mettait en peine de me voir semblable à une personne connue pour son hypocrisie, ou à une personne qu’Allah avait exempté pour cause de maladie ou de vieillesse.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 ne se rappela de moi qu’à son arrivée à Tabûk. Il dit aux gens alors qu’Il était assis parmi eux : « Qu’a donc fait Ka’b ibn Mâlik ? » 

Un homme de la tribu des Banû Salamâ dit :

« Ô Messager d’Allah ! Ce qui l’a retenu, c’est la beauté de ses habits et sa vanité. »

Alors Mu’âdh ibn Jabal رضي الله عنه lui dit :

« C’est mal ce que tu viens de dire là ! Ô Messager d’Allah ! Je jure par Allah, nous ne connaissons de lui que du bien. »

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم ne dit rien. Dans ces entre-faits, Il vit à l’horizon un homme portant des habits blancs s’avançant dans le mirage.
Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 dit :

« Sois Abû Khaythama ! »

et ce fut effectivement Abû Khaythama Al-Ansârî, celui qui avait fait l’aumône de quelques poignées de dattes et dont les hypocrites s’étaient moqués.

Ka’b poursuivit son récit :

Lorsque j’appris que le Messager d’Allah était sur le chemin du retour de l’expédition de Tabûk, un grand chagrin me prit et je songeait à trouver quelque mensonge pour me tirer d’affaire, en disant à moi-même :

« Comment pourrai-je bien échapper à sa colère demain ? »

et je pris pour cela conseil auprès des gens avisés de ma famille.

Et lorsque l’on m’annonça l’arrivée imminente du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, toute idée de mensonge se dissipa de mon esprit à tel point que je savais que rien ne pourrait m’épargner son courroux.
Alors, je me décidai à lui dire la vérité.

Le lendemain matin, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم arriva, et il avait l’habitude quand Il rentrait d’un voyage de commencer par la mosquée pour y prier deux Rak’ât et puis de s’asseoir pour accueillir les gens.
Dès qu’il eut fini sa prière, ceux qui n’avaient pas participé à l’expédition vinrent à lui pour lui présenter leurs excuses et jurer de leur bonne foi. Ils étaient un peu plus de quatre-vingt hommes.

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم accepta d’eux leur état apparent et leur serment d’allégeance et implora pour eux le pardon d’Allah, tout en confiant à Allah le soin de les juger pour leurs sentiments cachés.
C’est alors que j’arrivai et lorsque je le saluai, Il me sourit avec le sourire d’un homme irrité, puis il me dit :

« viens ici ! »

Je m’avançai donc jusqu’à m’assoir devant lui. Il me dit :

« Qu’est ce qui t’a retenu ? n’avais-tu pas acheté ta monture ? »

Je dis :

« Ô Messager d’Allah ! Par Allah, si je me trouvais en présence d’une autre personne que toi parmi tous les habitants de ce monde, j’échapperais certainement à sa colère par quelque excuse car effectivement, je suis un bon polémiste. 
Mais par Allah, je sais bien que si je te raconte aujourd’hui un mensonge pour obtenir ta satisfaction, Allah attirerait certes, sur moi ta colère.
Par contre, si je te dis la vérité qui engendrera ton courroux contre moi, je pourrai espérer par là une fin heureuse de la part d’Allah (exalté soit-il).
Par Allah, je n’ai aucune excuse et je n’ai jamais été aussi fort, ni aussi aisé qu’au moment où je suis resté en arrière sans participer à l’expédition. »

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit :

« Quand à celui-là, il a dit la vérité. Lève-toi, et attends qu’Allah décide à ton sujet ce qu’Il voudra »

Je sortis et des hommes de la tribu des Banû Salama me suivirent et me dirent :

« Par Allah, nous n’avons jamais appris que tu avais commis de péché avant celui-là. Or, tu aurais pu t’excuser auprès du Messager d’Allah comme l’avaient fait ceux qui ont manqué à l’appel. 
Il t’aurait amplement suffi que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 demande le pardon [d'Allah] pour ton péché. »
Il dit :
Par Allah, Ils ne cessèrent de me faire des reproches jusqu’à ce que j’eus envie de retourner auprès du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 pour revenir sur mes premières paroles.

Puis je leur demandai :

« Est-ce qu’il y a quelqu’un d’autre que moi qui se trouve dans mon cas ? »

Ils dirent :

« Oui, il y a deux hommes qui tinrent les mêmes propos que toi et ont eu la même réponse. »

Je dis :

« Qui sont-ils ? »

Ils dirent :

« Marâra ibn Ar-RabîaAL-Âmirî et Hilâl ibn Umayya Al-Wâqifi. »

Il dit :

Ils m’ont cité deux hommes vertueux qui avaient participé à la bataille de Badr et qui étaient dignes d’être pris en exemple. Et quand on me les cita, je m’en allai.

Il continua son récit :

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم avait ordonné aux musulmans de ne plus adresser la parole à aucun des trois de ceux qui étaient restés en arrière.
Les gens nous évitaient et ils changèrent leur attitude envers nous à tel point que la terre elle-même ne m’était plus reconnaissable. Nous restâmes dans cet état cinquante nuits.

Quand à mes deux compagnons, ils se résignèrent à leur sort, gardèrent leurs maisons et passaient leur temps à pleurer. En ce qui me concerne, j’étais le plus jeune et le plus énergique des trois. 
Je sortais pour faire la prière avec les musulmans et je me promenais dans les marchés ; cependant, personne ne m’adressait la parole. Et j’allais souvent trouver le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
, je le saluai quand il était assis après la prière.

Je me demandais en moi-même :

« Est-ce qu’il avait bien remué les lèvres pour répondre au salut ou non ? 
Puis je priais tout près de lui pour le dérober du regard. Quand je me concentrais dans ma prière, il me regardait et quand je me tournais vers lui, il se détournait de moi. »

Quand l’éloignement des musulmans dura trop longtemps pour moi, je marchai jusqu’à ce que j’escaladai le mur du jardin d’Abû Qatâda. 
Il était mon cousin et l’un de mes plus chers ami. Je le saluai. Par Allah, il n’avait même pas pris la peine de me rendre le salut.

Je lui dis :

« Ô Abû Qatada ! Je te conjure au nom d’Allah, ne sais-tu pas que j’aime Allah et Son Messager. »

Il se tut. Je revins de nouveau en lui posant la même question et il se tut également. J’insistai encore une fois,

Il me dit alors :

« Allah et Son Messager le savent mieux que moi ».

Mes yeux fondirent en larmes et je m’en allai en escaladant à nouveau le mur. Pendant que je traversai le marché de Médine, un Nabatéen (paysan) de Syrie parmi ceux venus vendre des vivres, se mit à demander aux gens :

« Qui peut me montrer où se trouve Ka’b ibn Mâlik ? »

Aussitôt que les gens me désignèrent à lui, il s’avança vers moi et me remit une lettre du roi de Ghassân. Je savais lire et je lus cette lettre.

Elle contenait les propos suivant :

« Soit, nous avons eu connaissance que ton compagnon s’est détourné de toi, alors qu’Allah ne t’a jamais placé dans une position d’abandon ou d’humiliation. Rejoins-nous donc et nous te consolerons. »

Je dis :

« Ceci est encore l’une de ces nombreuses épreuves que me touchent. »

Et je jetai la lettre dans le four à pain. Ainsi quarante jours sur les cinquante étaient déjà passés, et la révélation d’Allah tardait à venir.

C’est alors qu’un émissaire du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم vint me dire :

« Le Messager d’Allah t’ordonne de te séparer de ta femme. »

« Dois-je la répudier, ou que dois-je faire ? » lui dis-je.

Il dit :

« Non, mais isole-toi d’elle et ne l’approche plus. »

Il envoya le même message à mes deux compagnons.

Je dis à ma femme :

« Rejoins ta famille et reste chez eux jusqu’à ce qu’Allah prononce Son jugement dans cette affaire. »

La femme de Hilâl ibn Umayya vint au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلمet lui dit :

« Ô Messager d’Allah ! Hilâl ibn Umayya est un vieillard fatigué ne possédant aucun domestique. Te déplairait-il que je continue à le servir ? »

Il dit :

« Non, mais qu’il ne t’approche pas. »

Elle dit :

« Par Allah, il n’a envie de rien et par Allah, il n’a pas cessé de pleurer depuis le début de cette affaire jusqu’à ce jour. »

Certains membre de ma famille me dirent :

« Pourquoi ne demandes-tu pas au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم la permission de garder ta femme étant donné qu’il a autorisé la femme de hilâl ibn umayya de le servir ? »

Je dis :

« Je ne demanderai nullement la permission au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم de la garder et comment me répondra t-il si je lui demande cette permission alors que je suis un homme jeune et fort ? »

Je restai comme cela durant dix nuit, et ainsi s’achevèrent les cinquante nuits au cours desquelles il était interdit de nous parler. 
Puis je fis la prière de l’aube de la cinquantième nuit sur le toit de l’une de nos demeures. Alors que je me sentais oppressé tel qu’Allah l’a décrit dans son livre :

« …Si bien que toute vaste qu’elle fût, la terre leur paraissait exiguë… »

 (Le repentir, v118)

 

J’entendis la voix de quelqu’un qui criait du sommet du mont Sala’ d’une voix très forte :

« Ô Ka’b inb Mâlik ! réjouis-toi de la bonne nouvelle ! »

Je me jetai en prosternation sachant que l’heure de la délivrance était venue. Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم avait annoncé lors de la prière de l’aube qu’Allah (béni soit-Il), avait bel et bien agréé notre repentir.

Les hommes partirent pour nous annoncer la bonne nouvelle ; un groupe de gens alla l’annoncer à mes deux compagnons tandis qu’un cavalier se lançait à ma rencontre au galop. 
Un autre homme de la tribu d’Aslam se dirigea à toute vitesse vers moi, gagna le mont et sa voix fut plus rapide que le cheval. Lorsque vint à moi celui dont j’avais entendu la voix annonciatrice de bonne nouvelle, je lui donnai les deux tuniques que je portai, en remerciement.

Par Allah, je ne possédais que celles-là ce jour-là. Je dus emprunter deux vêtements pour me couvrir. Dès lors, je partis voir le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم.

Cependant, les gens m’accueillaient par groupes pour me féliciter du repentir et me disaient :

« Réjouis-toi qu’Allah a accepté ton repentir. »

Finalement, j’entrai à la mosquée ; le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم y était assis au milieu des gens. Talha ibn ubaydillah رضي الله عنه se leva et se précipita à ma rencontre.
Il me serra la main et me félicita. Par Allah, aucune autre personne parmi les Muhâjirîn ne se leva pour se porter à ma rencontre sauf lui. Je n’ai jamais oublié ce geste amical de Talha.

Ka’b dit :

Aussitôt que j’eus salué le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, son visage rayonnait de joie.

Il me dit :

« Réjouis-toi du plus beau jour que ta as passé depuis que ta mère t’a enfanté ! »

Je dis :

« Ce pardon provient-il de toi, ô Messager d’Allah ou est -il de la par d’Allah ? »

Il dit :

« Plutôt de la part d’Allah. »

Et nous savions bien que lorsque le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم était content son visage s’illuminait comme une face de la lune dans son éclat.

Et une fois assis devant lui, je lui dis :

« Ô Messager d’Allah ! Mon repentir m’incite à faire l’aumoône de tout ce que je possède pour Allah et son Messager. »

Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dit :

« Garde une partie de tes biens, cela est préférable pour toi. »

Je dis :

« Je garde donc ma part de butin de Khaybar. »

Je dis ensuite :

« Ô Messager d’Allah ! Allah exalté m’a sauvé par ma sincérité, et comme preuve de mon repentir, dorénavant, je ne dirai plus que la vérité jusqu’à la fin de mes jours. »

Par Allah, je n’ai connu jusqu’à ce jour, aucun musulman auquel Allah ait accordé la grâce d’être plus sincère que moi depuis que j’ai dit cela au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, et je n’ai jamais eu l’intention de dire des mensonges, et j’espère qu’Allah me préservera pour les jours qui me restent à vivre.

Il dit :

Allah exalté fit alors descendre ces versets :

« Allah a agréé le repentir du Prophète, des Muhâjrîn et des Ansâr qui l’ont suivi dans les moments difficiles après que les coeurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard. Et les trois qui avaient été laissés de côté, si bien que toute vaste qu’elle fût, la terre paraissait exiguë, ils se sentaient à l’étroit… »

 

Jusqu’à ce qu’il arrivât à ces paroles :

« Ô vous qui avez cru ! Craignez pieusement Allah et soyez avec les véridiques. »

 (Le repentir, v 117-119)

 

Ka’b dit :

« Par Allah, je n’ai jamais reçu d’Allah une plus grande grâce qu’il m’ait guidé vers l’Islam, que celle d’avoir été sincère avec le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم et de ne pas lui avoir dit de mensonges qui auraient causé ma perte comme cela s’est produit avec ceux qui avaient menti. »

Allah exalté a révélé à propos de ceux qui avaient menti, la chose la plus dure qu’Il ait dite à propos de que quelqu’un :

« Ils vous ferons des serments par Allah, quand vous rentrerez vers eux afin que vous les excusiez. Détournez-vous d’eux car ils sont une impureté et leur refuge est l’Enfer, en rétribution de ce qu’ils acquéraient. Ils vous font des serments pour que vous les agréiez ; même si vous les agréez, Allah n’agrée pas les gens pervers. »

 

(Le repentir, v95-96)

 

Ka’b dit :

« Nous étions nous les trois mis à l’écart de ceux qui avaient juré de leur sincérité au Messager d’Allah , lequel accepta leurs excuses et leur serment d’allégeance et pria pour leur pardon. 
Quand à nous, il avait laissé notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Allah décidât de notre sort. »

Allah exalté avait alors dit :

« Et [Il accueillit le repentir] des trois qui avaient été laissés de côté… »

(Le repentir, v118)

 

Le verset ne signifie pas que nous étions resté en arrière lors de l’expédition de Tabûk, mais que nous avions été laissés de côté par rapport à ceux qui avaient faussement juré de leur sincérité.

 

(Bukhari,Muslim)

1 décembre 2014

Les doutes sataniques relatifs à la charité

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Allah dit:

 

« Le diable vous fait craindre l’indigence et vous commande des actions honteuses ; tandis qu’Allah vous promet pardon et faveur venant de lui. La grâce d’Allah est immense et Il est omniscient » S 2 v 268

 

Ibn Abi Hâtim rapporta, selon Abdillah ibn Mas’oud, que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit :

 

« Satan a un effet sur l’enfant d’Adam et l’ange aussi. L’effet de Satan se concrétise par le mal et le rejet de la vérité, quant à celui de l’ange, il se traduit par le bien et la croyance en la vérité. Celui qui trouve ce dernier, qu’il sache qu’il provient d’Allah et qu’il remercie Allah pour cela. Celui qui trouve le premier, qu’il cherche refuge auprès d’Allah de Satan ».

Ensuite le Prophète صلى الله عليه و سلم récita ce verset :

« Le diable vous fait craindre l’indigence et vous commande des actions honteuses ; tandis qu’Allah vous promet pardon et faveur venant de lui. La grâce d’Allah est immense et Il est omniscient ».

 

[Ibn Abi Hâtim : 3/1090]
Rapporté aussi par At-Tirmithi et An-Nasâï dans leurs Sounan. [Touhfatoul-Ahwathi : 8/332, An-Nasâï : 6/305]

 

« Le diable vous fait craindre l’indigence » 

Afin que vous teniez à ce que vous avez et de vous empêcher de dépenser pour la satisfaction d’Allah.

 

 « Et vous commande des actions honteuses »

Satan vous interdit de faire la charité en s’appuyant sur la fausse crainte de devenir pauvre et en vous guidant vers la voie du mal, des péchés et de la conduite immorale.

 

« Tandis qu’Allah vous promet pardon »

C’est à dire le contraire du mal que Satan vous promet, 

 

« et faveur venant de lui »

C’est à dire le contraire de la pauvreté dont Satan use pour vous faire peur.

 

« La grâce d’Allah est immense et Il est omniscient » 

 

Tiré du volume 2 du Tafsir Ibn Kathir édition Daroussalam, page 54 à 56   

 

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1 décembre 2014

L’écriture d’un testament et son style

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Est-ce que l’écriture d’un testament est obligatoire ? Des témoins sont-ils nécessaires ? Je ne connais pas le style dans lequel on l’écrit, et je souhaite de votre part une orientation.

 

 

Réponse :

 

Le testament doit être écrit de la façon suivante : « Je suis untel fils d’untel, ou fille d’untel, j’informe que j’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, Seul, sans associé, et que Muhammad est Son serviteur et Messager, qu’Issa est le serviteur d’Allah et Son Messager et Sa parole transmise à Mèryèm, que le Paradis existe, que l’Enfer existe, que l’Heure arrivera sans nul doute, et qu’Allah ressuscitera les morts. Je recommande à ma famille et à mes proches de craindre Allah, d’avoir un bon comportement les uns envers les autres, d’obéir à Allah et Son Messager, de se recommander mutuellement la vérité et la patience. Je leur recommande à l’instar d’Ibrahim et Yacqûb, quand ils s’adressèrent à leurs fils :

 

« Ô mes fils, certes Allah vous a choisi la religion : ne mourrez point, donc, autrement qu’en Soumis ! (à Allah). » La Vache, v. 132.

 

Puis, il rappelle ce qu’il donne de son argent (à une tierce personne n’ayant pas droit à la succession), ne dépassant pas un tiers de sa fortune, clarifie ses dépenses légitimes, et nomme la personne qui se chargera de tout.

 

En effet, le testament n’est pas obligatoire, mais il est recommandé, conformément à ce qui a été rapporté dans les Sahîh d’al-Bukhârî et de Muslim, selon Ibn Umar, qu’Allah les agrée, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

 

« Un musulman qui possède une chose dont on peut disposer après sa mort, n’a pas le droit de rester deux nuits sans que son testament ne soit écrit devant lui. » Al-Bukhârî dans le chapitre des testaments (2738), Muslim dans le chapitre des testaments (1627)

 

Par contre, s’il a des dettes ou des droits sans preuve écrite, il doit les signaler afin que les droits des gens ne soient pas lésés. De même, il est préférable d’avoir deux témoins et de faire certifier son testament par une personne de science ; il ne doit pas se contenter de l’écrire, pour éviter toute falsification. Et c’est Allah Qui accorde le succès.

 

Fatwa de cheikh Ben Baz رحمه الله

Revue des Recherches Islamiques, n° 33, page 111.

1 décembre 2014

Qui verra Allah le Jour Dernier ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Les gens, le Jour de la Résurrection [seront] de trois catégories (aqsâm) :

 

1) Les purs mécréants (al-kuffâru-lkhulâs), qui ne verront jamais Allah d’après la Parole d’Allah le Très-haut :

 

{… En vérité ce jour-là un voile les empêchera de voir leur Seigneur} (Coran : 83/15)

 

2) Les croyants sincères (al-mu- minûn al-khulâs) verront Allah عز و جل le Jour de la Résurrection ainsi qu’au Paradis d’après la Parole d’Allah le Très-haut :

 

{Ce jour-là, il y aura des visages resplendissants * qui regarderont leur Seigneur} (Coran : 75/22-23)

 

3) et les hypocrites (al-munâfiqûn) qui verront Allah dans les cours (‘arasât) de la Résurrection mais ils ne Le verront pas par la suite et ceci [constituera] un dur regret (hasrah) pour eux : [ils] écouteront Allah, Le verront et puis Il se cachera à leur yeux.

 

C’est là, les catégories des gens le Jour de la Résurrection par rapport à la Vision du Seigneur عز و جل

Je sollicite Allah عز و جل qu’Il fasse que nous et vous soyons de ceux qui verront leur Seigneur dans les cours de la Résurrection ainsi qu’après l’entrée au Paradis.

Chaykh Muhammad Ibn Sâlih Al-‘Uthaymîn رحمه الله

1 décembre 2014

Amar ibn Yasir (radhiAllahou anhou)

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Un jour, Yasir Abou Amar  sortit de son Yémen natal pour aller à la recherche d’un frère disparu.

 

Dans son voyage, il passa par la Mecque. Trouvant la cité accueillante, il s’installa puis il devint le client d’Abou Houdhayfa ibn al-Moughira. Par la suite, il épousa Soumaya bint Khayat une esclave appartenant à son protecteur mecquois. Et de ce mariage, les deux modestes époux eurent Ammar.

Dés que le message divin fut proclamé, le père la mère et le fils se convertirent. Etant donné qu’ils avaient été des musulmans de la première heure, ils durent tous les trois subir les pires sévices de la part des Qouraychites en particulier les Banou Makhzoum. On les faisait sortir chaque jour au soleil brûlant pour les tortures sur le sable également brûlant.  Le Messager صلى الله عليه و سلم qui était impuissant à l’époque, allait chaque jour leur rendre visite et les encourager à résister.

Une fois, Ammar رضي الله عنه l’appela : « O Messager de Dieu les tortures nous sont insupportables ». Le Messager صلى الله عليه و سلم lui dit alors : « Patience Abou al-Yaqdhan ! Patience ô  famille de Yasir ! Vous avez rendez-vous avec le Jardin. »

 

En outre, les compagnons de Qasir ont laissé des témoignages accablants sur ces tortures.  Amrou ben al-Hakam dit : « On torturait Ammar à tel point qu’il n’avait pas conscience de ce qu’il disait ». Amrou ben Maymoun : « Les polythéistes torturaient Ammar avec le feu. Quand le Messager صلى الله عليه و سلم passait près de lui, il disait : « O feu. Sois fraîcheur et salut sur Ammar comme tu l’as été sur Ibrahim. »

Ses tortionnaires s’ingéniaient à lui faire goûter à tous les sévices. Ils le brûlaient avec le feu, le ligotaient solidement à un poteau tout exposé au soleil d’Arabie, retendaient sur les pierres chauffées, lui maintenaient la tête sous l’eau jusqu’à la limite de l’asphyxie ou l’évanouissement. Une fois, ils s’occupèrent de lui de la manière la plus odieuse, à tel point qu’il répéta malgré lui ce qu’ils lui ordonnèrent. Ils l’avaient obligé de dire du bien de leurs divinités.

Ammar en fut très affecté, après le départ de ses bourreaux. Que lui serait-il arrivé s’il n’avait pas vu le Prophète صلى الله عليه و سلم arriver ? Celui-ci se rapprocha de lui, lui essuya ses larmes et lui dit : « Les polythéistes t’ont tellement mis la tête sous l’eau que tu as dit telle chose et telle chose? » Ammar répondit, en pleurant: « Oui, ô Messager de Dieu. »

Le Messager صلى الله عليه و سلم lui dit alors : « S’ils récidivent, dis-leur la même chose. » Puis il lui récita :

 

{Quiconque a renié Allah après avoir cru – sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi – mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible.}   Sourate 16, verset 106

 

Alors Ammar رضي الله عنه se calma et gagna son âme ainsi que sa foi. Sa résistance se renforça ensuite, si bien que ses bourreaux s’avouèrent enfin vaincus.

Par la suite, les musulmans s’exilèrent à Médine.

 

Là, Ammar occupa un haut rang dans la communauté musulmane. Le Messager  صلى الله عليه و سلم qui l’aimait beaucoup, le vantait pour sa foi et ses sacrifices : « Ammar est plein de foi jusqu’à la moelle! » Quand il y eut un malentendu entre Khalid Ibn al-Walid, le Messager صلى الله عليه و سلم dit : « Celui qui est hostile à Ammar, eh bien ! Dieu lui est hostile; et celui qui haït Ammar, eh bien! Dieu le haït. » En une autre occasion, le Messager  صلى الله عليه و سلم  avait aussi dit : « Ammar est la peau qui se situe entre mes yeux et mon nez ! « .  

Ammar Ibn Yasir participa en outre à toutes les expéditions menées par le Messager صلى الله عليه و سلم  [ Badr, Ouhoud, le Siège, Tabouk... ]  Ainsi qu’à toutes les autres. Après la disparition du Messager صلى الله عليه و سلم, il fut toujours au premier rang de l’armée musulmane, contre les renégats, les Perses, les Byzantins. C’était un soldat courageux et fidèle, ainsi qu’un croyant craignant toujours Dieu عز و جل.

 

Quand le khalife Omar رضي الله عنه voulut désigner un gouverneur pour al-Koufa, il choisit Ammar Ibn Yasir. Dans une lettre envoyée aux habitants d’al-Koufa, Omar رضي الله عنه dit: « Je vous envoie Ammar Ibn Yasir en tant qu’émir et Ibn Masaoud en tant qu’enseignant et vizir. Ce  sont parmi les excellents, ce sont des compagnons de Mohammad, des Badrites. » A son poste de gouverneur, Ammar  رضي الله عنه ne changea pas. Il ne fut pas attiré par les biens matériels ou par le poste qu’il occupait. Il était resté toujours le même. Ibn Abou al-Houdhayl رضي الله عنه dit de lui: « J’ai vu Ammar Ibn Yasir pendant qu’il était émir d’al-Koufa. Il achetait la citrouille, la prenait sur son épaule et rentrait chez lui. »

En outre, un habitant d’al-Koufa l’appela avec moquerie, en lui disant : « Toi qui as l’oreille coupée! » Ammar lui répondit en tant que citoyen, et non en tant que gouverneur : « Tu viens d’insulter la meilleure de mes oreilles. Elle a été touchée sur le chemin de Dieu ». Oui, Ammar رضي الله عنه avait eu l’oreille mutilée lors de la bataille d’al-Yamama qui avait opposé les musulmans à l’armée de l’imposteur Mousaylima.

 

Sur son lit de mort, Houdhayfa Ibn al-Yaman رضي الله عنه eut cette question de la part de ses compagnons : « Qui nous recommandes-tu, si les gens se divisent ? » Il leur dit: « Je vous recommande Ibn Soumaya. Il ne se séparera jamais du Vrai. » Ibn Soumaya est évidemment  Ammar رضي الله عنه.

Mais, bien avant ce témoignage de Houdhayfa, le Messager صلى الله عليه و سلم avait dit cette prophétie: « Ammar sera tué par le groupement oppresseur. » Quel était donc ce parti d’oppresseurs ? Et quand fit-il son apparition sur la scène publique musulmane ? Eh bien ! Ce parti inique était celui de Mouâwiya. Ce dernier contesta le khalifat au khalife Ali ibn  Abou Talib رضي الله عنه, après l’assassinat de Othman رضي الله عنه, inaugurant par là, la voie à des troubles interminables,

Ammar Ibn Yasir رضي الله عنه, qui ne se séparait jamais du Vrai, se rangea aux côtés de  Ali.  Ali رضي الله عنه en fut sûrement content, et raffermi davantage qu’il était dans le Vrai, puisqu’il reçut le soutien de Ammar, le compagnon inséparable du Vrai. Puis, le jour redouté de la bataille de Siffin arriva.  Ali رضي الله عنه devait faire face à la scission dangereuse menée par Mouâwiya Ibn Abou Soufyan.  Ammar, alors âgé de 93 ans, sortit dans l’armée de  Ali .

Avant la bataille, il s’adressa aux combattants : «Marchons contre ces gens-là qui prétendent venger Othman. Je jure par Dieu que leur but n’est pas de le venger. Au contraire, ils ont goûté à l’ici- bas qu’ils voient désormais inégalable et ils ont bien su que le Vrai est une barrière entre eux et les passions où ils se vautrent…

Ces gens-là n’ont pas quelque antécédence en Islam pour qu’ils méritent l’obéissance de la part des musulmans ou la direction de leurs affaires communes. Encore que leurs cœurs n’ont pas connu la crainte de Dieu pour qu’ils suivent le Vrai. Ils trompent les gens en prétendant qu’ils veulent venger le sang de Othman رضي الله عنه, alors qu’il veulent devenir des tyrans et des monarques. »  Puis il prit l’étendard si haut au-dessus des tètes et dit à l’adresse des gens: « Par celui qui détient mon âme! J’ai combattu avec le Messager de Dieu sous cet étendard et sous ce même étendard je combattrai aujourd’hui. Par celui qui détient mon âme ! Même s’ils nous battent je sais toujours que nous sommes dans le Vrai et eux dans le faux. »

Puis, il s’engagea dans le champ de bataille, allant à son destin. Peut-être qu’à ce moment il se rappela la prophétie du Messager صلى الله عليه و سلم : « Ammar sera tué par le groupement oppresseur. »  C’est pourquoi il disait à voix haute, sur le champ de bataille: «Aujourd’hui je rencontrerai les bien-aimés Mohammad et ses compagnons ! »  En allant à l’assaut de l’endroit occupé par Mouâwiya et sa garde, il disait à voix haute, en parlant du message divin : « Hier pour sa descente Nous vous avons combattu aujourd’hui pour son interprétation nous vous combattons aussi. » Les partisans de Mouâwiya essayèrent d’éviter Ammar pour ne pas le tuer afin de ne pas confirmer la prophétie du Messager صلى الله عليه و سلم . Mais Ammar ne leur laissa pas le choix… Ainsi Ammar ibnou  Yasir mourut sut le chemin de Dieu.

Après son enterrement par ‘Ali رضي الله عنه, les compagnons de la première heure se rappelèrent cette parole du Messager صلى الله عليه و سلم« Le Jardin a tant envie d’accueillir Ammar. » Ce jour-là, le Messager صلى الله عليه و سلم avait  cité d’autres compagnons, entre autres Ali, Salman, Bilal… qu’Allah  عز و جل accorde à chacun sa Miséricorde – amine.

30 novembre 2014

Extraits de la biographie de Shaykh Muqbil رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici la traduction de quelques passages de la biographie de Shaykh Muqbil رحمه الله, écrit par sa fille Shaykha Umm ‘Abdillah حفظه الله.

(Note du traducteur : Shaykh Muqbil رحمه الله a eu 2 filles, dont Umm ‘Abdillahi qui est reconnue pour sa science, ses ouvrages et ses efforts dans la propagation de la religion d’Allah)

 

Notre père ne nous a jamais négligées, bien qu’il ait toujours été extrêmement occupé.

 Par exemple, son souci principal était de nous faire mémoriser le Quran. Il nous récitait le Quran afin que nous puissions l’apprendre par cœur et il enregistrait sa récitation sur une bande audio pour nous perfectionner dans la récitation.

Une fois, ma sœur apprenait par cœur, elle alla le trouver afin qu’il enregistre sa récitation, il se trouvait alors dans sa maktaba (bibliothèque), elle l’appela il abandonna ses recherches, vint et enregistra sa récitation puis il retourna dans sa maktaba. (il a été mentionné dans la biographie : qu’il se mis sous un arbre, enregistra sa récitation pour sa fille puis il retourna à ses recherches).

 

Quand nous avons commencé à comprendre la récitation il nous acheta à chacune d’entre nous un album de Quran du Shaykh Mahmoud Khaleel Al Housary رحمه الله ainsi qu’un lecteur audio sans radio incorporée afin de nous préserver de l’écoute de la musique.

 

Quand nous sommes devenus plus mûres, il nous acheta un radiocassette, cependant il nous mis sérieusement en garde contre l’écoute de la musique. Par la grâce d’Allah, nous lui avons obéi et nous n’avons jamais écouté de musique et nous détestons la musique.

 

Nul doute que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit la vérité quand il dit :

 

« Chaque nouveau-né naît selon la saine nature (fitrah). Ce sont ses parents qui en font un Juif, un Chrétien ou un adepte des Mages. »

(rapporté par Al Bukhari et Muslim d’après Abou Houraira)

 

Il (Shaykh Muqbil رحمه الله) écoutait ce que nous mémorisions et nous lui avons beaucoup lu.

 

Par ailleurs Il nous ordonnait d’apprendre par cœur en utilisant toujours la même copie du Quran, car toujours apprendre du même livre facilite à l’individu sa mémorisation avec exactitude.

 

Qu’Allah répande sur lui Sa large miséricorde.

Il nous enseignait d’une manière enjouée et tel était sa façon de faire durant ses cours.

 

Cette méthodologie permet à l’étudiant de demander des explications sur n’importe quel point qu’il aurait mal compris lors des cours.

 

Nos séances (assises) avec lui étaient remplies de bien, de connaissances et de conseils, de même lors des repas ou de ses appels téléphoniques.

 

Lors de sa maladie par exemple alors que nous étions tous inquiets à son sujet, il a continué à nous interroger et à nous apporter de la joie, wal hamdoulillah.

Alors qu’il était en Arabie, juste avant de voyager en Allemagne (pour se faire soigner), il m’a téléphoné et m’a dit : ‘ Assalâm ‘alaykoum wa rahmatoullahi wa

barakâtouh ‘ et j’ai répondu : ‘ wa ‘alaykoum assalâm wa rahmatoullahi ‘ en oubliant : (wa barakâtouh), il me dit alors pourquoi n’a tu pas répondu par ce qu’il y a de meilleur ?

Il faisait allusion à la parole d’Allah le très Haut : (traduction rapprochée)

 

{Si on vous fait une salutation, saluez d’une façon meilleure; ou bien rendez-la (pareillement). Certes, Allah tient compte de tout.} (Sourate 4 verset 86)

 

Il nous encourageait constamment il n’était pas comme ces pères qui découragent leurs filles et leurs familles, il établit pour nous un niveau d’étude simple afin que nous puissions continuer de progresser et nous préparer à apprendre et acquérir la science bénéfique.

 

Il me disait souvent : j’espère que tu deviendra une faqeeha (une femme savante dans la législation islamique).Qu’Allah fasse que ce souhait devienne réalité.

 

J’ai vu mon père en rêve après sa mort, il se tenait avec Shaykh Al Islâm Ibn

Taymiyyah رحمه الله dans un endroit dont je ne suis pas sure, je crois que c’était la petite

maktaba de dammage (yemen), Shaykh Al Islâm رحمه الله se tenait debout avec sa grande et belle barbe blanche qui recouvrait presque entièrement sa poitrine, mon père se trouvait à ses cotés très beau et très fort également.

 

Je demande à Allah de les placer dans son paradis le plus élevé.

 

Umm ‘Abdillahi Bint Al allâma Moqbel bin hâdi al Wâdi’y

Source : quelques passages de la biographie de Shaykh Moqbel رحمه الله écrit par sa fille Umm ‘Abdillah حفظه الله

 

30 novembre 2014

Se couvrir devant un petit garçon ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Shaikh Ibn Salih al-Utheymin رحمه الله

 

 

Question :

 

L’enfant doit avoir quel âge lorsque la femme doit se couvrir devant lui ? Est-ce l’âge du discernement (lorsqu’il commence à comprendre certaines choses) ou de la puberté ?

 

Réponse :

 

Allah dit dans une phrase, qui explique devant qui il est licite de se découvrir, la partie « zina » (que l’on doit cacher); {aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes} (An-Nûr : 31). Si l’enfant découvre la ‘awra d’une femme, qu’il se met à l’observer et qu’il en parle beaucoup, alors il n’est pas permis à la femme de se découvrir devant lui. En fait cela varie selon le garçon et ses fréquentations, car il se peut que le garçon éprouve un attachement envers les femmes s’il fréquente des gens qui en parlent beaucoup, et s’il [ne fréquente pas ce genre de personnes], il sera indifférent devant les femmes.

Allah a déterminé cet ordre par Sa parole : {aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes} (An-Nûr : 31) , c’est-à-dire que cela fait partie des gens devant qui il lui est permis de se découvrir, s’il ignore tout des parties intimes de la femme et s’il n’éprouve pas d’intérêt particulier à ce qui touche la femme.

30 novembre 2014

Savoir dire « je ne sais pas »

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Est-il permis à quiconque d’émettre une « fatwâ » s’il ne peut contacter les savants?

 

Réponse :

(Le Shaykh répète la question) Nous répondons, s’il est ignorant alors comment pourrait-il faire « ijtihâd »? Et sur quel fondement construira t-il son « ijtihâd »?

Et ce que doit faire celui qui ne connait pas le « hukm » (jugement) est de faire halte. Et s’il est interrogé alors qu’il réponde « je n’ai pas de science ».

Les anges, lorsqu’ils furent interrogés, par Allah par ces phrases :

[(...)"Informez-Moi des noms de ceux-là, si vous êtes véridiques!»] (s 2 v 31)

Ils répondirent :

[(...)"Gloire à Toi! Nous n'avons de savoir que ce que Tu nous as appris. Certes c'est Toi l'Omniscient, le Sage»] (s 2 v 32)

Quant au fait de dire, si il ne trouve pas de `âlim « j’émets la fatwâ », il répond à l’aveuglette que ça soit juste ou non : c’est une erreur, ce n’est pas permis. 
Ce que doit obligatoirement dire la personne à celui qui demande la « fatwâ » est :

 

« Demandes donc aux savants »

 

 

Et aujourd’hui « Wali Allahi L hamd » la communication est simple. 
Il contacte les savants par téléphone, par lettre rapide … Al-hamduli Lahi la situation a été simplifié.

Shaykh Ibn Sâlih Al `Utheymin رحمه الله

(Source : K7 de Shaykh Al `Utheymin رحمه الله dans la série de durûs à la mosquée de Al Madîna) (K7 n°33 face 1 à partir de la minute 1’36)

29 novembre 2014

Les causes de l’apparition du polythéisme sur terre

 

بسم الله الرحمن الرحيم  

 

Sheykh Bazmoul حفظه الله

 

Parmi les plus grandes causes qui font sombrer dans l’associationisme « ash shirk » l’exagération à l’égard des pieux. Car le premier shirk qui apparu sur terre, sa cause fut l’exagération à l’égard des pieux. Le peuple de Nouh عليه سلام qu’a-t-il fait ? Il y avait parmi eux des gens pieux tel que Wadd, Suwâ, Yaghûth, Ya »ûq et Nasr et ibn Abbas a confirmé qu’il s’agissait des noms d’hommes pieux.

 

Et quand ils moururent chaytan se présenta à leur peuple sous l’apparence d’un homme et il leur dit: vos gens pieux sont morts et au jour d’aujourd’hui vous êtes en train d’oublier quelle était leur place et le bien qu’ils faisaient. Façonnez leur donc des statues à leurs images et vous les emporterez dans vos assises afin de vous rappelez le bien qu’ils accomplissaient.

 

Ils firent ainsi et façonnèrent donc ces statues afin de se souvenir de ces pieux et du bien qu’ils apportaient.

 

Puis lorsqu’ils moururent à leur tour et que leur succédèrent d’autres générations et que la science fut perdue chaytan se présenta une nouvelle fois et il dit aux successeurs: « certes vos pères vénéraient et adoraient ces statues ». Ils se mirent donc à les adorer à la place d’Allah qu’Il soit glorifié et exalté.

 

Ainsi la cause de la chute dans le polythéisme fut l’exagération à l’égard des pieux.

 

Allah Le Très Haut a dit :

 

{Ils n’ont pas estimé Allah comme Il devrait l’être alors qu’au Jour de la Résurrection Il fera de la terre entière une poignée et les cieux seront pliés dans Sa Main droite Gloire à Lui! Il est au-dessus de tout ce qu’ils Lui associent}  s 39 v 67

 

Cheikh al islam Mouhammad ibn abdel Wahaab   à déduit de ce verset que la cause de la chute dans le shirk est mentionné dans ce verset…

 

…Ces gens qui ont adorés des pieux pourquoi les ont-ils adorés ? Ils étaient persuadés qu’ils pouvaient leur être bénéfiques ou leur nuire et qu’ils détenaient ce monde entre leurs mains et que si ils leur demandaient des enfants ils leurs donneraient ou que si ils leur demandaient la richesse ils leur donneraient.

 

Ainsi qu’ont ils fait avec ces pieux ? Ils les élevèrent plus haut que le rang qui leur fut attribué par Allah. Et ils attribuèrent à ces pieux des attributs d’Allah.

 

Qui est celui qui accorde la subsistance ? Celui qui donne ou qui prive ? Celui qui crée et ordonne ? C’est Allah le Tout Puissant, Allah a clarifié que la cause de la chute dans le shirk est le fait qu’ils ne l’ont pas estimé comme Il devrait l’être ! Ils n’ont pas réellement su qui est Allah le Tout Puissant, Le grand dispensateur le tout Puissant sur toute chose.

 

Et c’est pour cela qu’Il dit à la fin de la sourate {Gloire à lui ! Il est au-dessus de tout ce qu’ils Lui associent}

 

Ainsi nous le répétons encore une autre fois, la cause de la chute dans le shirk citée dans ce verset c’est doncL’exagération à l’égard des pieux, dit d’une autre manière… le fait qu’ils n’aient pas estimé Allah tel qu’Il devrait l’être. Ils n’ont pas su qu’Allah   est celui qui détient toutes ces choses.

 

Cheikh as-Sa’ady  a dit: l’éxagération à l’égard des pieux est une porte qui conduit tout droit au shirk… et ce à toute époque ! et ce à toute époque ! ( cheikh Bazmoul  répète deux fois ).

29 novembre 2014

Bouger l’index pendant le Tachahhoud

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Quel est la règle concernant le fait de bouger l’index pendant le Tachahhoud ?

 

Réponse :

 

Bouger l’index ne se fait que durant l’invocation d’Allah et non durant tout le Tachahhoud. Quand le fidèle invoque Allah, il bouge son index selon des hadiths de la Sunna selon lesquels, le Prophète صلى الله عليه و سلم bouge l’index pour invoquer Allah avec. (Al-Fathour-Rabbâni : 3/147. Il le qualifia d’authentique).

Cela s’explique par le fait que le fidèle invoque Allah le Tout-Puissant qui est au ciel, car Allah عز و جل dit :

 

{Etes-vous à l’abri que Celui qui est au ciel vous enfouisse en la terre? Et voici qu’elle tremble! * Ou êtes-vous à l’abri que Celui qui est au ciel envoie contre vous un ouragan de pierres? Vous saurez ainsi quel fut Mon avertissement.}   S 67 v 16-17

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم dit :

« N’aviez vous pas confiance en moi alors que je suis le Confiant de Celui qui est au ciel »

(Cité par Al-Boukhary dans le livre des conquêtes, chapitre de l’expédition de Ali ibn Abi Talib et Khalid ibn Al-Walid au Yémen (4351) et par Mouslim dans le livre de la Zakât, chapitre 47, les Kharijites et leurs qualités (1064))

 

Allah le Tout-Puissant est donc au ciel au dessus de toutes choses, alors quand tu l’Invoques, il faut te diriger vers le haut. Selon un hadith authentique, quand le Prophète صلى الله عليه و سلم donna son sermon durant le pèlerinage d’Adieu, il dit :

« Ais-je transmis le message ? »

Et les gens répondirent « Oui », il leva donc son doigt vers le ciel avant de montrer les gens en disant :

« Ô Allah sois témoin ! Ô Allah sois témoin ! Ô Allah sois témoin » trois fois

(Cité par Mouslim dans le livre du Hajj, chapitre du pèlerinage du Prophète صلى الله عليه و سلم 2/890 (1218))

 

Ceci démontre donc qu’Allah est au-dessus de toute chose et c’est d’ailleurs une vérité que l’on découvre par l’instinct, la raison, l’entendement et c’est une vérité sur laquelle tous les oulémas sont unanimes. Ainsi, chaque fois que tu supplie Allah le Tout-Puissant, tu peux bouger l’index en le pointant vers le haut. Quand tu ne le fais pas, il faut que l’index soit immobile. Voyons à présent les invocations faites dans le Tachahhoud :

As-Salamou ‘alayka Ayyuhan-Nabiyyu wa Rahmatoullah wa barakatouhou, as-salamou’alayna wa’ala-’Ibadillah is-Sâlihina.
Allahumma Sâlli ‘ala Muhammadin wa’ala Ali Muhammadin, Allahumma Barik’ala Muhammadin wa’ala Ali Muhammadin
A’oudhou Bila min ‘Adhabi Jahannam wa min ‘Adhab il-Qabri wa min Fitna il-Mahya wal-Mama, wa min Fitnat- il Massih id-Dajjal  

« Que la paix, la clémence et la bénédiction d’Allah soit sur toi Ô Prophète ! Que la paix soit sur nous ainsi que sur les serviteurs vertueux d’Allah !
Ô Allah, prie sur Muhammad et sur la famille de Muhammad. Ô Allah, bénis Muhammad et à la famille de Muhammad.
Je cherche refuge auprès d’Allah contre le châtiment de l’enfer, contre celui de la tombe, contre l’épreuve de la vie et de la mort et contre l’épreuve de l’Antéchrist. »

 

Ainsi, nous avons huit invocations durant lesquelles le fidèle peut bouger son index en le dirigeant vers le haut. Si le fidèle invoque Allah par autre invocation, il peut aussi le faire car la règle veut que le doigt soit levé lors des invocations.

 

Extrait du livre Fatâwas sur les Piliers de l’Islam de Mohammed Ibn Sâleh AL-UTHAYMÎN رحمه الله. Aux éditions Daroussalam. Question n°254

 

29 novembre 2014

Je t’aime en Allah عز و جل

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

 

Beaucoup utilise ce terme: Je t’aime en ALLAH. Mais quel est le sens réel de cette phrase ?


Question : 

Celui qui aime quelqu’un en Allah doit-il lui dire je t’aime pour Allah ?

Réponse de Sheikh al Albani رحمه الله :

Oui, mais l’amour pour Allah a un prix très élevé, peu s’en acquitte…

Est-ce que vous savez quel est le prix de l’amour en Allah, est ce qu’il y a parmi vous quelqu’un qui connait son prix ? Qui connait et donne la réponse?

 

Quelqu’un dans l’assistance :

Le prophete صلى الله عليه و سلم
 a dit

« 7 seront ombragé sous l’ombre d’Allah le jour ou il n’y aura pas d’ombre que la sienne…’ parmi lesquels deux hommes s’aimant en Allah se réunissant pour cela et se séparant pour cela.»


Sheikh al Albani رحمه الله
  :

Cette parole est bonne en elle même, mais ce n’est pas la réponse à la question. Ceci est la définition à peu près de l’amour en Allah mais ce n’est pas la définition complète.

Ma question a moi est : Quel est le prix que doit s’acquitter l’un envers l’autre, deux personnes qui s’aiment pour Allah?

Et je ne veux pas dire la récompense de l’au-delà, je veux dire dans ma question Quel est la preuve scientifique concernant l’amour d’Allah entre deux personnes qui s’aiment ?

Ce peut être deux hommes qui s’aiment mais leur amour est formel, il n’est pas véridique.
Alors quel est la preuve de l’amour véridique ??

 

Quelqu’un dans l’assistance :

Qu’il aime pour son frère ce qu’il aime pour lui même ???

 

Sheikh al Albani رحمه الله :

Ca c’est la description de l’amour ou quelque unes d’elles …

 

Quelqu’un dans l’assistance :

Dis: «Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera.. »(Sourate Ahl Imrane 31)

 

Sheikh al Albani رحمه الله :

Ca c’est la bonne réponse à une autre question …

 

Quelqu’un dans l’assistance :

La réponse peut se trouver dans le hadith sahih  » trois choses si quelqu’un les a en lui trouvera le sucré de la foi. Parmi lesquels les deux qui s’aiment pour Allah ?? « 

 

Sheikh al Albani رحمه الله :

Ca c’est le résultat de l’amour en Allah, c.-à-d., le fait de trouver la douceur (le sucré) de la foi dans son cœur… 


Quelqu’un dans l’assistance :

 

{Par le Temps! L’homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance.} (Sourate Al Asr)

 

Sheikh al Albani رحمه الله :

 

C’est bien, c’est la réponse, et l’explication est que :

Si je t’aime vraiment pour Allah, je te suis en te conseillant et toi aussi tu dois faire pareil avec moi.

Et cette façon de se suivre dans le conseil est très rare chez ceux qui prétendent s’aimer en Allah, car cet amour là (l’autre) peut y avoir un peu de sincérité mais il n’est pas complet, car chacun ménage l’autre de peur qu’il ne s’énerve ou qu’il sen aille, ainsi de suite…
A partir de là, le prix de l’amour en Allah c’est que nous soyons sincère envers l’autre et ceci par le conseil.

Il lui ordonne le bien et lui interdit le blâmable tout le temps, sans arrêt, il le suit dans son conseil plus que son ombre.

Et c’est pour cela, il est véridique ce qui a été rapporté sur la façon de faire des compagnons lorsqu’ils se séparaient, que l’un lisait a l’autre :

{ Par le Temps! L’homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres, s’enjoignent mutuellement la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance}.(sourat al asr)

 

(ref المصدر: الحاوي من فتاوى الألباني . ص (165-166

 

9 décembre 2014

Que doit-on faire pour tirer profit du Coran ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Abû ‘Adb Allah a dit: 

« si tu cherches à bien profiter du Coran, alors:

- il faut que ton coeur soit concentré sur (les versets) que tu récites ou que tu écoutes.

- il faut prêter ton oreille à ceux-ci.

- il faut faire acte de présence en te mettant dans la peau de celui à qui Dieu -exalté soit il- s’est adressé directement par le Coran qui constitue Sa vraie parole.

C’est en effet un discours émanant de Lui et adressé à toi par la langue de Son Envoyé صلى الله عليه وسلم ; le Très Haut a dit:

 « Il y a bien là un rappel pour quiconque a un cœur, prête l’oreille tout en étant témoin.»   S50 V37″

source: « al fawâ’id » p5, « exhortations »
auteur: Ibn Al Qayyim al jawziyya رحمه الله 
éditions: al madina

note: « Abû ‘Abd Allah » fait référence à l’auteur

12 décembre 2014

Hadith Qudsi – Empan

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah عز و جل dit :

 

« Je suis pour mon serviteur ce qu’il croit que je dois être, et je suis avec lui chaque fois qu’il évoque le souvenir de mon nom. Ainsi, s’il m’évoque en lui-même, je l’évoque en moi-même. S’il m’évoque auprès d’une assistance, je l’évoque auprès d’une assistance meilleure encore. S’il se rapproche de moi d’un empan, je me rapproche de lui d’une coudée. S’il se rapproche de moi d’une coudée, je me rapproche de lui d’une brasse. Et s’il vient vers moi en marchant, j’irai vers lui en accourant. »

 
(Rapporté par Bukhârî et Muslim).

9 décembre 2014

Ablutions de la femme : passer les mains au dessus de son voile

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Est-il permis à la femme de passer la main au dessus de son voile ?

 

Réponse de Sheykh el Otheymine  رحمه الله :

Il est connu, selon l’avis juridique de l’imam Ahmad, qu’elle peut passer les mains sur son voile s’il est entouré sous sa gorge car cela est rapporté selon certaines des femmes des compagnons.

Quoi qu’il en soit, s’il y a la moindre gêne, soit à cause du froid ou de la difficulté à défaire le voile puis de le renouer, l’aisance dans ce domaine ne présente aucun mal, sinon le mieux est de ne pas le faire.

3 décembre 2014

Qu’est ce que l’Islam ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

L’ISLAM, c’est :

 

L’adoration d’Allah

 

La soumission à Allah

 

L’obéissance à Ses ordres

 

L’abandon de Ses interdits

 

L’abandon du polythéisme

 

Renier les gens de la mécréance et les associateurs

 

**************************************************

 

L’islam dans son sens général, c’est :

 

L’adoration d’Allah de la façon qu’Il a légiféré depuis qu’Il a envoyé les Messagers jusqu’à l’avènement de l’Heure

 

La preuve :

{Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis, et de notre descendance une communauté soumise à Toi…} s2 v 128

 

 

L’Islam, dans son sens particulier :

 

Fait référence au message apporté par Mohammed صلى الله عليه و سلم.

 

En effet, le message du Prophète صلى الله عليه و سلم a abrogé toutes les religions antérieures…

 

→ celui qui suit le Prophète صلى الله عليه و سلم = MUSULMAN

 

→ celui qui ne suit pas le Prophète صلى الله عليه و سلم = NON MUSULMAN

 

 

En conséquence :

 

Les adeptes des messagers en leur temps étaient musulmans

 

Les juifs du temps de Moussa عليه سلام étaient musulmans

 

Les chrétiens du temps de Issa عليه سلام étaient musulmans

 

MAIS, depuis que le Prophète Mohammed صلى الله عليه و سلم a été envoyé….ceux qui n’ont pas cru en lui ne sont pas musulmans

 

 

De plus, l’ISLAM est la

 

SEULE RELIGION ACCEPTEE PAR ALLAH

 

et c’est

 

LA SEULE QUI SOIT BENEFIQUE POUR L’INDIVIDU.

 

 

{Certes, la religion acceptée d’Allah, c’est l’Islam.} s 3 v 19

 

{…Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous….} s 5 v 3

 

 

(Extrait du commentaire des 3 principes fondamentaux de Sheykh el-Otheymine رحمه الله
Sur un texte original de Mohammed ibn Abdul-Wahab رحمه الله)

12 décembre 2014

Les félicitations de fin de Ramadan

 

 Al-Imâm SHeikh al-Islâm Ibn Taymiyyah رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

QUESTION : 

Concernant les félicitations de la fête « al-’Aîd », est-il de Sounnah pour les gens de dire : « ‘Aîdaka Mubârak » ou ce qui peut ressembler à cela ? Y-a-t-il un fondement dans la Charî’ah pour cela ou pas ? Et s’il existe un fondement dans la Charî’ah en cela, que devrions-nous dire ?

 

RÉPONSE : 

De ce qui peut-être dit comme félicitations le jour de la fête de « al-’Aîd » les uns envers les autres, il y a :

 

تقبل الله منا و منكم و أحاله الله عليك

 

« Taqabal-Allâh minnâ wa minkoûm wa Ahâlahu Allâh ‘alayk »

 

 

Et ce qui peut ressembler à cela. Et cela a été rapporté par un groupe des compagnons [ as-Sahâbah], qui eux ont fait de la sorte, et c’est sur la base d’un texte précis des Imâms, comme l’Imâm Ahmad et d’autres.

 

Ceci dit, l’Imâm Ahmad a dit :

« Moi je ne devance [dans les félicitations] personne, si une personne commence [à me féliciter], je lui réponds. Dés lors, répondre à la salutation est une obligation [wâdjib]. Quant à commencer les félicitations, il n’y a pas dans la Sounnah d’obligation pour cela. Et il n’y a pas aussi, d’interdiction pour cela [ces félicitations]. La personne qui le fait, a un modèle à suivre [un exemple], et la personne qui le délaisse [dire les félicitations], a un modèle à suivre ».

Wa Allâhu A’Lam. 

Madjmu’ al-Fatâwa d’Ibn Taymiyyah رحمه الله, vol-24 p.138

12 décembre 2014

Les dix dernières nuits du Ramadhan

 

بسم الله الرحمن الرحيم

De l’Erudit ibn Rajab el Hanbalî رحمه الله

 

 

Selon ‘Âicha رضي الله عنها :

« Arrivé aux dix derniers jours, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم serrait son Izâr [Pièce d'étoffe qui se porte à la taille  ou pagne. (N. du T.)], veillait ses nuits, et réveillait sa famille. »

Dans une version, il est précisé : « il veillait ses nuits, réveillait sa famille, redoublait d’efforts, et serrait son Izâr. » [ Rapporté par el Bukhârî et Muslim]

Au cours des dix derniers jours du Ramadhan, le Prophète صلى الله عليه و سلم privilégiait de faire certaines œuvres qu’il ne faisait pas le reste du mois. Entre autres, il veillait ses nuits. Il est possible que cela signifie qu’il restait éveillé la nuit entière. Dans un Hadith de ‘Âisha رضي الله عنها en effet, celle-ci explique : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم alternait les vingt premiers jours entre la prière et le sommeil, mais lorsque survenait les dix derniers jours, il ‘’retroussait ses manches » et serrait son Izâr. » [ Rapporté par Ahmed].

Cela peut vouloir dire également qu’il faisait vivre la plus grande partie de la nuit. Cette hypothèse se fonde sur le propos que nous rapporte Muslim dans son recueil Sahîh, selon lequel ‘Âisha رضي الله عنها déclare :« Je ne pense pas qu’il صلى الله عليه و سلم ait passé la nuit en prière jusqu’à l’aube. » Par ailleurs, le Prophète صلى الله عليه و سلم veillait à réveiller sa famille au cours des dix dernières nuits indépendamment des autres jours. Sufiân e-Thawrî affirme : « Quand viennent les dix derniers jours, je préfère que quelqu’un prît la nuit, qu’il redouble d’effort, qu’il réveille son épouse et ses enfants pour la prière s’ils se sentent capables de le faire. » Il est certifié à cet effet que le Prophète صلى الله عليه و سلم frappait à la porte de Fatima et de ‘Ali pour leur dire : « Ne devriez-vous pas vous lever pour prier ! » [ Rapporté par el Bukhârî et Muslim]

 

Il avait pour habitude de réveiller ‘Âisha رضي الله عنها avant de faire le Witr, au terme de sa veillée qu’il consacrait à la prière. Les Textes encouragent les époux à se réveiller mutuellement la nuit pour se vouer à la prière et éventuellement asperger de l’eau sur le visage du conjoint dont le sommeil est trop lourd. D’après el Mawatta, ‘Omar ibn el Khattab رضي الله عنه priait la nuit la durée qu’Allah voulait. Au milieu de la nuit, il réveillait sa famille en s’écriant : « La prière ! La prière ! » Il récitait notamment ce Verset :

{Ordonne la prière à ta famille et endure-la} [ Tâ-Ha ; 132]

La femme d’Abû Mohammed Habîb el Fârisî lui répétait la nuit : « La nuit s’est s’effacée alors qu’entre nos mains le chemin est long et nos provisions sont bien maigres. La caravane des pieux est passée devant nous et nous, sommes restés sur place. »

 

Ô dormeur de la nuit ! A quel point tu dors !

Lève-toi mon amour [Le terme Habîb signifie amoureux en arabe, ici en l'occurrence c'est le nom de son mari mais il sous-entend certainement les deux sens (N. du T.)]  ! Le rendez-vous est proche

Prends de la nuit et de ses instants                      

Un passage quand le dormeur a pris sa couche   

Qui dort au terme de la nuit                                     

N’atteint aucun rang ni s’en approche

 

À cette occasion, le Prophète صلى الله عليه و سلم serrait notamment son Izâr. Les avis sont partagés pour expliquer le sens de cette expression. Certains savants prétendent que c’est une façon d’exprimer les efforts intensifs et intenses qu’il consacrait à l’adoration, mais cette hypothèse est sujette à discussion. En réalité, elle signifie qu’il s’isolait de ses femmes ; c’est ainsi que les prédécesseurs et les références anciennes comme Sufiân e-Tawrî l’ont interprété. Une autre hypothèse avance qu’il ne se mettait plus au lit jusqu’à la fin du Ramadhan. Dans le Hadith d’Anas رضي الله عنه en effet, il est précisé : « Il pliait son lit et s’isolait de ses femmes. »

 

Certains anciens assument concernant l’exégèse du Verset suivant :

{maintenant vous pouvez les approcher, et recherchez ce qu’Allah vous a prescrit} [ La vache ; 187]

que cela correspond à rechercher la Nuit du Destin. Cela voudrait dire qu’Allah عز و جل a autorisé d’approcher les femmes pendant les nuits du Ramadhan jusqu’au moment de distinguer entre le fil blanc et le fil noir de l’aube. Il a enjoint avec cela de rechercher la Nuit du Destin, afin que les musulmans ne passent pas toutes les nuits du mois à profiter des relations licites avec leurs femmes au risque de laisser échapper cette nuit. En outre, Il a ordonné de rechercher cette fameuse nuit à travers la prière nocturne, surtout lors des nuits où il est plus propice de s’y trouver. À partir de là, on peut comprendre pourquoi le Prophète صلى الله عليه و سلم voyait ses femmes les vingt premiers jours pour ensuite s’isoler d’elles afin de se concentrer à sa quête de la Nuit du Destin les dix derniers jours.

 

En outre, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم prenait son repas du matin juste avant l’aurore. Selon ‘Âisha رضي الله عنها et Anas رضي الله عنه , les dix derniers jours, il صلى الله عليه و سلم prenait son repas du soir avant l’aurore. Les termes de ‘Âisha رضي الله عنها sont les suivants : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم dormait et priait pendant le Ramadhan. Les dix derniers jours, il serrait son Izâr, s’éloignait de ses femmes, se douchait entre les deux Edhân, et prenait avant l’aube son repas du soir. » [ Rapporté par ibn abî ‘Âsim]. Selon Abû Sa’îd el Khudrî, le Prophète a dit صلى الله عليه و سلم :

« Ne jeûnez pas sans interruption ; quiconque voudrait le faire sans interruption doit s’arrêter au moins juste avant l’aurore.

-  Toi, tu jeûnes bien sans interruption lui a-t-on fait remarquer !

-  Je ne suis pas comme vous a-t-il répliqué, quelqu’un la nuit me nourrit et m’abreuve. » [ Rapporté par el Bukhârî]

 

Visiblement, il صلى الله عليه و سلم continuait de jeûner toute la nuit. Il le faisait probablement pour mieux affronter les dix dernières nuits. Il n’en était pas plus affaibli étant donné qu’Allah le nourrissait et l’abreuvait.

 

De plus, le Prophète صلى الله عليه و سلم se douchait entre les deux prières de la nuit. Comme nous l’avons déjà vu avec le Hadith de ‘Âisha رضي الله عنها, il se douchait entre les deux appels à la prière (Adhân). Autrement dit, entre l’Adhân du Maghreb et celui du ‘Ishâ. Ibn Jarîr a souligné : « Les anciens appréciaient se doucher toutes les nuits des dix derniers jours. E-Nakha’î s’y douchait toutes les nuits. Certains se douchaient et se parfumaient les nuits les plus propices à la Nuit du Destin. Ayyûb e-Sikhtiyânî consacrait sa douche la nuit du vingt-trois et celle du vingt-quatre. Il revêtait deux vêtements neufs, se parfumait à l’encens, et disait : « La vingt-troisième nuit, c’est la nuit des gens de Médine, et la suivante c’est la notre », il entendait par-là les habitants de Bassora. »

 

Il devient clair à travers cela qu’il est recommandé les nuits où l’on espère coïncider avec la Nuit du Destin de se laver et de se faire beau. Cela consiste à se faire propre en se douchant, se parfumant, et en portant des beaux vêtements comme il est légiféré de le faire le vendredi et les jours de fête. Il est légiféré également de se faire beau pour les prières en général. On ne peut embellir pleinement son extérieur sans embellir par-là même son intérieur à travers le repentir et le retour à Dieu عز و جل en se purifiant le cœur des souillures des péchés. Il ne sert à rien d’entretenir son aspect extérieur et de laisser l’intérieur complètement délabré.

Il n’est pas décent de s’entretenir avec les rois en privé sans peaufiner et purifier le corps et l’esprit en même temps. Que dire des relations avec le Roi des rois, Lui qui connaît les secrets les plus cachés. Il ne se contente pas de regarder vos aspects extérieurs, mais Il considère vos cœurs et vos actes. Quiconque se tient devant Lui doit embellir son corps par sa tenue et son cœur par le manteau de la piété.

 

Si quelqu’un ne revêt pas l’habit de la piété,  Il est véritablement nu même s’il est tout habillé

 

Il est propice à l’occasion des dix derniers jours de faire l’I'tikâf (retraite spirituelle). D’après el Bukhârî et Muslim, selon ‘Âisha رضي الله عنهاle Prophète صلى الله عليه و سلم faisait l’I'tikâf les dix derniers jours du Ramadhan, et cela, jusqu’à sa mort. D’après Sahîh el Bukhârî, selon Abou Huraïra رضي الله عنه : « Tous les Ramadhan, le Prophète faisait une retraite de dix jours. L’année où il est mort, il a fait une retraite de vingt jours. »

 

 Il faisait une retraite ces dix fameux jours, au cours desquels chacun est à l’affût de la Nuit du Destin, pour se couper de toute occupation mondaine. Il en profitait pour se vider l’esprit, pour s’entretenir en privé avec Son Seigneur afin de l’invoquer et de l’évoquer.

 

La personne en retraite s’isole pour mieux se soumettre à Allah et se consacrer au Dhikr (l’évocation d’Allah). Elle décide de couper tout lien avec le monde extérieur susceptible de lui perturber l’esprit. Elle se tourne corps et âme vers Son Seigneur et se voue complètement à Allah. Sa seule préoccupation est Son Seigneur et la recherche de Son agrément. Une fois que les liens, les sentiments, et une certaine complicité se créent, la personne peut dès lors s’abandonner pleinement à Allah dans toutes les autres situations.

 

Allah عز و جل dit :

{Nous l’avons descendu la Nuit du Destin. Et qui te dira ce qu’est la nuit du Destin ? La nuit du Destin est meilleure que mille mois.}. [ Le Destin ; 1-3]

Selon Abû Huraïra رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit au sujet du mois du Ramadhan :

« Il y a une nuit qui est meilleure que mille mois, quiconque est privé de ses bienfaits, sera démuni. » [ Rapporté par Ahmed et e-Nasâî]

 

Mâlik a confié : « On m’a rapporté qu’il fut montré au Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم les œuvres des générations passées, ou ce qu’Allah a voulu lui montrer. Il eut l’impression que celles de sa communauté étaient trop justes et qu’elles ne pouvaient rivaliser avec celles des prédécesseurs dont la durée de vie était plus longue. Allah lui offrit donc la Nuit du Destin qui est meilleure que mille mois. »

 

Concernant les œuvres liées à cette fameuse nuit, il est certifié que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Quiconque veille la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, il se verra pardonner ses péchés passés. »

« Veiller » consiste ici à la passer dans l’adoration et la prière nocturne. En outre, il a recommandé à ‘Âisha رضي الله عنها de se consacrer aux invocations. Sufiân e-Thawrî a dit : « Cette nuit-là, les invocations sont meilleures à mes yeux que la prière. » Il veut dire par là qu’il vaut mieux multiplier les invocations que de faire des prières comportant peu d’invocations. Néanmoins, si l’adorateur alternait entre les invocations et la lecture cela reste une bonne initiative. Le Prophète صلى الله عليه و سلم se consacrait à l’adoration les nuits du Ramadhan et psalmodiait le Coran. Il ne lisait pas un verset évoquant la Miséricorde sans la solliciter ni un verset évoquant le châtiment sans demander la protection d’Allah. Il alliait la prière avec la récitation, l’invocation avec la méditation. Voici la meilleure combinaison à mettre en pratique au cours des dix dernières nuits ou autre. ‘Âisha رضي الله عنها a demandé au Prophète صلى الله عليه و سلم :

« Si je coïncidais avec la Nuit du Destin, quelle invocation dois-je y consacrer ?

 - Tu n’as qu’à dire : Ô Allah ! Tu es Absoluteur et tu aimes le pardon, alors pardonne-moi ! »

 

 L’absoluteur fait partie des Noms d’Allah, il signifie qu’Allah passe outre les péchés de Ses serviteurs et qu’Il en efface les traces. Il aime qu’on sollicite Son Pardon et aime pardonner à Ses Serviteurs comme Il aime de la part de Ses Serviteurs qu’ils se pardonnent les uns les autres. S’ils venaient à se pardonner entre eux, Il userait de Son Pardon envers eux. Son Pardon a un ascendant sur à Son Châtiment. Le Prophète disait à cet effet صلى الله عليه و سلم :

« Je cherche protection auprès de Ton Agrément contre Ta Colère et de Ton Pardon contre Ton châtiment. » [ Rapporté par Muslim]

 

Il est donc conseillé de demander pardon la Nuit du Destin après avoir redoublé d’efforts dans les bonnes œuvres au cours de cette nuit en question et des dix dernières nuits en général. Cela, parce que les initiés, même s’ils s’appliquent dans les actes de dévotion, ils ne se voient pour autant dans une situation privilégiée. Ils s’en remettent alors à Son Pardon à la manière des pécheurs et des insouciants.

 

Selon Abû Huraïra رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit  :

« Quiconque jeûne pendant le mois du Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. Quiconque prie la nuit du Destin avec foi et en aspirant à la récompense, se verra pardonner ses fautes passées. »

 

Toujours selon Abû Huraïra رضي الله عنه, ce dernier صلى الله عليه و سلم a dit :

« Quiconque prie les nuits du Ramadhan avec foi et en aspirant à la récompense se verra pardonné ses péchés passés. » [ Rapporté par el Bukhârî et Muslim]

 

Ce Hadith recense trois moyens de se faire pardonner les péchés commis dans le passé. Autrement dit, il faut jeûner le mois du Ramadhan, prier durant ses nuits, et durant la Nuit du Destin en particulier. À elle seule, la Nuit du Destin efface les fautes qui ont pu se produire au début, au milieu, ou à la fin des dix derniers jours. Que la personne s’en rende compte ou non, l’absolution des péchés n’attend pas la fin du mois pour se voir effective ; contrairement au Ramadhan et à la prière nocturne pour lesquels il faut attendre la fin du mois pour en savourer les fruits. En effet, dès que le mois se termine, le fidèle achève le jeûne et les veillées spirituelles. L’absolution des péchés a lieu tout de suite après l’interruption des deux moyens qui ont permis de l’obtenir. Ces deux moyens sont le jeûne pour les journées et la prière pour les nuits du mois du Ramadhan.

 

Une fois les limites du mois franchies, les jeûneurs ont rempli leur devoir. Ils n’ont plus qu’à attendre la récompense qui se traduit par le pardon. En allant à la prière de l’Aïd, leurs récompenses leur sont distribuées. Quand ils rentrent chez eux, ils ont déjà perçu leur dû en entier. La récompense est proportionnelle à l’effort requis ; celui qui n’a pas rempli correctement son devoir devra s’en prendre à lui-même. Salmân affirme à ce sujet : « La prière est une balance, celui qui donne la bonne mesure sera pleinement rétribué, et pour celui qui voudrait tricher : vous connaissez pertinemment le sort des tricheurs. »

 

Le jeûne et les bonnes œuvres en général sont de cet ordre. Celui qui s’acquitte de sa dette compte parmi les serviteurs d’Allah les plus loyaux tandis que celui qui veut tricher, alors malheur aux tricheurs ! Honte à celui qui remplit avec soin la mesure de ses passions alors qu’il néglige injustement la balance de  son jeûne et de sa prière !

 

Demain les âmes seront gratifiées de leurs œuvres,

 

Et les laboureurs auront le fruit de leur labeur

 

S’ils font du bien, ils le font pour eux-mêmes,

 

 Et s’ils font du mal alors quel mauvais labeur

 

Les pieux prédécesseurs faisaient en sorte d’achever leur effort avec soin et perfection. Se voir accepter les œuvres étant leur second souci, ils avaient la peur au ventre à l’idée de se les voir refuser, et ils

{font ce qu’ils font le cœur rempli de crainte} [ Les croyants ; 60]

 

‘Ali رضي الله عنه aurait dit : « Soyez plus préoccupés de vous voir accepter les œuvres que de les accomplir. N’avez-vous pas entendu les Paroles d’Allah عز و جل :

{Allah accepte les œuvres des gens pieux} [ Le Repas Céleste ; 27] »

 

Selon el Hasan : « Allah a fait du Ramadhan une arène pour Sa création où ils rivalisent dans Son obéissance pour atteindre Sa satisfaction. Les premiers ont eu la victoire tandis que les retardataires ont tout perdu. » Comment peut-on avoir le sourire aux lèvres le jour où les bienfaiteurs sont les vainqueurs et où les paresseux sont les perdants !

 

Parmi les moyens permettant également de gagner le pardon divin, nous avons le fait de nourrir les jeûneurs et d’alléger la tâche aux esclaves. Il y a de surcroît l’évocation d’Allah et le repentir qui consiste à demander pardon au Seigneur.

 

Les invocations du jeûneur lui sont acceptées aussi bien la journée qu’au moment où il entame son repas. En outre, les anges invoquent le pardon en faveur des jeûneurs jusqu’au soir. Ainsi, il existe de multiples façons de se faire pardonner à l’occasion de ce mois bénit.

 

C’est pourquoi ne pas obtenir à cette occasion le pardon, c’est vraiment être le plus démuni du monde !

 

Quand les péchés seront-ils pardonnés à celui qui n’aura pas profité de l’opportunité ?

 

Quand ses oeuvres lui seront-elles acceptées, si elles ne l’ont pas été au cours de ce mois ?

 

Quand va-t-il se corriger s’il ne l’a pas fait pendant Ramadhan ?

 

Quand va-t-il guérir de son ignorance et de sa négligence ?

 

Toutes les branches qui ne donnent pas de fruits à l’heure de la cueillette sont coupées pour servir de brasier au feu. Si la terre est mal semée à la saison des graines, il y n’aura d’autre labeur le jour de la récolte que la déchéance et le remord.

 

Concernant la fin du mois, les personnes inondées par les fautes et dont les grands péchés leur font mériter l’Enfer, sont affranchies de ses flammes. Le jour de l’Aïd, Allah affranchit de la Géhenne, les grands pécheurs parmi les jeûneurs ; les pervers peuvent rejoindre ainsi les dévots. Etant donné que le pardon et l’affranchissement du feu étaient le fruit du jeûne et des veillées pieuses, le Seigneur a ordonné au serviteur d’achever cette période en exprimant sa reconnaissance et en proclamant Sa Grandeur en disant :

{afin que vous finissiez ses jours et que vous proclamiez la Grandeur d’Allah qui vous a guidé, ainsi serez-vous reconnaissants} [ La vache ; 185]

La façon d’être reconnaissant envers Celui qui par Sa Faveur a permis à Ses serviteurs de jeûner le mois de Ramadhan tout en les soutenant dans leur besogne, c’est de l’évoquer et de le remercier tout en Le craignant comme il se doit ; Lui qui leur a pardonné et qui les a affranchis de l’Enfer.

 

Ô toi dont le Maître a affranchi des flammes ! Méfie-toi de ne pas retomber dans les chaînes de la faute après t’en être délivré. Ton Maître t’éloignerait-Il de l’Enfer vers lequel tu es attiré ? À quoi bon t’en sauver si toi tu y replonges sans y manquer ! Il incombe à quiconque veut délivrer son âme du feu à l’occasion du Ramadhan de se donner les moyens de le faire, en sachant qu’à cette occasion, ils sont plus que disponibles.

 

Dans e-Sahîh d’ibn Khuzaïma, il est dit : « Faites en sorte d’abonder de ces quatre choses : deux d’entre elles servent à satisfaire Votre Seigneur, et vous ne pouvez vous passer des deux autres. Celles dont vous vous servez pour satisfaire Votre Seigneur, ce sont : l’attestation qu’il n’y de dieu en dehors d’Allah et le repentir. Et celles dont vous ne pouvez vous passer, ce sont : quand vous demandez à Allah le Paradis, et quand vous cherchez Sa protection contre l’Enfer. »

 

Chacune des quatre particularités mentionnées dans ce Hadith constitue en elle-même une raison d’être affranchi et pardonné. La parole d’unicité pulvérise et efface les péchés. Elle n’omet aucune faute et rien parmi les œuvres ne peut la devancer en mérite. Elle équivaut à l’affranchissement d’un esclave qui implique l’affranchissement du feu. La parole du repentir quant à elle, constitue l’un des plus grands moyens pour se faire pardonner. Si l’on sait que le repentir consiste à invoquer Allah d’absoudre les péchés, il faut alors garder à l’esprit que l’invocation du jeûneur est exaucée quand il est à jeun et juste au moment de rompre son jeûne. Au demeurant, le plus efficace des repentirs s’avère quand celui-ci est accompagné d’un regret sincère.

 

Quiconque demande pardon du bout des lèvres, avec le cœur attaché à la faute, et la ferme intention à la fin du mois de la retrouver, verra son abstinence lui retourner, et les portes de l’acceptation lui seront fermées. Quant au fait d’implorer l’entrée au Paradis et d’être protégé de l’Enfer, ce sont les invocations, les plus essentielles et au sujet desquelles le Prophète صلى الله عليه و سلم a déclaré :

« C’est autour de cela que nous tournons. » [ Rapporté par Abou Dawûd et ibn Mâja]

 

Serviteurs d’Allah ! Ramadhan a pris l’initiative de partir, il n’en reste pratiquement plus rien. Celui qui parmi vous en a profité pour faire le bien, doit finir ainsi, mais celui qui a gaspillé ses heures peut encore finir bien. La dernière œuvre est celle qui prévaut. Jouissez donc du peu de jours et de nuits qui vous restent et quittez-le sur une bonne action ; elle pourra témoigner en votre faveur auprès du Roi Omniscient. Faites-lui vos adieux au moment du départ avec les meilleures salutations.

 

Ô Ramadhan ! Compatis ! Les larmes des bien-aimés affluent et leurs cœurs devant la douleur du départ se fendent. Un instant au moment des adieux peut étouffer ce que les flammes du désir ont brûlé. Un instant de pardon et de regret peut récupérer des empans entiers de jeûne détruits par le feu. Un cavalier isolé parmi les admis peut très bien regagner la caravane. L’individu enchaîné dans ses fautes peut tout aussi se libérer. Un individu méritant le feu peut autant en être délivré et un rebelle peut certainement être atteint par la Miséricorde du Maître.

 

Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur notre maître Mohammed, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons !

12 décembre 2014

Ramadan, un rappel d’unité

 

Shaykh  Muhammad Nasirud-Din Al-Albani رحمه الله

 

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

 

 Abû Hurayra رضي الله عنه a rapporté que le prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Jeûnez quand ils jeûnent, rompez le jeûne quand ils rompent le leur et sacrifiez le jour où ils sacrifient. »

 

Sahih : rapporté par At-Tirmidhi (2/37). Shaykh Al-Albani رحمه الله l’authentifié dans As-Sahiha (n°224).

 

Al-Bayhaqi rapporte d’après Abû Hanifa, qui a dit : « ‘Ali ibn Al-Aqmar m’a rapporté, de Masruq, qui a dit : je suis entré chez ‘Aisha le jour de ‘Arafat, et elle a dit : « Servez à Masruq du gruau et faites-le plus doux. » Masruq a dit : « Rien ne m’a empêché de jeûner ce jour si ce n’est que j’ai craint que cela puisse être le jour du Sacrifice. Ainsi, ‘Aisha m’a dit : « Le jour du Sacrifice vient lorsque les gens sacrifient et le jour de la rupture quand les gens finissent leur jeûne. »

Cette chaîne de narration est jayid (bonne) en raison de ce qui a précédé.

 

COMPRÉHENSION DU HADITH

 

L’imam At-Tirmidhi dit après avoir cité ce hadith : « Quelqu’un parmi les gens de science a expliqué ce hadith en disant : Son sens est de jeûner et de rompre le jeûne avec la Jama’a et la majorité des gens. »

 

As-San’ani dit dans Subulus-Salam (2/72) : « Dans ce hadith est une preuve qu’être en accord avec les gens est accepté dans l’établissement du jour du ‘Id et que la personne seule qui croit que c’est le jour du ‘Id – par la vision de la lune – alors il lui est obligatoire d’être en accord avec les gens et que la décision des gens – concernant la prière, la rupture du jeûne et le sacrifice – est obligatoire sur la personne. » 

 

Ibn Al-Qayim – a mentionné cette signification dans Tahdhibus-Sunan (3/214) et a dit : « Il est dit : Il y a en cela une réfutation de ceux qui disent que quiconque connaît les positions de la lune par les calculs astronomiques, alors il lui est permis de jeûner et de rompre le jeûne, même si d’autres ne le savent pas. Il est aussi dit : que le témoin seul qui voit la lune, mais dont le qadi (le juge) n’a pas accepté le témoignage, alors il n’y a pas de jeûne pour lui, de même qu’il n’y a aucun jeûne pour les gens. »

 

Abul-Hasan As-Sindi dit dans Hashiya ‘ala Ibn Majah, après la mention du hadith d’Abû Hurayra رضي الله عنه qui a été rapporté par At-Tirmidhi : « Et son sens apparent est : qu’il n’y a pas de place pour l’opinion individuelle dans ces questions, ni pour agir seul en cela. Plutôt cette affaire revient à l’imam (le gouverneur des musulmans) et la Jama’a (le groupe des musulmans sous l’imam). Il obligatoire aux gens de suivre l’imam et la Jama’a. C’est pourquoi, si un homme seul voit la lune, mais que le qadi rejette son témoignage, alors l’individu n’a aucun droit en ces questions, mais il doit suivre la Jama’a en cela. »  

Et ceci est le sens évident du hadith et qui est souligné par le fait que ‘Aisha رضي الله عنها l’a employé avec Masruq quand il s’est retenu de jeûner le jour de ‘Arafat, craignant que cela puisse être le jour du Sacrifice. Donc elle lui a expliqué qu’il n’y a aucun poids pour son avis personnel en cela et qu’il doit suivre la Jama’a. Donc elle lui a dit : « Le jour du Sacrifice vient quand les gens sacrifient et le jour de la rupture quand les gens rompent leur jeûne. »

 

Et c’est ce qui convient à la Shari’a facile et tolérante, dont l’un des buts est d’unir les gens, unifier leurs rangs et tenir loin d’eux tout ce qui fendrait leur unité complète – parmi les avis isolés. Donc la Shari’a ne donne pas de poids à l’avis isolé dans des questions concernant les actes collectifs d’adoration (‘ibada jama’iya), comme le jeûne, le  ‘Id et la prière en congrégation – même si l’avis est correct, d’un point de vue. Ne voyez-vous pas que les compagnons رضي الله عنه priaient l’un derrière l’autre. Ainsi, parmi eux, certains ont tenu l’avis que le toucher d’une femme, ou l’écoulement de sang annulait les ablutions, et d’autres n’ont pas tenu cet avis. Parmi eux, certains complétaient la prière pendant le voyage, alors que d’autres raccourcissaient. Ceci et d’autres différences, ne les ont pas empêchés de prier ensemble derrière un même imam et de considérer cela acceptable. Et ceci, parce qu’ils savaient que tafaruq (division) dans la religion est plus mauvaise que l’ikhtilaf (divergence) sur quelques avis. En effet, la question avec l’un d’entre eux a atteint le point qu’il ne considérait pas même acceptable la divergence d’avis avec le grand imam dans les grandes réunions; comme la réunion à Mina (pendant le Hajj), au point qu’il abandonnait totalement la pratique de son avis dans cette réunion – fuyant ce qui pourrait résulter de ce mal, s’il agissait selon son propre avis.

 

Ainsi, Abû Dawud rapporte (1/307) que ‘Uthman رضي الله عنه a prié quatre rak’a à Mina, ‘Abdullah ibn Mas’ud l’a critiqué en disant : « J’ai prié deux rak’a avec le prophète صلى الله عليه و سلم et deux rak’a avec Abû Bakr رضي الله عنه et deux rak’a avec ‘Umar رضي الله عنه et deux rak’a avec ‘Uthman رضي الله عنه au début de son commandement, puis il l’a complétée (c’est-à-dire en priant quatre rak’a). Après cela les voies se sont divisées avec vous tous. Donc j’espère de ces quatre rak’a, que deux d’entre elles seront acceptées. » Puis, Ibn Mas’ud a prié quatre rak’a. Donc on lui a dit : « Tu critiques ‘Uthman, et tu pries quatre ? » Donc il a dit : « La divergence est mauvaise. »

 

Sa chaîne de narration est sahih (authentique) et quelque chose de semblable a été rapporté dans le Musnad (5/155) de l’imam Ahmad, d’après Abû Dharr رضي الله عنه

 

Donc ceux qui continuent à se diviser en ce qui concerne la prière et refusent de suivre les imams dans les mosquées – particulièrement dans la prière du witr pendant Ramadan – donnant comme preuve que c’est contre leur madhab, doivent réfléchir sur le hadith mentionné ci-dessus et les athar. De même, ceux qui revendiquent la connaissance de l’astronomie et qui, en raison de leur avis, jeûnent et rompent leur jeûne seuls – en précédant ou retardant de la majorité des musulmans, et ne voient aucun problème en cela – doivent aussi réfléchir sur les preuves précédemment citées. Tous doivent considérer et réfléchir sur la science qui a été mentionnée. Peut-être trouveront-ils un remède à leur ignorance et aveuglement, pour qu’ils soient un rang unifié avec leurs frères musulmans – en effet la Main d’Allah est avec la Jama’a.

12 décembre 2014

Les préjugés

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Abou Hureyra رضي الله عنه rapporte que le messager d’ Allah صلى الله عليه و سلم a dit:

 

« Prenez gardes des préjugés, qui sont trompeurs! Ne cherchez pas à vous immiscer dans ce qui ne vous regarde pas, ne vous espionnez pas, ne vous rivalisez pas, ne vous enviez pas, ne vous détestez pas, ne vous détournez pas les uns des autres, et soyez tous des serviteurs d’ Allah unis par la fraternité comme Il vous l’ a ordonné. le musulman est le frère du musulman, il ne l’opprime pas, ne l’abandonne pas et ne le méprise pas… »

 

Authentique : rapporté par el Bukhâry (5134), Muslim (2563-2564) 

12 décembre 2014

Ceux à qui est versée la Zakât de la rupture du jeûne

 

بسم الله الرحمن الرحيم
 

 

Question :

Il arrive que des hommes réclament la Zakat Al Fitr (aumône de la rupture du jeûne) dans les marchés, et l’on ignore s’ils sont pieux ou non. D’autres sont bien dans l’apparence, or ce qu’ils recoivent de la Zakat, ils le consacrent entièrement à l’entretien de leurs enfants. Certains touchent un salaire mais ils ne sont pas de bons pratiquants. Le cas échéant, serait-il permis de leur verser la Zakat?

 

Réponse :

 

 

Zakat Al-Fitr est payée aux musulmans pauvres, même si ceux-ci enfreignaient les consignes de la religion, et ce pourvu que leur désobéissance ne soit pas de nature à les faire sortir de l’Islam même. Le critère de pauvreté à cet égard est l’apparence de la personne, fût-ce une personne riche en réalité. Celui qui paye la Zakat doit rechercher, tant que possible, les pauvres qui soient bons au fond. Si jamais la richesse de celui qui aurait bénéficié de la Zakat apparaît plus tard, ceci n’affectera en rien la validité de la Zakat, elle demeure valable, louange à Allah.

Qu’Allah vous accorde la réussite, que l’éloge et le salut soit sur notre Prophète Mohammed, sur sa famille et ses compagnons.

 

Comité permanent [des savants] de l’Ifta

Question 3 de la fatwa n°3055

 

Numéro de la partie: 9,  Numéro de la page: 377

12 décembre 2014

Comment s’effectue la prière des deux fêtes [al-‘Aîdayn] ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

La prière des deux fêtes est, quand l’imâm arrive, il dirige la prière des gens en deux Raka’ah en faisant un premier « Takbîr al-Ihrâm » [Proclamation de la grandeur d'Allâh tel que : Allâhu Akbâr], ensuite il fait six « Takbîrât », puis il récite la « Fâtiha » et la sourate « Qaf » dans la première Raka’ah, et dans la deuxième Raka’ah, il se lève en faisant le « Takbîr ». Après s’être levé, il prononce cinq « Takbîrât », et il récite sourate « al-Fâtiha » et ensuite la sourate « al-Qamar ». C’est ainsi que le Prophète صلى الله عليه و سلم récitait dans les prières des deux fêtes. Mais si l’imâm le veut, il peut réciter la sourate « al-A’la » dans la première Raka’ah, et la sourate « al-Ghâchiyah » dans la deuxième [Rapporté par Muslim].

 

Sache, que la prière du vendredi [al-Djumu'ah] et la prière des deux fêtes [al-‘Aîdayn] ont deux sourates en commun, et deux sourates qui les différencient. Quant aux sourates qui les rapprochent, ce sont les sourates « al-A’la » et « al-Ghâchiyah ». Et quant à celles sur lesquelles elles diffèrent, ce sont, dans la prière des deux fêtes, les sourates « Qaf » et « al-Qamar », et dans la prière du vendredi, les sourates « al-Djumu’ah » et « al-Munâfiqoûn ». L’imâm se doit de refaire vivre la Sounnah avec la récitation de ces deux sourates, jusqu’à ce que les musulmans sachent cela [cette Sounnah] et qu’ils ne la désapprouvent pas quand elle est appliquée. Après cela, il prononce le sermon [Khotbah], et il doit réserver une partie de son sermon aux femmes, afin de leur transmettre leurs obligations, et de les mettre en garde contre ce qui leur est défendu, comme le Prophète صلى الله عليه و سلم l’a fait [Rapporté par al-Bukhârî et Muslim].

Madjmu’ Fatâwa de Ibn ‘Uthaymîne رحمه الله, Vol-16 p.238-239

25 novembre 2014

Rares Photos de la Kaaba

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

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