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Le Message Islam
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12 décembre 2014

Biographie de l’imam Al Boukhari رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Sa naissance

 

Son nom est Abou ‘Abdillah Mouhammad ibn Isma’il ibn Ibrahim ibn al Moughira ibn Bardizbah al Ja’fi al Boukhari. Bardizbah  signifie en persan : le cultivateur, il était d’origine persane et suivait la religion  de son peuple quant au nom al Ja’fi il provient d’un clan arabe. Al Moughira, deuxième grand père d’al Boukhari, s’est donné ce nom à titre de loyauté envers al Yamane al Ja’fi par la cause de qui il embrassa l’Islam, par la volonté de Dieu. Il est né le vendredi 13 du mois de Chawwal en l’an 194 de l’hégire (809) dans la ville de Boukhara en Asie centrale.

 

Son enfance

 

Isma’il le père d’al Boukhari était aussi un connaisseur du Hadith, il a lui même rencontré Hammâd ibn Zayd, ‘Abdoullah ibn al Moubarak et Malik ibn Anas dont il transmettait des Hadiths. Al Boukhari a été élevé par sa mère, dès son enfance il a été orphelin  de père et il perdit sa vue puis la retrouva. Son père quittant la vie, lui laissa une fortune considérable dont il se servit pour se donner entièrement à la science.
A seize ans il accomplit le pèlerinage avec sa mère et son frère mais ensuite il ne regagna pas sa patrie, il séjourna à la Mecque pour acquérir de la science. A cette époque il connaissait déjà les ouvrages de ibn al Moubarak et de Waki’ par cœur. Dès son enfance, avant même d’atteindre l’âge de la puberté, il témoigna d’une capacité remarquable à apprendre par cœur. A 11 ans il corrigeait son professeur.  

 

Ses Qualités

 

Mouhammad ibn Abi Hatim raconte de lui : « J’allais chez Aldakhiri et d’autres, et un jour parmi ce qu’il lisait aux gens, il dit : Soufiane rapporte de abi Zoubair qui rapporte de Ibrahim alors je dis : Certes, abou Zoubair ne rapporte pas d’après Ibrahim, et il me repoussa, alors je lui dis retourne au livre d’origine si tu l’as, il alla voir puis revint et dit : Comment est-ce déjà ? alors je lui dis : C’est Zoubair ibn Adi d’après Ibrahim, puis il prit sa plume et  corrigea son livre et il dit: Tu as dis vrai ! ».

Il jouissait d’une mémoire remarquable de telle sorte qu’il pouvait se rappeler de ce qu’il voulait à tout moment. Hachid ibn Isma’il raconte : « Al Boukhari fréquentait avec nous les savants de Bassora alors qu’il était encore impubère. Il n’avait pas l’habitude de noter ce qu’il écoutait et quand 16 jours ont passés sans qu’il ne change d’habitude, on lui fit des reproches à cet égard. Mais sa réponse fut : « Vous m’avez trop blâmé, montrez moi ce que vous avez écrit ! Nous avons montré à al Boukhari nos notes qui ont dépassé 15000 Hadiths, puis il les a tous récités par cœur, de sorte que nous avons corrigé nos notes d’après sa récitation ».

 

Ses voyages

 

Il entreprit de nombreux voyages afin de répertorier les Hadiths. Avant lui les savants se contentaient des Hadiths qu’il y avait dans leurs villes et régions mais lui fut l’un des premiers à rechercher la science dans toutes les contrés. Il raconte : « Je me suis rendu deux fois en Syrie, en Egypte, en Arabie et quatre fois à Bassora. J’ai vécu six ans au Hidjaz, quant aux villes de Kouffa et Baghdad, je les ai visitées à maintes reprises en compagnie des connaisseurs de Hadiths ». 

 

Sa quête dans la science du Hadith

 

Concernant la science du Hadith, il était le mieux renseigné sur les chaînes de transmission d’un même Hadith et les nuances possibles entre elles. Il a dit : « Je ne note aucun Hadith rapporté par un compagnon, ni l’un de leur suivant, à moins que je n’ai une connaissance précise de leur date de naissance et de mort, ainsi que les lieux où ils ont vécus ». Et il dit : « Je n’ai écrit que d’après celui qui dit que la foi comprend les paroles et les actes ». Il dit aussi : « J’ai appris plus de 100 000 Hadiths  valides et 200 000 non valides ». Il critiquait les transmetteurs avec beaucoup de précautions craignant de tomber dans la médisance, ce qui met en relief sa prudence et sa piété.

 

Son œuvre : Sahih al Boukhari

 

Il a grandement marqué la science du Hadith défectueux et sa connaissance approfondie a eu pour manifestation le Sahih d’al Boukhari. Il a mit 16 ans pour l’assembler et c’est le plus grand et authentique livre rassemblé. Il n’y mettait pas un Hadith avant d’avoir ses grandes ablutions et de faire la prière de consultation . Il dit : « j’ai sorti ce livre de près de 600 000 Hadiths ». Son livre contient plus de 7 000 Hadiths avec les répétitions. Il est le premier à avoir compilé un livre avec des Hadiths authentiques exclusivement. Nombreux sont ceux qui ont commenté ce livre (plus de 80) mais le meilleur commentaire reste celui de al Hafid Ahmad ibn ‘Ali ibn Hajar al ‘Asqalani abou al Fadhl (mort en 852 de l’hégire /1449) qui mit 25 ans pour terminer son œuvre (de 817 à 842). Et lorsque l’on demanda au savant ach Chawkani de faire un commentaire de Sahih al Boukhari il dit : «  Il n’y a pas d’émigration après la conquête (al Fath) ».

 

Ses autres ouvrages

 

Il était aussi un grand exégète, un linguiste, un juriste …etc. Cet intérêt se manifeste dans un de ses ouvrages : La Grande Exégèse. C’était un pionnier dans le domaine de l’histoire et des biographies. A 18 ans il a rédigé : Questions des Compagnons et des Suivants Puis l’Histoire. La grande Histoire mentionne toutes les personnes passées pour maîtres de la science. Quant à l’Histoire Médiane et la Petite Histoire, Ils révèlent la connaissance des biographies et des événements célèbres. 

 

Ses Professeurs

 

Al Boukhari a été contemporain de nombreux  « Tabi’ Tabi’ine » (les suivants des suivants). Il a rapporté des Hadiths selon eux et il eut plus de 1 000 professeurs, parmi eux on compte : Ahmad ibn Hanbal et beaucoup d’autres. Ibn Hajar précise que al Boukhari eut cinq sortes de professeurs :

* Ceux qui rapportent d’après les Tabi’ines  (comme Mouhammad ‘Abdellah al Ansari),

* Ceux qui vécurent à l’époque des Tabi’ines mais qui n’ont pas rapporté d’eux,

* Ceux qui ont appris chez les grands élèves des Tabi’ines (comme Ahmad ibn Hanbal),

* Ceux de sa génération,

* Ceux qui font partie de ses élèves.  

 

 

Ses élèves

 

Il a tenu dans la plupart des pays qu’il a visités, des assemblées d’enseignement au cours desquelles il dictait des Hadiths et auxquelles participaient les érudits, les juristes, et beaucoup d’autres… Parmi ses disciples, on peut citer : l’Imam ibn ‘Issa at Tirmidhi (210 – 279), abou Daoud (230 – 316), l’Imam abou al Husseïn Mouslim (204 – 261).
Enfin, l’Imam al Boukhari n’était pas à l’abri des épreuves auxquelles sont toujours exposées les  pieux : Il a été calomnié, persécuté, expulsé …etc.

 

 

Sa mort

 

Il est mort la veille de la fête de la rupture du jeûne en l’an 256 de l’hégire (869) à 13 jours de ses 63 ans.

Qu’Allah le prenne dans Sa miséricorde

 

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12 décembre 2014

Dévoiler sa Awra pendant la prière

 

 بسم الله الرحمن الرحيم

 

Abu Dawud rapporte dans ses Sunanes un hadith dont le sens est le suivant :

 » Alors qu’il n’était agé que de 7 ou 8 ans ‘Amru Ibn Salima guida un jour la prière, et lorsqu’il se prosternait une partie de sa ‘Awra se dévoilait. Une femme s’exclama : « Couvrez-nous la ‘Awra de votre récitateur ».Par la suite les gens achèterent un Qamis omanais à ce jeune garçon qui déclara ensuite :  » Après l’Islam, aucune chose ne m’avais fait autant plaisir « .

 

Ce récit est rapporté également par l’Imam Al boukhari dans son Sahih

 

Parmi les enseignements de ce Hadith :

 

En se basant sur ce Hadith les savants expliquent que si la ‘Awra se découvre pendant la prière :

 

La prière est Valide

 

1- Si cela est involontaire et qu’il s’agit d’une toute petite partie qui se découvre. 

2- Si involontairement une grande partie se découvre et que la personne la recouvre immédiatement. Ex : Une personne prie puis à cause d’un fort vent une partie de sa ‘Awra se découvre et la personne la recouvre toute de suite après.

 

La prière n’est pas valide

 

1- Si la ‘Awra est découvert et que la personne a fait cela volontairement, sa prière est invalide même si c’est qu’une petite partie qui a été découvert.

2- Si la ‘Awra se découvre de manière involontaire et que c’est une grande partie qui est découverte et qu’un long moment s’écoule avant que le prieur s’en apercoivent, cette prière est invalide. Ex : Une personne termine sa prière est s’apercoit à la fin qu’une grande partie de sa ‘Awra n’était pas couverte, dans ce cas la prière de cette personne n’est point valide.

 

Il s’agit d’une synthèse des explications du Sheikh Ibn Otheimine رحمه الله [Sharh l-mumti' Ala Zad Al-Mustaqna' Tome 1 P 412-413], du Sheikh Salih Al Fawzan حفظه الله[Recueil de fatwa du Sheikh Fawzan Tome 2 P 154].

12 décembre 2014

Le nombre minimum de personnes avec lesquelles la prière du vendredi peut s’accomplir

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Tous les savants sont unanimes sur le fait que le groupe est une des conditions de validité de la prière du vendredi.

Mais ils ont divergé sur le nombre avec laquelle elle peut être accomplie. Quinze avis différents ont été relatés, mais l’avis le plus juste est que la prière est valide si le groupe est composé au minimum de 2 personnes.

Extrait du livre : Les règles du vendredi De Sheykh El-Albani رحمه الله

12 décembre 2014

Comment se placer dans le Prière

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Concernant les rangs dans la prière :

 

** Lorsque la femme prie avec son mari ou bien son fils **

Dans ce cas l’homme se mettra devant afin de diriger la prière et la femme se mettra juste derrière lui. Cela signifie que la femme devra former un rang à elle toute seule.

Sources : Majmou Fatawa Cheikh Ibn Baz رحمه الله vol 12 p 198

 

 

** Si la femme dirige la prière pour une autre femme **

Lorsqu’une une femme prie avec une autre, dans ce cas celle qui ne dirige pas la prière se mettra à la droite de celle qui dirige la salat.

Sources : Majmou Fatawa Lajna Da Ima Vol 7 p 394.

 

 

** Si Une femme dirige la prière pour d’autres femmes **

Si une femme dirige la prière pour d’autres femmes, dans ce cas celle-ci devra s’insérer au milieu du premier rang.

C’est ainsi que faisait la mère des croyantes Aîcha رضي الله عنها lorsqu’elle dirigeait la prière pour les autres femmes.

Sources : Majmou Fatawa Cheikh Ibn Baz رحمه الله Vol 12 p 130.

 

 

** S’il y’ a 3 Hommes et une femme **

Dans ce cas l’imam se met devant, puis les deux autres hommes forment un rang juste derrière l’imam, quant à la femme elle se placera toute seule derrière.

Sources: Charh Sounnane An-Nassaî De Cheikh AbdelMouhssine Al ‘Abbad

 

 

** S’il y a deux hommes et une femme**

Dans ce cas le prieur se place à la droite de l’Imam ( sur la même ligne). Quant à la femme elle se placera toute seule derrière.

Sources : Charh Sounane An-Naissaî de Cheikh AbdelMouhssine Al ‘Abbad حفظه الله

 

 

** S’il y a 2 hommes et 2 femmes **

Dans ce cas là, le prieur devra se placer à la droite de l’Imam ( sur la même ligne) quant aux deux autres femmes elles formeront un rang derrière.

Sources: Charh Sounane An-Naissaî de Cheikh AbdelMouhssine Al ‘Abbad حفظه الله

 

 

** A retenir **

Le plus important à retenir c’est que la femme est toujours derrière l’homme qui dirige la prière même si cet homme est son mari ou son père ou bien son frère ou son fils

Faîda : Dans un hadith authentique rapporté notament par l’Imam Mouslim dans son Sahih, le messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a mentionné que les meilleurs des rangs pour les femmes étaient les derniers et que les pires étaient les premiers.

Cheikh Ibn Baz رحمه الله [Majmou Fatawa Vol 12 p 196] explique que ce hadith est dans le cas ou il n’ y a pas de séparation ( Mur, rideaux etc…) entre les hommes et les femmes, c’est dans cette situation là que les meilleurs des rangs pour les femmes sont les derniers et les pires les premiers.

Mais dans le cas ou il y a une séparation entre les hommes et les femmes, alors dans ce cas comme pour les hommes, les meilleurs rangs pour elles sont les premiers et les pires les derniers.

12 décembre 2014

Les 4 choses….. de ibn Qayyim Al-Jawziah رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Dans son livre intitulé « La médecine prophétique », Sheikh Ibn Qayyim Al-Jawziah رحمه الله nous donne le rappel suivant :

 

- 4 choses détruisent le corps :

* Le soucis,
* le chagrin,
* la faim
* la veille.

 

- 4 choses sont réjouissantes :

* Regarder la verdure et la nature
* Regarder l’eau coulante
* Regarder l’être aimé
* Regarder des fruits

 

- 4 choses obscurcissent la vue :

* La marche à pied nu
* La rencontre, le matin et le soir du visage détésté, lourd et ennemi

 

- 4 choses renforcent le corps :

* Le port de l’habit fin
* L’entrée dans un bain tempéré
* La prise de nourriture douce et grace
* L’odoration des bons parfums

 

- 4 choses raidissent le visage et le fait perdre sa lueur :

* Le mensonge
* L’impudence
* L’abondance des questions sans rien savoir
* L’excès du libertinage

 

- 4 choses intensifient la lueur du visage :

* La bravoure
* La fidélité
* La générosité
* La piété

 

- 4 choses engendrent la haine et l’aversion :

* L’orgueil
* La jalousie
* Le mensonge
* La calomnie

 

- 4 choses apportent les biens :

* L’accomplissement des prières la nuit
* L’abondance des invocations à l’aube
* L’engagement à l’aumône
* Le rappel d’Allah au début et à la fin de la journée

 

- 4 choses empêchent les biens :

* Le somme de la matinée
* Les rares prières
* La paresse
* La malhônneté

 

- 4 choses nuisent à la compréhension et à l’intelligence :

* L’habitude de manger des aliments aigres et des fruits
* Se coucher sur le dos
* Le souci
* Le chagrin

 

- 4 choses qui augmentent la compréhension :

* La vacuité du coeur
* L’abstinence de manger trop
* La bonne conduite en mangeant les aliments sucrés et les graisses
* L’évacuation des restes qui alourdissent le corps

 

- Ce qui nuit à la raison :

* L’habitude de manger l’oignon, les légumes, les olives et les aubergines
* Le coït fréquent
* La solitude
* L’inquiétude
* L’ivrognerie
* L’abondance des rires
* Le chagrin

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12 décembre 2014

Jurer souvent par Allah

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

Un de mes proches jure beaucoup que ce soit pour dire la vérité, ou pour mentir. Quel est le jugement sur cela ?

 

Réponse :

Il faut le conseiller et lui dire d’éviter jurer souvent, même s’il dit la vérité, conformément à la parole d’Allah عز و جل:

« Allah ne vous tient pas rigueur [de ne pas respecter] les serments que vous prononcez à la légère, mais Il vous punit pour [ne pas respecter] les serments que vous avez eu l’intention d’exécuter. L’expiation de cette faute est de nourrir dix pauvres, de ce dont vous nourrissez habituellement vos familles, ou de les habiller, ou de libérer un esclave. Que celui qui n’en trouve pas les moyens jeûne trois jours. Voilà l’expiation pour vos serments, lorsque vous avez juré. Et respectez vos serments. » (La Table Servie, 89),

et le hadith du Prophète صلى الله عليه و سلم :

« Allah ne parlera pas, ne regardera pas, ne purifiera pas trois types de personnes, et ils auront un châtiment douloureux : un vieux fornicateur, un pauvre orgueilleux, un homme qui a pris Allah comme marchandise : il n’achète et ne vend qu’en jurant. » (At-Tabaranî)

Et on louait les arabes parce qu’ils juraient peu, comme a dit le poète :

Il jure peu et tient sa promesse

S’il dit une chose, il s’y tient.

Il incombe au croyant de ne pas jurer beaucoup, même s’il dit la vérité, car la multiplication des serments peut entraîner le mensonge.

Il est évident que le mensonge est interdit, surtout s’il est accompagné d’un serment.

Par contre, en cas de nécessité ou s’il y a un intérêt réel, il n’y a pas de mal à mentir, conformément au hadith du Prophète صلى الله عليه و سلم rapporté par Umm Kalthûm bint cUqbah ibn Abîl-Mucit :

« N’est pas menteur celui qui réconcilie les gens en disant du bien ou en colportant du bien. » Umm Kalthûm a dit : « Et je ne l’ai vu permettre le mensonge que dans trois cas : la réconciliation, la guerre, et les propos entre époux. » (Al-Bukhârî) [Par exemple dire à son conjoint qu'il est toujours beau alors que les années ont passée et que sa beauté s'est estompée]

Par exemple, pour réconcilier les gens, il dit aux deux parties :

« Par Allah, tes amis cherchent la réconciliation et veulent que les rangs s’unissent… »

Il n’y a pas de mal, dans ce cas, à faire un serment mensonger, si l’intention vise le bien et la réconciliation.

De même, s’il voit une personne qui veut tuer une autre ou lui porter préjudice, et qu’il lui jure qu’il est son frère afin de sauver l’autre, sachant que l’oppresseur, après ces paroles, par respect pour lui, n’exécutera pas son dessein.

En principe, tous les serments mensongers sont interdits, sauf s’il y a un grand intérêt qui prévaut sur le mensonge, comme les trois cas cités dans le hadith précédent.

Shayh Ibn Bâz رحمه الله

Source : Magazine Ad-Dawa, n° 40, pp. 163-164.

 

9 décembre 2014

La circoncision d’un converti

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :

 

Si un homme qui n’a pas été circoncis à la naissance et se converti à l’islam à l’âge adulte, lui est-il obligatoire de se faire circoncire après sa conversion ?

 

Réponse :

 
Oui, la circoncision est obligatoire pour l’homme, sauf si cela lui cause un mal quelconque, comme par exemple le fait qu’il soit très âgés et que le docteur pense qu’une circoncision à son âge pourrait lui causer du mal, dans ce cas elle (la circoncision) ne lui est pas obligatoire (il n’a pas à la faire).

Mais si une personne sait que cela ne lui nuira pas et qu’elle est capable de le faire alors cela lui devient obligatoire, car notre prophète صلى الله عليه و سلم nous a ordonnés de nous faire circoncire et il صلى الله عليه و سلم a dit que la fitrah (la prédisposition naturelle de l’homme) est composés de 5 choses et il cita en premier lieu la circoncision.

Le mufti Shaykh Abdul-Azeez ibn Abdullah Aal Shaykh حفظه الله

9 décembre 2014

L’histoire de Adam عليه سلام en Vidéo

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Voici en vidéo, un extrait des « histoires des prophètes » avec l’histoire de Adam عليه سلام, raconté par le sheykh Nabi el-Awadi حفظه الله

 

 Vous avez 2 épisodes divisés chacun en 3 parties :

 

EPISODE 1

 

Les Histoires des Prophètes E01 [Adam] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E01 [Adam] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E01 [Adam] - part 3/3 vost fr

 

EPISODE 2

 

Les Histoires des Prophètes E02 [Adam] - part 1/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E02 [Adam] - part 2/3 vost fr

 

Les Histoires des Prophètes E02 [Adam] - part 3/3 vost fr

3 décembre 2014

Prononcer l’intention avant la prière ou les ablutions

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

C’est une innovation, car cela n’a jamais été rapporté comme venant du Prophète صلى الله عليه و سلم ni de ses Compagnons ; il est donc un devoir de la délaisser. L’intention se formule dans le cœur (c.-à-d. secrètement), il n’y a donc absolument aucun besoin de la prononcer. C’est Allah qui se charge d’octroyer l’aide.

Fatwa de Cheikh Otheimine رحمه الله 
Mukhtârât min Fatâwâs-Salât, page 32.

3 décembre 2014

Les Fêtes Musulmanes

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Cheikh Muhammad Salih al-Outheymine رحمه الله a dit :

 

En dehors de ces trois fêtes-là, il n’existe aucune autre fête :

« ’idu-l-fitr » (fête suivant la fin du mois de ramadhan).
 
« ’idu-l-adha » (jour du sacrifice de la bête).
 
 « ’idu-l-ousbou’ » (fête hebdomadaire soit le vendredi).

 

Toutes les fêtes innovées en dehors de ces fêtes-là sont donc rejetées à la face de celui qui les a initiées et n’ont aucune valeur (fausses) dans la religion d’Allah عز و جل conformément à la parole du prophète, صلى الله عليه وسلم :
 
« Celui qui a initié un acte innové ne faisant pas partie de notre religion est rejeté » [1], rejeté signifiant non accepté auprès d’Allah et dans une autre version :
 
« Celui qui fait un acte ne faisant pas partie de notre religion est rejeté ».
[1] Bukhâri, 1297
 
Source extrait de : Fatawa arkân al-islâm, Question 90, Page 174.
3 décembre 2014

L’effet des Djinns sur l’Homme

 

بسم الله الرحمن الرحيم 

Sheykh El Otheymine رحمه الله

 

 

Question :

Les djinns ont ils un effet sur les hommes ? Quels sont les moyens de se proteger d’eux ?

 

Réponse :

Il n’y a pas de doute que les djinns ont un effet negatif sur les hommes et cet effet pourrait aboutir au meurtre. Les djinns peuvent blesser les hommes avec des jets de pierres ou les terroriser par d’autre moyens, que la sunna et la realité ont demontrés.

 

On rapporta que le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم autorisa un compagnon de retourner visiter sa famille lors d’une conquete, peut etre la bataille de la tranchée. Le compagnon etait un jeune homme qui venait de se marier. Quand il arriva chez lui, il constata que sa femme se tenait debout devant la porte, il l’a blamée pour cela. Sa femme lui demanda d’entrer. Quand il fut a l’interieur de la maison, il vit une couleuvre qui s’enroulait sur le lit, il la frappa avec une lance qu’il tenait a la main et la couleuvre mourut sur le coup. Au meme moment, l’homme mouru et personne ne put savoir lequel mourut avant l’autre. Quand le messager d’Allah صلى الله عليه وسلم apprit la nouvelle, il interdit à ses compagnons de tuer les serpents qui se trouvent dans les maisons à l’exception des sans-queue et ceux qui ont un trait sur le dos.

[Cité par Al Boukhary dans le livre du commencement de la création, chapitre : les meilleurs biens du musulman sont des brebis qu'il conduit aux pics des montagnes (331)]

 

Il s’agit ici d’une preuve que les djinns attaquent les hommes et qu’ils portent préjudice. Par les faits rapportés aussi sur la realité des djinns, l’histoire sur la personne qui se rendit dans les ruines ou il fut attaqué par les pierres sans qu’il ne puisse voir personne dans les lieux.

 

3 décembre 2014

Le Testament du Prophète صلى الله عليه و سلم

 

بسم الله الرحمن الرحيم 

 

Umm Abdillah Al Wadi’iyya حفظه الله bint Sheykh Muqbil رحمه الله

 

 

 Le Prophète صلى الله عليه و سلم a recommandé à sa communauté d’accorder une importance particulière au Coran. Ainsi, l’Imam Al Boukhary رحمه الله (9/2022) a dit :

 

[...] Talhah demanda à AbdAllah ibn Abi Awfa : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم a-t-il fait des recommandations testamentaires ? ».

 

Il répondit « non ».

 

Talhah demanda alors : « Comment se fait-il que le Prophète صلى الله عليه و سلم impose et ordonne aux gens d’écrire leur testament puis ne le fait pas lui-même ? »

 

Il dit : « Sa recommandation testamentaire était le Coran ».

 

Al Hâfidh a dit à ce sujet : « Ce qui signifie que le Prophète صلى الله عليه و سلم a recommandé de mémoriser le Coran, de suivre ses enseignements, d’obéir à ses ordres, de délaisser ses interdits, de le réciter régulièrement et de l’enseigner etc… »

 

Umm Abdillah Al Wadi’iyya حفظه الله bint Sheykh Muqbil رحمه الله

Extrait de Nasîhatî Linnisâ (Conseil aux femmes musulmanes)
Edition Dar el Muslim – p 105

30 novembre 2014

Redoubler d’efforts les dix derniers jours de Ramadan

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Shaykh ‘Abdullah Ibn Salih Al-Fawzan حفظه الله

 

 

 

Aisha رضي الله عنها a dit :

« Quand les dix derniers jours (de Ramadan) arrivaient, le prophète صلى الله عليه و سلم passait sa nuit dans l’adoration, réveillait sa famille (la nuit), redoublait d’efforts et serrait son Izar (pagne). » [Al-Bukhari (4/269) et Muslim (1174)]

Ce hadith est la preuve que les dix derniers jours de Ramadan ont une vertu spéciale plus que n’importe quel autre (jour), dans lequel on doit augmenter dans l’obéissance et les actes d’adoration, comme la prière, le dhikr (rappel) et la récitation du Qur’an.

‘Aisha رضي الله عنها a décrit notre prophète et modèle, Muhammad صلى الله عليه و سلم, par quatre attributs :

1 ==>  Il صلى الله عليه و سلم « passait sa nuit dans l’adoration », c’est à dire qu’il ne dormait pas. Ainsi, il صلى الله عليه و سلمصلى الله عليه و سلم restait éveillé dans l’adoration et animait son âme en passant la nuit à ne pas dormir. Car le sommeil est le frère de la mort. Le sens « passait sa nuit » est qu’il صلى الله عليه و سلم la passait dans le qiyam (la prière de nuit) et dans les actes d’adorations pour Allah , le Seigneur des mondes. Nous devons nous rappeler que les dix derniers jours de Ramadan sont fixés et comptés.

Quant à ce qui a été rapporté concernant l’interdiction de passer la nuit entière dans la prière, qui a été mentionné dans le hadith de ‘Abdullah Ibn ‘Amr رضي الله عنه, cela concerne celui qui le fait chaque nuit de l’année.

2 ==> Il صلى الله عليه و سلم « réveillait sa famille », c’est à dire ses femmes pures, les Mères des croyants, pour qu’elles puissent profiter de ce bien, du dhikr et des actes d’adoration pendant ces temps bénis.

3 ==> Il صلى الله عليه و سلم « redoublait d’efforts », c’est à dire qu’il صلى الله عليه و سلم persévérait et luttait dans l’adoration, ajoutant plus à ses actes que ce qu’il avait fait les vingt premiers jours (de Ramadan). Il faisait cela parce que la nuit d’Al-Qadr arrive pendant un de ces (dix derniers) jours.

4 ==> Il صلى الله عليه و سلم « serrait son Izar (pagne) » c’est à dire qu’il s’appliquait et luttait intensément dans l’adoration. Il est aussi dit que cela signifie qu’il صلى الله عليه و سلم se retirerait des femmes. Cela semble être plus correct puisque cela penche vers ce qui a été mentionné précédemment et vers le hadith d’Anas رضي الله عنه : « Il صلى الله عليه و سلم pliait son lit et se retirait des femmes (c’est-à-dire ses femmes). » [Voir Lata'if-ul-Ma'arif : pg. 219]

Aussi, il صلى الله عليه و سلم observait Al-‘Itikaf les dix derniers jours de Ramadan et la personne qui est en état d’Itikaf ne peut avoir de rapports (sexuels) avec ses femmes.

 

 


Ainsi, ô sœur musulmane, ô frère musulman, efforce-toi de te caractériser par ces attributs. Et préserve la prière que tu fais dans les profondeurs de la nuit (tahajjud) avec l’imam en plus de la prière de tarawih (que l’on prie dans les premières parties de la nuit), pour que ton effort ces dix derniers jours aille plus loin que les vingt premiers. Et pour que tu puisses atteindre l’attribut de « passait sa nuit dans l’adoration » en priant.

Et tu dois être patient dans ton obéissance à Allah, en effet, la prière (de nuit) tahajjud est difficile, mais sa récompense est grande. Par Allah, c’est une grande occasion dans la vie et une chose dont il faut profiter, pour celui à qui Allah l’accorde. Et la personne ne sait pas si, peut-être, elle rencontrera une des nombreuses récompenses d’Allah pendant la prière de nuit, qui sera une aide pour lui dans ce monde et dans l’au-delà.

Les pieux prédécesseurs de cette Umma s’appliquaient à allonger la prière la nuit. As-Sa’ib Ibn Yazid رضي الله عنه a dit : « ‘Umar Ibn Al-Khattab a ordonné à Ubay ibn Ka’b et Tamim Ad-Dari de diriger les gens dans la prière avec onze raka’at. Le lecteur récitait cent versets, au point que nous devions nous appuyer sur des bouts de bois en raison de la longue position (debout). Et nous ne nous arrêterions qu’à l’approche du Fajr. » [Voir Al-Muwatta : vol. 1, p 154]

‘Abdullah Ibn Abi Bakr رضي الله عنه a rapporté: « J’ai entendu mon père (c’est-à-dire Abû Bakr) dire : « Pendant Ramadan, nous finissions (la prière de nuit) tard et nous pressions les domestiques pour présenter la nourriture (du suhur) de peur que le Fajr ne vienne. » [Aussi dans le Muwatta de l'imam Malik : vol. 1, pg. 156]

Il y a deux luttes de l’âme auxquelles le croyant fait face pendant Ramadan : la lutte dans la journée avec le jeûne et la lutte la nuit avec le qiyam (prière de nuit). Ainsi, quiconque combine ces deux et remplit leurs droits, alors il est parmi les patients – ceux desquels Allah dit :


« les endurants auront leur pleine récompense sans compter » [sourate Az-Zumar : 15]

 

Ces dix jours sont la dernière partie du mois et les actions d’une personne ne valent que par leur fin. Et peut-être, il rencontrera la nuit d’Al-Qadr, debout dans la prière pour Allah et aura ainsi tous ses péchés passés pardonnés.


Et il faut inciter, animer et persuader sa famille d’accomplir les actes d’adoration, particulièrement dans ces grands moments que ne néglige que celui qui a été privé. Ce qui est plus incroyable est que tandis que les gens accomplissent la prière et font le tahajjud, certains passent leur temps dans des assises interdites et des actes coupables. C’est en effet la perte la plus grande. Nous demandons à Allah Sa protection.

Donc, s’engager dans ces derniers jours signifie entrer dans le profit des actes pieux dans ce qui reste du mois. Parmi les choses malheureuses est de voir que certaines personnes excellent dans les actions pieuses, comme la prière et la récitation du Qur’an, dans la première partie du mois, mais alors les signes de la fatigue et la lassitude apparaissent sur eux, particulièrement quand les dix derniers jours de Ramadan arrivent. Et ceci malgré le fait que ces dix derniers jours possèdent une position plus grande que les premiers. Ainsi, il faut persévérer dans l’effort et la lutte et augmenter son adoration quand la fin du mois arrive. Et nous devons garder à l’esprit que les actions d’une personne ne valent que par leur fin.

Source : Ahadith As-Siyam : Ahkam wa Adab (pg. 133-135)

 

 

3 décembre 2014

Les autres Noms de Makkah

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Allah dit :

 

{C’est bien celle de Bakkah} S3 v 96

 

Bakkah est l’un des noms les plus célèbres de Makkah. On dit qu’elle fut nommée ainsi du fait que les tyrans et les injustes pleuraient auprès d’elle en toute humilité et en toute soumission.

 

On dit aussi que ce terme signifie pleurer et que les gens y pleuraient en grande foule.

 

La cité porte d’autres noms, notamment :

 

- Makkah

 

- Bakkah

 

- la Vieille Maison

 

- la Maison Sacrée

 

- la cité de sécurité

 

- la cité sûre

 

- oum Rahim

 

- Oummoul-Kôra (la Mère des Villages)

 

- Salâh

 

- Al-Arch

 

- Al-Kâdis (la Purifiante)

 

- Al Mokaddasah (la Sacrée)

 

- Al-Nâssah

 

- Al-Bâssah

 

- Al-Hâtimah

 

- An-Nassâssah

 

- Ar-Ra’s

 

- Kouthâ

 

- Al-Baldah

 

- Al-Bonyah

 

- et Al-Kaabah.

 

Tafsir ibn Kathir رحمه الله
Tome 2 p 219

 

3 décembre 2014

Ne Jamais Désespérer

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Par Ibn el Jawzy رحمه الله

 

La foi du croyant apparaît dans l’épreuve, lorsqu’il multiplie les invocations et n’en voit pas l’exaucement, sans que son espérance et son espoir ne changent, même si les raisons de désespérer se renforcent.

Ceci, car il sait qu’Allah sait mieux où réside son intérêt, ou parce qu’il sait que ce qu’on attend de lui est la patience et la foi.

Ainsi, Il n’a décidé de cela pour lui que parce qu’Il veut que son cœur se soumette, afin de voir comment il patiente, ou la multitude d’invocations et de demande de repentir qu’il va Lui adresser.

Quant à celui qui veut un exaucement rapide et se lamente si ce n’est pas le cas, sa foi est faible, il considère qu’il a un droit à l’exaucement, comme s’il réclamait le salaire de ses œuvres. N’as-tu pas entendu l’histoire de Ya`qûb  عليه سلام qui fut éprouvé quatre-vingt ans sans que son espoir ne change, même lorsqu’à la perte de Yûsuf s’ajouta celle de Banyâmîn, il dit :

 

{Il se peut qu’Allah me les ramène tous les deux.} Sourate Yûsuf, v. 83

 

Et cela a été exposé dans la Parole d’Allah عز و جل:

 

{Pensiez-vous entrer au Paradis alors que vous n’avez pas encore subi d’épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous ? Ils subirent misère et maladie, et ils furent secoués au point que le Messager et les croyants dirent : « Quand viendra le secours d’Allah ? » – N’est-ce pas que le secours d’Allah est proche !} Sourate al-Baqarah, v. 214


Il est connu que cela ne s’est manifesté chez le Prophète صلى الله عليه و سلم et les croyants qu’après une longue épreuve et la proximité du désespoir de voir toute délivrance. C’est pourquoi le Messager d’Allah  صلى الله عليه و سلم dit : « Le serviteur ne cesse d’être dans le bien, tant qu’il ne se presse pas en disant : j’ai invoqué et invoqué, mais on ne m’a pas exaucé. » Sahih, voir Sahih Al-Jâmi` (7705)

Prends donc garde à trouver long le temps de l’épreuve, et de te lasser de multiplier les invocations, car tu es mis à l’épreuve et tu voues une adoration à travers la patience et l’invocation. Ne désespère jamais de la miséricorde d’Allah, même si l’épreuve se prolonge.

 

 

Titre: Les Pensées Précieuses
Auteur: Ibn al-Jawzî
Éditions:TAWBAH
Pages:396- 397

 

3 décembre 2014

« La purification est la moitié de la foi » : commentaire de Otheymine رحمه الله

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

Commentaire Hadith n°23 de limam an Nawawi رحمه الله


Commentaire du Cheikh Muhammad Ibnu Salih Al ‘Utheymine رحمه الله

 

« La purification est la moitié de la foi » : La foi est en vérité un vidage et un remplissage. Quant au vidage, il s’agit de se purifier de l’associationnisme, car associer à Allah est une impureté,

Allah عز و جل  a en effet dit :

{ Les associateurs : ce n’est qu’être impur. Qu’ils n’approchent pas de la Mosquée sacrée après cette année-ci. } S 9 v 28

C’est pour cela que la purification est la moitié de la foi. Certains ont dit qu’il s’agit des ablutions pour faire la prière, car la prière est foi et elle ne peut se faire qu’une fois précédée des ablutions, mais la première explication est la meilleure et la plus générale.

« Dire : «Louange à Allah », remplit la balance » : Décrire Allah عز و جل comme étant le digne de louange et le digne de toutes les perfections s’agissant de Son essence et de Ses actes, remplit la balance des bonnes actions, car cela a une grande valeur auprès d’Allah عز و جل, dans ce sens le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit :

« Deux paroles légères sur la langue, lourdes sur la balance (des bonnes actions), aimables au Tout Miséricordieux : « Gloire à Allah, louange à Allah ! Gloire à Allah le Grandiose » » . Unanimement accordé, rapporté par Al Boukhârî ( n°7563), Muslim ( n°2694)

« Dire : « Gloire à Allah, louange à Allah », remplit l’espace compris entre le ciel et la terre » :

Cela en raison de sa grande importance, car dans ces deux évocations il y a exemption [ tanzih ] d’Allah عز و جل de toute imperfection et affirmation de la perfection d’Allah.

 En effet quand on dit : « Gloire à Allah », cela signifie qu’on L’exempt de toute imperfection,

 et quand on dit : « Louange à Allah », on Lui attribut toutes les qualités de perfection,

c’est pour cela que ses deux paroles remplissent l’espace entre le ciel et la terre.

Puis il a dit : « La prière est lumière » : c’est une lumière dans le coeur, or quand s’illumine le coeur, le visage également s’illumine.

La prière est aussi une lumière le Jour de la Résurrection,


Le Très-Haut عز و جل a en effet dit :


{Au jour où tu verras croyants et croyantes, leur lumière aller devant eux et sur leur droite }
.Qur’an, [57/12]


Elle est aussi lumière dans le sens qu’elle est une guidance et une science.

« L’aumône est une preuve » : c’est une preuve de la sincérité de celui qui la donne et qui aime pour cela se rapprocher d’Allah عز و جل , car les âmes aiment l’argent, et la chose aimée ne peut être dépensée que pour une chose plus aimée qu’elle. Donc cet homme qui a donné l’aumône, a dépensé une chose aimée par lui pour l’ostentation de la récompense divine souhaitée, c’est en effet une preuve de l’authenticité de sa foi et de la force sa certitude [ yaqin ].

 

« La patience est flamboiement » :

 

il s’agit de la patience dans ses trois sortes :

 

- La patience dans l’obéissance d’Allah عز و جل  


- La patience contre la désobéissance d’Allah عز و جل 

 
- La patience vis-à-vis des décrets d’Allah عز و جل   ( maladies, catastrophes, etc.)


Le terme « flamboiement » [ diyâ' ] signifie une lumière accompagnée de chaleur, Allah le Très-Haut a en effet dit :


{ « C’est Lui qui a fait du soleil un flamboiement, de la lune une lumière }
. Qur’an, [10/5]

 

Le soleil comporte la lumière et la chaleur. Il en va de même pour la patience, c’est une situation dure à supporter, celui en fait qui patiente souffre de sa situation comme il souffre de la chaleur et de la brûlure.

« Le Coran est argument en ta faveur ou contre toi » : Si tu le mets en pratique, il est argument en ta faveur, mais si tu t’en détournes, il devient un argument contre toi.

Puis le Prophète صلى الله عليه و سلم  a indiqué que tous les gens quittent leur domicile le matin vers leurs occupations. 

« Chaque homme part le matin pour faire commerce de son âme, la sauvant, ou la faisant périr » :

 Tous les gens quittent leur domicile le matin, travaillent péniblement et se fatiguent, il y en a ceux qui sont entrain d’affranchir leur âme, d’autres sont entrain de la périr, chacun selon ses oeuvres. Celui en effet qui oeuvre dans le sens de l’obéissance d’Allah عز و جل et se maintient avec persévérance sur la voie de Sa Chari’a, c’est qu’il est en train d’affranchir son âme de la servitude à l’égard de Iblis et des passions, s’il fait le contraire c’est qu’il est entrain de la faire périr.

 

Leçons tirées de ce Hadith

 

- L’exhortation à la purification en montrant la place qu’elle occupe dans la religion.

- L’exhortation à la louange d’Allah عز و جل et à la glorification de Sa Transcendance, que cela remplit la balance des bonnes actions et que ces deux évocations ensemble remplissent l’espace compris entre le ciel et la terre.

- L’exhortation à la prière, qu’elle est une lumière et qu’elle ouvre à l’homme la porte d’accès vers la science et la clairvoyance.

- L’exhortation à l’aumône et que c’est un signe qui prouve la véracité de la foi.

- L’exhortation à la patience, que c’est un flamboiement, il résulte de cette patience une douleur comme résulte de la chaleur une douleur.

- Le Coran est soit un argument en faveur de l’homme ou contre lui, il n’y a pas de position intermédiaire, c’est soit l’une soit l’autre.

- Nous implorons Allah عز و جل qu’il soit un argument en notre faveur et non contre nous.

- Tout être doit nécessairement oeuvrer, le Prophète صلى الله عليه و سلم a en effet dit : « Tout homme part le matin » et il est affirmé qu’il a dit : « Les noms les plus véridiques sont Harith (quêteur) et Hammâm (projetant) », car tout homme a une volonté et une activité.

- L’artisan peut soit libérer son âme soit la faire périr. S’il oeuvre dans le sens de l’obéissance d’Allah عز و جل et évite de Le désobéir, c’est qu’il affranchit son âme et la libère de l’asservissement à l’égard d’Iblis. S’il fait le contraire c’est qu’il la fait périr.

- La vraie liberté réside dans l’accomplissement des ordres d’Allah عز و جل et non pas le fait de laisser son âme faire ce qu’elle désire.

- Tout homme qui se détourne de l’adoration d’Allah عز و جل   deviendra obligatoirement esclave et adorateur de Iblis.

3 décembre 2014

La Disparition de la Bénédiction Divine

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Cheikh Ben Baz رحمه الله

 

Question :

 

Une sœur… demande : « J’ai lu que les conséquences des péchés sont la punition d’Allah et la disparition de la bénédiction divine. Je pleure car j’ai peur de cela ; guidez-moi, qu’Allah vous récompense. »

 

Reponse :

 

Nul doute que le fait de commettre des péchés est une des causes de la colère d’Allah, le Tout-Puissant, ainsi qu’une des causes de la disparition de la bénédiction divine, de la sécheresse et de la domination des ennemis, comme Allah l’Exalté dit :

{Nous avons éprouvé les gens de Pharaon par des années de disette et par une diminution des fruits afin qu’ils se rappellent.} [Al-Acrâf, v. 130]
 

Il dit par ailleurs :
 

{Nous saisîmes donc chacun pour son péché : il y en eut sur qui Nous envoyâmes un ouragan ; il y en eut que le cri saisit ; il y en eut que Nous fîmes engloutir par la terre ; et il y en eut que Nous noyâmes. Cependant, Allah n’est pas Tel à leur faire du tort ; mais ils ont fait du tort à eux-mêmes.} [L’Araignée, v. 40],
 

et les versets allant dans ce sens sont nombreux. Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit dans un hadith authentique :

« Certes, le serviteur peut être privé de subsistance à cause d’un péché qu’il a commis. »

Il est donc du devoir de tout musulman et de toute musulmane d’éviter les péchés, et de se repentir des péchés passés. Ils doivent aussi placer leur confiance en Allah, espérer Son pardon et craindre Sa colère et Sa punition. Allah, le Glorifié et l’Exalté dit dans son Livre concernant Ses serviteurs vertueux :

{Ils concouraient au bien et nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant nous.} [Les Prophètes, v. 90]
 

Il dit aussi :
 

{Ceux qu’ils invoquent, cherchent [eux-mêmes], à qui mieux mieux, le moyen de se rapprocher le plus de leur Seigneur. Ils espèrent Sa miséricorde et craignent Son châtiment. Le châtiment de ton Seigneur est vraiment redouté.} [Le Voyage Nocturne, v. 57]
 

Le Tout-Puissant dit :
 

{Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la prière, acquittent la Zakât et obéissent à Allah et à Son Messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage.} [Le Repentir, v. 71]
 

Il est également permis au croyant et à la croyante de mettre en œuvre les moyens permis par Allah le Tout-Puissant. Ainsi, ils éprouvent à la fois crainte et espoir, et mettent en œuvre les moyens [qui leur permettent d’arriver à leur but] tout en plaçant leur confiance en Allah le Glorifié, en comptant sur Lui pour obtenir ce qu’ils souhaitent et éviter ce qu’ils craignent. Allah le Généreux, le Bienfaisant dit :

 

{Et quiconque craint Allah, Il [Allah] lui donnera une issue favorable. Et lui accordera ses dons par [des moyens] sur lesquels il ne comptait pas.} [Le Divorce, v. 2-3]
 

Allah le Glorifié dit aussi :
 

{Quiconque craint Allah cependant, Il lui facilite les choses.} [Le Divorce, v. 4]
 

Allah l’Exalté dit encore :
 

{Et repentez -vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès.} [La Lumière, v. 31]
 

Il est donc de ton devoir, ma sœur en religion, de te repentir de tes péchés passés, et de revenir à l’obéissance d’Allah, tout en ayant confiance en Lui et en évitant ce qui suscite Sa colère. Attends-toi alors à la meilleure issue et à une bonne fin de Sa part… Il est Celui Qui accorde la réussite.

 

Fatwa de Cheikh Ben Baz رحمه الله

Revue des Recherches Islamiques, n°31, pages 120 et 121.

2 décembre 2014

Pourquoi certaines personnes deviennent affreuses ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Chez la personne droite et honnête, l’honnêteté se manifeste par une lumière sur le visage, ainsi son honnêteté peut être connue par la clarté son visage, et le contraire se produit sur le visage du pervers et du menteur.

 

Et plus la personne vieillit et plus ce signe s’accentue.

 

Cependant une personne aura durant son enfance un visage lumineux, et ce même s’il devient un être pervers.

 

Par contre au fur et à mesure qu’il vieillira et qu’il commettra des péchés son visage s’enlaidira, l’intérieur ressurgissant sur l’extérieur, et l’inverse est également vrai.

 

Il est rapporté qu’Ibn Abbas رضي الله عنه a dit :

 

 » Certes la droiture illumine le coeur, ennoblit le visage, renforce le corps, augmente les biens, et entraîne l’amour de la Création pour la personne concernée.

Tandis que la perversité noircit le coeur, ternit le visage, affaiblit le corps et entraîne la haine de la création envers cette personne. « 

 

Il est possible qu’une personne ne mente pas intentionnellement, il peut même être un ascète qui adore beaucoup Allah.

 

Quoi qu’il en soit s’il a une mauvaise croyance à propos d’Allah, Sa religion, Son messager صلى الله عليه و سلم ou à propos de Ses serviteurs pieux, ce qui se trouve à l’intérieur ressurgira sur l’extérieur.

 

Ainsi en fonction de cette croyance erronée son visage s’assombrira proportionnellement au degré d’erreur qu’il possède.

 

Il a été rapporté que ‘Uthman ibn Affan a dit :

 

 » Personne ne cache le mal en lui même, au contraire Allah le rend apparent à travers son visage et ses paroles « .

 

Les salafs disaient également :  » Si une personne de l’innovation teignait sa barbe chaque jour, et bien la teinte de l’innovation resterait sur son visage « .

 

Et ceci sera clair pour tous au jour du jugement, Allah رحمه الله dit :

 

{Et le jour de la Résurrection tu verras les visages de ceux qui mentaient sur Allah, assombris. N’est ce pas dans l’enfer qu’est la demeure des orgueilleux ? } (Az-Zumar verset 60).

 

 

Allah رحمه الله dit aussi :

 

{Le jour où certains visages s’éclaireront, et que d’autres s’assombriront. A ceux dont les visages seront assombris il sera dit : avez vous mécru après avoir eu la foi ? Goûtez donc au châtiment pour avoir renié la foi} (Al-’Imrân verset 106).

 

Ibn Abbas et d’autres ont interprété ce verset en concluant

 

« que les visages éclairés seront ceux des gens de la sunna et du groupe (Ahl Sunna wal jama’a) tandis que les visages sombres seront ceux des gens de l’innovation et de la division ».

 

 

Source : Al-Jawab As-sahih (Vol.4, p. 306-307)
Cheikh Ul-Islam Taqiyud-din Ibn Taymiyyah رحمه الله

  

2 décembre 2014

La prière à la Mosquée pour la femme

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Question :


La prière de la femme dans sa demeure est meilleure que dans la mosquée, si la femme se trouve à la Mecque, sa prière à l’hôtel est-elle meilleure que dans la mosquée sacrée ?


Réponse de sheykh el Albani رحمه الله
 :


La prière de la femme où qu’elle soit, dans quelque demeure que ce soit, même si elle se trouve à la Mecque, à Médine ou dans le temple de Jérusalem, sa prière à la maison est meilleure pour elle que celle à la mosquée.

(Umm Humayd al-Sa’diyya رضي الله عنها se rendit chez le Prophète صلى الله عليه و سلم et dit :

« Ô Messager d’Allah ! J’aime la prière en ta compagnie »

Il صلى الله عليه و سلم dit alors :

« Je sais que tu aimes la prière en ma compagnie, mais ta prière dans ta petite pièce est meilleure pour toi que celle dans ta chambre, ta prière dans ta chambre est meilleure pour toi que celle dans ta demeure, ta prière dans ta demeure est meilleure pour toi que celle dans la mosquée de ton peuple, et la prière dans la mosquée de ton peuple est meilleure pour toi que celle dans ma mosquée. ». Rapporté par Ahmad)

Il en est de même pour l’homme concernant les prières surérogatoires, il est meilleur pour lui d’accomplir ces prières dans sa demeure et non dans la mosquée, même s’il s’agit de la Mosquée Sacrée.

Ceci pour 2 raisons :

La première :

La généralité des propos du Prophète صلى الله عليه و سلم dans l’histoire de la veillée nocturne du Ramadan lorsqu’il l’accomplit la première, la deuxième et la troisième nuit. Ils se rassemblèrent la quatrième nuit mais le Prophète صلى الله عليه و سلم ne sortit guère au point que certains insouciants emplirent sa porte de cailloux, il sortit les trouver en colère et dit :

« Votre emplacement-ci ne m’a guère échappé, c’est intentionnellement que j’ai fait cela. Priez, ô gens, dans vos demeures car la meilleure prière de la personne est celle accomplie dans sa demeure sauf celle qui est obligatoire » Rapporté par al Boukhary et Mouslim

La deuxième :

Cela est spécifiquement dit concernant la mosquée du Prophète صلى الله عليه و سلم. Lorsqu’un homme parmi les compagnons vint le trouver, il lui posa plus ou moins cette question : « Dois-je accomplir la prière surérogatoire à la mosquée ou à la maison ? »

Le Prophète صلى الله عليه و سلم lui dit :

« Vois-tu ma demeure que voici, comme elle est proche de ma Mosquée ? ». Il répondit : « En effet ». Et lui de dire : « Ainsi, la meilleure prière de la personne est accomplie dans sa demeure sauf celle qui est obligatoire » Rapporté par at-Tirmidhi et ibn Majah.

Remarque :

Celui qui se trouve dans une région qui bénéficie d’un mérite particulier telle que la Mosquée Sacrée, la Mosquée Prophétique et le Temple de Jérusalem, la prière obligatoire de la femme dans sa demeure et la prière surérogatoire de l’homme dans sa demeure sont meilleures encore que s’ils l’avaient accomplie dans l’une de ces mosquées.

Ainsi, si l’homme accomplit une prière surérogatoire dans la Mosquée Sacrée, sa prière vaudra cent mille prières et si la femme accomplit une prière obligatoire ou surérogatoire dans la Mosquée Sacrée, sa prière vaudra cent mille prières. Cependant, si l’homme accomplie la prière surérogatoire à la maison, de même que si la femme prie à la maison, la prière de chacun d’eux vaudra cent mille prières et plus, telle est la signification du mérite en question.

 

Extrait du livre : recueil de fatwas concernant les femmes  de Sheykhs ibn Baz رحمه الله, Otheymine رحمه الله

2 décembre 2014

Quand arrêter de jeûner Chabân ?

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

* Al-Boukhari (194) et Mouslim (1082) ont rapporté d’après Abou Hourayra رضي الله عنه que le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : 

« Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ».


Al-Hafiz رحمه الله
 dit dans Fateh al-Bari : « on a déduit du hadith l’interdiction de jeûner le jour incertain puisque le Compagnon n’a pas exprimé une opinion personnelle ».


An-Nawawi  رحمه الله
 a dit dans al-Madjmou’ (6/400) à propos du jeûne du jour incertain : « Si on le jeûne facultativement dans le cadre d’un jeûne continu ou d’un jeûne qui se fait un jour sur deux ou d’un jeûne qui vise un jour déterminé comme le lundi, si cela coïncide avec le jour incertain, il n’y a aucune divergence de vues au sein de nos condisciples qu’il est permis alors de le jeûner… Ceci s’atteste dans le hadith d’Abou Hourayra « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan. Mais si l’un d’entre vous a l’habitude de le faire, il peut la maintenir ». Si le jeûne du jour ne repose sur aucune justification particulière, il est alors interdit »


Cheikh Ibn Outhaymine رحمه الله
 a dit dans son commentaire du hadith : « Ne jeûnez pas un jour ou deux (juste) avant le début du Ramadan » : « Il n’y a aucune divergence de vues au sein des ulémas sur la question de savoir si l’interdiction formulée dans ce hadith implique une prohibition ou une réprobation. L’avis juste est qu’il s’agit d’une prohibition. Ceci est surtout le cas quand le jour jeûné se trouve être celui dit « incertain ».

Voir Charh Riyadh Salihine, 3/394.

 

2 décembre 2014

Boire en islam

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

N’utiliser ni de verre d’or, ni d’argent

 

Houdhayfa رضي الله عنه rapporte : « Le Prophète صلى الله عليه و سلم nous a interdit de porter des vêtements de soie et de boire dans des récipients d’or ou d’argent en nous disant : « Ces choses sont pour eux (les Mécréants) dans ce bas-monde et pour vous dans l’autre »« . (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Oum Salama رضي الله عنه
, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Celui qui boit dans un vase d’argent ne fait qu’avaler dans son ventre du feu de l’Enfer ». (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

Boire assis

 

Selon Abou Hourayra رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Que l’un de vous ne boive surtout pas debout. Celui qui a oublié de s’asseoir avant de boire, qu’il vomisse ce qu’il a bu ». (Mouslim)

Selon Anas رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de boire debout. (Mouslim)

 

Il est tout de même permis de boire debout

 

Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه a dit : « J’ai donné à boire de l’eau de Zamzam au Prophète صلى الله عليه و سلم; il en but alors qu’il était debout ». (Al-Boukhâri, Mouslim)

An-nazzàl Ibn Sabra رضي الله عنه
 rapporte : « ‘Ali رضي الله عنه vint à la porte de la place de Koufa et but alors qu’il était debout. Puis il dit : « J’ai vu le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم boire comme vous me l’avez vu faire »". (Al Boukhâri)

Ibn ‘Omar رضي الله عنه
 rapporte : « Du temps du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم, nous mangions en marchant et nous buvions debout ». (At-Tirmidhi)

‘Amr Ibn Shou’ayb rapporte ce Hadith de son grand-père que lui a transmis son père : « J’ai vu le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم
 boire aussi bien debout qu’assis ». (At-Tirmidhi)

 

Prononcer le nom d’Allah avant de commencer

 

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Prononcez le nom d’Allah au moment de boire ». (At-Tirmidhi)

Ne pas souffler sur la boisson

Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de souffler sur la boisson.

Un homme dit : « Je vois pourtant une saleté flotter à sa surface ».

Il lui dit : « Fais-la couler à l’extérieur ». (At-Tirmidhi)

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de respirer dans le récipient ou de souffler dessus. (At-Tirmidhi)

 

Ne pas boire à même la bouche du récipient

 

Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Ne colle pas ta bouche au récipient ». (At-Tirmidhi)

Selon Abou Hourayra رضي الله عنه
, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a interdit de boire à même le goulot du récipient ou de l’outre. (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه
, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a interdit de retrousser le goulot des outres pour boire en y mettant la bouche. (Al-Boukhâri, Mouslim)

Ceci est une réprobation et non une interdiction

Kabcha, la sœur de Hasan Ibn Thàbet رضي الله عنها rapporte : « Le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم est entré une fois chez moi et a bu debout à même le goulot d’une outre accrochée au plafond ». (At-Tirmidhi)

 

Boire en trois fois, ou deux fois

 

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Ne buvez pas d’une seule traite à la manière des chameaux. Mais buvez en deux ou trois fois ». (At-Tirmidhi)

Selon Abou Sa’id Al Khoudri رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Je n’étanche jamais ma soif en buvant d’une seule traite ». (At-Tirmidhi)

Selon Anas رضي الله عنه
, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم buvait en trois fois et respirait profondément après chacune d’elle en dehors du récipient. (Al-Boukhâri, Mouslim)

 

Ne pas respirer dans le récipient

 

Selon Abou Qatàda رضي الله عنه, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de respirer dans le récipient. (Al-Boukhâri, Mouslim)

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه
, le Prophète صلى الله عليه و سلم a interdit de respirer dans le récipient ou de souffler dessus. (At-Tirmidhi)

 

Louer Allah à la fin

 

Selon Ibn ‘Abbàs رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a dit : « Prononcez le nom d’Allah au moment de boire et dites à la fin : « La louange est à Allah »« . (At-Tirmidhi)

2 décembre 2014

Jeûner les 15 derniers jours de Chaban

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

D’après l’Imam Ahmed et Nassâ’î, selon Usâma ibn Zayd رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم jeûnait certains jours d’affilés à tel point que nous pensions qu’il ne s’arrêtait jamais ; et il mangeait certains jours d’affilés à tel point qu’il ne jeûnait plus si ce n’est deux jours par semaine qu’il consacrait séparément au jeûne en dehors des périodes où il jeûnait.
Il n’y pas un mois où il se consacrait le plus au jeûne que pendant Cha`bân. Je lui posait la question à ce sujet :

 « Cher Messager d’Allah ! Tu te consacres au jeûne à tel point que tu ne le romps pratiquement plus, et tu interromps le jeûne à tel point que tu ne t’y consacres pratiquement plus si ce n’est deux jours que tu consacres séparément au jeûne en dehors des périodes où tu jeûnes.

 

Quels sont ces deux jours ? Demanda-t-il.

 

- Le lundi et le jeudi, lui répondis-je.

 

Au cours de ces deux jours, les œuvres sont exposées au Seigneur de l’univers, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont exposés.

 

- Je ne te vois pas autant jeûné les autres mois que pendant celui de Cha`bân.

 

Les gens oublient ce mois qui se trouve entre Radjab et Ramadân ; c’est pourtant le mois au cours duquel les œuvres montent vers le Seigneur de l’Univers عز و جل, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont montées. »

 Rapporté par Ahmed dans son Musnad (5/201), et Nassâ’î (4/201-202).

 

Ainsi, il n’y a pas un mois en dehors du mois prescrit, où le Prophète صلى الله عليه و سلم jeûnait le plus que celui de Cha`bân ; il y jeûnait pratiquement (ou probablement) tout le mois.

Voir Sahîh Targhîb wa Tarhîb de Chaykh el-Albânî (1/595-597)

 

Cependant, il ne lui plaisait pas que l’on puisse jeûner tous les jours de l’année sans interruption ; il disait même que la meilleure façon de jeûner était celle de Dawûd qui jeûnait un jour sur deux.

Voir Sahîh Targhîb wa Tarhîb de Chaykh el-Albânî  (1/601)

 

Or, selon Abû Hurayra رضي الله عنه, le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم a interdit de jeûner la deuxième moitié de Cha`bân [Voir Sahîh el-Jâmi` de el-Albânî (397)], ce qui semble – du moins en apparence – contradictoire avec le Hadith précédemment cité.

Plusieurs hypothèses ont été soulevées par les savants pour résoudre cette énigme [Voir Latâ'if el-Ma`ârif fîmâ el-‘Am min el Wazhâif d'ibn Rajab].

 

En fait, pour concorder entre les textes, il suffit de dire que l’interdiction précédemment évoquée concerne celui qui voudrait commencer à jeûner à partir du milieu de Cha`bân. Quant à celui qui jeûne pendant tout le mois ou presque, il n’est pas concerné par cette interdiction.

Voir Majmû` Fatâwa Chaykh ibn Bâz رحمه الله  (15/385).

30 novembre 2014

Les 8 conditions de « la ilaha il la Allah »

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

 

1- La science

 

 

La science, qui est le contraire de l’ignorance, et c’est le fait de connaître le sens de « la ilaha ila Allah » en sachant que cette parole repose sur 2 piliers : une négation et une affirmation, la négation totale du droit à l’adoration pour toute chose de manière générale et l’affirmation de ce droit à Allah Seul de manière exclusive.

La ilaha ila Allah : signifie donc que [Nulle divinité n'est en droit d'être adorée (Véritablement) à part Allah].


Preuves du Qur’An :

 

فَاعْلَمْ أَنَّهُ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ

 

« Sache donc qu’en vérité il n’y a point de divinité à part Allah…» [Sourate 47 - V19]

 

L’imam Al Boukhari a utilisé ce verset pour prouver que la science passe avant la parole et les actes.

 

إِلَّا مَن شَهِدَ بِالْحَقِّ وَهُمْ يَعْلَمُونَ

 

« … à l’exception de ceux qui auront témoigné de la véritéen pleine connaissance de cause**.«  [Sourate 43 - V86]

 

* Auront témoigné de la vérité c’est à dire la ilaha ila Allah

** En pleine connaissance de cause c’est dire en sachant par le coeur ce que prononce leur langue.

 

Preuves dans la Sounna :

 

Le Hadith de ‘Othmane رضي الله عنه qui dit que Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Celui qui meurt tout en sachant qu’il n’existe pas de divinité digne d’adoration sauf Allah, entrera au paradis » [Hadith authentique rapporté par Mouslim].

 

 

2- La certitude

 

 

 

La certitude, qui est le contraire du doute et c’est le fait qu’une personne dise « la ilaha ila Allah » en étant pleinement consciente de tout ce qu’implique cette parole, son cœur doit être rempli d’une certitude qui ne laisse pas la moindre place au doute.

Car la foi ne se réalise que si elle repose sur la certitude et non sur des suppositions, et le doute n’est pas permis, toute personne qui dit « la ilaha ila Allah » doit être pleinement convaincue qu’Allah est le Seul à mériter l’adoration.


Preuves du Qur’An :

 

إِنَّمَا الْمُؤْمِنُونَ الَّذِينَ آمَنُوا بِاللَّهِ وَرَسُولِهِ ثُمَّ لَمْ يَرْتَابُوا وَجَاهَدُوا بِأَمْوَالِهِمْ وَأَنفُسِهِمْ فِي سَبِيلِ اللَّهِ أُوْلَئِكَ هُمُ الصَّادِقُونَ

 

«  Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Allah et en Son messager, qui par la suite ne doutent point et qui luttent avec leurs biens et leurs personnes dans le chemin d’Allah. Ceux-là sont les véridiques.«  [Sourate 49 - V15]

 

La certitude, c’est donc la foi en Allah et en Son messager صلى الله عليه و سلم sans le moindre doute car si une personne doute, alors elle fera parti des hypocrites…ceux à propos desquels Allah عز و جل nous dis :

 

إِنَّمَا يَسْتَأْذِنُكَ الَّذِينَ لاَ يُؤْمِنُونَ بِاللّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ وَارْتَابَتْ قُلُوبُهُمْ فَهُمْ فِي رَيْبِهِمْ يَتَرَدَّدُونَ

 

 » Ne te demandent permission que ceux qui ne croient pas en Allah et au Jour dernier, et dont les cœurs sont emplis de doute. Ils ne font qu’hésiter dans leur incertitude.«  [Sourate 09 - V45]

 

Preuves dans la Sounna :

 

Le hadith d’Abou Hurayra رضي الله عنه qui rapporte que le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Toute personne que tu rencontreras derrière ce mur, qui témoignera qu’il n’existe point de divinité digne d’adoration sauf Allah, le coeur rempli de certitude, annonce lui la bonne nouvelle du paradis. » [Rapporté par Mouslim]

 

Ainsi la certitude dans le fait qu’Allah est le Seul à mériter l’adoration est l’une des conditions de l’entrée au paradis, et si cette condition disparaît la promesse du paradis également.

 

 

3 – L’acceptation

 

 

L’acceptation, de ce qu’implique cette parole par le cœur et avec la langue et ceci s’oppose au rejet, c’est à dire l’acceptation de ce qu’elle implique comme sincérité exclusive dans l’adoration d’Allah Seul, et dans le délaissement de l’adoration de tout ce qui est en dehors de Lui. Et c’est le fait de s’accrocher à cela tout en étant satisfait.


Preuves du Qur’An :

 

إِنَّهُمْ كَانُوا إِذَا قِيلَ لَهُمْ لَا إِلَهَ إِلَّا اللَّهُ يَسْتَكْبِرُونَ

وَيَقُولُونَ أَئِنَّا لَتَارِكُوا آلِهَتِنَا لِشَاعِرٍ مَّجْنُونٍ

 

 » Quand on leur disait: « Point de divinité à part Allah », ils se gonflaient d’orgueil,

et disaient: « Allons-nous abandonner nos divinités pour un poète fou? ». » [Sourate 37 - V35/36]


Preuves dans la Sounna:

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « … Il y a trois catégories d’hommes : Ceux qui sont instruits dans la religion d’Allah et qui tirent bénéfices des choses pour lesquelles Allah m’a envoyé ; Ceux qui savent et qui enseignent ; et ceux qui ne daignent pas lever la tête et qui n’acceptent point la voie droite qu’Allah m’a envoyé leur transmettre.» [Rapporté par Al Boukhari et Mouslim]



 

4 – L’obéissance et la soumission à ce

 

qu’implique cette parole

 

 

L’obéissance et la soumission à ce qu’implique cette parole et ceci s’oppose à l’abandon et au délaissement, et cette parole implique qu’on adore Allah Seul en se soumettant à Sa législation, en ayant pour croyance, pour dogme que la loi d’Allah est la vérité. Ainsi quiconque dis « la ilaha ila Allah » mais n’adore pas Allah Seul et ne se soumet pas entièrement à la loi d’Allah et au contraire s’enorgueillit vis à vis de tout cela, cette personne n’est pas musulmane tout comme iblîs (le diable) et ses semblables.


Preuves du Qur’An :

 

وَمَن يُسْلِمْ وَجْهَهُ إِلَى اللَّهِ وَهُوَ مُحْسِنٌ فَقَدِ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَى

 

 » Et quiconque se soumet entièrement à Allah, tout en étant bienfaisant, s’accroche réellement à l’anse la plus solide…«  [Sourate 31 - V22]

 

وَأَنِيبُوا إِلَى رَبِّكُمْ وَأَسْلِمُوا لَهُ مِن قَبْلِ أَن يَأْتِيَكُمُ الْعَذَابُ ثُمَّ لَا تُنصَرُونَ

 

 » Et revenez repentant à votre Seigneur, et soumettez-vous à Lui, avant que ne vienne le châtiment et vous ne recevrez alors aucun secours.«  [Sourate 39 - V54]

 

وَمَنْ أَحْسَنُ دِينًا مِّمَّنْ أَسْلَمَ وَجْهَهُ لله وَهُوَ مُحْسِنٌ واتَّبَعَ مِلَّةَ إِبْرَاهِيمَ حَنِيفًا وَاتَّخَذَ اللّهُ إِبْرَاهِيمَ خَلِيلاً

 

 » Qui est meilleur en religion que celui qui se soumet entièrement à Allah, en se conformant à la loi révélée et suivant la religion d’Abraham en pur monothéiste.«  [Sourate 04 - V125]

 

Preuves dans la Sounna:


Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit : « N’est véritable croyant que celui qui met toute sa passion [dans les enseignements] que j’ai apporté » [Rapporté par An Nassaï]

La chaîne de transmission de ce hadith est discutable cependant, l’imam an Nawawî l’a considéré authentique, de même que Shaykh Hafiz Hakamy et l’imam Mohammad ibn ‘Abdel Wahhâb At-tamîmy l’a également utilisé dans un de ses ouvrages.

 

 

5 – La véracité

 

 

La véracité qui est le contraire du mensonge, ainsi celui qui dit « la ilaha ila Allah » doit être véridique dans cette parole, ce qu’il prononce par sa langue doit être similaire à ce qu’il a dans le cœur, ce que son cœur renferme doit correspondre à ce qu’il prononce par sa langue.

Et si ce qu’il prononce n’est pas similaire à ce qu’il a dans le cœur, si cette personne dit la ilaha ila Allah sans y croire alors cette parole ne lui sera d’aucune utilité et il sera par cela mécréant de la même manière que les hypocrites.


Preuves du Qur’An :

 

الم

أَحَسِبَ النَّاسُ أَن يُتْرَكُوا أَن يَقُولُوا آمَنَّا وَهُمْ لَا يُفْتَنُونَ

وَلَقَدْ فَتَنَّا الَّذِينَ مِن قَبْلِهِمْ فَلَيَعْلَمَنَّ اللَّهُ الَّذِينَ صَدَقُوا وَلَيَعْلَمَنَّ الْكَاذِبِينَ

 

 » Alif Lam Mim, Est-ce que les gens pensent qu’on les laissera dire : « Nous croyons ! » Sans les éprouver ? certes nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux ; [ainsi] Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent.«  [Sourate 29 - V1/3]

 

وَمِنَ النَّاسِ مَن يَقُولُ آمَنَّا بِاللّهِ وَبِالْيَوْمِ الآخِرِ وَمَا هُم بِمُؤْمِنِينَ

يُخَادِعُونَ اللّهَ وَالَّذِينَ آمَنُوا وَمَا يَخْدَعُونَ إِلاَّ أَنفُسَهُم وَمَا يَشْعُرُونَ

فِي قُلُوبِهِم مَّرَضٌ فَزَادَهُمُ اللّهُ مَرَضاً وَلَهُم عَذَابٌ أَلِيمٌ بِمَا كَانُوا يَكْذِبُونَ

 

 » Parmi les gens, il y a ceux qui disent : « Nous croyons en Allah et au jour dernier ! » Tandis qu’en fait ils n’y croient pas. Ils cherchent à tromper Allah et les croyants ; mais ils ne trompent qu’eux même, et ils ne s’en rendent pas compte. Il y a dans leur coeur une maladie et Allah leur ajoute une maladie et ils auront un châtiment douloureux pour avoir menti.«  [Sourate 02 - V8/10]


Preuves dans la Sounna :


Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit : « il n’y a pas un individu qui témoigne qu’il n‘existe de divinité digne d’adoration sauf Allah et que Muhammad est Son serviteur et Son envoyé, d’un cœur véridique, sans qu’il ne soit préservé du Feu. » [Rapporté par Al Boukhari]



6 – La sincérité pure

 

 

La sincérité pure s’oppose à toute forme de Shirk ainsi qu’à l’hypocrisie.

C’est donc le fait de prononcer cette parole bénie en recherchant par cela l’agrément d’Allah uniquement.

La sincérité pure, Al Ikhlass, c’est le fait que l’adorateur purifie ses actes d’adorations par une intention protégée de toute trace de polythéisme (Shirk).


Preuves du Qur’An :

 

أَلَا لِلَّهِ الدِّينُ الْخَالِصُ

 

«  N’est-ce pas à Allah qu’appartient la religion pure…«  [Sourate 39 - V3]

 

وَمَا أُمِرُوا إِلَّا لِيَعْبُدُوا اللَّهَ مُخْلِصِينَ لَهُ الدِّينَ حُنَفَاء وَيُقِيمُوا الصَّلَاةَ وَيُؤْتُوا الزَّكَاةَ وَذَلِكَ دِينُ الْقَيِّمَةِ »

 

« Il ne leur a été commandé, cependant, que d’adorer Allah, Lui vouant un culte exclusif,…«  [Sourate 98 - V5]

 

إِنَّا أَنزَلْنَا إِلَيْكَ الْكِتَابَ بِالْحَقِّ فَاعْبُدِ اللَّهَ مُخْلِصًا لَّهُ الدِّينَ

 

«  Nous t’avons fait descendre le Livre en toute vérité. Adore donc Allah en Lui vouant un culte exclusif« . [Sourate 39 - V2]

 

Preuves dans la Sounna:


Le Prophète صلى الله عليه و سلم
 a dit : « Celui qui méritera le plus mon intercession sera celui qui aura dit : « La ilaha ila Allah », avec une intention pure venant de son cœur ». [Rapporté par Al Boukhari]

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Certes Allah a interdit le Feu à celui qui dit : « La ilaha ila Allah » en ne désirant par cela que la face d’Allah ». [Rapporté par Al Boukhari]

 

 

7 – L’amour

 

 

L’amour c’est le fait d’aimer cette parole sublime et bénie de part ce qu’elle contient, et ce qu’elle implique.

Et c’est le fait d’aimer Allah le Tout Puissant, et les partisans de cette noble parole « la ilaha ila Allah » ceux qui la mettent en pratique. Et c’est aussi détester tout ce qui va à l’encontre de cela, tout que s’y oppose.

Quant au fait de prononcer cette parole sans que cela s’accompagne de l’amour pour Allah, ceci entraîne automatiquement la mécréance, et la personne n’est pas rentrée dans l’islam tout comme les hypocrites. Les partisans de « la ilaha ila Allah » sont ceux qui aiment Allah d’un amour pur tandis que les partisans du Shirk aiment Allah mais ils aiment avec lui d’autre que Lui et ceci va l’encontre de ce qu’implique cette parole : « la ilaha ila Allah ».


Preuves du Qur’An :

 

 

وَمِنَ النَّاسِ مَن يَتَّخِذُ مِن دُونِ اللّهِ أَندَاداً يُحِبُّونَهُمْ كَحُبِّ اللّهِ وَالَّذِينَ آمَنُواْ أَشَدُّ حُبًّا لِّلّهِ وَلَوْ يَرَى الَّذِينَ ظَلَمُواْ إِذْ يَرَوْنَ الْعَذَابَ أَنَّ الْقُوَّةَ لِلّهِ جَمِيعاً وَأَنَّ اللّهَ شَدِيدُ الْعَذَابِ

 

 » Parmi les hommes, il en est qui prennent, en dehors d’Allah, des égaux à Lui, en les aimants comme on aime Allah or les croyants sont les plus ardents dans l’amour d’Allah…«  [Sourate 02 - V165]

 

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ مَن يَرْتَدَّ مِنكُمْ عَن دِينِهِ فَسَوْفَ يَأْتِي اللّهُ بِقَوْمٍ يُحِبُّهُمْ وَيُحِبُّونَهُ

 

 » O les croyants! Quiconque parmi vous apostasie de sa religion… Allah va faire venir un peuple qu’Il aime et qui L’aime,…«  [Sourate 05 - V54]

 

 

Preuves dans la Sounna:

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Quiconque possède en lui ces trois choses gouttera à la saveur de la foi :

- Qu’Allah et Son Prophète lui soient plus chers que quiconque ;

- Que lorsqu’il aime une personne il ne l’aime que pour Allah ;

- Qu’il détesterait retourner à la mécréance alors qu’Allah l’en a sauvé, comme il détesterait être jeté dans le Feu ». [Rapporté par Mouslim]

 

 

8 – Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors

 

d’Allah

 

 

Le rejet de tout ce qui est adoré en dehors d’Allah et la foi en Allah comme étant le Seigneur, le Créateur et le seul qui mérite réellement l’adoration.

Al Koufr bi at-tâghoût signifie qu’on s’écarte et qu’on se préserve de l’adoration de tout autre qu’Allah, en étant convaincu que l’adoration de quoi que ce soit ou de qui que ce soit en dehors d’Allah est nulle et rejetée.

 

Preuves du Qur’An :      

 

فَمَنْ يَكْفُرْ بِالطَّاغُوتِ وَيُؤْمِن بِاللّهِ فَقَدِ اسْتَمْسَكَ بِالْعُرْوَةِ الْوُثْقَىَ لاَ انفِصَامَ لَهَا وَاللّهُ سَمِيعٌ عَلِيمٌ

 

« …Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Allah saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Allah est Audient et Omniscient.«  [ Sourate 02 - V256]

 

Preuves dans la Sounna:

 

Le Prophète صلى الله عليه و سلم a dit : « Quiconque atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah puis renie tout ce qui est adoré en dehors d’Allah, ses biens, sa vie sont sacrés et son jugement reviendra à Allah Seul ». [Rapporté par Mouslim]

« La ilaha ila Allah » se compose d’une négation et d’une affirmation, « la ilaha » (nulle divinité) correspond à la négation de tout ce qui est adoré en dehors d’Allah, et « ila Allah » (à part Allah) correspond à une affirmation, c’est-à-dire que ce droit revient à Allah Seul Sans associé.

 

Sheikh Abdoul-Aziz Ibn Abdallah Ibn Baz رحمه الله 
Et Sheikh Mohammad Ibn ‘Abd Al Wahhâb Al Waçaby حفظه الله

 

 

2 décembre 2014

La façon dont doit être rédigé le testament

 

بسم الله الرحمن الرحيم

 

Ceci est la façon dont doit être rédigé le testament

 

Au nom d’Allah, le tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

 

Ceci est le testament de ……… Qu’il atteste qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah, Unique et sans associé. Et que Muhammad صلى الله عليه و سلم est son serviteur et son Messager et qu’Allah ressuscitera les habitants des tombes.

 

Je recommande à ma famille de craindre Allah, de se concilier entre eux, d’obéir à Allah et à son Messager. Et je leur fais la même recommandation qu’à fait Ibrâhîm à ses enfants et à Ya’qûb :

 

« ô mes fils ! Certes Allah vous a choisi la religion : ne mourrez point, donc, autrement qu’en Soumis ! »  (le coran, 2 :132)

 

Et je vous fais aussi la recommandation qu’a faite le Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم à sa communauté :

 

« La prière, la prière ».

 

Et j’implore Allah de leurs accorder et leurs faciliter les actions qui me feront repos, miséricorde et m’octroieront l’agrément de mon Seigneur.

 

Je leurs demande donc d’exécuter mes volontés que voici :

 

1)    Qu’au moment de mon agonie, soit en ma présence certains savants et vertueux, pour qu’ils me rappellent le bon soupçon envers mon Seigneur et l’espoir en Sa miséricorde et Son pardon.

 

2)    Qu’ils me dictent l’attestation de foi à tout moment.

 

3)    Lorsque mon âme se séparera de mon corps, qu’ils me ferment les yeux et fassent de bonnes invocations en ma faveur. Et qu’ils se pressent à me préparer et à m’enterrer et ce, conformément à la sounna du Messager d’Allah صلى الله عليه و سلم

 

4)    Qu’ils n’autorisent pas les hurlements, de se frapper les joues, les lamentations et faire des invocations de l’époque préislamique.

 

5)    Interdire de lui dicter l’attestation de foi après le décès.

 

6)    Ne pas mettre un coussin ou autre sous ma tête, dans la tombe.

 

7)    Du fait de se contenter de consoler la famille du défunt lors de la première rencontre seulement.

 

8)    Interdire certaines coutumes (innovées) comme le fait de réciter du Coran pour le mort, le vendredi, le quarantième jour du décès ou autres innovation (bid’a).

 

9)    Ceci dit, je fais don d’une somme de ………Et ………de mes biens, et qu’il soit distribué aux pauvres parmi mes proches, les orphelins et particulièrement aux personnes qui pratiquent la sunna.

 

Je fais aussi don de ………. De mes biens, et je nomme (comme responsable pour cela) ………. Et que cela soit donné pour le prêche et l’orientation et la mise en pratique des préceptes de l’Islam.

 

Et je permets à ………..d’avoir un œil la dessus.

 

Je fais don aux étudiants (talabatu al-‘ilm) de tel(s) livre(s)………..

 

Et je m’innocente auprès d’Allah de toute acte ou parole qui contredit l’enseignement et son Messager صلى الله عليه و سلم

 

Ceci est le testament que j’ai notifié.

 

« Quiconque l’altère après l’avoir entendu, le péché ne reposera que sur ceux qui l’ont altéré ; certes, Allah est Audient et Omniscient » (le coran, 2 : 181)

 

Et j’implore Allah de m’accorder ainsi qu’à tous les musulmans une bonne fin et que ma dernière parole soit :

 

« IL N’Y A D’AUTRE DIVINITE QU’ALLAH »

 

« lâ ilâha illa llâh »

 

Gloire et louange à Toi, o Seigneur.

 

J’atteste qu’il n’y a nulle divinité si ce n’est Toi.

 

Je te demande pardon et me repends à Toi.

 

 

Année :………..                                                  Date :…………………

 

 

 

Premier témoin :                                           Deuxième témoin :

 

      ………………..                                                       ………………..

 

Signature du testamentaire :

 

 

 

Source : (tiré du livre : La mort ses exhortations et ses préceptes de Ali Hasan al-halabi حفظه الله)

2 décembre 2014

Définition du mot « arabe »

بسم الله الرحمن الرحيم

 

A l’origine le mot « Arabe«  était un nom désignant trois types de gens 

 

1. Ceux dont la langue était l’Arabe

2. Ceux qui étaient enfants d’Arabes

3. Ceux qui vivaient sur les terres des Arabes qui correspondent à la péninsule arabique, à partir de la mer Qulzum [ancien nom de la mer rouge], la mer de Basra et de l’extrême limite du Yémen jusqu’à l’entrée du Shâm. Donc le Yémen est inclus dans leur terre mais pas al-Shâm. C’était la terre des Arabes, au temps de l’éveil et de la propagation des Arabes, et avant cela.

 

Lorsque l’Islam est apparu et s’est répandu jusqu’au grandes villes, les Arabes sont restés vivre dans ces terres, de l’extrême orient à l’extrême occident, et des côtes du Shâm et de l’Arménie. Et dans ces terres habitaient les Perses, les Romains, les Berbères et d’autres.

 

 

Les terres se divisaient en deux catégories 

 

1. Les lieux profondément marqués par la langue arabe au point où les gens ne connaissaient rien d’autre que la langue arabe.

Ou : les gens connaissaient l’Arabe et celui qui était « fabriqué » et qui s’était introduit dans la langue Arabe. C’est le cas de la majorité des gens du Shâm, l’Irak, l’Egypte, l’Andalousie etc… Et je pense que ce fut aussi le cas pour la Perse et le Khurasân dans le passé.

2. Les lieux où les non-arabes étaient nombreux ou en majorité comme les terres des Turcs, Khurasân [grande province dans le nord-est de l’Iran], l’Arménie, l’Azerbaïjan [actuellement situé à l’extrême nord de l’Iran] et d’autres pays semblables.

Ces endroits se divisent en deux : ceux qui étaient Arabes depuis le début et ceux qui étaient Arabes par résidence, et ceux qui n’étaient pas Arabes.

 

 

Les origines se divisent en trois catégories 

 

1. Les gens qui ont un lignage d’arabes et qui ont conservé la langue et le lieu d’origine arabes. Ou qui ont gardé la langue mais pas le lieu d’origine, ou le lieu d’origine mais pas la langue arabe. [1]

2. Les gens qui sont d’une descendance arabe à l’origine, en fait ils sont des Bâni Hâshim mais leur langue et leur lieu de résidence sont devenus non-arabes, ou l’un des deux [est devenu arabe]. [2]

3. Les gens qui ne connaissent pas leurs origines et qui ne savent pas s’ils ont une lignée Arabe ou non. La majorité des gens aujourd’hui sont dans ce cas, sans se soucier du fait qu’ils étaient Arabes par la langue et la résidence, ou non-arabes dans l’un des deux [cas].

 

 

Les Arabes se divisent en trois catégories au niveau de la langue 

 

1. Les gens qui parlent Arabe dans la prononciation, l’articulation et l’accent.

2. Ceux qui parlent Arabe dans la prononciation mais pas dans l’accent. C’est le cas de ceux qui se sont « arabisés », au début, ils n’ont pas étudié la langue arabe auprès des arabes, et parlaient d’autres langues. Puis ils ont par la suite appris la langue arabe. C’est le cas pour la plupart des gens de science qui ont appris l’arabe.

3. Les gens qui ne parlent que très peu l’arabe.

Donc dans ces deux groupes de gens, il y a ceux qui étaient profondément marqués par l’arabe, ceux qui ont été plus influencés par la langue non arabe, et ceux qui sont concernés par les deux cas, que ce soit par coutume ou tradition.

 

Donc si l’arabe doit se diviser selon l’origine, la langue, et la résidence, alors les règles sont différentes selon les cas, surtout en ce qui concerne le lignage et la langue.

 

Ce que nous avons mentionné jusqu’ici au sujet de l’interdiction d’imiter les non-arabes était très important aux débuts de l’Islam, pour les tout premiers hommes (les Sahabah). Puisque tout ce qui était le plus proche de leur guidée est préférable, et tout ce qui s’en éloignait est contradictoire, que l’opposant de cette guidée aujourd’hui soit un Arabe de par sa lignée ou par la langue. Et c’est ce qui nous est connu des Salaf. 

Al-Hâfidh Abu Tahir as-Silafi, dans «  Les vertus des Arabes « , rapporte de Abu Shihâb al-Hannât, de Jâbir bin Mûsa, de Abu Ja’far Muhammad bin ’Ali bin al-Hasan ibn ’Ali qui dit :« Quiconque naît dans l’Islam, est un Arabe. » C’est ce qui est rapporté par Abu Ja’far. Ceci, car celui qui est né dans l’Islam, est né dans un milieu arabe et s’est familiarisé avec leur langue. [3 ]

Source : Extrait de « Iqtidâ us-Sirât al-Mustaqim li Mukhalifa Ashâb ul-Jahîm ».

Auteur : Shaikh ul-Islam Ibn Taymiyyah  رحمه الله 

Notes :

 [1] Dans son explication de « Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm » (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin  رحمه الله fut interrogé en ces termes :

« Est-ce possible qu’une personne qui ne connaît pas la langue arabe puisse être arabe par résidence et par descendance, même si elle n’en maîtrise pas la langue et le parler ? »

Le Shaikh répondit : « Oui, cela est possible, de manière claire, par exemple, si une personne réside dans la péninsule arabique mais ne sait pas parler l’arabe. Les domestiques et employés que nous avons et qui ne savent pas parler la langue arabe, ils se font adresser la parole par des enfants avec la langue des domestiques et des employés. Et parfois, un traducteur est nécessaire, alors un enfant traduira la langue du domestique en arabe. Ils ne sont pas arabes à l’origine, mais il est possible pour eux d’être arabes par la résidence, et non par la langue. »

 

[2] Dans son explication de «  Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm  » (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin رحمه الله fut interrogé en ces termes :

« Qu’en est-il d’une personne qui est arabe par langue et lignage, mais qui aime les pays de l’Occident et des non-Arabes, est-ce que cette personne est arabe ? »
Le Shaikh répondit : « Cela n’est pas bien, une telle personne est arabe par la langue et la descendance, mais n’est pas arabe dans sa manière de penser. »

 

[3] Il est mentionné dans l’explication de «  Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm  » (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), par le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin رحمه الله , une narration de as-Silafi de Abu Qâsim al-Hallâl, de Abu Muhammad al-Hasan bin Husayn an-Nawbakhti, de ’Ali bin ’Abdillah al-Mubashir, de Ibn Harb al-Masha’i, de Ishaq al-Azraq, de Hishâm ibn Hassan, de Hasan qui le tient de Abu Hurayrah رضي الله عنه qui dit :  » Quiconque parle arabe est un arabe »

 

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